Refugiés

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Communiqué de presse

L’IFRC annonce la fermeture du Point de service humanitaire en mer et la fin de son partenariat avec SOS MEDITERRANEE

Budapest/Genève, 9 décembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) regrette d’annoncer la fermeture de son opération de soutien aux personnes en mouvement en Méditerranée centrale, menée en partenariat avec SOS MEDITERRANEE à bord du navire de recherche et de sauvetage Ocean Viking.Malgré des efforts considérables, l’IFRC n’a pas pu mobiliser les ressources nécessaires pour poursuivre l’opération au-delà de 2025. En conséquence, le personnel du réseau de l’IFRC ne sera plus présent à bord de l’Ocean Viking, et SOS MEDITERRANEE assumera seule les coûts opérationnels du navire.Cette mission a constitué une bouée de sauvetage pour des milliers de personnes, les arrachant aux eaux périlleuses de la Méditerranée et leur garantissant sécurité, dignité et soins. Au cours des quatre dernières années, les équipes du réseau IFRC présentes à bord de l’Ocean Viking ont contribué à sauver plus de 8 600 personnes, dont 2 200 enfants.« C’est avec une immense douleur et tristesse que nous voyons les contraintes financières impacter directement une opération aussi vitale et salvatrice », a déclaré Maria Alcazar Castilla, Directrice régionale adjointe de l’IFRC pour l’Europe. « Nous sommes reconnaissants envers tous nos partenaires qui ont soutenu cette importante initiative, qu’il s’agisse de financements, de l’envoi de personnel à bord ou de plaidoyer en faveur des migrants ».À bord de l’Ocean Viking, les équipes IFRC ont fourni des services humanitaires post-sauvetage, notamment des soins médicaux, les premiers secours, un soutien psychosocial, de la nourriture et des informations sur les procédures d’asile en Europe. Au fil des années, les équipes IFRC ont participé à 156 opérations de sauvetage, distribué 96 000 repas, apporté 6 500 consultations médicales et transmis 3 200 messages « sain et sauf » aux familles des survivants. Ce travail s’est déroulé dans un environnement de plus en plus restreint et dangereux, rendant la prestation d’une aide humanitaire impartiale toujours plus difficile.« Nous remercions SOS MEDITERRANEE pour leur partenariat au fil des années. Les opérations de recherche et de sauvetage demeurent une nécessité humanitaire, afin que les personnes en détresse en mer puissent être conduites en lieu sûr. Même si notre coopération prend fin, nous souhaitons que leur travail se poursuive aussi longtemps que nécessaire », a ajouté Maria Alcazar Castilla.Si le travail de l’IFRC en mer se termine, notre engagement envers les personnes en mouvement demeure inébranlable. Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continuent d’apporter une assistance humanitaire le long des routes migratoires, depuis le débarquement jusqu’à l’intégration. Cela comprend l’Espagne, l’Italie et la Grèce, où les Sociétés nationales sont présentes sur les littoraux, ainsi que de nombreuses autres à travers l’Europe et au-delà, offrant soins de santé, soutien psychologique, hébergement sûr, nourriture et aide au rétablissement des liens familiaux.À l’échelle mondiale, grâce à plus de 600 points de services humanitaires, les migrants et les personnes déplacées peuvent accéder à des espaces sûrs et neutres pour obtenir un soutien, une protection et des services essentiels à chaque étape de leur parcours.Note aux rédacteurs :La Méditerranée centrale est l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde, avec plus de 25 000 personnes ayant perdu la vie ou disparu au cours des dix dernières années. Chaque jour, de nombreuses personnes risquent leur vie en mer, à bord de bateaux surchargés et non adaptés à la navigation.En juillet 2021, l’IFRC a conclu un partenariat avec SOS MEDITERRANEE – une organisation maritime et humanitaire européenne menant des opérations de recherche et de sauvetage pour sauver des vies en Méditerranée centrale. L’opération est menée depuis le navire de sauvetage Ocean Viking.Depuis 2021, l’IFRC a reçu un soutien financier total de 5,2 millions de francs suisses pour l’opération humanitaire en mer, avec les contributions les plus importantes provenant de la Croix-Rouge suédoise, de la Croix-Rouge islandaise et de la Croix-Rouge néerlandaise, ainsi que de la Ligue islamique mondiale. Un soutien additionnel a été reçu de la Croix-Rouge canadienne, de la Croix-Rouge danoise, de la Croix-Rouge finlandaise, de la Croix-Rouge française, de la Croix-Rouge irlandaise, de la Croix-Rouge japonaise et de la Croix-Rouge monégasque.D’autres partenaires ont soutenu la mission par le déploiement de personnel, notamment la Croix-Rouge américaine, la Croix-Rouge belge, la Croix-Rouge finlandaise, la Croix-Rouge française, la branche de la Croix-Rouge de Hong Kong (de la Société de la Croix-Rouge de Chine), la Croix-Rouge islandaise, la Croix-Rouge italienne, le Croissant-Rouge koweïtien, la Croix-Rouge monégasque, la Croix-Rouge slovaque et la Croix-Rouge suédoise.La Croix-Rouge suédoise, grâce à une généreuse contribution de la loterie Post Code suédoise, continue de soutenir SOS MEDITERRANEE dans l’adoption de technologies avancées visant à renforcer l’efficacité des opérations de recherche et de sauvetage en mer. Ce projet se poursuivra en 2026.· Visuels:Photos et vidéos supplémentaires disponibles ici: LINK· Audio:Une interview sur IFRC News, le podcast d’actualités hebdomadaire de l’IFRCPour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse : [email protected] Budapest:Nora Peter, +36 70 953 7709A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67

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La Plateforme mondiale sur la migration

Notre Plateforme mondiale de l’IFRC sur la migration et les déplacements unit l’action locale et mondiale afin de garantir que les personnes exposées au risque de déplacement, les personnes en mouvement et les communautés qui les accueillent puissent vivre dans la dignité, la sécurité et avec des perspectives d’avenir.

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Déclaration : L’attaque contre l’Ocean Viking est profondément préoccupante, mettant en danger les travailleurs humanitaires et les survivants en Méditerranée

Budapest/Genève, 12 septembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) déplore fermement l’attaque contre le navire de recherche et de sauvetage Ocean Viking le 24 août.Au moment de l’attaque en Méditerranée centrale, 87 personnes secourues se trouvaient à bord, ainsi que cinq membres du personnel de l’IFRC et dix-neuf de SOS MEDITERRANEE.Bien que tout le monde ait pu débarquer sain et sauf, l’attaque a provoqué une forte détresse chez les personnes et causé d’importants dommages à la passerelle du navire ainsi qu’à des équipements de sauvetage essentiels. En conséquence, le navire ne sera pas opérationnel dans un avenir proche.« Cela souligne non seulement les risques croissants pour ceux qui entreprennent des opérations de sauvetage en Méditerranée, mais aussi la dangereuse réalité à laquelle sont confrontés les travailleurs humanitaires dans le monde entier », a déclaré Birgitte Bischoff Ebbesen, directrice régionale de l’IFRC pour l’Europe.« Menacer des personnes secourues et celles qui sauvent des vies est inacceptable. Nous appelons toutes les autorités concernées à garantir que des responsabilités soient établies et à tout mettre en œuvre pour qu’un tel incident ne se reproduise pas. »Chaque année, des milliers de personnes tentent de traverser la Méditerranée centrale, l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde. Les opérations de recherche et de sauvetage restent une nécessité humanitaire, garantissant que les personnes en détresse en mer soient mises en sécurité. Pour que ces opérations soient possibles, les travailleurs humanitaires et les civils ne doivent jamais être pris pour cibles.L’IFRC reste fermement engagée à soutenir les personnes en mouvement à travers ses points de services humanitaires en Méditerranée et au-delà, afin que celles et ceux contraints d’entreprendre des voyages dangereux puissent avoir accès à la sécurité, aux soins et à la dignité, où qu’ils se trouvent.Depuis 2021, le partenariat IFRC–SOS MEDITERRANEE à bord de l’Ocean Viking a permis de mener 156 missions de sauvetage, apportant une assistance immédiate à plus de 8 600 personnes, notamment en nourriture, eau, soins médicaux et soutien psychosocial. Ce travail vital s’inscrit dans un engagement plus large et à long terme visant à protéger et assister les personnes en mouvement sur l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde.Pour plus d'informations, merci de contacter, [email protected] Budapest:Corrie Butler +36 704306506Nora Peter+36 70 265 4020A Genève:Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67

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Journée mondiale des réfugiés 2025 : Apporter de l’espoir aux personnes forcées de fuir la plus grande crise de déplacement au monde

Depuis plus de deux ans, le Croissant-Rouge égyptien représente une bouée de sauvetage essentielle pour des dizaines de milliers de personnes contraintes de fuir le conflit dévastateur au Soudan.Depuis le début de la crise en avril 2023, les volontaires et le personnel du Croissant-Rouge se sont rapidement mobilisés — intervenant en seulement deux jours pour installer des points de services humanitaires aux postes-frontières de Qustul et Arqeen, dans le sud de l’Égypte.Ces points ont offert des premiers secours d’urgence, des dépistages médicaux, un soutien psychosocial, de la nourriture, de l’eau et des produits d’hygiène à des milliers de familles soudanaises arrivant en Égypte avec pour seul bien les vêtements qu’elles portaient.« Nous avons agi immédiatement, » a déclaré la Dre Amal Emam, directrice exécutive du Croissant-Rouge égyptien. « En 48 heures, nous avions mis en place des points de services humanitaires aux principaux postes-frontières — offrant non seulement une aide d’urgence, mais aussi de la dignité et de l’espoir. »Les efforts n’ont pas faibli au cours des deux dernières années, alors que les combats et les déplacements au Soudan ont forcé plus de 12,3 millions de personnes à fuir leur foyer. La majorité a été déplacée à l’intérieur du pays, mais près d’un tiers - soit 4 millions de personnes - sont devenues réfugiées dans des pays voisins tels que le Tchad, l’Égypte et le Soudan du Sud.Pour répondre aux besoins urgents des personnes en détresse cherchant refuge en Égypte, le Croissant-Rouge égyptien a :Fournit des soins médicaux à plus de 139 000 personnes;Distribué une aide en espèces à 5 000 familles;Offert un soutien psychosocial à plus de 10 000 personnes, y compris des enfants;Facilitée 12 940 connexions téléphoniques et internet, locales et internationales, pour aider les personnes à rétablir le contact avec leurs proches;Distribué plus de 210 000 kits d’hygiène, 1,3 million de bouteilles d’eau et 1 million de repas prêts à consommer.Pour renforcer ses efforts, le Croissant-Rouge a activé sa branche d’Assouan et formé des équipes d’intervention dans les régions frontalières — garantissant ainsi la disponibilité des services non seulement aux points de passage, mais aussi dans la ville d’Assouan, à Abou Simbel et dans des centres de transit clés comme la gare ferroviaire d’Assouan.Une attention particulière a également été portée aux personnes en situation de handicap, aux personnes âgées et aux enfants — afin d’assurer un accès inclusif à l’aide et de créer des espaces adaptés aux enfants pour un accompagnement psychologique.Solidarité internationale, action rapide et continueAu-delà des frontières de l’Égypte, le Croissant-Rouge égyptien a étendu sa solidarité à ceux qui se trouvent encore au Soudan. En collaboration avec le gouvernement égyptien, il a affrété trois navires transportant plus de 1 000 tonnes de secours vitaux à destination des communautés soudanaises toujours en difficulté dans le pays.Ces efforts n’auraient pas été possibles sans l’engagement de centaines de volontaires du Croissant-Rouge égyptien, qui ont consacré plus de 340 000 heures de service depuis le début de la crise — faisant preuve de compassion, de courage et de constance face à l’une des urgences humanitaires les plus complexes de la région.La réponse du Croissant-Rouge égyptien face aux déplacements massifs de populations en provenance du Soudan a également été soutenue par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) à travers son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF), qui a alloué 305 832 francs suisses à cette opération. Ce financement a permis au Croissant-Rouge égyptien de fournir une assistance immédiate et vitale.Pour intensifier la réponse et faire face aux besoins humanitaires croissants à la frontière entre le Soudan et l’Égypte, l’IFRC a également lancé un Appel d’urgence, qui vise à mobiliser des ressources supplémentaires pour soutenir le Croissant-Rouge égyptien dans le renforcement de ses opérations.Découvrez comment vous pouvez vous joindre à nous pour faire preuve de solidarité envers les réfugiés à travers le monde.Help support refugees and others displaced by fighting in SudanIFRC’s approach to migration and displacementGlobal Route-Based Migration ProgrammeHumanitarian Service PointsWorld Refugee Day: Syrian refugees in Jordan stitch a new life through skills training and education

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Message de l'IFRC pour la Journée mondiale des réfugiés : « Nous sommes avec vous »

Imaginez avoir 24 ans et être mère de deux enfants. Soudain, un conflit armé éclate dans votre pays, balaie votre ville, et vous êtes contrainte de fuir pour sauver votre vie. Vous partez à pied, avec vos enfants et tout ce que vous pouvez emporter.C’est le sort qu’a connu Munana, 24 ans, obligée de fuir sa maison dans la région du Darfour, au Soudan, avec ses enfants en 2024. En arrivant à Adré, au Tchad, près de la frontière soudanaise, sa famille a immédiatement reçu le soutien de la Croix-Rouge du Tchad.« Le trajet entre le Soudan et ici a été très difficile », raconte-t-elle. « À notre arrivée, la Croix-Rouge nous a accueillis. Ils nous ont donné une tente, des lampes, des articles de toilette et de l’eau. »Ce témoignage n’est qu’une histoire parmi des milliers d’autres dans le monde, de personnes contraintes de fuir simplement pour trouver un lieu sûr pour elles et leur famille. Et c’est un exemple parmi tant d’autres de l’action de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui envoient un message fort à des personnes comme Munana : vous n’êtes pas seules – nous sommes à vos côtés.À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés 2025, célébrée le 20 juin sous le thème de la solidarité, l’IFRC invite les populations du monde entier à exprimer leur solidarité par des actes concrets. Cela signifie : nous aider à renforcer l’empathie et la compréhension autour des réalités vécues par les réfugiés, et soutenir notre travail qui transforme des vies là où les besoins sont les plus pressants.Nous vous appelons à vous tenir aux côtés de personnes comme Abdel, qui supervise les volontaires ayant accueilli Munana au Point de service humanitaire (PSH) de la Croix-Rouge du Tchad à Adré – un dispositif soutenu ici par la Croix-Rouge britannique.Dans des points de service humanitaire comme celui-ci, la Croix-Rouge soutient les réfugiés là où ils se trouvent – le long des routes migratoires, dans les camps, ou au sein des communautés hôtes – en fournissant de la nourriture, un soutien psychosocial, des services de protection pour les plus vulnérables, des abris et un accompagnement à la relocalisation.Dans certaines zones, la Croix-Rouge propose également une aide en espèces, afin que les personnes puissent choisir ce dont elles et leurs familles ont le plus besoin, tout en conservant leur dignité et leur autonomie. Entouré de tant de souffrance, Abdel voit dans cette mission une source de réconfort et de joie. « On me demande souvent : qu’est-ce que le bonheur ? Pour moi, le bonheur, c’est aider les autres », dit-il.Une crise mondialeLa solidarité avec les personnes réfugiées est plus cruciale que jamais, face à l’ampleur des déplacements forcés dus à la violence dans le monde. Même certaines des plus grandes crises humanitaires mondiales ne reçoivent pas toujours l’attention qu’elles méritent.Le Soudan, par exemple, connaît actuellement la plus grande crise de déplacement au monde, avec plus de 12,3 millions de personnes contraintes de fuir leur foyer en raison du conflit civil en cours. La majorité d’entre elles ont été déplacées à l’intérieur du pays, mais près d’un tiers – soit 4 millions de personnes – ont trouvé refuge dans des pays voisins comme le Tchad, l’Égypte ou le Soudan du Sud. Pourtant, cette crise d’une ampleur colossale reste largement absente des projecteurs médiatiques internationaux.Malheureusement, le Soudan n’est pas un cas isolé. D’autres conflits à travers le monde forcent également des millions de personnes à quitter leur maison pour chercher un lieu sûr. Selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 123 millions de personnes sont aujourd’hui déplacées de force à travers le monde.Parmi elles, 36,8 millions sont des réfugiés – c’est-à-dire qu’elles ont fui vers un autre pays que le leur pour chercher la sécurité – et 8,4 millions sont des demandeurs d’asile, en attente d’une reconnaissance officielle de leur besoin de protection internationale.Une réponse à l’échelle mondialeL’ampleur des déplacements de population dans le monde explique pourquoi plus de 165 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge œuvrent pour soutenir les personnes en mouvement – migrants et réfugiés – partout où elles ont besoin d’aide.Parmi elles, 115 Sociétés nationales soutiennent directement les réfugiés et les demandeurs d’asile, à la fois dans le cadre de réponses d’urgence et de programmes à plus long terme. Cet accompagnement s’étend aux contextes de crise et d’urgence, comme au Bangladesh, dans les pays voisins du Soudan, ou encore dans ceux limitrophes de l’Ukraine.Les Sociétés nationales protègent également les migrants et réfugiés empruntant des routes migratoires périlleuses aux quatre coins du globe.Cela inclut les 63 Sociétés nationales participant au Programme mondial de l'IFRC sur les migrations fondées sur les routes migratoires (Global Route-Based Migration Programme), qui vise à sauver des vies et améliorer la sécurité et la dignité de 4,7 millions de personnes en mouvement chaque année – qu’il s’agisse de migrants, de réfugiés, de personnes déplacées ou de communautés hôtes.Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont présentes dans les centres d’appel pour aider à rétablir les liens familiaux. On les retrouve également dans les aéroports, gares routières ou ferroviaires, où elles offrent aux personnes un espace sûr pour se reposer.Le soutien apporté est aussi unique que l’histoire de chaque personne en mouvement : il peut inclure des soins de santé, le rétablissement des liens familiaux, un soutien en santé mentale et psychosocial, des services de protection, de l’information, de la nourriture et d’autres biens essentiels. Il existe même un point de service humanitaire en mer : le navire de sauvetage Ocean Viking effectue régulièrement des opérations de secours auprès d’embarcations de migrants en détresse en mer Méditerranée centrale.Un voyage en coursLa solidarité avec les réfugiés ne s’arrête pas une fois qu’ils arrivent dans une nouvelle communauté ou un nouveau pays. Car bien souvent, une nouvelle vie commence – et avec elle, un parcours semé de nouveaux défis.Si certains réfugiés parviennent à s’intégrer avec succès, nombreux sont ceux qui font face à d’immenses difficultés : la perte de contact avec leurs proches, un accès limité aux services de santé ou de protection sociale, ou encore l’exposition à la discrimination, la traite d’êtres humains, l’exploitation, des obstacles juridiques et culturels, voire à la violence.Et même lorsque tout semble se passer « relativement bien », il n’est pas toujours facile de se sentir chez soi dans un nouveau pays, une nouvelle culture. S’adapter prend du temps. C’est pour cette raison que des Sociétés nationales comme la Société du Croissant-Rouge du Tadjikistan s’efforcent d’aider les personnes réfugiées à s’installer et à se sentir chez elles.Avec le soutien du Partenariat Programmatique, financé par ECHO (protection civile et opérations d’aide humanitaire de l’Union européenne), l’IFRC appuie la Société du Croissant-Rouge du Tadjikistan dans la fourniture d’une aide concrète aux réfugiés : aide en espèces, colis alimentaires, kits d’hygiène, matériel de logement, entre autres. Ce soutien a également permis d’organiser des formations professionnelles dans divers domaines comme la cuisine, la conduite, l’esthétique, ainsi que des cours d’anglais pour les enfants afghans.Changer de mentalitésIl existe de nombreux exemples à travers le monde illustrant ce travail de solidarité mené par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge.Ainsi, de nombreuses Sociétés nationales en Europe offrent un soutien en santé mentale et psychosocial, ainsi que des cours de langue aux réfugiés venant d’Ukraine.D'autres initiatives visent à favoriser une meilleure compréhension des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants. Dans le cadre de son engagement de longue date contre le racisme, la Croix-Rouge finlandaise a par exemple développé l’outil numérique Identify and Act Navigator : une application conçue pour aider les utilisateurs à identifier leurs propres biais et à savoir quand et comment intervenir face à des situations de racisme.En l’espace de trois mois, l’application a été consultée par environ 20 000 personnes, et près de 8 000 d’entre elles ont complété l’ensemble des étapes et des scénarios proposés par le programme.En savoir plus sur la façon dont vous pouvez vous joindre à nous en solidarité avec les réfugiés du monde entierL'approche de l'IFRC en matière de migration et de déplacementProgramme mondial sur les migrations basées sur les itinérairesPoints de services humanitairesEtude de cas : L'équipe mobile de la Croix-Rouge de Boznie-HerzégovineEtude de cas : L'équipe mobile de migration de la Croix-Rouge de ChypreEtude de cas : Section locale de Palilula, Croix-Rouge serbeEtude de cas : Point de service humanitaire de la Croix-Rouge slovèneÉtude de cas : Centre d'accueil de la Croix-Rouge du MonténégroJournée mondiale des réfugiés : Les réfugiés syriens en Jordanie s'ouvrent à une nouvelle vie grâce à la formation professionnelle et à l'éducation | IFRC

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Mauritanie : Un soutien accru est nécessaire pour faire face aux besoins croissants des réfugiés maliens

Par Fatma Lô (Croissant-Rouge mauritanien) et Moustapha Diallo (IFRC)Le village d’Aghor, situé à Bassikounoudans la région de Hold El Chargui, au sud-est de la Mauritanie, est un lieu où des milliers de personnes ayant fui le conflit au Mali voisin, ont trouvé refuge depuis plus de onze mois.Dans un camp de fortune, se trouvent des femmes, des enfants, des personnes âgées et des familles entières, qui tentent de reconstruire leur vie malgré les difficultés et les incertitudes qu’ils rencontrent au quotidien, loin de leurs localités d’origine.Les conditions de vie y sont déplorables et l’accès aux services de base y est très limité, exposant les réfugiés à l’insécurité alimentaire et aux risques sanitaires.Dans cette communauté en quête de stabilité et de sécurité, le Croissant-Rouge mauritanien, a été l’une des premières organisations humanitaires à intervenir, à travers notamment la distribution de cash et d’articles ménagers essentiels.L’histoire poignante d’une réfugiéeRencontrée sur place, Marieme Mint Hamdinou, 40 ans et mère de quatre enfants, nous plonge dans ses souvenirs, le regard lointain.« Nous sommes arrivés ici en novembre 2023. Nous avons quitté notre village (Tombouctou au Mali) emportant seulement ce que nous pouvions porter» dit-elle.Pour Marième et sa famille, la route vers la Mauritanie fut longue et périlleuse, mais face à l’intensification de l’insécurité et des affrontements armés, elles n’ont eu d’autre choixque de partir.«Lorsque nous sommes arrivés à Fassala, un des points d’entrée en Mauritanie, nous étions épuisés, affamés et terrifiés» souligne Marieme.Sans argent, ni de famille d’accueil, Marieme et sa famille n’ont dû leur salut, qu’à la générosité de travailleurs humanitaires et des autorités mauritaniennes qui les ont accueillis, avant de les installer à Aghor, car le camp de Mbera établi depuis 2012 pour accueillir les réfugiés maliens a atteint son niveau de saturation.«Les premières semaines dans le camp ont été particulièrement difficiles. Je me sentais impuissante face à certains besoins vitaux de ma famille, comme manger, boire, se laver, se loger correctement etc.» explique Marieme. Pour survivre, elle était obligée de quémander et de s’endetter.Soutien du Croissant-Rouge Mauritanien et constante croissance des besoins.L'histoire de Marieme et ses enfants est similaire à celle de nombreuses femmes et familles réfugiées à Aghor. Grâce à une opération de distribution de cash du Croissant-Rouge mauritanien, financée par l'IFRC, bon nombre d’entre elles ont pu relever la tête, ne serait-ce que temporairement.«Avec l’argent reçu, j’ai pu payer mes dettes et acheter certains aliments pour nourrir ma famille mais il y a tellement de besoins non couverts et de nombreuses familles n’ont pas encore reçu d’aide, sans compter celles qui continuent à arriver» dit Marieme.La Mauritanie assiste depuis l’année dernière à un nouvel afflux massif de réfugiés maliens qui fuient l’intensification du conflit et des affrontements armés dans leur pays. Au 30 septembre 2024, on dénombrait quelque 260,000 réfugiés maliens et plus de 12,000 retournés.La région du Hodh El Chargui, dont les ressources sont très limitées, accueille la plupart d’entre eux. Environ 152,000 réfugiés vivent en dehors des camps officiels, sans abri adéquat et sans accès aux autres services de base, comme l’eau, l’assainissement, les soins de santé, à l’image du camp de fortune d’Aghor.La réponse du Croissant-Rouge mauritanien a permis depuis le mois de mai de fournir du cash à un millier de ménages et de distribuer des kits d’abris, des nattes et des moustiquaires aux ménages déplacés les plus vulnérables, mais cela est loin d’être suffisant car les besoins humanitaires sont importants.Face à l'arrivée continue de réfugiés et à leurs besoins croissants, l'IFRC a lancé un appel d'urgence de 4 millions de francs suisses afin d’aider le Croissant-Rouge mauritanien à intensifier sa réponse.Les fonds collectés serviront à soutenir 61 750 personnes par le biais d’une réponse holistique, comprenant la distribution d’abris d’urgence et d’articles ménagers essentiels, la distribution de cash, la fourniture d’eau, de services de santé et la mise en œuvre de stratégies de protection.Les fonds permettront également la création de points de services humanitaires (PSH) où les personnes peuvent accéder à un large éventail de services, tels que l’eau potable, le soutien nutritionnel, les soins de santé d’urgence et les premiers secours, les services de soutien psychologique (SSP), quel que soit leur statut.L'IFRC a également lancé un appel d'urgence distinct pour soutenir la Croix-Rouge malienne dans ses efforts d'assistance aux personnes déplacées par la violence et les graves inondations.

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Urgence

Mali: Une situation d'urgence complexe

Le Mali est confronté à une grave crise humanitaire en raison d'inondations sans précédent et d'un conflit armé permanent qui ont entraîné le déplacement de milliers de personnes, la destruction d'habitations et la dévastation de l'économie agricole. Alors que le pays est aux prises avec cette situation d'urgence complexe, des millions de personnes sont privées de produits de première nécessité tels que la nourriture et l'eau potable. Votre don nous aide à faire une différence significative pour les 200 000 personnes soutenues par la Croix-Rouge malienne dans le cadre de cette réponse.

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Urgence

Mauritanie: Mouvements de population

Le conflit interne au Mali s'est intensifié tout au long de l'année 2024, augmentant les déplacements de civils vers la Mauritanie. Au 30 septembre de cette année, 262 000 réfugiés avaient franchi la frontière avec la Mauritanie et environ 12 400 civils mauritaniens étaient rentrés du Mali. Les services dans les camps sont déjà limités en raison de la surpopulation et du manque de services humanitaires, et ceux qui vivent en dehors des camps ont un accès extrêmement limité aux services de base, tels que les abris, l'eau, l'assainissement, la nourriture, les soins de santé, la protection et l'éducation. Votre don aidera l'IFRC à faire une différence significative pour les 61 760 personnes soutenues par le Croissant-Rouge mauritanien dans le cadre de cette intervention.

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Journée mondiale des réfugiés : Les réfugiés syriens en Jordanie s'ouvrent à une nouvelle vie grâce à la formation professionnelle et à l'éducation

Par Joe Baaklini, IFRC Communications OfficerLorsque Faten a fui la Syrie déchirée par la guerre en 2012, elle s'est retrouvée réfugiée dans un camp de fortune dans la ville d'Al-Lubban, en Jordanie. Elle vivait dans une tente avec son mari - qui était le seul à subvenir aux besoins de la famille - et ses enfants.La situation de la famille a empiré lorsque le mari de Faten est tombé malade et n'a plus pu subvenir aux besoins de la famille. C'est à ce moment-là que Faten a compris qu'elle devait agir rapidement pour subvenir aux besoins de son mari et de ses enfants. Grâce à ses amis, Faten a entendu parler d'une série de formations professionnelles organisées par le Croissant-Rouge jordanien. Elle y a vu une opportunité de carrière et l'a saisie.«Je n'avais jamais travaillé auparavant, j'ai donc dû acquérir de nouvelles compétences», explique Faten, qui participe à ces ateliers et travaille depuis 2013.«J'ai participé à des ateliers de couture et de crochet, qui m'ont été très bénéfiques. Grâce à ces formations, je gagne maintenant suffisamment d'argent pour subvenir aux besoins de mon mari et de mes enfants. Mais ce n'est pas seulement l'argent qui compte, c'est aussi le sentiment d'être capable et autonome.»Une bouée de sauvetage pour les moyens de subsistance et la dignitéLes ateliers du Croissant-Rouge jordanien offrent une bouée de sauvetage aux réfugiés du camp d'Al-Lubban, en leur permettant d'acquérir des compétences précieuses en matière de cuisine, de pâtisserie, de fabrication de savon, de couture et de crochet.En apprenant de nouveaux métiers ou en redécouvrant des talents oubliés, les réfugiés acquièrent la confiance et la capacité de générer des revenus. Cela leur permet non seulement de subvenir à leurs besoins de base, mais aussi de retrouver un sentiment de dignité et d'utilité.« La plupart des réfugiés qui suivent ces formations veulent améliorer leur vie», explique Nawal Sadeq, formatrice professionnelle pour le Croissant-Rouge jordanien, qui a suivi des ateliers similaires il y a plusieurs années et a fini par créer sa propre entreprise.« Elles veulent une source de revenus et un avenir meilleur. Grâce à nos formations, ces femmes créent leur propre entreprise et/ou trouvent des emplois qui leur permettent de subvenir à leurs besoins. »Le programme du Croissant-Rouge jordanien ne se limite pas à des ateliers. « Mais le soutien du Croissant-Rouge ne s'est pas arrêté là, puisqu'il m'a offert un four, m'aidant ainsi à lancer ma propre affaire de cuisine, » affirme Fatima,également réfugiée syrienne à Al-Lubban. « Je suis très reconnaissante et très fière de moi. Je paie mon loyer et je subviens aux besoins de mes deux filles maintenant.»Un nouveau départ sainLe Croissant-Rouge jordanien inclut également des interventions sanitaires dans son programme de soutien. La Société nationale organise des visites médicales périodiques tout au long de l'année, assurant ainsi le bien-être physique et mental des réfugiés.« Dans le cadre de nos efforts pour protéger les populations vulnérables et leur dignité, nous organisons des visites sanitaires dans les camps de fortune, comme celui d'Al-Lubban, où nous mettons régulièrement en place des cliniques mobiles qui fournissent des traitements et des médicaments aux réfugiés» explique Mahmoud Al-Eswid, responsable de la distribution des secours au Croissant-Rouge jordanien.Selon Mahmoud, l'éducation et les possibilités d'apprentissage sont tout aussi importantes que les examens de santé réguliers. Il ajoute :« L'éducation est la plus importante de toutes et c'est ce sur quoi nous essayons de nous concentrer avec les réfugiés ici dans le camp d'Al-Lubban ; leur apprendre à lire et à écrire, les former à de nouvelles compétences, tout cela est crucial pour leur intégration dans leur nouvelle communauté. Cela leur permet de se construire un avenir meilleur, tant pour eux que pour la communauté».Découvrez comment le réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge veille à ce que les migrants ne soient #PasSeuls.

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«Si quelqu’un me racontait cette histoire, je ne la croirais pas»

C’est l’une de ces histoires qui paraît invraisemblable, même pour les personnes directement concernées. «Je pense que si quelqu’un me racontait cette histoire, je ne la croirais pas… mais c’est à moi qu’elle est arrivée», s’exclame Hassan al-Kontar,réfugié syrien âgé de 38ans, qui vit aujourd’hui dans la province de Colombie-Britannique, au Canada. En 2018, Hassan a été pour les médias, plusieurs mois durant, «l’homme de l’aéroport», en raison de sonséjour de sept mois dans l’aéroport de Kuala Lumpur. Son histoire commence en 2011, lorsque le conflit éclate en Syrie. Hassan, qui vivait alors dans les Émirats arabes unis (EAU), décide de ne pas regagner son pays, en proie à la guerre civile, où il aurait probablement été enrôlé dans l’armée dès son retour. Il reste donc aux EAU jusqu’à la date d’expiration de son visa. Déporté en Malaisie, il dépose alors des demandes d’asile dans de nombreux pays, dont le Canada. Dans l’intervalle, il attend dans l’aéroport. Mais l’attente se prolonge. Hassan dort sur les sièges du terminal et campe, tant bien que mal, dans un petit espace niché sous des escaliers roulants. Il noue des liens avec les nettoyeurs, qui lui apportent de la nourriture et du café (les boutiques de l’aéroport sont situées dans une zone à laquelle il n’a pas accès). Les jours passent lentement, marqués par l’ennui, rythmés par les annonces constantes d’embarquement. Hassanmanque des événements familiaux importants, comme le mariage de son frère, auquel il assiste par Skype. Désespéré et désœuvré, il se tourne vers les réseaux sociaux; il devient bientôt un phénomène sur Internet et dans les médias, qui parlent de lui comme d’une version authentique du personnage de Tom Hanks dans le filmLe Terminal. «Les petites choses du quotidien — comme prendre une douche, laver ses habits, se procurer des médicaments — deviennent soudain impossibles», explique-t-il. «Je me souviens du 122ejour. J’ai ressenti une drôle de sensation que j’avais du mal à m’expliquer, jusqu’à ce que je découvre que quelqu’un avait ouvert une porte donnant sur l’extérieur. C’était la première fois en 120 jours que je respirais de l’air frais.» Finalement, c’est en novembre 2018 qu’un groupe de citoyens canadiens agissant à titre privé a réussi à parrainer la demande d’immigration de Hassan, et qu’il a pu embarquer sur un vol à destination de Colombie-Britannique. Le Canada était le premier pays au monde à lancer un programme de parrainage privé, qui permet à cinq ressortissants canadiens ou résidents permanents dans le pays de parrainer collectivement un réfugié. «De simples citoyens sauvent des vies en intervenant directement, explique Hassan. Pour moi, ces gens sont des héros.» De l’incertitude à l’intégration L’expérience vécue par Hassan à l’aéroport n’est qu’un exemple dessituations d’incertitudequi sont souvent le lot des réfugiés: bloqués aux frontières, dans l’impossibilité de poursuivre leur voyage ou de revenir sur leurs pas, tentant d’obtenir l’asile et réduits à attendre un signe d’espoir. L’histoire de Hassan illustre ce qui peut se produire lorsque desréfugiés se voient donner la possibilité de saisir leur chanceet de se rendre utiles à leur communauté d’accueil. Pour Hassan, cela signifie, entre autres, revêtir le dossard rouge bien connu des volontaires et du personnel de la Croix-Rouge canadienne. Inspiré par l’action du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en Syrie, comme dans bien d’autres zones de conflit et situations d’urgence de par le monde,Hassan décide, alors que son pays d’adoptionsubit une violente pandémie de Covid-19, d’agir à son tour pour aider les autres. «Travailler pour la Croix-Rouge, pour moi, c’est un rêve qui se réalise, assure-t-il. C’est une manière de rendre quelque chose à la communauté qui m’a accueilli et qui m’a donné une chance. C’est ma manière de montrer aux Canadiens qu’ils ont eu raison de me faire confiance.» «Peur d’oublier» Pourtant, la vie n’est pas toujours facile pour un réfugié séparé de sa famille vivant à l’autre bout du monde. «C’est mon sort, et c’est le destin de tout réfugié, de vivre entre deux mondes», dit Hassan. Ce sont les petites choses — l’arôme du café ou l’odeur de la pluie sur le pavé en été —qui évoquent des souvenirs de son foyer en Syrie, où sa famille possède une petite ferme. «J’ai peur d’oublier», confie-t-il alors qu’il prépare un café à la syrienne dans son appartement de Vancouver. «Je n’ai pas vu ma mère ni mes frères et sœurs depuis 12 ans. Je ne veux pas perdre le lien avec eux.» «Qu’est-ce que cela signifie, d’être Syrien ?» Hassan considère que sa mission consiste maintenant àaider sa famille et d’autres réfugiésà accéder au même sentiment de sécurité qui est le sien aujourd’hui. Il travaille avec un groupe qui aide à parrainer d’autres réfugiés, et continue à poster des messages sur les réseaux sociaux afin de faire mieux connaître le sort des réfugiés.Il a même écrit un livre intituléMan @ the_airport. «J’aimerais que les Occidentaux comprennent mieux les réfugiés syriens, dit-il. Je voudrais combler le fossé entre nos cultures. Qu’est-ce que cela signifie, d’être Syrien, sans aucune possibilité d’action, sans voix?» Pourtant, Hassan ne perd pas espoir. Non sans ironie, il souligne queles restrictions causées par la pandémie de Covid-19 ont permis à de nombreuses personnes de mieux comprendre les souffrances endurées par les réfugiés.«Pendant la pandémie, quand toutes les frontières étaient fermées, les gens ont pu se faire une vague idée de la situation qu’ont toujours connue les réfugiés. Tous les aéroports étaient des zones interdites et tous les passeports, quelle que soit leur couleur, étaient inutiles: telle est bien la situation que vivent la plupart des réfugiés dans le monde aujourd’hui.» -- Cette histoire a été produite et publiée à l'origine par le magazine de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Pour en savoir plus sur le magazine et lire d'autres histoires comme celle-ci, cliquez ici.

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Communiqué de presse

La Syrie reste en crise - le monde, et les donateurs, ne doivent pas se retirer maintenant

Alors que la Syrie traverse sa onzième année de crise incessante, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge appelle une nouvelle fois la communauté internationale à ne pas oublier les besoins humanitaires persistants dans le pays. À l'heure actuelle, la population syrienne a besoin d'une solidarité et d'un soutien constants afin de faire face aux hostilités, aux difficultés économiques, aux infrastructures paralysées et aux immenses besoins humanitaires du pays. Actuellement, au moins 14,6 millions de personnes ont besoin d'aide et sont plus dépendantes de l'aide que jamais. Les acteurs humanitaires, dont le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, fournissent une bouée de sauvetage en réponse à des besoins énormes. Malgré les problèmes de sécurité et les blocages politiques, nous trouvons des moyens de réparer les infrastructures essentielles et de faire en sorte que les populations aient accès à des services de base tels que l'eau potable, l'électricité et des services de santé opérationnels. Pour être en mesure de relever ces défis humanitaires, nous avons besoin d'un soutien financier continu de la part de la communauté internationale. On ne saurait trop insister sur l'importance du soutien à la poursuite d'une action humanitaire vitale. Alors qu'une grande partie de l'attention du monde s'est tournée vers d'autres crises, comme en Ukraine, des millions de personnes restent dans le besoin en Syrie. "Le conflit armé en Ukraine ajoute une nouvelle couche de difficultés à la situation en Syrie", a déclaré Fabrizio Carboni, directeur régional du CICR pour le Proche et le Moyen-Orient. "Nous sommes inquiets de l'aggravation de l'insécurité alimentaire et de la hausse constante des prix. Même si le conflit ukrainien prenait fin demain, l'impact sous-jacent de la crise climatique et la pression qu'elle exerce sur les ressources en eau et la production alimentaire nous laisseraient encore de nombreux problèmes à gérer." Notre Mouvement répond aux besoins des personnes en Syrie depuis les premiers jours du conflit, avec des volontaires et des employés fournissant une aide vitale aux personnes dans des zones que d'autres ne peuvent atteindre. Sans eux, cette catastrophe humanitaire aurait été bien pire. Chaque mois, nous aidons des millions de personnes à l'intérieur de la Syrie ; pour que ce travail salvateur puisse se poursuivre, les travailleurs humanitaires doivent avoir un accès durable, sûr et non motivé par des considérations politiques à toutes les personnes, familles et communautés dans le besoin. Nous demandons aux États et à toutes les parties au conflit de veiller à ce que le droit international humanitaire soit respecté dans leurs opérations. Le Dr Hossam Elsharkawi, directeur régional de l'IFRC pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, a déclaré : "Nous avons vu avec la crise ukrainienne comment la réduction des mesures restrictives sur les activités humanitaires a permis à notre Mouvement d'atteindre rapidement des millions de personnes qui ont désespérément besoin d'aide. J'appelle les donateurs à faire preuve de la même souplesse dans le contexte syrien. Idéalement, en étendant les mêmes exemptions et licences humanitaires. Cela créera de meilleures conditions pour minimiser les souffrances inutiles et apporter la dignité aux personnes touchées." Des millions de Syriens vivant en dehors de leur pays continuent également d'avoir besoin de soutien ; les pays voisins accueillent actuellement la majorité des personnes qui ont fui la violence en Syrie. En Turquie, au Liban, en Jordanie et en Irak, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge apportent leur soutien aux personnes qui ont fui, ainsi qu'aux communautés qui les accueillent. Les pays d'Europe ont mis en œuvre un large éventail d'activités pour aider les Syriens à s'intégrer dans leurs communautés d'accueil, qu'il s'agisse de proposer des programmes de soutien psychosocial, de gérer des centres d'accueil ou de faciliter les procédures de réunification avec les membres de la famille restés au pays. Pour de plus amples informations, veuillez contacter : CICR: Jesus Serrano Redondo (Genève), M +41 79 275 69 93, email:[email protected] IFRC: Rana Sidani Cassou, M: +41 76 671 57 51 / +33 6 75 94 55 15, email:[email protected]

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Article

Le Croissant-Rouge koweïtien et le Croissant-Rouge égyptien apportent leur soutien es personnes fuyant l'Ukraine

Depuis le début du conflit en Ukraine, les équipes du Croissant-Rouge koweïtien et du Croissant-Rouge égyptien se sont précipitées pour apporter une aide humanitaire aux pays voisins de l'Ukraine. Le Croissant-Rouge koweïtien a fourni de la nourriture, de l'aide médicale et des fournitures nécessaires aux personnes en fuite touchées par le conflit. Le Croissant-Rouge égyptien, quant à lui, a aidé et évacué des Égyptiens de Pologne et de Roumanie, et a fourni une aide humanitaire à d'autres personnes touchées par le conflit, notamment des arabophones. Dr. Hilal Al Sayer, President des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Koweïtiena déclaré après avoir rencontré son homologue polonais, Jery Bisek : "L'aide koweïtienne comprend des médicaments, des fournitures médicales, de la nourriture, du lait pour les enfants et d'autres produits de première nécessité, et elle reflète la solidarité des dirigeants et du peuple koweïtiens avec les personnes touchées vivant dans des circonstances aussi difficiles." M. Al-Sayer a affirmé la volonté de son pays de participer à l'aide humanitaire dans toutes les régions du monde, conformément aux obligations humanitaires du Koweït. Il a souligné la nécessité d'explorer davantage tous les moyens de renforcer la coopération et la coordination conjointe pour aider à soulager les souffrances des réfugiés d'Ukraine, avec les organisations partenaires dans le domaine humanitaire et avec la Croix-Rouge polonaise. À son tour, le président de la Croix-Rouge polonaise a exprimé sa reconnaissance et sa gratitude après l'arrivée à l'aéroport de Varsovie, en Pologne, d'un avion militaire koweïtien chargé de matériel de secours et d'aide médicale, estimé à 33,5 tonnes. Bisek déclara: "Le Croissant-Rouge koweïtien est l'une des premières sociétés nationales à être intervenue pour apporter le soutien et l'assistance nécessaires aux personnes fuyant l'Ukraine", ajoutant que "les besoins sont encore très importants". Parallèlement, le Croissant-Rouge égyptien continue d'apporter son aide et son soutien aux étudiants et aux familles égyptiennes qu'il a aidé à évacuer en toute sécurité après qu'ils aient fui vers la Pologne et la Roumanie. Les volontaires ont travaillé sans relâche pour assurer le transport des Égyptiens fuyant l'Ukraine à travers les frontières de la Pologne et de la Roumanie jusqu'à l'aéroport. Ils leur ont également fourni un hébergement gratuit à l'hôtel et de la nourriture, des documents de voyage, une aide en espèces, des services médicaux et un soutien psychologique. Les étudiants et leurs familles ont exprimé leur profonde gratitude envers le Croissant-Rouge égyptien, qui s'est tenu à leurs côtés dans cette épreuve, a répondu à leurs besoins et a assuré leur retour en toute sécurité dans leur pays d'origine. Le Croissant-Rouge égyptien, en collaboration avec les sociétés de la Croix-Rouge polonaise et roumaine, a également créé deux centres de secours aux frontières ukrainienne-roumaine et ukraino-polonaise afin de fournir une aide aux Égyptiens, aux arabophones et aux autres personnes fuyant le conflit en Ukraine, en particulier les femmes et les enfants. Le Croissant-Rouge égyptien a également publié un slogan sur sa page Facebook "Sécurité et secours sans discrimination". Avant le conflit, 6 000 Égyptiens vivaient en Ukraine, dont 3 000 sont des étudiants inscrits dans les universités du pays.

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Les réfugiés racontent leur propre histoire

Grâce au Plan d'aide social d'urgence (ESSN- Emergency Social Safety Net (ESSN)), nous encourageons les réfugiés syriens vivant en Türkiye à raconter leurs histoires sur les réalités et les problèmes qui leur tiennent à cœur. Cette page est consacrée à la présentation des histoires d'Ahmed, d'Asmaa, de Nour, d'Alaa, de Farouk, d'Abdurrezak, de Luai et de Malak dans leurs propres mots.

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Communiqué de presse

#PowerToBe lancement d'une campagne visant à modifier la perception sur les réfugiés

Ankara/Berlin, 18 janvier 2022 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé une campagne visant à lutter contre les perceptions négatives des réfugiés à un moment de plus en plus critique en Europe. La campagne #PowerToBe suit quatre Syriens passionnés vivant en Turquie - Hiba, une musicienne, Eslam, un illustrateur, Ibrahim, un nageur et Mohammed, un amateur de café - qui reprennent le contrôle de leur vie grâce à l'aide d'une assistance mensuelle en espèces financée par l'UE, leur donnant finalement plus de pouvoir pour être eux-mêmes. Les quatre protagonistes rencontrent chacun numériquement des personnes influentes d'Allemagne, d'Italie, de Suède, de Turquie, du Portugal et de Pologne qui partagent une passion commune pour la musique, l'art, les sports nautiques et le café. La campagne montre comment des personnes de tous horizons peuvent se connecter les unes aux autres à hauteur d'yeux malgré les différences de langue ou d'origine. Dans le cadre de la campagne #PowerToBe, Eslam, quinze ans, s'entretient avec le célèbre illustrateur allemand Steffen Kraft, l'artiste de rue et peintre italienne Alice Pasquini et l'artiste de rue suédois Johan Karlgren sur sa passion pour l'illustration. "Dessiner beaucoup m'a aidé à montrer au monde, même si ce n'est qu'un peu, ce qui s'est passé en Syrie", dit Eslam. Ibrahim, qui est devenu paralysé pendant le conflit en Syrie, s'entretient avec Kris Kolanus, plongeur professionnel polonais, de la liberté et de l'absence de limites qu'ils ressentent tous deux dans l'océan. "Même si beaucoup de choses peuvent m'entraver, j'essaie de faire quelque chose. Pour l'année prochaine, je me prépare à traverser le Bosphore à la nage pour la compétition." Mohammed, père de deux enfants, s'entretient avec les fournisseurs turcs de grains de café Hasibe et Ümit de sa passion et des souvenirs liés au café. "Quand nous sommes arrivés en Turquie, dans une maison vide, nous n'avions rien du tout. Des frères turcs nous ont aidés, nous ont donné quelques meubles." Ils ont goûté son café et lui ont dit que c'était "le meilleur qu'ils aient jamais eu". Hiba, qui fréquente désormais une école de musique à Istanbul, s'est mise en relation avec l'auteur-compositeur-interprète portugais April Ivy, avec qui elle a écrit et chanté une chanson. "J'aime donner de l'espoir aux gens, car quelles que soient les difficultés que nous traversons, il y a aussi de belles choses qui se produisent", explique Hiba. La Turquie abrite actuellement la plus grande population de réfugiés au monde, avec près de quatre millions de personnes qui tentent de reconstruire leur vie. Environ 3,7 millions d'entre eux sont des Syriens qui ont fui le conflit qui a dévasté leur pays. Financé par l'Union européenne, le plan d'aide sociale d'urgence (ESSN) est le plus grand programme humanitaire de l'histoire de l'UE. Il fournit une aide mensuelle en espèces, via des cartes de débit, à près de 1,5 million de réfugiés vulnérables en Turquie. L'ESSN est mis en œuvre par le Croissant-Rouge turc et l'IFRC, en coordination avec le gouvernement turc. L'aide en espèces permet de soulager les réfugiés d'une année exceptionnellement difficile où beaucoup d'entre eux sont confrontés à une aggravation de la dette et de la pauvreté en raison des impacts secondaires du COVID-19. L'aide en espèces permet à des personnes comme Hiba, Eslam, Mohammed et Ibrahim d'avoir la liberté et la dignité de décider elles-mêmes comment couvrir leurs besoins essentiels comme le loyer, le transport, les factures, la nourriture et les médicaments. En même temps, elle leur donne la possibilité de réinvestir dans les communautés qui les accueillent, en soutenant l'économie locale turque. Cette année, nous avons vu les communautés vulnérables de réfugiés s'enfoncer davantage dans les difficultés, mais nous avons aussi vu leur espoir et leur force. À travers cette campagne, nous avons voulu mettre en lumière les contributions et la résilience dont ils font preuve malgré tous les défis. Lorsqu'ils reçoivent le soutien adéquat, le potentiel des réfugiés est infini. Jagan Chapagain Secrétaire Général de l'IFRC Hiba, Eslam, Ibrahim et Mohammed ont dû tout laisser derrière eux, mais ils se sont accrochés à leurs rêves et ont continué à les poursuivre avec passion. Le programme ESSN est une bouée de sauvetage pour eux et pour 1,5 million d'autres réfugiés vulnérables en Turquie, dont beaucoup ont été particulièrement touchés par la pandémie de coronavirus. Nous sommes fiers de voir la différence tangible qu'il apporte en leur donnant la possibilité de faire des choix pour leur vie. Janez Lenarčič Commissaire européen chargé de la gestion des crises Plus d'informations Cliquez ici pour télécharger plus de détails sur la campagne #PowerToBe, notamment de brèves informations sur chacune des personnes bénéficiant de l'aide de l'ESSN et sur les influenceurs qui y participent. You can also visit the #PowerToBe website and learn more about the ESSN on our website here. Vous pouvez également visiter le site web #PowerToBe et en savoir plus sur l'ESSN sur notre site web ici. Pour organiser des entretiens, veuillez contacter : A Berlin: Samantha Hendricks (Social Social), +49 1577 495 8901, [email protected] En Turquie: Nisa Çetin (Turkish Red Crescent), +90 554 830 31 14, [email protected] En Turquie: Corrie Butler (IFRC), +90 539 857 51 98, [email protected] En Turquie: Lisa Hastert (ECHO), +90 533 412 56 63. [email protected]

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Ressources pédagodiques sur les migrations

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) produit une gamme de ressources sur la meilleure façon de soutenir les migrants et les personnes déplacées. Découvrez-les ci-dessous.

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Migration: Nos programmes

Partout dans le monde, nos 191 Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont une bouée de sauvetage pour les migrants vulnérables et les personnes déplacées, où qu'elles soient et où qu'elles se trouvent.

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Soutenir les personnes en déplacement

Le principe fondamental d'humanité sous-tend l'ensemble de nos travaux sur les migrations et les déplacements. Quel que soit leur statut juridique, les États doivent protéger la sécurité, la dignité et le bien-être de tous les migrants et veiller à ce qu'ils aient accès aux services essentiels. Découvrez nos politiques, résolutions et stratégies qui guident notre travail quotidien de soutien aux personnes en déplacement.

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Migration et déplacement

Les migrations et les déplacements posent certains des plus grands défis humanitaires de notre époque. Notre travail d'aide aux personnes en mouvement se concentre à sauverlesvies et à prévenir la souffrance. Nous aidons également les personnes à faire face aux risques et aux défis liés à la migration et travaillons à protéger et restaurer leur dignité.

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Communiqué de presse

“It’s not a choice between security and dignity” – IFRC President on suffering of migrants in Niger

Niamey/Nairobi/Geneva, 22 February 2018 – Policies that prioritize control at the expense of the safety and dignity of migrants can be cruel, counterproductive, and contribute to increased suffering among people making their way towards the north African coast. This was the assessment of Francesco Rocca, the President of the International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC), after the first part of his four day visit to Niger. “It’s not a choice between security and dignity,” said Mr Rocca, at the end of his visit to Agadez. “We have to reject, absolutely, the idea that the decision by governments to reduce or constrain migration can ever justify the increased suffering of migrants”. Mr Rocca visited Agadez in northern Niger with Ali Bandiare, the President of the Red Cross of Niger. Agadez is a city on the edge of the Sahara Desert and on a major route for people travelling from West Africa to Libya and then beyond. Mr Rocca met migrants who spoke of being stranded in Niger, unable to head north because of increased security, and unable to return home. “There are migration policies that have failed for decades now,” said Mr Rocca. “People still want to move. What changes is that they are forced to take even greater risks, to take even more dangerous routes. “People in Agadez told me that the Sahara is just as deadly as the Mediterranean. The difference is that we don’t know how many people have died there, or what inhumanity they have faced,” he said. Mr Rocca chose Niger as the destination for his first visit to Africa as IFRC President because of the country’s prominent role as a transit point for many migrants. In 2017, an estimated 350,000 people travelled through Niger. However, in late 2015, a new law to control the movement of people, saw the number of detected migrants drop by 80 per cent. People making the journey were forced to find alternative routes. He called for a more effective humanitarian response in Niger, built on increased investment in local capacity. “We must rethink the humanitarian intervention, starting from the empowerment of local actors, who are best placed to respond properly to humanitarian challenges. Localization is a key word: this is why IFRC wants to strengthen its support to the Red Cross of Niger,” said Mr Rocca. “We call all our partners and stakeholders to support our efforts. Supporting our National Societies means supporting neutral, independent and impartial aid to everyone in need, including people on the move and local communities. Vulnerable people in Niger must not be left alone and need our engagement to guarantee human dignity and ensure protection and essential services.” Rocca also highlighted the importance of providing accurate and trustworthy information to people on the move, including information about risks, services, resources, rights and responsibilities.