Ouragan

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Communiqué de presse

Moins d’ouragans ne signifie pas moins de risques : l’IFRC renforce la préparation à travers les Amériques.

Panama City, 1er juin 2026 — Bien que les prévisions annoncent une saison des ouragans inférieure à la moyenne dans l’océan Atlantique, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a rappelé aujourd’hui qu’une forte activité cyclonique est attendue dans le Pacifique oriental. L’organisation a appelé à des investissements soutenus dans la préparation, l’action anticipative et les systèmes d’alerte précoce dans plus de 25 pays d’Amérique centrale, d’Amérique du Nord et des Caraïbes exposés aux cyclones tropicaux.Pour la saison 2026 dans le bassin atlantique, qui s’étend du 1er juin au 30 novembre, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) prévoit, avec une probabilité de 55 %, une activité cyclonique inférieure à la moyenne historique de 14 tempêtes nommées et sept ouragans.Cette année, selon la NOAA, la saison pourrait compter entre huit et 14 tempêtes nommées. Parmi celles-ci, trois à six deviendraient des ouragans, dont un à trois ouragans majeurs — c’est-à-dire de catégorie 3 ou plus.En revanche, l’agence prévoit, avec une probabilité de 70 %, une saison plus active dans l’océan Pacifique oriental, avec entre 15 et 22 tempêtes nommées. Parmi elles, neuf à 14 deviendraient des ouragans, et cinq à neuf pourraient atteindre le stade d’ouragan majeur.« Nous le répéterons encore et encore : une seule tempête suffit pour détruire des communautés, submerger les services publics, déplacer et mettre en danger des centaines de milliers de personnes », a déclaré Cristian Torres, Directeur régional adjoint de l’IFRC pour les Amériques. « Les prévisions sont essentielles pour nous permettre d’agir avant que les catastrophes ne frappent, mais au-delà du nombre de tempêtes attendues, il est indispensable de réduire la vulnérabilité des populations, d’élargir la couverture des systèmes d’alerte précoce, et de développer, financer et tester des protocoles interinstitutionnels capables de les protéger contre les multiples risques auxquels elles sont confrontées », a-t-il ajouté.Dans le cadre de son engagement en matière de préparation, l’IFRC a déjà prépositionné au Panama, à Saint-Domingue et dans d’autres sites stratégiques de la région des stocks de secours suffisants pour fournir une assistance immédiate à jusqu’à 60 000 personnes affectées par une urgence de grande ampleur. Ces stocks comprennent notamment des kits d’hygiène et de cuisine, des moustiquaires, des bâches, des outils de nettoyage et de construction, des lampes solaires, des unités de traitement de l’eau ainsi que des produits de purification de l’eau.Consciente que la mobilisation rapide de l’aide humanitaire nécessite la participation, les connaissances et la collaboration de multiples acteurs, l’IFRC s’appuie également sur des exercices de simulation comme outil essentiel pour tester les mécanismes et protocoles de réponse aux crises et catastrophes.Le plus récent, organisé en mai dernier, visait à mesurer et améliorer les délais de mobilisation, les procédures douanières et la capacité de réponse interinstitutionnelle du Salvador, du Guatemala et du Honduras face à d’éventuelles inondations causées par des ouragans.L’exercice a impliqué le déploiement d’équipes et d’équipements spécialisés de la Croix-Rouge dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH) à travers ces trois pays. L’initiative a réuni les autorités de protection civile, les services douaniers et les ministères des affaires étrangères, ainsi que les Sociétés nationales de la Croix-Rouge. Elle a bénéficié du soutien du financement humanitaire de l’Union européenne et de la Croix-Rouge allemande, et a été mise en œuvre dans le cadre du Mécanisme régional d’assistance humanitaire internationale, l’instrument du Système d’intégration centraméricain (SICA) destiné à organiser, faciliter et coordonner l’assistance humanitaire entre ses pays membres.Une autre mesure de préparation promue par l’IFRC avant la saison des ouragans est l’adoption de protocoles d’action précoce. Ces protocoles regroupent des mesures convenues à l’avance entre les communautés, les autorités et la Croix-Rouge, qui sont déclenchées lorsque certains seuils de risque sont atteints. Selon le contexte, ces actions peuvent inclure des transferts monétaires avant une urgence afin de protéger les habitations et les moyens de subsistance, le déplacement de biens essentiels, le renforcement des infrastructures critiques ou encore l’évacuation des personnes les plus vulnérables.Lorsque ces systèmes fonctionnent, les communautés reçoivent des alertes en temps opportun, les autorités disposent de davantage de temps pour coordonner les évacuations, et les équipes humanitaires peuvent mobiliser l’aide avant même que l’impact ne se produise. Rien qu’en Amérique centrale, l’IFRC dispose actuellement de cinq protocoles d’action précoce pour les inondations et les tempêtes tropicales, soutenus financièrement par son Fonds d’urgence pour les interventions en cas de catastrophe (IFRC-DREF).« Le prépositionnement des articles de secours, les exercices de simulation et les protocoles d’action précoce permettent de protéger des vies, de réduire les pertes économiques et d’accélérer le relèvement après une catastrophe », a expliqué Torres. « Mais les règles peuvent également sauver des vies et renforcer la résilience des communautés. C’est pourquoi nous appelons tous les pays de la région à faire progresser le traité international pour la protection des personnes en situation de catastrophe, actuellement en consultation aux Nations Unies. »Ce traité vise à garantir que la protection des personnes exposées ou affectées par des catastrophes ne dépende pas du hasard, mais d’engagements clairs et d’une action coordonnée. Son adoption, attendue en 2027, faciliterait la coopération internationale et réduirait les obstacles susceptibles de retarder l’arrivée de l’aide. Il améliorerait également les conditions permettant aux Sociétés de la Croix-Rouge, en tant qu’auxiliaires des pouvoirs publics, de continuer à assister les personnes les plus vulnérables : les femmes, les filles, les personnes âgées, les personnes en déplacement ou vivant avec un handicap, ainsi que les communautés touchées par la violence et la pauvreté.Cette saison, marquée par l’influence du phénomène El Niño à venir, illustre comment les risques peuvent se déplacer et prendre différentes formes à travers le continent. Alors que la Grenade, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Barbade, la Jamaïque, Cuba, Haïti et la République dominicaine poursuivent leur relèvement après les ouragans Beryl, Oscar, Rafael et Melissa, d’autres zones font face à des menaces différentes. Le corridor sec d’Amérique centrale, certaines parties du Chili et des régions andines se préparent à d’éventuelles sécheresses, tandis que l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay anticipent de fortes pluies et des inondations.Dans tous ces pays, les équipes de la Croix-Rouge travaillent déjà avec les communautés afin de renforcer leur préparation.Dans ce contexte, où les risques climatiques, sanitaires et sociaux s’accumulent et se chevauchent de plus en plus fréquemment, l’IFRC appelle à investir sans délai dans des mesures permettant aux États, aux communautés et à la Croix-Rouge elle-même de mieux protéger les populations face à des scénarios multirisques. Car, comme cela a été souligné lors de la récente XXXIIIe Conférence pré-ouragans et risques récurrents de l’IFRC, lorsque les risques s’accumulent, la différence entre un aléa et une crise humanitaire se joue généralement avant l’impact — dans le niveau de préparation déjà en place et dans la capacité d’agir avant que la catastrophe ne survienne.Pour plus d'informations: [email protected] Panama: Susana Arroyo +50769993199A Genève: Paolo Cravero +41 79 894 83 96

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Article

Les volontaires locaux et les nouvelles sources d’énergie soutiennent la réponse de la Croix-Rouge cubaine à l’ouragan Melissa, six mois après la tempête.

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Communiqué de presse

De la réponse au relèvement : la Présidente de l’IFRC rend hommage aux volontaires et aux jeunes de la Croix-Rouge jamaïcaine

St. Catherine, Jamaïque, 21 janvier 2026 – La Croix-Rouge jamaïcaine a accueilli la semaine dernière la Présidente de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), Mme Kate Forbes. Cette visite a mis en lumière de manière marquante le relèvement, la résilience et l’engagement des volontaires qui portent la réponse humanitaire de la Jamaïque, trois mois après le passage de l’ouragan Melissa dans le pays.Au siège national de la Croix-Rouge jamaïcaine, à St. Catherine, des volontaires et des jeunes de la Croix-Rouge ont animé la salle par des chants, des poèmes et des messages d’unité, de courage et d’humanité — un vibrant témoignage de la compassion qui a soutenu les communautés face aux pertes et tout au long de la reconstruction. Les volontaires ont été officiellement reconnus pour leur dévouement exceptionnel à la suite de l’ouragan, alors même que beaucoup d’entre eux avaient été personnellement touchés.« Le relèvement est souvent la phase la plus négligée d’une catastrophe, alors qu’il s’agit du moment où la dignité est restaurée et où les avenirs se reconstruisent », a déclaré la Présidente de l’IFRC, Kate Forbes. « Ce que j’ai vu en Jamaïque représente le véritable cœur de l’action humanitaire : des volontaires locaux, en particulier des jeunes, qui font preuve de courage, de créativité et d’attention envers leurs communautés. »La Croix-Rouge jamaïcaine était déjà active dans les communautés avant l’arrivée de l’ouragan Melissa, en prenant des mesures anticipatoires, en appuyant les alertes et les évacuations, et en prépositionnant l’aide au profit des familles les plus à risque. Depuis que l’ouragan Melissa a frappé l’île, la Croix-Rouge jamaïcaine a soutenu plus de 28 000 personnes grâce à la distribution de matériaux d’abri, d’eau potable, de services de santé, de soutien psychosocial, ainsi qu’une assistance en espèces pour répondre aux besoins les plus urgents.Au cours de sa visite, la Présidente Forbes s’est rendue dans des cliniques de santé mobiles à Darliston et à Savanna-la-Mar, rendues possibles grâce au leadership des volontaires et du personnel de la Croix-Rouge jamaïcaine, en partenariat avec le ministère de la Santé et du Bien-être, ainsi qu’avec la Croix-Rouge canadienne. Ces cliniques mobiles renforcent l’accès aux soins de santé primaires dans des communautés qui poursuivent encore le long chemin du relèvement.La Présidente de la Croix-Rouge jamaïcaine, Mme Allasandra Chung, a souligné l’importance de cette visite et de l’hommage rendu aux volontaires. « Cette visite confirme que le relèvement ne consiste pas seulement à reconstruire des infrastructures, mais aussi à restaurer l’espoir », a déclaré Chung. « Le service de nos volontaires est inestimable, et cette reconnaissance revient à chaque volontaire et membre de la jeunesse qui a choisi l’humanité face à l’adversité. »La visite de la Présidente Forbes réaffirme l’engagement à long terme de l’IFRC à soutenir le relèvement de la Jamaïque après l’ouragan Melissa, ainsi que le rôle essentiel des volontaires dans la reconstruction de communautés plus fortes et plus résilientes.Pour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez nous contacter à l'adresse: [email protected] Jamaïque : Chloe Govindasamy, [email protected]À Genève: India Roberts-Smillie, +41 763 726 251

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Communiqué de presse

Le soutien international limité compromet le rétablissement des populations touchées par l'ouragan Melissa à Cuba

Santiago de Cuba / Panama / Genève, 21 novembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a averti que les besoins humanitaires de la population touchée par l’ouragan Melissa dans l’est de Cuba augmentent plus rapidement que le soutien international nécessaire pour fournir une aide humanitaire à court et moyen terme.Trois semaines après que Melissa a touché terre à Cuba, les données de la Défense civile et du Système des Nations Unies indiquent que plus de 2,2 millions de personnes ont été affectées, principalement dans les provinces de Santiago de Cuba, Granma et Holguín. En outre, la perte de plus de 150 000 hectares de cultures menace la sécurité alimentaire, et les dommages subis par plus de 155 000 habitations exposent la population aux épidémies de dengue, d’oropouche et de chikungunya déclarées dans le pays. De plus, les coupures d’électricité limitent le fonctionnement des usines de traitement de l’eau et des services de santé, en particulier à Santiago de Cuba, où 500 000 personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité.« D’innombrables familles ont tout perdu : toits, matelas, nourriture, animaux, des biens essentiels à la survie dans la dignité et le bien-être », a déclaré Carlos Pérez Díaz, président exécutif de la Croix-Rouge cubaine. « Dès la première minute, les équipes de la Croix-Rouge cubaine se sont rendues dans les zones les plus touchées par Melissa pour distribuer de l’aide et offrir un soutien psychosocial, mais nos efforts restent insuffisants face à l’ampleur des besoins que nous constatons, en particulier dans les zones rurales et dans les zones côtières où Melissa a touché terre. »Les 20 premières tonnes d’aide de l'IFRC, arrivées à Cuba par voie aérienne le 2 novembre, ont déjà été entièrement distribuées par les volontaires de la Croix-Rouge cubaine. Cet envoi comprenait des kits de cuisine, d’hygiène et de couchage, des couvertures, des moustiquaires, des lampes solaires, des bâches en plastique et des kits d’outillage. Ces articles ont été remis aux familles dont les maisons ont été détruites, aux personnes âgées vivant seules, aux personnes en situation de handicap, ainsi qu’aux femmes enceintes ou aux femmes ayant des enfants ou des personnes dépendantes à leur charge.« La préposition de fournitures humanitaires dans notre hub logistique au Panama nous a permis d’acheminer une aide vitale dans les 72 premières heures après le passage de l’ouragan Melissa, et la capacité d’organisation et de coordination de la Croix-Rouge cubaine nous a permis de la distribuer en un temps record », a déclaré Cristian Torres Bermeo, directeur adjoint de l'IFRC pour les Amériques. « Nous avons l’expérience, la capacité opérationnelle et la présence locale nécessaires pour atteindre les zones les plus vulnérables, mais nous avons besoin de davantage de soutien financier afin d’aider les milliers de familles qui nécessitent encore une assistance urgente et, dès que les conditions le permettront, de passer à la phase de relèvement précoce. »Le 31 octobre, l'IFRC a lancé un appel d’urgence visant à récolter 15 millions de francs suisses (18 millions USD) pour fournir, sur deux ans, une aide d’urgence, un soutien au relèvement précoce et au renforcement de la résilience à 100 000 personnes. Les contributions reçues par l’organisation ne représentent que 16,3 % du montant requis, alors que les besoins sur l’île continuent d’augmenter.L’appel d'urgence international de l'IFRC restera ouvert pendant les 24 prochains mois. Les gouvernements, les entreprises, les fondations et même les particuliers peuvent apporter des ressources qui permettront aux communautés de reconstruire leurs maisons, de se protéger contre les maladies transmises par les moustiques, de prendre soin de leur santé mentale, de reprendre des activités productives, de compter sur l’énergie solaire pour faire face aux coupures d’électricité et de se préparer à la prochaine saison des ouragans.L'IFRC possède une solide expérience dans la mise en œuvre d’opérations humanitaires à Cuba. En travaillant main dans la main avec la Croix-Rouge cubaine – et son réseau de plus de 35 000 volontaires – et en coordination avec les autorités publiques ainsi que les acteurs humanitaires nationaux et internationaux, elle a répondu à des dizaines d’ouragans et de tempêtes, notamment Ian, Oscar, Rafael, Matthew, Irma et Sandy, toujours guidée par ses principes fondamentaux et avec des interventions fondées sur des évaluations des besoins et un dialogue avec les communautés affectées.Pour plus d'informations où pour demander d'interview merci d'écrire à l'adresse [email protected] Santiago, CubaSusana Arroyo Barrantes, +507 69993199Au PanamaMaría Victoria Langman, +507 65501090A GenèveNora Peter +36 70 953 7709

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Communiqué de presse

Du tremblement de terre aux typhons : les Philippines face à une succession de catastrophes implacables

Manille/Kuala Lumpur, le 10 novembre 2025 – Les Philippines sont confrontées à une crise humanitaire sans précédent, alors que des catastrophes successives dévastent des communautés déjà en difficulté. En un peu plus d’un mois, un séisme de magnitude 6,9 à Cebu, suivi du typhon Kalmaegi (nom local Tino), ont bouleversé la vie de millions de personnes. Dimanche encore, le super typhon Fungwong (nom local Uwan) a traversé le pays, laissant derrière lui un sillage de dévastation.Face à ces multiples catastrophes humanitaires, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence révisé, en appui à la Croix-Rouge philippine, afin d’intensifier les opérations d’assistance auprès de 284 904 personnes dans plusieurs provinces.Cet appel vise à mobiliser 18 millions de francs suisses (contre 8 millions précédemment) pour fournir des abris d’urgence, des services de santé et d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH), ainsi qu’un appui aux moyens de subsistance. Cependant, les financements disponibles demeurent très insuffisants, compromettant la capacité à fournir une aide vitale.« Les besoins humanitaires explosent, mais les ressources s’amenuisent », a déclaré Sanjeev Kafley, chef de la délégation de l’IFRC aux Philippines. « Sans un soutien urgent, des milliers de personnes se retrouveront sans abri, sans eau potable ni nourriture. Nous ne pouvons pas laisser la fatigue face aux catastrophes éclipser la souffrance de millions d’êtres humains. »« La résilience des communautés est mise à l’épreuve jusqu’à ses limites les plus extrêmes », a déclaré la Dre Gwendolyn Pang, secrétaire générale de la Croix-Rouge philippine. « Nous soutenions déjà des familles qui avaient tout perdu lors du séisme, et maintenant des centaines de milliers de personnes supplémentaires ont été déplacées par les inondations et les glissements de terrain. Avec une nouvelle tempête en approche, la situation est critique. »Le peuple philippin a énormément souffert au cours des dernières semaines. Le 30 septembre, un séisme a frappé Cebu, faisant 79 morts, 559 blessés et endommageant plus de 134 000 habitations, dont 7 295 complètement détruites. Les pertes d’infrastructures sont estimées à 6,76 milliards de pesos philippins (92,2 millions de francs suisses), et plus de 747 000 personnes ont été affectées, selon les chiffres du gouvernement.Alors que les familles commençaient à reconstruire leur vie, le typhon Kalmaegi s’est abattu sur la même région et au-delà, touchant terre à huit reprises à travers les Visayas et Palawan entre le 4 et le 5 novembre. La tempête a affecté plus de 2,4 millions de personnes, et le nombre de morts, de blessés et de disparus continue d’augmenter à mesure que de nouvelles informations parviennent des provinces touchées.Plus de 377 000 personnes se trouvent encore dans des centres d’évacuation surpeuplés ou des abris temporaires plusieurs jours après le passage du typhon, tandis que les eaux stagnantes, les courants forts et les débris massifs entravent les opérations de recherche et de sauvetage. Les services essentiels restent perturbés : 156 municipalités sont privées d’électricité et sept villes connaissent des coupures d’eau, ce qui accroît les risques d’épidémies.Et désormais, le pays peine à se remettre du passage du super typhon Fungwong – le 21ᵉ cyclone tropical de l’année. Au 10 novembre, Fungwong avait touché 230 000 familles à travers l’archipel et causé la mort de deux personnes.Les Philippines sont habituées aux catastrophes naturelles, mais cette succession d’événements n’a rien de banal : elle rappelle avec force l’aggravation des risques climatiques et sismiques auxquels sont confrontés les pays vulnérables. Un soutien urgent est nécessaire pour intensifier les efforts de secours, éviter de nouvelles pertes humaines et aider le pays à se relever de cette dernière catastrophe.Note aux éditeursVisuels: Des photos et videos supplémentaires sont disponible ici.Pout plus d'informations ou pour demander une interview, écrivez-nous à l'adresse: [email protected] Manille: Ellie van Baaren, +63 960 665 9637A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 192 713 641 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 3575

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Communiqué de presse

20 tonnes d'aide humanitaire de l’IFRC arrivent à Santiago de Cuba après le passage de l’ouragan Melissa.

Genève / La Havane / Panama, 2 novembre 2025 – Un vol affrété par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a atterri à Santiago de Cuba le dimanche 2 novembre, transportant les 20 premières tonnes d’aide humanitaire destinées aux personnes touchées par l’ouragan Melissa.L’envoi, capable de fournir une assistance humanitaire urgente à 1 500 personnes, est arrivé à 15h00 heure locale en provenance de l’aéroport international de Tocumen, à Panama. Le cargo comprend des kits de cuisine, d’hygiène et de literie, des couvertures, des moustiquaires, des lampes solaires, des kits d’outils pour abris, ainsi que des bâches plastiques, que la Croix-Rouge cubaine distribuera dans les zones les plus durement touchées.Les kits d’hygiène contiennent des articles essentiels tels que du savon, des brosses à dents, du shampoing, des produits d’hygiène menstruelle, des serviettes et du papier toilette, afin d’aider les familles à maintenir leur santé et leur hygiène personnelle après la tempête. Associées aux moustiquaires, ces fournitures sont cruciales pour prévenir les maladies dans les zones où l’accès à l’eau et aux services d’assainissement a été perturbé.Les kits de literie comprennent notamment des draps et des oreillers, permettant aux familles ayant perdu leur domicile de se reposer plus confortablement dans des abris temporaires. Par ailleurs, les kits d’outils pour abris permettront de soutenir les travaux de nettoyage et de reconstruction, tandis que les kits de cuisine fourniront des ustensiles de cuisson et de service pour cinq personnes. Ensemble, ces kits facilitent la vie quotidienne, protègent la santé et soutiennent la reprise.« Alors que la Croix-Rouge cubaine continue de soutenir les opérations de sauvetage, les évaluations des dommages et l’assistance psychosociale, l’IFRC a activé l’ensemble de ses mécanismes internationaux de soutien afin de mobiliser l’aide en un temps record », a déclaré Marianna Kuttothara, Cheffe Santé, Catastrophes et Crises de l’IFRC pour la région Amériques. « À peine trois jours après l’ouragan Melissa, les fournitures humanitaires étaient prêtes à être expédiées et seront désormais distribuées avec humanité et engagement aux personnes qui en ont le plus besoin. »Cette livraison rapide d’aide a été rendue possible grâce au stock humanitaire prépositionné de l’IFRC dans son hub logistique humanitaire au Panama, où l’organisation conserve suffisamment d’articles de secours pour assister 20 000 personnes dans un délai de 48 à 72 heures après une catastrophe.Ces 20 premières tonnes de secours s’inscrivent dans l’effort plus large de l’IFRC visant à garantir une réponse humanitaire rapide et de haute qualité. Elles viennent compléter l’Appel d’urgence récemment lancé de 15 millions de francs suisses (soit environ 18 millions de dollars américains) destiné à soutenir 100 000 personnes à Cuba au cours des deux prochaines années.Cette opération humanitaire combine l’intervention immédiate — comme la distribution d’articles essentiels et les opérations de recherche et de sauvetage — avec un soutien au relèvement précoce et à la résilience à long terme, afin d’aider les familles à reconstruire leurs maisons, rétablir l’accès à l’eau potable et retrouver leur santé et leurs moyens de subsistance.Photos du chargement disponibles ici: https://shared.ifrc.org/collections/~df43f74ef9Pour plus d'informations ou pour demander une interview, écrivez nous à l'adresse: [email protected] Au Panama: Susana Arroyo Barrantes, +507 6999-3199   María Victoria Langman, +507 6550-1090 A Geneva: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Nora Peter, +36 70 953 7709

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Communiqué de presse

L’IFRC envoie les 64 premières tonnes d’aide humanitaire en Jamaïque après le passage de l’ouragan Melissa.

Panama, 1er novembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a expédié les 64 premières tonnes d’aide humanitaire à la Jamaïque pour soutenir les communautés touchées par l’ouragan Melissa.Le premier envoi, d’un total de 34 tonnes, a quitté l’aéroport international de Tocumen à Panama City à destination de Kingston ce samedi à 14h, heure locale. Le chargement, envoyé par la Croix-Rouge, comprend 1 500 kits d’abris, 1 000 lampes solaires et 3 500 bâches plastiques.Les kits d’abris contiennent des outils essentiels tels que des marteaux, des scies, des clous et du fil métallique, permettant aux familles de réparer ou de reconstruire les structures endommagées et de monter des abris temporaires à partir de matériaux locaux. Associés aux bâches, ces articles permettent aux personnes ayant perdu leur maison de retrouver sécurité, intimité et dignité après le passage de l’ouragan.Les lampes solaires, utilisables à la fois pour l’éclairage et pour recharger des appareils électroniques, permettront aux familles affectées de se déplacer en toute sécurité la nuit et de conserver leur autonomie. Elles pourront également s’en servir pour recharger leurs téléphones et rester en contact avec leurs proches.« Après s’être concentrées sur la préparation et l’action anticipée avant l’arrivée de l’ouragan Melissa, nos équipes en Jamaïque procèdent désormais à l’évaluation des dégâts, à la gestion des abris et à la distribution des articles de secours que nous avions prépositionnés dans le pays », a déclaré Marianna Kuttothara, responsable Santé, Catastrophes et Crises de l’IFRC pour la région des Amériques. « Ce nouvel envoi depuis Panama permettra à un plus grand nombre de personnes de recevoir rapidement les articles essentiels dont elles ont besoin pour protéger leur santé, nettoyer et réhabiliter leurs maisons, et retrouver leur bien-être. »En plus de l’envoi aérien, 30 autres tonnes de matériel humanitaire sont déjà en route vers la Jamaïque par voie maritime, à bord d’un navire parti du Panama le mercredi 29 octobre. Ce chargement comprend des bâches, des kits d’abris, des kits de nettoyage, des ensembles de cuisine, des bidons plastiques pour le stockage de l’eau, des seaux, des couvertures et d’autres articles ménagers essentiels.Ces premières 64 tonnes s’inscrivent dans les efforts de l’IFRC pour garantir une réponse humanitaire rapide et efficace. L’organisation a également lancé un appel d’urgence de 19 millions de francs suisses (soit environ 23 millions de dollars américains) afin de venir en aide à 180 000 personnes au cours des deux prochaines années.Ce déploiement rapide de l’aide est rendu possible grâce à la stratégie de prépositionnement de l’IFRC. Au Centre logistique régional d’assistance humanitaire du gouvernement panaméen, situé à Panama City, l’IFRC gère un hub humanitaire approvisionné en articles de secours essentiels prêts à être distribués immédiatement. Depuis cette plateforme, l’organisation peut fournir une assistance à près de 60 000 personnes dans les tout premiers jours suivant l’impact d’un ouragan.Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Au Panama:Susana Arroyo Barrantes, +507 6999-3199   María Victoria Langman, +507 6550-1090 A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Nora Peter, +36 70 953 7709

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Communiqué de presse

Cuba : L’IFRC lance un appel d’urgence pour aider 100 000 personnes touchées par l’ouragan Melissa, alors que le risque d’arbovirose augmente.

Genève / Panama / La Havane, 31 octobre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence de 15 millions de francs suisses (18 millions USD) pour soutenir la Croix-Rouge cubaine dans son assistance à 100 000 personnes touchées par l’ouragan Melissa et par l’épidémie d’arbovirose qui sévit dans le pays.L’appel d’urgence de l’IFRC pour Cuba, d’une durée de deux ans, vise à fournir une aide vitale, à favoriser le relèvement précoce et à renforcer la résilience à long terme à la suite de l’ouragan Melissa. Classé parmi les trois ouragans les plus puissants de l’histoire météorologique de Cuba, Melissa a touché terre dans le sud-est du pays le 28 octobre, affectant des communautés dans huit provinces de l’est et aggravant une urgence de santé publique déjà liée à l’épidémie d’arbovirose.« Nos volontaires sont en première ligne depuis avant la tempête, soutenant les évacuations préventives, les campagnes de sensibilisation et l’appui psychosocial. Ils ont secouru des personnes piégées par la montée des eaux et continuent d’apporter une aide vitale à ceux qui ont tout perdu », a déclaré Carlos Pérez Díaz, président exécutif de la Croix-Rouge cubaine. « Nous concentrons maintenant nos efforts sur la distribution de biens de secours essentiels, tout en garantissant l’accès aux soins de santé et au soutien psychosocial. »« Cet appel d’urgence est essentiel pour mobiliser les fonds nécessaires afin d’aider le peuple cubain », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC. « L’ouragan Melissa a laissé derrière lui une dévastation immense. Il faudra des mois, voire des années, pour que les populations puissent reconstruire leur vie. »Avant que la tempête ne frappe, la Croix-Rouge cubaine avait prépositionné et expédié 1 000 kits de secours familiaux depuis La Havane vers des entrepôts sécurisés dans les provinces de l’est, afin que l’aide soit disponible à proximité des communautés susceptibles d’être touchées. Ces kits, contenant des articles ménagers essentiels tels que des produits d’hygiène, des couvertures et des ustensiles de cuisine, sont désormais prêts à être distribués rapidement aux familles évacuées et aux ménages sinistrés dès que les conditions le permettront.L’appel d’urgence de l’IFRC vise à soutenir 100 000 personnes à travers une réponse combinant aide humanitaire immédiate et relèvement précoce. Les familles dont les habitations ont été endommagées ou détruites recevront des kits d’abris, des matelas, des couvertures, des ustensiles de cuisine et des lampes solaires pour améliorer leurs conditions de vie.La prévention et la réduction de la transmission des maladies liées aux dégâts de l’ouragan et à l’épidémie d’arbovirose en cours seront également des priorités. Après la tempête, les cas de dengue, d’oropouche et de chikungunya risquent d’augmenter. La Croix-Rouge travaillera en étroite collaboration avec le ministère de la Santé publique pour renforcer la surveillance, garantir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, et rétablir les services de santé essentiels grâce à des unités mobiles et auxiliaires.Des mesures de santé environnementale — telles que l’élimination des déchets, le nettoyage des systèmes d’eau et les campagnes de lutte antivectorielle — permettront de réduire les impacts secondaires et de protéger les communautés.L’appel de l’IFRC accordera également la priorité au traitement domestique de l’eau et à la promotion de l’hygiène, à la distribution de kits de traitement de l’eau et de produits d’hygiène, ainsi qu’à la réhabilitation des systèmes d’approvisionnement en eau communautaires. L’installation de pompes à eau solaires ou à gravité contribuera à garantir un accès continu à l’eau potable dans les zones où l’électricité reste instable.Lorsque les conditions le permettront, l’opération passera à la phase de relèvement et de reconstruction résiliente au climat, en soutenant la réparation et la reconstruction des habitations grâce à des kits de toiture, des outils et des formations sur les techniques de construction sûres et durables.L’ouragan Melissa a frappé des communautés encore en phase de relèvement après le passage de l’ouragan Oscar, qui avait sévèrement touché l’est de Cuba en octobre 2024. Les maisons et les infrastructures étaient encore en cours de réparation lorsque cette nouvelle catastrophe est survenue, laissant peu de répit aux familles pour se remettre.« Depuis des décennies, l’IFRC travaille main dans la main avec la Croix-Rouge cubaine et son solide réseau de volontaires hautement qualifiés, répondant efficacement à des ouragans tels qu’Ian, Sandy et Oscar — et désormais Melissa — en restant toujours aux côtés des communautés pour protéger des vies et des moyens de subsistance », a déclaré Loyce Pace, directrice régionale de l’IFRC pour les Amériques. « Notre appel s’appuie sur cette expérience partagée — un partenariat fondé sur la confiance, l’humanité et la volonté d’aider là où le besoin est le plus urgent. »Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Au Panama:Susana Arroyo Barrantes, +507 6999-3199   María Victoria Langman, +507 6550-1090 A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Nora Peter, +36 70 953 7709

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5 choses à savoir sur les tempêtes et les ouragans.

La saison des ouragans 2025 dans l’Atlantique reste active sur le continent américain. Les météorologues, les experts en gestion des catastrophes et les autorités publiques surveillent de près l’ouragan Melissa, la 13ᵉ tempête de l’année, qui se déplace actuellement lentement vers la Jamaïque.Sur les 19 tempêtes prévues cette année, 13 se sont déjà formées. Parmi elles, quatre sont devenues des ouragans de catégorie 1 ou 2, et trois ont atteint le statut d’ouragan majeur, c’est-à-dire de catégorie 3 ou plus.Mais que savons-nous vraiment de la formation des tempêtes et des ouragans, de leurs caractéristiques et des moyens de s’y préparer ? Ci-dessous, nous répondons à cinq des questions les plus fréquentes sur les tempêtes et les ouragans.️1. Quelle est la différence entre une tempête tropicale et un ouragan ?Les deux font partie du même système : le cyclone tropical. Il s’agit d’un système dépressionnaire qui tourne dans le sens antihoraire dans l’hémisphère Nord et horaire dans l’hémisphère Sud.L’intensité varie : une tempête tropicale se caractérise par des vents soufflant entre 63 et 118 km/h, tandis qu’un ouragan se caractérise par des vents dépassant 119 km/h.Ces phénomènes portent des noms différents selon la région où ils se forment.On les appelle cyclones lorsqu’ils se forment dans les eaux de l’Asie du Sud-Est et de l’océan Indien;On parle de typhons lorsqu’ils se développent dans les eaux de l’Asie de l’Est et du Pacifique;Et ce sont des ouragans lorsqu’ils se forment dans l’Atlantique, le golfe du Mexique ou la mer des Caraïbes.Chaque type est associé à une saison qui peut durer jusqu’à sept mois par an.Il n’est pas nécessaire qu’un ouragan majeur se forme pour mettre des vies en danger. Les pluies et les vents provoqués par une simple tempête peuvent représenter une menace pour la santé, le bien-être et même la survie des populations, en particulier dans les communautés où le changement climatique, la pauvreté, la désinformation et les catastrophes antérieures augmentent la vulnérabilité des habitants.En 2024, les tempêtes ont été classées comme le deuxième type de catastrophe le plus fréquent au monde, selon la base de données EM-DAT, affectant 29,5 millions de personnes à l’échelle mondiale.En raison d’une combinaison de facteurs géographiques, climatiques, politiques et socio-économiques, des pays tels qu’Haïti, Cuba, le Venezuela, la République dominicaine, le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala, les Bahamas ainsi qu’Antigua-et-Barbuda sont particulièrement vulnérables dans la région des Amériques.Les pays touchés par l’ouragan Beryl en 2024, tels que la Barbade, la Grenade, la Jamaïque et Saint-Vincent-et-les-Grenadines, sont également entrés dans la saison 2025 alors qu’ils étaient encore en phase de relèvement.2. Comment se forment les tempêtes et les ouragans ?Elles se forment au-dessus de la mer. Pour que ce phénomène se produise, la température de l’eau de l’océan doit être supérieure à 26 °C. Lorsque l’air chaud et humide s’élève, la vapeur libère de la chaleur, renforçant ainsi le système et favorisant sa croissance. Si l’humidité et les conditions de vent sont favorables, le système peut évoluer en ouragan.Un œil se forme au centre de l’ouragan, créant une apparente accalmie. Pendant ce temps, des nuages denses et des vents violents se développent autour, dans une zone appelée le mur de l’œil (eyewall). Les nuages en spirale libèrent de grandes quantités d’eau, pouvant provoquer des inondations et des glissements de terrain.Les ouragans sont entraînés par les vents et suivent des trajectoires variables selon la direction et la vitesse des courants à différents niveaux de l’atmosphère. Lorsqu’ils atteignent les terres, ils perdent la chaleur de l’océan — leur source d’énergie — et commencent à s’affaiblir.Nous devons prêter une attention particulière non seulement au nombre d’ouragans prévus, mais aussi à la vitesse à laquelle ils s’intensifient. L’intensification rapide — définie comme une augmentation de la vitesse des vents de 56 km/h ou plus en moins de 24 heures — est devenue plus fréquente en raison du réchauffement des océans causé par le changement climatique.Ce renforcement soudain laisse peu de temps pour se préparer, augmentant ainsi le risque de dégâts catastrophiques et de pertes en vies humaines. Parmi les exemples notables figure l’ouragan Otis en 2023, qui est passé d’une tempête tropicale à un ouragan de catégorie 5 en moins d’une journée avant de frapper la côte pacifique du Mexique.3. Pourquoi les tempêtes et les ouragans portent-ils un nom ?Donner un nom aux tempêtes permet de les identifier facilement. C’est le moyen le plus rapide de diffuser des alertes et de préparer la population.L’Organisation météorologique mondiale (OMM) dispose de listes de noms réutilisées tous les six ans. Ces listes sont classées par ordre alphabétique, en alternant noms masculins et féminins. Lorsqu’un ouragan provoque des destructions importantes, son nom est retiré de la liste.Les noms facilitent le suivi et l’analyse de chaque tempête, surtout lorsque plusieurs sont actives simultanément. Ils aident également à la tenue des archives historiques et permettent d’éviter toute confusion entre les services météorologiques, les médias, les agences de secours et le grand public.Lors de l’élaboration de ces listes de noms, plusieurs facteurs sont pris en compte.Ils doivent être courts.Ils doivent être faciles à prononcer.Ils doivent avoir une signification appropriée dans différentes langues.Ils doivent être uniques : les mêmes noms ne peuvent pas être utilisés dans d’autres régions.4. Dans quelle mesure les ouragans sont-ils prévisibles ?Grâce aux prévisions météorologiques, nous pouvons anticiper l’arrivée des tempêtes et des ouragans et nous préparer avant que les catastrophes ne frappent.La technologie nous permet de suivre avec une grande précision leur trajectoire et leur vitesse au-dessus de la mer. L’ouragan Melissa, par exemple, se déplace lentement, ce qui signifie qu’il présente un risque plus élevé. Plus une tempête ou un ouragan avance lentement, plus les communautés situées sur son passage subiront longtemps des vents violents et de fortes pluies. Au lieu de durer quelques heures, ces conditions peuvent persister plusieurs jours, provoquant des inondations ou des glissements de terrain.C’est pourquoi il est essentiel que les communautés terminent leurs préparatifs avant que les conditions ne se détériorent. Il est important de combiner les prévisions avec une analyse des risques afin d’agir de manière préventive face aux ouragans, plutôt que de simplement réagir une fois qu’ils se produisent.La Croix-Rouge, les gouvernements, les communautés et d’autres organisations humanitaires peuvent agir avant qu’une catastrophe ne survienne, en mettant en place des systèmes d’alerte précoce et des protocoles d’évacuation, en organisant des exercices ou en prépositionnant stratégiquement l’aide humanitaire pour en garantir la livraison rapide dans les zones touchées en cas d’urgence.Cette approche permet d’anticiper les catastrophes, d’en minimiser l’impact et de prévenir les souffrances, les pertes en vies humaines et les pertes de moyens de subsistance.5. Que faut-il faire avant, pendant et après un ouragan ?Avant le début de la saison des ouragans, il est important de se familiariser avec les risques dans votre région et d’élaborer un plan d’évacuation pour votre famille et votre communauté. Identifiez les abris les plus proches et tracez des itinéraires sûrs. Assurez-vous que chaque membre du foyer sache quoi faire en cas d’urgence.Pour renforcer la structure de votre maison, veillez à ce que le toit soit bien fixé, installez des volets, nettoyez les gouttières et taillez les branches susceptibles de tomber. Vous devez également préparer des provisions telles que de l’eau potable, des aliments non périssables, des lampes de poche, des médicaments et une trousse de premiers secours.Dès qu’un avis ou une alerte d’ouragan est émis, préparez-vous à évacuer si les autorités locales vous le demandent. Rangez les documents importants dans des sacs étanches et placez les objets de valeur en hauteur. Faites le plein de votre voiture dès que le réservoir est à moitié vide, au cas où vous devriez évacuer.Pendant l’ouragan, restez informé grâce aux médias officiels et suivez les instructions des autorités. Si vous restez chez vous, renforcez les portes et les fenêtres et tenez-vous à distance de celles-ci. Réfugiez-vous dans une pièce intérieure sans fenêtres.Faites entrer les animaux domestiques, débranchez les petits appareils électriques et, si les autorités le demandent, coupez l’électricité, le gaz et l’eau.Ne vous laissez pas tromper par le calme dans l’œil de l’ouragan ; restez en sécurité jusqu’à ce que les autorités confirment que le danger est écarté.Après le passage de l’ouragan, vérifiez s’il y a des blessés et prodiguez les premiers secours, mais ne déplacez pas les personnes grièvement blessées, sauf en cas de danger immédiat.Évitez les bâtiments endommagés et les lignes électriques tombées au sol, car elles peuvent provoquer une électrocution. Ne consommez pas d’eau ou de nourriture susceptibles d’être contaminées et maintenez une bonne hygiène.Soutenez vos voisins et ne participez aux opérations de nettoyage et de relèvement que lorsque la situation est sécurisée. Restez informé des nouvelles alertes ou des risques secondaires, tels que les inondations ou les glissements de terrain.

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Urgence

Cuba: Ouragan Melissa

L’ouragan Melissa, l’une des tempêtes les plus puissantes jamais enregistrées dans les Caraïbes, a dévasté l’est de Cuba avec des pluies torrentielles, des inondations massives et des vents atteignant 295 km/h. Des habitations se sont effondrées, des communautés sont isolées, et des centaines de milliers de personnes ont perdu l’accès à l’eau potable et à l’électricité. Parallèlement, une épidémie d’arbovirus en cours aggrave les risques sanitaires. La Croix-Rouge cubaine fournit des abris d’urgence, de l’eau potable, des soins de santé et un soutien psychosocial, tout en travaillant à prévenir la propagation des maladies infectieuses. Un soutien urgent est nécessaire pour atteindre davantage de familles dans le besoin. Faites un don dès maintenant pour aider la Croix-Rouge cubaine à fournir une assistance vitale.

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Urgence

Jamaïque: Ouragan Melissa 

L’ouragan Melissa — la tempête la plus puissante de l’histoire de la Jamaïque — a dévasté des communautés à travers l’île, avec des vents atteignant jusqu’à 280 km/h, ainsi que des pluies torrentielles et des ondes de tempête qui ont détruit des maisons, bloqué des routes et déplacé des milliers de personnes. Près de 1,9 million de personnes sont touchées, de nombreuses familles étant piégées ou vivant dans des abris de fortune alors que les inondations et les glissements de terrain se poursuivent. La Croix-Rouge jamaïcaine, soutenue par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), fournit des abris d’urgence, de la nourriture, de l’eau potable et une aide financière. Mais un soutien urgent est nécessaire pour atteindre davantage de personnes et renforcer les efforts de relèvement. Faites un don dès maintenant pour aider la Croix-Rouge jamaïcaine à fournir une assistance vitale.

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Communiqué de presse

Jamaïque : l'IFRC lance un appel d’urgence en réponse à l’ouragan Melissa. La distribution de l’aide est bien en cours.

Genève / Panama / Kingston, le 30 octobre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence de 19 millions de francs suisses (23 millions de dollars américains) pour venir en aide à 180 000 personnes touchées par l’ouragan Melissa en Jamaïque au cours des 24 prochains mois.La tempête a touché terre dans le sud-ouest de la Jamaïque, près de New Hope, le 28 octobre, en tant qu’ouragan de catégorie 5 — le troisième plus puissant jamais enregistré dans l’océan Atlantique. À travers la Jamaïque, plus de 77 % de la population est privée d’électricité, et environ 6 000 personnes se trouvent encore dans des abris d’urgence, dont beaucoup ont perdu leur maison ou leurs moyens de subsistance.« L’ouragan Melissa a laissé derrière lui une dévastation immense – la situation est au-delà du catastrophique. Des vies ont été perdues, des maisons détruites et des infrastructures essentielles endommagées. Nous ne connaissons pas encore toute l’ampleur des dégâts, mais nos équipes sur le terrain constatent déjà des besoins considérables en matière d’abris, de nourriture, d’eau et de services de santé, notamment pour les dons de sang et le soutien psychosocial », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC.Au cours des deux prochaines années, les fonds collectés dans le cadre de l’appel d’urgence de l’IFRC permettront de fournir une assistance humanitaire dans dix des paroisses les plus touchées, en combinant aide immédiate, relèvement à long terme et renforcement de la résilience. Les réparations et reconstructions d’abris, la relance des moyens de subsistance ainsi que les aides en espèces ou en nature aideront également les familles à retrouver stabilité et sécurité.« Nos équipes travaillent depuis plus d’une semaine pour se préparer à l’arrivée de Melissa — en installant des abris, en prépositionnant des articles de secours à proximité des zones à haut risque et en aidant les communautés à se préparer à la tempête », a déclaré Yvonne Clarke, Directrice générale de la Croix-Rouge jamaïcaine. « Il est maintenant temps d’agir et de veiller à ce que les personnes les plus touchées disposent de ce dont elles ont besoin pour commencer à reconstruire leur vie, tout en veillant à ce que les communautés soient mieux préparées aux tempêtes futures. »Les interventions dans les domaines de la santé et de l’eau permettront d’assurer l’accès à l’eau potable, aux produits d’hygiène et aux soins médicaux pour des milliers de personnes. Parallèlement, le soutien en santé mentale et psychosocial accompagnera les familles et les intervenants confrontés à la perte et au traumatisme. La réhabilitation des structures de santé endommagées et les campagnes de nettoyage contribueront à rétablir les services essentiels et à renforcer les capacités locales à faire face à de futurs chocs.Alors que cet appel est lancé, l’aide humanitaire est déjà en mouvement. La Croix-Rouge jamaïcaine a mobilisé 400 volontaires et distribué des stocks prépositionnés de couvertures, de kits de nettoyage et d’hygiène, de trousses d’outils pour abris et de bâches afin de soutenir les familles les plus touchées.Des fournitures de secours supplémentaires de l’IFRC pour 2 300 personnes, dont des kits de nettoyage pour plus de 800 ménages, sont prêtes à être déployées. Un vol affrété de 28 tonnes en provenance du centre humanitaire de l’IFRC à Panama est également prêt à partir, transportant des ustensiles de cuisine, des couvertures, des jerricans et des articles d’hygiène destinés à 1 800 familles.Melissa a frappé seulement 16 mois après l’ouragan Beryl, laissant peu de temps aux communautés pour se remettre des pertes précédentes. Le Fonds d’urgence pour les interventions en cas de catastrophe (DREF) de l’IFRC avait déjà alloué 80 000 francs suisses avant que Melissa ne touche terre afin de permettre des actions précoces, notamment le prépositionnement des stocks et la préparation des abris. Cette approche anticipative a contribué à réduire l’impact humanitaire de la tempête, prouvant une fois de plus que agir tôt permet de sauver des vies.« La force de cette réponse réside en Jamaïque même — dans le lien profond qui unit la Croix-Rouge aux communautés qu’elle sert », a déclaré Loyce Pace, Directrice régionale de l’IFRC pour les Amériques. « Notre appel vise à compléter les efforts locaux, en reconnaissant que reconstruire la résilience est un travail collectif, surtout en période de crise climatique.« Nous serons présents sur la durée — en soutenant une assistance vitale tout en posant les bases d’un relèvement à long terme, en agissant au niveau local et en veillant à ce que le monde n’oublie pas les besoins des communautés touchées. »Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Au Panama: Susana Arroyo Barrantes, +507 6999-3199   María Victoria Langman, +507 6550-1090 A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Nora Peter, +36 70 953 7709

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À l’approche imminente de l’ouragan Melissa dans les Caraïbes, les équipes locales de la Croix-Rouge se mobilisent.

Les pluies torrentielles et les vents violents de l’ouragan Melissa menacent des centaines de milliers de personnes dans le centre des Caraïbes. Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge à Cuba, en Haïti, en Jamaïque et en République dominicaine sont pleinement opérationnelles et apportent leur soutien aux communautés les plus à risque, à travers des actions de préparation et de réponse précoce.À Cuba, la Croix-Rouge cubaine participe aux évacuations préventives, offre un soutien psychosocial et aide les familles à rétablir le contact entre elles.Le soutien psychologique face à la menace d’un ouragan est essentiel à une gestion efficace des catastrophes. Il permet à la population de passer d’une peur paralysante à une préparation active et à un état d’esprit résilient, sauvant ainsi des vies et favorisant une meilleure récupération psychologique à long terme en procurant un sentiment de calme, de contrôle et de lien humain.« Tous sur le pont »En Haïti, la Croix-Rouge haïtienne a activé le Centre des opérations d’urgence de Jérémie et coordonne les mesures de préparation avec les autorités locales. Les volontaires diffusent des messages préventifs pour informer les familles sur la manière de se protéger en cas d’impact.En Jamaïque, où plus de 165 000 personnes sont à risque, le Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophe (IFRC-DREF) a alloué 80 000 francs suisses à des actions anticipatoires, notamment la préposition de fournitures vitales, la préparation des abris et le renforcement des capacités de réponse communautaire.« Nous sommes actuellement en mode opérationnel complet », déclare Horace Glance, directeur adjoint des opérations de la Croix-Rouge jamaïcaine. « Les 13 branches et tout le personnel ont été activés depuis mercredi dernier. C’est tous sur le pont, tous les systèmes sont en marche. »« Si les prévisions se confirment et que nous faisons face à un ouragan de catégorie 4, ce sera un événement majeur pour la Jamaïque », a expliqué Glance lors d’une interview accordée à ABC News (voir la vidéo complète ci-dessous) le dimanche 26. « Nous n’avons jamais connu un ouragan d’une telle ampleur traversant l’île, touchant terre et dont l’œil passerait directement au-dessus de nous. »« Les phénomènes habituels comme les glissements de terrain, ainsi que les inondations côtières, fluviales et urbaines, sont à prévoir — mais avec un événement de cette ampleur, nous nous attendons à beaucoup plus, tant en volume d’eau qu’en intensité des vents, bien plus violents que tout ce que nous avons connu auparavant. »En République dominicaine, les volontaires de la branche de San Pedro ont mené des opérations de sauvetage et des évacuations préventives dans les communautés touchées par les inondations. Ils ont également aidé à transférer des patients de l’hôpital local vers des centres médicaux plus sûrs.La préparation et l’action anticipée sont essentielles dans une région particulièrement vulnérable aux effets des tempêtes et des ouragans. L’intensification rapide de ces phénomènes, aggravée par le changement climatique, réduit le temps de réaction et augmente les risques de pertes humaines et matérielles.Bien que le changement climatique et les catastrophes ou aléas qui y sont liés puissent toucher tout le monde, leurs effets ne sont pas ressentis de manière égale. En Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, ce sont les groupes les plus vulnérables — femmes, enfants, personnes déplacées, communautés autochtones et personnes affectées par la violence, la pauvreté et la discrimination — qui courent le plus grand risque face aux ouragans et aux tempêtes.C’est pourquoi la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et son réseau de Sociétés nationales agissent avant que les catastrophes ne frappent, en combinant les prévisions météorologiques à l’analyse des risques, en renforçant les systèmes d’alerte précoce et en positionnant l’aide humanitaire dans des zones stratégiques.En réponse à la saison des ouragans 2025 et au-delà, le réseau de la Croix-Rouge continue de renforcer la résilience des communautés dans plus de 28 pays, en intégrant la science, les savoirs locaux et la solidarité pour protéger les populations face aux risques croissants liés au changement climatique.

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Hurricanes in sight: the Red Cross scales up training and preparedness

With the Americas region now well into the 2025 hurricane season, Red Cross teams in the region have been busy working alongside communities to prepare for what forecasters say will be yet another above-normal storm season.But even an average hurricane season can have devastating consequences for the people, as all it takes is one storm to affect entire towns and cities. That is why Red Cross preparedness work was already well underway even before this year’s forecast.The National Societies of Honduras, Guatemala and El Salvador are among the most vulnerable to these extreme events due to their geographical location. The scale of the preparedness work now going on across the Americas is largely due to the experience with extremely devastating storms in the past – in particular Hurricane Mitch in 1998.Hurricane Mitch’s devastating passage left more than 11,000 people dead and millions affected, marking a turning point in the way National Societies in the region prepare for such extreme events. For people involved in emergency response and risk reduction, the storm was a game changer.Two decades later, in 2020, hurricanes Eta and Iota affected more than seven million people, most of them — more than four million — in Honduras, Nicaragua, and Guatemala, the countries that had also been hardest hit by Mitch.But the results were different. In the time between one tragedy and another, the region and humanitarian organizations prepared in advance with response plans, training, drills, and institutional strengthening to reduce the impact of these disasters. This allowed the number of fatalities from Eta and Iota to be much lower than that of Mitch.From Mexico to South America, many National Societies have transformed the terrible experience of Hurricane Mitch into concrete action. Their mission: to be better prepared each year to respond more quickly and effectively to the arrival of potential hurricanes.Here are just a few of the many ways Red Cross National Societies in the region are working to get ahead of the storms and help communities prepare.Salvadoran Red Cross: Pre-positioning of humanitarian aid and access to weather forecastsThe Salvadoran Red Cross has contingency and response plans, which allow for more agile responses to extreme rainfall and landslides caused by tropical storms and hurricanes. According to Omar Ayala, Head of Crisis and Disasters at the Salvadoran Red Cross, the National Society has pre-positioned materials for humanitarian aid in its branches, guided by the nationalHazards Observatory’s forecasts.“This strategy has significantly reduced response times: what could previously take up to two days, is now done in just two hours,” assures Omar. Furthermore, in the context of monitoring and early warning, the Salvadoran Red Cross has recently signed a letter of understanding with the Hazards Observatory: “This agreement allows us to access weather forecasts early to be better prepared for the eventual arrival of a hurricane,” says Omar.In preparation for this and the coming hurricane seasons, the National Society wants to promote the preventive outreach of populations in at-risk areas even more, so they know what to do before, during and after a hurricane strikes.Honduran Red Cross: Early Warning Systems and strategic alliancesIn Honduras, Red Cross teams has invested in technical training for volunteers and staff in topics such as water rescue, pre-hospital care, cash transfer systems, water, sanitation and hygiene, and unmanned aerial systems.The Honduran Red Cross also highlights its investment inEarly Warning Systems (EWS) (specific measures guided by early warnings or forecasts to protect people before a disaster strikes), implemented in watersheds such as Chamelecón and Aguán."The experience withTropical Storm Sara, the last of the 2024 hurricane season, which affected more than 300,000 people in Honduras, showed the value of communities taking ownership of these early warning systems to ensure that the vulnerable populations receive the necessary information in time. That preparedness saved lives," says Manuel Isaula, risk and disaster manager for the Honduran Red Cross..Another good practice in the face of tropical Storm Sara was establishing strategic alliances with national and international actors: “Effective coordination between government, non-government, and community organizations to ensure the appropriation of knowledge, risk analysis, monitoring, and response capacity was and will always be key in our preparedness and response plans,” Isaula concludes.Guatemalan Red Cross: Development of Anticipatory Actions and Contingency PlansTeresa Marroquín, Director of Risk and Disaster Management at the Guatemalan Red Cross, says the National Society has strengthened its hurricane response capacity through several key actions –In particular the development of “early-action plans” that lay out key steps to take before the storms make landfall.“Early Action Plans (EAPs) funded by the IFRC have been developed to respond to flooding caused by extreme storms,”Marroquin says. “One successful example was the activation of Early Actions Plans duringTropical Storm Julia in October 2022, which helped us to provide a better response to those who needed it most.”Close coordination with official weather forecasting sources is key to improving the effectiveness and efficiency of humanitarian operations during the hurricane season. Teresa also stresses the importance of developing contingency plans, providing training, and equipping volunteers for pre-hospital care and search and rescue in floods, especially in high-risk areas.'A key tool for understanding'Another key element to prepare for the hurricane season within the Red Cross world is the continuous learning and training of National Society staff and volunteers.In 2024, with support from theReference Centre for Institutional Disaster Preparedness (CREPD) in the Americas, more than 6,000 people were trained, both online and in person, through courses and practical training at the regional level, with the aim of strengthening their knowledge in search and rescue, health, humanitarian assistance, and logistics coordination.According to Edgardo Barahona, CREPD Coordinator, these training sessions, based on practical exercises and emergency simulations, not only strengthen the technical capacities of National Societies, but also promote comprehensive preparedness in line with IFRC global standards:"They are a key tool for understanding the usefulness of response, contingency, and anticipation plans,”he says.“Through experiential methodologies and simulated scenarios, teams can directly experience the challenges of an emergency, allowing for better operational coordination." says Barahona.According to the CREPD Coordinator, preparing teams at the local level allows National Societies to lead high-quality, timely responses, tailored to address the demands of each specific context, especially in the face of events such as hurricanes or other frequent disasters in the region.This type of preparedness is critical because the hurricane season threatens not only countries like Guatemala, Honduras, and El Salvador, but also more than 30 territories in the Americas, which face increasing risks due to extreme weather events aggravated by climate change.That said, the experiences in Central America confirm a vital lesson: preparedness is not optional, it is key to save lives. It requires sustained investment, strong partnerships, and the strengthening of National Society capacities to deal with crises and disasters – all of which are core elements of the IFRC’s regional approach to helping communities prepare for every coming storm season.Learn more about the IFRC’s approach to:Climate-smart disaster risk reductionDisaster and crisis preparednessEarly warning, early action

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Assistance en espèces au Costa Rica et au Panama: L'histoire de deux villes portant le même nom et d'une histoire commune de résilience, de redressement et de solidarité

Ana Grace Solís et Leonel Rodríguez vivent à plus de 800 kilomètres l'un de l'autre et ne se sont jamais rencontrés. Mais ils ont quelques points communs intéressants.Tout d'abord, ils vivent tous deux dans des villes appelées Bebedero, qui, comme leur nom l'indique, sont situées sur les rives d'un fleuve. (En espagnol, bebedero signifie généralement un endroit où les gens peuvent avoir accès à l'eau - une fontaine, un puits ou même une rivière).Deuxièmement, elles ont toutes deux subi les graves conséquences des fortes pluies provoquées par la tempête tropicale Sara en novembre 2024, ainsi que par plusieurs autres systèmes de basse pression qui ont récemment provoqué des inondations historiques en Amérique centrale.Bien que les villes soient éloignées l'une de l'autre - l'une dans la région du Pacifique Nord du Costa Rica et l'autre dans la province de Los Santos, au Panama - elles ont toutes deux été durement touchées.Ce mois-là, plus de 1,1 million de personnes ont été mises en danger par des inondations, des débordements de rivières et des glissements de terrain provoqués par des phénomènes météorologiques extrêmes.C'était une période très effrayante.« On ne sait pas à quelle hauteur l'eau va monter », a déclaré Ana Grace, qui vit à Bebedero, au Costa Rica. "Nous avions l'habitude de regarder l'eau monter et de soulever les objets à une certaine hauteur. Maintenant, chaque fois qu'il y a une inondation, on perd des choses.Le long de la côte pacifique - de Guanacaste et Puntarenas au Costa Rica à Veraguas, Panama Este et la comarca Ngäbe-Buglé au Panama - des communautés entières ont été évacuées, coupées des communications et ont subi de graves pertes économiques.Heureusement, les deux villes ont un autre point commun important : elles ont toutes deux reçu le soutien des équipes locales de la Croix-Rouge avant, pendant et après l'urgence.« Nous leur sommes reconnaissants de leur soutien, car ils ont réussi à se rendre là où nous étions bloqués et à nous apporter l'aide dont nous avions besoin », déclare Leonel, d'El Bebedero, au Panama.Deux opérations, un fonds : IFRC-DREF Ce soutien provenait en grande partie du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF), une ressource qui finance des interventions d'urgence rapides en utilisant des fonds déjà fournis par les donateurs en cas d'urgence.Face à cette crise multi-pays, la Croix-Rouge costaricienne et la Croix-Rouge panaméenne, avec le soutien de l'IFRC-DREF, ont mis en œuvre deux opérations humanitaires, une dans chaque pays.Leur réponse comprenait des soins de santé, l'accès à l'eau potable, la protection des plus vulnérables et un outil de plus en plus apprécié pour son impact positif : les transferts d'argent liquide.La Croix-Rouge costaricienne avait pour objectif d'aider 7 500 personnes, en se concentrant sur les provinces de Guanacaste et de Puntarenas. Parmi elles, 4 000 ont reçu des transferts d'argent, une stratégie qui a permis aux personnes touchées par les catastrophes d'établir des priorités et de prendre des décisions concernant leurs propres besoins.Après avoir recensé les ménages les plus vulnérables, la Croix-Rouge costaricienne a organisé la distribution des cartes de débit dans des lieux sûrs et accessibles, tout en respectant la dignité et l'intimité des familles.« Le fait de leur fournir une aide financière permet également aux familles de gérer leurs propres besoins de manière plus indépendante et autonome, mais aussi plus adaptée à leur propre contexte », explique Abigail Lopez, coordinatrice des urgences de l'IFRC-DREF au Costa Rica.Pour Fidel Espinoza, un patient sous dialyse qui a été évacué pendant l'urgence, l'argent lui a permis de remplacer au moins une partie de ce qu'il avait perdu. "J'ai perdu la machine à laver, les chaises, la table et la cuisine. Il ne me reste plus qu'à acheter une machine à laver, car la dame qui m'aide fait la lessive à la main", a-t-il déclaré.La réponse humanitaire de la Croix-Rouge comprend également des foires sanitaires destinées à promouvoir l'hygiène, la gestion des déchets après les inondations et la prévention des maladies. Des kits de nettoyage, des jerrycans pour l'eau potable et des répulsifs ont également été distribués afin de renforcer la capacité des communautés à prévenir de nouvelles crises sanitaires.La Croix-Rouge panaméenne a pu venir en aide à 2 500 personnes grâce à une opération structurée de la même manière que celle de la Croix-Rouge costaricienne.Le processus de distribution de l'aide monétaire a été participatif : des évaluations socio-économiques ont été réalisées, les données des ménages ont été validées, des journées de distribution de cartes de débit ont été organisées et des conseils ont été donnés sur l'utilisation sûre de l'argent. Pendant la distribution, les enfants ont participé à des activités de santé mentale.Les familles ont ensuite investi dans ce qu'elles jugeaient nécessaire : nourriture, médicaments, outils de reconstruction ou fournitures scolaires.« La Croix-Rouge a apporté une aide précieuse à la communauté de Flores, y compris sur le plan émotionnel », a déclaré Marisin Pimentel, qui a été touchée par les inondations. "La Croix-Rouge nous a guidés sur des questions que nous ne connaissions pas au moment des inondations, et nous la remercions du fond du cœur. S'il y a une autre inondation, nous savons déjà ce qu'il faut faire".En savoir plus sur l'aide en espèces et en bons d'achat: Un outil clé de l'action humanitaire moderne qui permet une réponse rapide et flexible, donne aux gens les moyens de prendre leurs propres décisions et stimule les économies locales.En savoir plus sur l'aide en espèces et en bons d'achatDignité, diversité et désirs : L'argent liquide et les bons d'achat en tant qu'aide humanitaire pour les migrantsBelize : Après une saison de sécheresse et d'incendies qui a anéanti les terres agricoles, la Croix-Rouge aide les agriculteurs à semer les graines de la reprise.

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La Croix-Rouge répond à la plus grande épidémie de dengue en Amérique centrale par l’éducation et la prévention.

La dengue constitue une menace majeure pour la santé publique en Amérique latine depuis des décennies, avec des épidémies survenant de manière cyclique tous les trois à cinq ans. Transmis par les moustiques femelles Aedes aegypti, le virus touche des millions de personnes chaque année, mais jamais autant qu’aujourd’hui.Depuis le début de cette année, plus de 12,7 millions de cas suspects de dengue ont été signalés dans la région des Amériques, un chiffre record dans l’histoire de cette maladie.En Amérique centrale et au Mexique, plus de 17 000 nouveaux cas suspects de dengue ont été signalés rien que lors de la dernière semaine de novembre. Cela équivaut à 100 cas par heure, soit une augmentation de 198 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.Cette augmentation de la propagation de la dengue représente un défi pour les systèmes de santé dans une région confrontée à des conditions climatiques et sanitaires complexes.Les effets de la crise climatique, des températures extrêmes et des phénomènes météorologiques plus intenses – tels que les ouragans Eta et Iota en 2020, les vagues de chaleur historiques plus tôt cette année ou la récente tempête tropicale Sara – modifient les habitudes de milliers de familles d’Amérique centrale vivant dans des conditions de risque et de vulnérabilité.La pauvreté et les inégalités croissantes, combinées à des services d’eau et d’assainissement insuffisants et inadéquats, obligent les populations à stocker la petite quantité d’eau à laquelle elles ont accès. Cependant, cette eau est souvent mal stockée, en raison d’un manque d’information ou de moyens adéquats pour la conserver en toute sécurité.Ces pratiques, ainsi que d’autres, comme une mauvaise gestion des déchets solides, peuvent favoriser la création de gîtes larvaires pour les moustiques dans des objets tels que des récipients d’eau non couverts, des pneus, des pots de fleurs, des amas de déchets ou des gouttières.Face à ce défi multifactoriel, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge de toute la région de l’Amérique centrale ont mis en place une réponse globale, englobant diverses stratégies axées sur la prévention et l’éducation.En 2023 et 2024, les équipes locales de la Croix-Rouge ont mené six opérations de réponse à la dengue en Amérique centrale, avec le soutien du Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF).Cette année, les efforts de réponse à la dengue ont également été intégrés dans des opérations en réaction à un incendie d’hôpital à Roatán, au Honduras, et à des inondations survenues en juin au Salvador.Grâce à ces huit opérations financées par l’IFRC-DREF, les Sociétés nationales de la région pourront atteindre plus de 182 000 personnes au Guatemala, au Honduras, au Salvador, au Costa Rica et au Panama, non seulement par des actions de réponse, mais aussi par des mesures de prévention pour limiter les futures épidémies.Prévention à base communautaireL’une des principales initiatives de la Croix-Rouge consiste à sensibiliser les communautés aux dangers de la dengue et à l’importance d’éliminer les gîtes larvaires des moustiques.Les volontaires travaillent directement au sein des communautés, en coordination avec les autorités sanitaires, pour mener des activités de prévention communautaire et de lutte contre les vecteurs.Les principales activités incluent des sessions éducatives, l’identification et l’élimination des gîtes larvaires, l’application de larvicide dans les réservoirs et contenants d’eau, des campagnes de fumigation et de nettoyage, ainsi que des visites à domicile.Ces actions enseignent aux populations comment éviter l’eau stagnante, où les moustiques préfèrent pondre leurs œufs, et promeuvent des mesures pratiques et efficaces, telles que retourner les contenants et nettoyer régulièrement les systèmes de drainage.Grâce à son approche globale axée sur l’éducation et la prévention, la Croix-Rouge a joué un rôle clé dans la lutte contre la dengue en Amérique centrale, une région particulièrement vulnérable en raison de facteurs climatiques, sociaux et sanitaires.Les actions menées par les volontaires et le personnel formé ont permis non seulement de répondre aux urgences, mais également de préparer les communautés à faire face à de futures épidémies.Qu’il s’agisse d’éliminer les gîtes larvaires, de distribuer des fournitures, de dispenser des formations en gestion clinique ou de promouvoir des stratégies durables de lutte contre les vecteurs, ces interventions ont renforcé la résilience des communautés. Dans certaines localités, les actions des Sociétés nationales de la Croix-Rouge, en appui aux ministères de la santé de la région, ont contribué à une diminution des cas de dengue.Au Panama, par exemple, une réduction des cas de dengue a été observée ces dernières semaines, ce qui pourrait être lié aux efforts conjoints de plusieurs acteurs, dont le ministère de la Santé, la Croix-Rouge panaméenne, d’autres agences internationales et les communautés elles-mêmes.Certaines petites communautés ont également partagé des témoignages anecdotiques suggérant que les efforts d’éducation et d’éradication de la dengue portent leurs fruits.Malgré ces progrès, la dengue demeure un défi, soulignant l’importance de continuer à adapter les stratégies de réponse aux changements climatiques et sociaux qui affectent la santé publique dans la région.

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Changement climatique : Les tempêtes se transforment en « monstres»

Jamais auparavant une tempête de catégorie 4 n'avait émergé de l'Atlantique en juin, premier mois de la saison des ouragans qui dure six mois. C'est la première fois que la région est exposée si tôt dans l'année à un ouragan dont les vents et les pluies diluviennes ont coûté des vies et provoqué des dégâts aussi importants.Les eaux extrêmement chaudes de l'Atlantique Sud ont servi de carburant à la tempête, la transformant rapidement en un ouragan majeur. Plus de 1,2 million de personnes ont été touchées à la Barbade, à la Grenade, en Jamaïque et à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les îles les plus durement frappées. Selon les climatologues et les experts de la lutte contre les ouragans, ce type de tempête précoce pourrait annoncer une intensification rapide des tempêtes, potentiellement destructrices, qui laisseront peu de temps aux communautés pour se remettre d'une catastrophe à l'autre.Mais que signifie le lien entre les ouragans et la crise climatique pour les personnes les plus touchées ? Susana Arroyo, responsable régionale de la communication de l'IFRC pour les Amériques, s'est rendue sur l'île de Carriacou quatre jours après le passage de Beryl. Elle s'est entretenue avec trois familles qui ont accepté de partager ce qu'elles ont vécu et ce qu'elles pensent de l'avenir, alors que la saison des ouragans s'étend encore sur cinq mois.« Ce n'était pas un ouragan, c'était autre chose. Le changement climatique a transformé les tempêtes en monstres, je veux juste m'enfuir. » - BeatrizBeatriz a pris sa retraite l'année dernière et, après avoir travaillé 30 ans aux États-Unis, elle a décidé de retourner à Carriacou, son île natale. Lorsqu'elle a appris qu'une tempête se préparait, elle n'a pas eu peur, car elle avait déjà vécu cela auparavant. Elle a fait des réserves d'eau, préparé sa lanterne, mis ses animaux à l'abri et attendu.Beryl a détruit sa maison, ses biens et les souvenirs de toute une vie. « Je suis trop triste pour parler de ce que je vis, mais je veux que les gens sachent ceci : le changement climatique a transformé les tempêtes en monstres.»« Je suis forte, mais je ne suis pas sûre de pouvoir repartir de zéro encore et encore. L'ouragan Beryl a emporté mon magasin, ma maison, mon espoir. Je suis désespéré à l'idée qu'il y en ait encore beaucoup d'autres à venir. » - LeroyLeroy, sa femme et ses trois enfants tenaient un magasin à Carriacou, vendant de la nourriture et des produits d'épicerie aux voisins et aux touristes. Il y a reconstruit sa vie après que l'ouragan Ivan, en 2004, a complètement détruit la maison et le commerce de sa famille à la Grenade, l'île principale de l'archipel.« Je pensais avoir eu mon quota de destruction avec Ivan, mais non, je devais encore m'occuper de Beryl. »Leroy m'a dit qu'il n'était pas prêt à me montrer ce qui restait de sa maison et de son entreprise. Il y était allé une fois après l'ouragan et cela lui avait tellement brisé le cœur qu'il ne voulait plus y retourner.Il finira par y retourner, a-t-il dit. Il se remettra et recommencera à zéro, mais il est terrifié à l'idée qu'un autre ouragan puisse à nouveau tout anéantir. Rien que cette année, on prévoit jusqu'à 25 tempêtes, dont 13 pourraient devenir des ouragans, qui, espérons-le, ne seront pas aussi dévastateurs que Beryl.« Nous nous remettions d'une sécheresse, maintenant nous devrions nous remettre de l'ouragan Beryl. J'en ai assez de me remettre des catastrophes, je veux juste une vie sûre pour moi et mes enfants ». - AgnèsAu cours du premier semestre 2024, les températures élevées et le manque de précipitations ont provoqué des vagues de chaleur, des incendies et une sécheresse qui ont menacé l'approvisionnement en eau de la Grenade. Alors que le pays se remettait à peine des effets à moyen terme de ces crises, l'ouragan Beryl a frappé.« Nous avions besoin de pluies modérées et régulières, pas de pluies abondantes, courtes et destructrices comme celles de Beryl », m'a dit Agnes, qui se demandait combien de catastrophes elle et ses enfants allaient encore devoir affronter. Le pic de la saison des pluies se situe entre août et septembre, mais c'est aussi à cette période que les tempêtes sont les plus fréquentes et les plus destructrices. Agnes espère qu'au moins cette année, aucune d'entre elles ne frappera les îles de la Grenade.La route vers le rétablissement sera longue, mais les volontaires et le personnel local de la Croix-Rouge travaillent déjà main dans la main avec les communautés pour apporter assistance, protection et soutien au rétablissement des familles les plus durement touchées par le biais d'un appel d'urgence qui vise à atteindre 25 000 personnes dans quatre des pays touchés - Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Grenade, la Barbade et la Jamaïque.De plus, l'IFRC-DREF a alloué 1,7 million de francs suisses pour soutenir les efforts de réponse à l'ouragan Beryl.

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Urgence

Îles des Caraïbes : Ouragan Beryl

L'ouragan Beryl a touché terre à la Grenade et à Saint-Vincent-et-les-Grenadines le 1er juillet en tant qu'ouragan de catégorie 4 et a depuis laissé une traînée de dévastation dans les Caraïbes. Par cet appel d'urgence, l'IFRC et ses membres entendent soutenir les Sociétés de la Croix-Rouge de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, de la Grenade, de la Barbade et de la Jamaïque dans leur réponse à l'ouragan en fournissant une assistance humanitaire immédiate, une protection et un soutien au relèvement pour les familles les plus touchées. L'IFRC et ses membres soutiendront 25 000 personnes (5 000 ménages) pendant une période de 12 mois.

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Communiqué de presse

Les besoins humanitaires augmentent à la suite de l'ouragan "sans précédent" Beryl, signalant une nouvelle réalité pour les Caraïbes

Panama City, Genève, 4 juillet 2024 - L'ouragan Beryl, le plus précoce à atteindre la catégorie 5 dans l'océan Atlantique, a causé une dévastation sans précédent dans les Caraïbes, traversant Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Grenade, la Dominique, la Barbade et la Jamaïque.Cet ouragan sans précédent en début de saison souligne la nouvelle réalité des crises climatiques auxquelles sont confrontées les petites nations insulaires des Caraïbes : les tempêtes sont plus susceptibles de s'intensifier rapidement et de devenir plus fortes, causant de graves destructions et laissant moins de temps aux communautés pour se remettre entre deux chocs. Les températures de l'eau plus élevées que la normale dans le sud de l'Atlantique et dans les Caraïbes alimentent les tempêtes, qui s'intensifient très rapidement pour devenir des ouragans majeurs, de catégorie 3 ou supérieure.En Jamaïque, la Croix-Rouge a déjà prépositionné des fournitures dans toutes les branches en prévision d'une éventuelle intervention humanitaire. À Saint-Vincent-et-les-Grenadines, à la Grenade, à la Dominique et à la Barbade, les équipes locales de la Croix-Rouge sont déjà sur le terrain pour fournir une assistance vitale, malgré les difficultés considérables d'accès aux zones touchées, dont la plupart sont dispersées et isolées."Des kits d'hygiène, des kits de nettoyage, des kits d'outils, des ustensiles de cuisine, des bâches, des couvertures et des moustiquaires ont déjà été envoyés dans les îles les plus durement touchées afin de répondre aux besoins immédiats de la population sinistrée. Dans les jours à venir, nous aurons une idée plus précise de l'impact total de Beryl sur la santé physique et mentale et les moyens de subsistance des populations. Néanmoins, l'évaluation rapide des dégâts montre que la dévastation est massive", déclare Rhea Pierre, Responsable des catastrophes de l'IFRC pour les Caraïbes anglophones et néerlandophones.La tempête a d'abord touché la Barbade, causant de graves dégâts sur la côte sud et affectant considérablement l'industrie de la pêche, avec plus de 200 navires de pêche endommagés ou détruits. À Saint-Vincent-et-les-Grenadines, 90 % des infrastructures ont été endommagées, notamment les maisons, les routes et le terminal de l'aéroport sur l'île d'Union. Les communications avec les Grenadines du Sud restent perturbées et l'accès aux services de base est toujours limité.Alors qu'il se trouvait à la Grenade, Beryl a touché terre à Carriacou en tant qu'ouragan de catégorie 4, endommageant 95 % des habitations de Carriacou et de la Petite Martinique. L'état d'urgence est toujours en vigueur et 3 000 personnes sont hébergées dans des abris. La Croix-Rouge de Grenade distribue des articles de première nécessité et se coordonne avec les autorités pour rétablir les services de communication et d'électricité. À la Dominique, les habitants ont besoin d'un abri après avoir été contraints de déménager. La Croix-Rouge de la Dominique a distribué des secours aux personnes les plus touchées, notamment dans la région de Baytown."En déployant des équipes communautaires d'intervention en cas de catastrophe et en prépositionnant des fournitures, nous avons pu réagir rapidement, mais nous n'en sommes qu'au deuxième jour des conséquences de Beryl, et un soutien supplémentaire sera nécessaire dans les semaines et les mois à venir. À partir de maintenant, nous allons devoir relever deux défis à la fois : répondre à l'opération et préparer les communautés au prochain choc, alors que la saison des ouragans ne fait que commencer", ajoute Pierre.L'IFRC continuera de soutenir les équipes locales de la Croix-Rouge dans les Caraïbes et appelle les gouvernements, les donateurs et les parties prenantes à appuyer ses efforts de réponse et d'action précoce, alors que les besoins humanitaires continuent de croître et que la saison des ouragans s'annonce comme l'une des plus actives jamais enregistrées.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Panama:Susana Arroyo Barrantes: +507 6999-3199A Genève:Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67

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Climate crises Q&A: Why have some recent storms gained so much strength, so quickly?

Un entretien avec Juan Bazo, climatologue au Centre climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, par Susana Arroyo Barrantes, Directrice communication de l'IFRC pour les Amériques.Susana Arroyo : En octobre 2023, l'ouragan Otis a suscité beaucoup d'étonnement après être passé d'une tempête tropicale à un ouragan de catégorie 5 en seulement 12 heures. Selon le Centre national des ouragans des États-Unis, il s'agissait de l'ouragan le plus puissant jamais enregistré sur la côte mexicaine du Pacifique. El Niño a-t-il joué un rôle dans l'intensification rapide d'Otis ?Juan Bazos: Il s'agit d'une combinaison d'océans chauds et d'El Niño. En outre, toute la côte pacifique du Mexique, du Salvador, du Honduras et les côtes du Costa Rica ont été très chaudes. Cela a permis la formation de cyclones et de tempêtes. Certaines de ces tempêtes sont même passées de l'Atlantique au Pacifique.En ce qui concerne l'intensification, cela s'est déjà produit auparavant, l'ouragan Patricia en 2015 a également connu cette intensification très rapide en moins de 12 heures au large de la côte pacifique du Mexique, mais l'impact n'a pas eu lieu dans une zone très peuplée.D'un point de vue scientifique, il est de plus en plus difficile de prévoir ce type d'intensification. La plupart des modèles, si ce n'est tous, ont échoué dans la prévision à court terme, qui est l'une des prévisions les plus fiables que nous ayons en météorologie. Cela est dû à plusieurs facteurs : l'intensification rapide, les conditions atmosphériques très locales et la température de l'eau de l'océan dans cette partie de la côte mexicaine.De plus en plus, l'intensification se produit non seulement dans le Pacifique et l'Atlantique de notre région, mais aussi dans l'océan Indien. Aux Philippines, cela s'est produit à plusieurs reprises. C'est un défi, à la fois pour les services climatiques et pour la réponse humanitaire.SA: Des prévisions rigoureuses, précises et efficaces sont indispensables pour prendre des décisions qui sauvent des vies. Si nous nous dirigeons vers une ère de plus grande incertitude, nous devons également nous pencher sur la manière dont nous anticipons sur d'autres fronts. À quoi pouvons-nous nous attendre cette année ?JB: Au cours des mois suivants, nous devrions normalement entrer dans une période neutre et passer rapidement au phénomène La Niña. Ce phénomène aura lui aussi ses conséquences et modifiera l'ensemble du panorama. Il se pourrait que cette année, nous devions nous préparer à une saison des ouragans qui pourrait être supérieure à la normale. Nous devons donc continuer à surveiller la situation, compte tenu de la crise climatique et du fait que l'océan Atlantique est encore très chaud.SA: L'IFRC a essayé de conclure davantage d'alliances avec des institutions météorologiques qui se consacrent à la recherche, à la surveillance et à la compréhension du climat. Est-ce l'une des voies à suivre à l'avenir pour renforcer cette alliance ? JB: De plus en plus, l'IFRC a pour principaux alliés des entités scientifiques et techniques, afin de prendre des décisions fiables, et je pense que c'est ainsi que nous devons continuer à travailler. L'information scientifique nous apportera des informations pour nos programmes et nos opérations à différentes échelles de temps, à court, moyen et long terme. Nous ne devons pas ignorer les projections climatiques, mais prévoir comment nous pouvons nous adapter en sachant que le climat va changer. Cela fait partie de notre travail, de nos politiques à nos interventions, et je pense que le réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge le fait très bien. Cependant, nous devons nous donner plus de moyens, nous rapprocher des entités scientifiques techniques, des universités, qui sont nos alliés. Ils peuvent nous apporter beaucoup plus d'informations - beaucoup plus riches, beaucoup plus localisées. C'est la prochaine étape que nous devons franchir.SA: De nombreux changements sont également à venir dans le domaine de la météorologie. Désormais, grâce à l'intelligence artificielle (IA) et à des quantités de données de plus en plus importantes, les prévisions vont évoluer et probablement s'améliorer. Pourrions-nous donc obtenir des prévisions plus fiables en termes d'intensification rapide ?JB: L'intelligence artificielle ouvre de nombreuses perspectives d'innovation. La météorologie n'est pas exacte à 100 %. Il y a toujours un certain degré d'incertitude et il y aura des échecs. Cela fait partie du chaos atmosphérique de notre planète, de sa complexité et des nombreuses variables qui jouent un rôle dans les prévisions météorologiques. En ce sens, l'IA apportera une grande valeur ajoutée à l'amélioration des prévisions.D'où la nécessité 1) d'investir davantage dans des systèmes d'action précoce fondés sur les prévisions, 2) de disposer de systèmes d'alerte précoce plus agiles, plus souples et capables d'informer et de mobiliser la population en un temps record, et 3) de disposer d'une aide humanitaire prépositionnée pour répondre aux catastrophes dès qu'elles se produisent.L'IFRC est un des leaders de l'initiative "Alertes précoces pour tous", qui fournira des alertes précoces aux populations du monde entier d'ici 2027. En savoir plus.

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Trois mois après les inondations catastrophiques, le Croissant-Rouge libyen continue de soutenir les survivants

La tempête Daniel a frappé le nord-est de la Libye le dimanche 10 septembre, apportant des vents violents et des pluies soudaines et intenses qui ont provoqué des inondations massives, des dévastations et des morts. Les infrastructures ont été gravement endommagées, notamment des barrages près de Derna qui ont cédé, provoquant des inondations qui ont emporté des quartiers entiers. Les équipes et les volontaires du Croissant-Rouge libyen ont été les premiers à se rendre sur le terrain pour évacuer les personnes, apporter les premiers secours et effectuer des opérations de recherche et de sauvetage. L'IFRC a rapidement alloué des ressources par le biais de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes. L'IFRC a ensuite lancé un appel d'urgence pour aider le Croissant-Rouge libyen à fournir des abris d'urgence, un soutien psychosocial, des soins de santé, de l'eau potable et de la nourriture aux communautés touchées. Les équipes ont également travaillé sans relâche pour aider les gens à reprendre contact avec les membres de leur famille. Soutenus par le réseau de l'IFRC, les équipes du Croissant-Rouge libyen ont accompli un travail héroïque. Mais il reste encore beaucoup à faire. Les appels d'urgence de l'IFRC visaient à recueillir 25 millions de francs suisses (dont 20 millions devraient être collectés par le secrétariat de l'IFRC) pour soutenir le Croissant-Rouge libyen. À ce jour, un peu plus de 8,3 millions de francs suisses ont été récoltés. Les besoins persistent, car de nombreuses personnes sont toujours déplacées et le choc psychologique et économique persiste. La catastrophe a également suscité le soutien de l'ensemble du réseau de l'IFRC. Pour soutenir l'action du Croissant-Rouge libyen à la suite des inondations dévastatrices, le Croissant-Rouge turc a envoyé des avions-cargos depuis la Turquie, transportant des équipes de recherche et de sauvetage, des équipes médicales d'urgence et des équipes de secours, ainsi que du matériel et des fournitures humanitaires. Selon l'IFRC, ce qui s'est passé à Derna devrait être une "sonnette d'alarme pour le monde" sur le risque croissant d'inondations catastrophiques dans un monde modifié par le changement climatique. Une analyse rapide réalisée par le groupe World Weather Attribution - un groupe de scientifiques soutenu par l'IFRC - a analysé des données climatiques et des simulations de modèles informatiques pour comparer le climat actuel, après un réchauffement planétaire d'environ 1,2°C, avec le climat du passé. Les scientifiques ont constaté que le changement climatique d'origine humaine a rendu les fortes précipitations dans le nord-est de la Libye jusqu'à 50 fois plus probables qu'elles ne l'auraient été dans un monde ne connaissant pas de changement climatique d'origine humaine. Ils ont également constaté que les pluies étaient jusqu'à 50 % plus intenses qu'elles ne l'auraient été lors d'une tempête comparable dans un monde antérieur au changement climatique. Quelque chose d'aussi ordinaire que les jours de pluie et les bords de mer proches est malheureusement devenu une source de peur pour les habitants de l'est de la Libye, en particulier pour ceux qui ont vécu de près les inondations massives qui ont emporté les maisons, les voitures et les êtres chers en un clin d'œil. Les signes de traumatisme, tels que les enfants qui crient pendant leur sommeil ou qui font du somnambulisme, sont devenus monnaie courante à Derna, et même dans la ville voisine de Benghazi, où la plupart des familles se sont réfugiées à la suite de la dévastation. «Les gens associent la pluie à la mort », explique Ali Gharor, responsable de la santé mentale et du soutien psychosocial au Croissant-Rouge libyen, qui a fourni un large éventail de services de santé mentale et de soutien psychosocial aux survivants des inondations.«Tous les groupes de population de la ville ont besoin d'un soutien psychologique, y compris les volontaires.»

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Communiqué de presse

Le cyclone Lola laisse une traînée de destruction dans le nord de Vanuatu, avertissement pour la saison cyclonique

Port Vila/Kuala Lumpur/Genève, 26 octobre 2023 - Des milliers de personnes ont été gravement touchées par le récent cyclone de catégorie 5 Lola au Vanuatu. Le cyclone, qui a touché terre le 26 octobre 2023, a laissé un champ de ruines et endommagé des maisons, des écoles, des infrastructures, des plantations et des routes, rendant certaines des communautés les plus touchées actuellement inaccessibles à l'aide extérieure. Les dégâts causés par le cyclone sont immenses, en particulier dans les provinces du nord du pays. La connectivité avec ces provinces - où les vents les plus destructeurs du cyclone ont été ressentis comme étant de catégorie 5 - reste interrompue. Lola, qui est le troisième cyclone à frapper le pays en sept mois, a entraîné une aggravation de l'impact des cyclones Judy et Kevin sur les communautés qui commençaient à peine à s'en remettre. Le secrétaire général de la Croix-Rouge de Vanuatu, Dickinson Tevi, a déclaré : «D'après les informations que nous avons recueillies, nous pensons que certaines communautés ont subi des dégâts plus importants que ceux causés par le cyclone Harold en 2020, qui était également de catégorie 5. La seule différence est que Lola s'est déplacé très lentement, ce qui a entraîné une plus grande destruction à certains endroits. Nos volontaires de la Croix-Rouge font partie de ces communautés et sont déjà à l'œuvre. Une première évaluation rapide à Torba, par exemple, a eu lieu dans les heures qui ont suivi le passage du cyclone hier. Nous sommes prêts à être mobilisés dans d'autres communautés dès que nous pourrons y accéder. Pour l'instant, notre priorité est d'apporter des secours immédiats aux zones les plus touchées. Certains des rapports qui nous parviennent soulignent le besoin immédiat d'abris temporaires. Certaines familles ont tout perdu. » La Croix-Rouge de Vanuatu est prête à distribuer des articles de secours immédiats prépositionnés tels que des bâches pour les abris, des kits d'hygiène pour le lavage et le nettoyage, des lanternes solaires, des moustiquaires et des ustensiles de cuisine. Katie Greenwood, chef du bureau de l'IFRC pour le Pacifique, a déclaré : « L'IFRC, en collaboration avec la Croix-Rouge du Vanuatu, est prête à mobiliser tous les moyens nécessaires pour soutenir la Croix-Rouge du Vanuatu. Il est formidable de constater que, malgré l'ampleur des dégâts, la préparation et les alertes précoces ont une fois de plus permis de sauver des vies. Nos équipes locales de la Croix-Rouge agissent aussi rapidement que possible, dans le cadre d'une approche coordonnée avec les autorités, pour atteindre les personnes les plus touchées. L'une de nos plus grandes préoccupations, est cependant que le cyclone Lola, un cauchemar de catégorie 5 hors saison pour les communautés du nord du Vanuatu, vient d'envoyer un tir d'alerte précoce pour cette saison cyclonique au pays et à ses voisins du Pacifique bleu. Cette saison sera probablement marquée par un nombre supérieur à la moyenne de cyclones tropicaux violents (entre 5 et 7) en raison de la férocité accrue qui peut accompagner un événement El Nino "fort" annoncé. Nous devons tous nous préparer à ce qui nous attend». Pour plus d'informations: Pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] À Suva: Soneel Ram:+679 9983 688 À Kuala Lumpur: AfrhillRances: +60 192 713 641 A Genève: Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06 Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67

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Communiqué de presse

L'IFRC invite les gouvernements et les partenaires humanitaires à protéger les vies à l'approche d'une saison active d'ouragans sur le continent américain.

Panama/Genèva, 31 Mai 2022 —La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) intensifie ses actions de préparation en prévision d'une nouvelle saison cyclonique active supérieure à la moyenne dans l'océan Atlantique. L'IFRC invite les gouvernements et les acteurs humanitaires à protéger les vies en investissant dans des systèmes d'alerte précoce, des solutions basées sur les prévisions et des plans coordonnés de réponse aux catastrophes. Du 1er juin au 30 novembre 2022, l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale et les Caraïbes attendent entre 14 et 21 tempêtes nommées, dont 6 à 10 pourraient devenir des ouragans, y compris 3 à 6 ouragans de catégorie 3 ou plus. L'IFRC et son réseau œuvrent pour que les communautés soient mieux préparées à faire face aux effets des fortes pluies, des glissements de terrain et des inondations que ces événements météorologiques pourraient provoquer au cours des six prochains mois. Martha Keays, Directrice Régionale pour la région Amériques à l'IFRC a déclaré: "La région peut être confrontée à six ouragans majeurs, mais il suffit d'une seule tempête pour détruire des communautés qui sont déjà aux prises avec la pauvreté, les inégalités et les effets dévastateurs de la pandémie de COVID-19. C'est pourquoi des centaines d'équipes locales de la Croix-Rouge dans plus de 20 pays partagent des messages d'alerte précoce et coordonnent les mesures de préparation avec les gouvernements locaux et les dirigeants communautaires. Parallèlement, l'IFRC associe les prévisions météorologiques à l'analyse des risques pour prendre des mesures précoces en amont des ouragans plutôt que de simplement réagir aux événements. Cette approche nous permet d'anticiper les catastrophes, de diminuer leur impact autant que possible et de prévenir la souffrance et la perte de vies et des moyens de subsistance." L'IFRC accorde une attention particulière aux besoins des femmes, des enfants, des migrants et des retournés, qui souffrent de crises qui se chevauchent en Amérique centrale. Cette région se remet encore de la pandémie et des ouragans Eta et Iota, qui ont provoqué le déplacement de 1,5 million de personnes rien qu'au Nicaragua, au Honduras et au Guatemala. En Colombie, au Honduras, au Guatemala et en Haïti, les communautés vulnérables exposées aux ouragans et aux tempêtes sont également les plus exposées à l'insécurité alimentaire en raison de la crise mondiale actuelle de pénurie alimentaire. Dans ce contexte difficile, l'IFRC plaide en faveur de cadres réglementaires qui favorisent l'acheminement rapide de l'aide humanitaire dans les zones touchées par des catastrophes. Elle a également prépositionné des biens humanitaires au Panama, au Guatemala, au Honduras et dans les Caraïbes afin de répondre immédiatement aux besoins humanitaires de 60 000 personnes dans les zones côtières du Pacifique et de l'Atlantique. Selon le Centre climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la saison des ouragans 2022 dans l'Atlantique et la mer des Caraïbes devrait être plus active que la normale en raison de l'influence du modèle climatique La Niña. Ce phénomène est actif pour la troisième année consécutive et fait que les températures de la mer dans ce bassin sont supérieures à la moyenne. Cette condition permet un développement plus actif des ouragans, comme on l'a vu en 2020 et 2021. Pour plus d'informations, veuillez contacter : Au Panama Susana Arroyo Barrantes - Comms Manager pour la régions Amériques,[email protected] María Victoria Langman - Senior Comms Officer pour la région Amériques,[email protected] En Jamaïque Trevesa Da Silva - Comms Officer Anglais et néerlandais des Caraïbes, [email protected]

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Type d'urgence

Les cyclones

Les cyclones tropicaux sont des systèmes de tempête à rotation rapide qui tournent (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Nord et dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Sud) autour d'un centre de basse pression. Ils se déplacent généralement lentement mais sont violents, avec des vents de 120 à 320 kilomètres par heure. Ils portent des noms différents selon le lieu où ils se produisent : cyclones dans les eaux de l'Asie du Sud-Est et de l'océan Indien, typhons dans les eaux de l'Asie de l'Est et du Pacifique et ouragans dans l'Atlantique, le golfe du Mexique ou la mer des Caraïbes. La plupart des décès liés aux cyclones sont dus aux inondations, mais aussi aux électrocutions, à l'effondrement de structures et à la projection de débris.