Urgence sanitaire

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Entre sirènes et espoir : en Israël, le Magen David Adom continue de fournir des secours d'urgence aux communautés touchées par le conflit

Cet article est basé sur les efforts d'intervention d'urgence au 2 avril 2026.En Israël, le Magen David Adom (MDA) a relevé son niveau d'alerte au maximum, mobilisant toutes les ambulances, les unités de soins intensifs, les motos d'urgence et les véhicules d'intervention rapide à l'échelle nationale.Les équipes du MDA ont soigné et transporté plus de 1 700 blessés vers les hôpitaux, dispensant des soins vitaux dans plusieurs villes touchées par des attaques de missiles.Elles effectuent également des transferts secondaires de patients alités ou sous respirateur, depuis des établissements non protégés vers des lieux sécurisés, tout en menant une campagne nationale de don du sang dans des sites sûrs et en proposant des webinaires publics offrant des conseils de survie clairs pour les civils lors d'attaques de missiles.Voici les témoignages de trois intervenants de première ligne du MDA qui partagent leurs frustrations et leur tristesse face à ce qu'ils ont vécu, ainsi que la satisfaction, la fierté et l'espoir que procure le fait de sauver des vies.« Un sentiment d'impuissance »« C'est quelque chose que je porterai probablement en moi toute ma vie, ce sentiment d'impuissance face à la détresse d'une personne vivant une expérience aussi terrible », confie Avigail Danino, auxiliaire médicale au Magen David Adom. Elle faisait partie des premiers intervenants ayant soigné les blessés après une attaque de missile sur Beit Shemesh, en Israël, où neuf personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées.« Dimanche matin, lorsque le missile est tombé sur Beit Shemesh, j'étais l'une des auxiliaires médicales de garde avec une ambulance », se souvient-elle. « Une fois arrivée sur les lieux, j'ai compris qu'il s'agissait d'une zone de destruction complexe. »« L'une des personnes que j'ai dû soigner était quelqu'un qui vivait près du lieu de l'impact. Son frère habitait également à proximité, et il savait que ce dernier s'était rendu dans l'espace sécurisé où le missile est tombé au moment où les sirènes ont retenti. »C'est à ce moment-là que l'homme a vu le personnel médical d'urgence évacuer un corps de l'endroit où le missile avait frappé.« Il a vu un brancard avec un sac mortuaire et il a reconnu les chaussures de son frère ; c'est ainsi qu'il a compris que son frère avait été tué lors de l'attaque de missile. »Frustration qui « ne s'en va pas »Le secouriste volontaire du Magen David Adom, Reuven Harow, faisait également partie des premiers intervenants qui ont soigné les blessés après cette même attaque de missile sur Beit Shemesh, en Israël.« Je suis arrivé sur place et nous avons simplement cherché comment nous pouvions aider, en trouvant des personnes qui en avaient besoin pour les transporter à l'hôpital », raconte-t-il, se souvenant de la rapidité d'intervention de l'équipe.« J'ai trouvé une femme qui avait des difficultés à respirer. Je l'ai installée dans l'ambulance et nous l'avons évacuée d'ici, puis je suis revenu pour voir ce que je pouvais faire d'autre pour aider. »Harow explique qu'en tant que volontaire pour le Magen David Adom, il est fier de pouvoir aider ses amis et ses voisins dans la ville où il a grandi et fondé une famille. « Le fait de pouvoir enfiler ma chemise ou mon gilet d'urgence, de sortir et de pouvoir aider les gens, me procure un immense sentiment de satisfaction dans le travail que j'accomplis. »Mais il ajoute que, parce que cela se passe dans sa propre ville, « le niveau de frustration que l'on ressent quand on ne peut pas réparer les choses, cela ne s'en va pas. »« C'était un moment irréel » — une auxiliaire médicale du MDA a accueilli la vie au milieu des sirènesElad Pas, auxiliaire médical au MDA, transportait une femme en plein travail venant d'une des communautés bédouines du sud d'Israël, lorsqu'il a réalisé que le bébé était sur le point de naître et qu'il allait devoir pratiquer l'accouchement lui-même.« Le bébé est né tout bleu et ne respirait pas », se souvient-il. « Nous avons dû l'assister sous ventilation jusqu'à ce que son état s'améliore et qu'il commence à respirer de lui-même. »Pendant ces minutes de tension, l'équipe a prodigué des soins médicaux professionnels tout en respectant les procédures de sécurité en raison des alarmes qui retentissaient dans la zone.« C'était un moment irréel », a déclaré Elad, lui-même père de cinq enfants et au service du Magen David Adom depuis vingt ans. « D'un côté, le bruit de fond des sirènes et l'incertitude ; de l'autre, un nouveau-né — un symbole puissant de vie et d'espoir. Tout ce que je voulais, c'était le protéger et lui offrir un moment de sécurité supplémentaire. »Pour Elad, cette expérience reflète le sens profond de son travail. « Quand je suis avec un patient, je suis entièrement là pour cette personne », a-t-il expliqué. « Nous sommes souvent confrontés aux moments les plus difficiles des gens et parfois, comme cette fois-ci, à leur tout premier instant de vie. »Il a ajouté que cette rencontre constante avec les extrêmes de l'existence apporte du recul et une force intérieure. « Cela me rappelle d'apprécier la santé, la famille et les choses du quotidien que nous tenons souvent pour acquises. Nous voyons de la tristesse et des pertes, mais aussi des moments incroyables d'humanité et de renouveau. »« Le Magen David Adom rassemble des personnes de toutes les composantes de la société israélienne — Juifs et Arabes, religieux et laïcs, jeunes et vieux, unis par une seule mission : sauver des vies. J'aimerais seulement que cet esprit de solidarité puisse se propager davantage. Cela montre vraiment ce qui est possible. »Le nouveau-né et sa mère se portent bien tous les deux.

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Journée mondiale de la santé 2026 : comment une intervention locale rapide a aidé une petite communauté au Népal à venir à bout du choléra

Fin octobre 2025, le rythme tranquille de la vie dans le quartier n° 5 de la commune rurale de Chhinnamasta a été brusquement bouleversé. Dans ce coin reculé du district de Saptari, au Népal, les familles ont commencé à transporter d’urgence leurs proches au poste de santé le plus proche alors qu’une vague soudaine de choléra balayait le village.En quelques jours, trois personnes ont perdu la vie: un jeune enfant, un tout-petit et un grand-parent âgé. Pour cette petite communauté marginalisée qui vivait déjà dans la précarité, ces pertes étaient insupportables.«Nous ne comprenions pas ce qui se passait », a confié plus tard une mère aux équipes de la Croix-Rouge. «Nous savions seulement que nos enfants tombaient malades, et si vite.»La plupart des familles d’ici dépendent des étangs et des rivières voisins pour s’approvisionner en eau potable, cuisiner et faire la lessive. Ces mêmes eaux recelaient des dangers invisibles. La défécation en plein air étant très répandue et en l’absence d’installations sanitaires adéquates, la contamination était inévitable. Les maladies étaient courantes. Mais on n’en parlait pas.Cette fois-ci, les conséquences ont été dévastatrices. Pourtant, au milieu de ce chaos, quelque chose de puissant a commencé à se mettre en place: les communautés ont commencé à se serrer les coudes.Quand chaque heure compteÀ mesure que le nombre de cas augmentait, les agents de santé de première ligne ont rapidement identifié les symptômes du choléra. Leur réaction rapide a déclenché une série d’alertes qui se sont propagées des ruelles des villages jusqu’au ministère népalais de la Santé et de la Population (MoHP), sous la houlette de la Division de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies (EDCD). Quelques mois auparavant, l'EDCD avait mis en place des tests de dépistage rapide fournis par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) pour le compte du Groupe de travail mondial sur la lutte contre le choléra (GTLCC), une coalition d'organismes et de bailleurs de fonds engagés à aider les gouvernements à éradiquer définitivement le choléra.Cela a permis à la communauté d'identifier rapidement la maladie à laquelle elle était confrontée. Pour les familles qui avaient déjà vu des proches mourir, le diagnostic a apporté à la fois de la crainte et de la clarté. Cette fois, cependant, elles n'étaient plus seules face à l'épreuve. En quelques jours, les autorités sanitaires, les responsables locaux et les partenaires humanitaires étaient sur le terrain.S'appuyant sur les leçons tirées de l'épidémie de choléra à Birgunj, une communauté voisine, survenue à peine quelques mois plus tôt, la réponse a été très rapide. (L'intervention à Birgunj a été soutenue en partie par le financement du Fonds d'urgence pour les secours lors de catastrophes de l'IFRC, ou IFRC-DREF).À Chhinnamasta, l'action a débuté en l'espace de 3 à 4 jours, une réussite qui ne repose pas seulement sur les systèmes de réponse aux épidémies, mais sur l'humain : l'agent de santé qui a donné l'alerte, les équipes de laboratoire qui ont travaillé toute la nuit, et les volontaires qui ont fait du porte-à-porte pour avertir les voisins.Bien que l'intervention à Chhinnamasta n'ait pas été directement gérée dans le cadre de la réponse de la Croix-Rouge du Népal financée par l'IFRC-DREF, elle a bénéficié de l'expérience et des leçons apprises lors d'autres opérations récentes de l'IFRC-DREF à Birgunj et dans d'autres municipalitésDes partenariats fondés sur la confianceLorsque l'EDCD a sollicité de l'aide, les volontaires de la Croix-Rouge du Népal sont devenus le pont entre les institutions et les familles. Ils connaissaient les quartiers. Ils parlaient les langues locales. Plus important encore, les familles leur faisaient confiance.Les bureaux de santé provinciaux et locaux, y compris les postes de santé et les hôpitaux, ont travaillé en étroite coordination. Ils ont rapidement organisé des réunions d'urgence, clarifié les rôles, comblé les lacunes logistiques et mobilisé des ressources pour une intervention efficace.Ces partenariats n'avaient rien d'abstrait. Ils prenaient une forme concrète lorsque des agents de santé tenaient des réunions de planification urgentes sous une ampoule unique dans le bureau de district, ou lorsque des voisins aidaient les équipes de la Croix-Rouge à s'orienter dans les sentiers étroits reliant les habitations.Apporter les soins au cœur de la communautéL'un des tournants décisifs a été l'ouverture d'un point de réhydratation orale au cœur même de la zone touchée. Au lieu de parcourir de longues distances pour obtenir de l'aide et de perdre un temps précieux, les familles disposent désormais de soins vitaux à seulement quelques pas de chez elles.Des parents sont arrivés en portant leurs enfants. Des personnes âgées étaient soutenues par des voisins qui les tenaient par le bras. Plus de 1 200 personnes ont reçu des soins immédiats.Parallèlement, 31 agents de santé ont reçu une formation sur la gestion des cas de choléra. Il s'agissait des mêmes infirmiers et assistants de santé qui connaissaient ces familles depuis des années. Renforcer leurs compétences revenait à renforcer la résilience de l'ensemble de la communauté.Protéger les familles dans leur vie quotidienneParce que le choléra prospère là où l'eau est insalubre, les familles devaient être protégées non seulement dans les cliniques, mais aussi dans leurs cuisines, leurs cours et leurs routines quotidiennes. Les équipes et les volontaires de la Croix-Rouge du Népal ont facilité la mise en place de ces mesures au sein des communautés :Apprendre aux familles à traiter l'eau à domicile;Montrer aux mères comment conserver l'eau potable couverte et propreRappeler aux enfants quand et comment se laver les mainsPartager des messages dans les langues parlées par les habitants chez euxDes annonces à la radio FM et des haut-parleurs montés sur des e-rickshaws diffusaient des messages urgents à travers les villagesChaque visite, chaque conversation, a aidé à apaiser les craintes et à restaurer la confiance.Une collaboration forte« Je suis impressionné par la manière dont la Croix-Rouge opère, du niveau central jusqu'au cœur de nos communautés », a déclaré le Dr Mukesh Poudel, chef de la section des épidémies à l'EDCD. « J'ai hâte de collaborer non seulement sur le choléra, mais aussi sur d'autres priorités de santé publique. »Brahmadev Yadav, de la section de district de Saptari de la Croix-Rouge du Népal, a ajouté : « Même avec notre personnel limité, la manière dont l'EDCD et l'IFRC se sont tenus à nos côtés a été extraordinaire. Nous avons été reconnus et appréciés par les autorités locales. »Plus fort qu'avantArrêter l'épidémie n'était que le début. Ce qui s'est passé à Saptari a poussé tout le monde — responsables de la santé, intervenants et familles — à réfléchir au-delà de l'urgence. De nouveaux plans sont désormais en marche pour :Officialiser les accords de partenariat entre l'EDCD et l'IFRC;Donner la priorité à la préparation face à d'autres épidémies.L'expérience de Saptari a montré qu'avec une détection rapide, une action coordonnée, l'engagement communautaire et des partenariats solides, même les communautés résilientes peuvent résister à des épidémies meurtrières et en ressortir plus fortes pour l'avenir.« Avec son solide réseau de volontaires et sa coordination étroite avec ses homologues gouvernementaux, la Croix-Rouge du Népal continue de jouer un rôle vital dans la réponse au choléra », a déclaré Bal Krishna Sedai, directeur par intérim de la Croix-Rouge du Népal.« Dans son rôle d'auxiliaire des pouvoirs publics, la Société nationale se tient prête à intensifier ses efforts pour contenir l'épidémie, renforcer l'engagement communautaire et bâtir la résilience. Nous appelons tous les partenaires, donateurs et parties prenantes à agir ensemble pour mettre en œuvre le Plan national d'élimination du choléra afin de prévenir de futures épidémies. »

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Communiqué de presse

Alors que le conflit entre dans sa cinquième année, les besoins humanitaires en Ukraine s’intensifient dans un contexte d’aggravation de la crise énergétique et de déficit de financement.

Kyiv/Budapest/Genève, 23 février – Alors que l’Ukraine entre dans la cinquième année de l’escalade du conflit armé international, des millions de personnes affrontent un hiver glacial marqué par des infrastructures énergétiques endommagées, des coupures d’électricité répétées et des difficultés économiques et psychologiques croissantes. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle à un renforcement du soutien international afin de répondre à l’augmentation des besoins humanitaires.Dans des températures exceptionnellement basses, la destruction des systèmes énergétiques a laissé d’innombrables familles sans chauffage ni électricité fiables. La crise énergétique empêche les populations de cuisiner, de chauffer leur logement, d’utiliser les ascenseurs, d’accéder aux soins de santé ou même d’appeler à l’aide pendant les coupures. Pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et celles atteintes de maladies chroniques, ces perturbations représentent une menace vitale.« La vie de nombreuses personnes en Ukraine est aujourd’hui plus difficile que jamais », a déclaré Birgitte Bischoff Ebbesen, Directrice régionale de l’IFRC pour l’Europe. « La crise énergétique est une crise humanitaire qui affecte tous les aspects de la vie des populations, en particulier leur santé et leur santé mentale. »Les logements non chauffés exposent les populations à un risque élevé d’hypothermie, d’engelures et de maladies respiratoires. Les longues heures passées dans l’obscurité, combinées à l’incertitude et à l’isolement, continuent de peser lourdement sur le bien-être psychologique. L’accès au soutien en santé mentale et au soutien psychosocial demeure limité, en particulier dans les zones de première ligne et les zones rurales.La Croix-Rouge ukrainienne, avec le soutien de l’IFRC et de son réseau de partenaires, poursuit son intervention à travers le pays : assistance d’urgence sur les sites d’attaques, soutien à l’accès au chauffage et à l’électricité, services de santé et sociaux, soutien en santé mentale et psychosocial, assistance hivernale, réparations des habitations et relance des moyens de subsistance.Cependant, les financements ne sont pas à la hauteur de l’ampleur des besoins. L’Appel d’urgence de l’IFRC pour l’Ukraine et les pays impactés pour 2026-2027 présente un déficit de financement de plus de 260 millions de francs suisses, ce qui limite l’assistance à un moment critique où les besoins humanitaires explosent.« Nous constatons déjà que la baisse des financements internationaux a des conséquences pour les personnes touchées par le conflit : retards dans la réparation des logements et des infrastructures, accès limité aux services de base, aux prestations sociales et aux soins médicaux. Nous avons besoin d’investissements urgents pour éviter une crise humanitaire encore plus grave », a ajouté Birgitte Ebbesen.Notes aux rédacteursImpact du réseau IFRC au cours des quatre dernières années :60 Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde ont répondu aux besoins des personnes en provenance d’Ukraine dans 45 pays.Plus de 133 000 volontaires issus de 7 100 branches ont directement soutenu les personnes en provenance d’Ukraine.Plus de 257 millions de francs suisses ont été distribués sous forme d’assistance en espèces et en bons à 1,87 million de personnes.2,4 milliards de francs suisses ont été mobilisés au sein du réseau IFRC grâce au soutien et à la solidarité du public, des gouvernements et des partenaires privés.L’IFRC a révisé son Appel d’urgence pour l’Ukraine et les pays impactés afin de l’adapter à l’évolution du contexte, quatre ans après l’escalade du conflit armé international. Les besoins de financement s’élèvent à 300 millions de francs suisses pour 2026-2027 afin de maintenir les services essentiels, soutenir le relèvement et la restauration des infrastructures, et assister les personnes déplacées et affectées dans la région selon tous les scénarios prévisibles.Pour plus d’informations ou pour demander une interview : [email protected]À Kyiv :Mariia Ieromenko, +38 075 318 84 12Scott Craig, +41 76 370 3575À Budapest :Nora Peter, +36 70 265 4020À Genève :Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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Urgence

Somalie: Urgence complexe

La Somalie fait face à une crise humanitaire qui s’aggrave, avec plus de 2,5 millions de personnes dans le Puntland et le Somaliland luttant pour survivre au milieu d’une sécheresse extrême, de systèmes de santé en ruine et de graves pénuries de nourriture et d’eau. Les familles ont perdu leurs moyens de subsistance, les enfants sont menacés de malnutrition et de maladies, et les femmes et les filles sont exposées à des risques accrus de protection alors que les mécanismes communautaires d’adaptation s’effondrent. La Société du Croissant-Rouge somalien est présente sur le terrain, fournissant de l’eau, de la nourriture, des services de santé et une aide en espèces vitale, mais un soutien urgent est nécessaire pour intensifier la réponse et atteindre davantage de familles dans le besoin.Faites un don dès maintenant pour aider le Croissant-Rouge somalien à fournir une assistance vitale.

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Dans une petite école de la région de Sagaing, au Myanmar, les gens trouvent un refuge après un tremblement de terre dévastateur.

Quand Khin Su Wai, 26 ans, marche à travers les terrains dévastés de l’école-monastère Yadana Theingi Nun, dans la région de Sagaing, les souvenirs sont douloureux, mais sa détermination à enseigner reste intacte.« J’ai tout perdu — mes deux fils, mon mari et ma belle-mère », confie-t-elle d’une voix posée.Le 28 mars 2025, un puissant séisme de magnitude 7,2 a frappé le centre du Myanmar, détruisant des habitations et réduisant des communautés entières en ruines. L’école-monastère Yadana Theingi Nun a été l’un des lieux les plus durement touchés dans la région de Sagaing.Seize personnes ont perdu la vie à l’école, dont les proches de Khin. Enseignante bénévole dans cette école depuis plus de sept ans, Khin se souvient :« Je ne pouvais ni manger ni dormir. Je ne me reconnaissais même plus au début », raconte-t-elle.Yadana Theingi n’est pas une école monastique ordinaire. C’est un refuge qui accueillait déjà des personnes déplacées internes venues de tout le Myanmar avant même le séisme. C’est un sanctuaire pour plus de 100 élèves âgés de 5 à 18 ans, parmi lesquels de jeunes moines, des nonnes et des enfants de diverses origines ethniques telles que Chin, Paluang, Shan, Birmans et Pa-O (venus de l’Est du pays).Tout a basculé.Après le séisme, tout a changé. Autrefois assis à des pupitres dans des salles de classe, les enfants étudient désormais à même le sol, partageant un seul tableau blanc. Lorsque le bâtiment principal s’est effondré, les espaces sûrs pour dormir sont également devenus limités.« Il n’y a pas assez de places pour que les enfants dorment », explique Khin. « Nous faisons ce que nous pouvons, mais c’est très difficile. »Dans l’immédiat après le tremblement de terre, des volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar — pour beaucoup issus eux-mêmes de communautés durement touchées — se sont immédiatement mobilisés.En réponse aux demandes de la communauté, ils ont installé des tentes fournies à l'IFRC par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) grâce au financement du gouvernement de la République de Corée. Ces tentes ont offert un abri temporaire et essentiel aux personnes sinistrées, leur permettant de reconstruire progressivement leurs moyens de subsistance, leurs habitations et leurs communautés.Les volontaires de la Croix-Rouge ont également monté des tentes dans des lieux voisins comme des mosquées et des espaces communautaires dans le quartier de Poe Tan, à Sagaing.Une réponse globale entre dans une phase critiqueMais il ne s'agit là que d'une petite partie de l'aide apportée par la Croix-Rouge du Myanmar. Dans cinq États et régions touchés par le séisme (Sagaing, Mandalay, Naypyitaw, la partie sud de Shan et la partie est de Bago), les volontaires de la Croix-Rouge ont fourni des bâches, des kits d'abris, de l'aide financière, des soins de santé, de la santé mentale et un soutien psychosocial, de l'eau potable, des services d'assainissement et d'hygiène, et bien d'autres formes d'aide.Avec le soutien de l'appel d'urgence de l'IFRC et d'autres partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que d'autres donateurs, la Croix-Rouge du Myanmar a déjà fourni à près de 200 000 personnes des abris d'urgence, des soins de santé, de l'eau potable et de l'aide en espèces. Cela comprend plus de 23 000 kits d'abris, 6 000 tentes familiales et plus de 13 000 personnes bénéficiant de soins de santé, notamment grâce à des cliniques mobiles.Cent jours après le séisme, l'IFRC rend hommage au dévouement des volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar, ainsi qu'aux enseignants volontaires comme Khin Su Wai, qui ont tant donné pour aider leurs communautés à faire face à ces événements tragiques.L'IFRC appelle également à un soutien beaucoup plus important de son appel d'urgence pour le tremblement de terre au Myanmar afin de permettre à la Croix-Rouge du Myanmar d'aider un plus grand nombre de personnes à reconstruire leurs maisons, à retrouver des moyens de subsistance et à restaurer les communautés.Les 100 prochains jours seront une phase particulièrement critique étant donné que la reconstruction d'abris transitoires sûrs et de moyens de subsistance durables nécessite plus de temps et d'investissements que la phase initiale d'intervention d'urgence. Dans le même temps, la Croix-Rouge du Myanmar aidera ces communautés à se préparer à d'éventuels chocs futurs.Malheureusement, à ce jour, l'appel d'urgence de l'IFRC pour le tremblement de terre au Myanmar n'a recueilli que 22 % des fonds qui seraient nécessaires pour aider la Croix-Rouge à atteindre ces objectifs.Raviver les rêves déplacésÀ l’école-monastère Yadana Theingi Nun, la volonté de reconstruire est forte, car beaucoup aspirent à dépasser l’aide d’urgence pour reprendre la poursuite de leurs véritables rêves.« Je veux aider à reconstruire les bâtiments de manière plus sûre », confie Khaw Gay Shwe, 16 ans, moine novice et élève de l’école. Khaw a dû fuir l’État Chin en raison de troubles civils. Sa matière préférée est l’anglais et il rêve d’étudier à l’étranger pour devenir ingénieur civil.Un autre novice de 12 ans, Aung Khant, souhaite devenir enseignant comme Khin. Comme beaucoup d’élèves, Aung Khant aide à dégager les débris du bâtiment effondré en dehors des heures de classe.Pendant ce temps, les jeunes moines novices dorment en sécurité la nuit sous les tentes. « Les novices adorent vraiment les tentes », dit Khin avec un rare sourire. « Ils ne sont pas forcés d’y dormir — ils le veulent. Pour eux, c’est amusant. »Pendant la journée, les enfants ne restent pas dans les tentes à cause de la chaleur accablante de 40 degrés Celsius. Mais la nuit tombée, ces abris se transforment en lieux de repos et de réconfort.Pour Khin, il n’est pas question de revenir en arrière. « Je prévois de continuer à être bénévole dans cette école pour le reste de ma vie », dit-elle. « Je n’ai nulle part ailleurs où aller. Même si c’est douloureux, je ferai de mon mieux pour avancer.« Je suis vraiment reconnaissante envers les volontaires et les donateurs qui ont offert des tentes à notre école comme abri temporaire. Il reste encore de nombreux besoins essentiels, de la reconstruction de l’école à l’acquisition de matériel pédagogique et de nourriture. Mais pas à pas, nous reconstruirons. »En savoir plus sur l'appel d'urgence de l'IFRC pour le tremblement de terre au MyanmarAutres articles sur le tremblement de terre de MyanmarIn the wake of Myanmar earthquake, a mother finds strength in helping othersUne histoire de deux émotions : en Birmanie, en rendant visite aux personnes dont la vie a été bouleversée par le séisme du 28 mars, je suis partagée entre l’espoir et la peur.De la salle de classe à la ligne de front : Au lendemain d'une crise, « Teacher Honey » passe du statut d'éducateur à celui d'intervenant d'urgenceSéisme au Myanmar : un mois après, les besoins restent énormesConditions éprouvantes au Myanmar, où les besoins humanitaires restent élevés à la suite du tremblement de terre dévastateurUne semaine après : L'IFRC intensifie sa réponse au tremblement de terre au Myanmar face à l'ampleur des besoins humanitairesMyanmar Red Cross races against time to save lives after the earthquakeUn puissant tremblement de terre secoue le centre du Myanmar: La Croix-Rouge intervient

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Israël : Magen David Adom apporte des soins vitaux après les récentes attaques

Depuis l’escalade du conflit entre l’Iran et Israël le 12 juin, le Magen David Adom (MDA) — le service médical d’urgence national d’Israël — fonctionne à son plus haut niveau d’alerte, mobilisant l’ensemble de ses capacités d’intervention d’urgence.Avec 2 000 ambulances et véhicules d’urgence mobilisés et opérationnels 24 heures sur 24, le MDA est à l’avant-garde des efforts de sauvetage dans tout le pays.Au cours des deux semaines d’hostilités, les équipes du MDA ont pris en charge plus de 1 300 patients sur le terrain et en ont transporté de nombreux autres vers des hôpitaux.Leur action ne se limite toutefois pas aux soins médicaux d’urgence. Les équipes participent activement aux opérations de recherche et de sauvetage en milieu urbain, extrayant des survivants des décombres d’immeubles effondrés et évacuant des patients vulnérables, notamment des personnes alitées et des nouveau-nés prématurés, grâce à des bus de soins intensifs spécialement équipés.Le MDA a également lancé une campagne nationale de don de sang et, malgré des conditions difficiles et les consignes appelant la population à rester chez elle, a pu collecter plus de 10 000 poches de sang.Le courage d’intervenir sous les tirsLes dangers auxquels sont confrontées les équipes du MDA sont bien réels, car elles répondent aux appels d’urgence alors même que des attaques de missiles sont en cours. À titre d’exemple, une Unité Mobile de Soins Intensifs — composée de la secouriste Nitzan Oren et des techniciennes en urgences médicales Irit Naor et Eti Cohen — a été dépêchée pour une intervention de routine dans la région de Dan le 13 juin.En route, elles ont reçu une alerte signalant des roquettes entrantes. Conformément aux protocoles, elles se sont arrêtées, sont sorties du véhicule et se sont mises à l’abri.Une roquette a explosé à quelques centaines de mètres seulement, endommageant gravement leur ambulance. Grâce à leur sang-froid, à leur équipement de protection et au respect strict des consignes de sécurité, les trois femmes n’ont subi que des blessures légères. « Si nous n’avions pas réagi de cette façon, nous ne serions pas là aujourd’hui », a déclaré Nitzan Oren.

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République islamique d’Iran : les équipes du Croissant-Rouge répondent aux besoins humanitaires urgents

Pendant l’escalade des hostilités dans le cadre du conflit armé international entre la République islamique d’Iran et l’État d’Israël, la Société du Croissant-Rouge iranien (SCRI) a déployé ses équipes de préparation et de réponse aux urgences pour répondre aux besoins humanitaires.Dans les zones touchées par le conflit, les équipes de secours du Croissant-Rouge iranien mènent des opérations de recherche et de sauvetage afin de retrouver des personnes susceptibles d’être piégées sous les décombres des bâtiments endommagés par les frappes aériennes.À ce jour, plus de 8 200 secouristes et personnels de sauvetage ont été mobilisés pour fournir des services essentiels dans plusieurs régions. Cela comprend des équipes de recherche et de sauvetage, des unités cynophiles, des équipes d’évaluation et des spécialistes du déblaiement des débris.Les équipes de la SCRI ratissent les décombres et utilisent des chiens renifleurs pour secourir les personnes coincées sous les gravats. Parallèlement, les équipes d’ambulances assurent les premiers soins d’urgence et l’évacuation médicale vers les hôpitaux à proximité pour les personnes blessées.De plus, des équipes de soutien psychologique et des volontaires interviennent sur le terrain pour aider les survivants à faire face aux traumatismes causés par les récentes attaques. Par ailleurs, la ligne d’assistance psychologique nationale, désormais opérationnelle 24h/24 et 7j/7, a reçu plus de 72 000 appels, et plus de 9 900 personnes ont bénéficié de services spécialisés en santé mentale.Les équipes BAVAR de l’Organisation de la jeunesse de la SCRI sont également très actives auprès des communautés touchées, afin de renforcer la préparation et la résilience locale grâce à des activités de sensibilisation et d’éducation.Parallèlement, des équipes de sécurité ont distribué des kits d’urgence et de sécurité et mené des actions de sensibilisation sur les consignes de sécurité qui peuvent sauver des vies en cas d’attaque de missiles.Le Croissant-Rouge iranien a également aidé plus de 1 100 personnes déplacées par les combats à trouver un hébergement d’urgence.Des premiers secours pris pour cibleLe conflit a également coûté la vie à quatre secouristes d’urgence du Croissant-Rouge iranien.À ce jour, quatre membres du personnel de l’IRCS (Mehdi Zartaji, Mojtaba Maleki, Amir Hassan Jamshidpour et Yaser Zivari) ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions, alors qu’ils apportaient secours et assistance dans les provinces de Téhéran (2), d’Azerbaïdjan oriental (1) et de Hamedan (1).Deux de ces secouristes ont été tués alors qu’ils conduisaient une ambulance pour porter assistance à des personnes blessées lors d’une attaque précédente dans le quartier Shahid Baqeri à Téhéran, le 16 juin 2025. L’ambulance endommagée et gravement incendiée a été exposée sur la place Haft-e Tir, à Téhéran, en hommage public à l’équipage disparu.Mise à jour (2 juillet 2025) : La Société du Croissant-Rouge iranien a confirmé le décès d’un autre de ses membres dans le contexte de l’escalade des hostilités entre Israël et l’Iran. Seyyed Ali Akbar Mir Mohammadi, un volontaire humanitaire, a été tué lors d’une attaque alors qu’il accomplissait ses missions humanitaires à Ispahan, le 22 juin 2025. Le nombre total de membres du personnel et de bénévoles de l’IRCS tués dans le conflit s’élève ainsi à cinq.Par ailleurs, le Croissant-Rouge iranien indique que plus de deux douzaines de travailleurs humanitaires ont été blessés lors des attaques et ne peuvent plus poursuivre leurs missions de secours pour le moment. Des ambulances, des hélicoptères et des bâtiments de l’IRCS ont également été endommagés, selon la Société nationaleLa réponse humanitaire se poursuitMalgré ces conditions difficiles, la réponse humanitaire se poursuit. Les infrastructures endommagées, les blocages et l’insécurité des routes entravent l’acheminement de l’aide et compliquent la coordination, d’autant plus que les restrictions sur les vols régionaux limitent les mouvements.La présence de munitions non explosées et d’autres restes explosifs de guerre représente un danger supplémentaire pour les civils et les travailleurs humanitaires, qui interviennent souvent dans des quartiers fortement touchés.En dépit de ces défis majeurs, le Croissant-Rouge iranien reste déterminé à remplir sa mission, en apportant un soutien vital et une solidarité indispensable aux communautés dans le besoin.Son action est partiellement soutenue par une allocation d’un million de francs suisses provenant du Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF) de l'IFRC, afin de fournir une assistance vitale immédiate à 200 000 personnes touchées par cette crise complexe.Ce financement appuie directement les opérations coordonnées du Croissant-Rouge iranien en matière de recherche et de sauvetage, de services de santé d’urgence et de soutien psychosocial, et contribue à renforcer ses capacités globales.

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Croissant-Rouge palestinien : Soutenir Gaza face au froid hivernal, aux inondations soudaines et à la crise de la santé mentale

« Nous avons reçu plus de 22 000 camions d'aide avant la fermeture du point de passage de Rafah en mai 2024. Depuis la fermeture, le Croissant-Rouge palestinien n'a reçu que 58 camions d'aide, ce qui est absolument rien. »C'est ainsi que Nebal Farsakh, porte-parole du Croissant-Rouge palestinien (CRP), résume la situation humanitaire tragique à Gaza, aggravée par les conditions hivernales difficiles.Accablés par le froid, les fortes pluies et les inondations, des centaines de milliers d'habitants de Gaza sont encore plus exposés aux maladies et à la mort. Beaucoup vivent dans des tentes, des espaces ouverts ou même dans les rues, sans aucune protection.« Dans les camps de déplacés, de nombreuses familles n'ont pas les vêtements et l'équipement nécessaires pour se protéger des intempéries », poursuit M. Farsakh. « En outre, des rapports récents indiquent que seuls 20 % des besoins en matière d'abris sont satisfaits, ce qui fait que plus d'un million de personnes n'ont pas d'endroit adéquat pour se loger.Les personnes déplacées dont les abris ne sont pas correctement aménagés pour l'hiver sont confrontées à de graves menaces. Les intempéries peuvent endommager leurs abris et les inondations peuvent contaminer les sources d'eau, ce qui favorise la propagation des maladies.Les conditions hivernales difficiles, combinées à une aide insuffisante, ont gravement entravé la capacité des équipes du Croissant-Rouge palestinien à fournir un soutien essentiel. Mais les difficultés ne s'arrêtent pas là.Les pénuries de carburant ont paralysé les services d'ambulance, obligeant les évacuations à se faire souvent à pied dans des conditions météorologiques périlleuses. Cette situation met à rude épreuve non seulement les équipes du Croissant-Rouge palestinien, mais aussi les personnes âgées et les personnes handicapées qui doivent supporter de longs trajets.L'impact des déplacements, des difficultés physiques et de la crainte constante pour leur sécurité et leur bien-être a eu des conséquences dévastatrices sur la santé mentale de tous les habitants de Gaza, en particulier des enfants.« La santé mentale de tous les habitants de Gaza, et en particulier des enfants qui sont profondément traumatisés, est une préoccupation constante », a souligné M. Farsakh. « Il y a au moins 17 000 enfants non accompagnés ou séparés de leurs parents. La plupart des enfants ne peuvent pas aller à l'école ; ils vivent sous des bombardements constants et n'ont pas accès à la nourriture.Les équipes de santé mentale et de soutien psychosocial du Croissant-Rouge palestinien travaillent sans relâche pour apporter un sentiment de soulagement. Dans les abris du sud et du centre de la bande de Gaza, elles ont organisé des événements comprenant des spectacles, des jeux et d'autres activités pour apporter des moments de joie aux enfants. Mais l'ampleur de la crise est écrasante.Un nombre impressionnant de 1,2 million d'enfants à Gaza sont confrontés à un risque accru de conséquences à long terme sur leur santé mentale s'ils ne reçoivent pas l'aide urgente et essentielle dont ils ont besoin. L'impact psychologique de ce conflit sera probablement profond et durera toute la vie de ces enfants s'ils ne sont pas protégés et soutenus de manière adéquate.Sans une amélioration spectaculaire de l'accès à l'aide humanitaire et de l'acheminement des fournitures, les habitants de Gaza continueront d'endurer des souffrances physiques et mentales considérables.Pendant ce temps, l'aide alimentaire et les fournitures mobilisées par le réseau de la FICR restent sur le tarmac et dans les entrepôts, alors que les difficultés d'acheminement à Gaza se poursuivent« L'aide que nous avons reçue depuis la fermeture du point de passage de Rafah est négligeable, ce qui a un impact considérable sur nos services de secours. Nous ne pouvons pas faire notre travail. Les habitants de Gaza meurent de faim, de froid et de maladies parce qu'ils ne reçoivent pas l'aide dont ils ont besoin.« Cela ne peut plus durer », conclut M. Farsakh.

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Épidémie de mpox : Le réseau de l'IFRC renforce la préparation et la réponse dans toute l'Afrique

Déclaration de Mohammed Omer Mukhier, directeur de l'IFRC pour la région AfriqueLa Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) se joint au Centre africain de contrôle et de prévention des maladies pour exprimer sa profonde inquiétude face à l'évolution récente de l'épidémie de mpox sur le continent africain. Avec plus de 17 000 cas suspects et 500 décès dans 13 pays en 2024, l'épidémie actuelle représente une forte augmentation - 160 % - du nombre de cas par rapport à la même période en 2023, et l'on s'attend à un nombre élevé de cas non signalés. Le taux de létalité de 3,2 % est également alarmant en Afrique, par rapport aux épidémies mondiales précédentes.La République démocratique du Congo (RDC) représente 92 % des cas recensés cette année. Cependant, la transmission soutenue du nouveau clade 1b a maintenant franchi les frontières du Burundi, du Kenya, du Rwanda et de l'Ouganda. D'autres pays d'Afrique ont également signalé des cas suspects et des flambées ré-émergentes. Cette nouvelle variante touche un large éventail de groupes démographiques, avec une transmission communautaire continue sans exposition zoonotique, contrairement aux flambées précédentes de 2022 et 2023. Alors que les gouvernements de toute l'Afrique prennent des mesures pour contrôler les flambées potentielles ou en cours, l'IFRC réaffirme son engagement inébranlable à soutenir les efforts de préparation et de réponse contre le mpox dans le cadre des plans gouvernementaux.En RDC, la Croix-Rouge de la RDC soutient déjà la réponse du gouvernement dans la province de l'Équateur par la communication sur les risques et l'engagement communautaire, la surveillance à basecommunautaire et le soutien psychosocial aux familles touchées. Compte tenu du profil de risque élevé du clade 1b dans l'est de la RDC et les pays voisins, l'IFRC et la Croix-Rouge de la RDC sont en train de finaliser un plan d'intensification dans ces régions.Le réseau de l'IFRC, avec ses 49 Sociétés nationales, ses 18 000 sections, ses 14 000 employés et ses 4 millions de volontaires communautaires à travers l'Afrique, tirera parti de sa portée inégalée pour soutenir les gouvernements en tant que partenaire auxiliaire. Cela comprend la surveillance à base communautaire, la communication sur les risques et l'engagement communautaire, la prévention et le contrôle des infections, la promotion de l'assainissement de l'eau et de l'hygiène, la santé mentale et le soutien psychosocial, ainsi que le plaidoyer et l'implication directe dans les programmes de vaccination. Grâce à l'acceptation et à l'accès de la communauté, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge peuvent jouer un rôle crucial dans l'endiguement de la propagation de la maladie, même dans les zones difficiles d'accès où les besoins sont les plus importants. Nous félicitons Africa CDC pour son partenariat opportun en vue de garantir la disponibilité des vaccins et nous plaidons en faveur de leur utilisation. Nous appelons tous les partenaires à soutenir une augmentation soutenue et rapide des ressources nécessaires pour endiguer cette épidémie préoccupante à l'échelle du continent.

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From bombing to blackouts: Palestine Red Crescent teams navigate life-and-death challenges to save lives

Ever since armed violence erupted in Israel and the Gaza Strip on October 7, the work of emergency service crews has continued non-stop, often in the most harrowing of circumstances.Every day, Palestine Red Crescent Society (PRCS) ambulance crews head out into the streets of Gaza, saving lives while risking their own, as even ambulances and hospitals have come under attack.Since the beginning, PRCS teams have been tirelessly responding, providing first aid and psychosocial support, transporting the dead and distributing essential aid as the fighting continues.Sadly, four PRCS volunteers lost their lives while on duty, making their colleagues’ work even more difficult as they try to cope with the loss.“To be completely honest, I am afraid, much like everyone else,” Haitham Deir, a PRCS paramedic working at the Rafah branch. “I left my children at home with no access to food, water or electricity. When I’m on duty, I call them periodically to check on them, and this constant worrying is overwhelming, adding to the fact that we face gunfire and constant bombing, and some of us get injured or die.“All of these challenges take a toll on our psychological well-being. Nevertheless, we persist. It’s a moral obligation, and I will continue to work until the very end.”‘Our eyes and ears’Apart from the incessant bombing and gunfire, PRCS crews have been struggling with intermittent communications blackouts, which means there’s often no way for people to call in for an ambulance when there is an attack.This has heavily obstructed their response. However, the PRCS ambulance teams have found creative ways to ensure paramedics can find people when there is an urgent need.“We strategically placed our ambulances, and we had to use our eyes and ears to watch out for bombings,” says Mohammed Abu Musabih, director of operations and emergencies for the PRCS in the Gaza strip. “Teams were then dispatched to areas that were bombed, because that’s where people will most likely need assistance.”“We also placed ambulances near hospitals, and we relied on arriving ambulances carrying injured people to give us information about the location they came from,” he continued. “The ambulance crews then headed off to the location.” Unfortunately, in most cases, even the most creative attempts have been ineffective as PRCS teams find it extremely difficult to reach people in need due to infrastructure damage, roadblocks and military sieges going on in various parts of the city.Supplies running out, winter coming onThe situation inside Gaza hospitals has been all the more tragic, with doctors and nurses resorting to traditional medicine as supplies ran out. Many hospitals were forced to suspend their services due to lack of fuel.Thousands of Palestinians have also sought refuge in hospitals, but after coming under siege, many people - including the sick and wounded - had to evacuate, with nowhere to go.A great deal of affected people in Gaza are currently living in tents or open spaces; this leaves them extremely vulnerable as winter approaches, and with it comes the threat of flooding and the potential spread of disease. PRCS ambulance crews and other volunteers will be there doing whatever they can to ensure people get the best possible care under the circumstances.As of December 11, PRCS crews have provided emergency care to more than 11,000 people and they transported the bodies of more than 3,500 people who died due to the fighting. Crews in the West Bank have cared for more than 3,000 injuries and transported more than 80 people killed in the conflict.“Ever since the hostilities began, the Palestine Red Crescent Society teams and volunteers were on the frontline saving lives, day-in and day out, with no break,” says Hossam Elsharkawi, regional director for Middle East and North Africa.“The unprecedented level of challenges they faced is beyond comprehension. We highly salute them; they have shown humanity at its best. In parallel, we call on the international community to fast-track diplomatic solutions that address root causes, including an end to the inhumane siege on Gaza, and enable more humanitarian aid to get into all parts of Gaza, including fuel.”

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Communiqué de presse

3 milliards de moustiquaires expédiées pour prévenir le paludisme

Genève - 30 Nov 2023:Le jour même où l'Organisation mondiale de la Santé publie son Rapport mondial sur le paludisme 2023, l'Alliance pour la prévention du paludisme (APP) révèle qu'une étape importante a été franchie. Trois milliards de moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) ont été expédiées depuis 2004 pour prévenir le paludisme, la plupart dans des pays d'Afrique subsaharienne. On estime que ces moustiquaires sont responsables des deux tiers de la réduction du nombre de cas de paludisme au cours des dernières décennies. Grâce aux efforts des programmes nationaux de lutte contre le paludisme et des partenaires, environ 68 % des ménages d'Afrique subsaharienne possèdent au moins une moustiquaire. La plupart de ces moustiquaires ont été achetées grâce à des fonds provenant du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, de l'Initiative du président des États-Unis contre le paludisme, de l'UNICEF et de la Fondation contre le paludisme (FCP). Rien qu'en 2022, plus de 190 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide ont été distribuées dans le monde par les programmes nationaux de lutte contre le paludisme dans les pays où la maladie est endémique. Sur ce total, 180 millions ont été distribués en Afrique subsaharienne.  Petra Khoury, Directrice du département Santé et soins de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui héberge l'Alliance pour la prévention du paludisme (AMP), a déclaré :  «Trois milliards, c'est un chiffre stupéfiant - un chiffre atteint grâce aux efforts phénoménaux déployés par des personnes dans de nombreux pays. Ces moustiquaires ont sauvé d'innombrables vies au cours des vingt dernières années. Le paludisme restera une menace, en particulier dans un monde qui se réchauffe. Mais les moustiquaires imprégnées d'insecticide sont l'outil le plus efficace dont nous disposons pour lutter contre cette maladie. » En 2004, le Togo a lancé la toute première campagne nationale de distribution de moustiquaires ciblant les enfants de moins de cinq ans avec un ensemble intégré d'interventions vitales. Vingt ans et six campagnes de distribution de masse de moustiquaires imprégnées d'insecticide plus tard, le Dr Tinah Atcha-Oubou, coordinatrice du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) au Togo, affirme que la distribution de masse de moustiquaires a eu un impact positif considérable sur la mortalité et la mobilité dues au paludisme. Le Dr Atcha-Oubou explique que le PNLP du Togo vise l'élimination du paludisme: « Nous avons une vision pour notre pays, un Togo sans paludisme. Nous voulons libérer les communautés du fardeau du paludisme pour améliorer la croissance économique du Togo. Les stratégies de prévention du paludisme ont donné des résultats prometteurs et nous avons accès à des outils efficaces pour atteindre cet objectif. Nous espérons pouvoir éliminer le paludisme de la même manière que de nombreux autres pays l'ont déjà fait.» L'accès aux moustiquaires et leur utilisation sont essentiels pour maintenir le Togo sur la voie de l'élimination du paludisme. Les investissements des partenaires au niveau national et international doivent se poursuivre pour que le pays puisse continuer à travailler à la réalisation de cet objectif.  Le projet de cartographie des moustiquaires de l'Alliance pour la prévention du paludisme suit de manière indépendante les livraisons de moustiquaires depuis la toute première campagne nationale en 2004 au Togo. Financé par la Fondation des Nations Unies dans le cadre de la campagne "Unis pour vaincre le paludisme" et dirigé par l'IFRC, le projet de cartographie des moustiquaires alimente chaque année le rapport mondial sur le paludisme de l'Organisation mondiale de la santé, en fournissant des estimations modélisées de la couverture en moustiquaires imprégnées d'insecticide à travers le monde. Les partenaires mondiaux ont commenté cette étape : Les moustiquaires sont l'un des meilleurs outils de notre arsenal dans la lutte contre le paludisme. L'initiative présidentielle américaine contre le paludisme est fière de soutenir cette étape historique et salue le travail de l'APP et de ses partenaires pour renforcer la capacité des programmes nationaux de lutte contre le paludisme à distribuer des moustiquaires aux communautés qui en ont le plus besoin et à assurer le suivi et la communication des données. Dr. David Walton, coordinateur du président des États-Unis pour la lutte contre le paludisme dans le monde «Le Fonds mondial reste déterminé à améliorer la vie des communautés qui souffrent du fardeau du paludisme. Aider les pays que nous soutenons à assurer une couverture optimale de la lutte antivectorielle est une pierre angulaire de notre stratégie de lutte contre le paludisme. L'étape des 3 milliards de moustiquaires imprégnées d'insecticide doit être célébrée et servir de catalyseur pour continuer à progresser vers la réalisation et la pérennisation de cette intervention qui sauve des vies.» Scott Filler, chef du département "Paludisme", conseil technique et partenariats, Fonds mondial:  «L'expédition de 3 milliards de moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) représente une avancée cruciale dans notre lutte contre le paludisme. La distribution à grande échelle de moustiquaires imprégnées d'insecticide, accompagnée d'une communication intensive sur le changement de comportement au niveau communautaire, a contribué de manière significative à réduire la transmission du paludisme, à protéger les populations vulnérables et à sauver des vies.» Keziah Malm, Coordination nationale du programme national d'élimination du paludisme au Ghana Informations complémentaires : Au cours des dernières années, une proportion croissante de MII expédiées a contenu des ingrédients actifs conçus pour atténuer les effets de la résistance aux insecticides. En 2022, sur les 281,5 millions de MII livrées par les fabricants aux pays où le paludisme est endémique, 47 % étaient traitées avec un synergiste, le pyréthroïde-butoxyde de pipéronyle (PBO), et 8 % étaient des MII à double ingrédient actif, qui combinent des insecticides ayant des modes d'action différents. Si la protection des personnes contre le paludisme reste essentielle, la communauté mondiale reconnaît également l'empreinte écologique des moustiquaires imprégnées d'insecticide pour la lutte antivectorielle, du point de fabrication jusqu'à la sortie de la chaîne d'approvisionnement, étant donné la forte dépendance au plastique des moustiquaires elles-mêmes et de leur emballage. La collecte et l'élimination responsables des déchets plastiques au point de distribution et lorsque les moustiquaires deviennent inutilisables pour la prévention du paludisme font donc partie intégrante des stratégies de lutte antivectorielle de nombreux programmes nationaux de lutte contre le paludisme. Les parties prenantes et les partenaires mondiaux et nationaux collaborent pour trouver des solutions permettant de limiter la quantité de déchets générés et de garantir des chaînes d'approvisionnement plus durables et plus respectueuses de l'environnement pour la lutte antivectorielle à l'aide de moustiquaires imprégnées d'insecticide. Malgré les efforts des programmes nationaux de lutte contre le paludisme et leur financement, le dernier Rapport mondial sur le paludisme note que les cas et les décès dus au paludisme dans le monde en 2022 ont été plus élevés qu'en 2019, principalement en raison de l'interruption des services pendant la pandémie de COVID19. Les pays les plus touchés sont le Pakistan, l'Éthiopie, le Nigéria, l'Ouganda et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'Organisation mondiale de la santé estime qu'il y a eu 608 000 décès dus au paludisme en 2022, soit 32 000 décès de plus que l'année précédant la pandémie.   Le Rapport mondial sur le paludisme 2023 souligne également que l'écart de financement entre les sommes investies dans la lutte contre le paludisme et son élimination et les ressources nécessaires continue de se creuser. Il est passé de 2,3 milliards de dollars US en 2018 à 3,7 milliards de dollars US au niveau mondial en 2022. Malgré le manque de financement, la poursuite de la recherche et du développement pour lutter contre la résistance aux insecticides a renforcé les efforts des programmes nationaux de lutte contre le paludisme et de leurs partenaires pour fournir des services à toutes les populations à risque. Les efforts considérables déployés pour générer un financement suffisant afin de soutenir les plans stratégiques nationaux de lutte contre le paludisme restent essentiels pour garantir que la lutte contre le paludisme reste sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de l'OMS pour 2030. Pour plus de détails, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected]   Andrew Thomas   Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge: +41763676587  Tommaso Della Longa   Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge: +41797084367  Des porte-parole sont disponibles pour parler de cette annonce, notamment Petra Khoury, directrice de la santé et des soins à l'IFRC. Partenaires:   L'Alliance pour la prévention du paludisme bénéficie du soutien financier de l'USAID, de la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF) et de la Fondation des Nations Unies (FNU). Depuis 2013, le projet de cartographie des moustiquaires est financé par la Fondation des Nations unies et l'IFRC.

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République centrafricaine : La Croix-Rouge donne un coup de pouce au système de santé affaibli

Muriel Atsama, de l'IFRC, et Bienvenue Doumta, responsable de la communication à la Croix-Rouge centrafricaine, ont visité plusieurs de ces installations et rédigé ce rapport. Il est 7h30 lorsque nous arrivons au centre de santé de Sakai. Sur les bancs à l'extérieur, plusieurs patients attendent d'être examinés par Don de Dieu, qui est l'infirmier en chef ce jour-là. Parmi les nombreux patients assis sur les bancs se trouve Rebecca, qui tient sa fille malade dans sa main. "Ma famille et moi avons l'habitude de venir ici pour des consultations lorsque nous sommes malades", dit-elle. "Les infirmières nous traitent bien et nous recevons des médicaments gratuits". Situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, Bangui, le centre de Sakai accueille des patients de 36 villages. Rénové en 2020 par la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA), il se composait auparavant d'un seul bâtiment en terre et se trouvait dans un état de détérioration avancé. Le centre compte désormais deux bâtiments, dont une maternité, une salle pour la santé maternelle, infantile et le planning familial, une salle de consultation pour les enfants et une salle d'hospitalisation pour les enfants. Il y a également un dispensaire avec une salle d'hospitalisation de cinq lits, une salle de soins, un laboratoire et une pharmacie. Les années précédentes, le centre ne disposait que du strict minimum pour accueillir et traiter les patients. La rénovation et l'équipement du centre par la Croix-Rouge a été une bouffée d'air frais pour tout le village. L'objectif de ces rénovations était de mettre à la disposition de la population le paquet minimum d'activités, une norme de base pour les services de santé. "Le centre de santé a beaucoup changé et s'est vraiment amélioré", ajoute Rebecca. "Nous le voyons dans l'équipement que les infirmières utilisent pour nous soigner. Aujourd'hui, plus que jamais, nous venons ici pour des consultations et nous sommes satisfaits. Pour Don de Dieu, ces améliorations permettent également d'offrir des services hospitaliers à un plus grand nombre de personnes, de manière cohérente et sur une plus longue période. "Grâce au projet, nous avons bénéficié de panneaux solaires qui fournissent de l'électricité en continu", explique-t-il. "Nous pouvons désormais effectuer des examens de patients à tout moment et stocker nos produits dans de meilleures conditions". Le centre a également reçu un incinérateur pour la gestion des déchets, ainsi que des lits, des bureaux, un hangar pour le tri des déchets et un forage pour pomper l'eau du sol. "Grâce à cette nouvelle installation, le nombre de patients fréquentant le centre de santé de Sakai a augmenté de façon exponentielle", ajoute Don de Dieu. "D'une centaine de patients par mois dans le passé, nous accueillons aujourd'hui plus de 500 patients des villages environnants." La fierté du village Un peu plus loin, nous rencontrons Charles, le chef du village de Sakaï. Il nous explique que ce nouveau bâtiment fait la fierté de son village et des villages environnants. De plus, toute sa communauté s'approvisionne en eau potable grâce au forage. "Le forage du centre de santé de Sakaï est une source d'eau qui sert à toute la communauté", explique Charles. Le centre de santé de Sakaï n'est pas le seul à avoir bénéficié de ces réhabilitations. Au total, 14 autres centres de santé à travers le pays et un hôpital ont reçu un large éventail d'équipements, notamment une ambulance, un appareil de radiographie et d'autres équipements nécessaires pour répondre aux normes requises. Notre visite se poursuit à la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université de Bangui, où nous avons été accueillis par le Doyen, le Professeur Boniface Koffi. "Grâce à la Croix-Rouge et à ses donateurs, tous les bureaux ont été rénovés. "Les toits de certains bâtiments ont été remplacés, ainsi que l'électricité. Nous avons également reçu du mobilier de bureau, environ 1200 chaises et tables pour le confort de nos étudiants, ainsi qu'une vingtaine de microscopes". L'Université de Bangui a été créée en 1969 et les deux bâtiments qui constituent la Faculté des Sciences et de la Santé ont été construits en 1970 et 1980. Depuis, ils n'ont pas été rénovés et les crises les ont fragilisés. Une illustration parfaite En plus de cet équipement, la Croix-Rouge a équipé la bibliothèque numérique de la faculté de 35 ordinateurs de bureau, de 8 ordinateurs portables et de vidéoprojecteurs. "Nous sommes très reconnaissants de cette importante donation de la Croix-Rouge centrafricaine, qui a donné un nouveau souffle à notre faculté", ajoute-t-il. "Mais comme vous le savez, la main qui reçoit demande plus. Nous aimerions avoir beaucoup plus de salles de classe pour accueillir et former encore plus d'étudiants. Notre pays en a grandement besoin pour le bien-être de la population". Notre voyage se termine à l'Institut Universitaire de Formation Paramédicale de la Croix Rouge Centrafricaine, où nous sommes accueillis par Honorine Konzelo, Directrice des études de l'Institut. Créé en 2010, le bâtiment initial a été construit au siège de la CRAC. Suite à la crise qui a frappé le pays, l'institut a été relocalisé dans une école primaire abandonnée qui avait un besoin urgent de rénovation. Aujourd'hui, il dispose de trois salles de laboratoire, d'une bibliothèque et d'amphithéâtres. La Croix-Rouge prend également en charge le salaire du comptable du personnel, qui travaille également comme enseignant depuis le début du projet. "Notre institut illustre parfaitement l'engagement de la Croix-Rouge en faveur du bien-être des jeunes, qui ont besoin d'une formation de qualité, et de la population, qui a besoin de personnel de santé qualifié", déclare Mme Honorine. --- Le projet de reconstruction du système de santé en République Centrafricaine est mis en œuvre par la Croix-Rouge centrafricaine depuis 2018 grâce à l'appui technique de l'IFRC. Financé par la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KFW), le projet est dans sa deuxième phase de mise en œuvre, qui s'étendra jusqu'en 2026.

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Conflit au Soudan : Réponse des équipes de la Société du Croissant-Rouge soudanais et de l'IFRC

Dernières informations Soudan: Urgence complexe - notre appel d'urgence pour soutenir les populations à l'intérieur du Soudan Crise au Soudan: Mouvement régional de population - notre appel d'urgence pour soutenir les personnes fuyant le conflit vers les pays voisins. --- Les combats ont éclaté dans la base militaire de Marawei, au Soudan, le 15 avril, puis se sont rapidement intensifiés à Khartoum et dans tout le pays. Les rapports indiquent que des centaines de personnes ont perdu la vie et que des milliers d'autres ont été blessées et ont besoin de soins médicaux urgents. Les civils n'ont pas accès à la nourriture ou à l'eau car les commerces restent fermés et leur sécurité n'est pas assurée. Les services de base comme l'électricité et internet ont été interrompus. Jusqu'à présent, des centaines de milliers de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays ou ont fui les frontières pour se mettre à l'abri dans les pays voisins. Le personnel médical a du mal à accéder aux établissements de santé en raison des combats. Les hôpitaux qui sont habituellement réapprovisionnés tous les 2 ou 3 jours passent maintenant des semaines sans fournitures. Parmi les besoins les plus urgents des hôpitaux figurent les trousses de premiers secours, le diesel pour les générateurs, les brancards et les lits, ainsi que les moyens de transport pour le personnel médical et les bénévoles. Cette nouvelle flambée de violence menace d'aggraver la crise humanitaire dans une région qui souffre depuis des années de violence, d'instabilité, de difficultés économiques et d'insécurité alimentaire. Notre réponse à date Plus de 200 volontaires de la Société du Croissant-Rouge soudanais ont été déployés à Khartoum pour offrir les services de premiers secours et de soutien psychosocial aux personnes affectées. Une centaine de volontaires ont également été déployés dans d'autres Etats: Darfour du Nord, Darfour du Sud et l'État du Nord (Merawi) pour offrir des services de premiers secours dans les hôpitaux. Les volontaires gérent un service de réunification familiale pour les personnes qui ont été séparées des êtres chères, offrant un soutien psychosocial à celles qui ont perdu le contact. Le 2 mai, nous avons lancé un appel d'urgence pour le Soudan, d'un montant de 30 millions de francs suisses, afin de renforcer l'action locale du Croissant-Rouge soudanais, en collaboration et en coordination avec les membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. L'IFRC a également alloué les fonds suivants aux Sociétés nationales par le biais de sonFonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) : 475,320 francs suisses au Croissant-Rouge soudanais pour permettreaux équipes de la SCRS de fournir des services de santé, un soutien psychosocial et de soutenir les efforts de recherche et de sauvetage dans plusieurs états. Apprenez en plus ici; 137 369 francs suisses à la Croix-Rouge tchadienne pour l'aider à soutenir le nombre croissant de personnes fuyant le conflit et traversant la frontière avec le Tchad.Apprenez en plus ici; 305 832 francs suisses au Croissant-Rouge égyptien pour l'aider à soutenir le nombre croissant de personnes fuyant le conflit et traversant la frontière vers l'Égypte. Pour en savoir plus, cliquez ici; 485 297 francs suisses à la Croix-Rouge éthiopienne pour l'aider à soutenir le nombre croissant de personnes fuyant le conflit et traversant la frontière avec l'Éthiopie. Pour en savoir plus; 355 567 francs suisses à la Croix-Rouge du Sud-Soudan pour l'aider à soutenir le nombre croissant de personnes fuyant le conflit et traversant la frontière du Sud-Soudan. Pour en savoir plus; 223 438 francs suisses à la Croix-Rouge de la République centrafricaine pour l'aider à soutenir le nombre croissant de personnes fuyant le conflit et traversant la frontière avec la République centrafricaine. Pour en savoir plus. Nous continuons d'appeler les parties impliquées dans le conflit à fournir un espace humanitaire vital. Chaque heure qui s'écoule sans que les blessés et les malades puissent recevoir une aide d'urgence alourdit le bilan humain. Les établissements de soins de santé doivent être protégés, et leur personnel et leurs moyens de transport doivent pouvoir circuler en toute sécurité. Il est urgent et prioritaire que nous puissions accéder à ces installations et que les équipes de maintenance puissent atteindre les centrales électriques et les stations d'eau. Pour plus d'informations Article de Reuters «Red Cross warns of possible humanitarian disaster on Sudan-Chad border » (23 mai) Rapport audio du directeur régional adjoint de l'IFRC pour l'Afrique (17 mai); Communiqué de presse sur l'arrivée d'une cargaison d'aide de l'IFRC à Port-Soudan (16 mai) Audiodu coordonateurMigration et Déplacement de l'IFRC pour l'Afrique (5 mai); Article deSciDev.net«Le conflit au Soudan laisse le système de santé dans un état d'effondrement total», citant le chef du bureau national de l'IFRC pour le Soudan (27 avril); Rapport audiodu manager des opérations de l'IFRC au Soudan,Mohamed El Amin Ibrahim (26 avril); Interview de ABC en anglais avecFarid Abdulkadir, chef du bureau national de l'IFRC pour le Soudan (25 avril); Entretien d'Al Jazeera en anglais avec Farid Abdulkadir, chef du bureau national de l'IFRC pour le Soudan (20 avril); Article de Reuters « Quasimentimpossible de fournir de l'aide dans la capitale soudanaise », citant le chef du bureau national de l'IFRC pour le Soudan (18 avril). Autres langues: (Arabe) Entretien d'AlQAhera avec le Directeur Régional des catastrophes de la région MOANde l'IFRC (28 avril) Arabe Interview deAlQAheraavec le chef du bureau de l'IFRC au Soudan (25 avril); (Espagnol) Article d'El Pais citant Osama Osman, directeur de la communication du Croissant-Rouge soudanais (19 avril) Demandes de renseignements médias Si vous êtes journaliste et que vous souhaitez obtenir de plus amples informations ou demander une interview sur cette situation d'urgence, veuillez nous écrire à l'adresse [email protected] Suivez ces comptes Twitter por les dernières mises à jour: Equipes Régionale IFRC Afrique: @IFRCAfrica Société du Croissant-Rouge soudanais: @SRCS_SD Farid Abdulkadir, Chef du bureau pays de l'IFRC: @FARID1969 @IFRC Dons Pendant que nous évaluons la nécessité d'un soutien financier supplémentaire pour cette crise, nous vous invitons à envisager de faire un don général à l'IFRC ici. Les dons généraux nous donnent la flexibilité nécessaire pour aider rapidement les gens et sauver des vies dans des situations comme celle-ci, sans avoir à attendre que l'argent arrive après la catastrophe. Nous vous remercions de votre précieux soutien. Pour en savoir plus sur les dons à l'IFRC, cliquez ici.

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Voir le monde et aider les autres, grâce à la science

PourEvaTurró, lascienceestbien plus qu’une carrière. Sa passion pour la biologie lui a permisde voir le mondesous un angle différent etdecomprendre,respecter etservirl’environnementetlespersonnesqui l’entourent. Née dans unefamille de médecins, elle se souvientqu’enfant elle regardaitson grand-pèredispenser des soins auxfamilles dans sa ville natale de Barcelone, en Espagne.Lamédecine est devenue une traditionfamiliale, maiselle adécidéd’étudierles humains et leur interaction avec le mondeen adoptantune perspective différente. « Je me suis ditque ce serait une bonne idée d’essayer d’aider les gensen me servantde la biologie »,expliqueEvaTurró,qui a récemmentappliquécette approcheen tant quedéléguée aux interventions d’urgence de la Croix-Rouge espagnole au Mozambique et au Honduras, aprèsdes tempêtes dévastatricesen2019 et 2020. Face auxinondations,aux destructionsetaux bouleversementsqui suivent les grandes tempêtes, lesécosystèmesqui servent de base à la viedes ménages et descollectivitéssontchamboulés. Il estsoudaindifficile de trouver de l’eau potable. Il est impossible de se laveroud’aller aux toilettescomme d’habitude.Lespersonnes touchéessont stressées, affaméesettristes,etdoivent parfoispartagerdes maisons ou des abrisavecde nombreusesautrespersonnes. Dans cetenvironnement biologique,les maladies et les bactéries peuvent se développer et se propagerfacilement. Le travail d’Eva consiste àse servir desa connaissance de la nature et de l’êtrehumain pour aider les personnestouchéesà comprendre la science et à prendre des mesures pourse protéger.« J’ai la possibilitéd’aller dans les communautés et d’expliquer de manièrescientifique, par exemple pourquoi il estimportant de selaver les mains,pourquoi nous devonsprévenir des maladies comme la diarrhée etpourquoi ilestimportant de traiter l’eau. » Ses connaissances sont très utiles pour aider ces communautés à trouver ou àretrouver unaccès à l’eau potableet auxsystèmes d’assainissement,ainsi que pourpromouvoirdesstratégies d’adaptation propres à prévenirla propagation demaladiestelles que ladiarrhée, le choléra ou d’autres maladies infectieuses. La voie de la science et de l’humanité Toute jeune déjà,Evasavait qu’elle voulaitaider les autres, mais ce n’estqu’après avoir terminé ses études et avoir passé un certain temps à voyagerqu’elle asu plus précisément ce qu’elle voulait faire. Elle arapidementcompris qu’ellepouvait aussi aiderdes personnesloin de sa ville natale de Barcelone et a doncdécidédes’engagerdans l’humanitaire, encombinantsondésir d’aider les autresetson intérêt pour la science. Pour sespremièresmissionsinternationales, Eva atravaillé à la promotionde l’hygiène,auMozambiqueaprès le cycloneIdaien2019et au Honduras après quedeuxouragans,Eta et Iota,ont frappél’Amérique centrale à deux semaines d’intervalleen décembre 2020. Ces deux tempêtes ont provoqué d’immensesinondations qui ont touché plus desept millions de personnes. « Nousnous sommesefforcésd’apporter une aide dansles communautés et les abris où lespersonnestouchées par l’ouragans’étaient réfugiées,ditEva àpropos de son travail au Honduras, non seulementen menantdes activités de sensibilisation, mais aussien distribuant destroussesd’articles d’hygièneféminine. » Une expérience qui n’a pas de prix Le bagage scientifique d’Eva lui a permis non seulement detransmettre son savoir de biologiste, mais aussi d’apprendre des autreset de nouer devéritables liens avec des personnes de tous horizons. « Pouvoir entendre des histoires de vie du monde entier, aller n’importe où dans le monde, pas seulementpour voyager, mais pour aider les autres… ça n’a pas de prix. »

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Son théâtre détruit, un comédien découvre un nouveau rôle

Des années durant, le théâtre a été pour Osama un deuxième foyer, un lieu où il pouvait incarner des personnages différents, partager des paroles poétiques de sagesse et voir des sourires illuminer les visages des membres de sa communauté «Chaque fois que j’entre en scène et que je vois les enfants sourire, je me sens comblé», explique Osama, un homme sociable et affable dont la passion permet d’apporter un peu de réconfort face au fléau et aux épreuves de la guerre. Sa capacité de vivre son rêve a été durement ébranlée lorsque son théâtre bien-aimé a été bombardé et réduit à un amas de gravats. «Mes rêves ont été brisés», dit-il sur les ruines du bâtiment qui abritait une salle de théâtre spacieuse et claire, pouvant accueillir plusieurs centaines de spectateurs. «Voici le lieu où mes rêves pouvaient s’épanouir», poursuit-il en contemplant ces débris de briques et de pierres. «C’est ici que nous faisions naître des sourires sur les visages… C’était avant la guerre.» La plupart des pièces produites par sa compagnie étaient des comédies et des pièces qui ravissaient et divertissaient le public, tout en faisant passer des messages importants. Un rôle humanitaire inédit Après la destruction du théâtre, Osama, sous le coup de la douleur et du désespoir, s’est mis en quête d’un rôle nouveau, d’une activité qui lui apporterait à nouveau de la joie et qui l’aiderait à retrouver un sens à sa vie. Cette démarche l’a conduit à pousser la porte du Croissant-Rouge du Yémen à Hodeïda. Osama utilise aujourd’hui ses dons de comédien pour faire passer des messages éducatifs à travers des saynètes de théâtre interactives. Ces scènes jouées transmettent aussi des messages importants sur la santé et la sécurité dans un contexte où la guerre a détruit une grande partie des systèmes de base qui permettaient aux communautés de bénéficier de nourriture, d’eau, de services de santé et d’assainissement. «Je me rappelle la première fois que j’ai participé à une activité de sensibilisation avec le Croissant-Rouge du Yémen, raconte Osama. Je donnais simplement des conseils aux enfants sur la manière de se laver les mains, mais de manière amusante. Je me souviens de leurs éclats de rire quand j’essayais de corriger certaines de mes erreurs.» «Un jour, j’étais en train de faire un numéro comique pour montrer comment il faut se laver les mains, mais j’ai oublié l’un des gestes importants pour se nettoyer les doigts. L’un des enfants s’est levé et m’a tapé sur la tête, comme un acteur de comédie, en disant “notre acteur a oublié d’expliquer cette étape”, et il a commencé à en faire la démonstration, comme s’il faisait partie de la troupe. C’est la première fois que j’ai eu le sentiment de vraiment aider des gens comme tout le monde à faire face aux épreuves de la guerre.» Inspiré par l’activité du Croissant-Rouge du Yémen à Hodeïda, Osama n’a pas seulement joué un rôle dans les programmes de vulgarisation du Croissant-Rouge: il est aussi devenu un volontaire actif dans les domaines de la distribution de secours et de nourriture, des interventions dans les situations d’urgence et même du transport des blessés et des morts. Parallèlement, ce père de famille et mari plein d’énergie occupe aussi divers emplois pour faire vivre sa famille; il s’occupe entre autres de l’entretien des arbres dans la ville. Approfondir son rôle Osama se rappelle une situation qui l’a amené à aller plus loin encore dans son rôle de volontaire: une flambée de dengue à Hodeïda qui a exacerbé une situation déjà catastrophique dans le gouvernorat. Alors que 20millions d’habitants du Yémen étaient déjà privés d’accès à des soins de santé de base, la moitié des établissements de santé du pays ont été partiellement ou totalement endommagés par la guerre, ce qui a entraîné une hausse dramatique des maladies endémiques et d’épidémies. «L’épidémie de dengue a touché notre foyer, où je vis avec 16membres de ma famille, dont quatre enfants. Il était difficile d’avoir accès aux soins de santé, et même d’acheter des médicaments, à cause de la situation économique. J’ai amené mon frère Rakan, qui a 8ans, au centre de santé du Croissant-Rouge du Yémen en espérant qu’il pourrait y être soigné. Le personnel l’a pris en charge jusqu’à ce qu’il soit certain qu’il était rétabli et hors de danger. «Ce n’est pas mon travail de volontaire pour le Croissant-Rouge qui nous a valu de recevoir cette assistance: elle est offerte à tous les membres de la communauté. Le centre fournit des soins médicaux à l’ensemble de la population et plus de 1700 personnes en bénéficient.» «Je me rappelle comme dans un rêve cet instant où je suis arrivé au centre avec mon frère dans mes bras. Je m’y suis rendu en tant que personne dans le besoin, et j’ai été accueilli par une équipe qui apporte son aide à tous. J’ai compris, après la guérison de mon frère, que le fait de travailler pour le Croissant-Rouge était aussi une occasion pour moi de rendre service à mon tour, de rendre la pareille, pour ainsi dire. À travers son action, ce volontaire sociable et ouvert peut aussi satisfaire le comédien qui est en lui et qui se manifeste à la moindre occasion. «Si je ne peux pas jouer sur scène, je peux au moins faire cela pour le Croissant-Rouge du Yémen en tant que volontaire, et jouer pour les enfants, dit Osama, le sourire aux lèvres. Cela m’emplit de bonheur et de fierté.» -- Cette histoire a été produite et publiée à l'origine par le magazine de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Pour en savoir plus sur le magazine et lire d'autres histoires comme celle-ci, Cliquez ici.

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Communiqué de presse

Une aide urgente est nécessaire pour éviter l'aggravation des effets du cyclone Mocha sur la santé et les moyens de subsistance.

Kuala Lumpur/Genève, 1 June 2023 - À la suite des ravages causés par le cyclone Mocha au Myanmar, une course contre la montre s'est engagée pour aider les personnes dans le besoin et empêcher la propagation des maladies. On estime que plus de 235 000 foyers ont été touchés par des vents atteignant 250 km/h, des ondes de tempête, des crues soudaines et des glissements de terrain provoqués par le cyclone, le plus puissant de ces dix dernières années dans le golfe du Bengale. Dans les États de Rakhine et de Chin, ainsi que dans les régions de Magway, de Sagaing et d'Ayeyarwaddy dans le sud-ouest du Myanmar, des maisons, des moyens de subsistance et des infrastructures publiques et privées ont été détruits. Dans le nord-ouest, les difficultés d'accès, les affrontements et les combats en cours, ainsi que les restrictions en matière de communication, limitent la capacité des organisations humanitaires à obtenir une image complète des dégâts et à réagir en conséquence. La Croix-Rouge du Myanmar a accès aux communautés par l'intermédiaire de ses branches et de ses volontaires présents dans des centaines de communes, notamment à Rakhine, Magway, Chin et Ayeryawaddy. Plus de 960 volontaires sont actuellement sur le terrain dans les zones touchées, identifiant les besoins et fournissant des secours d'urgence, des soins de santé et de l'eau potable. Au 29 mai 2023, la Croix-Rouge du Myanmar avait atteint plus de 75 000 personnes grâce à une intervention humanitaire multisectorielle. Des dizaines de milliers de personnes ont eu accès à de l'eau potable, plus de 900 personnes ont reçu des soins de santé grâce à des cliniques mobiles, plus de 1 300 personnes ont reçu une éducation à la santé, plus de 1 000 personnes ont reçu des kits de dignité, 700 familles ont reçu des bâches pour les aider à s'abriter du vent et de la pluie, et plus de 400 familles ont reçu des ustensiles de cuisine. Le Directeur de l'unité de Gestion des opérations de la Croix-Rouge du Myanmar à Rakhine, Aye Aye Nyein, a déclaré : « Avec nos volontaires et notre personnel de la section de la Croix-Rouge de l'État de Rakhine, nous avons fourni une assistance telle que l'alerte précoce et la relocalisation des communautés les plus vulnérables et nous fournissons une aide d'urgence, de l'eau potable et une assistance médicale avec notre équipe de cliniques mobiles à Sittwe et dans les régions avoisinantes. «Dans l'État de Rakhine, nous nous concentrerons dans un premier temps sur les cinq communes les plus touchées, à savoir Sittwe, Rathedaung, Ponnarkyun, Kyauktaw et Pauktaw, et nous prévoyons d'étendre notre assistance sous la direction et les principes de nos dirigeants et en coordination avec le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires». Les abris, les besoins de base et les moyens de subsistance sont désormais une priorité. L'accès à l'eau potable, à la nourriture, aux premiers secours, aux soins de santé primaires et à l'aide financière pour les communautés touchées est une nécessité urgente. Rajeev K.C., Délégué à l'IFRC pour la Gestion des risques de catastrophes, a déclaré : «Le cyclone Mocha, qui touche des populations déjà très vulnérables, a augmenté le nombre de personnes à risque ayant un besoin immédiat d'abris, d'eau et de services d'assainissement. Nous voyons déjà émerger des possibilités de transmission de maladies, c'est pourquoi une assistance immédiate en matière d'hygiène et de services de santé est nécessaire.» La Croix-Rouge du Myanmar a établi des canaux de communication sur le terrain avec les acteurs concernés et cherche à accéder aux personnes affectées qui en ont besoin. Elle collabore avec les autorités afin de remplir son mandat tout en conservant sa neutralité, son impartialité et son indépendance vis-à-vis du gouvernement. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence avec ses membres pour soutenir la réponse de la Croix-Rouge du Myanmar, en mettant l'accent sur les secours et l'aide au relèvement rapide dans les zones les plus touchées du Myanmar pour les 7 500 ménages les plus vulnérables (37 500 personnes) pour les 12 prochains mois, en particulier dans les zones les plus touchées de Rakhine, Chin, Magway, Ayeryawaddy, et Sagaing. Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire : [email protected] AYangon: Swe Zin Myo Win, [email protected] A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, [email protected]; +60 19 271 3641 A Genève: Anna Tuson, +41 79 895 6924 Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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Communiqué de presse

Une nouvelle cargaison d'aide humanitaire de l'IFRC arrive à Port-Soudan dans un contexte de conflit

Khartoum/Nairobi/Genève, 16 mai 2023 : Un nouveau lot de fournitures humanitaires de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), d'un poids de 17 tonnes, est arrivé aujourd'hui à Port-Soudan en provenance de Dubaï. Le transport de ces fournitures a été rendu possible grâce à un pont aérien humanitaire de l'Union européenne. L'IFRC espère que ce pont aérien sera maintenu afin d'assurer la poursuite de l'aide dans les semaines à venir. Parmi les articles ménagers livrés figurent des couvertures, des jerricans, des ustensiles de cuisine, des moustiquaires, des matelas de couchage et des bâches pour 500 familles. Cet envoi sera suivi dans les prochains jours d'un deuxième lot de fournitures médicales comprenant des kits sanitaires d'urgence interagences afin d'améliorer l'accès aux services de santé indispensables pour les milliers de personnes touchées par le conflit. Dès leur arrivée, ils seront remis à la Société du Croissant-Rouge soudanais. Mohammed Mukhier, Directeur Régional de l'IFRC pour l'Afrique a déclaré: «La plupart de nos articles ont déjà été distribués aux personnes dans le besoin, même si certains ont été pillés à Khartoum et au Darfour. Cette cargaison humanitaire internationale arrive donc à un moment crucial, car elle aidera le Croissant-Rouge soudanais à venir en aide aux personnes prises entre le conflit et les prochaines inondations, qui sont monnaie courante dans le pays». Depuis l'escalade du conflit, des milliers de familles ont été coupées des services de base, notamment des services de santé, de la nourriture, de l'eau et des abris, et ont désespérément besoin d'aide. Les volontaires du Croissant-Rouge soudanais travaillent sans relâche, depuis le début, pour fournir une assistance vitale aux personnes touchées, malgré les dangers auxquels ils sont confrontés et le fait qu'ils sont également touchés. Ils gèrent un large éventail de services humanitaires, notamment les premiers secours, le soutien psychosocial, la réunification des familles pour les personnes qui ont été séparées de leurs proches, la distribution de nourriture et d'eau, la fourniture d'abris et l'organisation d'enterrements sûrs et dignes pour les personnes qui ont perdu la vie. Le 4 mai, l'IFRC a lancé un appel d'urgence pour aider le Croissant-Rouge soudanais à fournir une assistance à 200 000 personnes touchées par le conflit. «Nos volontaires achemineront les secours là où l'accès et la sécurité le permettront. Pour cela, nous renouvelons notre appel en faveur d'un accès et d'un passage sûrs et sans entraves afin de permettre à l'aide humanitaire d'atteindre les personnes dans le besoin», a déclaré M. Mukhier. Tout en soutenant le Croissant-Rouge soudanais dans son assistance aux populations du pays, l'IFRC intensifie son action pour répondre aux besoins urgents des personnes qui fuient le conflit et se rendent dans les pays voisins : République centrafricaine, Tchad, Égypte, Éthiopie et Sud-Soudan. Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: [email protected] A Nairobi: Rita Nyaga, +254 722 527553, [email protected] A Genève: Anna Tuson, +41 79 895 6924 Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 A Dakar: Moustapha Diallo, +221 77 450 10 04, [email protected]

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Ukraine, un an après : sept choses à savoir sur la crise humanitaire en cours

1. Des millions de réfugiés continuent de s'adapter à la vie dans un nouveau pays. Depuis le 24 février 2022, plus de 8 millions de personnes ont fui l'Ukraine pour se réfugier à l'étranger. Forcées de tout laisser derrière elles et incapables de rentrer chez elles en toute sécurité, elles tentent encore de s'adapter à leur nouvelle "normalité". Cela représente une année de peur, de chagrin, d'incertitude, de séparation d'avec les amis et la famille, et d'inquiétude pour les personnes et les maisons laissées derrière. Au cours des 12 derniers mois, l'IFRC, en collaboration avec 58 Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a travaillé en Ukraine et dans la région pour fournir une aide essentielle aux personnes fuyant le pays - y compris les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées - et pour les aider à s'intégrer dans leurs nouvelles communautés. 2. Des millions de personnes déplacées à l'intérieur de l'Ukraine ont toujours besoin d'une aide de base Le déplacement de plus de 5,3 millions de personnes en Ukraine reste une crise humanitaire stupéfiante. Nombre d'entre elles ont fui leur domicile avec les seuls vêtements qu'elles portaient et sont toujours hébergées par des proches ou des familles d'accueil, dans des abris collectifs ou des appartements loués. En collaboration avec la Croix-Rouge ukrainienne, le réseau de l'IFRC a été présent dès le début, fournissant des articles de première nécessité à ceux qui en avaient besoin. Si le choc initial du déplacement s'est atténué, le besoin de soutien et d'assistance reste crucial. 3. Certaines personnes sont rentrées chez elles, mais reconstruire leur vie d'avant est un défi de taille Malgré la poursuite des hostilités, plus de 5,5 millions de personnes ont choisi de rentrer chez elles, qu'elles viennent de l'étranger ou de l'intérieur de l'Ukraine. Cependant, beaucoup de leurs maisons ont été endommagées ou détruites. Le coût de leur reconstruction ou de leur réparation peut être prohibitif, et de nombreuses familles n'ont tout simplement pas les moyens d'acheter les matériaux ou la main-d'œuvre nécessaires pour rendre leur maison à nouveau habitable. Les membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge apportent un soutien vital aux habitants de l'Ukraine, notamment en les aidant à payer leur loyer et les services publics, en remettant en état les centres collectifs accueillant les personnes déplacées et les logements individuels, et en fournissant des matériaux de construction pour la remise en état des maisons. Cependant, de nombreuses personnes, en particulier dans les zones de la ligne de front, continuent de souffrir. 4. Le lourd tribut payé par la population en matière de santé mentale est toujours d'actualité. Le conflit en cours a eu un impact dévastateur sur le bien-être mental des personnes à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Nombreux sont ceux qui ont perdu des êtres chers, leur maison et leurs moyens de subsistance. Des personnes, y compris des enfants, ont été déracinées de leurs communautés. L'incertitude et l'instabilité à long terme pèsent lourdement sur l'esprit de nombreuses personnes. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a apporté un soutien psychosocial à plus de 328 000 personnes au cours de l'année écoulée. Il s'agit là d'un résultat important, mais il y a encore beaucoup plus de personnes qui ont besoin d'une oreille attentive et d'un soutien professionnel pour leur santé mentale. 5. Pour beaucoup, l'accès aux services médicaux est limité L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé plus de 700 attaques visant des établissements de santé en Ukraine depuis février 2022. De nombreux hôpitaux et établissements médicaux ont été détruits ou gravement endommagés, laissant les gens - en particulier ceux qui vivent près des lignes de front - avec peu ou pas d'accès aux services médicaux lorsqu'ils en ont le plus besoin. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continue de fournir des médicaments de base et du matériel médical aux établissements de santé dans toute l'Ukraine. Ensemble, nous avons lancé près de 100 unités médicales mobiles qui fournissent des soins médicaux vitaux aux personnes vivant dans des zones difficiles d'accès dans tout le pays. L'IFRC finance un centre de santé dans la ville d'Uzhhorod, géré par la Croix-Rouge ukrainienne, qui fournit des services de santé essentiels aux personnes vulnérables et aux déplacés internes. Les fonds provenant de notre appel d'urgence aident également la Croix-Rouge ukrainienne à fournir des soins à domicile et des services de réadaptation aux personnes âgées, aux personnes avec un handicap et aux anciens combattants blessés. 6. L'infrastructure énergétique du pays a été gravement endommagée Alors que la saison froide est maintenant terminée et que la fourniture d'énergie en Ukraine s'est quelque peu rétablie, les institutions sociales et sanitaires à travers l'Ukraine continuent de faire face à la menace de pénuries d'électricité récurrentes. Ces établissements, en particulier ceux situés sur la ligne de front, souffrent souvent de coupures d'électricité, privant la population locale de services de base. L'IFRC a déjà livré 130 générateurs de grande puissance à l'Ukraine au cours de l'hiver dernier. Toutefois, le pays a encore besoin d'aide pour assurer la fourniture de services publics de base aux millions de personnes touchées par le conflit. 7. L'économie du pays a été gravement affectée En 2022, l'Ukraine a connu une baisse stupéfiante de 35 % de son PIB et un taux d'inflation annuel choquant de 30 %. Cela signifie que les familles à travers le pays luttent contre la montée en flèche des coûts de la nourriture et du loyer. Pour de nombreux ménages, les économies ont été pratiquement épuisées, laissant les gens dans une situation financière difficile et incertaine. Les Sociétés nationales d'Ukraine et des régions avoisinantes, soutenues par l'IFRC, ont mis en place plusieurs programmes d'assistance en espèces pour aider les plus vulnérables à s'en sortir. La crise se poursuit : quelle sera la prochaine étape ? Bien que cette crise ne fasse plus la une des journaux, le monde ne peut pas oublier ce qui se passe en Ukraine. L'année dernière, notre Mouvement a travaillé sans relâche pour soutenir les personnes touchées en Ukraine et au-delà. Mais malgré nos efforts, l'ampleur de cette crise exige un soutien et une attention accrus et continus. Grâce à son rôle d'auxiliaire et à sa présence permanente en Ukraine, la Croix-Rouge ukrainienne est la mieux placée pour soutenir les personnes touchées aujourd'hui et à l'avenir. Le réseau de l'IFRC continuera à soutenir la Croix-Rouge ukrainienne et les personnes touchées, aussi longtemps qu'elles auront besoin de nous. -- Cliquez ici pour accéder à l'appel d'urgence récemment révisé de l'IFRC pour l'Ukraine et les pays touchés. Et si vous souhaitez soutenir notre travail qui sauve des vies, merci de faire un don pour notre appel d'urgence ici.

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Communiqué de presse

L'IFRC accroît son soutien au Soudan pour venir en aide aux personnes en déplacement et à celles vivant dans des zones à risque

Khartoum/Nairobi/Genève, le 4 mai 2023 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence pour soutenir le Croissant-Rouge soudanais afin qu'il puisse apporter une assistance à 200 000 personnes affectées par le récent conflit. Depuis que les combats ont éclaté dans plusieurs régions du pays le 15 avril 2023, l'accès aux services de base tels que les soins de santé et l'approvisionnement en eau s'est détérioré. De nombreuses familles ne peuvent accéder à la nourriture, aux médicaments ou à l'eau par crainte d'être prises entre deux feux et en raison de l'escalade des prix. Environ 15 millions de personnes avaient déjà besoin d'une aide humanitaire avant le conflit. Farid Abdulkadir, chef du cluster pays de l'IFRC pour le Soudan, a déclaré : « Malgré ces circonstances difficiles, les volontaires du Croissant-Rouge soudanais sont restés sur le terrain, apportant un soutien psychosocial et des premiers secours depuis le début des combats. Ceux qui se trouvent à proximité des hôpitaux travaillent aux côtés du personnel soignant et fournissent un soutien médical». Les dégâts causés par les combats sont immenses et la population devra reconstruire sa vie dans les mois à venir. Nombreux sont ceux qui se sont déplacés vers les pays voisins en quête de sécurité ou d'assistance médicale. Cela a conduit à la séparation des familles, provoquant une pression psychologique supplémentaire sur les communautés qui sont forcées de prendre des décisions entre rester et partir. «Cela signifie que de nombreuses personnes restent à l'intérieur du Soudan parce qu'elles ne sont pas en mesure de faire ce choix et que d'autres ne peuvent pas partir parce qu'elles n'en ont pas les moyens. Toutes ces personnes ont besoin d'aide et nous voulons travailler aux côtés du CRS pour veiller à ce que le plus grand nombre possible de personnes reçoivent l'assistance dont elles ont besoin», a déclaré M. Abdulkadir. Par le biais du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF), l'IFRC a précédemment activé des fonds pour soutenir la mobilisation de volontaires pour aider aux activités d'urgence dans toutes les branches de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Soudan. En lançant cet appel d'urgence, l'IFRC a besoin de 30 millions de francs suisses pour aider la Croix-Rouge soudanaise à fournir une assistance humanitaire vitale aux personnes qui se trouvent dans des zones à risque et qui se déplacent. La Croix-Rouge soudanaise comptent 18 branches et 40 000 volontaires répartis dans tout le pays, y compris aux frontières avec l'Égypte, le Tchad, l'Éthiopie, le Sud-Soudan et la République centrafricaine. Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de ces pays ont également été mobilisées pour apporter une aide humanitaire aux personnes qui traversent les frontières en quête de sécurité. Pour plus d'informations ouj pour arranger une interview, merci de contacter: [email protected] A Nairobi: Rita Nyaga, +254 722 527553, [email protected] A Geneva: Anna Tuson, +41 79 895 6924 Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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Urgence

Soudan: Une urgence complexe

Depuis le début des combats au Soudan, des millions de personnes ont été déplacées ou se retrouvent bloquées, sans accès à la nourriture, à l’eau potable ou aux soins de santé, et la crise s’aggrave de jour en jour. La Société du Croissant-Rouge soudanais fournit des premiers secours vitaux, une aide d’urgence et un soutien aux familles déplacées dans tout le pays, mais elle a besoin de ressources supplémentaires pour venir en aide à toutes les personnes dans le besoin.

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Communiqué de presse

Malawi : La Croix-Rouge intensifie sa réponse à la pire épidémie de choléra depuis deux décennies

Malawi, 25 janvier 2023 - Le Malawi est actuellement confronté à la pire épidémie de choléra qu'il ait connue depuis deux décennies, avec plus de 29 000 cas signalés et plus de 900 morts. La Croix-Rouge du Malawi, en partenariat avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et ses partenaires nationaux - le consortium dirigé par la Croix-Rouge danoise et la Croix-Rouge suisse - intensifie sa réponse au choléra pour venir en aide à plus de deux millions de personnes. Depuis le premier cas enregistré en février 2022, les cas ont continué à se propager, les 29 districts étant tous touchés. Le choléra met désormais plus de 10 millions de personnes en danger, dont plus de cinq millions d'enfants. «La Croix-Rouge du Malawi s'engage à continuer à soutenir le gouvernement du Malawi dans sa réponse à l'épidémie de choléra et aux autres urgences sanitaires. Nous sommes reconnaissants envers l'IFRC et les autres partenaires du Mouvement pour le financement et l'assistance technique qu'ils continuent d'apporter au plan de réponse au choléra de la Croix-Rouge du Malawi», a déclaré McBain Kanongodza, secrétaire général de la Croix-Rouge du Malawi. Selon la mise à jour du ministère de la Santé du Malawi sur le choléra le 22 janvier 2023, plus de 29 364 cas et 960 décès ont été signalés, ce qui laisse le taux de mortalité à 3,27 %, ce qui est considérablement plus élevé que le taux acceptable de moins de 1 % fixé par l'OMS. La Croix-Rouge du Malawi fournit déjà des traitements vitaux au niveau communautaire en administrant une thérapie de réhydratation orale. Les volontaires s'assurent que l'approvisionnement en eau est sûr et que les installations sanitaires fonctionnent. Ils font également du porte-à-porte pour sensibiliser la population à la prévention de la propagation de la maladie. Avec la saison des pluies, il est essentiel que les gens prennent des précautions pour se protéger et protéger leurs familles. «Nous avons suivi l'évolution de la situation sur le terrain depuis l'apparition des premiers cas et nous sommes profondément préoccupés par le fait que cette épidémie se propage dans tous les coins du Malawi. Nous devons soutenir les efforts conjoints du ministère de la santé et de la Croix-Rouge du Malawi dans leur réponse à cette situation dévastatrice. Alors que l'épidémie s'aggrave, les partenariats sont essentiels pour garantir que des vies soient sauvées» a déclaré John Roche, chef de la délégation de l'IFRC pour le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe. L'IFRC et ses membres lancent un appel d'urgence en vue de recueillir 5,2 millions de francs suisses, ce qui permettra à la Croix-Rouge du Malawi d'atteindre 1 385 391 personnes supplémentaires ayant besoin d'aide. La Croix-Rouge du Malawi et ses partenaires dont l'IFRC ont l'intention de cibler 15 districts touchés, les objectifs principaux étant de prévenir et de contrôler la propagation de l'épidémie, de réduire la morbidité et la mortalité dues au choléra et d'améliorer la disponibilité de l'eau potable et des installations sanitaires, grâce à un soutien continu aux communautés et aux bureaux de santé de district. Pour plus d'informations ou pour arranger une interview merci de contacter: A Lilongwe: Felix Washon, +265 999 95 57 21, [email protected] A Harare: Ella Mcsharry, +263 78 689 3350, [email protected] A Naïrobi: Euloge Ishimwe, +254 731 688 613, [email protected] A Genève: Marie Claudet, +1 202 999 8689, [email protected]

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Communiqué de presse

Les maladies hydriques et l'insécurité alimentaire menacent le Pakistan, la Croix-Rouge intensifie ses efforts.

Islamabad / Kuala Lumpur, 7 octobre 2022 - Alors que les crues soudaines au Pakistan continuent de provoquer des vagues de déplacements, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et le Croissant-Rouge du Pakistan renforcent leur assistance humanitaire. Dans un appel d'urgence révisé, l'IFRC sollicite 55 millions de francs suisses pour aider trois fois plus de personnes que prévu initialement. Cette demande accrue est motivée par l'aggravation de la situation, qui se traduit par une recrudescence des maladies transmises par les inondations et l'inaccessibilité des aliments. Dans les zones où les inondations se retirent, les problèmes de santé et d'hygiène, tels que le choléra, la dengue et le paludisme, menacent gravement le bien-être de la population. Le Pakistan a connu des précipitations inhabituelles, trois fois supérieures à celles des trois dernières décennies, qui ont touché 33 millions de personnes, en tuant 1 700 autres et en déplaçant près de 8 millions de personnes de leurs habitations. Des centaines d'employés et de volontaires ont travaillé sans relâche depuis le début de cette catastrophe pour aider les personnes dans le besoin. Une nouvelle étude de la World Weather Attribution - un groupe de scientifiques internationaux, dont ceux du Centre climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge - révèle que le changement climatique a probablement intensifié les précipitations qui ont submergé d'immenses étendues du Pakistan et bouleversé des vies. Plus de deux mois après le début des inondations, l'IFRC et le Croissant-Rouge du Pakistan ont atteint environ 270 000 personnes dans les zones les plus touchées, fournissant une assistance vitale, notamment des tentes, de la nourriture, de l'eau potable et un soutien médical. L'appel révisé renforcera la réponse en cours, en mettant l'accent sur la distribution de nourriture, d'eau, de soins médicaux et d'abris, le tout fourni par des volontaires issus des communautés qu'ils servent. Le Président du Croissant-Rouge du Pakistan, Sardar Shahid Ahmed Laghari, qui a visité les zones touchées avec des équipes d'intervention d'urgence au cours des dernières semaines, déclare : "Les besoins restent considérables et ne cessent de croître, et ils sont différents pour les hommes, les femmes, les garçons et les filles. Notre personnel et nos volontaires sont à l'écoute de ces différents groupes et travaillent avec eux pour les activités de sensibilisation et la mise en oeuvre de nos interventions. Il est essentiel que les besoins des familles soient satisfaits, sinon ces inondations tragiques auront un impact à long terme - tout comme les gens souffrent de l'inflation et de la crise économique actuelles." Grâce à la force de son équipe et de ses volontaires, le Croissant-Rouge du Pakistan a réussi à accéder à des communautés difficiles à atteindre et ayant un besoin urgent d'assistance. L'IFRC et ses partenaires, tels que la Croix-Rouge allemande, la Croix-Rouge norvégienne et le Croissant-Rouge turc, collaborent avec le gouvernement et les groupes humanitaires pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables, en particulier les familles déplacées, les femmes et les enfants. Peter Ophoff, IFRC’s Head of Delegation in Pakistan, remarks: Peter Ophoff, chef de la délégation de l'IFRC au Pakistan, souligne : "Cet appel révisé nous permettra d'aider les plus vulnérables à se remettre sur pied, en particulier ceux qui vivent dans les zones difficiles à atteindre. Avant que les effets persistants de ce désastre ne se transforment en catastrophe, l'IFRC agit maintenant pour intensifier les interventions préventives de santé publique, notamment en améliorant l'accès à l'assainissement et en sensibilisant à l'hygiène autour de la crise sanitaire émergente. Des interventions parallèles seront également menées en matière d'abris, de moyens de subsistance et d'assistance en espèces." Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641 [email protected] A Islamabad: Sher Zaman, +92 51 9250404-6, [email protected] A Genève: Jenelle Eli, +1 202-603-6803, [email protected] Du matériel audiovisuel à l'usage des médias est disponible ici:

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Article

Journée de l'hygiène menstruelle : #NousNousEngageons à lutter contre la stigmatisation, l'exclusion et la discrimination pendant les règles.

Dans le monde entier, des millions de femmes et de jeunes filles sont victimes de stigmatisation, d'exclusion et de discrimination simplement à cause d'une fonction corporelle parfaitement naturelle : leurs règles. Les attitudes négatives et les informations erronées concernant les règles limitent le potentiel des femmes et des filles. Trop souvent, elles n'ont pas accès à l'éducation et à l'emploi, soit parce qu'elles ne disposent pas des équipements et des produits d'hygiène nécessaires pour mener à bien leur vie quotidienne pendant leurs règles, soit parce qu'elles craignent la honte et l'embarras de leur communauté. La sécurité des femmes et des filles est également menacée. En l'absence d'installations d'hygiène adéquates, les femmes peuvent être contraintes d'aller à l'air libre pour répondre à leurs besoins menstruels, ce qui les expose à des dangers physiques et psychologiques. Dans des cas extrêmes, la stigmatisation des règles a coûté tragiquement la vie à des femmes et des filles. À l'IFRC, #NousNousEngageons à lutter contre la stigmatisation, l'exclusion et la discrimination liées aux règles et à améliorer les connaissances, les compétences et les programmes de nos Sociétés nationales en matière de gestion de l'hygiène menstruelle (GHM). Nous nous efforçons d'améliorer les normes en matière de GHM dans l'ensemble de notre réseau, à la fois dans le cadre de nos programmes d'eau, d'hygiène et d'assainissement (EHA) à long terme, mais aussi lors des interventions d'urgence. Parce que les règles ne s'arrêtent pas en cas d'urgence ! Nous nous concentrons sur trois domaines principaux : La fourniture de serviettes hygiéniques et d'articles de santé menstruelle dans le cadre de notre aide humanitaire; L'engagement communautaire pour démystifier les règles, éduquer les femmes et les filles sur la façon de les gérer en toute sécurité et combattre les attitudes négatives, en particulier chez les hommes et les garçons. Cela implique également de plaider auprès des gouvernements pour des activités plus nombreuses et de meilleure qualité en matière de GHM; Mettre en place des installations EHAconçues en tenant compte des besoins supplémentaires des femmes et des filles en période de menstruation. Beaucoup de nos Sociétés nationales font déjà un travail fantastique dans ce domaine. Voyons-en quelques-unes ! Au Liban Avec le soutien du Fonds d'innovation humanitaire d'Elrha, la Croix-Rouge libanaise s'est associée à l'IFRC, à la Croix-Rouge britannique et à la société de conseil ARUP pour développer des latrines et des installations de bain/de blanchissage inclusives et adaptées à la GHM. Ils se sont concentrés sur les femmes vivant dans des camps de tentes informels près de la frontière syrienne. En s'adressant aux femmes de ces campements, les équipes de la Croix-Rouge libanaise ont appris que les femmes utilisent principalement des serviettes jetables pendant leurs règles, ou un tissu en cas d'urgence, qu'elles brûlent après une seule utilisation. Les femmes ont expliqué que si elles disposaient d'un espace sûr, accessible et privé à utiliser, séparé des installations des hommes et doté de méthodes d'élimination discrètes, elles mettraient leurs serviettes usagées à la poubelle. Sur la base de ce feedback, la Croix-Rouge libanaise a mis en oeuvre des installations EHA d'urgence qui tenaient compte des besoins de ces femmes. Elle a élaboré un manuel qui peut être adapté et utilisé par d'autres Sociétés nationales et partenaires. Ce manuel contient des recommandations sur la meilleure façon d'aborder les besoins périodiques des femmes et des filles de manière sensible et efficace. Cliquez ici pour en savoir plus sur le projet. Au Pakistan Bien que les menstruations soient considérées comme naturelles et un signe de maturité pour les femmes au Pakistan, elles sont également perçues comme sales, honteuses et devant être gérées en silence. Les hommes sont généralement chargés de décider des installations et des services de santé menstruelle offerts aux femmes et aux filles, mais ils les impliquent ou les consultent rarement sur leurs besoins. La Croix-Rouge suisse a travaillé avec l'Université Aga Khan au Pakistan pour mettre en place des coins spéciaux GHM dans les hôpitaux - des espaces sécurisés dans lesquels les femmes et les filles pouvaient recevoir des informations et des conseils sur l'hygiène menstruelle et la santé reproductive. Ils ont organisé des séances de fabrication de serviettes hygiéniques avec des hommes et des femmes pour les sensibiliser aux bonnes pratiques d'hygiène. Enfin, ils ont identifié des "champions GHM" influents qui diffusent désormais ces connaissances et s'attaquent à la stigmatisation des règles au sein de leurs communautés. Au Malawi Pour de nombreuses filles au Malawi, maîtriser leurs règles reste un défi en raison du manque d'accès à l'information, aux produits hygiéniques et à des installations EHA adéquates, en particulier dans les écoles. La Croix-Rouge du Malawi, avec le soutien de la Croix-Rouge suisse, a mené une recherche à méthode mixte auprès de plus de 500 élèves pour comprendre les connaissances, les attitudes et les pratiques des filles et des garçons en matière de règles. Elles ont découvert que : Plus de la moitié des filles auxquelles elles ont parlé n'avaient jamais entendu parler desmenstruations avant qu'elle ne débute; Les filles ayant une meilleure connaissance utilisaient de meilleures pratiques de GHM et séchaient moins l'école; Il est intéressant de noter que les connaissances accrues des garçons en matière de GHM sont associées à des niveaux plus élevés de moqueries et à un absentéisme plus important des filles pendant leurs règles. La Croix-Rouge du Malawi a depuis utilisé cette recherche pour informer son travail en matière de GHM afin qu'il réponde mieux aux besoins des filles. Elle a construit des toilettes adaptées aux femmes dans les écoles, produit des produits d'hygiène menstruelle réutilisables, dispensé des formations aux enseignants et aux groupes de parents et plaidé en faveur d'un renforcement des activités de santé menstruelle au niveau de la communauté et du district. En Argentine Pendant la pandémie de COVID-19, il a été constaté que les personnes transgenres en Argentine avaient des difficultés à accéder aux articles d'hygiène menstruelle. En étroite coordination avec deux organisations spécialisées locales qui soutiennent et défendent les personnes transgenres, la Croix-Rouge argentine a distribué des kits d'hygiène comprenant des serviettes hygiéniques, des tampons et des coupes menstruelles. Les hommes transgenres ont fourni des recommandations et sélectionné les articles menstruels appropriés pour les kits. La distribution des kits s'est accompagnée d'ateliers virtuels sur la santé sexuelle et l'utilisation correcte des coupes menstruelles. La Croix-Rouge argentine a également mis en place une ligne de conseil sanitaire afin d'offrir un soutien psychosocial à toute personne qui en avait besoin. Ressources d'apprentissage et plus d'informations sur la GHM : Découvrez encore plusd'études de cas sur les activités MHM de nos Sociétés nationales dans cette collection. Explorez notre multitude de conseils pratiques, d'outils et de ressources de plaidoyer sur l'hygiène menstruelle sur notre site dédié à EHA ici. Visitez la page EHA sur le site de l'IFRC. Visitez la page de la campagne mondiale de la Journée de l'hygiène menstruelle pour plus d'informations sur le thème de cette année. Contactez notre responsable WASH en santé publique, Alexandra Machado, pour toute question relative à la gestion de l'hygiène menstruelle : [email protected] -- *Nous reconnaissons que toutes les personnes qui ont leurs règles ne s'identifient pas comme des femmes, et que toutes les femmes n'ont pas leurs règles.

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Communiqué de presse

Philippines : De nouvelles données révèlent que le typhon Rai a détruit 1,5 million de maisons.

Kuala Lumpur/Manille, 25 janvier 2022 - De nouvelles évaluations révèlent l'ampleur des dégâts causés par le super typhon Rai qui s'est abattu sur les Philippines il y a un peu plus d'un mois. La tempête a détruit ou endommagé 1,5 million de maisons, soit plus que tout autre typhon de ces dernières décennies. La Croix-Rouge philippine renforce son soutien en matière d'abris en transportant des scies à table, des tronçonneuses et des générateurs dans les zones les plus durement touchées par le typhon, notamment les îles de Cebu, Bohol, Palawan, Siargao et Dinagat. Ces équipements permettent aux charpentiers de la Croix-Rouge et aux volontaires formés de transformer des millions de cocotiers tombés au sol en bois de coco afin de reconstruire des maisons plus sûres et plus solides dans les zones les plus touchées. Les charpentiers forment la population locale à la construction de maisons plus sûres, afin de fournir un salaire aux familles qui ont perdu leurs moyens de subsistance, y compris le matériel agricole et de pêche dont elles dépendaient pour gagner leur vie. Le président de la Croix-Rouge philippine, Richard Gordon, a déclaré : "C'est un désastre bien plus important que ce que le monde a réalisé il y a un mois. Les personnes qui dépendaient de l'agriculture, de la pêche et du tourisme ne peuvent plus gagner leur vie. Des millions de personnes n'ont pas de toit au-dessus de leur tête. "La Croix-Rouge apporte son soutien à 30 000 familles en leur fournissant des matériaux de couverture tels que des tôles ondulées et des bâches pour les protéger du soleil et de la pluie, mais nous avons besoin d'un soutien international plus important pour répondre à l'énorme besoin de maisons plus sûres et plus solides pour des millions de personnes. "Le typhon survient au milieu d'une pandémie et d'une campagne politique, qui détournent l'attention de ce qui est véritablement une catastrophe. Il ne faut pas que cela tombe dans l'oubli demain matin". Le chef du bureau national de l'IFRC aux Philippines, Alberto Bocanegra, a déclaré : "Cela fait un peu plus d'un mois que le typhon Rai s'est abattu sur les Philippines, mais des millions de personnes ont encore besoin d'une aide humanitaire urgente, notamment pour se loger, s'approvisionner en eau potable et bénéficier de soins de santé. "Les données d'évaluation révèlent que ce super typhon a causé une énorme dévastation, détruisant ou endommageant plus de maisons que toute autre tempête de ces dernières décennies. "Les Philippins sont résistants, et ils reconstruisent, avec le soutien de la Croix-Rouge philippine et d'autres agences, mais il faut faire davantage pour aider les gens à reconstruire leurs maisons brisées." La Croix-Rouge philippine est sur le terrain depuis le passage du super typhon et a déjà apporté à 36 000 personnes une aide d'urgence pour la construction d'abris, notamment des trousses à outils, des matériaux de construction et des bâches pour aider les gens à installer des abris temporaires et à commencer à reconstruire. Les équipes d'urgence fournissent des batteries de cuisine, des kits de couchage, des oreillers, des matelas, des draps de lit, des couvertures et des vêtements. Un soutien à plus long terme est nécessaire pour permettre aux familles de reconstruire leur maison en toute sécurité, en particulier celles qui sont vulnérables, qui vivent sur des îles isolées et dans des zones éloignées ou difficiles d'accès. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) codirige le Shelter Cluster Philippines avec le gouvernement philippin afin d'évaluer l'impact du typhon sur les ménages, de coordonner et de hiérarchiser les travaux d'abris d'urgence avec tous les partenaires. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel de 20 millions de francs suisses pour venir en aide à plus de 400 000 personnes pendant 24 mois. La priorité absolue est d'aider les personnes à reconstruire des abris plus sûrs, notamment en fournissant des matériaux de logement d'urgence et des articles essentiels, en remplaçant les maisons détruites et en apportant un soutien juridique sur les questions de logement, de terres et de propriété. Pour plus d'information, veuillez contacter: Bureau Asie-Pacifique de l'IFRC: Antony Balmain, +60 12 230 845, [email protected] Délégation philippine de l'IFRC: Karina Coates, +61 (0) 404 086 006, [email protected]

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Communiqué de presse

Tonga : L'aide s'intensifie après l'éruption et le tsunami

Kuala Lumpur/Suva, 26 janvier 2022 - Les équipes de secours locales fournissent d'urgence des fournitures aux communautés des Tonga, durement touchées par une éruption volcanique et un tsunami qui ont détruit des centaines de maisons et laissé des milliers de personnes sans eau potable. Les dons sont en train d'être déchargés après que l'aéroport ait été débarrassé des cendres, permettant ainsi aux avions d'atterrir en toute sécurité. Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge de Tonga sont venus en aide aux populations dès le déclenchement de l'alerte au tsunami et ont intensifié l'acheminement d'eau potable, d'abris temporaires et d'autres fournitures de secours essentielles à travers les nombreuses îles du pays. Sione Taumoefolau, secrétaire général de la Croix-Rouge de Tonga, a déclaré : Sione Taumoefolau, secrétaire général de la Croix-Rouge de Tonga, a déclaré : "Cette catastrophe a secoué le peuple de Tonga comme nous ne l'avions jamais vu de notre vie. Le tsunami a balayé des maisons et des villages, mais nous sommes déjà en train de reconstruire au milieu des cendres. "Après avoir été coupés du monde, nous sommes très reconnaissants pour les secours qui arrivent sur nos côtes. Nos équipes de la Croix-Rouge utilisent des bateaux et des camions pour transporter ces articles vitaux jusqu'aux communautés qui ont besoin d'abris, d'eau et d'autres produits de première nécessité. "Il est urgent que les gens aient accès à des sources d'eau potable dans les jours et les semaines à venir. Des cendres se sont déposées dans les réservoirs d'eau, ce qui nécessite un temps de sédimentation et un traitement minutieux avant utilisation. Elles ont aussi recouvert une grande partie du pays, y compris les maisons et les cultures. "Il est essentiel de nettoyer ces cendres pour éviter qu'elles ne s'infiltrent dans les réserves d'eau lors des prochaines pluies. "L'hébergement est une priorité absolue pour les familles dont les maisons ont été complètement détruites par le tsunami. Les gens ont tout perdu. Nous devons apporter une aide immédiate, puis nous tourner vers le long terme. Ce sera une période difficile, mais nous nous en remettrons." Afin de soutenir les efforts de notre réponse locale, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ( IFRC ) a lancé un appel d'urgence de 2,5 millions de francs suisses pour fournir une aide d'urgence comprenant de l'eau potable, des bâches, des matériaux pour les abris, y compris des kits d'outils pour la reconstruction, des articles ménagers tels que des ustensiles de cuisine et des kits d'hygiène. Katie Greenwood, chef de délégation de l'IFRC pour le Pacifique, a déclaré : "Alors que les dommages subis par certaines îles sont vraiment dévastateurs, il est réconfortant de voir que la Croix-Rouge et les gouvernements du monde entier apportent leur aide à la population durement touchée de Tonga, en permettant la fourniture de services et d'articles de première nécessité. "Une réponse humanitaire bien coordonnée, qui rassemble les gouvernements et les organisations internationales pour soutenir les agences locales comme la Croix-Rouge de Tonga, est cruciale dans le Pacifique. Ces partenariats sont essentiels à la fourniture efficace de l'aide immédiate et du soutien à plus long terme." Pour de plus amples informations, veuillez contacter: A Suva: Soneel Ram, +679 9983 688, [email protected] Bureau de l'Asie-pacifique: Joe Cropp, +61 491 743 089, [email protected] Bureau de l'Asie-pacifique: Antony Balmain, +60 12 230 8451, [email protected]