Onde de tempête
Sri Lanka: Cyclone Tropical Ditwah
Le cyclone Ditwah a frappé le Sri Lanka avec des pluies catastrophiques et des inondations sévères, laissant plus d’un million de personnes affectées et forçant plus de 218 000 personnes à se réfugier dans des centres de sécurité surpeuplés. Des communautés entières sont isolées, les routes et les ponts restant impraticables, tandis que des milliers de maisons sont détruites et que le risque de nouveaux glissements de terrain et de montée des eaux persiste. La Société de la Croix-Rouge du Sri Lanka fournit des premiers secours, des évaluations et des articles ménagers essentiels, mais elle a un besoin urgent de soutien pour intensifier son assistance aux familles les plus durement touchées. Votre don peut faire la différence — faites un don maintenant pour aider la Croix-Rouge du Sri Lanka à fournir une aide vitale.
Du tremblement de terre aux typhons : les Philippines face à une succession de catastrophes implacables
Manille/Kuala Lumpur, le 10 novembre 2025 – Les Philippines sont confrontées à une crise humanitaire sans précédent, alors que des catastrophes successives dévastent des communautés déjà en difficulté. En un peu plus d’un mois, un séisme de magnitude 6,9 à Cebu, suivi du typhon Kalmaegi (nom local Tino), ont bouleversé la vie de millions de personnes. Dimanche encore, le super typhon Fungwong (nom local Uwan) a traversé le pays, laissant derrière lui un sillage de dévastation.Face à ces multiples catastrophes humanitaires, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence révisé, en appui à la Croix-Rouge philippine, afin d’intensifier les opérations d’assistance auprès de 284 904 personnes dans plusieurs provinces.Cet appel vise à mobiliser 18 millions de francs suisses (contre 8 millions précédemment) pour fournir des abris d’urgence, des services de santé et d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH), ainsi qu’un appui aux moyens de subsistance. Cependant, les financements disponibles demeurent très insuffisants, compromettant la capacité à fournir une aide vitale.« Les besoins humanitaires explosent, mais les ressources s’amenuisent », a déclaré Sanjeev Kafley, chef de la délégation de l’IFRC aux Philippines. « Sans un soutien urgent, des milliers de personnes se retrouveront sans abri, sans eau potable ni nourriture. Nous ne pouvons pas laisser la fatigue face aux catastrophes éclipser la souffrance de millions d’êtres humains. »« La résilience des communautés est mise à l’épreuve jusqu’à ses limites les plus extrêmes », a déclaré la Dre Gwendolyn Pang, secrétaire générale de la Croix-Rouge philippine. « Nous soutenions déjà des familles qui avaient tout perdu lors du séisme, et maintenant des centaines de milliers de personnes supplémentaires ont été déplacées par les inondations et les glissements de terrain. Avec une nouvelle tempête en approche, la situation est critique. »Le peuple philippin a énormément souffert au cours des dernières semaines. Le 30 septembre, un séisme a frappé Cebu, faisant 79 morts, 559 blessés et endommageant plus de 134 000 habitations, dont 7 295 complètement détruites. Les pertes d’infrastructures sont estimées à 6,76 milliards de pesos philippins (92,2 millions de francs suisses), et plus de 747 000 personnes ont été affectées, selon les chiffres du gouvernement.Alors que les familles commençaient à reconstruire leur vie, le typhon Kalmaegi s’est abattu sur la même région et au-delà, touchant terre à huit reprises à travers les Visayas et Palawan entre le 4 et le 5 novembre. La tempête a affecté plus de 2,4 millions de personnes, et le nombre de morts, de blessés et de disparus continue d’augmenter à mesure que de nouvelles informations parviennent des provinces touchées.Plus de 377 000 personnes se trouvent encore dans des centres d’évacuation surpeuplés ou des abris temporaires plusieurs jours après le passage du typhon, tandis que les eaux stagnantes, les courants forts et les débris massifs entravent les opérations de recherche et de sauvetage. Les services essentiels restent perturbés : 156 municipalités sont privées d’électricité et sept villes connaissent des coupures d’eau, ce qui accroît les risques d’épidémies.Et désormais, le pays peine à se remettre du passage du super typhon Fungwong – le 21ᵉ cyclone tropical de l’année. Au 10 novembre, Fungwong avait touché 230 000 familles à travers l’archipel et causé la mort de deux personnes.Les Philippines sont habituées aux catastrophes naturelles, mais cette succession d’événements n’a rien de banal : elle rappelle avec force l’aggravation des risques climatiques et sismiques auxquels sont confrontés les pays vulnérables. Un soutien urgent est nécessaire pour intensifier les efforts de secours, éviter de nouvelles pertes humaines et aider le pays à se relever de cette dernière catastrophe.Note aux éditeursVisuels: Des photos et videos supplémentaires sont disponible ici.Pout plus d'informations ou pour demander une interview, écrivez-nous à l'adresse: [email protected] Manille: Ellie van Baaren, +63 960 665 9637A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 192 713 641 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 3575
Cuba: Ouragan Melissa
L’ouragan Melissa, l’une des tempêtes les plus puissantes jamais enregistrées dans les Caraïbes, a dévasté l’est de Cuba avec des pluies torrentielles, des inondations massives et des vents atteignant 295 km/h. Des habitations se sont effondrées, des communautés sont isolées, et des centaines de milliers de personnes ont perdu l’accès à l’eau potable et à l’électricité. Parallèlement, une épidémie d’arbovirus en cours aggrave les risques sanitaires. La Croix-Rouge cubaine fournit des abris d’urgence, de l’eau potable, des soins de santé et un soutien psychosocial, tout en travaillant à prévenir la propagation des maladies infectieuses. Un soutien urgent est nécessaire pour atteindre davantage de familles dans le besoin. Faites un don dès maintenant pour aider la Croix-Rouge cubaine à fournir une assistance vitale.
Jamaïque: Ouragan Melissa
L’ouragan Melissa — la tempête la plus puissante de l’histoire de la Jamaïque — a dévasté des communautés à travers l’île, avec des vents atteignant jusqu’à 280 km/h, ainsi que des pluies torrentielles et des ondes de tempête qui ont détruit des maisons, bloqué des routes et déplacé des milliers de personnes. Près de 1,9 million de personnes sont touchées, de nombreuses familles étant piégées ou vivant dans des abris de fortune alors que les inondations et les glissements de terrain se poursuivent. La Croix-Rouge jamaïcaine, soutenue par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), fournit des abris d’urgence, de la nourriture, de l’eau potable et une aide financière. Mais un soutien urgent est nécessaire pour atteindre davantage de personnes et renforcer les efforts de relèvement. Faites un don dès maintenant pour aider la Croix-Rouge jamaïcaine à fournir une assistance vitale.
Jamaïque : l'IFRC lance un appel d’urgence en réponse à l’ouragan Melissa. La distribution de l’aide est bien en cours.
Genève / Panama / Kingston, le 30 octobre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence de 19 millions de francs suisses (23 millions de dollars américains) pour venir en aide à 180 000 personnes touchées par l’ouragan Melissa en Jamaïque au cours des 24 prochains mois.La tempête a touché terre dans le sud-ouest de la Jamaïque, près de New Hope, le 28 octobre, en tant qu’ouragan de catégorie 5 — le troisième plus puissant jamais enregistré dans l’océan Atlantique. À travers la Jamaïque, plus de 77 % de la population est privée d’électricité, et environ 6 000 personnes se trouvent encore dans des abris d’urgence, dont beaucoup ont perdu leur maison ou leurs moyens de subsistance.« L’ouragan Melissa a laissé derrière lui une dévastation immense – la situation est au-delà du catastrophique. Des vies ont été perdues, des maisons détruites et des infrastructures essentielles endommagées. Nous ne connaissons pas encore toute l’ampleur des dégâts, mais nos équipes sur le terrain constatent déjà des besoins considérables en matière d’abris, de nourriture, d’eau et de services de santé, notamment pour les dons de sang et le soutien psychosocial », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC.Au cours des deux prochaines années, les fonds collectés dans le cadre de l’appel d’urgence de l’IFRC permettront de fournir une assistance humanitaire dans dix des paroisses les plus touchées, en combinant aide immédiate, relèvement à long terme et renforcement de la résilience. Les réparations et reconstructions d’abris, la relance des moyens de subsistance ainsi que les aides en espèces ou en nature aideront également les familles à retrouver stabilité et sécurité.« Nos équipes travaillent depuis plus d’une semaine pour se préparer à l’arrivée de Melissa — en installant des abris, en prépositionnant des articles de secours à proximité des zones à haut risque et en aidant les communautés à se préparer à la tempête », a déclaré Yvonne Clarke, Directrice générale de la Croix-Rouge jamaïcaine. « Il est maintenant temps d’agir et de veiller à ce que les personnes les plus touchées disposent de ce dont elles ont besoin pour commencer à reconstruire leur vie, tout en veillant à ce que les communautés soient mieux préparées aux tempêtes futures. »Les interventions dans les domaines de la santé et de l’eau permettront d’assurer l’accès à l’eau potable, aux produits d’hygiène et aux soins médicaux pour des milliers de personnes. Parallèlement, le soutien en santé mentale et psychosocial accompagnera les familles et les intervenants confrontés à la perte et au traumatisme. La réhabilitation des structures de santé endommagées et les campagnes de nettoyage contribueront à rétablir les services essentiels et à renforcer les capacités locales à faire face à de futurs chocs.Alors que cet appel est lancé, l’aide humanitaire est déjà en mouvement. La Croix-Rouge jamaïcaine a mobilisé 400 volontaires et distribué des stocks prépositionnés de couvertures, de kits de nettoyage et d’hygiène, de trousses d’outils pour abris et de bâches afin de soutenir les familles les plus touchées.Des fournitures de secours supplémentaires de l’IFRC pour 2 300 personnes, dont des kits de nettoyage pour plus de 800 ménages, sont prêtes à être déployées. Un vol affrété de 28 tonnes en provenance du centre humanitaire de l’IFRC à Panama est également prêt à partir, transportant des ustensiles de cuisine, des couvertures, des jerricans et des articles d’hygiène destinés à 1 800 familles.Melissa a frappé seulement 16 mois après l’ouragan Beryl, laissant peu de temps aux communautés pour se remettre des pertes précédentes. Le Fonds d’urgence pour les interventions en cas de catastrophe (DREF) de l’IFRC avait déjà alloué 80 000 francs suisses avant que Melissa ne touche terre afin de permettre des actions précoces, notamment le prépositionnement des stocks et la préparation des abris. Cette approche anticipative a contribué à réduire l’impact humanitaire de la tempête, prouvant une fois de plus que agir tôt permet de sauver des vies.« La force de cette réponse réside en Jamaïque même — dans le lien profond qui unit la Croix-Rouge aux communautés qu’elle sert », a déclaré Loyce Pace, Directrice régionale de l’IFRC pour les Amériques. « Notre appel vise à compléter les efforts locaux, en reconnaissant que reconstruire la résilience est un travail collectif, surtout en période de crise climatique.« Nous serons présents sur la durée — en soutenant une assistance vitale tout en posant les bases d’un relèvement à long terme, en agissant au niveau local et en veillant à ce que le monde n’oublie pas les besoins des communautés touchées. »Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Au Panama: Susana Arroyo Barrantes, +507 6999-3199 María Victoria Langman, +507 6550-1090 A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Nora Peter, +36 70 953 7709
Hurricanes in sight: the Red Cross scales up training and preparedness
With the Americas region now well into the 2025 hurricane season, Red Cross teams in the region have been busy working alongside communities to prepare for what forecasters say will be yet another above-normal storm season.But even an average hurricane season can have devastating consequences for the people, as all it takes is one storm to affect entire towns and cities. That is why Red Cross preparedness work was already well underway even before this year’s forecast.The National Societies of Honduras, Guatemala and El Salvador are among the most vulnerable to these extreme events due to their geographical location. The scale of the preparedness work now going on across the Americas is largely due to the experience with extremely devastating storms in the past – in particular Hurricane Mitch in 1998.Hurricane Mitch’s devastating passage left more than 11,000 people dead and millions affected, marking a turning point in the way National Societies in the region prepare for such extreme events. For people involved in emergency response and risk reduction, the storm was a game changer.Two decades later, in 2020, hurricanes Eta and Iota affected more than seven million people, most of them — more than four million — in Honduras, Nicaragua, and Guatemala, the countries that had also been hardest hit by Mitch.But the results were different. In the time between one tragedy and another, the region and humanitarian organizations prepared in advance with response plans, training, drills, and institutional strengthening to reduce the impact of these disasters. This allowed the number of fatalities from Eta and Iota to be much lower than that of Mitch.From Mexico to South America, many National Societies have transformed the terrible experience of Hurricane Mitch into concrete action. Their mission: to be better prepared each year to respond more quickly and effectively to the arrival of potential hurricanes.Here are just a few of the many ways Red Cross National Societies in the region are working to get ahead of the storms and help communities prepare.Salvadoran Red Cross: Pre-positioning of humanitarian aid and access to weather forecastsThe Salvadoran Red Cross has contingency and response plans, which allow for more agile responses to extreme rainfall and landslides caused by tropical storms and hurricanes. According to Omar Ayala, Head of Crisis and Disasters at the Salvadoran Red Cross, the National Society has pre-positioned materials for humanitarian aid in its branches, guided by the nationalHazards Observatory’s forecasts.“This strategy has significantly reduced response times: what could previously take up to two days, is now done in just two hours,” assures Omar. Furthermore, in the context of monitoring and early warning, the Salvadoran Red Cross has recently signed a letter of understanding with the Hazards Observatory: “This agreement allows us to access weather forecasts early to be better prepared for the eventual arrival of a hurricane,” says Omar.In preparation for this and the coming hurricane seasons, the National Society wants to promote the preventive outreach of populations in at-risk areas even more, so they know what to do before, during and after a hurricane strikes.Honduran Red Cross: Early Warning Systems and strategic alliancesIn Honduras, Red Cross teams has invested in technical training for volunteers and staff in topics such as water rescue, pre-hospital care, cash transfer systems, water, sanitation and hygiene, and unmanned aerial systems.The Honduran Red Cross also highlights its investment inEarly Warning Systems (EWS) (specific measures guided by early warnings or forecasts to protect people before a disaster strikes), implemented in watersheds such as Chamelecón and Aguán."The experience withTropical Storm Sara, the last of the 2024 hurricane season, which affected more than 300,000 people in Honduras, showed the value of communities taking ownership of these early warning systems to ensure that the vulnerable populations receive the necessary information in time. That preparedness saved lives," says Manuel Isaula, risk and disaster manager for the Honduran Red Cross..Another good practice in the face of tropical Storm Sara was establishing strategic alliances with national and international actors: “Effective coordination between government, non-government, and community organizations to ensure the appropriation of knowledge, risk analysis, monitoring, and response capacity was and will always be key in our preparedness and response plans,” Isaula concludes.Guatemalan Red Cross: Development of Anticipatory Actions and Contingency PlansTeresa Marroquín, Director of Risk and Disaster Management at the Guatemalan Red Cross, says the National Society has strengthened its hurricane response capacity through several key actions –In particular the development of “early-action plans” that lay out key steps to take before the storms make landfall.“Early Action Plans (EAPs) funded by the IFRC have been developed to respond to flooding caused by extreme storms,”Marroquin says. “One successful example was the activation of Early Actions Plans duringTropical Storm Julia in October 2022, which helped us to provide a better response to those who needed it most.”Close coordination with official weather forecasting sources is key to improving the effectiveness and efficiency of humanitarian operations during the hurricane season. Teresa also stresses the importance of developing contingency plans, providing training, and equipping volunteers for pre-hospital care and search and rescue in floods, especially in high-risk areas.'A key tool for understanding'Another key element to prepare for the hurricane season within the Red Cross world is the continuous learning and training of National Society staff and volunteers.In 2024, with support from theReference Centre for Institutional Disaster Preparedness (CREPD) in the Americas, more than 6,000 people were trained, both online and in person, through courses and practical training at the regional level, with the aim of strengthening their knowledge in search and rescue, health, humanitarian assistance, and logistics coordination.According to Edgardo Barahona, CREPD Coordinator, these training sessions, based on practical exercises and emergency simulations, not only strengthen the technical capacities of National Societies, but also promote comprehensive preparedness in line with IFRC global standards:"They are a key tool for understanding the usefulness of response, contingency, and anticipation plans,”he says.“Through experiential methodologies and simulated scenarios, teams can directly experience the challenges of an emergency, allowing for better operational coordination." says Barahona.According to the CREPD Coordinator, preparing teams at the local level allows National Societies to lead high-quality, timely responses, tailored to address the demands of each specific context, especially in the face of events such as hurricanes or other frequent disasters in the region.This type of preparedness is critical because the hurricane season threatens not only countries like Guatemala, Honduras, and El Salvador, but also more than 30 territories in the Americas, which face increasing risks due to extreme weather events aggravated by climate change.That said, the experiences in Central America confirm a vital lesson: preparedness is not optional, it is key to save lives. It requires sustained investment, strong partnerships, and the strengthening of National Society capacities to deal with crises and disasters – all of which are core elements of the IFRC’s regional approach to helping communities prepare for every coming storm season.Learn more about the IFRC’s approach to:Climate-smart disaster risk reductionDisaster and crisis preparednessEarly warning, early action
Philippines : La Croix-Rouge continue de soutenir les communautés dans leurs efforts de reconstruction après six typhons consécutifs.
« Pouvons-nous encore gérer cela ? Portons ce fardeau. Portons-le, même s'il est lourd. N'abandonnons pas - nous pouvons nous en sortir d'une manière ou d'une autre ».Les mots de Janet Menes, de Camarines Sur, résonnent profondément aux Philippines, où des familles comme la sienne s'efforcent de reconstruire leur vie après les six typhons sans précédent qui ont frappé le pays en moins d'un mois à la fin de l'année dernière.Trois mois plus tard, les employés et les volontaires de la Croix-Rouge philippine continuent de travailler sans relâche pour aider les gens à se remettre sur pied. Dans l'un des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles - avec une moyenne de 20 cyclones tropicaux par an - ils apportent une aide vitale avant, pendant et après les situations d'urgence.Un soutien essentiel au milieu de la dévastationEntre octobre et novembre 2024, les typhons et super typhons Kristine, Leon, Marce, Niko, Ofel et Pepito (tous les noms locaux) ont déchiré le pays, laissant plus de 14 millions de personnes affectées.Les pluies torrentielles, les vents violents et les glissements de terrain ont détruit les maisons, endommagé les infrastructures et perturbé les moyens de subsistance. Des communautés entières comme celle de Janet ont été frappées à plusieurs reprises, se remettant à peine d'une catastrophe avant que la suivante n'arrive.À Albay, Jeanette et Jefferson Mata Septo ont vécu une dévastation qu'ils n'avaient jamais connue auparavant. « C'était une violente tempête. Nous ne nous attendions pas à ce que l'eau monte aussi haut dans notre région », se souvient Jeanette.La montée des eaux les a obligés à se réfugier dans de nombreux endroits, y compris chez des voisins. Lorsque les eaux sont devenues trop hautes, ils n'ont eu d'autre choix que d'emprunter l'autoroute. C'est là, au bord de la route, qu'ils ont attendu, trempés, épuisés et avec seulement les quelques documents qu'ils avaient réussi à sauver.Lorsque Jefferson est retourné chez eux après la décrue pour récupérer ce qu'il pouvait, il ne pouvait pas croire ce qu'il voyait. « Ce matin-là, lorsqu'il est retourné chez nous, les eaux étaient encore hautes. Il essayait de sauver nos affaires et je pense que le stress de cette situation l'a poussé à faire un accident vasculaire cérébral », explique Jeanette.Après une visite d'urgence à l'hôpital local, Jefferson a été mis sous traitement critique, à vie, pour éviter une nouvelle attaque.La Croix-Rouge philippine s'est révélée être une bouée de sauvetage, en fournissant des médicaments contre l'hypertension de Jefferson, ainsi que des kits de cuisine et d'hygiène pour aider la famille à se reconstruire. « Les médicaments fournis par la Croix-Rouge ont été d'un grand secours. Les médicaments sont coûteux », explique Jeanette.Aider les familles à se reconstruire à partir de zéroDans la province voisine de Camarines Sur, Janet, son mari Albiz et leurs six enfants ont été confrontés à la même situation dévastatrice causée par le typhon Kristine. Mais alors que les pluies diluviennes s'abattaient sur eux, Janet avait développé une forte fièvre et était trop malade pour être évacuée vers un abri adéquat.« Dans la soirée, l'eau est montée », se souvient-elle. « Mon mari nous a aidés à déplacer nos affaires vers un terrain plus élevé, mais certains de nos biens ont été perdus. Je n'ai pas pu faire grand-chose à cause de ma fièvre ».La famille s'est réfugiée dans le cimetière voisin, où elle a enduré des jours de crue et de conditions difficiles.À son retour, la famille a trouvé sa maison en ruines, dont il ne restait que le toit. Là encore, la Croix-Rouge philippine a apporté une aide cruciale.« Avant Noël, nous avons reçu 5 000 pesos (environ 100 USD) de la Croix-Rouge », explique Janet. « Nous les avons utilisés pour acheter du contreplaqué pour le toit et du bois pour la cuisine. Maintenant, nous avons construit quelques pièces : un salon, une cuisine et des murs.Un soutien aussi longtemps que nécessaireLa Croix-Rouge philippine, soutenue par l'appel d'urgence de l' IFRC, a été en première ligne des efforts de réponse et de rétablissement après le typhon Kristine et les cinq autres typhons majeurs consécutifs qui ont frappé le pays.Des missions de recherche et de sauvetage à l'aide aux personnes vivant dans les centres d'évacuation, leurs efforts ont été essentiels pour préserver la santé et le bien-être après le passage du typhon.Dans les centres d'évacuation, des repas chauds composés de riz, d'œufs durs et de sardines ont été distribués, ainsi que de l'eau potable. Ces mesures sont cruciales, car lorsque les gens perdent leurs biens lors d'un typhon, ils perdent aussi souvent les fourneaux et les ustensiles de cuisine.Les enfants étaient encadrés dans des espaces adaptés à leur âge, avec des coloriages, des activités de chant et de danse et la possibilité de parler de leurs besoins et de leurs préoccupations à des volontaires formés à cet effet. Les bureaux de santé ont proposé des bilans de santé, y compris des tests de tension artérielle. Si nécessaire, des médicaments ont été fournis pour prévenir la propagation des maladies et des infections qui accompagnent souvent les conditions météorologiques extrêmes.Au fur et à mesure que les communautés se rétablissent, la Croix-Rouge continuera à fournir ce dont les gens ont besoin : de l'argent pour reconstruire les maisons et acheter des produits de première nécessité, un soutien aux moyens de subsistance pour que les gens puissent retourner au travail, et le soutien psychosocial d'employés et de volontaires ancrés dans leurs propres communautés locales.Janet explique qu'elle parle à ses enfants de se préparer dès maintenant à de futures catastrophes, et ses paroles s'adressent autant aux enfants qu'à elle et Albiz.« Ne baissons pas les bras, nous pouvons nous en sortir, d'une manière ou d'une autre.
Sud-ouest de l'océan Indien : cyclone tropical Chido
Le cyclone tropical Chido, une tempête de catégorie 4 avec des vents et des pluies dévastateurs, a gravement touché la région du sud-ouest de l'océan Indien, causant au moins 117 décès et affectant plus d'un million de personnes à Madagascar, aux Comores, à Mayotte, au Mozambique et au Malawi. Chido est la troisième tempête nommée de la saison cyclonique 2024-2025, qui devrait se poursuivre jusqu'en mai 2025. Votre don aidera les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du Mozambique, de Madagascar, des Comores et du Malawi à fournir une assistance vitale et à améliorer la préparation aux futures tempêtes.
Le super typhon Yagi frappe le Viêt Nam et fait des millions de sinistrés
Bangkok/Kuala Lumpur/Genève, 13 septembre 2024 - Le super typhon Yagi, l'une des tempêtes les plus violentes à frapper le Viêt Nam depuis trois décennies, a laissé une traînée de destruction et continue de menacer la vie de millions de personnes dans le nord et le centre du pays.Après avoir traversé l'île chinoise de Hainan, le cyclone tropical Yagi s'est intensifié pour devenir un super typhon, touchant terre dans la province de Quang Ninh et la ville de Hai Phong au Viêt Nam à 13 h 45, heure locale, le 7 septembre 2024.Avec des pluies torrentielles et des vents puissants dépassant les 200 kilomètres par heure, le super typhon a forcé plus de 50 000 personnes à évacuer leur domicile. Il a déclenché des inondations, des crues soudaines et des glissements de terrain de grande ampleur, causant de graves dommages aux routes, aux ponts et aux bâtiments, déracinant les arbres et perturbant les réseaux électriques et de télécommunication. Les zones touchées connaissent des coupures de courant prolongées, des pertes de communication et des perturbations de l'approvisionnement en eau.Selon les autorités, près de 190 000 habitations ont été inondées, endommagées ou détruites, au moins 325 personnes sont mortes ou portées disparues, et on estime à 1,6 million le nombre total de personnes touchées. Ces chiffres devraient augmenter à mesure que l'évaluation des dégâts se poursuit, tandis que le risque d'inondations et de glissements de terrain reste élevé dans toutes les régions touchées.Immédiatement après l'impact initial du typhon, la Croix-Rouge vietnamienne a organisé la mobilisation d'articles de secours, tels que de la nourriture, des médicaments et des distributions d'argent d'une valeur de 5,5 milliards de VND (190 000 CHF) pour soutenir les communautés touchées. Des employés et des volontaires de la Croix-Rouge ont été déployés pour aider au nettoyage des débris et fournir des premiers soins psychologiques. Les équipes d'intervention en cas de catastrophe continuent également à collaborer étroitement avec les autorités pour évaluer les dommages et les besoins dans les zones touchées.Les branches locales de la Croix-Rouge mettent en œuvre des mesures telles que la communication d'alertes précoces, le soutien au renforcement des maisons, la fourniture d'une assistance aux points d'évacuation temporaire et aux abris, et la surveillance étroite des mises à jour de la tempête afin d'être prêtes à intervenir en cas d'urgence.Bien qu'il se soit transformé en dépression tropicale, Yagi continue de provoquer des périodes prolongées de fortes précipitations, entraînant des inondations et des glissements de terrain dans 26 provinces, y compris dans la capitale, Hanoi.M. Nguyen Hai Anh, vice-président et secrétaire général de la Croix-Rouge vietnamienne, a déclaré :« Près de 19 millions de personnes vivent dans les provinces touchées. Nous sommes profondément préoccupés par leur santé, leur bien-être et leur capacité à faire face à l'impact et aux conséquences du super typhon Yagi, en particulier les personnes vulnérables, telles que les personnes âgées et les enfants.« La Croix-Rouge vietnamienne travaille en étroite collaboration avec les autorités et les organisations concernées pour soutenir les efforts de réponse nationaux et locaux. Nous avons lancé des campagnes de mobilisation de ressources dans un esprit de solidarité pour aider les populations touchées à surmonter cette tragédie meurtrière. »Kathryn Clarkson, chef de la délégation de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) à Bangkok, qui couvre la Thaïlande, le Cambodge, la République démocratique populaire lao et le Viêt Nam, a déclaré :« Ce phénomène météorologique extrême et prolongé continue d'avoir un impact considérable sur de nombreuses communautés locales, y compris dans des régions où nous avons rarement vu ce type de catastrophe se produire auparavant. La résilience des populations est mise à rude épreuve et il est urgent de fournir des secours immédiats et un soutien au relèvement des populations touchées.« L'IFRC travaille en étroite collaboration avec la Croix-Rouge vietnamienne pour mobiliser l'aide internationale afin de répondre aux besoins croissants et évolutifs des populations touchées, notamment en matière de services de santé, d'eau et d'assainissement, ainsi que de rétablissement des abris et des moyens de subsistance.»Note aux éditeurs:Visuelles: Des photos et vidéos supplémentaires sont disponibles ici:Dropbox – Viet Nam Typhoon Yagi 2024Pour plus d'informations ou pour solliciter une interview, écrivez-vous à l'adresse:[email protected] Bangkok: Kovit Pholsena, +66 (0) 81 837 8876A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641A Genève: Hannah Copeland, +44 7535316633
Un an après le tremblement de terre au Maroc et les inondations en Libye
Benghazi / Rabat / Beyrouth / Genève, le 4 septembre 2024 - Un an après le tremblement de terre dévastateur au Maroc et les inondations catastrophiques en Libye, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), aux côtés des Croissants-Rouges marocain et libyen, reste déterminée à soutenir les efforts de relèvement et de reconstruction dans ces régions durement touchées. Ces catastrophes, qui se sont produites à quelques jours d'intervalle en septembre 2023, ont laissé de profondes cicatrices dans les communautés touchées, mais ont également démontré la force et la résilience des personnes concernées.Maroc : Une année de relèvement et de résilienceLe 8 septembre 2023, un tremblement de terre d'une magnitude de 6,8 a frappé la chaîne de montagnes du Haut Atlas au Maroc, affectant plus de 660 000 personnes et causant des destructions massives. Plus de 59 000 maisons ont été endommagées ou détruites, laissant 380 000 personnes sans abri. Dès le début, le Croissant-Rouge marocain s'est mobilisé pour fournir une aide d'urgence, y compris des opérations de recherche et de sauvetage, des premiers secours et la distribution d'articles de première nécessité.Mohammed Bendali, responsable de la gestion des catastrophes, du volontariat en premiers secours et de la jeunesse pour le Croissant-Rouge marocain, a déclaré : « L'ampleur de la dévastation a été immense, mais la réponse l'a été tout autant. Nos volontaires et notre personnel ont travaillé sans relâche pour soutenir les communautés touchées, en fournissant non seulement une aide matérielle, mais aussi un soutien psychosocial et de santé mentale pour aider les gens à surmonter le traumatisme de la catastrophe. »L'accent est désormais mis sur le relèvement précoce, avec des efforts concentrés sur la fourniture d'abris durables et isolés, de salles de classe et de cliniques temporaires, sur l'amélioration de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, et sur la reconstruction des moyens de subsistance, tout en cherchant à compléter le soutien apporté par le gouvernement aux familles touchées. Malgré les difficultés, le Croissant-Rouge marocain reste déterminée à soutenir les familles touchées aussi longtemps que nécessaire.Libye : Faire face aux conséquences d'inondations sans précédentAu début du mois de septembre 2023, la tempête Daniel a déversé de fortes pluies sur la côte nord-est de la Libye, provoquant des inondations catastrophiques qui ont coûté la vie à plus de 5 900 personnes et laissé plus de 43 000 sans-abri. La rupture de deux barrages en amont de la ville - le premier vers 23 heures le 10 septembre, le second vers 1 heure du matin le 11 septembre - a déversé des quantités d'eau catastrophiques sur la ville de Derna. Le Croissant-Rouge libyen (CRL) était sur le terrain immédiatement après la catastrophe, fournissant une aide d'urgence cruciale, notamment des opérations de recherche et de sauvetage, des premiers soins et la distribution de nourriture, d'eau et de matériaux pour la construction d'abris. Tragiquement, la catastrophe a également coûté la vie à plusieurs volontaires du Croissant-Rouge qui s'efforçaient de sauver d'autres personnes.« Un an après, la douleur de la perte est encore profondément ressentie dans les communautés que nous servons », a déclaré Omar Jaouda, Secrétaire général du Croissant-Rouge libyen. « Mais la résilience de la population est remarquable. Nous avons continué à soutenir les personnes les plus touchées, y compris les milliers de personnes toujours déplacées, dans la reconstruction de leurs vies et de leurs maisons. »À l'avenir, le Croissant-Rouge libyen s'oriente vers le relèvement et la résilience à long terme en donnant la priorité à trois domaines clés : premièrement, il s'agit d'accorder une plus grande attention à la planification et à la mise en œuvre du relèvement et de la résilience, en veillant à ce que les communautés soient équipées pour résister aux chocs futurs et pour se rétablir de manière efficace. Deuxièmement, la Société nationale renforcera ses capacités, sa préparation et son état de préparation. Enfin, le Croissant-Rouge libyen améliorera ses pratiques de gestion de la sécurité afin de protéger ses opérations et son personnel, en particulier dans les environnements difficiles, tout en veillant à la responsabilisation dans toutes ses actions afin de maintenir la confiance et la transparence au sein des communautés qu'il sert.L'appel d'urgence de l'IFRC pour la Libye, qui visait à recueillir 20 millions de francs suisses pour faire face à l'ampleur des besoins, a permis de réunir 12,4 millions de francs suisses à ce jour. Ces fonds ont permis de fournir à 130 000 personnes des services essentiels, notamment des abris, des soins de santé et un soutien psychosocial. L'IFRC s'efforce également de renforcer la capacité de la CRSL à répondre aux futures catastrophes en rénovant des installations clés et en équipant un centre d'opérations d'urgence à Derna.Perspectives d'avenir : Un long chemin vers la repriseLe Maroc et la Libye sont tous deux engagés sur la voie d'un redressement long et difficile. L'IFRC, en collaboration avec les Croissants-Rouge marocain et libyen et d'autres Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier, continuera de soutenir ces communautés en leur apportant l'aide nécessaire pour qu'elles puissent non seulement se relever, mais aussi renforcer leur capacité d'adaptation aux catastrophes futures.« Les événements de l'année dernière nous ont brutalement rappelé les vulnérabilités auxquelles sont confrontées les communautés dans les régions sujettes aux catastrophes », a déclaré le Dr Hossam El Sharkawi, Directeur régional de l'IFRC pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. « Mais elles ont également mis en évidence l'importance de la préparation locale et l'impact incroyable des efforts humanitaires collectifs. Nous sommes déterminés à soutenir les Croissants-Rouges marocain et libyen dans leur travail continu pour aider ces communautés à se reconstruire et à prospérer. »Pour plus d'informations ou pour demander une interview sur/depuis le Maroc ou la Libye - ou d'un porte-parole de l'IFRC capable de parler des deux - veuillez contacter : [email protected] A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67Andrew Thomas: +41 76 367 65 87A Beyrouth: Mey Al Sayegh: +961 761 744 68
Cyclone Remal : Deux mois plus tard, les communautés durement touchées luttent pour survivre et se reconstruire
L'eau du cyclone Remal leur arrivait déjà jusqu'au cou lorsque Tanya, 35 ans, et son mari ont dû évacuer leur maison et se rendre dans un abri anti-tempête.« Ma maison a été détruite et je vis maintenant avec mes beaux-parents à proximité », explique-t-elle. « J'ai trois enfants. Deux filles et un garçon, et je m'occupe également d'un autre garçon ; quatre enfants au total. Tous mes enfants sont nés dans notre maison, qui est maintenant détruite.L'histoire de Tanya est partagée par des milliers de personnes dont la vie a été bouleversée lorsque le cyclone a touché terre près des côtes de Mongla et de Khepupara, au Bangladesh et au Bengale occidental, en Inde, le 26 mai 2024.Selon le département de gestion des catastrophes du Bangladesh (DDM), qui dépend du ministère de la gestion des catastrophes et des secours (MoDMR), environ 4,6 millions de personnes ont été touchées par le cyclone Remal dans 19 districts.Plus de 807 000 personnes ont été évacuées vers 9 424 abris d'évacuation répartis dans 19 districts. Plus de 173 000 maisons ont été endommagées, dont 40 338 complètement inhabitables. Aujourd'hui, les familles luttent pour se remettre sur pied.« Avant le cyclone et les inondations, mon mari effectuait des tâches quotidiennes pour aider d'autres familles de la région, notamment dans le domaine de l'agriculture », poursuit Tanya. « Il travaillait comme aide-soignant pour d'autres personnes du village qui avaient besoin de livraisons.« Il n'y a pas beaucoup d'options ici pour les personnes qui ont besoin de travailler au jour le jour pour survivre. Mon mari avait donc déjà du mal à s'en sortir. Maintenant, c'est pire, parce que tout le monde dans la communauté est touché. S'il y a du travail, nous pouvons manger. Sinon, nous ne recevons pas de nourriture.»La tempête a également eu un impact dévastateur sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Plus de 50 000 fermes de pêche ont été détruites et plus de 80 000 hectares de terres cultivables ont été inondés par les vents violents, les vagues et les ondes de tempête du cyclone Remal.Au lendemain de la tempête, le Croissant-Rouge du Bangladesh a immédiatement commencé à fournir des denrées alimentaires d'urgence par l'intermédiaire de ses huit antennes côtières, distribuant un colis alimentaire de sept jours à 50 000 personnes. Il a également fourni des kits d'hygiène, des bâches et des matelas de couchage, entre autres.L'accès à l'eau potable est également essentiel, car plus de 20 000 points d'eau et plus de 134 000 latrines ont été endommagés par la tempête. En réponse, deux usines mobiles de traitement de l'eau (osmose inverse) pour la désalinisation ont été déployées dans les districts de Khulna et de Satkhira, distribuant de l'eau potable à plus de 5 000 ménages.Deux équipes médicales mobiles ont également été mobilisées pour fournir des soins de santé primaires et un soutien psychosocial.La réponse immédiate a été soutenue par une allocation de 1 million de francs suisses du Fonds d'urgence pour les interventions lors de catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF) et par un appel d'urgence lancé par l'IFRC pour obtenir 12,5 millions de francs suisses afin de soutenir les opérations en cours.Dans les mois à venir, l'accent sera mis sur le rétablissement des moyens de subsistance et des abris. Pour beaucoup, la tempête a emporté l'investissement le plus important de leur vie : leur maison.Dans le cas de Yunus, 65 ans, mari et père de deux enfants, la tempête a emporté la maison qu'il construisait et aménageait depuis dix ans de ses propres mains.Depuis que sa famille est revenue des abris d'évacuation pour trouver leur maison détruite et leurs biens disparus, la femme de Yunus est en état de choc total et pleure la plupart du temps.« Nous avons vécu comme ça, avec des cyclones pendant des années, alors nous avons pensé que ce serait un cyclone 'normal' », a déclaré Yunus. « Nous sommes allés à l'abri à la hâte et nous n'avons pas eu la chance de protéger quoi que ce soit. À 3 heures du matin, je me suis échappé de l'abri pour voir ce qui se passait ici, et j'ai vu que tout avait disparu. La route avait disparu et la maison était recouverte d'eau.« Je suis restée dans l'abri pendant des jours parce que je ne pouvais littéralement pas retourner chez moi. Il y avait encore une petite rizière, mais tout le riz avait disparu. Je me suis procuré des poules et des poulets pour me nourrir ».« Je vis littéralement dans une sorte d'enfer. Il y a une cuisine temporaire à l'arrière de ma maison, mais il n'y a rien à manger. »« Hier, j'ai construit un nouveau petit espace pour dormir, car il n'est pas possible de vivre dans notre maison détruite. Les restes de la maison sont inclinés et pleins de morceaux de bois et d'aluminium ; il est dangereux d'être à l'intérieur. Je vais donc construire un nouvel endroit temporaire pour que nous puissions dormir dès que possible. »Histoire par Camilla Bruun SimonsenRédaction : Rachel PunithaPhotos : Al-Shahriar Rupam (FICR), Vidéo : Khaled Bastaman pour le Croissant-Rouge du Bangladesh
Îles des Caraïbes : Ouragan Beryl
L'ouragan Beryl a touché terre à la Grenade et à Saint-Vincent-et-les-Grenadines le 1er juillet en tant qu'ouragan de catégorie 4 et a depuis laissé une traînée de dévastation dans les Caraïbes. Par cet appel d'urgence, l'IFRC et ses membres entendent soutenir les Sociétés de la Croix-Rouge de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, de la Grenade, de la Barbade et de la Jamaïque dans leur réponse à l'ouragan en fournissant une assistance humanitaire immédiate, une protection et un soutien au relèvement pour les familles les plus touchées. L'IFRC et ses membres soutiendront 25 000 personnes (5 000 ménages) pendant une période de 12 mois.
Une aide d'urgence est nécessaire alors que le cyclone Remal ravage le sud du Bangladesh
Dhaka/Kuala Lumpur/GenèveLe Croissant-Rouge du Bangladesh, soutenu par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ( IFRC) et d'autres organisations, a déclenché une réponse d'urgence à la suite des ravages causés par le cyclone Remal. L'IFRC a lancé un appel d'urgence de 12,5 millions de francs suisses afin d'aider 650 000 personnes dans les huit districts les plus durement touchés en leur fournissant de l'eau potable, de la nourriture, de l'aide médicale et des aides en espèces.Le cyclone Remal a plongé le sud du Bangladesh dans une situation de crise, touchant plus de 4,59 millions de personnes et causant des dommages considérables à environ 150 000 foyers dans 19 districts côtiers. Le 27 mai, le cyclone a touché terre près de la frontière entre le Bangladesh et l'Inde, avec des vents atteignant 111 km/h et des ondes de tempête de 1,5 à 2,5 mètres, provoquant de graves inondations et des coupures d'électricité prolongées pour 27 millions de personnes.Des personnes ont été tuées, des maisons ont été détruites et le cyclone a perturbé les infrastructures, notamment les aéroports de Chittagong et de Cox's Bazar, ce qui a entraîné l'annulation de vols internationaux au départ de Dacca.Alberto Bocanegra, chef de la délégation de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Bangladesh, a déclaré,« La dévastation causée par le cyclone Remal est immense et une aide immédiate est vitale.Notre appel d'urgence permettra de venir rapidement en aide aux familles dont les maisons ont été endommagées et de fournir de l'eau, des équipements sanitaires et des installations d'hygiène. En outre, une aide cruciale sera apportée aux personnes gravement touchées dans leurs moyens de subsistance (agriculture, pisciculture), aux groupes marginalisés, aux personnes déplacées vivant dans des centres collectifs, chez des proches ou dans des maisons d'autres personnes, ainsi qu'aux familles appartenant à des groupes vulnérables. »« Nous exhortons la communauté internationale à soutenir le Bangladesh en cette période critique ».Kazi Shofiqul Azam, secrétaire général du Croissant-Rouge du Bangladesh, a ajouté, « Nos volontaires sont sur le terrain depuis le début et fournissent une assistance essentielle. Le soutien de nos partenaires et de la communauté internationale est essentiel pour que les personnes touchées et le système communautaire se remettent bien. À Cox's Bazar, le cyclone a provoqué des glissements de terrain mineurs et endommagé 500 abris de fortune, affectant 3 000 personnes. À Bhashan Char, les fortes pluies ont provoqué des engorgements et des dégâts mineurs aux infrastructures. D'autres crises pourraient survenir si nous ne nous occupons pas de tous ces problèmes ».Alors que le cyclone continue de faire des ravages, le réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge lance un appel au monde entier pour qu'il fournisse d'urgence une aide essentielle aux personnes touchées.Notes aux éditeurs:Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Bangladesh:Areefa Sinha, +8801970089077, Al-Shahriar Rupam, +8801761775075,A Kuala Lumpur:Afrhill Rances, +60192713641A GenèveAndrew Thomas +41 76 367 6587Tommaso Della Longa + 41 79 708 4367
Climate crises Q&A: Why have some recent storms gained so much strength, so quickly?
Un entretien avec Juan Bazo, climatologue au Centre climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, par Susana Arroyo Barrantes, Directrice communication de l'IFRC pour les Amériques.Susana Arroyo : En octobre 2023, l'ouragan Otis a suscité beaucoup d'étonnement après être passé d'une tempête tropicale à un ouragan de catégorie 5 en seulement 12 heures. Selon le Centre national des ouragans des États-Unis, il s'agissait de l'ouragan le plus puissant jamais enregistré sur la côte mexicaine du Pacifique. El Niño a-t-il joué un rôle dans l'intensification rapide d'Otis ?Juan Bazos: Il s'agit d'une combinaison d'océans chauds et d'El Niño. En outre, toute la côte pacifique du Mexique, du Salvador, du Honduras et les côtes du Costa Rica ont été très chaudes. Cela a permis la formation de cyclones et de tempêtes. Certaines de ces tempêtes sont même passées de l'Atlantique au Pacifique.En ce qui concerne l'intensification, cela s'est déjà produit auparavant, l'ouragan Patricia en 2015 a également connu cette intensification très rapide en moins de 12 heures au large de la côte pacifique du Mexique, mais l'impact n'a pas eu lieu dans une zone très peuplée.D'un point de vue scientifique, il est de plus en plus difficile de prévoir ce type d'intensification. La plupart des modèles, si ce n'est tous, ont échoué dans la prévision à court terme, qui est l'une des prévisions les plus fiables que nous ayons en météorologie. Cela est dû à plusieurs facteurs : l'intensification rapide, les conditions atmosphériques très locales et la température de l'eau de l'océan dans cette partie de la côte mexicaine.De plus en plus, l'intensification se produit non seulement dans le Pacifique et l'Atlantique de notre région, mais aussi dans l'océan Indien. Aux Philippines, cela s'est produit à plusieurs reprises. C'est un défi, à la fois pour les services climatiques et pour la réponse humanitaire.SA: Des prévisions rigoureuses, précises et efficaces sont indispensables pour prendre des décisions qui sauvent des vies. Si nous nous dirigeons vers une ère de plus grande incertitude, nous devons également nous pencher sur la manière dont nous anticipons sur d'autres fronts. À quoi pouvons-nous nous attendre cette année ?JB: Au cours des mois suivants, nous devrions normalement entrer dans une période neutre et passer rapidement au phénomène La Niña. Ce phénomène aura lui aussi ses conséquences et modifiera l'ensemble du panorama. Il se pourrait que cette année, nous devions nous préparer à une saison des ouragans qui pourrait être supérieure à la normale. Nous devons donc continuer à surveiller la situation, compte tenu de la crise climatique et du fait que l'océan Atlantique est encore très chaud.SA: L'IFRC a essayé de conclure davantage d'alliances avec des institutions météorologiques qui se consacrent à la recherche, à la surveillance et à la compréhension du climat. Est-ce l'une des voies à suivre à l'avenir pour renforcer cette alliance ? JB: De plus en plus, l'IFRC a pour principaux alliés des entités scientifiques et techniques, afin de prendre des décisions fiables, et je pense que c'est ainsi que nous devons continuer à travailler. L'information scientifique nous apportera des informations pour nos programmes et nos opérations à différentes échelles de temps, à court, moyen et long terme. Nous ne devons pas ignorer les projections climatiques, mais prévoir comment nous pouvons nous adapter en sachant que le climat va changer. Cela fait partie de notre travail, de nos politiques à nos interventions, et je pense que le réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge le fait très bien. Cependant, nous devons nous donner plus de moyens, nous rapprocher des entités scientifiques techniques, des universités, qui sont nos alliés. Ils peuvent nous apporter beaucoup plus d'informations - beaucoup plus riches, beaucoup plus localisées. C'est la prochaine étape que nous devons franchir.SA: De nombreux changements sont également à venir dans le domaine de la météorologie. Désormais, grâce à l'intelligence artificielle (IA) et à des quantités de données de plus en plus importantes, les prévisions vont évoluer et probablement s'améliorer. Pourrions-nous donc obtenir des prévisions plus fiables en termes d'intensification rapide ?JB: L'intelligence artificielle ouvre de nombreuses perspectives d'innovation. La météorologie n'est pas exacte à 100 %. Il y a toujours un certain degré d'incertitude et il y aura des échecs. Cela fait partie du chaos atmosphérique de notre planète, de sa complexité et des nombreuses variables qui jouent un rôle dans les prévisions météorologiques. En ce sens, l'IA apportera une grande valeur ajoutée à l'amélioration des prévisions.D'où la nécessité 1) d'investir davantage dans des systèmes d'action précoce fondés sur les prévisions, 2) de disposer de systèmes d'alerte précoce plus agiles, plus souples et capables d'informer et de mobiliser la population en un temps record, et 3) de disposer d'une aide humanitaire prépositionnée pour répondre aux catastrophes dès qu'elles se produisent.L'IFRC est un des leaders de l'initiative "Alertes précoces pour tous", qui fournira des alertes précoces aux populations du monde entier d'ici 2027. En savoir plus.
Changement climatique : La Croix-Rouge appelle à davantage de fonds pour l'action locale alors que les dirigeants européens et africains se réunissent à Bruxelles
Nairobi, Kenya. 17 février 2022 - Alors que certaines régions d'Afrique australe subissent les effets de tempêtes tropicales et de cyclones et que d'autres parties du continent sont confrontées à de graves sécheresses, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle à investir de toute urgence dans des actions locales visant à combattre les effets du changement climatique. Cet appel intervient avant le 6e sommet Union européenne-Union africaine (UE-UA) qui débute aujourd'hui à Bruxelles, en Belgique. La tempête tropicale Ana au Mozambique, au Malawi et à Madagascar et le cyclone Batsirai à Madagascar ont récemment fait des centaines de milliers de déplacés, détruit des maisons et endommagé des infrastructures valant des milliards de dollars. Dans le même temps, les organisations humanitaires en Afrique ont mis en garde cette semaine contre une crise alimentaire catastrophique dans la Corne de l'Afrique (Kenya, Somalie et Éthiopie), où l'on craint que plus de 20 millions de personnes ne soient confrontées à la famine en raison d'une sécheresse prolongée. Le Sahel et l'Afrique de l'Ouest, en particulier le Nigeria, sont également confrontés à une détérioration de la sécurité alimentaire. Mohammed Mukhier, le Directeur Régional de l'IFRC pour l'Afrique, a déclaré : "Ce dont nous sommes témoins est une manifestation de l'impact du changement climatique sur le continent. Nous devons renforcer les investissements dans les mesures préventives locales qui renforcent la capacité des populations à faire face à ces catastrophes qui s'intensifient." Les pays d'Afrique ne sont responsables que de quatre pour cent des émissions mondiales de carbone et, dans le même temps, ils sont touchés de manière disproportionnée par les conséquences généralisées du changement climatique et de la dégradation accélérée de l'environnement. Pourtant, le financement climatique promis par les dirigeants mondiaux tarde à atteindre les personnes sur le terrain qui sont les plus exposées aux risques climatiques. En amont du Sommet, l'IFRC appelle à des efforts renouvelés pour construire et mettre en œuvre un nouveau partenariat Afrique-UE qui répondrait aux besoins des personnes les plus vulnérables exposées aux impacts du changement climatique et de la crise environnementale, renforcerait la sécurité alimentaire et sanitaire et s'attaquerait aux migrations forcées. À plus long terme, le rôle des acteurs locaux devrait être renforcé pour aider les communautés à renforcer leur résilience et à relever les défis humanitaires et de développement sur le continent. Outre le changement climatique, les communautés d'Afrique et d'ailleurs sont de plus en plus touchées par des risques multiples qui aggravent leur vulnérabilité et affectent leur capacité à faire face. "Les communautés peuvent difficilement se remettre avant d'être frappées par une autre catastrophe. Madagascar en est un bon exemple : une sécheresse dévastatrice a sévi l'année dernière et, avant même que les effets de cette sécheresse aient pu être atténués, certaines de ces mêmes communautés ont été touchées récemment par le cyclone Batsirai", a déclaré Andoniaina Ratsimamanga, secrétaire général de la Croix-Rouge malgache. Pour aider les pays à faire face à la situation, il est urgent de s'attaquer aux vulnérabilités sous-jacentes des communautés, notamment la pauvreté et la marginalisation, et de fournir un soutien aux personnes les plus exposées aux impacts du changement climatique. Dans le même temps, le continent africain recèle un potentiel incroyable pour relever ces défis, notamment grâce à des approches innovantes adoptées par les jeunes et les femmes sur des questions telles que la restauration des terres et l'utilisation de plateformes numériques. Pour plus d'informations, ou pour demander une interview, veuillez contacter : A Nairobi: Euloge Ishimwe, +254 735 437 906, [email protected] En Afrique du Sud: Thandie Mwape, +27 66 486 8455, [email protected]
Madagascar : Plus de 4 millions de personnes sont menacées par le cyclone tropical Batsirai qui s'abat sur la côte est.
Antananarivo/Nairobi, 4 février 2022- Le cyclone tropical Batsirai devrait frapper demain la région d'Atsinanana à Madagascar, quelques semaines seulement après que la tempête tropicale Ana ait fait des ravages dans le pays. Quelques semaines seulement après que la tempête tropicale Ana ait fait des ravages dans le pays, les équipes de la Croix-Rouge malgache dans la région préparent des articles de secours d'urgence et aident les communautés situées sur la trajectoire du cyclone à se déplacer vers des zones sûres. Andoniaina Ratsimamanga, le secrétaire général de la Croix-Rouge malgache, a déclaré : «Les communautés de la région d'Atsinanana s'inquiètent des dégâts potentiellement importants que le cyclone pourrait causer. De nombreuses familles ont besoin de toute urgence d'abris temporaires, en particulier celles dont les maisons sont situées dans les zones susceptibles d'être touchées par le cyclone. On estime qu'environ 4,4 millions de personnes sont menacées dans 14 districts, dont 595 000 devraient être directement touchées et plus de 150 000 déplacées. Les équipes de la Croix-Rouge de la région d'Atsinanana s'empressent de faire les préparatifs nécessaires, afin de sauver le plus grand nombre de vies possible. «Les équipes et les partenaires de la Croix-Rouge malgache sont en état d'alerte et sont déployés dans les communautés, les avertissant de l'approche de la tempête. Les équipes de la Croix-Rouge déplacent les stocks d'urgence prépositionnés de la zone de Grand Tana (Ananalamanga) à Tamatave (Atsinanana), pour en faciliter l'accès. Nous sommes préoccupés par la taille et l'impact prévu de ce cyclone intense. Nos activités de réponse immédiate se concentreront sur le sauvetage des vies, et comprendront des opérations de recherche et de sauvetage», a ajouté M. Ratsimamanga. En outre, les équipes de la Croix-Rouge travaillent avec le gouvernement pour identifier et mettre en place des bâtiments sûrs qui seront utilisés comme centres d'hébergement d'urgence. Les efforts d'intervention d'urgence étant toujours en cours en raison de l'impact de la tempête tropicale Ana qui a frappé Madagascar fin janvier, l'impact de Batsirai pourrait aggraver la situation humanitaire globale du pays. Les efforts de réponse d'urgence du pays sont débordés et la situation reste critique en raison de l'impact des récentes inondations généralisées, de la stagnation de l'eau et des glissements de terrain causés par la tempête tropicale Ana. Au moins 55 décès ont été enregistrés et plus de 130 000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile pour trouver des abris temporaires ou des familles d'accueil au cours des dernières semaines. Le pays est toujours aux prises avec une crise alimentaire prolongée depuis 2021. L'IFRC et ses partenaires intensifient leurs efforts de préparation et de réponse, afin de venir en aide à un plus grand nombre de personnes - à la fois celles qui ont été touchées par Ana et celles qui sont susceptibles d'être touchées par Batsirai. Le coordonnateur des programmes et des opérations de l'IFRC à Madagascar, Denis Bariyanga, qui supervise les efforts de préparation aux situations d'urgence, a déclaré : «Nous avons déjà aidé 2000 familles touchées par la catastrophe. Nous aidons déjà 2000 familles touchées par la tempête tropicale Ana à répondre à leurs besoins immédiats. Avec l'arrivée de Batsirai, de nombreuses autres familles du pays auront besoin d'articles de secours d'urgence, notamment des couvertures, des matelas de couchage, des ustensiles de cuisine, de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène, entre autres.» L'IFRC avait déjà débloqué 428 609 francs suisses de son Fonds d'urgence pour les secours en cas de catastrophe (DREF) le 26 janvier 2022, afin d'aider la Croix-Rouge malgache à fournir des services d'eau, d'assainissement et d'hygiène, des soins de santé et un soutien psychosocial, ainsi qu'une aide en espèces pour les abris, les moyens de subsistance et les besoins de base. Des ressources financières supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins croissants sur le terrain. L'IFRC révise actuellement son appel d'urgence pour financer la réponse à la crise. Pour plus d'informations, ou pour demander une interview, veuillez contacter : A Madagascar Mialy Caren Ramanantoanina, +261 329 842 144, [email protected] Ny Antsa Mirado Rakotondratsimba, +261 34 54 458 76, [email protected] Denis Bariyanga, (WhatsApp: +250 786 527 056), [email protected] María Mercedes Martínez; +261 32 1132 624, [email protected] A Nairobi Euloge Ishimwe, +254 735 437 906, [email protected]