Cameroun

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Urgence

Cameroun: Insécurité alimentaire 2026

Le Cameroun est confronté à une crise alimentaire qui s’aggrave, avec 3,3 millions de personnes incapables de se procurer suffisamment de nourriture, alors que les conflits, les chocs climatiques et la hausse des prix poussent les familles vers des niveaux d’insécurité alimentaire d’urgence. Les stocks alimentaires sont épuisés, exposant de plus en plus les enfants et les femmes enceintes au risque de malnutrition. La Croix-Rouge camerounaise intensifie son assistance d’urgence en matière d’alimentation, de transferts monétaires, de nutrition et de relèvement des moyens de subsistance afin d’atteindre 330 000 des personnes les plus vulnérables. Mais un financement urgent est nécessaire pour élargir cette réponse. Votre don peut faire la différence. Faites un don dès maintenant pour aider la Croix-Rouge camerounaise à fournir une assistance vitale.

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Communiqué de presse

La « crise silencieuse de l’insécurité alimentaire » au Cameroun s’aggrave alors que des millions de personnes peinent à trouver de quoi se nourrir.

Yaoundé/Nairobi/Genève – 10 mars 2026 — Des millions de personnes au Cameroun font face à une crise alimentaire qui s’aggrave mais qui reçoit peu d’attention internationale, a averti aujourd’hui la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).Une nouvelle évaluation menée par la Croix-Rouge camerounaise avec le soutien du réseau de l’IFRC, auprès de près de 6 000 ménages, révèle que la faim augmente rapidement.Plus de 3,3 millions de personnes peinent à trouver suffisamment de nourriture, les familles dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Est étant déjà contraintes de sauter des repas, de vendre leur bétail ou de s’endetter simplement pour survivre.Dans certaines des zones les plus touchées, 64 % des ménages connaissent une insécurité alimentaire sévère, tandis que les stocks alimentaires durent moins d’un mois.Adesh Tripathee, chef de la délégation du cluster pays de l’IFRC à Yaoundé, déclare :« Le Cameroun est confronté à une crise silencieuse de la faim. Les familles font tout ce qu’elles peuvent simplement pour rester en vie. Cette crise ne fait pas les gros titres, mais pour des millions de personnes, elle est déjà une réalité quotidienne. »La Croix-Rouge camerounaise, soutenue par l’IFRC et les partenaires du Mouvement, met en œuvre des transferts monétaires, un appui aux banques céréalières, des activités de relance agricole, de nutrition et des programmes de résilience communautaire. Toutefois, les ressources disponibles restent insuffisantes face à l’ampleur des besoins.L’IFRC a lancé un appel d’urgence de 9,6 millions de francs suisses pour soutenir la Croix-Rouge camerounaise afin d’intensifier l’assistance aux communautés les plus vulnérables. L’opération fournira un soutien intégré comprenant une assistance en espèces, une aide alimentaire, la relance des moyens de subsistance, des services de nutrition, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que des programmes de protection.L’IFRC appelle les partenaires et les donateurs à mobiliser d’urgence des ressources afin de protéger les communautés les plus vulnérables et d’éviter une détérioration supplémentaire de la situation humanitaire.Des familles au bord de la ruptureL’évaluation de la Croix-Rouge révèle que plus de 60 % des ménages ont recours à des stratégies d’adaptation extrêmes, notamment la vente de bétail, d’outils et d’autres actifs productifs nécessaires pour cultiver lors de la prochaine saison agricole.Seuls cinq pour cent des ménages ont encore la capacité d’absorber un nouveau choc, laissant les communautés extrêmement vulnérables aux chocs climatiques, à la hausse des prix ou aux conflits.Les parents sacrifient de plus en plus leurs propres repas pour que leurs enfants puissent manger.Un père de famille du Logone-et-Chari, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, témoigne :« Nous ne parlons plus de bien manger, nous parlons de rester en vie. D’abord, nous avons vendu nos chèvres pour acheter du maïs. Ensuite, j’ai dû vendre ma charrue pour que nous puissions manger ce soir-là. Maintenant, ma femme et moi restons deux jours sans manger pour que nos enfants puissent avoir une poignée de mil. »Les enfants sont particulièrement à risque. L’évaluation a révélé que huit enfants sur dix ne consomment pas suffisamment d’aliments nutritifs, ce qui les expose à la malnutrition aiguë et à des dommages durables pour leur développement.Cécile Akama Mfoumou, présidente de la Croix-Rouge camerounaise, déclare :« La situation se détériore rapidement. Les familles épuisent les mécanismes d’adaptation dont elles disposent. Un soutien immédiat est essentiel pour prévenir davantage de souffrances. »La situation devrait encore s’aggraver à mesure que la période de soudure (la période entre les semis et les récoltes, lorsque la disponibilité alimentaire est la plus faible) arrive plus tôt que d’habitude, dès avril au lieu de juin, en raison de l’épuisement des stocks alimentaires et de la baisse des récoltes causée par les inondations et des pluies irrégulières.Dans le même temps, plus de 510 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, ce qui exerce une pression supplémentaire sur des moyens de subsistance déjà fragiles.Bien que les denrées alimentaires soient encore disponibles sur de nombreux marchés, elles sont devenues inabordables pour la plupart des familles.Plus d’informationsPour demander une interview, contacter : [email protected]À Yaoundé:Muriel Atsama Obama, +237 650 610 006À Nairobi:Susan Mbalu, +254 733 827 654À Genève:Scott Craig, +41 76 370 3575

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«Des mères en mode survie» Unis contre l’insécurité alimentaire au Cameroun.

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Du grain au gain: une histoire d’autonomisation des femmes et de sécurité alimentaire au Cameroun

À première vue, Kartoua pourrait sembler n’être qu’un village rural comme les autres dans le département du Mayo-Danay. Mais cette communauté frontalière, vulnérable aux inondations saisonnières et à l’insécurité alimentaire, est devenue le théâtre d’une révolution silencieuse menée par des femmes.Douze femmes se sont regroupées pour former le Groupe d’Initiative Commune (GIC) Soubota. Leur mission : lutter contre la rareté alimentaire en créant une banque céréalière qui achète du mil et du riz à bas prix après les récoltes, les stocke, puis les revend pendant la période de soudure à des tarifs abordables et accessibles à la communauté.« Au début, beaucoup ne croyaient pas en nous, surtout les hommes, » raconte Ahmadou Sergeline, mère de neuf enfants, agricultrice et présidente de la banque céréalière féminine de Soubota. « Mais avec le temps, en voyant comment nous aidions le village, tout a changé. Même mon mari me soutient désormais et me conseille. »De la rareté à une stratégie durable« Quand les inondations ont frappé, le mil est devenu introuvable, » se souvient Sergeline. « Mais grâce au soutien de la Croix-Rouge, nous avions 20 sacs prêts. Chaque matin, les femmes faisaient la queue avec de petits bols, achetant juste de quoi nourrir leurs enfants. »Ce soutien est arrivé à un moment crucial. La Croix-Rouge camerounaise a fourni au groupe de femmes 20 sacs de mil, ainsi qu’une formation en gestion des stocks et en comptabilité de base.« Avant, nous ne tenions pas de registres appropriés. Maintenant, nous avons des cahiers pour tout — ce qui entre, ce qui sort et ce qui appartient à qui. Les gens nous confient même leurs propres sacs de céréales, que nous stockons en toute sécurité contre une petite redevance. »L’équité avant tout : nourrir les plus vulnérables« Nous avons établi des règles pour protéger les plus pauvres, » explique Sergeline. « Nous avons limité les achats à quatre mesures par ménage et refusé de vendre aux acheteurs plus aisés qui ne cherchaient qu’à faire des bonnes affaires. Nous connaissons notre communauté. Nous savons qui a réellement besoin d’aide. »Les céréales sont vendues directement à l’entrepôt, toujours en dessous des prix du marché. Cette tarification solidaire a permis aux veuves, aux personnes âgées et aux ménages dirigés par des femmes de traverser la période de soudure dans la dignité.Le stock initial n’était qu’un début. Les revenus des premières ventes ont servi à acheter 45 nouveaux sacs de riz, permettant ainsi de poursuivre le cycle. Après avoir partagé les dividendes issus des ventes, le groupe a décidé de réinvestir l’intégralité des bénéfices dans le prochain approvisionnement en céréales.« Nous avons tout remis dans le stock, car nous avons constaté que la demande était encore plus forte que prévu, » précise Sergeline.Normalement, les bénéfices seraient répartis de manière transparente entre les différents comités responsables de diverses activités :50 % au comité de gestion (fonctionnement quotidien du GIC),30 % au comité d’hygiène communautaire,20 % au réapprovisionnement en céréales.Mais dans un bel élan de responsabilité collective, l’ensemble du comité a accepté de réinvestir ses parts, renforçant ainsi le cycle suivant du groupe.Plus que du grain : un espace de croissance et de leadershipLes banques céréalières comme celle de Kartoua font partie des nombreuses initiatives soutenues par le Partenariat programmatique entre le réseau de l’IFRC et l’Union européenne. Ce partenariat offre un financement stratégique, flexible, prévisible et à long terme, permettant aux Sociétés nationales d’agir avant qu’une crise ou une urgence sanitaire ne survienne. Il est mis en œuvre dans 24 pays à travers le monde.Dans ce cas, la Croix-Rouge camerounaise travaille également aux côtés du Groupe d’Initiative Commune (GIC) Soubota pour soutenir leurs activités, avec l’appui des équipes de la Croix-Rouge française qui interviennent comme partenaire de mise en œuvre.Pour Sergeline et les femmes de Kartoua, la banque céréalière est devenue un espace sûr — une plateforme pour apprendre, grandir et exercer un leadership.« Quand nous nous réunissons, nous ne parlons pas seulement de mil. Nous parlons de la gestion de nos foyers, de l’éducation de nos filles, du renforcement de nos mariages. J’ai sept filles. Je veux qu’elles voient que les femmes peuvent aussi diriger. »La formation et l’accompagnement fournis par les équipes de la Croix-Rouge ont permis d’autonomiser les femmes non seulement sur le plan technique, mais aussi sur les plans émotionnel et social.« Ils ne nous ont pas seulement apporté du grain. Ils nous ont apporté du respect. Ils nous ont écoutées. Ils nous ont vues non pas comme des bénéficiaires, mais comme des partenaires. »« Ce n’était pas seulement de la nourriture. C’était de la dignité, » ajoute Marie, une grand-mère qui a acheté des céréales à la banque pendant la période de soudure. « Je n’ai pas eu à mendier. J’ai acheté ce que je pouvais me permettre, et j’ai nourri mes petits-enfants. »« Nous demandons plus de soutien, » déclare Sergeline. « Pas seulement pour nous, mais pour tout le village. Les besoins sont immenses. Mais la solution est ici — il suffit de la renforcer. »Son rêve est clair : faire en sorte qu’aucune famille ne souffre de la faim lors de la prochaine inondation ou de la prochaine période de soudure. Entre les mains de femmes comme Sergeline, un sac de mil devient un bouclier contre la faim, un symbole de dignité et une semence pour l’avenir.

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Détection précoce et action rapide stoppent une épidémie de rougeole au Cameroun

« Je toussais. Mes yeux étaient rouges et mon nez coulait. J’avais des boutons sur la peau. »Djoubeda, 7 ans, originaire du village de Mayo-Oulo dans la région du Nord du Cameroun, était à la maison avec sa grand-mère lorsqu’elle a commencé à présenter des symptômes inquiétants de la rougeole.Maladie virale hautement contagieuse, la rougeole se propage facilement parmi les personnes non vaccinées — les jeunes enfants étant les plus exposés. C’est une maladie grave qui peut nécessiter une hospitalisation, entraîner des séquelles permanentes, voire être mortelle si elle n’est pas traitée correctement.Mais heureusement, l’aide n’était pas loin. Ramatou, volontaire de la Croix-Rouge camerounaise, affectueusement surnommée « Tantie Ramatou » dans le village, a été appelée immédiatement pour venir voir la petite Djoubeda.Ramatou avait déjà reçu une formation sur la manière de reconnaître et de prévenir les épidémies, ainsi que sur la façon de signaler rapidement tout événement sanitaire inhabituel aux autorités, grâce au Programme de préparation communautaire aux épidémies et pandémies (CP3).« J’ai été formée à la détection des maladies dans la population. Quand j’ai rendu visite à Djoubeda, j’ai déduit que ses symptômes ressemblaient à la rougeole et qu’une inaction risquait de propager la maladie », explique-t-elle.Sans hésiter, Ramatou a informé les autorités sanitaires locales du cas suspect de rougeole en utilisant un outil de surveillance communautaire numérique mis en place dans le cadre du programme CP3, puis elle a conduit Djoubeda directement au centre de santé le plus proche.En trois jours, les tests ont confirmé que Djoubeda avait bien la rougeole. Pendant ce temps, Ramatou et ses collègues volontaires du programme CP3 se sont mobilisés pour sensibiliser la communauté de Mayo-Oulo aux signes et symptômes de la rougeole, aux moyens de prévenir sa propagation, et à l’importance de signaler tout signe suspect.Dès la confirmation du cas de rougeole, les autorités sanitaires locales ont immédiatement lancé une campagne de vaccination de masse dans le village et ses environs, en faisant appel aux volontaires de la Croix-Rouge camerounaise pour les aider à diffuser des informations de santé fiables sur les vaccins et à encourager les familles à faire vacciner leurs enfants.« C’est vous, la Croix-Rouge, qui passez de maison en maison pour nous sensibiliser. C’est grâce aux personnes qui sont venues parler de la vaccination dans le village que je l’ai amené », explique Maya Sylvie, une habitante de Mayo-Oulo, soutenue par la Croix-Rouge camerounaise pour faire vacciner son petit garçon.Pour atteindre l’immunité collective contre la rougeole et prévenir de nouvelles épidémies, au moins 95 % de la population doit être entièrement vaccinée. Cette campagne de vaccination a donc représenté un immense effort commun entre les autorités sanitaires locales et les volontaires de la Croix-Rouge camerounaise, qui se sont mobilisés pour convaincre le plus grand nombre de familles d’amener leurs enfants se faire vacciner. Heureusement, depuis cette épidémie, les autorités sanitaires locales n’ont enregistré aucun nouveau cas de rougeole.« Nous avons vacciné près de 500 enfants. Et si cette épidémie n’avait pas été stoppée ? La rougeole est mortelle. Nous aurions pu enregistrer beaucoup de décès. Après que le ministère a vacciné tous les enfants, nous n’avons plus eu de cas de rougeole », explique le Dr Laboulaye, chef du centre de santé de Mayo-Oulo.« Je tiens à dire à la Croix-Rouge : merci. Merci pour votre soutien, pour toutes vos activités de prévention et pour votre aide lors de la riposte », ajoute-t-elle.Pour Ramatou, apprendre à détecter rapidement les épidémies et à les signaler à Mayo-Oulo correspond exactement à la raison pour laquelle elle a voulu devenir volontaire :« Je vis ici depuis plus de 30 ans, depuis que j’ai 6 ans. Je suis devenue volontaire du programme CP3 pour aider ma communauté. En tant que volontaire, ma motivation, c’est de sauver des vies, soulager la douleur, aider les malades et empêcher les maladies de se propager. Ce qui me réjouit, c’est que les gens écoutent, que les volontaires travaillent bien, que les maladies d’avant disparaissent et que la communauté reconnaît et apprécie nos efforts. »Quant à la petite Djoubeda, elle s’est rétablie complètement de la rougeole et est reconnaissante envers Ramatou, qui a été là pour elle lorsqu’elle était malade.« On m’a fait une piqûre et donné des médicaments. Je me suis rétablie et je suis rentrée à la maison. Tantie Ramatou, qui porte l’uniforme, fait bien son travail », dit-elle.---Les activités présentées dans cet article ont été mises en œuvre dans le cadre du Programme de préparation communautaire aux épidémies et pandémies (CP3), un programme multi-pays qui s’est déroulé de 2018 à 2025.Financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le CP3 a soutenu les communautés, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que d’autres partenaires, afin de se préparer, prévenir, détecter et répondre aux menaces sanitaires.Si vous avez aimé cette histoire et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous à la newsletter Préparation aux épidémies et pandémies de l'IFRC.

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Une solution simple pour garder les communautés du Cameroun hydratées et en bonne santé.

Un jour de juillet 2023, Rachel et Irène, de la Croix-Rouge camerounaise, se trouvaient dans le village de Bamvele, au Cameroun, menant des activités de promotion de la santé dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et pandémies (CP3).Elles avaient convoqué une réunion communautaire et étaient en train de partager des messages clés sur la détection et la prévention des maladies infectieuses, lorsqu’une personne attira l’attention de Rachel.« Nous étions en pleine séance lorsque j’ai remarqué une femme en particulier, qui faisait sa lessive tout en écoutant très attentivement. À la fin de notre présentation, elle est venue vers nous pour nous poser des questions. C’est à ce moment-là qu’elle nous a parlé de sa mère, qui souffrait de diarrhée depuis deux jours et qui était allongée chez elle », raconte Rachel.La jeune femme s’appelait Najassa. Elle expliqua que voir sa mère affaiblie et alitée depuis deux jours l’avait rendue extrêmement inquiète. Mais Rachel et Irène la rassurèrent : elles pouvaient aider sa mère à se rétablir grâce à trois ingrédients qu’elle avait probablement déjà chez elle.Elles lui montrèrent alors comment préparer ce qu’on appelle une solution de réhydratation orale (SRO) — une boisson formulée médicalement pour prévenir ou traiter la déshydratation causée par la diarrhée ou les vomissements. La SRO agit en rétablissant rapidement les liquides et les minéraux essentiels dans l’organisme. C’est un outil vital dans la lutte contre les maladies diarrhéiques, qui restent l’une des principales causes de mortalité dans les pays à faible revenu.Rachel et Irène apprirent à Najassa à mélanger un litre d’eau potable, huit morceaux de sucre et deux à trois pincées de sel dans une bouteille — en agitant bien pour que tout soit correctement dissous. Elles lui recommandèrent ensuite de faire boire cette solution à sa mère et de continuer à la lui préparer jusqu’à ce qu’elle aille mieux.« Dès que j’ai commencé à boire la solution, j’ai senti mes forces revenir. Ma fille m’a demandé : “Maman, est-ce que tu as déjà bu tout le médicament ? La Croix-Rouge m’a dit que tu dois le finir. Je vais t’en préparer encore.” J’ai tout bu, et au bout du troisième jour, je ne souffrais plus de diarrhée. J’ai confiance en la Croix-Rouge, car le médicament qu’ils m’ont donné a arrêté ma diarrhée, il m’a guérie », raconte Amina, la mère de Najassa.Heureusement, Amina s’est complètement rétablie. Et au-delà de son expérience personnelle, Rachel et Irène ont constaté un réel changement de comportement au sein de la communauté de Bamvele en matière de prévention et de protection contre les maladies.« Nous avons remarqué que désormais, lorsque les gens sont touchés par la diarrhée, ils préparent eux-mêmes la SRO, car nous leur avons montré comment faire, et ils en sont heureux. C’est vraiment réconfortant à voir », explique Rachel.Leurs efforts de prévention, ainsi que ceux de nombreux autres volontaires et membres du personnel de la Croix-Rouge camerounaise, sont également salués par les autorités sanitaires locales.« La Croix-Rouge joue un rôle important dans nos activités de préparation et de réponse aux épidémies. Elle est fortement impliquée dans les actions de sensibilisation au niveau communautaire et nous apporte un soutien logistique et technique. La Croix-Rouge et la santé vont vraiment de pair », explique la Dre Diane Foe de la Délégation régionale de la Santé publique dans l’Est du Cameroun.Quant à Najassa, elle est convaincue que l’aide et les connaissances en santé reçues de la Croix-Rouge camerounaise resteront gravées en elle pour les années à venir.« Si je vois quelqu’un dans ma communauté souffrir de ce type de diarrhée, je ferai exactement ce que j’ai fait pour ma mère. Je préparerai la solution que la Croix-Rouge m’a apprise. Elle est tellement efficace. On peut la faire chez soi, et elle redonne des forces pour pouvoir aller à l’hôpital. »« Rachel m’a appelée plusieurs jours plus tard pour s’assurer que ma mère allait bien. Elle est vraiment un ange pour notre communauté. Sans la Croix-Rouge, je ne sais pas où en serait ma mère aujourd’hui. Alors je les remercie du fond du cœur. »--Les activités présentées dans cet article s’inscrivent dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et pandémies (CP3), mis en œuvre dans plusieurs pays.Financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le programme CP3 a soutenu les communautés, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que d’autres partenaires afin de se préparer, de prévenir, de détecter et de répondre aux menaces épidémiques.Si cette histoire vous a touché·e et que vous souhaitez en savoir plus, abonnez-vous à la newsletter de l’IFRC sur la préparation aux épidémies et pandémies.

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Journée internationale de la femme : Dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, les clubs de mères constituent un modèle pour la construction d'un avenir plus sain et plus prospère

Dans une région où des maladies telles que le choléra et le paludisme continuent de poser un risque important pour la vie, les clubs de mères fournissent aux communautés des informations essentielles sur la santé et l'hygiène, tout en surveillant les signes de problèmes de santé potentiels ou d'épidémies.« Par le passé, de nombreuses femmes ne comprenaient pas l'importance de la vaccination, de l'hygiène menstruelle ou des consultations prénatales », explique Tchinabi Thérèse, présidente du club des mères de Kodek et mère de six enfants.« Aujourd'hui, grâce à la formation dispensée par la Croix-Rouge, nous savons comment expliquer ces sujets à notre communauté et la convaincre d'adopter de bonnes pratiques. »Le travail des clubs de mères va au-delà des questions de santé. Ils travaillent avec les parents locaux, par exemple, pour permettre aux jeunes filles de rester à l'école et ils soutiennent un large éventail de projets générateurs de revenus qui fournissent aux femmes leurs sources de revenus fiables.Ces projets comprennent une ferme communautaire qui cultive du millet et des niébés, un projet dans lequel les membres produisent des huiles artisanales (sésame, balanites, moringa), une ferme qui élève des moutons et bien d'autres initiatives.Ces activités sont soutenues par ce que l'on appelle le partenariat programmatique, un partenariat pluriannuel entre l'IFRC, les sociétés nationales membres et l'Union européenne visant à aider les communautés du monde entier à mieux se préparer aux catastrophes et aux situations d'urgence sanitaire.Soutenir des communautés sûres et sainesDans l'Extrême-Nord du Cameroun, les résultats sont tangibles: les autorités sanitaires locales signalent que davantage de femmes se rendent désormais régulièrement dans leur centre de santé local, que le nombre d'accouchements à l'hôpital a augmenté et que les bonnes pratiques d'hygiène se généralisent.« Cette initiative a beaucoup aidé l'aire de santé de Kodek », explique Manasse Kouchakbe, sage-femme et responsable par intérim du centre de santé de Kodek. « Les clubs de mères ont été très utiles pour sensibiliser les ménages et ils nous aident également à identifier les maladies à potentiel épidémique dans les communautés.»« Prenons l'exemple du paludisme : grâce à la sensibilisation, les bénévoles ont incité les membres de la communauté à utiliser davantage de moustiquaires imprégnées d'insecticide. Aujourd'hui, le nombre de cas de paludisme a considérablement diminué ».Dans les situations d'urgence sanitaire, les clubs de mères se mobilisent également.« Lorsqu'un enfant a été mordu par un chien, nous avons immédiatement alerté la Croix-Rouge et conseillé la mère sur les mesures à prendre », explique Aïssatou Dahirou, présidente du club des mères de Dougoï. « Grâce à cette intervention rapide, l'enfant a pu être soigné à temps.Avec le soutien de la Croix-Rouge, ces femmes ne sont pas simplement des bénéficiaires de l'aide humanitaire ; elles sont devenues des défenseurs de la santé publique au sein de leur propre communauté.Promouvoir l'égalité, l'éducation et l'autonomisationAu-delà de leur rôle dans la résolution des problèmes de santé et d'hygiène, les clubs de mères contribuent également à l'autonomisation des femmes, en particulier des jeunes femmes et des filles, afin qu'elles aient davantage de contrôle sur leur avenir et leur bien-être.L'un des principaux défis, par exemple, est la persistance de la pratique du mariage précoce, qui consiste à marier les filles avant qu'elles n'aient pu terminer leur scolarité. Pour faire évoluer ces pratiques, la Croix-Rouge et les clubs de mères travaillent activement ensemble pour changer les attitudes de la communauté et convaincre les familles de laisser les filles terminer leur éducation.« Autrefois, les filles étaient mariées à 12 ou 13 ans », explique Aïssatou Dahirou, présidente du club des mères de Dougoï. « Aujourd'hui, grâce aux efforts de sensibilisation, de plus en plus de familles permettent à leurs filles de poursuivre leurs études.Soutenus par la Croix-Rouge, les clubs de mères organisent des séances de sensibilisation dans les écoles et les quartiers pour encourager les parents à maintenir leurs filles à l'école. Leur message: une fille instruite peut aider toute sa famille à sortir de la pauvreté.L'un de ces parents, Soureya, a effectivement changé d'avis sur la question après avoir visité le club des mères de Kodek.« J'ai dû abandonner l'école au cours de ma première année de cours moyen primaire », explique-t-elle. « Aujourd'hui, je veux que mes filles aillent plus loin que moi. Grâce à la Croix-Rouge, j'ai compris l'importance de l'éducation et je fais tout ce que je peux pour que mes enfants restent à l'école.Soutenir l'émancipation économique des femmesLa Croix-Rouge camerounaise et les clubs de mères soutiennent également l'autonomisation économique des femmes par le biais d'un programme de soutien aux activités génératrices de revenus (AGR), permettant aux clubs de mères de développer des initiatives économiques locales.À Kodek, les femmes exploitent une ferme communautaire où elles cultivent du mil et du niébé, ce qui leur assure une source de revenus stable;A Dougoï, elles ont mis en place une production d'huiles artisanales (sésame, balanites, moringa);Elles ont également lancé un projet d'élevage de moutons, rendu possible grâce à un financement de 600 000 FCFA fourni par la Croix-Rouge.« Nous avons commencé avec cinq moutons et aujourd'hui nous avons réussi à agrandir notre troupeau. Après la fête du sacrifice, nous vendrons nos animaux et nous ferons des bénéfices », explique Aïssatou Dahirou.Cependant, des difficultés subsistent : l'alimentation des animaux est coûteuse et les femmes ne disposent toujours pas d'équipements suffisants pour renforcer leurs activités. Malgré ces obstacles, elles restent déterminées à développer leurs AGR et à assurer leur autonomie financière.Avec le soutien de la Croix-Rouge, elles deviennent non seulement économiquement indépendantes, mais renforcent également leur rôle dans la prise de décision au sein de leur foyer et de leur communauté.

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Choléra : La détection précoce par un volontaire de la Croix-Rouge camerounaise permet de limiter l'épidémie

En novembre 2024, Rouyatou, volontaire de la Croix-Rouge camerounaise originaire de Maroua, vaquait à ses occupations lorsqu'elle a reçu un appel urgent de l'une de ses voisines, Habiba. Cette dernière avait soudainement été prise de douleurs à l'estomac, d'une diarrhée aiguë et de vomissements.Rouyatou s'est précipitée chez Habiba. Grâce à la formation qu'elle avait reçue de l'IFRC, de la Croix-Rouge camerounaise et de la Croix-Rouge française en surveillance à base communautaire, Rouyatou savait reconnaître les signes de différentes maladies et les signaler rapidement à l'aide d'un outil numérique sur son téléphone appelé Nyss."Quand j'ai vu Habiba, j'avais une solution de réhydratation orale (SRO) avec moi, alors je lui ai donné un sachet et je l'ai orientée vers l'hôpital le plus proche. J'ai également alerté directement mon superviseur qu'il s'agissait potentiellement d'un cas de choléra", explique Rouyatou.Dès réception de l'alerte, le superviseur de Rouyatou l'a appelée pour discuter des symptômes d'Habiba et a immédiatement transmis l'alerte aux autorités sanitaires locales, déclenchant une réponse rapide pour enrayer la propagation de la maladie.Dans les jours qui ont suivi, les équipes de la Croix-Rouge camerounaise ont fait partie intégrante de la réponse à l'épidémie de choléra, continuant à alerter les autorités sur les cas potentiels et menant un large éventail d'activités pour assurer la sécurité de la communauté.« Nous avons travaillé dur pour sensibiliser la communauté à l'épidémie, en visitant les gens chez eux, dans les mosquées, les points d'eau, les églises et les marchés, et en diffusant des messages à la radio. Nous avons expliqué aux gens l'importance d'une bonne hygiène et leur avons montré comment rendre leur eau potable. Nous avons également procédé à la désinfection des maisons du quartier », explique Ali Adoum, président du district de Maroua 3 de la Croix-Rouge camerounaise.Plus fort, plus rapide, plus proche, plus sûrCes dernières années, le Cameroun a connu des épidémies répétées de choléra, la région de l'Extrême-Nord étant l'une des plus touchées. Mais une préparation et une réponse efficaces permettent de minimiser l'impact de ces épidémies et de les stopper net.Dans le cadre du partenariat programmatique avec l'Union européenne, l'IFRC et la Croix-Rouge française se sont associées pour renforcer la capacité de préparation aux épidémies de la Croix-Rouge camerounaise, accélérer la réponse aux flambées, rapprocher l'assistance sanitaire des communautés et protéger les populations contre les épidémies.« La région de l'Extrême-Nord du Cameroun est sujette aux épidémies de choléra en raison de l'accès limité des communautés aux installations d'hygiène et d'assainissement et de la vulnérabilité de la région aux inondations. Dans le cadre du programme, nous avons pensé qu'il serait utile de former des volontaires communautaires à reconnaître et à notifier à temps les cas potentiels de choléra dans la communauté, afin que nous puissions agir rapidement pour maîtriser les épidémies », explique Chimène Kenmeugne Tchuente, responsable adjointe du pilier Préparation aux épidémies du programme de la Croix-Rouge française au Cameroun.Outre la formation, le partenariat programmatique a également fourni aux agents de santé locaux, avant l'épidémie, du matériel de lavage des mains et des kits de lutte contre le choléra (sérums de réhydratation orale, sérums de glucose et aquatabs pour la désinfection de l'eau), qui ont pu être rapidement utilisés dans le cadre de l'intervention.L'épidémie est peut-être terminée, mais la préparation ne s'arrête jamaisL'épidémie de choléra de novembre 2024 à Maroua a été contenue en quatre semaines. Habiba, la première personne à avoir contracté le choléra lors de l'épidémie, et qui a reçu le soutien de Rouyatou, s'est complètement rétablie.127 cas ont été enregistrés, dont deux décès confirmés. Si un seul décès dû au choléra est une grande tragédie, les autorités sanitaires locales indiquent que l'épidémie aurait probablement été bien plus grave et aurait fait encore plus de victimes sans l'aide de la Croix-Rouge camerounaise :« Grâce à la Croix-Rouge, l'épidémie de choléra qui s'est déclarée dans le quartier a pu être maîtrisée ceci par la fourniture de médicaments, au soutien logistique et au travail de sensibilisation des volontaires communautaires dans le quartier. Je tiens à remercier la Croix-Rouge pour son soutien, pour son action rapide et efficace qui a permis de limiter les dégâts dans notre district », déclare Dama Patrice, chef du bureau de santé du district de Maroua 3.Bien que l'épidémie de choléra ait été endiguée, les volontaires de la Croix-Rouge camerounaise poursuivent leurs efforts de sensibilisation afin d'informer la population sur les risques liés aux maladies, de s'assurer qu'elle sait comment se protéger et de surveiller de près les événements sanitaires inhabituels.C'est Rouyatou qui le dit le mieux :« Si nous n'avions pas détecté ce cas, imaginez.... Toute la communauté souffrirait de cette maladie. Je veux le meilleur pour ma communauté, et surtout je veux la voir en bonne santé. Je suis donc fière d'être volontaire.--Les activités décrites ci-dessus ont été rendues possibles grâce au partenariat programmatique avec l'Union européenne - un partenariat novateur et pluriannuel entre l'IFRC, les sociétés nationales membres et l'UE pour aider les communautés du monde entier à réduire leurs risques et à être mieux préparées aux catastrophes et aux urgences sanitaires.

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En première ligne face aux inondations et aux maladies infectieuses, les volontaires sensibilisent le public, protègent les personnes vulnérables et sauvent des vies.

Architophel Ntsiakulu et Adama Barka vivent dans des endroits très différents de la région côtière occidentale de l'Afrique centrale. Mais ils ont quelque chose de très fort en commun : la volonté d'aider leurs concitoyens à se protéger contre les conséquences de crises imprévues.Architophel Ntsiakulu, volontaire de la Croix-Rouge gabonaise, est à l'avant-garde des efforts déployés pour aider les populations à se protéger du Mpox. Quant à Adama Barka, volontaire au Cameroun, il aide les communautés à se remettre d'inondations dévastatrices. Voici leurs histoires.En première ligne dans la lutte contre le MpoxArchitophel Ntsiakulu, 25 ans, est une figure emblématique de la Croix-Rouge gabonaise. Depuis cinq ans, cette volontaire du 6e arrondissement de Libreville se consacre à des campagnes de sensibilisation et à des actions communautaires. Cette année, elle a joué un rôle clé dans les efforts de prévention contre le Mpox, une maladie qui, bien qu'en régression, suscite encore des doutes et des incompréhensions au sein des communautés locales.« Ce qui m'a poussée à devenir volontaire, c'est l'envie d'être utile à ma communauté », explique Architophel. Son travail consiste à aller à la rencontre des habitants pour les sensibiliser aux mesures préventives : hygiène des mains, reconnaissance des symptômes et prise en charge des cas suspects. Bien que des cas importés de Mpox aient été signalés et qu'aucune transmission locale n'ait été établie, il est essentiel d'éduquer les communautés sur les risques et les comportements appropriés.Cependant, les défis ne manquent pas. « Beaucoup de gens pensent que la variole est un mythe. Nous redoublons d'efforts pour expliquer, avec patience, l'importance des mesures préventives. » Grâce à des visites sur le terrain dans les écoles et les marchés, au porte-à-porte et à la distribution de matériel visuel, Architophel et son équipe ont atteint des centaines de foyers.La reconnaissance de la communauté est une grande source de motivation pour Architophel. « Lors d'une visite, les habitants nous ont remerciés pour notre travail et ont même intégré les pratiques WASH (eau, assainissement, hygiène) dans leurs habitudes quotidiennes. Cet impact positif est le résultat d'une formation approfondie et d'un dévouement constant.»Cameroun: Adama Barka, héroïne des inondations de l'Extrême-NordLes inondations dévastatrices qui ont frappé la région de l'Extrême-Nord du Cameroun ont laissé des centaines de milliers de personnes dans la détresse. Avec plus de 450 000 personnes touchées, Adama Barka, jeune volontaire de la Croix-Rouge camerounaise, a été au cœur de la réponse humanitaire.Originaire de Yagoua, la capitale du département du Mayo-Danay, Adama a vu sa communauté profondément ébranlée par cette catastrophe naturelle. « Lorsque les inondations ont commencé, nos supérieurs nous ont immédiatement mobilisés. Nous avons aidé les personnes déplacées à rejoindre les camps d'urgence et à monter des tentes pour les abriter », se souvient-elle.En collaboration avec le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Croix-Rouge camerounaise a lancé un plan d'intervention coordonné et intégré pour répondre aux besoins urgents : assistance en espèces, activités de protection et campagnes de sensibilisation aux maladies d'origine hydrique telles que le choléra.Un rôle vital dans la prévention des épidémiesAdama et ses collègues volontaires ont également mené des campagnes de sensibilisation pour la prévention des maladies d'origine hydrique, une menace majeure à la suite des inondations. « Nous montrons aux gens comment traiter l'eau, quelle eau est potable et comment éviter les maladies causées par l'eau contaminée », explique-t-elle. Ces efforts ont permis de limiter la propagation des épidémies dans les zones touchées.Des défis partagés et un esprit de solidaritéQu'il s'agisse de sensibiliser au Mpox au Gabon ou d'intervenir en cas d'inondations au Cameroun, les volontaires de la Croix-Rouge jouent un rôle crucial dans la protection des communautés. Ils sont confrontés à de nombreux défis : ressources limitées, résistance des populations et parfois même risques pour leur propre sécurité. Pourtant, leur engagement reste inébranlable. Leur dévouement est un appel à la solidarité et un rappel que #ProtégerLHumanité c'est sauvegarder l'avenir.Pour soutenir le travail d'Adama et des milliers de volontaires engagés dans les interventions d'urgence et pour aider les personnes touchées par les inondations au Cameroun, l'IFRC a lancé un appel d'urgence visant à recueillir 4,5 millions de francs suisses pour aider la Croix-Rouge camerounaise à apporter un soutien à plus de 99 000 personnes touchées par les inondations.

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La saison des inondations : Quand l'eau ne signifie plus la vie

Depuis plusieurs mois, les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale subissent des inondations sans précédent qui ont détruit des maisons, dévasté des cultures, emporté du bétail et entraîné des pertes humaines.Les volontaires de la Croix-Rouge sont en première ligne, aidant les communautés touchées avec le soutien de l'IFRC et de ses partenaires, qui intensifient leur réponse d'urgence.À ce jour, l'IFRC et ses Sociétés nationales membres ont lancé des appels d'urgence au Cameroun, au Tchad, au Niger, au Nigéria et au Soudan du Sud pour étendre le soutien à de nombreuses autres personnes. Cependant, les besoins sont immenses, et des ressources supplémentaires sont urgemment nécessaires pour soutenir les communautés vulnérables.Les inondations successives rappellent les effets du changement climatique en Afrique. Au-delà de la réponse d'urgence immédiate, il est impératif de mettre en place des mesures de résilience climatique pour protéger les communautés vulnérables, notamment par des actions anticipatoires face aux inondations pour renforcer la préparation aux catastrophes.Cameroun et Tchad : « Nous n'avons pas dormi depuis dix jours »Au Cameroun, des inondations sans précédent depuis août 2024 ont touché plus de 455 000 personnes. Elles ont submergé 85 000 hectares de terres et entraîné la perte de moyens de subsistance pour des milliers de familles.« Nous n'avons pas dormi depuis dix jours », explique Asta Waziri, leader d'une coopérative féminine de producteurs de maïs. « Mon magasin et une partie de ma maison ont été détruits, emportant avec eux notre stock de grains et de nombreux biens précieux. »En réponse à cette crise, la Croix-Rouge camerounaise a immédiatement déployé des équipes de volontaires pour secourir les personnes affectées et organiser des évacuations vers des zones non inondées.Grâce à des allocations d'urgence du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), la Croix-Rouge camerounaise a fourni une assistance en espèces à plus de 4 800 personnes, leur permettant de répondre à des besoins urgents en nourriture, vêtements et abris temporaires.La Société nationale a également renforcé ses efforts en matière de santé et de salubrité, sensibilisant les communautés aux pratiques de prévention des maladies hydriques comme le choléra et distribuant des kits d'hygiène et de sanitation.« Avec l'aide en espèces de la Croix-Rouge, je prévois de renvoyer deux ou trois enfants à l'école et de construire au moins une pièce avec des matériaux durables », explique Asta. « Pour le moment, nous sommes tous entassés dans une hutte. »Surtout, dit-elle, elle achètera des céréales qu'elle pourra stocker et qui nourriront sa famille avec le temps.Au Tchad, plus de 1,9 million de personnes sont affectées, et la Croix-Rouge tchadienne est mobilisée pour fournir un abri, de la nourriture et des articles essentiels. Cependant, les infrastructures sont insuffisantes pour répondre aux besoins : 217 779 maisons ont été détruites, 432 203 hectares de terres arables ravagés et plus de 72 000 têtes de bétail perdues.Nigeria : « Ma famille et moi avons couru pour sauver nos vies »Au Nigéria, les inondations ont atteint des niveaux critiques entre juillet et septembre 2024. Trente-trois des 36 États ont été touchés, principalement en raison de fortes pluies et de l'effondrement du barrage d'Alau dans l'État de Borno.Plus de trois millions de personnes ont été touchées, entraînant 311 décès, plus de 3 000 blessés et le déplacement de 390 000 individus.« Nous avons tous dû fuir. Ma famille et moi avons couru pour sauver nos vies. Ce fut le moment le plus horrible de ma vie », raconte Hadjara Habu, mère de cinq enfants dont la maison a été détruite par les eaux.Les inondations ont également détruit plus de 649 hectares de terres agricoles, mettant en péril la sécurité alimentaire dans les mois à venir. Les volontaires de la Croix-Rouge nigériane, soutenus par l'IFRC-DREF, fournissent des abris, de la nourriture, de l'eau potable et des articles d'hygiène.Les volontaires de la Croix-Rouge ont donné à des personnes comme Hajara des bons en espèces pour les aider dans les jours à venir.« Ce n'est pas beaucoup d'argent, mais cela nous aidera de plusieurs façons. Nous avons perdu tous nos vivres à cause des inondations ; cela aidera ma famille et moi à acheter de la nourriture. »Cependant, le nombre croissant de personnes touchées nécessite des ressources supplémentaires.Niger : Une crise aggravée par le changement climatiqueAu Niger, plus de 1,3 million de personnes ont été touchées par les inondations dans les huit régions du pays. Les chiffres officiels indiquent la destruction de plus de 146 000 maisons, des pertes humaines et la dévastation de plus de 22 000 hectares de cultures.Ces événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents soulignent la nécessité urgente de renforcer les infrastructures, les systèmes d'alerte précoce et d'adopter des stratégies d'adaptation climatique pour réduire les risques de catastrophes à venir.En réponse, la Croix-Rouge du Niger déploie une intervention complète comprenant une assistance d'urgence, des services de santé, de la prévention et de la sensibilisation aux risques climatiques. La Croix-Rouge fournit également des kits d'abris, distribue de petites subventions en espèces et met en œuvre des mesures de prévention contre les maladies d'origine hydrique pour aider à atténuer les impacts à court et à long terme.En savoir plus sur les six appels d'urgence liés aux inondations en Afrique de l'IFRC :CamerounTchadÉthiopieNigériaNigerSoudan du SudEn savoir plus sur les inondations sans précédent de 2024 dans d'autres régions :Saison des inondations : Les jeunes aux Fidji aident leurs communautés à prévenir les dégâts causés par le changement climatiqueDans les coulisses : « La nouvelle normalité » signifie que le travail de préparation aux catastrophes ne s'arrête jamaisSaison des inondations : « C'était terrifiant », mais les volontaires du Croissant-Rouge ont néanmoins risqué tout pour sauver des vies et aider les gens à se rétablir.

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Journée mondiale Une Seule Santé 2024 : Protéger les êtres humains, les animaux et l'environnement pour un monde plus sain pour tous

Jusqu'à 75 % des maladies infectieuses émergentes qui affectent les êtres humains commencent chez les animaux. Ces maladies, appelées « zoonoses », peuvent se transmettre à l'homme par contact direct avec des animaux infectés ou par l'intermédiaire de la nourriture, de l'eau ou de l'environnement. Parmi les maladies récentes les plus connues qui se sont propagées de l'animal à l'homme, on peut citer le COVID-19, l'Ebola et le mpox.Et lorsque notre environnement est pollué ou mal entretenu, il peut provoquer des problèmes de santé chez les animaux et les humains. Par exemple, il est prouvé que le réchauffement climatique crée des conditions plus favorables à la reproduction et au développement d'un type spécifique de moustique porteur du virus de la dengue, et qu'il les pousse même vers de nouvelles régions et de nouveaux pays qui n'ont jamais connu la dengue auparavant.Adopter une approche « One Health » (une seule santé)Une seule santé est une approche des soins de santé qui reconnaît les liens étroits entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale, et qui tient compte de la manière dont elles s'influencent mutuellement.Elle implique que les gouvernements et les organisations travaillant dans ces différents domaines se réunissent pour mieux se préparer et répondre aux défis sanitaires, tels que les épidémies et les pandémies.Dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), de nombreuses Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge adoptent une approche « Une seule santé » pour aider les communautés à se préparer, à prévenir les épidémies et à y faire face. Elles soutiennent également les départements gouvernementaux de la santé, de l'agriculture et de l'environnement, ainsi que les principaux partenaires, dans leur collaboration à l'aide d'une approche « Une seule santé ».Prenons quelques exemples.Former la nouvelle génération d'infirmières de la RDC à la surveillance des maladies zoonotiquesEn République démocratique du Congo (RDC), la Croix-Rouge de la RDC gère des écoles d'infirmières dans tout le pays, dont les étudiants travaillent ensuite dans le système de santé public et privé du pays. Grâce au programme CP3, la Croix-Rouge de la RDC a développé un module d'apprentissage spécial « Une seule santé », qu'elle a piloté dans deux écoles à Kinshasa et à Maluku.Les étudiants en dernière année d'infirmerie qui ont participé au projet pilote ont tout appris sur l'intersection entre la santé humaine, animale et environnementale. Ils ont appris à définir les différents types de zoonoses - de la rage au chikungunya - et à sensibiliser efficacement leurs communautés aux risques et aux mesures de prévention de chaque maladie. Ils ont également appris les principes de la surveillance à base communautaire, qui leur permet de tirer rapidement la sonnette d'alarme en cas d'événements sanitaires inhabituels.Le gouvernement de la RDC a été tellement impressionné par le projet pilote qu'il a l'intention d'étendre la formation à toutes les écoles d'infirmières du pays, estimant que plus tôt les infirmières apprendront à connaître le programme « Une seule santé » et à travailler efficacement avec leurs homologues des secteurs animal et environnemental, mieux cela vaudra pour la sécurité sanitaire du pays.La connaissance, c'est le pouvoir : sensibiliser la communauté aux risques pour l'environnement et la santé animaleIl existe de nombreuses mesures simples que les communautés peuvent prendre pour réduire les risques de maladies liées aux animaux et à l'environnement. Grâce au programme CP3, les Sociétés nationales incitent les communautés à agir et les encouragent à le faire.Au Kenya, par exemple, les volontaires de la Croix-Rouge apprennent à reconnaître les signes de l'anthrax, une maladie infectieuse grave et potentiellement mortelle qui peut se transmettre de l'animal, généralement du bétail, à l'homme. Ils encouragent les communautés à éviter de manipuler les animaux qui meurent dans des circonstances inhabituelles, à signaler immédiatement tout cas aux volontaires ou aux autorités chargées de la santé animale, et à désinfecter soigneusement les zones contaminées. Ils soutiennent également les efforts de vaccination pour s'assurer que les gens savent quand, où et pourquoi vacciner leurs animaux, réalisant ainsi des percées même dans les communautés isolées et réticentes à la vaccination. En Indonésie, la Croix-Rouge indonésienne organise régulièrement des opérations de nettoyage pour aider les communautés à réduire les risques de dengue dans leur environnement local. Les gens se rassemblent pour inspecter et drainer les réservoirs d'eau stagnante, couvrir et sceller correctement les réserves d'eau potable et balayer les détritus et les débris. Ces mesures permettent de réduire au minimum les sites de reproduction potentiels des moustiques. Associées à des mesures de protection individuelle, telles que le port d'un répulsif anti-moustiques et l'utilisation de moustiquaires, ces mesures simples peuvent réduire considérablement le risque d'attraper la dengue et aider les familles à rester en bonne santé.Rassembler le gouvernement pour une action « Une seule santé » en GuinéeDans le cadre du programme CP3, la Croix-Rouge de Guinée a aidé le gouvernement au niveau national, régional et communautaire à adopter une approche « Une seule santé » afin de renforcer le système de santé du pays.Elle a organisé des réunions régulières avec les agences gouvernementales et les parties prenantes travaillant dans le domaine de la santé humaine, animale et environnementale afin de discuter des menaces existantes et émergentes, de planifier des campagnes de vaccination pour les populations humaines et animales, et de collaborer à la gestion de l'environnement. En ce qui concerne les zoonoses prioritaires, comme la rage en particulier, la Croix-Rouge de Guinée a joué un rôle essentiel dans l'information et la protection des communautés, ainsi que dans l'alerte rapide des autorités sanitaires humaines et animales en cas de morsure.Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d'autres de la manière dont l'approche « Une seule santé » peut conduire à un monde plus sain. En travaillant ensemble pour préserver la santé des animaux et de notre environnement commun, nous pouvons aider les humains à être plus sains et plus sûrs.---Les activités présentées dans cet article font partie du Programme de préparation communautaire aux épidémies et aux pandémies (CP3), qui s'étend sur plusieurs pays. Financé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), le CP3 soutient depuis 2018 les communautés, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires dans sept pays pour se préparer aux menaces de maladies, les prévenir, les détecter et y répondre. En octobre 2024, le programme s'étend à six nouveaux pays - le Burundi, la Côte d'Ivoire, le Malawi, le Tadjikistan, la Thaïlande et la Zambie - où il continuera à mettre en œuvre une approche One Health entre les Sociétés nationales, les partenaires et les gouvernements.Si vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous à la lettre d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies.

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Journée mondiale des premiers secours : Les volontaires de la Croix-Rouge camerounaise enseignent les gestes qui sauvent à la nouvelle génération

Depuis six ans, la Croix-Rouge camerounaise (CRC) concrétise son engagement envers les jeunes en leur inculquant dès le plus jeune âge les techniques de base du secourisme et en les sensibilisant très tôt à la manière de réagir dans les situations d'urgence.Cette année, plus de 150 enfants et adolescents ont bénéficié de ces séances pratiques de premiers secours, qui visent à inculquer des connaissances et à inspirer la confiance nécessaire aux jeunes pour agir face à une crise.Mathis, 10 ans, est l'un de ces enfants. « C'était très enrichissant », dit-il. « J'ai beaucoup appris sur les premiers secours. Merci à la Croix-Rouge et à mes parents de m'avoir inscrit ». Au cours de sessions qui ont duré deux mois, Mathis a appris des techniques de premiers secours simples mais essentielles qu'il pourra utiliser en cas d'accident domestique, de chute ou d'urgence médicale.Contrairement aux formations traditionnelles aux premiers secours, qui comportent souvent des informations techniques ou médicales, ces sessions visent à ancrer les connaissances et à inculquer les réflexes d'une manière adaptée aux jeunes et qui peut être développée au fur et à mesure que l'enfant grandit. Il s'agit de les familiariser avec les gestes de premiers secours sans les surcharger d'informations techniques.Cette approche pédagogique permet aux enfants de comprendre et de retenir des gestes essentiels tels que la position latérale de sécurité, la réanimation cardio-pulmonaire et l'arrêt d'une hémorragie (voir les photos ci-dessus). Dans un pays où les accidents domestiques, les catastrophes naturelles et les incidents de la vie courante sont monnaie courante, savoir réagir rapidement peut faire toute la différence.Et même si les jeunes ne sont pas formés pour intervenir de manière professionnelle, cette approche leur donne une base solide pour agir de manière appropriée avant l'arrivée des secours.Des gestes simples pour des situations critiquesAu cœur du programme, les jeunes participants apprennent plusieurs compétences essentielles. Il s'agit notamment de la désincarcération d'urgence, de la méthode de Heimlich en cas d'étouffement, de la réanimation cardio-pulmonaire et de la gestion des hémorragies. Ces gestes, qui peuvent paraître simples, sont d'une importance cruciale en cas d'urgence.« Nos méthodes d'apprentissage allient plaisir et sérieux pour captiver les enfants », explique André Nicolas, responsable du service jeunesse de la Croix-Rouge. « Ils sont attentifs et prennent les leçons au sérieux. Nous recevons très souvent des retours de parents expliquant que les enfants sont fiers de leur montrer ce qu'ils ont appris avec nous.« L'aspect ludique de ces sessions est essentiel pour capter l'attention des plus jeunes tout en leur apprenant des compétences qui pourraient un jour sauver des vies.Construire une société plus résiliente L'enseignement des premiers secours aux jeunes s'inscrit également dans une vision à long terme.« En plus de cette initiative, nous avons mis en place des brigades Croix-Rouge dans les écoles, les collèges et même les grandes écoles, afin que les plus jeunes soient équipés et prêts à prodiguer les premiers soins en cas de besoin », explique M. Ayissi, directeur national de la gestion des catastrophes à la CRC.« En familiarisant les enfants avec les techniques de sauvetage dès leur plus jeune âge, nous savons que nous aiguisons leur appétit pour les premiers secours », et la Croix-Rouge camerounaise contribue à bâtir une société plus résiliente et plus solidaire, ajoute-t-il.Chaque jeune formé aux premiers secours devient donc un maillon essentiel de la chaîne d'intervention en cas de crise. Cette approche permet non seulement de sensibiliser les enfants, mais aussi d'influencer positivement leur entourage, notamment leur famille et leurs amis. En partageant ce qu'ils apprennent, les jeunes contribuent à diffuser la culture des premiers secours au sein de leur communauté.En savoir plus sur l'approche de l'IFRC en matière de premiers secours :Premiers secours dans le réseau de l'IFRCCentre mondial de premiers secours de l'IFRC

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Assistance en espèces : "Aujourd'hui, je vois un avenir meilleur pour mes filles".

Depuis plusieurs années, la région de l'Extrême-Nord du Cameroun est confrontée aux effets du changement climatique, caractérisés par des sécheresses, des perturbations saisonnières et des inondations récurrentes, avec des conséquences désastreuses sur l'agriculture, l'élevage et même l'accès aux centres d'approvisionnement et aux marchés, entre autres. Cette situation a entraîné une détérioration de la situation économique des ménages au niveau local.Outre les effets du changement climatique, il existe des tensions sociales marquées par des conflits et des griefs intercommunautaires, ainsi que par la présence de groupes armés non étatiques. Au cours des dix dernières années, ces facteurs ont créé une situation d'insécurité, entraînant des mouvements de population et, pour beaucoup, la perte d'êtres chers.« J'ai perdu mon mari il y a quelques années », raconte Soumaïra, qui vit avec ses enfants dans le village de Ndoukoula, dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun. «J'avais 13 ans lorsque nous nous sommes mariés. Quelques années plus tard, j'ai donné naissance à notre première fille. Mon mari s'occupait bien de nous. Son travail consistait à élever les bêtes des hommes importants de la région, et il était également chargé de les vendre ».«Un jour, alors qu'il revenait d'un village situé à la frontière du Nigeria pour vendre les animaux d'un de ses patrons, il a été tué lors d'une attaque. Je venais de donner naissance à notre deuxième fille et j'étais déjà veuve avec deux enfants à charge ».Un nouveau souffle grâce à l'aide financièreAyant perdu ses parents alors qu'elle n'avait pas 10 ans et se trouvant dans une situation précaire, Soumaîra a été recueillie par le chef du village, qui essaie tant bien que mal de s'occuper d'elle et de ses filles.«Un jour, alors que je vaquais à mes occupations quotidiennes, des volontaires de la Croix-Rouge et des membres de ma communauté se sont approchés de moi», se souvient-elle. «Ils m'ont dit qu'ils voulaient recueillir des informations sur moi pour voir si je pouvais bénéficier d'une aide financière afin de répondre aux besoins immédiats de ma famille».Il s'avère que le village de Soumaïra est l'un des huit ciblés par le partenariat programmatique entre l'IFRC, la Direction générale de la protection civile européenne et des opérations d'aide humanitaire (ECHO) et la Croix-Rouge française au Cameroun.Dans le cadre de la deuxième phase des opérations du partenariat dans la région, 1 000 ménages de la région de l'Extrême-Nord reçoivent une assistance en espèces depuis janvier 2024. Les dons en espèces ont été faits pour répondre aux besoins de base les plus urgents de la population dans cette région, suite aux violences armées, aux impacts du changement climatique et aux impacts résiduels et économiques de la pandémie de COVID-19.«Je leur ai dit tout ce qu'ils voulaient savoir et j'étais sûr d'être sélectionné, ce qui a été le cas. Quelque temps plus tard, ils m'ont expliqué que je recevrais 64 000Frs CFA (environ 91 francs suisses) en trois versements. Avec cet argent, je pourrais acheter quelques articles importants pour la maison, faire soigner mes enfants s'ils étaient malades, et avec le reste, si je le souhaitais, créer une petite entreprise.«J'ai reçu ma première allocation financière aujourd'hui et je suis très heureuse. Avec cet argent, je vais acheter du mil et d'autres aliments pour nourrir mes enfants. Je vais aussi commencer à élever du bétail et à faire du commerce pour gagner ma vie. C'est un processus qui se poursuivra avec les autres fonds que je recevrai. Je pourrai m'occuper des besoins scolaires de mes filles et me battre pour changer leur vie.« Aujourd'hui, je vois un avenir meileur pour mes filles. »En plus de cette assistance en espèces, la Croix-Rouge camerounaise diffuse des messages de sensibilisation aux communautés sur la meilleure façon de se préparer et de réagir aux épidémies et aux catastrophes, ainsi que sur la communication des risques et l'engagement des communautés.

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Journée mondiale de la radio : Comment la radio contribue à maintenir les communautés en bonne santé et en sécurité

Bien que nous vivions dans un monde de plus en plus numérique, la radio reste une source importante d'information, de divertissement et de connexion dans les pays du monde entier.C'est particulièrement vrai dans les communautés rurales, pour lesquelles la radio est souvent la source d'information la plus fiable, voire la seule, à des kilomètres à la ronde.Imaginez que vous viviez dans l'une de ces communautés, loin du centre de santé le plus proche. Vous remarquez que les gens tombent malades et vous ne savez pas pourquoi. En quête de réponses, vous écoutez votre station de radio locale.Le présentateur parle de la "maladie mystérieuse" d'une manière paniquée, en disant à quel point les symptômes sont horribles, combien de personnes sont mortes et comment il faut éviter à tout prix les personnes infectées. Il a entendu dire que la maladie pourrait être une sorte de malédiction et que, apparemment, boire de l'eau salée peut vous protéger.En entendant ce rapport, et en l'absence d'autres sources vers lesquelles se tourner, vous vous sentiriez probablement effrayé et ne sauriez pas quoi faire.Mais imaginez que vous soyez à l'écoute d'une émission totalement différente. Le présentateur offre calmement des informations pratiques sur la maladie - son nom, ses symptômes, son mode de propagation et les mesures que vous pouvez prendre pour vous protéger. Il interroge un médecin local que vous connaissez et en qui vous avez confiance et qui répond aux questions et aux inquiétudes les plus courantes.Vous seriez rassuré et disposeriez des informations dont vous avez besoin pour assurer votre sécurité et celle de votre famille.Dans plusieurs pays, l'IFRC et ses Sociétés nationales s'associent aux médias locaux pour faire exactement cela : fournir des informations vitales avant, pendant et après les épidémies.Dans le cadre du programme de programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), nous avons collaboré avec l'organisation caritative BBC Media Action pour former des journalistes et des Sociétés de la Croix-Rouge de sept pays à la programmation de lignes de vie : une programmation médiatique spéciale qui fournit des informations précises, pratiques et opportunes en cas de crise sanitaire ou humanitaire.Les Sociétés nationales s'associent régulièrement à des médias pour diffuser des informations utiles qui permettent aux communautés de rester en bonne santé et à l'abri d'un large éventail de maladies. En voici quelques exemples.KenyaDans les comtés de Bomet et de Tharaka Nithi, la Croix-Rouge du Kenya fait équipe avec les stations de radio locales et les services de santé des comtés, atteignant ainsi des centaines de milliers de personnes avec des messages de santé utiles sur la façon de prévenir des maladies telles que l'anthrax, la rage et le choléra. Les informations sont communiquées dans un langage simple. Les auditeurs peuvent poser des questions ou suggérer des sujets de discussion.«Au début, les médias étaient connus pour rapporter deux choses, peut-être : la politique et les mauvaises choses qui se sont produites dans la société. Mais la Croix-Rouge nous a aidés [...] à utiliser les médias pour éduquer les gens sur les maladies », explique Sylvester Rono, un journaliste de Kass FM formé à la programmation Lifeline.«Je suis maintenant fier de dire que cela a vraiment aidé nos communautés. Nos concitoyens comprennent maintenant pourquoi nous devons vacciner nos animaux de compagnie, pourquoi nous devons aller à l'hôpital en cas de morsure, pourquoi nous devons signaler tout incident [sanitaire], et quand vous voyez un signe de maladie, que ce soit la rage, l'anthrax, le choléra [...] l'importance de le signaler plus tôt », ajoute-t-il.CamerounFin 2021, une épidémie de choléra a menacé la vie des populations de la région Nord du Cameroun, une région rurale du pays où les communautés sont très dispersées.Dans le cadre de sa réponse, la Croix-Rouge camerounaise s'est associée à des stations de radio locales pour lancer une série de programmes radiophoniques communautaires afin de partager des informations sur la façon dont les gens peuvent se protéger, sur les symptômes à surveiller et sur les endroits où obtenir de l'aide s'ils tombent malades.Les thèmes des émissions ont été choisis en partenariat avec les dirigeants des communautés. Après la diffusion des émissions, les volontaires de la Croix-Rouge se sont rendus dans leurs communautés pour renforcer les messages diffusés à l'antenne en faisant du porte-à-porte. «Le programme radio est très bon, car il m'a donné des informations pratiques. J'ai eu un cas de choléra dans ma famille, mais grâce aux mesures que j'ai entendues à la radio, j'ai pu sauver l'enfant de ma soeur qui était malade», explique Talaga Joseph, un auditeur qui a appelé FM Bénoué, l'une des stations de radio participantes.République démocratique du Congo (RDC)En RDC, des rumeurs nuisibles et des informations erronées sur le COVID-19 et d'autres maladies se sont répandues dans tout le pays ces dernières années. Par exemple, certaines personnes pensaient que le vaccin COVID-19 était une source de revenus pour le gouvernement et ne présentait aucun avantage pour la société, tandis que d'autres croyaient que le vaccin contre la rougeole était moins efficace que les remèdes traditionnels à base de feuilles de manioc.Pour répondre à ces rumeurs, les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC ont fait du porte-à-porte pour recueillir les réactions de la communauté et enregistrer les mythes et les idées fausses les plus répandus. Après avoir analysé ces informations, le personnel de la Croix-Rouge de la RDC a lancé des émissions radiophoniques interactives afin d'aborder et de démystifier les informations erronées sur la santé et de fournir des conseils fiables.Par exemple, dans la province du Kongo Central, la Croix-Rouge de la RDC s'associe à Radio Bangu pour produire une émission intitulée "L'école de la Croix-Rouge". Les auditeurs appellent pour obtenir des informations sur différentes maladies, poser des questions et découvrir l'aide qu'ils peuvent obtenir de la Croix-Rouge.« La collaboration avec la Croix-Rouge est très bonne et a permis aux auditeurs d'en apprendre davantage sur ses activités et sur la manière dont ils peuvent prévenir différentes maladies et épidémies. Les émissions de la Croix-Rouge sont si populaires qu'elles ont augmenté le nombre total d'auditeurs dans la zone que nous couvrons », déclare Rigobert Malalako, directeur de la station de Radio Bangu.--Les activités avec la radio locale présentées dans cet article ne sont que quelques exemples de partenariats avec les médias développés dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3)Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le CP3 soutient les communautés, les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires dans la prévention, la détection et la réponse aux menaces de maladies.Si vous avez aimé cette histoire et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies. Vous pouvez également accéder aux ressources suivantes :Un guide pour les médias sur la communication dans les urgences de santé publique (disponible en plusieurs langues)Site web de la programmation Lifeline de BBC Media ActionBoîte à outils de lutte contre les épidémies de l'IFRC

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Communiqué de presse

Africa's hunger crisis intensifies: IFRC warns against crisis fatigue

Geneva/Nairobi, 07 December 2023: In response to the growing hunger crisis across sub-Saharan Africa, the International Federation of the Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC) is amplifying its call to action amidst growing concerns of crisis fatigue. To this end, the IFRC has revised its funding appeal to 318 million Swiss Francs, now aiming to reach 18 countries. More than a year has passed since the initial launch of the Africa hunger crisis appeal, yet the needs continue to outpace support received. Originally set at 215 million Swiss Francs for 16 countries, only 59 million Swiss Francs has been raised. This humanitarian crisis, intensified by recurring droughts, El Niño-induced floods, conflicts and economic downturns, demands an immediate response to prevent widespread suffering, loss of lives and livelihoods. Around 157 million people in 35 countries across sub-Saharan Africa face acute food insecurity. Despite early warnings from African Red Cross and Red Crescent National Societies, more funding and resources are needed. The Horn of Africa has been particularly hard-hit, enduring its longest dry spell on record with five consecutive dry seasons. In contrast, regions like eastern Kenya, parts of South Sudan, Somalia, Ethiopia, and Tanzania experienced heavier than usual rains during the October-December season, leading to flooding that further aggravated the situation for those already facing acute food insecurity. This mix of extreme weather conditions, along with ongoing conflicts, has led to varied harvest outcomes across the continent. Red Cross and Red Crescent volunteers are witnessing heart-wrenching conditions where many, including women and children, survive on less than one meal a day. Mohamed Omer Mukhier, Regional Director for Africa, emphasized the continued urgency: “In the past year, the dire need for resources in tackling the current hunger crisis has been evident with millions of people deprived of water, food and health services. While this crisis has intensified, it has been largely overshadowed by more visible crises over the past year. Considering its magnitude across the continent, we urgently call for expanded support to pursue our collective lifesaving and life-sustaining mobilization.” These countries are currently at the heart of the hunger crisis: Angola, Burkina Faso, Cameroon, Djibouti, Democratic Republic of the Congo (DRC), Ethiopia, Kenya, Madagascar, Mali, Malawi, Mauritania, Niger, Nigeria, Somalia, South Sudan, Sudan, Tanzania and Zimbabwe. African Red Cross and Red Crescent National Societies have been instrumental in providing life-saving assistance to millions affected by this crisis. So far, they have reached 1.53 million people. Most of the aid provided has been water and sanitation services, reaching over 1.2 million people. Additionally, over 725,000 people received cash assistance and over 450,000 received health and nutrition support. This underscores the IFRC's commitment to transitioning from immediate relief to sustainable, long-term resilience strategies in the region. The revised appeal will focus on improving agricultural practices, fostering peace and stability and creating economic opportunities. More information: For more details, visit the Africa Hunger Crisis appeal page. For audio-visual material, visit the IFRC newsroom. To request an interview, contact: [email protected] In Nairobi: Anne Macharia: +254 720 787 764 In Geneva: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06

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"Cette fois, les maisons ont été brûlées" : A la fuite des affrontements intercommunautaires au Cameroun

"Je m'appelle Madi. Je suis mère de 12 enfants. Ma famille a toujours vécu à Maga en paix aux côtés d'autres groupes ethniques, même si de temps en temps il y avait des tensions. Je n'ai jamais imaginé qu'un jour nous devrions partir. Un soir, alors que mes enfants et moi étions déjà au lit, mon mari est entré précipitamment et m'a demandé de les réveiller. De nouvelles tensions avaient éclaté. Mais cette fois, les maisons étaient brûlées, les gens tués, le bétail volé. Pour sauver nos vies, il nous fallait partir. Il m'a demandé de prendre les quelques affaires que nous pouvions emporter avec nous et nous sommes partis immédiatement. Vers quelle destination, je ne le savais pas ; mais les cris et les hurlements que j'entendais près de notre maison m'ont convaincu que nous devions partir rapidement. Nous avons marché avec nos enfants jour et nuit à travers la savane, nous reposant ici et là pour reprendre des forces. Des centaines d'entre nous ont fui cette nuit-là avec les quelques effets personnels que nous avons pu saisir à la hâte. Par la grâce de Dieu, nous avons pu trouver refuge dans la localité de Bogo, à environ 45 km de Maga, où la population hôte nous a accueillis avec de la nourriture et des boissons. Des tentes ont rapidement été mises en place par les travailleurs humanitaires. Certaines personnes de notre communauté étaient avec nous dans notre camp, tandis que d'autres étaient placées ailleurs, à des kilomètres de là. Mais ce qui comptait, était que nous pouvions enfin nous reposer, dormir paisiblement avec nos enfants et leur permettre de récupérer après de longues journées de marche. Une fois installés, nous avons reçu la visite de plusieurs organisations humanitaires, dont la Croix-Rouge camerounaise. Les volontaires sont allés d'abri en abri pour voir comment nous allions. Ils nous ont expliqué comment garder nos abris propres et comment prévenir les maladies comme le choléra et la COVID-19. Mais surtout, ils nous ont écoutés lorsque nous avons parlé des épreuves que nous avons traversées et de tous les êtres chers que nous avons perdus à Maga. Quelques semaines plus tard, nous avons reçu une aide de la Croix-Rouge camerounaise. Les volontaires ont distribué des seaux, des casseroles, des couvertures, du savon et des kits de dignité pour permettre à nos filles de s'occuper de leur hygiène personnelle. Nous sommes extrêmement reconnaissants de ce soutien, mais malheureusement, cela nest pas suffisant. Lorsque nous vivions à Maga, mon mari menait quelques activités qui nous permettaient de subvenir à nos besoins quotidiens. Mais maintenant que nous avons tout perdu et que nous sommes loin des terres qui nous sont familières, nous manquons de nourriture. L'accès à l'eau potable est un parcours difficile. Nous devons marcher jusqu'à 7 km pour trouver un point d'eau, ce qui est très difficile sans nos ânes pour nous aider. Nos enfants ne sont pas allés à l'école depuis la crise. Et la nuit, nous partageons notre abri avec beaucoup d'autres personnes car il n'y a pas assez de place. Nous sommes reconnaissants de recevoir la visite hebdomadaire d'infirmières qui viennent voir nos enfants, les vacciner et nous donner des traitements contre les maladies. Et nous espérons recevoir une aide supplémentaire de la part de la Croix-Rouge camerounaise. Pour l'instant, nous n'envisageons pas de retourner à Maga. Les séquelles de la crise sont trop vives dans nos esprits et la tension n'est pas encore retombée. Nous voulons rester ici pour le moment car nous sommes en sécurité. Mais nous avons besoin de soutien". ------------- La Croix-Rouge camerounaise, avec le soutien du DREF, a fourni des articles ménagers, de l'eau, des fournitures d'hygiène et des kits de dignité à 299 ménages à Bogo et Pette, en plus de mener des campagnes de sensibilisation sur la prévention des maladies et la culture de la paix. Nous étudions actuellement la meilleure façon d'apporter une aide supplémentaire aux communautés - potentiellement par le biais d'une assistance en espèces. Josuane Tene, coordonnateur régional de la gestion des catastrophes de l'IFRC, a déclaré à propos de la réponse : "À ce stade, les besoins identifiés sont multiples. Les abris fournis par les partenaires humanitaires ne sont pas suffisants. Beaucoup d'entre eux sont des abris de fortune et à l'approche de la saison des pluies, qui est habituellement très sévère dans cette partie du pays, les personnes affectées ont besoin d'abris sûrs. Elles ont également du mal à se nourrir correctement. L'aide en espèces et le soutien aux moyens de subsistance les aideront certainement à répondre à leurs besoins dans la dignité." Le Fonds d'urgence pour les interventions en cas de catastrophe (DREF) de l'IFRC est un mécanisme qui permet de débloquer rapidement des fonds pour les Sociétés nationales, afin qu'elles puissent se préparer et répondre à des catastrophes de petite et moyenne ampleur, comme le conflit dans le nord du Cameroun. Vous pouvez faire un don au DREF aujourd'hui pour soutenir des personnes comme Madi. L'IFRC fournit également un soutien national à la Croix-Rouge camerounaise, et à d'autres Sociétés nationales de la région, par le biais de notre délégation basée à Yaoundé, au Cameroun. Vous pouvez en savoir plus sur ce travail dans notre plan de soutien au groupe de pays (cluster) pour 2022.

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Lumières, caméra, action ! Comment le cinéma sauve des vies au Cameroun

Combinant à la fois l'apprentissage et le divertissement, le cinéma mobile est devenu, au fil des ans, un moyen privilégié de sensibiliser les communautés isolées du monde entier sur un large éventail de sujets importants, allant de la manière de rester en bonne santé à la préparation aux catastrophes. Chaque kit de cinéma mobile contient un écran de projection et un trépied, un ordinateur portable, des microphones et des haut-parleurs, ainsi qu'un générateur pour pouvoir continuer à fonctionner même en cas de coupure de courant. Depuis qu'elle a reçu les kits, la Croix-Rouge camerounaise utilise le cinéma mobile pour partager des messages qui sauvent les vies sur la COVID-19, le choléra et tout autre sujet pertinent, afin d'aider les gens à se préparer et à rester en sécurité. Le tout d'une manière passionnante et efficace, et dans l'environnement même de la communauté. "Le cinéma mobile nous permet de fournir les bonnes informations dont les communautés ont besoin pour lutter contre les épidémies et les catastrophes de toutes sortes. Cet outil ludique et utile nous permet sans aucun doute d'améliorer notre réponse humanitaire à travers le pays". Cécile Akamé Presidente de la Croix-Rouge Camerounaise Les projections de cinéma mobile ne consistent pas seulement à s'asseoir et à regarder. Elles sont aussi un excellent moyen d'engager les communautés par le biais de sessions de questions-réponses et de recueillir les précieux commentaires des participants. Chaque projection est animée par des volontaires de la Croix-Rouge camerounaise, dont la plupart ont été récemment formés sur les techniques de communication adaptées au cinéma mobile, l'engagement communautaire et la collecte des feedbacks. Écouter les questions, les préoccupations, les idées et les craintes des populations aide les volontaires à mieux comprendre les besoins des communautés et à adapter leur travail en conséquence. Marlyse, une élève de 15 ans de la ville de Kribi, dans le sud du pays, qui a assisté à une récente projection, a déclaré : "C'est la première fois que je participe à ce type d'activité et j'ai beaucoup appris. Nous avons regardé une vidéo sur la COVID-19 et cela a renforcé nos connaissances sur les mesures préventives. La discussion avec les personnes de la Croix-Rouge nous a également permis d'en savoir plus sur le vaccin." Marlyse Participant au cinéma mobile à Kribi Ci-dessous, la vidéo dont Marlyse fait allusion: À l'IFRC nous savons que les épidémies commencent et se terminent dans les communautés. Et qu'avec les bonnes informations et le bon soutien, chacun peut jouer un rôle important dans la détection des maladies, la réponse efficace et la préparation aux risques sanitaires futurs. Prenez l'exemple de M. Biyong, Leader communautaire à Kribi, qui est enthousiasmé par le projet de la Croix-Rouge camerounaise et le potentiel du cinéma mobile : "Nous connaissons actuellement une épidémie de choléra dans notre communauté et dans toute la région. Je pense que cet outil arrive à point nommé ! Grâce à la diffusion de la vidéo sur le choléra, les modes de transmission et les moyens de prévenir cette maladie, les membres de ma communauté ont pu voir de leurs propres yeux ce que nous essayons de leur expliquer chaque jour. C'est vraiment un outil qui va permettre d'arrêter la propagation de la maladie." Mr Biyong Leader communautaire d'une communauté de la ville de Kribi L'IFRC et la Croix-Rouge camerounaise espèrent ensemble étendre les projections de cinéma mobile à travers le pays dans les mois à venir, en écoutant et en apprenant des personnes que nous soutenons. "En plus de la nourriture, l'eau et les abris, nous savons que l'information est, en soi, une aide. L'IFRC travaille sans relâche pour aider les Sociétés nationales comme la Croix-Rouge camerounaise à s'approprier les opportunités et les avantages de cette approche passionnante du cinéma mobile pour rendre les communautés plus résilientes".​​​​​​ Thierry Balloy Chef de délégation du groupe de pays pour l'Afrique centrale -- Ce travail au Cameroun s'inscrit dans le cadre du Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3) de l'IFRC, financé par l'USAID. Cliquez ici pour en savoir plus sur le projet et notre travail dans ce domaine. Et si vous avez apprécié cette histoire, vous serez peut-être intéressé par nos nouvelles études de cas montrant comment les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont aidé à préparer les communautés au COVID-19 et à les en protéger.

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Communiqué de presse

Lancement d'un partenariat ambitieux entre l'IFRC et l'UE : un nouveau modèle pour le secteur humanitaire

Bruxelles/Genève, 30 mars 2022 - Le partenariat ambitieux lancé aujourd’hui entre la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et la Direction générale de la protection civile et des opérations d'aide humanitaire européenne (DG ECHO), se veut un nouveau modèle pour le secteur humanitaire. En réponse au nombre croissant de crises dans le monde, le partenariat programmatique pilote «Accélérer l'action locale dans les crises humanitaires et sanitaires » vise à soutenir l'action locale dans la gestion des crises humanitaires et sanitaires dans au moins 25 pays grâce à un financement pluriannuel de l'UE. Le partenariat renforce les priorités stratégiques communes aux deux entités et s'articule autour de cinq pôles d'intervention : la préparation aux catastrophes et la gestion des risques, la préparation et la réponse aux épidémies et aux pandémies, l'assistance humanitaire et la protection des personnes en déplacement, l'aide en espèces et en bons et enfin la communication des risques, l'engagement communautaire et la redevabilité. Le commissaire européen chargé de la gestion des crises, Janez Lenarčič, a déclaré à cet effet : «J'accueille avec beaucoup d'espoir le partenariat programmatique pilote signé avec la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui est un partenaire de confiance de l'UE. Elle partage notre vision de la mise en œuvre d'opérations d'aide humanitaire efficaces et efficientes dans le monde entier. Le financement alloué à ce partenariat réaffirme l'engagement de l'UE à contribuer à répondre aux besoins croissants des personnes vulnérables dans environ 25 pays, en travaillant en étroite coopération avec les sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Il confirme également notre engagement en faveur de partenariats stratégiques avec les organisations d'aide humanitaire ». Le secrétaire général de l'IFRC, Jagan Chapagain, d’ajouter: «Des partenariats stratégiques à plus long terme sont essentiels pour répondre à la recrudescence des crises humanitaires dans le monde. Nous devons répondre rapidement, réagir à grande échelle, et moderniser notre approche pour avoir un plus grand impact auprès des communautés. Nous savons que le soutien humanitaire le plus efficace et le plus à même de perdurer est celui qui est mené localement, qui place les communautés au cœur de l'action et qui est financé par un partenariat flexible, à long terme et prévisible. Le partenariat programmatique pilote permet exactement cela». Le programme commencera par une phase initiale dans plusieurs pays d'Amérique latine, d'Afrique occidentale et centrale et du Yémen. L'objectif principal est de fournir une assistance essentielle aux personnes actuellement touchées par des crises humanitaires, les conséquences de la pandémie COVID-19, les catastrophes climatiques et les conflits, et de prévenir les pertes de vies et les souffrances. Des investissements sont également réalisés pour que les communautés soient mieux préparées à faire face aux catastrophes grâce à la mise en œuvre de composantes de préparation aux catastrophes et de réduction des risques. Grâce à son étroite collaboration avec ses Sociétés nationales, la portée mondiale de l'IFRC combinée à l'action locale, sa longue histoire de travail humanitaire axé sur la communauté et ses Principes fondamentaux, en font le partenaire de choix pour ce partenariat programmatique pilote avec l'UE. Après la première phase de mise en œuvre, le programme vise à étendre sa portée et à inclure d'autres pays dans le monde avec le soutien de plus de Sociétés nationales de l'UE. Faits marquants 10 pays pour la mise en œuvre dans la phase initiale : le Burkina Faso, le Tchad, le Cameroun, le Mali, le Niger, le Yémen, Le Salvador, Le Guatemala, le Honduras et le Panama; 7 Sociétés nationales de l'UE œuvrant pour soutenir la mise en œuvre de la phase initiale : la Croix-Rouge belge (FR), la Croix-Rouge danoise, la Croix-Rouge française, la Croix-Rouge allemande, la Croix-Rouge italienne, la Croix-Rouge luxembourgeoise et la Croix-Rouge espagnole. Pour plus d'informations A Bruxelles: Federica Cuccia, [email protected]; A Genève: Anna Tuson, [email protected], +41 79 895 6924

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Partenariat programmatique / IFRC

Le Partenariat programmatique est un partenariat novateur et ambitieux sur trois ans entre l'IFRC, un grand nombre de nos Sociétés nationales membres et l'Union européenne. Ensemble, nous soutenons les communautés du monde entier à réduire leurs risques et à mieux se préparer aux catastrophes et aux urgences sanitaires.

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Société nationale

Croix-Rouge camerounaise