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Séismes au Venezuela : l’IFRC lance un appel d’urgence pour venir en aide à 300 000 personnes et achemine les 17 premières tonnes de cargaison humanitaire.
Caracas / Panama City / Genève, 26 juin 2026 — Moins de quarante-huit heures après que deux puissants séismes ont frappé le Venezuela, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence de 50 millions de francs suisses. Les fonds collectés permettront de soutenir la Croix-Rouge vénézuélienne afin de venir en aide à 300 000 personnes gravement touchées. L’intervention initiale se concentrera sur La Guaira et le Grand Caracas, où les destructions sont les plus importantes.« Ces séismes ont été dévastateurs pour la population du Venezuela », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC. « Des dizaines de milliers de vies ont changé à jamais. Les équipes de l’IFRC et de la Croix-Rouge vénézuélienne sont intervenues immédiatement ; la valeur de disposer d’équipes locales, présentes en permanence, est déjà évidente. Mais une catastrophe de cette ampleur ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des acteurs locaux. Nous appelons la communauté internationale à soutenir notre appel d’urgence, en apportant une aide dans les prochains jours et sur le long chemin du relèvement. »Ce matin, les 17 premières tonnes de fournitures humanitaires quittent le centre logistique humanitaire régional de l’IFRC au Panama, via l’aéroport international de Tocumen, à destination du Venezuela. La cargaison comprend des kits de cuisine, des kits d’hygiène, des moustiquaires et d’autres articles essentiels.La Croix-Rouge vénézuélienne travaille sans relâche depuis le début de la catastrophe. Elle mène des opérations de recherche et de sauvetage, dispense les premiers secours physiques et psychologiques, rétablit les liens familiaux et procède aux évaluations des dégâts, alors même que certains de ses propres volontaires figurent parmi les personnes touchées. Son siège national a subi d’importants dommages et plusieurs volontaires ont perdu leur domicile. Le réseau national d’hôpitaux, de cliniques et de services d’ambulance de la Croix-Rouge vénézuélienne contribue également à soutenir un système de santé débordé.L’IFRC a débloqué deux millions de francs suisses de son Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF) quelques heures seulement après la catastrophe. Cet appel d’urgence de l’IFRC vise à mobiliser des ressources supplémentaires afin de permettre à la Croix-Rouge vénézuélienne de fournir des abris d’urgence et des soins de santé, notamment par la mise en place d’hôpitaux de campagne dans les zones les plus durement touchées. Il permettra également d’assurer un soutien en santé mentale et psychosocial, l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement, la distribution d’articles de première nécessité et d’une assistance en espèces, ainsi que le rétablissement des liens familiaux et des services de protection.Les communications étant perturbées et de nombreuses familles ayant été séparées, tandis que d’importantes communautés vénézuéliennes vivent dans les pays voisins, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge de dix pays (Équateur, Colombie, Bolivie, Guatemala, Mexique, Costa Rica, Honduras, Uruguay, Paraguay et Argentine) ont activé leurs services de rétablissement des liens familiaux afin d’aider les personnes à retrouver des nouvelles de leurs proches.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Panama:Susana Arroyo, +507 69993199A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Paolo Cravero, +41 79 894 83 96
Croix-Rouge lettone
Croix-Rouge de la République de Macédoine du Nord
« Nous puisons dans notre force intérieure pour continuer à apporter notre soutien. »
Croix-Rouge croate
Des points de services humanitaires en première ligne de l'assistance aux réfugiés maliens dans l'est de la Mauritanie.
À Dweinkara, dans l'est de la Mauritanie, le soleil est à son zénith. Dans ce village de la région du Hodh El Chargui, situé à seulement quelques kilomètres de la frontière malienne, la chaleur est accablante, avec des températures dépassant les 40 °C. À l'ombre du point de services humanitaires (PSH) mis en place par le Croissant-Rouge mauritanien, Bintou Mint Hamdi se repose aux côtés de ses neuf filles.Ce moment de répit est précieux. Bintou vient d'achever un long voyage depuis le Mali, un périple éprouvant entrepris pour fuir l'insécurité et le conflit.Une vie bouleversée par le conflitL'histoire de Bintou est marquée par une cruelle ironie. Originaire de Léré, dans la région de Tombouctou au Mali, elle connaissait déjà bien Dweinkara. Pendant plusieurs années, elle a régulièrement traversé la frontière pour y travailler comme lingère. Après quelques semaines, voire quelques mois de travail, elle rentrait chez elle avec suffisamment d'économies pour subvenir aux besoins de sa famille.Mais au fil des années, la dégradation de la situation sécuritaire au Mali a rendu ces déplacements de plus en plus dangereux. La violence, l'insécurité grandissante, la faim et l'isolement ont fini par devenir insupportables.« Je ne pouvais plus continuer à vivre ainsi. Voyager était devenu trop dangereux, et il était de plus en plus difficile de nourrir mes enfants », confie-t-elle.Face à l'absence de perspectives et déterminée à protéger ses neuf filles, dont elle assume seule la charge, Bintou a pris la difficile décision de quitter son pays pour trouver refuge en Mauritanie.Une crise qui dureComme Bintou, des milliers de Maliens ont été contraints de fuir leur foyer en raison de l'insécurité persistante et des conflits qui touchent plusieurs régions du pays. Certains ont trouvé refuge en Mauritanie dès 2012, lorsque le conflit a éclaté dans le nord du Mali. Depuis, les vagues successives de violence continuent de pousser des familles entières sur le chemin de l'exil.Entre janvier 2023 et avril 2024, plus de 95 000 nouveaux réfugiés maliens sont arrivés en Mauritanie, rejoignant les quelque 105 000 réfugiés déjà présents dans le pays. En juin 2026, la population réfugiée dépassait les 300 000 personnes, selon le HCR.La plupart des réfugiés vivent dans la région du Hodh El Chargui. Environ 172 000 d'entre eux résident en dehors des camps officiels, souvent dans des conditions précaires, avec un accès limité à l'eau potable, aux soins de santé, à l'éducation et aux moyens de subsistance. Cet afflux massif exerce également une forte pression sur les ressources locales et les communautés d'accueil, qui sont elles-mêmes confrontées à de nombreux défis.Un premier refuge à l’arrivéeFace à cette situation, le Croissant-Rouge mauritanien, avec le soutien de l’IFRC, a mis en place deux Points de Services Humanitaires (PSH) à Dweinkara et Adel Bagrou afin d’apporter une assistance immédiate aux personnes nouvellement arrivées.Le PSH de Dweinkara est devenu une étape essentielle pour les familles qui franchissent la frontière.« Ce point de services humanitaires accueille les réfugiés maliens nouvellement arrivés, qui fuient l’insécurité et les conflits », explique Mohamed Ould Seydina Aly, Coordinateur régional des opérations du Croissant-Rouge mauritanien dans le Hodh El Chargui.Sur place, les équipes et les volontaires fournissent une assistance d’urgence adaptée aux besoins les plus immédiats : premiers secours physiques et psychologiques, consultations de santé, référencement vers les structures sanitaires, repas chauds, eau, et distribution d’articles ménagers essentiels.Depuis son ouverture le 10 octobre 2025, le centre a accueilli plus de 2 000 réfugiés.Redonner dignité et espoirAu-delà de l’assistance matérielle, le Point de Services Humanitaires offre quelque chose de plus difficile à mesurer : un espace de dignité.Après des jours, parfois des semaines de voyage, les familles peuvent s’y reposer, reprendre des forces et recevoir des informations essentielles avant de poursuivre leur parcours vers le camp de réfugiés de Mbera, vers des sites d’installation hors camp ou auprès de proches et de familles d’accueil.Pour Bintou et ses filles, ce lieu représente la fin d’un périple éprouvant et le début d’une nouvelle étape.A call for solidarityDepuis mai 2024, l'IFRC soutient la réponse humanitaire du Croissant-Rouge mauritanien en faveur des réfugiés maliens. Afin de répondre à l'augmentation des besoins, un Appel d'urgence de 4 millions de francs suisses (CHF) a été lancé en octobre 2024 pour renforcer les interventions dans les domaines de la santé, de l'accès à l'eau, de l'assistance en espèces et de la distribution d'articles de secours essentiels.Pour Hubert Dedegbe, responsable des opérations de l'IFRC en Mauritanie, un soutien durable demeure indispensable.« Alors que les arrivées de réfugiés maliens se poursuivent, nous appelons les partenaires et les donateurs à rester mobilisés et à renforcer leur soutien afin que les personnes les plus vulnérables puissent continuer à recevoir l'assistance dont elles ont besoin. »Sous la chaleur écrasante de Dweinkara, l'histoire de Bintou rappelle que derrière les statistiques se cachent des visages, des familles et des vies profondément bouleversées par le conflit. Elle montre également que l'accès à l'eau potable, à un repas chaud ou tout simplement à un lieu où se reposer peut constituer la première étape vers la reconstruction d'une vie.
Séismes au Venezuela : l'IFRC déploie un hôpital de campagne d'urgence et soutient la Croix-Rouge vénézuélienne dans la distribution de kits de secours humanitaires.
Caracas / Panama / Genève, le 6 juillet 2026 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) poursuit l'intensification de sa réponse aux récents séismes au Venezuela et renforce son soutien à la Croix-Rouge vénézuélienne afin de fournir une assistance humanitaire aux populations touchées par cette catastrophe sans précédent.Au cours du week-end (5 juillet), l'IFRC a déployé un hôpital de campagne d'urgence à La Guaira, en partenariat avec la Croix-Rouge espagnole, qui a également mobilisé des médecins et d'autres professionnels de santé. Cet hôpital de campagne est en mesure de fournir des soins de santé primaires à 30 000 personnes et sera pleinement opérationnel dans les prochains jours. Il pourra également assurer des services de santé maternelle et infantile, des campagnes de vaccination, la surveillance épidémiologique et nutritionnelle, ainsi qu'un soutien en santé mentale et psychosocial. Il dispose en outre d'une capacité d'accueil pouvant aller jusqu'à 20 patients en observation pendant la nuit. Des cliniques de santé mobiles commenceront également à être déployées afin d'atteindre les populations affectées et de garantir l'accès aux soins dans les communautés que nous accompagnons.Cet hôpital de campagne d'urgence viendra renforcer celui déjà exploité par la Croix-Rouge vénézuélienne depuis le début de la crise. Ce dernier a déjà pris en charge des centaines de blessés traumatiques dans les jours qui ont suivi les deux séismes et concentre désormais de plus en plus ses activités sur les soins de santé primaires et le soutien psychosocial aux personnes affectées.En complément de ces services de santé, la Croix-Rouge vénézuélienne, avec le soutien de l'IFRC, distribue des articles de secours dans les zones touchées, notamment dans la paroisse de San Martín à Caracas, où des familles dont les habitations ont été endommagées par les séismes sont hébergées dans une école. Les articles distribués comprennent des kits d'hygiène, des kits de nettoyage, des kits de couchage, des filtres à eau et des jerrycans. Cette distribution fait partie des 36 tonnes d'aide humanitaire acheminées au Venezuela depuis les plateformes logistiques humanitaires de l'IFRC au Panama et en Argentine.L'intensification des services de santé et de la distribution de l'aide intervient alors que les opérations de recherche et de sauvetage ralentissent progressivement. À mesure que la crise évolue, les besoins sanitaires des communautés touchées évoluent également. Dans les premiers jours suivant les séismes, les interventions étaient principalement axées sur les soins d'urgence. Les évaluations actuelles identifient désormais le soutien en santé mentale et psychosocial, les soins de santé primaires et maternels, les activités de prévention, ainsi que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement comme des priorités essentielles pour cette nouvelle phase de la réponse humanitaire.L'IFRC appelle la communauté internationale, les donateurs et les partenaires à soutenir son appel d'urgence afin que les communautés touchées au Venezuela puissent bénéficier de toute l'assistance vitale dont elles ont un besoin urgent.Les porte-parole de l'IFRC sont disponibles pour des entretiens depuis Caracas et peuvent faciliter la couverture médiatique des opérations menées à Caracas et à La Guaira, notamment sur la situation humanitaire, les efforts de secours, les besoins humanitaires et la nécessité de maintenir un soutien international dans les semaines à venir.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Au Venezuela:Paolo Cravero, +41 79 894 8396 A Panama: Susana Arroyo Barrantes, +507 6999-3199 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 3575
Croissant-Rouge de Malaisie
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Soutenir la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), c'est soutenir non pas une seule organisation, mais le plus grand réseau humanitaire du monde, fiable et connu dans pratiquement tous les pays du monde. Découvrez pourquoi vous devriez soutenir notre travail qui sauve des vies et comment vous pouvez vous impliquer.
Eau, Hygiène et Assainissement (EHA)
L'accès à l'eau potable et à l'assainissement est un droit humain.Mais à l'heure actuelle, des centaines de millions de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'eau potable et des milliards de personnes ne peuvent pas accéder aux services d'assainissement dont elles ont besoin. Découvrez comment l'IFRC est en première ligne pour répondre aux besoins mondiaux en matière d'eau, d'hygiène et d'assainissement (EHA).
Le secteur privé
Le monde est confronté à des problèmes humanitaires et de développement de plus en plus fréquents et complexes. Pour les résoudre, nous avons besoin d'une action coordonnée de la part d'un large éventail d'acteurs - y compris le secteur privé.
Sociétés nationales et gouvernements
Le travail de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est rendu possible en grande partie par les contributions des Sociétés nationales et de leurs gouvernements respectifs.