Premiers secours

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À travers les décombres et les pertes, les équipes du Croissant-Rouge iranien continuent de sauver des vies au milieu de l'escalade des hostilités

Cet article est basé sur les efforts d'intervention d'urgence au 2 avril 2026.Alors que les hostilités continuent de s'intensifier à travers l'Iran, les civils subissent de plein fouet la violence, avec des attaques signalées dans 30 des 31 provinces du pays.En moins d'un mois, plus de 2 000 personnes ont été tuées, y compris des femmes et des enfants, et au moins 21 000 ont été blessées. De nombreuses familles ont été contraintes de fuir leur foyer, et l'on estime que 3 % de la population iranienne, qui compte environ 92 millions d'habitants, est désormais déplacée à l'intérieur du pays.Des habitations, des quartiers et des services essentiels ont été endommagés, exerçant une pression croissante sur les hôpitaux, les abris et les infrastructures de base.Au premier plan de l'intervention, la Société du Croissant-Rouge iranien a mobilisé son réseau national de volontaires et d'équipes d'urgence pour soutenir les communautés touchées, fournissant une aide vitale dans certaines des zones les plus durement frappées.Secours au milieu de la destructionDans la ville de Salmas, dans la province de l'Azerbaïdjan occidental, les secouristes de la Société du Croissant-Rouge iranien ont travaillé aux côtés des pompiers après avoir appris qu'une personne était piégée sous les décombres à la suite d'une attaque.Des équipes spécialisées de recherche et de sauvetage ont minutieusement fouillé les débris, finissant par localiser la personne vivante. Le survivant a été extrait en toute sécurité et transféré pour recevoir des soins médicaux.Il s'agit de l'un des milliers de sauvetages effectués par les équipes du Croissant-Rouge iranien depuis le début de l'escalade, incluant des enfants tirés de bâtiments effondrés et des familles secourues immédiatement après les attaques.Une intervention humanitaire à l'échelle nationaleDès les premiers instants de l'escalade, la Société du Croissant-Rouge iranien s'est mobilisée à grande échelle.Aujourd'hui, elle demeure le principal acteur humanitaire du pays, avec 529 sections activées dans les 31 provinces et des opérations couvrant 197 villes. Environ 100 000 intervenants, comprenant des volontaires, des équipes médicales et du personnel de secours, travaillent 24 heures sur 24 pour soutenir les communautés touchées.Les équipes de recherche et de sauvetage, les ambulances, les cliniques, les pharmacies et les unités logistiques sont tous engagés dans la fourniture d'une aide vitale. À ce jour, plus de 3 500 personnes ont été secourues dans les zones sinistrées.Parallèlement, l'intervention s'étend au-delà des besoins physiques immédiats. Grâce à une ligne d'assistance nationale, le Croissant-Rouge iranien a apporté un soutien psychologique et social aux personnes en détresse, recevant plus de 100 000 appels provenant de tout le pays.Dans la province de l'Azerbaïdjan occidental, où des familles déplacées par les hostilités ont été relogées dans des abris d'urgence, des équipes de soutien psychosocial sont présentes sur place, avec un accent particulier sur l'accompagnement des enfants et des familles confrontés au traumatisme, à la peur et à la perte.Pression, danger et pertesMalgré l'ampleur de l'intervention, l'environnement opérationnel reste extrêmement difficile.Dix-sept centres du Croissant-Rouge iranien ont été frappés et près de 100 ambulances ont été endommagées ou détruites, des ressources pourtant cruciales dans un contexte où elles représentent souvent la seule chance de survie pour les blessés.Les travailleurs humanitaires eux-mêmes n'ont pas été épargnés. Trois membres du Croissant-Rouge iranien ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions humanitaires, notamment Somayeh Mir Abu Es’haq, qui a perdu la vie lors d'une attaque alors qu'elle était de service dans la province d'Ispahan, Hamidreza Jahanbakhsh, tué plus tôt lors d'une opération de recherche et de sauvetage, et Alireza Sohbatloo, tué dans une attaque alors qu'il fournissait des services dans une clinique du Croissant-Rouge à Zanjan. Au 1er avril 2026, au moins 17 autres collègues ont été blessés en service depuis le début de l'escalade.Pour de nombreux intervenants, ces défis ne sont pas seulement opérationnels, ils sont profondément personnels.À Qom, un secouriste de l'IRCS a été confronté à la réalité dévastatrice de devoir extraire sa tante et son mari de dessous les décombres, aux côtés d'un jeune enfant.De tels moments reflètent une vérité plus large : de nombreux intervenants ne sont pas seulement témoins de la tragédie, ils la vivent.C'est un rappel brutal du fardeau porté par les travailleurs humanitaires, qui continuent de sauver des vies sous une pression immense, tout en pleurant leurs propres proches.Continuer malgré les défisMalgré les défis immenses, le soutien continue d'affluer de tout le pays, tant par le biais des efforts d'intervention organisés que par des actes de solidarité individuels.Un jeune barbier, Alireza Kazemi, également connu sous le nom de Kenzo, a offert ses services bénévolement aux secouristes de la Société du Croissant-Rouge iranien, proposant des coupes de cheveux pour aider à remonter le moral pendant les gardes longues et exigeantes.« Je voulais qu'ils se sentent un peu mieux, eux et leurs familles, malgré ces conditions. J'ai travaillé de 13h45 hier jusqu'à 5h00 ce matin pour fournir ce service, et nous allons continuer à travailler pour atteindre d'autres zones », a-t-il déclaré.« J'étais hors de l'Iran, mais quand l'escalade a commencé, j'ai ressenti le besoin de revenir et d'offrir mes services ici. Je veux aider mon peuple de toutes les manières possibles. »Passer à la vitesse supérieure pour soutenir l'interventionL'IFRC et son réseau soutiennent la Société du Croissant-Rouge iranien en renforçant les ressources critiques pour maintenir l'intervention.Une allocation initiale de 1,5 million de francs suisses provenant du Fonds d'urgence pour les secours lors de catastrophes (DREF) de l'IFRC a permis l'achat rapide de fournitures médicales essentielles et d'équipements de protection pour les intervenants de première ligne.De plus, un Appel d'urgence de 40 millions de francs suisses a été lancé pour soutenir jusqu'à 5 millions de personnes touchées par la crise. À travers cet appel, l'IFRC apporte un soutien opérationnel et facilite l'achat et la livraison au niveau international d'articles de secours essentiels.Vous pouvez soutenir l'intervention de la Société du Croissant-Rouge iranien et aider à atteindre davantage de personnes dans le besoin en contribuant à l'Appel d'urgence de l'IFRC ici.

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Des plages aux rues : 16 000 volontaires de la Croix-Rouge cubaine sauvent des vies grâce aux premiers secours et aux opérations de sauvetage

L’île de Cuba possède une longue histoire de travail de prévention face aux urgences, telles que les tremblements de terre et l’augmentation du nombre de tempêtes tropicales sévères comme l’ouragan Ian en septembre 2022, ou Oscar, en octobre 2024.Le programme de maîtres-nageurs de la Croix-Rouge cubaine a été créé en 1959, lorsque les premières écoles de sauvetage ont été mises en place à Guanabo et Varadero pour prévenir les accidents de noyade.« Nos spécialistes sont formés à la prise en charge des victimes, de sorte qu’ils peuvent sauver la vie d’une personne dans les dix premières minutes », explique Luis Enrique Calderón Rodríguez, coordinateur des opérations et des secours de la Croix-Rouge cubaine.« Tous ces volontaires doivent suivre un cours spécialisé de premiers secours afin de pouvoir intervenir lors de catastrophes, d’inondations ou d’incidents liés à l’eau, et de fournir des soins appropriés aux victimes potentielles partout dans le pays », ajoute Calderón.Environ 16 000 des 39 000 volontaires de la Croix-Rouge cubaine se consacrent aux activités de sauvetage et de secours. L’une de leurs principales missions est de prévenir les noyades sur les plages, où chaque année des milliers de visiteurs locaux et de touristes profitent de la mer pendant leur temps libre.Une fille qui sauve des viesLes enfants jouent également un rôle actif dans la prévention. Beaucoup des secouristes d’aujourd’hui ont commencé le volontariat dès leur jeune âge.Parmi eux se trouve Angelina González, fervente défenseure des premiers secours à Varadero. Depuis trois ans, elle est un membre actif du groupe d’intérêt de la Croix-Rouge cubaine à l’école primaire Martín Klein Schiller.À 11 ans, Angelina maîtrise la technique des compressions abdominales, également connue sous le nom de manœuvre de Heimlich, et sait comment transporter une personne blessée sur une civière. Elle sait aussi comment se protéger lors de tremblements de terre ou d’orages.« Ces connaissances nous ont aidés à informer les membres de notre famille et nos amis qui ne connaissent pas les premiers secours », explique Angelina.Des gestes simples comme connaître les numéros d’urgence, donner une adresse exacte et attendre que l’opérateur mette fin à l’appel font partie des exercices que les enfants pratiquent dans le groupe d’intérêt.« En cas de noyade à la plage, nous devons prêter attention aux mesures de sécurité comme les drapeaux », poursuit Angelina. « Le drapeau rouge indique que la baignade est absolument interdite, car cela peut être dangereux. Le drapeau jaune signifie que l’on peut se baigner, mais avec prudence, car les conditions de la plage peuvent soudainement se détériorer. Le drapeau vert signifie que l’on peut se baigner librement, car la mer sera calme. »Des compétences vitales pour toute la communautéLa formation aux premiers secours à Cuba ne s’adresse pas uniquement aux volontaires de la Croix-Rouge, mais vise aussi à donner à l’ensemble de la communauté les compétences nécessaires pour se protéger et aider les autres en cas de besoin.L’un des outils les plus puissants est l’information fiable. Ce réseau éducatif comprend des bulletins d’information, la diffusion de supports via WhatsApp, des causeries dans les cercles d’enfants, des ateliers dans les institutions locales et des conseils pratiques destinés aux familles, aux écoles et aux entreprises touristiques.« Avec le soutien de Radio Varadero, des messages d’information et de prévention sont diffusés quotidiennement dans des magazines radiophoniques tels que Sonido Azul », explique Yania Pérez Ballesté, l’enseignante qui dirige le groupe d’intérêt.« C’est particulièrement important pendant les mois d’été, lorsque le tourisme augmente, tout comme le risque d’accidents sur les plages et dans les centres de loisirs », ajoute-t-elle.Les autorités locales reconnaissent la Croix-Rouge cubaine comme un allié clé. « Même la présidente du Conseil du pouvoir populaire ici à Varadero dit en plaisantant que la Croix-Rouge est sa conseillère, car elle nous consulte dès qu’il y a un problème lié à la santé ou à l’hygiène », rapporte Pérez.La professeure met également en avant la création d’une brigade chargée de rétablir les liens familiaux et de rechercher des personnes dans les centres d’évacuation en cas de cyclone ou d’autre crise ou catastrophe.Le travail de premiers secours mené par la Croix-Rouge cubaine à Varadero a permis de créer un réseau vivant qui comprend :Des enfants qui partagent ce qu’ils ont appris avec leur entourage.Des enseignants qui facilitent la diffusion de l’information et coordonnent causeries et ateliers.Des stations de radio et des plateformes de médias sociaux qui diffusent des messages de prévention.Des équipes de sauvetage capables d’intervenir en quelques secondes.De l’enthousiasme d’Angelina expliquant comment interpréter les drapeaux de plage à l’intervention rapide d’un maître-nageur exécutant une manœuvre vitale, chaque geste, aussi petit soit-il, contribue à créer une communauté plus sûre.La maîtrise des premiers secours et des compétences vitales de survie autour de l’eau devient de plus en plus importante, à mesure que les événements liés au climat deviennent moins prévisibles, que les tempêtes se font plus fréquentes et plus violentes, et que les ondes de tempête gagnent en intensité.

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Le Fonds de l'impératrice Shōken annonce des subventions en 2025 pour soutenir des projets de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans 17 pays.

La Commission mixte du Fonds de l'Impératrice Shōken (FIS) a annoncé une nouvelle répartition des fonds, d'un montant total de 502 578 francs suisses, qui soutiendront 16 projets menés par 17 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La commission est administrée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Les projets retenus couvrent un large éventail de questions, notamment les services de transfusion sanguine, la préparation aux catastrophes, les premiers secours et le sauvetage, la santé, la jeunesse et le développement des Sociétés nationales.Les pays où les projets sont mis en œuvre sont l'Afghanistan, l'Argentine, l'Angola conjointement avec le Mozambique, la Bosnie-Herzégovine, la République démocratique du Congo, l'Équateur, les Fidji, le Ghana, le Guatemala, la Jordanie, le Maroc, la Slovaquie, la Slovénie, la Somalie, Trinité-et-Tobago et la Zambie.L'année dernière, le FIS a reçu 63 demandes pour la 104e distribution de revenus, ce qui représente le plus grand nombre de demandes jamais reçues. En 2024, le FIS a renforcé sa réserve d'initiatives d'innovation en améliorant la rigueur de ses processus de candidature, d'examen et d'apprentissage. Pour ce faire, il a introduit un cadre d'innovation, rendu les critères de sélection plus clairs, fait appel à des experts en innovation pour les évaluations et encouragé l'expérimentation structurée afin de permettre des solutions plus impactantes et reproductibles dans l'ensemble du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Grâce à ces améliorations, la qualité des candidatures pour 2024 s'est considérablement améliorée, les propositions faisant preuve de plus d'innovation, de clarté et d'alignement sur les priorités du Mouvement.Cette tendance à la hausse confirme la valeur de l'accent mis par le FIS sur l'innovation, l'expérimentation et l'apprentissage, et souligne la nécessité permanente de soutenir les Sociétés nationales lorsqu'elles testent et développent de nouvelles approches pour accroître l'impact de leurs projets humanitaires.D'une valeur totale de plus de 15 millions de francs suisses, le FIS soutient des projets menés par des Sociétés nationales qui profitent aux communautés qu'elles servent de différentes manières. La première subvention du FIS a été accordée en 1921 pour aider cinq Sociétés nationales européennes à lutter contre la propagation de la tuberculose.Depuis lors, plus de 16 millions de francs suisses ont été alloués à 175 Sociétés nationales. Les subventions sont annoncées chaque année le 11 avril, date anniversaire de la mort de Sa Majesté l'impératrice Shōken, l'une des fondatrices de la Société de la Croix-Rouge du Japon.Subventions 2025Don de sang et premiers secoursFidji : Plateforme numérique de don de sangLes Fidji ont du mal à maintenir un approvisionnement stable en sang en raison de lacunes logistiques et d'un faible engagement des donneurs. Cette initiative crée une application mobile qui aidera la Société nationale à gérer les donneurs, à améliorer la communication et à rendre l'expérience du don plus ludique. En tant que premier outil numérique de gestion du sang aux Fidji, elle révolutionnera la sensibilisation et la fidélisation des donneurs de sang. De nombreux petits États insulaires étant confrontés à des problèmes similaires, la solution basée sur l'application est un modèle prometteur et reproductible.Slovaquie : L'éducation numérique de premier secoursLa Slovaquie est l'un des pays d'Europe où les connaissances en matière de premiers secours sont les plus faibles, ce qui entraîne des milliers de décès évitables. Cette initiative introduit la première application et le premier cours numérique gratuit de formation aux premiers secours dans le pays, rendant ainsi accessibles et attrayantes des connaissances qui peuvent sauver des vies. L'innovation réside dans l'élimination des obstacles liés au coût et à l'accès grâce à un apprentissage interactif. Les outils sont numériques de par leur conception et peuvent être partagés ou adaptés à grande échelle dans toute l'Europe.Préparation et réponse aux catastrophesAngola et Mozambique : Réponse aux catastrophes de pair à pairCette initiative marque la première initiative d'apprentissage entre pairs entre deux sociétés nationales lusophones - l'Angola et le Mozambique - dans laquelle chaque société nationale s'appuiera sur les forces de l'autre pour développer conjointement des systèmes de préparation aux catastrophes. Face à des situations d'urgence fréquentes et à des mécanismes de coordination limités, cette initiative introduit des procédures partagées, un système commun de suivi des volontaires et des ateliers de formation conjoints. Elle crée un précédent en matière de renforcement mutuel des capacités et de coopération transfrontalière, offrant un modèle évolutif et reproductible pour d'autres partenariats linguistiques ou régionaux.Trinité-et-Tobago : Drones et systèmes d'information géographique pour la préparation aux catastrophesLes communautés rurales sujettes aux inondations manquent de données sur les risques et de systèmes d'alerte précoce en temps réel. Cette initiative leur permet de disposer de drones et de systèmes d'information géographique pour cartographier les risques au niveau local, et de former des groupes de résilience communautaires à la planification en cas de catastrophe. Il s'agit de la première initiative de ce type dans le pays, qui met des technologies de pointe à la disposition des acteurs locaux. Le modèle est bien placé pour être reproduit dans les petites îles et les zones sujettes aux catastrophes dans le monde entier.Santé et hygièneAfghanistan : Dépistage intégré de la tuberculose et du VIH dans un centre de santé mentaleEn Afghanistan, les patients souffrant de troubles mentaux sont souvent exclus des services de santé traditionnels de lutte contre la tuberculose et le VIH, ce qui accroît le risque de flambées épidémiques. Cette initiative comble cette lacune en intégrant le dépistage dans un centre de santé mentale du Croissant-Rouge, complété par une formation du personnel et des campagnes de lutte contre la stigmatisation. L'innovation réside dans la combinaison des services de santé mentale et de maladies infectieuses sous un même toit, avec un fort potentiel de reproduction dans d'autres centres de santé et dans des contextes de conflit.Argentine : Santé mentale et prévention du jeuLa dépendance aux jeux d'argent en ligne étant de plus en plus forte chez les adolescents, cette initiative menée par des jeunes s'attaque à une crise de santé mentale croissante par le biais de la recherche, de l'éducation à la prévention et de la défense des droits. Il s'agit de la première étude nationale sur les jeux d'argent chez les adolescents en Argentine, qui intègre de manière unique la participation des jeunes à tous les niveaux. La combinaison d'un travail politique fondé sur des données et d'une sensibilisation menée par les pairs offre un modèle qui peut être appliqué dans d'autres pays confrontés à des tendances similaires en matière d'addiction numérique.Guatemala : une vie saine, une communauté saineFace à la recrudescence des cas de dengue, les volontaires guatémaltèques ne sont pas préparés à réagir efficacement. Cette initiative forme les volontaires à la prévention et leur donne les moyens de mener des micro-projets et des campagnes de nettoyage. L'élément innovant de l'initiative est l'utilisation de volontaires comme éducateurs en santé communautaire et leaders d'action, soutenus par des outils numériques de suivi. La structure locale du modèle permet de le reproduire facilement dans d'autres points chauds de maladies à transmission vectorielle.Somalie : Initiative en faveur d'une fabrique de savonLe manque d'infrastructures d'hygiène et la dépendance à l'égard d'importations coûteuses liées à l'hygiène rendent les communautés somaliennes vulnérables aux maladies évitables. Cette initiative met en place une usine de savon gérée par des bénévoles afin de produire localement des produits d'hygiène abordables. L'initiative est innovante dans la mesure où elle associe la fabrication locale à la mise en œuvre de programmes EHA ( eau, hygiène et assainissement) et à l'engagement communautaire. Le modèle à petite échelle, dirigé par des volontaires, est idéal pour être reproduit en Somalie et dans d'autres contextes où les ressources sont limitées.Engagement et autonomisation des jeunesBosnie-Herzégovine : Bourse d'ambassadeurs de l'action climatiqueCe programme ne se contente pas de combler un vide en matière de leadership, il s'oppose directement à l'émigration des jeunes en leur donnant une raison de rester engagés localement. Grâce à des outils tels qu'un manuel du volontaire et des camps de leadership, il systématise l'apprentissage de l'action climatique. Le succès de cette initiative ouvre la voie à sa reproduction par toute Société nationale cherchant à activer le leadership des jeunes en matière de climat.Jordanie : Centre d'activités et d'engagement pour la jeunesseLes jeunes volontaires jordaniens manquent d'espaces structurés et de systèmes pour coordonner l'action humanitaire, ce qui entraîne une faible rétention et des opportunités manquées. Cette initiative met en place un centre dédié à l'engagement des jeunes et un système numérique de gestion des volontaires afin de professionnaliser et de dynamiser la participation des jeunes. Il s'agit du premier centre de ce type en Jordanie, qui associe espace physique, technologie et formation pour créer un vivier de volontaires. Grâce à son organisation modulaire et à sa structure numérique, il peut être reproduit par toutes les Sociétés nationales désireuses d'accroître leur impact sur les jeunes.Slovénie : Faire face au climatL'initiative s'attaque au manque d'implication des jeunes dans les programmes climatiques en leur donnant des outils et des plateformes pour conduire le changement. En intégrant des programmes d'études structurés à des outils numériques et à des canaux de sensibilisation, elle rend l'action climatique tangible et attrayante pour les jeunes. Le format mixte - apprentissage interactif et projets menés par les jeunes - offre une stratégie reproductible pour la mobilisation des jeunes à travers l'Europe et au-delà.Moyens de subsistance et autonomisation économiqueÉquateur: L'hydroponie ludique au service de la sécurité alimentaireL'insécurité alimentaire et le chômage des jeunes augmentent dans les zones rurales de l'Équateur, aggravés par la pénurie de terres et d'eau. Cette initiative utilise l'apprentissage par le jeu pour enseigner l'agriculture hydroponique - en mélangeant la technologie, la nature et l'éducation pratique. Son innovation consiste à rendre l'agriculture durable amusante et accessible, en particulier aux jeunes. L'approche est hautement reproductible, en particulier dans les régions confrontées à des pressions similaires en matière de climat et de système alimentaire.Maroc: Compétences professionnelles pour les femmes ruralesLes femmes rurales de Bab Taza sont confrontées à un taux de chômage élevé en raison du manque d’éducation formelle et de formation professionnelle. Cette initiative prévoit la création d’un centre de formation local proposant des ateliers de couture, de confection et de marketing, afin de transformer les compétences acquises en sources de revenus durables. Elle se distingue par son approche innovante qui relie les compétences techniques à l’entrepreneuriat et au développement de marque, ouvrant ainsi la voie à une autonomie à long terme pour les femmes. Son format modulaire permet également une adaptation facile à d'autres zones rurales de la région.Action pour le climat et durabilité environnementaleGhana : Les femmes vertesLes communautés rurales du Ghana sont confrontées à l'aggravation des impacts liés au climat, à la pénurie d'eau et à la dégradation des sols, les femmes et les jeunes étant souvent exclus des opportunités économiques durables. Cette initiative menée par des femmes répond au besoin urgent d'une agriculture résiliente au climat en proposant une irrigation solaire mobile, le compostage et la plantation d'arbres. Son innovation consiste à combiner les technologies renouvelables avec l'agroforesterie et les compétences commerciales, créant ainsi une résilience à la fois environnementale et économique. Grâce à des unités d'irrigation solaire modulables et à des modules de formation reproductibles, le projet peut être adapté à des communautés agricoles similaires.République démocratique du Congo : Brigade de l'école verteEn raison de la déforestation massive et d'une éducation environnementale limitée, les jeunes de la RDC sont déconnectés de l'action climatique. Cette initiative met en place des brigades scolaires chargées de planter des arbres et de dispenser une éducation à l'environnement, afin de promouvoir le volontariat chez les jeunes et une prise de conscience à long terme des problèmes climatiques. Elle est innovante dans sa façon d'intégrer les valeurs humanitaires dans l'action environnementale au niveau de l'école, et est hautement reproductible dans les écoles et les provinces avec des ressources de base et la coordination de la Croix-Rouge et de la Jeunesse.Zambie : Gestion durable des déchets par les jeunesL'urbanisation rapide et la mauvaise gestion des déchets dans les quartiers informels de Lusaka créent des risques sanitaires et climatiques majeurs, en particulier pour les jeunes. Cette initiative menée par des jeunes s'attaque aux déchets par le recyclage, le compostage et la sensibilisation de la communauté, tout en créant des emplois verts. Son innovation réside dans le fait qu'elle associe l'action environnementale à l'autonomisation économique des jeunes, en s'appuyant sur des outils numériques et des partenariats commerciaux locaux. Le modèle est piloté par la communauté et peut être étendu à d'autres zones urbaines en Afrique.En savoir plus sur l'attribution des subventions du Fonds de l'impératrice Shôken en 2024.

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Papouasie-Nouvelle-Guinée : comment une formation aux premiers secours a permis à une mère locale de sauver un petit garçon d'un an

C'est au cours d'une marée haute, début janvier, qu'un incident tragique s'est produit sur les rives de l'île de Mualim, située dans les îles Duke of York, dans la partie orientale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.Un enfant d'un an et demi jouait sur la plage avec d'autres enfants lorsque les vagues ont pris de l'ampleur et l'ont emporté dans la mer. Une femme qui marchait sur le rivage a vu l'enfant flotter dans l'eau et a lancé un appel à l'aide désespéré.La mère de l'enfant s'est précipitée dans l'eau et a sorti le bébé dans une tentative désespérée de sauver la vie du garçon. Dans un moment de panique, elle a remis le bébé à un homme qui se trouvait à proximité et qui a tenu l'enfant la tête en bas pour tenter d'expulser l'eau du corps de l'enfant - une idée fausse courante mais dangereuse sur l'île.Heureusement, non loin de là, Elizabeth Hensel était chez elle lorsqu'elle a entendu les cris et les hurlements. Elle a couru aussi vite qu'elle le pouvait jusqu'au lieu de l'accident.« J'ai dit à l'homme de coucher le bébé, j'ai rapidement pris son pouls et j'ai commencé la réanimation cardio-pulmonaire », se souvient Elizabeth. « Après deux séries de compressions thoraciques, le bébé a repris conscience et a recraché toute l'eau.« J'ai conseillé à la mère d'emmener l'enfant au centre de santé pour l'observer. Aujourd'hui, le bébé est en vie et se porte bien.La formation à l'épreuve des faitsMère de six enfants, Elizabeth a récemment participé à une formation sur la santé et les premiers secours communautaires (CBHFA-Health and Community-Based First Aid) organisée par la Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée (Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée).Ces formations s'inscrivent dans le cadre d'un projet axé sur l'adaptation au changement climatique au niveau local et sur l'inclusion et la protection de tous les membres de la communauté. Le projet est financé par la Croix-Rouge japonaise par l'intermédiaire du bureau de la mission de l'IFRC en Papouasie-Nouvelle-Guinée.Cette formation n'a pas seulement permis à Elizabeth d'acquérir des compétences, elle lui a donné les moyens de sauver des vies et de promouvoir la santé et la sécurité dans son village insulaire. Elizabeth est l'une des 37 personnes qui ont récemment participé à la formation.Le changement climatique : une menace croissanteL'histoire d'Elizabeth est aussi un rappel brutal des défis auxquels sa communauté est confrontée. L'élévation du niveau de la mer engloutit leur île, centimètre par centimètre.« La mer se déplace vers l'intérieur et l'île devient plus petite », explique Elizabeth. « Mais notre population augmente, donc la densité s'accroît. Nous n'avons nulle part où aller, car il s'agit de notre terre coutumière ».C'est l'une des raisons pour lesquelles la Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, mène le projet d'action locale pour le climat de Papouasie de Nouvelle Guinée dans cinq provinces de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce projet vise à lutter contre le changement climatique et à promouvoir la réduction des risques de catastrophes au niveau local. Il se concentre également sur l'autonomisation des femmes et des jeunes par le biais d'activités qui encouragent l'égalité des sexes, la sécurité alimentaire et la durabilité de l'environnement.Les effets du changement climatique se font sentir quotidiennement. Les familles de l'île paient désormais 10 kin (2,15 francs suisses) par mois pour louer un terrain sur l'île principale afin d'y faire du jardinage, car leur propre terrain se rétrécit, ne laissant plus d'espace pour planter des cultures vivrières.Les enfants risquent leur vie en se rendant à l'école en canoë sur les îles voisines, luttant contre la montée des marées et le temps imprévisible. « Lorsque le niveau de la mer monte, il devient plus difficile et plus risqué pour nos enfants de faire la navette », explique Elizabeth. « Nous sommes coincés entre la mer et le ciel.Promouvoir la santé et la sécurité de la communautéLes compétences d'Elizabeth en matière de santé et de premiers secours ont fait d'elle une avocate dans sa communauté insulaire, motivée par les luttes du passé. Elle sensibilise désormais d'autres mères à l'importance de ne jamais laisser les enfants sans surveillance.« Avant de recevoir cette formation, nous avons perdu trois bébés en essayant de les emmener à l'hôpital le plus proche », raconte-t-elle. « Il faut 45 minutes en canot pneumatique ou 1 à 2 heures en pirogue. Maintenant, nous pouvons sauver des vies immédiatement. Nous regrettons de ne pas avoir eu ces connaissances plus tôt ».La formation a également porté sur l'accouchement, une compétence essentielle dans une communauté où 2 à 3 bébés naissent chaque mois. « Avant, les mères avaient du mal à accoucher car le centre de santé le plus proche se trouve sur une autre île », explique Elizabeth. « Maintenant, nous avons les connaissances nécessaires pour accoucher en toute sécurité ici, si nous ne pouvons pas nous rendre au centre de santé à temps.L'histoire d'Elizabeth nous rappelle avec force l'importance de l'adaptation au climat menée au niveau local et du renforcement de la résilience dans les communautés isolées. « Nous aimerions suivre des formations similaires à l'avenir, en particulier sur le changement climatique et la protection, le genre et l'inclusion», dit-elle. « Des formations de remise à niveau nous aideraient également à retenir et à développer ce que nous avons appris.Article et photo de Bradley Asa, responsable de la communication et de la diffusion pour la Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée.En savoir plus sur les premiers secours dans le réseau de l'IFRCEn savoir plus sur l'approche de l'IFRC en matière de santé communautaire

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Mpox : Sauver des vies en transmettant le message mpox directement aux gens

Connue par certains dans sa communauté sous le nom de « Mama Eyenga », Eyenga Bamboko est l'une des nombreuses volontaires de la République démocratique du Congo qui mènent la lutte contre le mpox dans leurs communautés locales.Interviewée en langue lingala dans sa ville natale de Mbandaka, elle parle du travail que font les volontaires pour protéger les gens contre l'infection et prévenir les décès inutiles parmi ceux qui tombent malades.« Je m'appelle Eyenga Bamboko et je suis secouriste et je fais partie du mouvement de la Croix-Rouge depuis près de deux ans.Des collègues de Kinshasa sont venus nous former dans le cadre du CP3 (Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies) pour que nous puissions aller sur le terrain et sensibiliser les populations sur le mpox, avant même que la maladie ne se propage. Nous avons été formés intensivement sur la maladie avant même qu’elle n’existe dans la région.Et puis le mpox est arrivé. Nous avons observé quelques cas. Nous avons signalé ces cas suspects aux autorités sanitaires provinciales. Nous leur avons dit que nous avions observé des cas car nous avions été formés. Ils les ont emmenés à l’hôpital.Mais le problème, c'est qu'au début, nous avons perdu beaucoup de gens. Beaucoup de gens ne voulaient pas croire à cette maladie. Certains pensaient que c'était de la sorcellerie, d'autres que c'était une malédiction ou une maladie traditionnelle.Beaucoup de gens sont morts parce qu'ils n'étaient pas allés à l'hôpital, mais parce qu'ils allaient voir des guérisseurs. Quand ils arrivaient à l'hôpital, il était souvent trop tard. Nous avons constaté que ceux qui allaient à l'hôpital tout de suite étaient guéris. Mais ceux qui arrivaient tard étaient ceux qui succombaient à la maladie.»« Je vais le dire à Mama Eyenga »« Nous avons essayé d'aider les plus forts à se rétablir et nous avons commencé à sensibiliser la communauté. Maintenant, beaucoup de gens ont commencé à aller à l'hôpital. Ils viennent nous voir pour nous dire : « Maman Eyenga, ce que tu as dit l'autre jour [à propos de la mpox], nous l'avons vu. » Parfois, nous y allons et nous constatons que c'est exactement cela [un cas suspect de mpox].Nous demandons aux gens d'aller à l'hôpital en leur disant qu'ils seront pris en charge gratuitement, afin que nous puissions protéger le reste de la famille à la maison avant qu'ils ne soient eux aussi infectés. Ils commencent vraiment à comprendre.Nous rencontrons beaucoup de difficultés sur le terrain. Beaucoup de gens ne veulent toujours pas croire à cette maladie. Et vous pouvez voir que beaucoup d'hôpitaux sont débordés en ce moment. Mais nous n'allons pas arrêter de sensibiliser.Chez moi, j’ai vu un vrai changement. Surtout en ce qui concerne le lavage des mains. Quand mes petits-enfants veulent jouer ou manger, ils sensibilisent leurs frères et sœurs et leur disent « si tu ne te laves pas les mains, je vais le dire à Mama Eyenga ». Même à l’école, ils sensibilisent aussi leurs amis et camarades de classe.Au début, mon mari et mes enfants n’étaient pas d’accord que je sois volontaire. Ils pensaient que je travaillais trop et que je risquais de tomber malade. Mais maintenant, ils ne posent plus de questions car ils ont compris que j’aide la communauté.»Pour en savoir plus sur mpox et la réponse du réseau de l'IFRC:Qu'est ce que la mpox? Les réponses à vos questionsL'appel régional de l'IFRC sur la mpoxRéponse mpox de la Croix-Rouge à la COVID-19 en République du CongoProfil d'Hélène, volontaire de la Croix-Rouge : « Je n'ai pas d'autre choix que d'aller essayer de sauver des vies. »

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Journée mondiale des premiers secours : Les volontaires de la Croix-Rouge camerounaise enseignent les gestes qui sauvent à la nouvelle génération

Depuis six ans, la Croix-Rouge camerounaise (CRC) concrétise son engagement envers les jeunes en leur inculquant dès le plus jeune âge les techniques de base du secourisme et en les sensibilisant très tôt à la manière de réagir dans les situations d'urgence.Cette année, plus de 150 enfants et adolescents ont bénéficié de ces séances pratiques de premiers secours, qui visent à inculquer des connaissances et à inspirer la confiance nécessaire aux jeunes pour agir face à une crise.Mathis, 10 ans, est l'un de ces enfants. « C'était très enrichissant », dit-il. « J'ai beaucoup appris sur les premiers secours. Merci à la Croix-Rouge et à mes parents de m'avoir inscrit ». Au cours de sessions qui ont duré deux mois, Mathis a appris des techniques de premiers secours simples mais essentielles qu'il pourra utiliser en cas d'accident domestique, de chute ou d'urgence médicale.Contrairement aux formations traditionnelles aux premiers secours, qui comportent souvent des informations techniques ou médicales, ces sessions visent à ancrer les connaissances et à inculquer les réflexes d'une manière adaptée aux jeunes et qui peut être développée au fur et à mesure que l'enfant grandit. Il s'agit de les familiariser avec les gestes de premiers secours sans les surcharger d'informations techniques.Cette approche pédagogique permet aux enfants de comprendre et de retenir des gestes essentiels tels que la position latérale de sécurité, la réanimation cardio-pulmonaire et l'arrêt d'une hémorragie (voir les photos ci-dessus). Dans un pays où les accidents domestiques, les catastrophes naturelles et les incidents de la vie courante sont monnaie courante, savoir réagir rapidement peut faire toute la différence.Et même si les jeunes ne sont pas formés pour intervenir de manière professionnelle, cette approche leur donne une base solide pour agir de manière appropriée avant l'arrivée des secours.Des gestes simples pour des situations critiquesAu cœur du programme, les jeunes participants apprennent plusieurs compétences essentielles. Il s'agit notamment de la désincarcération d'urgence, de la méthode de Heimlich en cas d'étouffement, de la réanimation cardio-pulmonaire et de la gestion des hémorragies. Ces gestes, qui peuvent paraître simples, sont d'une importance cruciale en cas d'urgence.« Nos méthodes d'apprentissage allient plaisir et sérieux pour captiver les enfants », explique André Nicolas, responsable du service jeunesse de la Croix-Rouge. « Ils sont attentifs et prennent les leçons au sérieux. Nous recevons très souvent des retours de parents expliquant que les enfants sont fiers de leur montrer ce qu'ils ont appris avec nous.« L'aspect ludique de ces sessions est essentiel pour capter l'attention des plus jeunes tout en leur apprenant des compétences qui pourraient un jour sauver des vies.Construire une société plus résiliente L'enseignement des premiers secours aux jeunes s'inscrit également dans une vision à long terme.« En plus de cette initiative, nous avons mis en place des brigades Croix-Rouge dans les écoles, les collèges et même les grandes écoles, afin que les plus jeunes soient équipés et prêts à prodiguer les premiers soins en cas de besoin », explique M. Ayissi, directeur national de la gestion des catastrophes à la CRC.« En familiarisant les enfants avec les techniques de sauvetage dès leur plus jeune âge, nous savons que nous aiguisons leur appétit pour les premiers secours », et la Croix-Rouge camerounaise contribue à bâtir une société plus résiliente et plus solidaire, ajoute-t-il.Chaque jeune formé aux premiers secours devient donc un maillon essentiel de la chaîne d'intervention en cas de crise. Cette approche permet non seulement de sensibiliser les enfants, mais aussi d'influencer positivement leur entourage, notamment leur famille et leurs amis. En partageant ce qu'ils apprennent, les jeunes contribuent à diffuser la culture des premiers secours au sein de leur communauté.En savoir plus sur l'approche de l'IFRC en matière de premiers secours :Premiers secours dans le réseau de l'IFRCCentre mondial de premiers secours de l'IFRC

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Journée mondiale du don de sang : Il avait l'habitude de « fuir le don de sang » en raison d'une grave phobie des aiguilles. Aujourd'hui, il est devenu un champion du don de sang.

Pour Ademola Gaffar, 43 ans, les anniversaires ont toujours été davantage synonymes de don que de réception. Chaque année, il marque son anniversaire en donnant quelque chose d'incroyablement précieux : son sang.Lors de son dernier anniversaire, le 2 mars, il a fait son 50e don de sang et, en même temps, il a encouragé 50 autres personnes à faire de même. Il a appelé cela le « Projet 50/50 : Sang ».Connu comme « coordinateur émérite » de la section de l'État de Lagos de la Croix-Rouge nigériane, en raison de son travail de longue date en tant que coordinateur de la jeunesse, il est devenu volontaire de la Croix-Rouge dès l'école secondaire. En tant que volontaire et formateur en premiers secours, il a pu constater de visu pourquoi le sang est si important dans les situations d'urgence.Cependant, il a longtemps eu peur de donner son sang en raison d'une forte phobie des aiguilles. Alors comment quelqu'un qui dit avoir un jour « fui le don de sang » est-il devenu l'un des plus grands champions du don de sang au Nigeria ? Nous avons décidé de lui demander pourquoi, comment il a vaincu sa phobie et combien de fois il compte encore donner son sang.Question : Pourquoi le faites-vous ? Qu'est-ce que cela signifie pour vous de donner du sang ? Ademola Gaffar : Le don de sang peut sauver la vie d'une personne. C'est donc un plaisir de savoir que l'on peut donner un peu de son sang et que cela sauvera la vie d'une autre personne.Je suppose qu'on ne sait jamais combien de vies, ou de personnes, on peut sauver ? En fait, une unité de sang peut sauver trois vies. Pour moi, c'est une grande satisfaction de faire partie d'un réseau humanitaire qui a sauvé la vie de tant de personnes.Avez-vous vu de vos propres yeux à quel point les gens ont besoin de sang dans les situations d'urgence ? Dès l'école secondaire, j'ai été formé aux premiers secours et j'ai formé de nombreux jeunes aux premiers secours. Chaque fois qu'il y a une urgence, nous voyons que les gens perdent du sang et sont impliqués dans des accidents.Outre les premiers soins et le transport à l'hôpital, on voit que les gens ont besoin de sang pour survivre à ce qu'ils traversent. C'est pourquoi je mobilise également les jeunes volontaires pour qu'ils donnent leur sang.Vous avez donc donné votre sang 50 fois, n'est-ce pas ? Au départ, mon objectif était de donner 25 fois, puis je me suis fixé l'objectif de donner 50 fois au cours de ma vie. Le 2 mars de cette année, j'ai fait mon 50e don et ce même jour, j'ai pu mobiliser et encourager 50 jeunes à donner leur sang.Comment avez-vous procédé ? Grâce aux médias sociaux, à ma page Facebook, à ma page Instagram, à WhatsApp. Et depuis, j'ai encore donné une fois. J'ai donc donné mon sang 51 fois.Jusqu'où irez-vous ? Allez-vous en faire 100 ? Je me sens encore fort. Et je pense que mon système le supporte. Le service de transmission du sang de l'État de Lagos et d'autres services de transition ont toujours vérifié mon état de santé pour voir si je suis apte à donner du sang. Tant que je suis capable de donner, je le fais.Quand avez-vous fait votre premier don de sang ? Mon premier don de sang remonte à 2008. Avant cela, j'avais fui le don de sang à cause de ma phobie des aiguilles.Mais à l'université, grâce à ce que j'ai lu sur le don de sang, j'ai appris que non seulement le don de sang sauve des vies, mais qu'il peut aussi être bon pour vous. Il peut être bon pour la santé cardiovasculaire. J'étais alors coordinateur de l'aile jeunesse de la section de l'État de Lagos de la Croix-Rouge nigériane et j'avais un programme dans le cadre duquel je devais encourager les jeunes à donner leur sang. J'ai donc dû commencer à montrer l'exemple.Comment avez-vous géré cette phobie ? Avez-vous toujours peur de l'aiguille ? Je me suis dit que j'avais besoin de courage, car ce que je veux faire est plus important que la phobie. Aujourd'hui, j'aide d'autres jeunes à surmonter leur phobie. Dans les camps de jeunes, par exemple, nous faisons de la sensibilisation au don de sang. Je vais donner du sang, l'aiguille entre dans ma peau, du sang en sort et je suis plein de sourires. De cette façon, les jeunes voient cela et se disent « Oh, je peux le faire » et ils s'engagent.ResourcesEn savoir plus sur les services de don de sang offerts par les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

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Tadjikistan : Des glissements de terrain aux mines terrestres, le partenariat contribue à la sécurité et à la santé des populations

À trois kilomètres de l'école du village de Changal, au Tadjikistan, se trouve un champ de mines. À l'approche des vacances d'été, Saida Meliboeva, professeur de chimie, et d'autres volontaires du Croissant-Rouge du Tadjikistan avertissent les enfants de ne pas s'approcher de la zone dangereuse située à la frontière entre le Tadjikistan et l'Ouzbékistan.Cependant, le bétail pénètre dans le champ de mines et les enfants ainsi que les animaux qui gardent les troupeaux sont en danger. Personne ne sait exactement où se trouvent les mines, car elles ne sont pas indiquées sur la carte. Les informations communiquées par le Croissant-Rouge du Tadjikistan ont permis d'assurer la sécurité des enfants et cela fait 15 ans qu'aucun accident de mine n'est survenu.Ce n'est là qu'une des nombreuses activités essentielles soutenues par un partenariat de trois ans entre l'IFRC et l'UE, qui aide les communautés locales du Tadjikistan à anticiper, répondre et se remettre efficacement de l'impact de multiples chocs et aléas.Les écoliers apprennent également à agir en cas de tremblement de terre, d'autres catastrophes et d'accidents de la vie courante. Lors d'un exercice de préparation organisé par le Croissant-Rouge du Tadjikistan, les élèves ont appris à quitter rapidement les salles de classe et à donner les premiers soins aux blessés.« Notre professeur nous a dit ce qu'il fallait faire en cas de coulée de boue ou de tremblement de terre, ou ce qu'il fallait faire si quelqu'un se cassait un os ou s'il fallait donner les premiers soins », explique Manija, une élève de Panjakent, au Tadjikistan, qui ajoute : « S'il y a un tremblement de terre, nous trouvons un endroit où il n'y a pas de maisons et nous nous asseyons là. Nous devons rester courageux et calmes et sortir sans nous précipiter ».Azambek Dusyorov, volontaire du Croissant-Rouge du Tadjikistan, se souvient encore de l'aspect de la coulée de boue qui s'est approchée de sa maison à Panjakent. Apercevant la masse de terre tombant des montagnes, Azambek a prévenu ses amis et sa famille du danger et a couru se mettre à l'abri en haut de la colline. Heureusement, la maison est restée debout.Depuis, Azambek et d'autres volontaires du Croissant-Rouge ont planté des arbres dans la cour, dont les racines aident à maintenir les masses de terre en place. Une large piste a été creusée à flanc de colline, ce qui permet aux coulées de boue de descendre dans la vallée sans détruire les habitations et les cultures.Lorsque les affrontements se sont intensifiés le long de la frontière entre le Tadjikistan et le Kirghizistan, Abdurahmon Sultan, volontaire du Croissant-Rouge, a commencé à se rendre dans les foyers de la région pour s'assurer que les gens savent comment prendre soin d'eux-mêmes et de leurs voisins en cas de blessure.L'une des maisons qu'il a visitées était celle de Mashkhura Hamroboeva, dans le jamoat de Khistevarz à Khujand. Depuis, les réunions se sont poursuivies et les discussions ont porté sur des sujets de la vie quotidienne. "Nous nous réunissons deux à trois fois par mois. Nous parlons de tout, de la façon de prévenir les engelures en hiver à la façon d'éviter les maladies infectieuses", explique Abdurahmon, 17 ans.Les conseils d'Abdurahmon n'ont pas tardé à s'avérer utiles. Lorsque le fils de Mashkhura, âgé de trois ans, s'est accidentellement renversé une tasse de thé brûlant sur lui, Mashkhura s'est souvenue de ce qu'Abdurahmon lui avait dit. Traditionnellement, une brûlure était traitée avec une pomme de terre coupée, mais cette fois-ci, Mashkhura a trempé la main de l'enfant dans de l'eau fraîche.Ce ne sont là que quelques-unes des actions du Croissant-Rouge du Tadjikistan (soutenues par le partenariat programmatique) qui aident les personnes et les communautés à prévenir de futures catastrophes et à prendre soin d'elles-mêmes pendant les crises qu'elles n'ont pas été en mesure de prévenir.Le partenariat programmatique entre le réseau de l'IFRC et l'Union européenne fournit un financement stratégique, flexible, à long terme et prévisible, afin que les Sociétés nationales puissent agir avant qu'une situation d'urgence ne se produise. Il est mis en œuvre dans 24 pays à travers le monde.

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Gaza : Une famille de volontaires qui aide les autres tout en faisant face aux dures réalités du conflit

« Je me lève tôt, à sept heures du matin, pour répondre aux besoins de la famille, puis je me rends au marché voisin, qui se trouve à un kilomètre de là. J'y cherche de quoi nourrir mes enfants affamés.»C'est ainsi que commence une journée typique pour Youssef Khoder, volontaire du Croissant-Rouge palestinien dans le nord de la bande de Gaza. Youssef est issu d'une famille de volontaires. Sa mère est infirmière en obstétrique, ses frères Mahmoud et Ibrahim sont également infirmiers.« Nous travaillons au point médical du Croissant-Rouge palestinien à Jabalia depuis sa création», explique-t-il. «Nous avons été déplacés et avons dû nous rendre dans un centre d'hébergement, mais la situation a changé et nous sommes retournés chez nous. »Après avoir acheté de la nourriture au marché, Youssef et sa femme allument un feu pour préparer les repas de leurs jeunes enfants. La fille aînée, Ayloul, a 6 ans, Mohammed 4 ans et Ghaith 2 ans. Mohammed a 4 ans et Ghaith 2 ans. Ensuite, Youssef part rejoindre ses frères au point médical de Jabalia.« Nous marchons 2 kilomètres aller-retour chaque jour pour atteindre le point médical où nous sommes volontaires», explique-t-il. « Nous faisons notre travail parce que c'est notre devoir humanitaire, en continuant à servir notre peuple dans le nord de la bande de Gaza.»Un point essentiel pour la santé communautaire en période de conflitLe point médical consiste en une grande tente, à l'intérieur de laquelle se trouvent une douzaine de brancards ou de lits d'hôpitaux roulants. Le poste médical de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, est resté opérationnel et a fourni des services médicaux et sanitaires à des milliers de personnes touchées, même lorsque les principaux hôpitaux étaient hors service ; il continue de fournir des services malgré la pénurie de médicaments.Pendant que ses frères s'occupent des patients, Youssef prend des photos pour documenter le travail de ses collègues du Croissant-Rouge palestinien. Il s'agit d'un rôle important pour documenter les besoins humanitaires et rendre compte au monde de ce que fait le Croissant-Rouge pour tenter de répondre à ces besoins.Cette tâche n'est pas aussi facile qu'il n'y paraît. Avec les coupures de courant et les infrastructures de communication endommagées, le simple fait d'envoyer les photos au siège n'est pas si simple.« Après la prière de l'après-midi, je marche un kilomètre jusqu'à un endroit en altitude pour capter un signal et avoir accès à Internet. Je passe une demi-heure à envoyer des fichiers à l'administration avant de retourner au point médical. Nous passons une heure avec nos collègues avant de repartir, en nous arrêtant parfois au marché pour acheter de la nourriture pour le suhoor et pour le lendemain. Mais la nourriture est rare et les prix sont très élevés ».Pendant le Ramadan, tout cela se faisait en jeûnant du lever au coucher du soleil. Après le travail, ils rentraient chez eux avant de rompre le jeûne (iftar). «Ma famille et moi nous asseyons ensemble. Je romps le jeûne avec eux, je fais la prière du Maghrib, je prends le thé, puis je retourne à pied au point médical. Je travaille quelques heures avant de rentrer tard à la maison.Concernant la pénurie de nourriture, c'est comme si nous jeûnions depuis 6 mois, ce n'est pas seulement pendant le Ramadan.Nous continuons à travailler avec encore plus de détermination qu'avant, et nous prions pour rester en mesure de servir la population, et pour que les jours sombres de Gaza s'achèvent bientôt».

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Premiers Secours

L'IFRC et ses 191 Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont les principaux fournisseurs et formateurs en premiers secours dans le monde. Nous avons formé plus de 12,4 millions de personnes en premier secours en 2022, leur donnant ainsi les moyens de sauver des vies.