Climatologique

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Sommet sur l’action climatique

Les catastrophes climatiques s’accélèrent — mais les solutions les plus efficaces sont souvent portées au niveau local. Le Sommet sur l’Action Climatique, organisé par l’IFRC et le Centre Climat de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, réunira des dirigeants mondiaux, des voix communautaires et des acteurs de l’innovation climatique afin d’explorer comment des actions menées localement peuvent aider le monde à mieux anticiper les catastrophes climatiques. En tant que plus grand réseau humanitaire au monde, l’IFRC agit chaque jour au sein de communautés confrontées aux impacts du climat. Ce sommet mettra en lumière les solutions déjà émergentes à l’échelle locale ainsi que les partenariats nécessaires pour les déployer à l’échelle mondiale.

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Cap-Vert : la Croix-Rouge aide les communautés touchées par les inondations à se relever et à se reconstruire

Il y a quatre mois, les îles de São Vicente et de Santo Antão, au Cap-Vert, ont été frappées par des pluies torrentielles provoquées par la tempête tropicale Erin. En l’espace de quelques heures, les rues se sont transformées en torrents impétueux, emportant tout sur leur passage.Des milliers d’habitations ainsi que des infrastructures essentielles ont été détruites ou gravement endommagées. Sans une solidarité nationale et internationale, couplée d’une réponse rapide et coordonnée, de nombreuses familles n’auraient pas pu remonter la pente.A Bela Vista, l’un des quartiers les plus durement touchés de Covada de Bruxa, à São Vicente, les traces visibles des inondations se sont peu à peu estompées, mais les séquelles invisibles persistent.Derrière le retour apparent à la normale, des milliers de familles continuent de faire face aux conséquences durables des inondations, luttant chaque jour pour reconstruire leurs vies et retrouver leur dignité.« Quand l’inondation a commencé, je n’étais pas à la maison. J’ai couru pour rentrer, afin d’essayer de sauver mon enfant qui était resté à la maison et quelques affaires, mais l’eau était déjà partout », raconte Vera Lucia Andrade, mère de six enfants et vendeuse de rue. Comme des milliers d’autres familles, elle a beaucoup perdu.Une réponse d’urgence vitaleDès les premières heures qui ont suivi les inondations, la Croix-Rouge du Cap-Vert, appuyée par l’IFRC, s’est mobilisée. Des centaines de volontaires ont été déployés aux côtés des autorités pour porter secours aux populations affectées. L’IFRC a lancé un appel d’urgence de 3 millions de francs suisses et mobilisé 565 000 francs suisses à partir de son Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) afin de soutenir la Croix-Rouge du Cap-Vert dans l’assistance aux personnes touchées. Des équipes spécialisées, dont des équipes d’intervention d’urgence (ERU), ont également été déployées pour renforcer la réponse.A ce jour, plus d’un millier de familles ont reçu une aide, notamment des kits alimentaires et des articles ménagers de première nécessité, tandis que plus de 470 familles ont bénéficié d’un soutien sanitaire. Les activités de promotion de l'hygiène ont également touché plus de 8 400 personnes, aidant les communautés à préserver leur santé et leur bien-être.Soutenir le relèvement des familles les plus vulnérablesAlors que la phase d’urgence laisse progressivement place au relèvement, l’accent est désormais mis sur la restauration des moyens de subsistance. Quelque 580 ménages à São Vicente et de Santo Antão, ont commencé à recevoir une assistance en espèces de 26 000 escudos cap-verdiens (CVE), soit 235 euros afin de les aider à répondre à leurs besoins essentiels.Pour Vera Lucia, cheffe de ménage, ce soutien est déterminant.« Je compte redémarrer et développer mon petit commerce. C’est la seule source de revenus pour mes enfants », confie-t-elle. « J’espère plus tard construire un mur de protection derrière la maison pour faire face à de futures inondations ».« J’apprécie très sincèrement le soutien de la Croix-Rouge », dit-elle. « En tant que vendeuse de rue, je n’avais pas pu travailler depuis les inondations. Grâce à l’argent que j’ai reçu, je pourrai relancer et développer ma petite activité et subvenir aux besoins de ma famille. J’espère aussi, plus tard, construire un mur de protection derrière ma maison afin de mieux résister aux futures inondations. »Parallèlement à cette assistance en cash, la Croix-Rouge du Cap-Vert, avec l’appui de l’IFRC, soutient la réhabilitation des systèmes communautaires d’approvisionnement en eau, gravement endommagés par les inondations à Santo Antão. La remise en service de ces infrastructures est essentielle pour prévenir les risques de maladies hydriques et renforcer la résilience des communautés.« Ici à Ribeira Da Cruz, les habitants dépendent de l’eau potable provenant du bassin versant, dont le réseau a été gravement endommagé. » souligne Vincenzo Buccheri, Chef d’équipe de l’ERU/Water Supply Rehabilitation (Equipe de Réponse d’Urgence/Réhabilitation du Système d’approvisionnement en eau). « Grâce à notre programme Cash for Work (argent contre travail), la communauté réhabilite les infrastructures sans que l’on ait besoin de recourir à des entrepreneurs externes.« Nous fournissons les matériaux, tandis que les habitants, composés à 50 pour cent de femmes et 50 pourcent d’hommes, réalisent eux-mêmes les travaux. Cette approche renforce à la fois la résilience communautaire et l’appropriation durable des infrastructures »Maintenir l’élan de solidaritéPour Julio Mondlane, Responsable des opérations de l’IFRC au Cap-Vert, la transition vers le relèvement exige un engagement durable.« La réponse d’urgence a permis de répondre aux besoins immédiats de nombreuses populations. Aujourd’hui, notre priorité est d’aider les familles à se relever durablement et à restaurer leurs moyens de subsistance. Cela demande du temps, des ressources et une mobilisation continue des donateurs et des partenaires. Sans cet appui, les communautés les plus vulnérables risquent des rester piégées dans la crise », souligne-t-il.

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Communiqué de presse

En prélude à la COP30, l’IFRC met en garde contre le ralentissement de l’action climatique dans un contexte de crises mondiales multiples.

Genève, le 6 novembre 2025 – À l’approche de la COP30, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) avertit que, face à de multiples crises mondiales qui se chevauchent, le monde ne peut se permettre de perdre de vue l’urgence climatique, alors que les besoins humanitaires liés au climat ne cessent d’augmenter.Partout dans le monde, le réseau de l’IFRC répond à des inondations, sécheresses, tempêtes, vagues de chaleur et feux de forêt de plus en plus fréquents et violents. Ces besoins humanitaires liés au climat augmentent et menacent la santé, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, les vies et les moyens de subsistance. Sans action urgente pour réduire les émissions et renforcer la résilience locale, ces besoins ne feront que continuer à croître.L’investissement dans l’anticipation et la préparation aux catastrophes liées au climat est essentiel pour sauver des vies – comme l’a démontré récemment l’ouragan Melissa, où les mesures de préparation et d’anticipation ont permis aux équipes sur le terrain de disposer d’un temps précieux pour construire des abris, évacuer les populations, prépositionner l’aide et aider les communautés à se préparer à affronter cet ouragan sans précédent de catégorie 5.« L’ouragan Melissa rappelle une nouvelle fois que les conséquences humanitaires du changement climatique sont de plus en plus évidentes. Il montre également qu’être préparé avant qu’une catastrophe liée au climat ne frappe peut sauver de nombreuses vies. À la COP30, nous avons besoin d’actions et d’investissements qui renforcent la résilience des communautés face aux extrêmes climatiques, car si nous échouons, les besoins humanitaires entraînés par le changement climatique ne cesseront de croître », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC.À la COP30, l’IFRC appellera à une action climatique urgente, axée sur trois priorités :Santé et bien-être : Protéger les populations des impacts sanitaires du changement climatique en construisant des villes et des systèmes de santé résilients face au climat. La chaleur extrême, la pénurie d’eau et les maladies liées au climat touchent déjà des millions de personnes, et les risques sanitaires liés au climat devraient augmenter fortement si l’action est retardée.Investissement dans les personnes et les communautés : Renforcer l’action climatique menée localement et garantir que les financements climatiques atteignent les communautés qui en ont le plus besoin. On estime que moins de 10 % des financements climatiques mondiaux parviennent au niveau local, laissant de nombreuses communautés parmi les plus touchées sans les ressources nécessaires pour s’adapter. Un objectif plus ambitieux en matière de financement de l’adaptation permettrait de garantir que les ressources atteignent en priorité les communautés les plus vulnérables, en particulier dans les contextes fragiles et affectés par des crises.Temps d’anticipation : Agir avant que les catastrophes ne frappent. Investir dans la préparation, les systèmes d’alerte précoce et les actions anticipées afin de sauver des vies et des moyens de subsistance avant la survenue de catastrophes climatiques. L’IFRC continue de mener les efforts mondiaux pour garantir que chacun puisse bénéficier d’alertes précoces et agir pour réduire les pertes et les dommages.Les populations sont déjà confrontées aux limites de l’adaptation et subissent des pertes et des dommages liés aux impacts du climat. Certaines zones deviennent trop chaudes pour permettre des moyens de subsistance, tandis que l’élévation du niveau de la mer détruit les terres agricoles et les réserves d’eau douce.L’IFRC appelle à un soutien prévisible et accessible pour les communautés les plus touchées, en particulier celles qui ont le moins contribué à la crise climatique et disposent du moins de ressources pour se relever.À la COP30, l’IFRC travaillera avec un large éventail de partenaires, de gouvernements et de bailleurs afin de garantir que les voix des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que les besoins des communautés les plus à risque, soient au centre de l’agenda climatique mondial et que les engagements visant à protéger les personnes les plus vulnérables soient tenus.Plus d’informations sur les programmes climatiques de l’IFRC – y compris des données, rapports et témoignages – sont disponibles ici.For more information or to request an interview, please contact: [email protected] Panama:Susana Arroyo Barrantes, +507 6999-3199María Victoria Langman, +507 6550-1090A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Scott Craig, +41 76 370 3575

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Communiqué de presse

Croix-Rouge au Kiribati et au Vanuatu lancent une nouvelle initiative de résilience climatique

Suva, Kuala Lumpur, Genève, 15 septembre 2025 – Nulle part les impacts du changement climatique ne sont plus tangibles que dans le Pacifique — et nulle part le besoin d’une action urgente, menée localement, n’est plus crucial. Au Kiribati et au Vanuatu, le changement climatique n’est pas une menace lointaine : on peut le voir partout.La montée des eaux, l’intrusion d’eau salée et les phénomènes météorologiques extrêmes perturbent déjà la vie, les moyens de subsistance et les modes de vie des populations. Ces nations insulaires ne représentent que 0,02 % des émissions mondiales — et pourtant, elles font face à certaines des conséquences les plus dévastatrices.C’est pourquoi la Croix-Rouge du Vanuatu et la Croix-Rouge du Kiribati, en collaboration avec la Fédération internationale, ont lancé un nouveau projet de résilience climatique, financé par la DG Clima de l’Union européenne, afin de renforcer l’adaptation locale aux changements climatiques.Le projet est fondé sur l’analyse des risques, afin de s’assurer que toutes les interventions répondent aux défis identifiés.Le Secrétaire général de la Croix-Rouge du Vanuatu, Dickinson Tevi, a déclaré :« Le processus d’évaluation des risques nous guidera vers l’identification de solutions éclairées par les risques aux défis auxquels nous faisons face. »En s’appuyant sur l’expertise et les capacités locales existantes, le projet soutient des interventions menées localement pour répondre aux risques croissants auxquels font face les plus vulnérables — les populations qui ont le moins contribué à cette crise mais qui en subissent chaque jour les conséquences les plus dures.« Inclure le contexte et les savoirs traditionnels dans des programmes menés localement garantira que les programmes de la Croix-Rouge mettent l’accent sur la durabilité, tout en respectant la culture, les populations et les lieux », a déclaré M. Tevi.Les programmes visant à répondre au changement climatique sont essentiels dans le Pacifique.« De tels programmes, qui prennent en compte l’adaptation fondée sur les écosystèmes et d’autres mesures pour répondre aux effets du changement climatique, sont cruciaux afin de réduire ces effets et d’assurer la sécurité des communautés, de leur environnement et de leurs habitants », a affirmé Tiina Tetabea, du ministère kiribatien de l’Environnement, des Terres et du Développement agricole, lors de la session de consultation des parties prenantes organisée dans le cadre de l’atelier de lancement à Tarawa, Kiribati.Le projet prévoit également une extension au Belize et au Guyana, dans les Caraïbes, afin de soutenir les communautés affectées par le climat dans plusieurs régions.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Suva: Nete Logavatu Tamanitoakula, [email protected] Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 35 75

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Cap-Vert : Des milliers de personnes dévastées par des inondations soudaines et violentes

Pour de nombreux habitants de l’archipel du Cap-Vert, la nuit du 10 au 11 août 2025 restera à jamais gravée dans les mémoires. Jamais auparavant ils n’avaient été confrontés à une telle dévastation. En l’espace de quelques heures, les pluies torrentielles apportées par la tempête tropicale Erin ont transformé les rues en torrents déchaînés, provoqué des glissements de terrain et détruit des infrastructures vitales.D’innombrables maisons ont été détruites ou gravement endommagées, et les moyens de subsistance de centaines de familles ont été anéantis. Au moins neuf personnes ont perdu la vie, et des milliers d’autres ont dû trouver refuge chez des proches, des voisins ou dans des abris temporaires après avoir tout perdu.« Ma maison s’est effondrée en quelques heures. Mes enfants ont tout perdu… et moi aussi », raconte Alcídia dos Reis Fortes, une mère de cinq enfants aujourd’hui hébergée dans une école transformée en centre d’accueil géré par la Croix-Rouge.Face à une telle destruction, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence ainsi que deux jours de deuil national. Les îles de São Vicente et de São Antão comptent parmi les plus durement touchées.Les volontaires de la Croix-Rouge du Cap-Vert ont été mobilisés dès l’émission des premières alertes.« Nous avons immédiatement informé les communautés et aidé à évacuer les familles à risque », explique Jamilson José Dos Santos Rodrigues, volontaire, représentant de la jeunesse et actuellement responsable des opérations du comité local de São Vicente. Il est sur le terrain avec une équipe de la Croix-Rouge depuis les premières heures de la catastrophe.Les inondations ont également provoqué l’effondrement du système central d’approvisionnement en eau, privant ainsi des milliers de personnes d’un accès à l’eau potable. Dans un pays déjà fragilisé par la sécheresse et l’insécurité alimentaire, cette perturbation représente une menace supplémentaire grave : la propagation des maladies hydriques.« De nombreuses familles n’ont plus rien pour boire ou cuisiner. Nous distribuons des kits d’urgence, de l’eau potable et des vêtements, et nous apportons aussi un soutien psychosocial. Mais les besoins dépassent largement nos capacités », explique Jamilson.« Aujourd’hui, tous les secteurs vitaux sont touchés — l’abri, l’eau, la santé et l’alimentation. Un soutien international est essentiel pour répondre à l’ampleur de cette crise », souligne Sadrack Matanda, spécialiste en préparation et réponse aux urgences déployé par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) pour appuyer la Croix-Rouge du Cap-Vert.Dans le cadre d’une première réponse, l’IFRC prévoit de débloquer des fonds d’urgence afin d’aider les familles touchées en leur fournissant un abri, des services d’eau et d’assainissement, ainsi qu’un soutien aux moyens de subsistance. Des spécialistes en abris et en eau et assainissement seront également déployés pour renforcer la réponse.« Nous poursuivons nos évaluations et n’excluons pas de lancer un appel d’urgence pour aider les communautés à surmonter cette crise sans précédent », ajoute Sadrack.Le 13 août, la Croix-Rouge du Cap-Vert a lancé la campagne nationale #ReconstruirComEsperança (#ReconstruireAvecEspoir) pour soutenir les personnes affectées.

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Les catastrophes liées au climat forcent des millions de personnes à quitter leur foyer en Asie-Pacifique, mais l’action locale apporte de l’espoir.

À travers l’Asie-Pacifique, les catastrophes et les impacts du changement climatique continuent de forcer des millions de personnes à quitter leur foyer. Selon le Centre de surveillance des déplacements internes, rien qu’en 2024, on a recensé 24 millions de déplacements liés aux catastrophes dans la région – soit plus de la moitié du total mondial.Des inondations aux tempêtes surpuissantes, la région Asie-Pacifique est l’une des plus gravement touchées par les déplacements dus aux catastrophes. Cependant, un nouveau rapport de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) met en évidence non seulement l’ampleur de la crise et ses effets sur les communautés de la région, mais aussi le pouvoir de l’action locale pour aider les populations à s’adapter, à se préparer et à renforcer leur résilience.« Pour des millions de personnes à travers l’Asie-Pacifique, ce n’est pas une possibilité lointaine, c’est une réalité quotidienne », déclare Alexander Matheou, directeur régional de l’IFRC pour l’Asie-Pacifique. « Que ce soit sur une minuscule île ou dans une vaste métropole, les histoires sont les mêmes : des catastrophes, provoquées et amplifiées par le changement climatique, bouleversent des vies et effacent ce qui est familier. »Le rapport, Forced to Flee in a Changing Climate, rassemble 39 témoignages issus de 21 Sociétés nationales, qui accompagnent les communautés à chaque étape du déplacement : de la préparation, l’alerte précoce et l’évacuation, jusqu’au relèvement et à la reconstruction.Bien que les impacts soient dévastateurs, il y a de l’espoir.« L’espoir se trouve dans la force des communautés et dans le travail acharné de ceux qui se tiennent à leurs côtés », ajoute Matheou. « Ce rapport est un appel à comprendre ce qui est en jeu – et à reconnaître les possibilités de changement. »Faits marquantsEn 2024, l’Asie-Pacifique a connu plus de déplacements liés aux catastrophes que toute autre région du monde;Les aléas tels que les tempêtes, les inondations, les vagues de chaleur et les sécheresses deviennent de plus en plus intenses et fréquents, et les populations subissent des déplacements répétés;Les personnes sont déplacées pour des périodes plus longues, car les catastrophes se superposent aux conflits, à la pauvreté ainsi qu’à l’insécurité alimentaire, hydrique et en ressources;Les groupes marginalisés – notamment les femmes, les enfants, les personnes âgées et celles vivant dans la pauvreté – sont touchés de manière disproportionnée.Comment faisons-nous face à ces défis ?Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ne se contentent pas d’intervenir après les catastrophes – elles travaillent avec les communautés en amont, avant que les risques ne s’aggravent et que les catastrophes ne frappent, afin d’aider les populations à s’adapter, à se préparer et à rester dans leurs foyers, ou à se déplacer en sécurité et dans la dignité lorsqu’elles choisissent de le faire.« Les impacts du déplacement ne s’arrêtent pas à la décision de partir », souligne Alexander Matheou. « Les risques et les incertitudes suivent les personnes dans de nouveaux lieux – souvent précaires –, mettant à l’épreuve leur capacité à se reconstruire et à retrouver une stabilité. »C’est pourquoi les réponses des personnes et des communautés prennent de multiples formes. Dans de nombreux cas, ce sont celles et ceux qui ont eux-mêmes vécu un déplacement qui prennent l’initiative de la préparation et de la réponse, souvent avec l’appui des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Par ailleurs, de meilleures prévisions, l’action anticipée et des systèmes d’alerte précoce pilotés par les communautés jouent un rôle essentiel, aux côtés d’autres initiatives.Voici juste trois des nombreux exemples cités dans le rapport.Préparation aux cyclones portée par les réfugiés – BangladeshÀ Cox’s Bazar, qui abrite le plus grand camp de réfugiés au monde, la Croix-Rouge du Bangladesh a formé plus de 3 300 volontaires issus des camps pour diffuser des alertes précoces et aider leurs communautés à évacuer avant que les catastrophes ne frappent. Le Programme national de préparation aux cyclones contribue à garantir que l’action anticipée sauve des vies – même dans les contextes les plus fragiles.Soutien anticipé pour les pêcheurs et les agriculteurs afin de réduire les pertes – FidjiÀ travers le premier Cadre d’action anticipée du Pacifique, la Croix-Rouge des Fidji diffuse des messages d’alerte précoce, distribue des kits pour sécuriser les bateaux et fournit du matériel de stockage des récoltes avant l’arrivée des cyclones. En déclenchant une assistance fondée sur les prévisions, elle aide les communautés isolées à protéger leurs moyens de subsistance à l’avance et à réduire les risques de déplacement.Soutien psychosocial pour les communautés d’éleveurs – MongolieLa Mongolie fait face à des hivers rigoureux, avec le dzud – une combinaison de sécheresse estivale et de températures hivernales extrêmes – qui affecte les familles d’éleveurs.Pour renforcer la résilience et soutenir les moyens de subsistance, les déplacements et les modes de vie traditionnels, la Croix-Rouge de Mongolie fournit une aide en espèces et des kits de nutrition pour le bétail, construit des abris pour les animaux et encourage des moyens de subsistance alternatifs.Le message au cœur du rapport est clair : alors que les déplacements liés aux catastrophes et au changement climatique touchent des millions de personnes, les communautés d’Asie-Pacifique ne restent pas inactives. Avec l’appui des équipes des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, elles se préparent, s’adaptent et ouvrent la voie vers un avenir plus sûr et plus résilient.Consultez le rapport complet Forced to flee in a changing climate - Asia Pacific | IFRCEn savoir plus sur les déplacements liés au climat :Rapport de l’IFRC : Force to flee in a changing climateDécouvrez l’approche de l’IFRC en matière de migration et de déplacements

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Hurricanes in sight: the Red Cross scales up training and preparedness

With the Americas region now well into the 2025 hurricane season, Red Cross teams in the region have been busy working alongside communities to prepare for what forecasters say will be yet another above-normal storm season.But even an average hurricane season can have devastating consequences for the people, as all it takes is one storm to affect entire towns and cities. That is why Red Cross preparedness work was already well underway even before this year’s forecast.The National Societies of Honduras, Guatemala and El Salvador are among the most vulnerable to these extreme events due to their geographical location. The scale of the preparedness work now going on across the Americas is largely due to the experience with extremely devastating storms in the past – in particular Hurricane Mitch in 1998.Hurricane Mitch’s devastating passage left more than 11,000 people dead and millions affected, marking a turning point in the way National Societies in the region prepare for such extreme events. For people involved in emergency response and risk reduction, the storm was a game changer.Two decades later, in 2020, hurricanes Eta and Iota affected more than seven million people, most of them — more than four million — in Honduras, Nicaragua, and Guatemala, the countries that had also been hardest hit by Mitch.But the results were different. In the time between one tragedy and another, the region and humanitarian organizations prepared in advance with response plans, training, drills, and institutional strengthening to reduce the impact of these disasters. This allowed the number of fatalities from Eta and Iota to be much lower than that of Mitch.From Mexico to South America, many National Societies have transformed the terrible experience of Hurricane Mitch into concrete action. Their mission: to be better prepared each year to respond more quickly and effectively to the arrival of potential hurricanes.Here are just a few of the many ways Red Cross National Societies in the region are working to get ahead of the storms and help communities prepare.Salvadoran Red Cross: Pre-positioning of humanitarian aid and access to weather forecastsThe Salvadoran Red Cross has contingency and response plans, which allow for more agile responses to extreme rainfall and landslides caused by tropical storms and hurricanes. According to Omar Ayala, Head of Crisis and Disasters at the Salvadoran Red Cross, the National Society has pre-positioned materials for humanitarian aid in its branches, guided by the nationalHazards Observatory’s forecasts.“This strategy has significantly reduced response times: what could previously take up to two days, is now done in just two hours,” assures Omar. Furthermore, in the context of monitoring and early warning, the Salvadoran Red Cross has recently signed a letter of understanding with the Hazards Observatory: “This agreement allows us to access weather forecasts early to be better prepared for the eventual arrival of a hurricane,” says Omar.In preparation for this and the coming hurricane seasons, the National Society wants to promote the preventive outreach of populations in at-risk areas even more, so they know what to do before, during and after a hurricane strikes.Honduran Red Cross: Early Warning Systems and strategic alliancesIn Honduras, Red Cross teams has invested in technical training for volunteers and staff in topics such as water rescue, pre-hospital care, cash transfer systems, water, sanitation and hygiene, and unmanned aerial systems.The Honduran Red Cross also highlights its investment inEarly Warning Systems (EWS) (specific measures guided by early warnings or forecasts to protect people before a disaster strikes), implemented in watersheds such as Chamelecón and Aguán."The experience withTropical Storm Sara, the last of the 2024 hurricane season, which affected more than 300,000 people in Honduras, showed the value of communities taking ownership of these early warning systems to ensure that the vulnerable populations receive the necessary information in time. That preparedness saved lives," says Manuel Isaula, risk and disaster manager for the Honduran Red Cross..Another good practice in the face of tropical Storm Sara was establishing strategic alliances with national and international actors: “Effective coordination between government, non-government, and community organizations to ensure the appropriation of knowledge, risk analysis, monitoring, and response capacity was and will always be key in our preparedness and response plans,” Isaula concludes.Guatemalan Red Cross: Development of Anticipatory Actions and Contingency PlansTeresa Marroquín, Director of Risk and Disaster Management at the Guatemalan Red Cross, says the National Society has strengthened its hurricane response capacity through several key actions –In particular the development of “early-action plans” that lay out key steps to take before the storms make landfall.“Early Action Plans (EAPs) funded by the IFRC have been developed to respond to flooding caused by extreme storms,”Marroquin says. “One successful example was the activation of Early Actions Plans duringTropical Storm Julia in October 2022, which helped us to provide a better response to those who needed it most.”Close coordination with official weather forecasting sources is key to improving the effectiveness and efficiency of humanitarian operations during the hurricane season. Teresa also stresses the importance of developing contingency plans, providing training, and equipping volunteers for pre-hospital care and search and rescue in floods, especially in high-risk areas.'A key tool for understanding'Another key element to prepare for the hurricane season within the Red Cross world is the continuous learning and training of National Society staff and volunteers.In 2024, with support from theReference Centre for Institutional Disaster Preparedness (CREPD) in the Americas, more than 6,000 people were trained, both online and in person, through courses and practical training at the regional level, with the aim of strengthening their knowledge in search and rescue, health, humanitarian assistance, and logistics coordination.According to Edgardo Barahona, CREPD Coordinator, these training sessions, based on practical exercises and emergency simulations, not only strengthen the technical capacities of National Societies, but also promote comprehensive preparedness in line with IFRC global standards:"They are a key tool for understanding the usefulness of response, contingency, and anticipation plans,”he says.“Through experiential methodologies and simulated scenarios, teams can directly experience the challenges of an emergency, allowing for better operational coordination." says Barahona.According to the CREPD Coordinator, preparing teams at the local level allows National Societies to lead high-quality, timely responses, tailored to address the demands of each specific context, especially in the face of events such as hurricanes or other frequent disasters in the region.This type of preparedness is critical because the hurricane season threatens not only countries like Guatemala, Honduras, and El Salvador, but also more than 30 territories in the Americas, which face increasing risks due to extreme weather events aggravated by climate change.That said, the experiences in Central America confirm a vital lesson: preparedness is not optional, it is key to save lives. It requires sustained investment, strong partnerships, and the strengthening of National Society capacities to deal with crises and disasters – all of which are core elements of the IFRC’s regional approach to helping communities prepare for every coming storm season.Learn more about the IFRC’s approach to:Climate-smart disaster risk reductionDisaster and crisis preparednessEarly warning, early action

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Journée mondiale de la faim : La sécheresse provoque la faim et le désespoir dans la Corne de l'Afrique

Par Timothy Maina, IFRC, responsable de la communicationMama Mako Rooble Mataan, 45 ans, est la seule à subvenir aux besoins de sa famille de dix personnes. Ses chèvres, qui constituaient autrefois une source fiable de subsistance, peinent aujourd'hui à trouver un endroit où il y a suffisamment d'herbe à brouter.Debout près du puits presque complètement asséché, sa voix est pleine d'inquiétude.« Le temps est devenu tellement imprévisible », explique-t-elle, son regard balayant le lit d'une rivière asséchée.Aux côtés de Mama Mako se trouvait une équipe du Croissant-Rouge de Somalie (CRS), venue évaluer sur le terrain les conséquences d'une sécheresse prolongée dans la région, notamment dans le village de Mama Mako, appelé Il-Hagar, dans la région d'Awdal, au Somaliland.Trois années consécutives de pluies insuffisantes ont poussé la Corne de l'Afrique au bord de la catastrophe. Les prévisions saisonnières du Centre de prévision climatique de l'Autorité intergouvernementale pour le développement indiquent que les pluies de 2025 (avril-juin) pourraient être inférieures de 55 % à la moyenne, menaçant ainsi l'accès à l'eau et la production alimentaire. Plus de 3,8 millions de personnes sont aujourd'hui confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.La terre craquelée et les togs (lits des rivières saisonnières) asséchés racontent l'histoire. Des collines et des montagnes broussailleuses et déchiquetées se dressent au-dessus de plaines brûlées par le soleil après l'échec des pluies du Deyr (octobre-novembre), suivies d'une rude saison sèche du Jilal (décembre-mars).Conscient de l'aggravation de la catastrophe, le Croissant-Rouge de Somalie a activé ses protocoles d'action précoce (EAP) pour la sécheresse, déclenchant des évaluations rapides et des distributions préventives d'aide et d'allocations en espèces à 1 330 ménages pour répondre à des besoins alimentaires et médicaux urgents. Depuis, la crise a déclenché une allocation de 984 393 francs suisses du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), afin d'apporter un soutien vital pendant six mois à 5 800 familles (environ 34 800 personnes) au Somaliland et au Puntland.L'intervention renforcée maintient des services intégrés d'aide financière, de santé, d'assainissement de l'eau et d'hygiène (EHA), par le biais d'opérations d'urgence coordonnées, en donnant la priorité aux groupes vulnérables tout en renforçant la résilience des communautés face aux conditions de sécheresse actuelles, grâce à des secours immédiats et à des mesures de préparation.Les équipes de santé, par le biais de cliniques fixes et mobiles, ont fourni des services de nutrition et d'éducation à l'hygiène, tandis que les programmes WASH ont réhabilité des sources d'eau pour 30 000 personnes.Pour les 300 familles qui vivent à Il-Hagar, l'existence dépend du bétail. Alors que les puits s'assèchent et que les pâturages disparaissent, chaque jour qui passe resserre l'étau de la sécheresse.Plus loin dans le district de Lughaya, à Gargaara-Baki, la sécheresse implacable a entraîné la mort du bétail, la destruction des moyens de subsistance et la famine des familles. La fermeture de l'unique clinique de santé maternelle et infantile (SMI) en raison de coupes budgétaires a aggravé la catastrophe, laissant la communauté sans soins médicaux alors que les familles déplacées par le climat y cherchent refuge.Le manque de pâturages a rendu le bétail malade et mourant, tandis que les maladies mineures représentent désormais un risque mortel en raison de l'absence de clinique locale. Face à cette crise, Mama Xalimo Abdilahi Mohamed, mère de sept enfants et propriétaire d'une petite entreprise, est à la tête d'un groupe de femmes solidaires.« Nous avons tout perdu, sauf les uns les autres », dit-elle. « Ensemble, nous mettons en commun le peu que nous avons - céréales, salaires, espoir - pour maintenir nos enfants en vie. C'est notre façon de rester forts ».Entre-temps, de plus en plus de personnes viennent au village parce qu'elles ne peuvent plus survivre seules dans des régions plus éloignées. Abdinassir Hassan Haji, chef du village et père de onze enfants, porte le double fardeau de sa famille et des personnes déplacées.« Nous devons subvenir aux besoins d'un si grand nombre de personnes maintenant », dit-il, les sourcils froncés. « Leur arrivée vient s'ajouter à nos difficultés.Malgré les défisLe manque d'infrastructures fonctionnelles joue également un rôle dans certaines régions.Dans le district voisin de Garbo Dadar, dans la région d'Awdal, par exemple, une source d'eau autrefois fiable, construite après le passage du cyclone Sagar en 2018, est tombée en panne, laissant 3 500 ménages en situation de crise.Le maire Jamaal Muumin Caare explique que des années de sécheresse et de conditions météorologiques irrégulières ont asséché la pompe, obligeant les habitants à parcourir de longues distances pour s'approvisionner en eau, ce qui aggrave leurs difficultés quotidiennes.Malgré les difficultés, cette communauté résiliente a créé un hôpital local et un centre d'enseignement et de formation techniques et professionnels afin d'améliorer les moyens de subsistance.Le centre d'enseignement et de formation techniques et professionnels propose une formation pratique aux métiers et à l'entrepreneuriat, tandis que le centre médical offre des services de santé et des possibilités d'emploi.Cependant, le Dr Ahmed Saeed, médecin-chef de l'hôpital, insiste sur l'urgence de moderniser le système médical : « Nous manquons d'une salle d'opération, de fournitures essentielles et de personnel », explique-t-il. « Sans cela, des vies sont en danger.Un long chemin vers l'eauL'histoire est similaire dans la région de Sahil. Dans le village de Robo Robo, dans le district de Sheekh, Aadan Ali Nur, un agropastoraliste âgé, évoque les longues distances à parcourir pour trouver de l'eau.« Parfois, nous nous cotisons tous pour payer le transport de l'eau par camion, mais cela coûte tellement cher. »Dans le village voisin, Ximan, Muse Hayan Elmi regarde avec inquiétude le seul réservoir d'eau (berked) qui reste.« Pour conserver le peu d'eau dont nous disposons, nous emmenons nos chameaux vers des sources d'eau éloignées, tout en permettant aux chèvres et aux veaux de s'abreuver plus près de chez eux », explique-t-il.Dans de nombreux cas, les habitants ont été contraints de quitter complètement leur village en raison du manque d'eau pour l'usage quotidien, le bétail ou l'agriculture. Le camp de personnes déplacées de Geed Abokor à Burco, dans la région de Togdheer, au Somaliland, abrite environ 1 000 ménages déplacés, principalement des éleveurs, contraints de quitter leurs terres en raison de la sécheresse récurrente et des conditions climatiques insupportables.En l'absence d'un centre de santé fonctionnel, les habitants doivent soit attendre les missions médicales humanitaires, soit parcourir plus de 20 kilomètres jusqu'à la ville de Burco pour obtenir des soins.La crise la plus immédiate, cependant, est la pénurie d'eau. L'unique berked (réservoir d'eau traditionnel) du camp est à sec depuis des mois, ce qui rend les familles dépendantes du coûteux transport de l'eau par camion.Chaque ménage doit puiser dans ses maigres ressources pour financer les livraisons hebdomadaires, une solution insoutenable pour des personnes déjà privées de leurs moyens de subsistance.Abdikadir Osman, le chef du camp, ajoute : « Le réservoir est à sec depuis des mois. Maintenant, tout le monde paie pour avoir de l'eau par camion, alors qu'ils ont à peine les moyens de s'en procurer ».Outre l'eau, le camp est confronté à des latrines inadéquates, à de mauvaises conditions sanitaires et à l'absence de gestion du camp, ce qui exacerbe les risques sanitaires.Dahir Noor, mère de six enfants, décrit le désespoir : « Nous attendons les camions-citernes. S'ils ne viennent pas, nous nous rendons dans les zones rurales, collectons l'eau que nous pouvons et la ramenons à dos d'âne pour la partager équitablement. Nous ne pouvons pas surcharger les villes voisines, car leurs ressources sont également limitées.

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Inondations au Népal : « Je veux juste un endroit sûr pour vivre ».

Agriculteur indépendant de 75 ans, Gopi Lal Sapkota a passé toute sa vie à s'occuper du bétail et à cultiver sa terre. Sur ce petit lopin de terre, lui et sa femme ont élevé six fils, tous adultes aujourd'hui.Aujourd'hui, tout ce que le couple possédait - leur maison, le hangar à provisions et les récoltes qu'il avait stockées pendant des années - est enseveli sous des couches de boue et de roches.« J'ai eu l'impression que toute la colline s'était effondrée au-dessus de nous », a-t-il déclaré, ses yeux reflétant la peur qu'il a ressentie ce jour-là.Au milieu des décombres et des débris éparpillés, il est difficile d'imaginer que cette scène de destruction était autrefois remplie de plantes et d'arbres verts et luxuriants. Les inondations n'ont pas seulement emporté la terre arable nécessaire aux cultures, elles ont également détruit des centaines d'habitations.Mère de deux enfants, Asha se souvient du jour où une crue soudaine s'est produite, laissant sa famille avec seulement les vêtements qu'elle portait sur le dos. Son mari, qui travaillait dans une mine voisine, a été blessé alors qu'il tentait désespérément d'échapper à la montée des eaux.La mine est désormais fermée et Asha s'inquiète de savoir dans combien de temps son mari pourra reprendre le travail, compte tenu de son état et du fait que les soins médicaux se trouvent à des kilomètres de là, sur des routes très endommagées.La route vers le relèvementPour aider les personnes comme Asha et son mari, la Croix-Rouge du Népal fournit un large éventail d'aides, avec le soutien de l'IFRC et de nombreuses autres sociétés nationales de la Croix-Rouge du monde entier. L'un des éléments clés de cette aide est l'octroi de petites subventions en espèces qui permettent aux gens de se procurer les fournitures dont ils ont besoin pour subvenir aux besoins de leur famille et commencer à reconstruire. Grâce à une allocation d'urgence du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF), l'aide en espèces est distribuée par la Croix-Rouge du Népal et d'autres Sociétés nationales de la Croix-Rouge du Royaume-Uni, des États-Unis, du Danemark, de la Suisse, de Singapour et de la Finlande.Asha, qui fait partie des bénéficiaires de l'aide financière multifonctionnelle, se sent dépassée par les nombreuses responsabilités qui pèsent sur ses épaules : elle doit s'occuper de deux enfants en bas âge et son mari est à l'hôpital.« J'ai l'intention d'utiliser les fonds pour les soins médicaux de mon mari ; c'est ce dont nous avons le plus besoin en ce moment », dit-elle.Bodh et Binda, un couple marié qui a tragiquement perdu son fils aîné de 12 ans dans la crue soudaine, ont dû chercher dans les décombres pour voir si quelque chose de leur maison pouvait être récupéré.« L'aide de 15 000 roupies représente beaucoup pour nous, car nous sommes actuellement incapables de payer notre loyer », ajoute Binda. « Recevoir de l'argent nous permet de dépenser pour ce dont nous avons vraiment besoin, comme acheter du riz et embaucher de la main d'œuvre pour déterrer nos biens enfouis sous les rochers. »Réhabilitation des systèmes d'approvisionnement en eauLa Croix-Rouge aide également les communautés à réparer les systèmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement endommagés, ou à créer de nouvelles sources d'eau salubre et des installations d'hygiène. Ce soutien devrait permettre de remettre en état 100 systèmes d'approvisionnement en eau dans six districts, au bénéfice de plus de 30 000 personnes.Dans un village, par exemple, les équipes de la Croix-Rouge ont contribué à la construction d'un réservoir temporaire d'une capacité d'environ 5 000 litres d'eau afin d'assurer l'approvisionnement quotidien en eau d'environ 25 ménages des environs.Les équipes de la Croix-Rouge encouragent également les bonnes pratiques en matière de santé et d'assainissement afin de réduire les risques de maladies infectieuses transmises par l'eau, telles que le choléra et la fièvre typhoïde.En attendant, la population est confrontée à un avenir incertain et le gouvernement a recommandé à de nombreuses familles de déménager car la zone n'est plus sûre.Gopi Lal Sapkota, agriculteur de 75 ans, n'est pas sûr de la voie à suivre. « Ma femme pleure encore en pensant à tout ce que nous avons perdu. Je ne sais pas qui cultivera les terres qui me restent si je pars moi aussi. Où irai-je ? »

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Communiqué de presse

L'IFRC et le CIDCA lancent le premier projet commun en Asie pour renforcer la résilience climatique en Mongolie

Beijing/Kuala Lumpur/Genève, 27 mars 2025 - Dans le cadre d'une initiative stratégique visant à relever les défis liés au climat en Asie, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et l'Agence chinoise de coopération internationale au développement (CIDCA-China International Development Cooperation Agency) ont signé aujourd'hui un accord important pour aider à faire face à l'escalade des risques climatiques en Mongolie.Cet accord essentiel, qui vise à renforcer la résilience et la capacité d'adaptation des communautés touchées par le changement climatique en Mongolie, a été signé à l'occasion de la visite de Xavier Castellanos, secrétaire général adjoint de l'IFRC, en Chine, pour assister à la conférence annuelle 2025 du Forum de Boao pour l'Asie.Il s'agit du premier programme conjoint entre l'IFRC et le CIDCA en Asie, qui approfondit leur coopération et renforce leur engagement commun en faveur de programmes d'adaptation au changement climatique à long terme.Au cours des deux prochaines années, elle aidera les communautés à être moins vulnérables aux risques climatiques en mettant en place des systèmes d'action précoce au niveau local, en soutenant la modification des pratiques d'alimentation du bétail afin de mieux résister aux catastrophes climatiques, en aidant les communautés à avoir des revenus plus diversifiés grâce à la formation professionnelle et en renforçant la capacité institutionnelle de la Société de la Croix-Rouge de Mongolie. Lors de la cérémonie de signature, Xavier Castellanos, secrétaire général adjoint de l'IFRC, a souligné l'importance stratégique de cette initiative :« La crise climatique est une menace mondiale et une réalité actuelle. Notre partenariat avec CIDCA témoigne de la solidarité mondiale, en tirant parti de l'expertise de la Chine en matière d'aide au développement et des réseaux de première ligne de l'IFRC pour renforcer la résilience des communautés dans le besoin. »Alignée sur la Stratégie 2030 de l'IFRC, qui donne la priorité à l'adaptation au changement climatique et à la réduction des risques de catastrophe, cette initiative vise à avoir un impact positif sur la vie de plus de 20 000 personnes dans quatre provinces à haut risque de Mongolie. Ces régions sont vulnérables aux aléas liés au changement climatique, notamment les Dzud (vagues de froid), les sécheresses, les inondations, les tempêtes et les incendies de steppe et de forêt, qui posent tous des problèmes importants pour les moyens de subsistance et le développement durable. L'IFRC s'est engagée à relever ces défis de manière collaborative et efficace.Faisant suite au protocole d'accord entre la CIDCA et l'IFRC signé en juillet 2024, cet accord constitue un autre engagement commun en faveur de l'élargissement de la coopération multilatérale en matière d'aide humanitaire et de développement. Pour plus d'informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse: [email protected]À Pékin: Kexuan TONG, +86 13147812269  À Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641  À Genève: Scott Craig, +41 76 370 35 75

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Bénin et Togo : Brûler moins, planter plus et lutter contre le changement climatique un repas à la fois - bienvenue au « Club des mères ».

Dans les coins les plus reculés du Bénin et du Togo, une transformation est en train de s'opérer.Avec le soutien des Sociétés de la Croix-Rouge du Bénin et du Togo, des groupes de mères ont uni leurs forces pour mettre en œuvre des interventions qui changent la vie et atténuent les effets du changement climatique, luttent contre la déforestation, améliorent la nutrition et la santé des populations.Bienvenue dans les clubs de mères du Bénin et du Togo, où des femmes s'associent à des volontaires locaux, à de jeunes étudiants, à des enseignants et à d'autres personnes pour réduire la consommation de carburant, planter des arbres et cultiver des plantes adaptées à des saisons de croissance plus courtes,L'un des principaux projets concerne la façon dont les aliments sont préparés dans de nombreuses communautés rurales.Les femmes des clubs de mères, par exemple, sont formées à la fabrication et à l'utilisation de fourneaux améliorés, qui réduisent la consommation de bois de chauffage et les fumées nocives. Cette innovation ne facilite pas seulement leurs efforts quotidiens, mais freine également la déforestation et la pollution de l'air.« Auparavant, nous utilisions des poêles en pierre qui nous causaient beaucoup de problèmes », explique Dgniri Ouseni, un membre de la communauté de Kara, au Togo. « Ces poêles consommaient beaucoup de bois de chauffage, qui se faisait de plus en plus rare.« Avec ces nouveaux poêles à haut rendement énergétique, un seul morceau de bois suffit pour faire cuire un repas. Nos difficultés ont été réduites.Au-delà des fourneaux améliorés, la formation à la préparation aux catastrophes, à la culture de semences à cycle court et au reboisement a permis aux communautés de s'attaquer de front aux défis climatiques.Les clubs de mères ne sont pas uniques au Togo et au Bénin. Créés par des femmes au sein des communautés locales avec le soutien de la Croix-Rouge, ils répondent aux défis particuliers auxquels leurs communautés sont confrontées.Au Nigeria, les clubs de mères s'attaquent à la malnutrition aiguë en enseignant aux nouvelles mères l'importance de l'allaitement maternel et de meilleures façons d'utiliser les céréales locales. Les membres des clubs de mères deviennent également des volontaires de la Croix-Rouge et ont généralement un coordinateur de la Croix-Rouge qui soutient leurs activités.Au Bénin, elles ont également soutenu les efforts visant à planter plus de 21 000 arbres dans les écoles, les villages et les zones communales. Ces arbres sont de véritables multitâches : Ils luttent contre l'érosion des sols, apportent des avantages nutritionnels et économiques et sont des symboles d'espoir.« Ils ont accueilli l'initiative avec enthousiasme. Le jour où nous avons commencé à planter les arbres, nous n'avons pas pu gérer l'affluence, tout le monde voulait participer, y compris les enseignants », se souvient Fagnihou Kokouvi, directeur adjoint du CEG d'Abomey.Les avantages des arbres ne se limitent pas au présent.« L'impact sur les générations futures est évident », note Frabrice Soutin, président local de la Croix-Rouge à Abomey. « Dans deux ou trois ans, les enfants qui se trouvent sur ce terrain bénéficieront de l'ombre de ces arbres qui les protégeront du soleil».Dans les deux pays, les volontaires et les dirigeants communautaires ont reçu une formation sur la préparation aux catastrophes, la résilience climatique et la gestion des ressources naturelles.Au Togo, la Croix-Rouge togolaise a soutenu 920 membres de clubs de mères et de comités d'hommes, les sensibilisant à l'environnement et aux pratiques durables.« Les clubs de mères ont été formés aux techniques de fabrication de foyers améliorés et à la manière d'éviter d'abattre des arbres inutilement », explique Addom Aklesso, responsable du projet pour la Croix-Rouge togolaise. « Elles ont également appris à surveiller les indicateurs locaux qui signalent les inondations, afin de pouvoir préparer leurs villages ».Outre ces interventions axées sur le climat, les ménages déplacés et les familles vulnérables du nord du Bénin ont reçu une aide vitale, notamment des kits alimentaires, des ustensiles de cuisine et des moustiquaires.La formation aux semences à cycle court comme le maïs et les tomates - qui produisent des fruits relativement rapidement - a renforcé la sécurité alimentaire malgré des conditions météorologiques de plus en plus imprévisibles qui ont raccourci la saison de croissance habituelle.Financés par le Bureau des affaires humanitaires de l'USAID et soutenus par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ces projets ont touché des milliers de personnes, qu'il s'agisse de volontaires, de clubs de mères, d'écoliers ou de familles déplacées.Pour Aklesso Quentin Adom, qui dirige le projet pour la Croix-Rouge togolaise dans le nord du Togo, les progrès réalisés jusqu'à présent lui donnent de l'espoir.« Si toutes ces plantes sont entretenues et qu'elles arrivent à maturité, cela nous permettra d'avoir une bonne pluviométrie dans la localité, dans la région », explique-t-il. « En outre, les communautés seront plus résilientes, la pauvreté sera réduite parce qu'au niveau des clubs de mères et des comités d'hommes, nous identifierons les activités génératrices de revenus des membres pour leur permettre de participer aux besoins du ménage. C'est l'impact à long terme que toutes ces interventions auront sur les communautés locales ».

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États-Unis : les volontaires de la Croix-Rouge apportent de l'espoir après les incendies de forêt en Californie du Sud

Originaire de Colombie, Kennis Eduardo Díaz a perdu sa maison et tous ses biens dans les incendies. N’ayant nulle part où aller, il a trouvé refuge dans un abri temporaire nouvellement créé et géré par la Croix-Rouge américaine.Dans ce cas, l'abri est une section du Centre des congrès de Pasadena. Habituellement utilisé pour les grands rassemblements d’affaires et les salons professionnels, les immenses salles du centre ont été transformées en abri temporaire pour des centaines de personnes évacuées.Ici, Kennis a reçu plus que de simples repas et un endroit sûr où dormir. Il a également trouvé le chemin de la guérison grâce au soutien des bénévoles locaux de la Croix-Rouge.« Ils m’apportent l’aide que je n’avais pas », a partagé Kennis.L'une de ces volontaires est Gracie Castro, de la section de San Bernardino de la Croix-Rouge américaine et membre d'une équipe qui aide les évacués comme Kennis à s'attaquer aux tâches administratives, à trouver une aide financière et à obtenir des références vers des services qui aident les propriétaires et les locataires à trouver des logements à plus long terme. soins à long terme, solutions de logement à terme, entre autres.« Mon rôle est de voir comment nous pouvons l’amener là où il veut aller », a déclaré Gracie.Des histoires de résilience et de gentillesseL’histoire de Blanca Pérez est un autre témoignage du pouvoir de la communauté et de la compassion.Accompagnée de son mari Antonio, de sa fille et du petit ami de celle-ci, Blanca a dû évacuer leur appartement d'Altadena avec leurs animaux de compagnie, laissant derrière eux leur maison et la boutique de vêtements bien-aimée de Blanca.Quelques jours plus tard, ils apprirent que leur maison et leur boutique de vêtements avaient été détruites par les flammes.Malgré cette perte profonde, Blanca a trouvé du réconfort dans le soutien apporté par la Croix-Rouge. Lorsqu’elle a appris le décès de son oncle à cause des incendies, une bénévole lui a offert un soutien émotionnel immédiat, l’accompagnant dans son deuil et la mettant en contact avec des services de soins spirituels.« Je me suis fait de nouveaux amis au refuge et les volontaires de la Croix-Rouge ont fait preuve d’une grande gentillesse et d’un réel intérêt pour notre bien-être », a partagé Blanca. De petits gestes, comme recevoir du matériel de tricot pour occuper ses mains, ont apporté des moments de paix au milieu du chaos.Ce ne sont là que deux des nombreuses histoires qui se déroulent dans les refuges de la Croix-Rouge de la région métropolitaine de Los Angeles. Au total, environ 580 personnes séjournent dans les abris d’urgence de la Croix-Rouge et chaque personne a des besoins uniques. Jusqu’à présent, la Croix-Rouge a fourni plus de 11 300 nuitées et plus de 102 000 repas et collations avec le soutien de ses partenaires.Des volontaires de tout le paysLa réponse de la Croix-Rouge aux incendies de forêt du sud de la Californie n’aurait pas été possible sans le soutien de volontaires de tout le pays. Fernando Fernández, un volontaire des services de secours de la section Texas Gulf Coast, s’est rendu en Californie pour offrir un soutien spirituel aux personnes qui ont été forcées d’évacuer.Volontaire depuis 15 ans et vétéran de la Garde côtière américaine, Fernando comprend l’importance d’être une présence réconfortante. « La plupart des personnes que j’ai aidées ont juste besoin de quelqu’un pour les écouter », a-t-il déclaré. Plus de 60 % des personnes qu’il a aidées dans cette crise étaient hispaniques, dit-il, soulignant le rôle vital des soins culturellement sensibles dans la réponse aux catastrophes.Au-delà de l’abri : là pour le long termeL’aide de la Croix-Rouge ne se limite pas à l’hébergement immédiat. Des programmes d’aide financière sont désormais en cours pour les résidents de nombreuses municipalités gravement touchées par les incendies. Cette aide financière permet aux personnes évacuées de couvrir leurs besoins de base, du remplacement des produits d’hygiène à l’achat de vêtements appropriés.Tous les services sont accessibles aux personnes sans distinction de nationalité, de race, de sexe ou de statut de citoyenneté, réaffirmant ainsi l’engagement de l’organisation en faveur de l’inclusion.« Si vous avez besoin d’aide, n’ayez pas peur de demander à la Croix-Rouge », a exhorté Fernando, le volontaire de la section Texas Gulf Coast, faisant écho à un sentiment partagé par de nombreux bénévoles et survivants.Alors que les communautés commencent à se reconstruire après les incendies de forêt, la Croix-Rouge reste fidèle à sa mission qui consiste à apporter espoir, sécurité et ressources aux personnes dans le besoin. En effet, ces besoins sont immenses et ne devraient pas diminuer même si les incendies sont maîtrisés.Plus de 16 000 habitations ont été détruites par les incendies, de sorte que les gens auront besoin d'abris temporaires pendant un certain temps. En attendant, les pluies prévues laissent entrevoir de nouvelles menaces : crues soudaines et glissements de terrain dans les zones dévastées par les incendies.Quoi qu'il en soit, la Croix-Rouge restera aux côtés des personnes dans le besoin. Quelque 580 intervenants de la Croix-Rouge veillent à ce que les personnes ne soient pas seules.Alors que les communautés rouvrent, les membres de la Croix-Rouge sont également là pour apporter leur soutien, notamment des produits de nettoyage, des lampes de poche, des masques, des gants, de l'eau et d'autres produits essentiels. Près de 22 000 articles de secours ont été fournis à la fin janvier.

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Philippines : La Croix-Rouge continue de soutenir les communautés dans leurs efforts de reconstruction après six typhons consécutifs.

« Pouvons-nous encore gérer cela ? Portons ce fardeau. Portons-le, même s'il est lourd. N'abandonnons pas - nous pouvons nous en sortir d'une manière ou d'une autre ».Les mots de Janet Menes, de Camarines Sur, résonnent profondément aux Philippines, où des familles comme la sienne s'efforcent de reconstruire leur vie après les six typhons sans précédent qui ont frappé le pays en moins d'un mois à la fin de l'année dernière.Trois mois plus tard, les employés et les volontaires de la Croix-Rouge philippine continuent de travailler sans relâche pour aider les gens à se remettre sur pied. Dans l'un des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles - avec une moyenne de 20 cyclones tropicaux par an - ils apportent une aide vitale avant, pendant et après les situations d'urgence.Un soutien essentiel au milieu de la dévastationEntre octobre et novembre 2024, les typhons et super typhons Kristine, Leon, Marce, Niko, Ofel et Pepito (tous les noms locaux) ont déchiré le pays, laissant plus de 14 millions de personnes affectées.Les pluies torrentielles, les vents violents et les glissements de terrain ont détruit les maisons, endommagé les infrastructures et perturbé les moyens de subsistance. Des communautés entières comme celle de Janet ont été frappées à plusieurs reprises, se remettant à peine d'une catastrophe avant que la suivante n'arrive.À Albay, Jeanette et Jefferson Mata Septo ont vécu une dévastation qu'ils n'avaient jamais connue auparavant. « C'était une violente tempête. Nous ne nous attendions pas à ce que l'eau monte aussi haut dans notre région », se souvient Jeanette.La montée des eaux les a obligés à se réfugier dans de nombreux endroits, y compris chez des voisins. Lorsque les eaux sont devenues trop hautes, ils n'ont eu d'autre choix que d'emprunter l'autoroute. C'est là, au bord de la route, qu'ils ont attendu, trempés, épuisés et avec seulement les quelques documents qu'ils avaient réussi à sauver.Lorsque Jefferson est retourné chez eux après la décrue pour récupérer ce qu'il pouvait, il ne pouvait pas croire ce qu'il voyait. « Ce matin-là, lorsqu'il est retourné chez nous, les eaux étaient encore hautes. Il essayait de sauver nos affaires et je pense que le stress de cette situation l'a poussé à faire un accident vasculaire cérébral », explique Jeanette.Après une visite d'urgence à l'hôpital local, Jefferson a été mis sous traitement critique, à vie, pour éviter une nouvelle attaque.La Croix-Rouge philippine s'est révélée être une bouée de sauvetage, en fournissant des médicaments contre l'hypertension de Jefferson, ainsi que des kits de cuisine et d'hygiène pour aider la famille à se reconstruire. « Les médicaments fournis par la Croix-Rouge ont été d'un grand secours. Les médicaments sont coûteux », explique Jeanette.Aider les familles à se reconstruire à partir de zéroDans la province voisine de Camarines Sur, Janet, son mari Albiz et leurs six enfants ont été confrontés à la même situation dévastatrice causée par le typhon Kristine. Mais alors que les pluies diluviennes s'abattaient sur eux, Janet avait développé une forte fièvre et était trop malade pour être évacuée vers un abri adéquat.« Dans la soirée, l'eau est montée », se souvient-elle. « Mon mari nous a aidés à déplacer nos affaires vers un terrain plus élevé, mais certains de nos biens ont été perdus. Je n'ai pas pu faire grand-chose à cause de ma fièvre ».La famille s'est réfugiée dans le cimetière voisin, où elle a enduré des jours de crue et de conditions difficiles.À son retour, la famille a trouvé sa maison en ruines, dont il ne restait que le toit. Là encore, la Croix-Rouge philippine a apporté une aide cruciale.« Avant Noël, nous avons reçu 5 000 pesos (environ 100 USD) de la Croix-Rouge », explique Janet. « Nous les avons utilisés pour acheter du contreplaqué pour le toit et du bois pour la cuisine. Maintenant, nous avons construit quelques pièces : un salon, une cuisine et des murs.Un soutien aussi longtemps que nécessaireLa Croix-Rouge philippine, soutenue par l'appel d'urgence de l' IFRC, a été en première ligne des efforts de réponse et de rétablissement après le typhon Kristine et les cinq autres typhons majeurs consécutifs qui ont frappé le pays.Des missions de recherche et de sauvetage à l'aide aux personnes vivant dans les centres d'évacuation, leurs efforts ont été essentiels pour préserver la santé et le bien-être après le passage du typhon.Dans les centres d'évacuation, des repas chauds composés de riz, d'œufs durs et de sardines ont été distribués, ainsi que de l'eau potable. Ces mesures sont cruciales, car lorsque les gens perdent leurs biens lors d'un typhon, ils perdent aussi souvent les fourneaux et les ustensiles de cuisine.Les enfants étaient encadrés dans des espaces adaptés à leur âge, avec des coloriages, des activités de chant et de danse et la possibilité de parler de leurs besoins et de leurs préoccupations à des volontaires formés à cet effet. Les bureaux de santé ont proposé des bilans de santé, y compris des tests de tension artérielle. Si nécessaire, des médicaments ont été fournis pour prévenir la propagation des maladies et des infections qui accompagnent souvent les conditions météorologiques extrêmes.Au fur et à mesure que les communautés se rétablissent, la Croix-Rouge continuera à fournir ce dont les gens ont besoin : de l'argent pour reconstruire les maisons et acheter des produits de première nécessité, un soutien aux moyens de subsistance pour que les gens puissent retourner au travail, et le soutien psychosocial d'employés et de volontaires ancrés dans leurs propres communautés locales.Janet explique qu'elle parle à ses enfants de se préparer dès maintenant à de futures catastrophes, et ses paroles s'adressent autant aux enfants qu'à elle et Albiz.« Ne baissons pas les bras, nous pouvons nous en sortir, d'une manière ou d'une autre.

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Urgence

Sud-ouest de l'océan Indien : cyclone tropical Chido

Le cyclone tropical Chido, une tempête de catégorie 4 avec des vents et des pluies dévastateurs, a gravement touché la région du sud-ouest de l'océan Indien, causant au moins 117 décès et affectant plus d'un million de personnes à Madagascar, aux Comores, à Mayotte, au Mozambique et au Malawi. Chido est la troisième tempête nommée de la saison cyclonique 2024-2025, qui devrait se poursuivre jusqu'en mai 2025. Votre don aidera les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du Mozambique, de Madagascar, des Comores et du Malawi à fournir une assistance vitale et à améliorer la préparation aux futures tempêtes.

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La Croix-Rouge répond à la plus grande épidémie de dengue en Amérique centrale par l’éducation et la prévention.

La dengue constitue une menace majeure pour la santé publique en Amérique latine depuis des décennies, avec des épidémies survenant de manière cyclique tous les trois à cinq ans. Transmis par les moustiques femelles Aedes aegypti, le virus touche des millions de personnes chaque année, mais jamais autant qu’aujourd’hui.Depuis le début de cette année, plus de 12,7 millions de cas suspects de dengue ont été signalés dans la région des Amériques, un chiffre record dans l’histoire de cette maladie.En Amérique centrale et au Mexique, plus de 17 000 nouveaux cas suspects de dengue ont été signalés rien que lors de la dernière semaine de novembre. Cela équivaut à 100 cas par heure, soit une augmentation de 198 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.Cette augmentation de la propagation de la dengue représente un défi pour les systèmes de santé dans une région confrontée à des conditions climatiques et sanitaires complexes.Les effets de la crise climatique, des températures extrêmes et des phénomènes météorologiques plus intenses – tels que les ouragans Eta et Iota en 2020, les vagues de chaleur historiques plus tôt cette année ou la récente tempête tropicale Sara – modifient les habitudes de milliers de familles d’Amérique centrale vivant dans des conditions de risque et de vulnérabilité.La pauvreté et les inégalités croissantes, combinées à des services d’eau et d’assainissement insuffisants et inadéquats, obligent les populations à stocker la petite quantité d’eau à laquelle elles ont accès. Cependant, cette eau est souvent mal stockée, en raison d’un manque d’information ou de moyens adéquats pour la conserver en toute sécurité.Ces pratiques, ainsi que d’autres, comme une mauvaise gestion des déchets solides, peuvent favoriser la création de gîtes larvaires pour les moustiques dans des objets tels que des récipients d’eau non couverts, des pneus, des pots de fleurs, des amas de déchets ou des gouttières.Face à ce défi multifactoriel, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge de toute la région de l’Amérique centrale ont mis en place une réponse globale, englobant diverses stratégies axées sur la prévention et l’éducation.En 2023 et 2024, les équipes locales de la Croix-Rouge ont mené six opérations de réponse à la dengue en Amérique centrale, avec le soutien du Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF).Cette année, les efforts de réponse à la dengue ont également été intégrés dans des opérations en réaction à un incendie d’hôpital à Roatán, au Honduras, et à des inondations survenues en juin au Salvador.Grâce à ces huit opérations financées par l’IFRC-DREF, les Sociétés nationales de la région pourront atteindre plus de 182 000 personnes au Guatemala, au Honduras, au Salvador, au Costa Rica et au Panama, non seulement par des actions de réponse, mais aussi par des mesures de prévention pour limiter les futures épidémies.Prévention à base communautaireL’une des principales initiatives de la Croix-Rouge consiste à sensibiliser les communautés aux dangers de la dengue et à l’importance d’éliminer les gîtes larvaires des moustiques.Les volontaires travaillent directement au sein des communautés, en coordination avec les autorités sanitaires, pour mener des activités de prévention communautaire et de lutte contre les vecteurs.Les principales activités incluent des sessions éducatives, l’identification et l’élimination des gîtes larvaires, l’application de larvicide dans les réservoirs et contenants d’eau, des campagnes de fumigation et de nettoyage, ainsi que des visites à domicile.Ces actions enseignent aux populations comment éviter l’eau stagnante, où les moustiques préfèrent pondre leurs œufs, et promeuvent des mesures pratiques et efficaces, telles que retourner les contenants et nettoyer régulièrement les systèmes de drainage.Grâce à son approche globale axée sur l’éducation et la prévention, la Croix-Rouge a joué un rôle clé dans la lutte contre la dengue en Amérique centrale, une région particulièrement vulnérable en raison de facteurs climatiques, sociaux et sanitaires.Les actions menées par les volontaires et le personnel formé ont permis non seulement de répondre aux urgences, mais également de préparer les communautés à faire face à de futures épidémies.Qu’il s’agisse d’éliminer les gîtes larvaires, de distribuer des fournitures, de dispenser des formations en gestion clinique ou de promouvoir des stratégies durables de lutte contre les vecteurs, ces interventions ont renforcé la résilience des communautés. Dans certaines localités, les actions des Sociétés nationales de la Croix-Rouge, en appui aux ministères de la santé de la région, ont contribué à une diminution des cas de dengue.Au Panama, par exemple, une réduction des cas de dengue a été observée ces dernières semaines, ce qui pourrait être lié aux efforts conjoints de plusieurs acteurs, dont le ministère de la Santé, la Croix-Rouge panaméenne, d’autres agences internationales et les communautés elles-mêmes.Certaines petites communautés ont également partagé des témoignages anecdotiques suggérant que les efforts d’éducation et d’éradication de la dengue portent leurs fruits.Malgré ces progrès, la dengue demeure un défi, soulignant l’importance de continuer à adapter les stratégies de réponse aux changements climatiques et sociaux qui affectent la santé publique dans la région.

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Une bouée de sauvetage au milieu de la sécheresse : Comment la Croix-Rouge de Zambie apporte de l'espoir aux familles en première ligne de la crise climatique

Les conséquences sont visibles partout. Les champs autrefois verdoyants sont aujourd'hui des étendues brunes et poussiéreuses de tiges flétries. Les commerces et les restaurants ont fermé leurs portes. Le bétail semble faible et émacié.Ce ne sont là que quelques-uns des effets visibles de la sécheresse prolongée qui bouleverse la vie de millions de Zambiens, confrontés à de graves problèmes de pénurie alimentaire, de perte de bétail et de récoltes, et à des difficultés économiques croissantes.En réponse à la crise croissante, la Croix-Rouge zambienne a lancé le programme d'aide financière en cas de sécheresse dans le district de Chikankata en novembre 2024, une initiative cruciale visant à aider les familles à survivre à la grave sécheresse.Grâce à ce programme, 5 864 familles reçoivent 600 kwacha zambiens (environ 20 dollars américains) par mois pendant quatre mois, ce qui leur permet de répondre à des besoins immédiats tels que la nourriture et l'eau.À une époque où l'inflation a fait grimper le coût des produits de base, cette aide est plus qu'un coup de pouce financier : c'est une source de soulagement et de résilience pour les familles qui luttent pour s'en sortir au jour le jour.L'impact s'étend au-delà de Chikankata. Dans le district de Sinazongwe, où les ravages de la sécheresse sont particulièrement graves, la Croix-Rouge de Zambie a lancé un programme de transferts monétaires polyvalents, accompagné d'une aide aux agriculteurs pour leurs cultures d'hiver.Depuis le mois d'août 2024, plus de 5 200 ménages ont bénéficié d'un accès à des produits agricoles essentiels - maïs, semences de gombo et engrais - qui leur permettent de retrouver des moyens de subsistance. Cette initiative permet aux agriculteurs locaux de redonner vie à leurs terres, leur donnant ainsi une chance de reconstruire et de restaurer leurs communautés.Soutenue par l'IFRC, le projet de partenariat programmatique ECHO de l'Union européenne et l'aide bilatérale de la République tchèque, cette action s'inscrit dans le cadre d'une réponse plus large de la Croix-Rouge zambienne dans cinq districts touchés par la sécheresse.Avec environ 1,5 million de francs suisses mobilisés, plus de 11 000 ménages en Zambie reçoivent une assistance critique, couvrant la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance, la santé et l'eau, l'assainissement et l'hygiène (WASH).Une bouée d'espoir et de surviePour les familles de ces régions, cette aide en espèces est plus qu'une simple aide financière : c'est une voie vers la survie et la stabilité. Musambo Sianjonkoma, 90 ans, incapable de chercher de la nourriture par ses propres moyens, affirme que cette aide a eu un impact profond.« À mon âge, je ne peux pas sortir et chercher de la nourriture », dit Musambo. « Ce soutien m'aidera à manger.Pour elle et des milliers d'autres personnes, le programme n'apporte pas seulement de la nourriture, mais aussi de la dignité et de la tranquillité d'esprit.À Sinazongwe, l'agriculteur Wisdom Lubinda a reçu des semences de maïs et de gombo ainsi que d'autres aides pour les cultures d'hiver.« Les semences qu'ils ont fournies étaient comme un espoir dans un paquet », dit Wisdom, ajoutant que la chance d'une récolte réussie offre la promesse de financer l'éducation de ses frères et sœurs et d'assurer l'avenir de sa famille.Pour Anita Maalila, 27 ans, originaire de Upper Kaleya, la sécheresse a signifié la fin de son petit restaurant, seule source de revenus pour elle et ses deux enfants après le départ de son mari.Déclarée catastrophe nationale, la crise a décimé l'agriculture et Anita a dû se battre pour survivre en pratiquant une agriculture à petite échelle. L'espoir est arrivé grâce au programme d'aide financière d'urgence. Avec 600 kwacha par mois, Anita prévoit de cultiver des pommes de terre et du maïs pour retrouver ses moyens de subsistance.« Cette aide est une bénédiction », dit-elle, la voix remplie d'une détermination renouvelée.Un appel pour sauver des viesPour soutenir le travail essentiel de la Croix-Rouge zambienne pendant cette grave sécheresse, l'IFRC a lancé un appel d'urgence afin d'intensifier la réponse. Le soutien apporté par cet appel est essentiel pour assurer les transferts d'argent et le soutien aux cultures, qui permettent de protéger le peu qu'il reste aux populations tout en offrant une base sur laquelle reconstruire.Selon Cosmas Sakala, secrétaire général de la Croix-Rouge de Zambie, il est urgent de mettre en place ces mesures de sauvetage.« Nous sommes confrontés à une double menace dévastatrice en Zambie : une sécheresse paralysante a fait perdre aux agriculteurs 80 % de leurs récoltes et une épidémie de choléra fait peser une énorme pression sur les familles », note M. Sakala. « J'ai vu l'inquiétude sur les visages des gens et j'ai entendu leur angoisse, car ils ne savent pas d'où viendra leur prochain repas.

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L'IFRC à la COP29 : tout le monde mérite d'être prévenu suffisamment à l'avance avant qu'une catastrophe ne se produise

Bakou, Azerbaïdjan (13 novembre 2024) - Alors que des inondations, des tempêtes et des vagues de chaleur sans précédent frappent de plus en plus durement les communautés du monde entier, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) s'est jointe aux principales agences climatiques de l'ONU pour tirer la sonnette d'alarme sur un moyen de défense de première ligne essentiel, mais trop souvent négligé, contre la crise climatique : l'alerte et l'action précoces.Cet appel a été lancé lors d'un événement de haut niveau organisé dans le cadre de la COP29, qui visait à faire le point sur les progrès réalisés jusqu'à présent par l'initiative Alerte précoce pour tous (Early Warnings for All, EW4All), lancée par les Nations unies. Cette initiative vise à renforcer l'alerte et l'action précoces dans les pays les plus touchés par les situations d'urgence liées au climat.En tant que chef de file mondial pour le pilier 4 de l'initiative - « Préparation à répondre aux alertes » - l'IFRC travaille avec les Nations Unies et un large éventail d'autres partenaires EW4All pour s'assurer que tous les habitants de la planète sont protégés par des systèmes d'alerte précoce d'ici à 2027.La réunion de haut niveau a rassemblé les co-responsables des quatre piliers, notamment l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), l'Union internationale des télécommunications (UIT) et l'IFRC, ainsi que des représentants de gouvernements, des organisations humanitaires et environnementales, des groupes de financement privés et d'autres partenaires et partisans clés.S'adressant à l'assemblée, Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC, a déclaré que le monde devait non seulement augmenter le financement de l'alerte précoce, mais aussi veiller à ce que les investissements atteignent le niveau local, afin que les communautés les plus touchées par les crises climatiques reçoivent le soutien dont elles ont besoin.« Des satellites aux sacs de sable, nous construisons une ligne de défense sans faille contre les risques climatiques », a déclaré M. Chapagain à l'assemblée. « La technologie nous apporte des alertes précoces depuis le ciel, mais ce sont les communautés sur le terrain - qui remplissent les sacs de sable et renforcent la résilience - qui font véritablement fonctionner ces systèmes. »Les organisations représentées à la réunion ont noté que la campagne progresse, mais elles ont convenu que les gouvernements et les organisations financières réunis à la COP29 doivent fixer de nouveaux objectifs en matière de financement du climat afin de garantir que les pays et les communautés les plus vulnérables au climat bénéficient d'un soutien adéquat.Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui a convoqué l'événement, a noté que si la crise climatique touche tout le monde, de nombreux pays en subissent des conséquences disproportionnées. L'intensité croissante des vagues de chaleur en est un exemple.« Cette année est en passe de devenir l'année la plus chaude de l'histoire », a déclaré M. Guterres. « Elle a brûlé des pays et des communautés avec des températures qui repoussent les limites de l'endurance humaine. Dans le monde entier, nous avons assisté à des pluies et des ouragans records, à des incendies historiques et à des sécheresses meurtrières ».« À l'heure des catastrophes climatiques, les systèmes d'alerte précoce et la protection contre les chaleurs extrêmes ne sont pas un luxe, mais une nécessité. Ce sont des nécessités.En outre, il a fait remarquer qu'il s'agissait d'un investissement judicieux, dont le rendement était presque décuplé, les mesures standard de sécurité au travail en cas de chaleur extrême permettant d'économiser un montant potentiel de 360 milliards de dollars par an. Ce sentiment a été partagé par le président de la COP29, Mukhtar Babayev, qui a cité des estimations selon lesquelles l'investissement dans les alertes précoces pourrait permettre d'éviter des pertes allant jusqu'à 16 milliards de dollars par an.Situation mondiale des systèmes d'alerte précoce multirisquesLa bonne nouvelle est que, selon le rapport de cette année sur l'état mondial des systèmes d'alerte précoce multirisques (SMAP), le monde a atteint ses plus hauts niveaux de couverture en matière d'alerte précoce depuis 2015.En revanche, les catastrophes continuent d'avoir un impact disproportionné sur différents pays. Le rapport montre que les pays dotés de SMAP moins complets ont un taux de mortalité lié aux catastrophes près de six fois supérieur à celui des pays bénéficiant d'une couverture « substantielle » à « complète », et près de quatre fois plus de personnes touchées par les catastrophes.« Les progrès restent inégaux. La moitié des pays d'Afrique et seulement 40 % des pays des Amériques et des Caraïbes ont signalé l'existence de systèmes d'alerte précoce multirisques », indique le rapport. « Mais même parmi les pays dotés de tels systèmes, nombreux sont ceux qui présentent encore des lacunes dans un ou plusieurs des quatre piliers : connaissance des risques, prévision et détection, diffusion de l'alerte et action précoce. »Trente pays étaient initialement prioritaires pour une action accélérée de l'EW4ALL, mais cette liste a été élargie. En même temps, de nouveaux partenaires, y compris le secteur privé, ont été recrutés pour assurer une plus grande portée et un plus grand impact.Le besoin est urgent. Des estimations modélisées montrent qu'entre 2000 et 2019, environ 489 000 décès liés à la chaleur sont survenus chaque année, dont 45 % en Asie et 36 % en Europe. Dans le monde entier, il est reconnu que les diagnostics officiels et les rapports sur les maladies, les blessures et les décès liés à la chaleur sont sous-estimés.L'OMS et l'OMM estiment que la mise en place à l'échelle mondiale de systèmes d'alerte sanitaire en cas de chaleur dans 57 pays pourrait permettre de sauver 98 314 vies par an.IFRC: investir dans les communautés les plus touchéesÀ quoi ressemble cet investissement dans la prévention sur le terrain? Pour l'IFRC, qui dirige le pilier « préparation » de l'initiative, la clé du succès réside dans l'adéquation entre les investissements dans l'alerte précoce et la capacité des organisations locales à donner suite à ces alertes. Cela signifie qu'il faut investir dans le renforcement des systèmes locaux, des capacités et de la préparation des communautés afin d'élargir la couverture de l'action précoce et anticipée.En réponse à ce besoin d'investissement, M. Chapagain a également donné un aperçu de l'ambition quinquennale de l'IFRC en matière de chaleur extrême par le biais de la Plateforme mondiale de résilience climatique, qui vise à atteindre 100 millions de personnes dans 100 villes, en mobilisant 500 millions de francs suisses.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle également à un investissement plus important dans des actions locales multisectorielles pour les villes et les communautés afin de réduire les risques liés à la chaleur. Il s'agit notamment de plans d'action contre la chaleur, de systèmes de protection sociale adaptés aux chocs et de solutions basées sur la nature qui aident les communautés à mieux s'adapter et à réduire les risques. Tous les partenaires concernés doivent également travailler ensemble pour définir les déclencheurs, mettre à jour les réglementations et sensibiliser la population.L'IFRC et son réseau de 191 sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont bien placés pour jouer un rôle clé dans le programme EW4ALL. « Notre mission avec les alertes précoces pour tous est de relier les ressources mondiales à l'action locale », a conclu M. Chapagain, “afin que chaque communauté, aussi éloignée soit-elle, soit préparée à ce qui l'attend”.

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L'IFRC à la COP29 : Investir quand et où cela compte le plus - dès le début, dans la santé des personnes les plus durement touchées

Chaleur extrême et vagues de chaleur prolongées.Des inondations et des tempêtes sans précédent aux quatre coins du globe.Des périodes de sécheresse et des tempêtes qui défient toute attente.Ce sont là quelques-unes des conséquences profondes et parfois dévastatrices du changement climatique sur la santé des populations et des communautés du monde entier. Alors que les dirigeants du monde entier se réunissent à Bakou (Azerbaïdjan) du 11 au 22 novembre pour le sommet sur le climat COP29, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) met une fois de plus en lumière ce qu'elle voit tous les jours à travers ses interventions d'urgence en cas d'inondations soudaines, de vagues de chaleur extrême, de sécheresse prolongée, de crise économique et de famine. Non seulement les gens meurent, perdent leurs maisons et leurs moyens de subsistance, mais la crise climatique a des répercussions durables sur la santé et le bien-être des populations. Les vagues de chaleur extrême, les inondations et les tempêtes exposent de plus en plus de personnes aux risques de maladies infectieuses et de malnutrition, tout en réduisant leur accès aux soins.« Les impacts de la crise climatique ont un effet massif sur la santé des populations », a déclaré Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC, au cours de la première journée de la Conférence COP29. « Nous devons donc nous attaquer aux effets sur la santé d'une manière très globale ».Il ajoute que la manière et le moment où ces questions sont abordées sont tout aussi importants. Les financements et les investissements en faveur de la santé et de la préparation des communautés ne doivent pas seulement être accrus, ils doivent être dirigés vers les communautés locales qui en ont le plus besoin.« L'investissement doit se situer au bon niveau et atteindre le bon endroit », a déclaré M. Chapagain. « Pour l'instant, il n'y a pas assez d'investissements et ceux-ci n'atteignent pas les communautés. Moins de dix pour cent des financements destinés à la lutte contre le changement climatique atteignent le niveau communautaire ».« Nous devons soutenir l'action communautaire sur le terrain, là où les gens vivent et font face aux conséquences chaque jour ».Cet investissement ne peut pas attendre qu'une catastrophe survienne. « Le moment et la manière de réaliser cet investissement sont également importants », a-t-il ajouté. « Si l'on investit tôt - avec des systèmes d'alerte précoce ou des mesures anticapillaires - on sauve des vies, des moyens de subsistance et de l'argent ».Cet investissement ne peut pas attendre qu'une catastrophe survienne. « Le moment et la manière de réaliser cet investissement sont également importants », a-t-il ajouté. « Si l'on investit tôt - avec des systèmes d'alerte précoce ou des mesures anticapillaires - on sauve des vies, des moyens de subsistance et de l'argent ».Cet investissement ne peut pas attendre qu'une catastrophe survienne. « Le moment et la manière de réaliser cet investissement sont également importants », a-t-il ajouté. « Si l'on investit tôt - avec des systèmes d'alerte précoce ou des actions anticipatoires- on sauve des vies, des moyens de subsistance et de l'argent ».Une question brûlanteLa menace croissante des chaleurs extrêmes en est un bon exemple. Ces dernières années, les records de température mondiale sont battus mois après mois, alors que le changement climatique rend les vagues de chaleur - un tueur déjà silencieux et mortel - plus extrêmes. Chaque année, la chaleur tue près d'un demi-million de personnes dans le monde.Pourtant, seulement 0,5 % des fonds multilatéraux destinés à l'adaptation au changement climatique sont consacrés à des mesures sanitaires qui pourraient réduire considérablement ce nombre. Ces mesures sanitaires pourraient également améliorer le bien-être des populations et permettre de réaliser des économies à long terme. D'ici à 2030, les experts prévoient des coûts de santé supplémentaires de deux à quatre milliards d'USD si aucune mesure d'adaptation n'est prise aujourd'hui.Les solutions impliquent une série d'actions, allant de la construction de villes résilientes et de systèmes de santé résistants au climat à l'élaboration de plans nationaux d'action contre la chaleur et de protocoles d'alerte précoce. D'autres actions permettraient de s'assurer que les systèmes de protection sociale et de santé sont adaptés aux chocs liés au climat, tandis que les solutions basées sur la nature pourraient exploiter le pouvoir protecteur naturel des écosystèmes pour protéger les communautés contre les chaleurs extrêmes ou les ondes de tempête.« Alors que les effets du climat s'intensifient, les systèmes de santé doivent s'adapter pour protéger les plus vulnérables », a déclaré Petra Khoury, directrice du département Santé et soins de l'IFRC, lors d'un événement spécial de la COP29 organisé par l'Alliance pour une action transformatrice sur le climat et la santé (ATACH), un programme hébergé par l'OMS.« Le réseau de l'IFRC est en première ligne pour mettre en place des systèmes de santé résistants au climat grâce à la mobilisation des communautés », a-t-elle déclaré. « Les solutions au triple problème de la santé, du climat et de la migration doivent être centrées sur les communautés ».« Il est essentiel d'associer les communautés d'accueil et les communautés déplacées au processus de prise de décision et à la recherche de solutions pour atténuer l'impact de ce triptyque. »L'IFRC s'efforce notamment d'intensifier la surveillance des maladies liées au climat au niveau communautaire, d'approfondir ses efforts d'engagement communautaire et d'élargir la portée de son travail en adoptant une approche "une seule santé".L'approche « une seule santé » est une manière plus holistique d'améliorer la santé humaine en examinant la santé de l'environnement dans lequel les gens vivent. Par exemple, si le bétail est rendu vulnérable aux maladies par la chaleur, le manque de nourriture ou d'eau, cela se répercute sur la santé humaine. Jusqu'à 75 % des maladies infectieuses émergentes qui touchent les êtres humains se déclarent chez les animaux.L'IFRC est également très impliquée dans la surveillance rue par rue, maison par maison, de maladies telles que la dengue, le paludisme et le choléra, et bien d'autres encore, mais le changement climatique exige des efforts accrus en matière d'engagement communautaire dans le suivi, la prévention et la réponse aux maladies.Pour ce faire, des investissements doivent être réalisés à tous les niveaux - à partir des budgets des gouvernements nationaux, mais aussi des banques multilatérales de développement, des fonds multilatéraux pour le climat, des institutions de financement de la santé, des agences bilatérales de développement et des acteurs du secteur privé.La mise en œuvre de ces mesures implique également d'intégrer les actions en faveur de la santé et de la chaleur dans le cadre d'une approche globale des mesures d'adaptation dans les plans nationaux de lutte contre le changement climatique, ainsi que de renforcer la coordination entre les pouvoirs publics, les autorités locales, les acteurs et les communautés.Des signes de progrès ont déjà été observés. Lors de la COP28, le cadre des Émirats arabes unis pour la résilience climatique mondiale a renforcé les mesures d'adaptation, tandis que 151 pays ont signé la toute première déclaration de la COP sur le climat et la santé. De plus, la prise de conscience de l'urgence de s'attaquer aux effets des vagues de chaleur sur la santé est de plus en plus forte. L'IFRC a continué à tirer la sonnette d'alarme en accueillant le premier Sommet mondial sur la chaleur extrême et en organisant la Journée d'action contre la chaleur le 2 juin.Les récents ouragans violents - parfois qualifiés de « tempêtes monstres » - ainsi qu'une série d'inondations graves dans de grandes parties de l'Europe, de l'Afrique de l'Ouest et centrale, des Amériques, de l'Asie du Sud-Est et d'Oceana démontrent également le besoin urgent de ce type d'investissement local.Ces inondations déplacent des millions de personnes, qui n'ont plus accès à l'eau potable et à l'assainissement. Souvent, les communautés les plus durement touchées doivent déjà faire face à un accès limité à l'eau potable, à l'assainissement, à la nutrition, aux soins de santé et à l'éducation.Le succès de la COP29 dépendra des engagements pris pour inverser ces réalités grâce à des investissements réels dans la santé, la préparation et l'alerte précoce au niveau local. « Si nous parvenons à progresser dans ces domaines lors de la COP29, je considérerais cette conférence comme un succès », a conclu M. Chapagain.Pour plus d'informations:Approche de l'IFRC en santé et soinL'approche de l'IFRC à la crise climatiqueInitiative « Alertes précoces pour tous » de l'Organisation météorologique mondialePage de l'IFRC sur les alertes précoces pour tous

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La saison des inondations : Quand l'eau ne signifie plus la vie

Depuis plusieurs mois, les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale subissent des inondations sans précédent qui ont détruit des maisons, dévasté des cultures, emporté du bétail et entraîné des pertes humaines.Les volontaires de la Croix-Rouge sont en première ligne, aidant les communautés touchées avec le soutien de l'IFRC et de ses partenaires, qui intensifient leur réponse d'urgence.À ce jour, l'IFRC et ses Sociétés nationales membres ont lancé des appels d'urgence au Cameroun, au Tchad, au Niger, au Nigéria et au Soudan du Sud pour étendre le soutien à de nombreuses autres personnes. Cependant, les besoins sont immenses, et des ressources supplémentaires sont urgemment nécessaires pour soutenir les communautés vulnérables.Les inondations successives rappellent les effets du changement climatique en Afrique. Au-delà de la réponse d'urgence immédiate, il est impératif de mettre en place des mesures de résilience climatique pour protéger les communautés vulnérables, notamment par des actions anticipatoires face aux inondations pour renforcer la préparation aux catastrophes.Cameroun et Tchad : « Nous n'avons pas dormi depuis dix jours »Au Cameroun, des inondations sans précédent depuis août 2024 ont touché plus de 455 000 personnes. Elles ont submergé 85 000 hectares de terres et entraîné la perte de moyens de subsistance pour des milliers de familles.« Nous n'avons pas dormi depuis dix jours », explique Asta Waziri, leader d'une coopérative féminine de producteurs de maïs. « Mon magasin et une partie de ma maison ont été détruits, emportant avec eux notre stock de grains et de nombreux biens précieux. »En réponse à cette crise, la Croix-Rouge camerounaise a immédiatement déployé des équipes de volontaires pour secourir les personnes affectées et organiser des évacuations vers des zones non inondées.Grâce à des allocations d'urgence du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), la Croix-Rouge camerounaise a fourni une assistance en espèces à plus de 4 800 personnes, leur permettant de répondre à des besoins urgents en nourriture, vêtements et abris temporaires.La Société nationale a également renforcé ses efforts en matière de santé et de salubrité, sensibilisant les communautés aux pratiques de prévention des maladies hydriques comme le choléra et distribuant des kits d'hygiène et de sanitation.« Avec l'aide en espèces de la Croix-Rouge, je prévois de renvoyer deux ou trois enfants à l'école et de construire au moins une pièce avec des matériaux durables », explique Asta. « Pour le moment, nous sommes tous entassés dans une hutte. »Surtout, dit-elle, elle achètera des céréales qu'elle pourra stocker et qui nourriront sa famille avec le temps.Au Tchad, plus de 1,9 million de personnes sont affectées, et la Croix-Rouge tchadienne est mobilisée pour fournir un abri, de la nourriture et des articles essentiels. Cependant, les infrastructures sont insuffisantes pour répondre aux besoins : 217 779 maisons ont été détruites, 432 203 hectares de terres arables ravagés et plus de 72 000 têtes de bétail perdues.Nigeria : « Ma famille et moi avons couru pour sauver nos vies »Au Nigéria, les inondations ont atteint des niveaux critiques entre juillet et septembre 2024. Trente-trois des 36 États ont été touchés, principalement en raison de fortes pluies et de l'effondrement du barrage d'Alau dans l'État de Borno.Plus de trois millions de personnes ont été touchées, entraînant 311 décès, plus de 3 000 blessés et le déplacement de 390 000 individus.« Nous avons tous dû fuir. Ma famille et moi avons couru pour sauver nos vies. Ce fut le moment le plus horrible de ma vie », raconte Hadjara Habu, mère de cinq enfants dont la maison a été détruite par les eaux.Les inondations ont également détruit plus de 649 hectares de terres agricoles, mettant en péril la sécurité alimentaire dans les mois à venir. Les volontaires de la Croix-Rouge nigériane, soutenus par l'IFRC-DREF, fournissent des abris, de la nourriture, de l'eau potable et des articles d'hygiène.Les volontaires de la Croix-Rouge ont donné à des personnes comme Hajara des bons en espèces pour les aider dans les jours à venir.« Ce n'est pas beaucoup d'argent, mais cela nous aidera de plusieurs façons. Nous avons perdu tous nos vivres à cause des inondations ; cela aidera ma famille et moi à acheter de la nourriture. »Cependant, le nombre croissant de personnes touchées nécessite des ressources supplémentaires.Niger : Une crise aggravée par le changement climatiqueAu Niger, plus de 1,3 million de personnes ont été touchées par les inondations dans les huit régions du pays. Les chiffres officiels indiquent la destruction de plus de 146 000 maisons, des pertes humaines et la dévastation de plus de 22 000 hectares de cultures.Ces événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents soulignent la nécessité urgente de renforcer les infrastructures, les systèmes d'alerte précoce et d'adopter des stratégies d'adaptation climatique pour réduire les risques de catastrophes à venir.En réponse, la Croix-Rouge du Niger déploie une intervention complète comprenant une assistance d'urgence, des services de santé, de la prévention et de la sensibilisation aux risques climatiques. La Croix-Rouge fournit également des kits d'abris, distribue de petites subventions en espèces et met en œuvre des mesures de prévention contre les maladies d'origine hydrique pour aider à atténuer les impacts à court et à long terme.En savoir plus sur les six appels d'urgence liés aux inondations en Afrique de l'IFRC :CamerounTchadÉthiopieNigériaNigerSoudan du SudEn savoir plus sur les inondations sans précédent de 2024 dans d'autres régions :Saison des inondations : Les jeunes aux Fidji aident leurs communautés à prévenir les dégâts causés par le changement climatiqueDans les coulisses : « La nouvelle normalité » signifie que le travail de préparation aux catastrophes ne s'arrête jamaisSaison des inondations : « C'était terrifiant », mais les volontaires du Croissant-Rouge ont néanmoins risqué tout pour sauver des vies et aider les gens à se rétablir.

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Urgence

Sud Soudan: Inondations

Depuis mai 2024, le Sud-Soudan connaît d'importantes inondations, causées par de fortes pluies et la rupture des berges du Nil. Ces inondations ont touché plus de 700 000 personnes, causé d'importants dégâts aux habitations et dévasté le bétail et les récoltes. Par cet appel d'urgence, l'IFRC et ses membres entendent répondre aux besoins urgents de 300 000 personnes par des interventions dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement (EHA), des abris et des moyens de subsistance.

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La saison des inondations : « C’était terrifiant », mais les volontaires du Croissant-Rouge ont tout risqué pour sauver des vies et aider les gens à se relever

Le village de Devipur, dans le district de Noakhali, dans le sud du Bangladesh, a été l'une des zones les plus touchées par les inondations fin août. Le village entier a disparu sous les eaux et des milliers de personnes ont été confrontées à la terrible réalité de la noyade.L'unité du Croissant-Rouge de Noakhali est immédiatement passée à l'action.« Une fois que nous avons activé la hotline, les appels n'ont jamais cessé. Nous avons reçu 10 à 12 appels par minute, principalement pour des secours », a raconté Nusrat Jahan Nishi, une jeune volontaire. Son équipe a travaillé sans relâche, secourant des centaines de personnes et les mettant en sécurité à l'école primaire de Devipur, qui avait été transformée en refuge.La vie dans le refuge était loin d'être confortable. Les familles, des personnes âgées aux petits enfants, étaient serrées les unes contre les autres, dormant souvent sur les bancs de l'école et cuisinant dans des conditions dangereuses.De l'eau partout, rien à boireSans eau potable ni toilettes, il était devenu difficile de rester en bonne santé. De nombreuses familles ne trouvaient pas assez de nourriture, en particulier pour les enfants et les personnes âgées, et les déchets commençaient à s'accumuler, créant un environnement dangereux.Pour soulager leurs souffrances, les volontaires du Croissant-Rouge ont distribué des aliments secs et cuits ainsi que de l'eau potable. Des équipes médicales ont également été envoyées pour prodiguer des soins et réduire les risques sanitaires croissants.« En fait, les personnes ayant des fils ou des maris peuvent gérer plus facilement la nourriture ici », a expliqué Tahera, soulignant les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées pour vivre et se procurer de la nourriture dans le refuge.Tout a commencé le 20 août 2024, à la suite de pluies torrentielles en Inde. En 24 heures, les zones basses des districts de Feni, Noakhali, Cumilla et Lakshmipur, dans l'est et le sud-est du Bangladesh, étaient sous les eaux.Le lendemain, 90 % des îles Feni et Noakhali étaient submergées et la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh à Noakhali a rapidement mis en place une salle de contrôle et une ligne d’assistance téléphonique pour organiser les efforts de sauvetage.Au départ, le plan consistait à secourir les volontaires touchés par les inondations et leurs familles, mais la situation était bien pire que prévu. Des volontaires et d’anciens membres de la jeunesse de tout le district se sont joints à l’équipe, déterminés à apporter leur aide.« Prendre des décisions dans ces premières heures a été la partie la plus difficile », se souvient Farhana Haider Meem, chef de la jeunesse de l’unité de Noakhali. « Nous n’avions aucune idée de la façon de gérer une urgence aussi massive aussi rapidement. »Zobaer Hosen, l’un des premiers jeunes membres de l’équipe de secours de Noakhali, a déclaré qu’ils étaient confrontés à d’énormes défis. « Nous n’avions pas assez d’équipement, de bateaux ou de quoi que ce soit d’autre. J’ai passé trois ou quatre nuits sans dormir », a déclaré Zobaer. « Nous sommes restés au bureau de l’unité, mais chaque fois que je m’assoupissais, je me réveillais en pensant que le téléphone sonnait. »Malgré les nuits blanches et le manque de ressources, Zobaer et son équipe n’ont pas arrêté.« C’était terrifiant »L’unité de Feni a connu une période encore plus difficile. Elle savait que de nombreuses familles étaient prises au piège dans les eaux dangereuses et qu’elle n’avait pas le matériel de sauvetage adéquat. Elle est donc intervenue pour aider malgré tout, mais malheureusement, elle a gravement sous-estimé la situation et s’est retrouvée elle aussi piégée.Pendant 36 heures, elle est restée sans nourriture ni eau. Finalement, alors que les eaux se retiraient légèrement, elle a réussi à nager jusqu’à un endroit sûr en utilisant des bâtons de bambou. Heureusement, les 23 volontaires sont sains et saufs.« Nous avons passé toute la journée sur le toit d’une maison à un étage, en utilisant nos casques pour récupérer de l’eau pour boire. C’était terrifiant », a déclaré Labib, un jeune du Croissant-Rouge de l’unité de Feni. « Après avoir enduré cette journée, nous avons finalement réussi à retourner au marché voisin, où j’ai retrouvé mon père, qui s’était tellement inquiété pour moi. »Une ampleur inattendueLes volontaires de Feni ont rencontré deux défis majeurs. Tout d’abord, il n’y avait pas beaucoup de coordination entre toutes les organisations de secours dans cette zone particulière, car personne ici n’avait connu d’inondations de cette ampleur.Un autre problème était le manque d’équipement de sauvetage approprié. L’unité de Feni a été le premier groupe de sauveteurs à arriver pour aider dans les zones les plus touchées. Malheureusement, il n’y avait pas encore de bateaux de sauvetage disponibles.Là encore, comme aucun des districts touchés n’avait connu d’inondations de cette ampleur depuis des décennies, il n’y avait pas d’équipement ou de bateaux pré-approvisionnés pour une intervention immédiate en cas de catastrophe.De nombreux volontaires des districts touchés ont souligné qu’en raison de ces inondations, ces défis devaient être résolus maintenant afin qu’ils puissent mieux se préparer aux catastrophes futures.Les inondations ont également touché les habitants des collines reculées de Khagrachari, loin des zones basses où les inondations se sont concentrées, comme Natun Kumar Chakma, un agriculteur qui a également été touché par les effets dévastateurs des inondations.« Mes champs sont toujours sous l'eau et toutes les récoltes sont perdues », a-t-il déclaré.Des volontaires du Croissant-Rouge se sont rendus dans ces zones reculées et montagneuses, où vivent certaines des minorités ethniques de la région, pour fournir des vivres d'urgence et une aide.Des mains secourablesUne fois les eaux de crue retirées, les équipes du Croissant-Rouge du Bangladesh se sont rendues avec un membre de l’équipe nationale d’intervention en cas de catastrophe dans le village submergé de Suborno Char, à Noakhali, où elles ont désinfecté des puits tubulaires pour fournir de l’eau potable à la communauté.L’un des puits tubulaires qu’elles ont désinfectés appartenait à Halima. Elle et ses trois enfants sont restés dans leur maison inondée pendant que l’eau faisait rage dehors.« Je n’ai pas d’aide – pas de parents, pas de frères et sœurs – alors j’ai pensé qu’il valait mieux rester plutôt que d’aller au refuge », a-t-elle expliqué. Son mari, un ouvrier journalier, était au chômage à cause de l’inondation. Pendant près d’une semaine, la famille a survécu grâce à de la nourriture sèche. Grâce au Croissant-Rouge, ils ont maintenant de l’eau potable et la famille de Halima recevra un soutien supplémentaire pour reconstruire sa vie.Le Croissant-Rouge du Bangladesh a déployé des équipes médicales de l’hôpital Holy Family (un hôpital du Croissant-Rouge du Bangladesh) à Feni, comprenant des médecins, des ambulanciers et des fournitures d’urgence.« Les gens sont arrivés avec toutes sortes de problèmes de santé : éruptions cutanées, infections, rhumes et diarrhées », explique Fatema Akter, membre de l’équipe de jeunes du Croissant-Rouge de Feni. Ces équipes médicales ont joué un rôle crucial dans la prévention de la propagation des maladies au lendemain de la catastrophe.Les inondations n’ont pas seulement affecté la santé physique. Le traumatisme de la perte de leur maison, de leurs moyens de subsistance et de leur sécurité a également eu des répercussions psychologiques. Des bénévoles, formés aux premiers secours psychologiques, ont écouté et réconforté les personnes qui naviguaient dans la peur et l’incertitude.Adrita Tabassum Ome, une jeune volontaire de la Croix-Rouge de Feni, a travaillé pendant cinq jours pour offrir un soutien en matière de santé mentale. « Je me suis concentrée sur l'écoute des femmes, des dames âgées et des enfants, tandis que mon coéquipier masculin soutenait les hommes », a-t-elle déclaré. Ces volontaires ont joué un rôle crucial en aidant les gens à gérer leur stress et leur anxiété pendant la catastrophe.Plus de 14 millions de personnes ont été touchées par les inondations qui ont frappé le Bangladesh dans les régions du nord, du nord-est et du sud-est depuis juin, déplaçant des millions de personnes et causant des dégâts considérables. En septembre, l'IFRC a lancé un appel d'urgence pour recueillir 7,5 millions de francs suisses afin de soutenir les efforts de relèvement du Croissant-Rouge du Bangladesh.Alors que les opérations se poursuivent, le Croissant-Rouge cible et donne la priorité aux communautés les plus touchées, dans le but d'atteindre 400 000 personnes en leur fournissant un abri sûr, une sécurité alimentaire, un rétablissement des moyens de subsistance, des services de santé, ainsi qu'un soutien en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène.Ce reportage a été rédigé par Nahidul Islam et Al-Shahriar Rupam et édité par Rachel Punitha, chargée de communication à l'IFRC. Photos par Al-Shahriar Rupam et Mustakim Billah Muhit.Découvrez d'autres photos et histoires captivantes sur les inondations à Feni et Noakhali.Consultez l'appel d'urgence de l'IFRC pour recueillir des dons afin de contribuer au relèvement du Bangladesh.

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Urgence

Niger: Inondations

Les pluies abondantes et persistantes qui se sont abattues sur le pays depuis juillet ont coûté la vie à plus de 300 personnes, détruit plus de 95 000 habitations et anéanti des milliers d'hectares de cultures et de bétail. Les conditions socio-économiques précaires du pays exacerbent également la vulnérabilité de sa population, en particulier celle qui vit dans les camps de réfugiés, les quartiers périphériques, les zones exposées aux inondations et les zones urbaines densément peuplées. Par cet appel d'urgence, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et ses membres entendent répondre aux besoins urgents de 250 000 personnes dans cinq régions par des interventions dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'assainissement, de l'hygiène, des abris et de la sécurité alimentaire.

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Urgence

Tchad: Inondations

Des semaines de pluies torrentielles ont frappé les 23 provinces du Tchad, faisant au moins 340 morts et 1,5 million de personnes ayant un besoin urgent de nourriture, de soins de santé, d'abris, de protection et de services d'assainissement de l'eau et d'hygiène. Les prévisions annoncent la poursuite de fortes pluies et d'inondations dans une grande partie de l'Afrique occidentale et centrale en septembre, avec une forte concentration de précipitations au Tchad. Contribuez à cet appel et faites une différence significative pour les 389 000 personnes soutenues par la Croix-Rouge du Tchad dans le cadre de cette réponse.

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Article

Zimbabwe : un projet hydraulique offre un jardin d'espoir dans une région frappée par la sécheresse

Patience Makuya, 37 ans, mère de sept enfants, est l'une des nombreuses femmes qui ont subi de plein fouet les effets d'une sécheresse dévastatrice qui a transformé des champs autrefois fertiles en étendues stériles.Déclenchée par le phénomène climatique El Niño, la sécheresse a ravagé l'Afrique australe, laissant des millions de personnes confrontées à l'insécurité alimentaire et à la pénurie d'eau.À Mwenezi, dans la province de Masvingo, un district réputé pour ses précipitations irrégulières et ses températures élevées, l'impact a été particulièrement sévère. Plus de 80 % de la région a reçu des précipitations inférieures à la moyenne, ce qui a entraîné de nombreuses mauvaises récoltes et aggravé la crise de la faim.Pour des femmes comme Patience, la lutte quotidienne pour la survie est devenue une dure réalité - bien qu'un système d'irrigation et un jardin nouvellement créés atténuent maintenant la pression sur de nombreuses familles. « Avant ce système d'eau courante et ce jardin, nous devions parcourir de longues distances pour aller chercher de l'eau et laisser nos enfants souffrir de la faim toute la journée », se souvient Patience. « Nous n'avions pas de légumes à donner à nos enfants pour qu'ils les mangent avec la sadza, alors nous achetions du sucre pour qu'ils le mangent avec la sadza.Cette triste réalité est partagée par de nombreuses personnes à Mwenezi, où la sécheresse a poussé l'insécurité alimentaire à des niveaux alarmants, près de la moitié de la population étant aux prises avec une faim sévère.»Un pipeline d'espoirConsciente de la gravité des besoins à Mwenezi, la Croix-Rouge du Zimbabwe, avec le soutien de l'IFRC, a lancé plusieurs projets visant à atténuer l'impact de la sécheresse.L'un de ces projets est le Gudomutovhoti Piped Water Scheme, un réseau de canalisations de 2 km mis en service en mai 2024, qui a apporté au district l'eau dont il avait tant besoin, transformant ainsi des vies.Le réseau de canalisations alimente le jardin nutritionnel de 1,5 hectare, où Patience et de nombreuses autres femmes issues de 100 foyers s'occupent avec diligence des parcelles qui leur ont été attribuées.Pour Patience et les femmes de la communauté de Gudomutovhoti, dans le quartier 14, sous la responsabilité du chef Neshuro, le réseau d'adduction d'eau n'est rien de moins qu'un miracle. Dans une région sujette à des précipitations irrégulières et à des problèmes d'eau, en particulier dans le contexte du changement climatique, le projet a non seulement réduit la tâche ardue d'aller chercher de l'eau, mais il a également fourni les moyens de subvenir aux besoins de leurs familles.Grâce à la création d'un jardin nutritionnel, Patience et d'autres femmes de la communauté peuvent désormais cultiver des légumes et des légumineuses, ce qui constitue une source vitale de nutrition. « Nos enfants sont mieux nourris grâce à ce jardin », explique Patience. « Nous pouvons cuisiner les épinards de notre jardin et nourrir nos familles». Le jardin nutritionnel a également favorisé un sentiment d'autonomie chez les femmes, qui se sont approprié leurs parcelles et sont désormais en mesure de subvenir aux besoins de leurs familles, malgré les conditions difficiles.« Beaucoup de membres de la communauté étaient sceptiques et se moquaient de nous parce que nous participions au projet, mais maintenant ils viennent nous demander des légumes à manger dans nos parcelles de jardin et nous les vendons pour récolter de l'argent afin de payer les frais de scolarité de nos enfants ou d'acheter des céréales pour lutter contre la faim en cette période de sécheresse », a déclaré Patience.Des défis à releverSi le système d'adduction d'eau et le jardin nutritionnel ont apporté un soulagement bienvenu, les défis auxquels Mwenezi est confrontée sont loin d'être terminés. La sécheresse continue de resserrer son étau, exacerbant l'insécurité alimentaire et entraînant toute une série de problèmes sociaux, notamment la violence sexiste, les mariages d'enfants et l'abandon scolaire.« La sécheresse a aggravé ces problèmes », a déclaré Abigail Murwira, responsable de l'égalité des sexes au ministère des affaires féminines et du développement des communautés et des petites et moyennes entreprises du district. « Les couples se disputent davantage lorsque la nourriture manque, et de nombreuses filles quittent l'école pour se marier alors que leurs familles cherchent des moyens de gagner leur vie. »La sécheresse a fait payer un lourd tribut aux éleveurs de bétail, de nombreux animaux mourant par manque d'eau et de pâturages. La station d'eau de Gudomutovhoti apporte une aide cruciale en fournissant l'eau dont les éleveurs et leur bétail ont tant besoin, atténuant ainsi l'impact de la sécheresse.L'évaluation des besoins de la Croix-Rouge du Zimbabwe à Mwenezi, soutenue par l'IFRC, met en évidence le besoin urgent d'une réponse à plus grande échelle, comme le demande l'appel d'urgence en cours de l'IFRC pour les pays touchés par la sécheresse et l'insécurité alimentaire en Afrique. Sans soutien supplémentaire, des millions de personnes au Zimbabwe et dans toute la région seront confrontées à une aggravation de l'insécurité alimentaire aiguë, de la malnutrition et de la pénurie d'eau.L'histoire de Patience Makuya est un rappel brutal du coût humain du changement climatique et de la nécessité cruciale d'efforts humanitaires soutenus. Bien que la Croix-Rouge du Zimbabwe et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge aient fait des progrès considérables pour atténuer les souffrances immédiates à Mwenezi et que la résilience de personnes comme Patience soit une source d'inspiration, ces faits ne doivent pas être considérés comme un substitut au soutien dont ces personnes ont désespérément besoin.Par Rumbidzai Nenzou, IFRC Communications Officer

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Communiqué de presse

Le super typhon Yagi frappe le Viêt Nam et fait des millions de sinistrés

Bangkok/Kuala Lumpur/Genève, 13 septembre 2024 - Le super typhon Yagi, l'une des tempêtes les plus violentes à frapper le Viêt Nam depuis trois décennies, a laissé une traînée de destruction et continue de menacer la vie de millions de personnes dans le nord et le centre du pays.Après avoir traversé l'île chinoise de Hainan, le cyclone tropical Yagi s'est intensifié pour devenir un super typhon, touchant terre dans la province de Quang Ninh et la ville de Hai Phong au Viêt Nam à 13 h 45, heure locale, le 7 septembre 2024.Avec des pluies torrentielles et des vents puissants dépassant les 200 kilomètres par heure, le super typhon a forcé plus de 50 000 personnes à évacuer leur domicile. Il a déclenché des inondations, des crues soudaines et des glissements de terrain de grande ampleur, causant de graves dommages aux routes, aux ponts et aux bâtiments, déracinant les arbres et perturbant les réseaux électriques et de télécommunication. Les zones touchées connaissent des coupures de courant prolongées, des pertes de communication et des perturbations de l'approvisionnement en eau.Selon les autorités, près de 190 000 habitations ont été inondées, endommagées ou détruites, au moins 325 personnes sont mortes ou portées disparues, et on estime à 1,6 million le nombre total de personnes touchées. Ces chiffres devraient augmenter à mesure que l'évaluation des dégâts se poursuit, tandis que le risque d'inondations et de glissements de terrain reste élevé dans toutes les régions touchées.Immédiatement après l'impact initial du typhon, la Croix-Rouge vietnamienne a organisé la mobilisation d'articles de secours, tels que de la nourriture, des médicaments et des distributions d'argent d'une valeur de 5,5 milliards de VND (190 000 CHF) pour soutenir les communautés touchées. Des employés et des volontaires de la Croix-Rouge ont été déployés pour aider au nettoyage des débris et fournir des premiers soins psychologiques. Les équipes d'intervention en cas de catastrophe continuent également à collaborer étroitement avec les autorités pour évaluer les dommages et les besoins dans les zones touchées.Les branches locales de la Croix-Rouge mettent en œuvre des mesures telles que la communication d'alertes précoces, le soutien au renforcement des maisons, la fourniture d'une assistance aux points d'évacuation temporaire et aux abris, et la surveillance étroite des mises à jour de la tempête afin d'être prêtes à intervenir en cas d'urgence.Bien qu'il se soit transformé en dépression tropicale, Yagi continue de provoquer des périodes prolongées de fortes précipitations, entraînant des inondations et des glissements de terrain dans 26 provinces, y compris dans la capitale, Hanoi.M. Nguyen Hai Anh, vice-président et secrétaire général de la Croix-Rouge vietnamienne, a déclaré :« Près de 19 millions de personnes vivent dans les provinces touchées. Nous sommes profondément préoccupés par leur santé, leur bien-être et leur capacité à faire face à l'impact et aux conséquences du super typhon Yagi, en particulier les personnes vulnérables, telles que les personnes âgées et les enfants.« La Croix-Rouge vietnamienne travaille en étroite collaboration avec les autorités et les organisations concernées pour soutenir les efforts de réponse nationaux et locaux. Nous avons lancé des campagnes de mobilisation de ressources dans un esprit de solidarité pour aider les populations touchées à surmonter cette tragédie meurtrière. »Kathryn Clarkson, chef de la délégation de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) à Bangkok, qui couvre la Thaïlande, le Cambodge, la République démocratique populaire lao et le Viêt Nam, a déclaré :« Ce phénomène météorologique extrême et prolongé continue d'avoir un impact considérable sur de nombreuses communautés locales, y compris dans des régions où nous avons rarement vu ce type de catastrophe se produire auparavant. La résilience des populations est mise à rude épreuve et il est urgent de fournir des secours immédiats et un soutien au relèvement des populations touchées.« L'IFRC travaille en étroite collaboration avec la Croix-Rouge vietnamienne pour mobiliser l'aide internationale afin de répondre aux besoins croissants et évolutifs des populations touchées, notamment en matière de services de santé, d'eau et d'assainissement, ainsi que de rétablissement des abris et des moyens de subsistance.»Note aux éditeurs:Visuelles: Des photos et vidéos supplémentaires sont disponibles ici:Dropbox – Viet Nam Typhoon Yagi 2024Pour plus d'informations ou pour solliciter une interview, écrivez-vous à l'adresse:[email protected] Bangkok: Kovit Pholsena, +66 (0) 81 837 8876A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641A Genève: Hannah Copeland, +44 7535316633