COVID-19

Displaying 1 - 25 of 25
04/05/2022 | Article

Lumières, caméra, action ! Comment le cinéma sauve des vies au Cameroun

Combinant à la fois l'apprentissage et le divertissement, le cinéma mobile est devenu, au fil des ans, un moyen privilégié de sensibiliser les communautés isolées du monde entier sur un large éventail de sujets importants, allant de la manière de rester en bonne santé à la préparation aux catastrophes. Chaque kit de cinéma mobile contient un écran de projection et un trépied, un ordinateur portable, des microphones et des haut-parleurs, ainsi qu'un générateur pour pouvoir continuer à fonctionner même en cas de coupure de courant. Depuis qu'elle a reçu les kits, la Croix-Rouge camerounaise utilise le cinéma mobile pour partager des messages qui sauvent les vies sur la COVID-19, le choléra et tout autre sujet pertinent, afin d'aider les gens à se préparer et à rester en sécurité. Le tout d'une manière passionnante et efficace, et dans l'environnement même de la communauté. "Le cinéma mobile nous permet de fournir les bonnes informations dont les communautés ont besoin pour lutter contre les épidémies et les catastrophes de toutes sortes. Cet outil ludique et utile nous permet sans aucun doute d'améliorer notre réponse humanitaire à travers le pays". Cécile Akamé Presidente de la Croix-Rouge Camerounaise Les projections de cinéma mobile ne consistent pas seulement à s'asseoir et à regarder. Elles sont aussi un excellent moyen d'engager les communautés par le biais de sessions de questions-réponses et de recueillir les précieux commentaires des participants. Chaque projection est animée par des volontaires de la Croix-Rouge camerounaise, dont la plupart ont été récemment formés sur les techniques de communication adaptées au cinéma mobile, l'engagement communautaire et la collecte des feedbacks. Écouter les questions, les préoccupations, les idées et les craintes des populations aide les volontaires à mieux comprendre les besoins des communautés et à adapter leur travail en conséquence. Marlyse, une élève de 15 ans de la ville de Kribi, dans le sud du pays, qui a assisté à une récente projection, a déclaré : "C'est la première fois que je participe à ce type d'activité et j'ai beaucoup appris. Nous avons regardé une vidéo sur la COVID-19 et cela a renforcé nos connaissances sur les mesures préventives. La discussion avec les personnes de la Croix-Rouge nous a également permis d'en savoir plus sur le vaccin." Marlyse Participant au cinéma mobile à Kribi Ci-dessous, la vidéo dont Marlyse fait allusion: À l'IFRC nous savons que les épidémies commencent et se terminent dans les communautés. Et qu'avec les bonnes informations et le bon soutien, chacun peut jouer un rôle important dans la détection des maladies, la réponse efficace et la préparation aux risques sanitaires futurs. Prenez l'exemple de M. Biyong, Leader communautaire à Kribi, qui est enthousiasmé par le projet de la Croix-Rouge camerounaise et le potentiel du cinéma mobile : "Nous connaissons actuellement une épidémie de choléra dans notre communauté et dans toute la région. Je pense que cet outil arrive à point nommé ! Grâce à la diffusion de la vidéo sur le choléra, les modes de transmission et les moyens de prévenir cette maladie, les membres de ma communauté ont pu voir de leurs propres yeux ce que nous essayons de leur expliquer chaque jour. C'est vraiment un outil qui va permettre d'arrêter la propagation de la maladie." Mr Biyong Leader communautaire d'une communauté de la ville de Kribi L'IFRC et la Croix-Rouge camerounaise espèrent ensemble étendre les projections de cinéma mobile à travers le pays dans les mois à venir, en écoutant et en apprenant des personnes que nous soutenons. "En plus de la nourriture, l'eau et les abris, nous savons que l'information est, en soi, une aide. L'IFRC travaille sans relâche pour aider les Sociétés nationales comme la Croix-Rouge camerounaise à s'approprier les opportunités et les avantages de cette approche passionnante du cinéma mobile pour rendre les communautés plus résilientes".​​​​​​ Thierry Balloy Chef de délégation du groupe de pays pour l'Afrique centrale -- Ce travail au Cameroun s'inscrit dans le cadre du Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3) de l'IFRC, financé par l'USAID. Cliquez ici pour en savoir plus sur le projet et notre travail dans ce domaine. Et si vous avez apprécié cette histoire, vous serez peut-être intéressé par nos nouvelles études de cas montrant comment les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont aidé à préparer les communautés au COVID-19 et à les en protéger.

Lire plus
05/05/2022 | Article

L'IFRC a été créée pour apporter de la gentillesse- et la gentillesse est plus que jamais nécessaire

"Le monde saigne, et il a besoin d'aide maintenant". Les mots d'avertissement d'un leader humanitaire secoué par une guerre brutale et vivant dans l'ombre d'une pandémie mondiale. Ce n'est pas moi qui ai écrit ces mots. Ils ont été écrits en 1919, par Henry Davison, le dirigeant de la Croix-Rouge américaine. Son idée majeure était que les sociétés de la Croix-Rouge du monde entier - qui ont été mises sur pied après la création du mouvement par le lauréat du prix Nobel Henry Dunant en 1863 - devaient se rassembler pour former une force du bien en tout temps, et pas seulement pendant les guerres. Davison était convaincu que la bienveillance et l'expertise dont faisaient preuve les volontaires de la Croix-Rouge devaient également profiter à l'humanité en d'autres temps. C'est ainsi qu'est née la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge, le 5 mai 1919, avec cinq Sociétés fondatrices de la Croix-Rouge - la Croix-Rouge des États-Unis d'Amérique, la Croix-rouge de l'Italie, celle du Japon, celle de la France et enfin celle du Royaume-Uni. À la fin de cette année-là, la Ligue comptait 30 membres. En 1991, la league changea de nom pour devenir la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-rouge(IFRC). Nous comptons actuellement 192 Sociétés nationales membres. L'idée de base est restée la même, tandis que l'étendue du réseau de l'IFRC s'est massivement développée, en termes de portée et d'impact. En 2020, 14,9 millions de volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont aidé plus de 688 millions de personnes dans le cadre de catastrophes et d'autres interventions d'urgence, quelque 306 millions dans le domaine de la santé et 125 millions dans celui de l'eau potable et de l'assainissement. Ces chiffres sont impressionnants, mais l'ampleur des besoins humanitaires continue de croître chaque année. En ce moment même, d'innombrables personnes à travers le monde ont besoin d'un soutien urgent. Le conflit en Ukraine et la pression exercée sur les pays voisins n'en sont qu'un exemple. Les dommages physiques, sociaux et économiques persistants infligés par la pandémie mondiale de COVID-19 en sont un autre. À ces catastrophes s'ajoute la menace omniprésente, et qui prend de l'ampleur, du changement climatique. Face à de tels défis, une idée simple - comme celle qui a donné naissance en 1919 à ce que l'on appelle aujourd'hui l'IFRC - peut-elle encore contribuer à guérir le monde ? Je crois que oui, et qu'elle le fera. Nous savons ce qui fonctionne, et nous le prouvons depuis plus d'un siècle. Il s'agit d'un être humain qui tend la main à un autre être humain en crise, au niveau de la communauté, là où le besoin est le plus grand. Il s'agit de veiller à ce que les volontaires locaux et les organisations locales disposent de ressources, de formations et de l'aide internationale dont ils ont besoin pour répondre aux catastrophes et aux crises. Il s'agit de s'assurer que leurs voix sont entendues et que leurs intérêts sont représentés sur la scène internationale. Et en travaillant afin d'apporter ce soutien aux communautés et aux individus les plus marginalisés, où qu'ils soient, et sans aucune discrimination quant à leur identité. C'est - tout simplement - de la gentillesse. J'ai rejoint ma Société nationale, la Croix-Rouge du Népal, en tant que volontaire il y a plus de trente ans. On me faisait confiance - et j'étais donc en mesure de rencontrer et de soutenir les personnes qui en avaient le plus besoin - parce que je faisais partie de leur communauté, que je parlais leur langue et que je comprenais leurs préoccupations. Et la clé pour comprendre les besoins des gens était la gentillesse. Au fil des ans, l'IFRCa évolué en même temps que les communautés qu'elle soutient. Nous avons adapté nos méthodes de travail, élargi notre expertise au fur et à mesure de l'apparition de vulnérabilités et de facteurs de stress différents, et nous avons été suffisamment agiles pour lancer puis généraliser de nouvelles approches du soutien humanitaire. Nous avons été à l'origine du développement et de l'acceptation généralisée de l'assistance en espèces, qui constitue le moyen le plus efficace et le plus respectueux de soutenir les personnes dans le besoin. Après tout, les personnes qui ont tout perdu dans une catastrophe ou un conflit ne devraient pas avoir à perdre également leur dignité. Nous conduisons également le changement sur la manière dont les risques de catastrophe sont gérés et réduits grâce à une action anticipative, où les communautés locales sont soutenues pour réduire leurs risques, et où un financement immédiat peut être déclenché lorsque des seuils mesurés scientifiquement sont atteints. Aucune de ces actions ne serait possible sans les actes de gentillesse de nos 14,9 millions de volontaires communautaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. A l'occasion de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le 8 mai, nous encouragerons les gens du monde entier à croire au pouvoir de la gentilesse. #SoyonsAimables. Le monde saigne toujours. Il a encore besoin d'aide. Mais il y a près de 15 millions de raisons de croire en la gentillesse et d'avoir de l'espoir. -- Si vous souhaitez en savoir plus sur l'histoire de l'IFRC, visitez notre page histoire et archives. Et consultez le hashtag #SoyonsAimables sur tous les canaux de médias sociaux cette semaine pour voir comment nos Sociétés nationales célèbrent la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Lire plus
17/03/2022 | Communiqué

L'IFRC exhorte les pays des Caraïbes à renforcer la confiance des communautés dans la vaccination

Jamaïque, 17 Mars 2022 -Le faible taux de vaccination contre le COVID-19 dans les Caraïbes doit être abordé en renforçant la confiance de la population et en remédiant aux inégalités d'accès aux vaccins affirmela Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). Construire cette confiance est un facteur clé pour promouvoir la vaccination universelle et donc favoriser le relèvement socio-économique des Caraïbes, où seulement 40 % de la population dispose d'un schéma complet de vaccination, contre 68 % en Amérique du Sud et 60 % en Amérique centrale. Dans la région des Amériques, plus de 1,7 milliard de doses de vaccin COVID-19 ont été administrées. Diana Medina, Responsable Régionale de l'engagement et de la redevabilité de l'IFRC, a déclaré : "Les pays des Caraïbes ne sont pas seulement confrontés à des difficultés dans leur capacité à garantir que le vaccin passe du tarmac de l'aéroport aux bras des plus vulnérables. Les gens évitent de se faire vacciner en raison du manque de confiance dans le vaccin, des difficultés d'accès à l'information et de la méfiance envers certaines sources. Pour s'assurer que tout le monde se fasse vacciner, il est essentiel de renforcer le dialogue au sein de la communauté, d'identifier les problèmes de confiance et de répondre aux doutes, aux inquiétudes et aux craintes des gens''. Une combinaison de différents facteurs affecte l'avancement des efforts de vaccination : l'étendue géographique des îles et le mauvais état des routes rendent difficile l'accès aux communautés difficiles à atteindre, les laissant sans protection et sans information. La charge sur les institutions de santé est importante, et l'organisation de campagnes de sensibilisation et de prévention des risques à grande échelle constitue un défi. Dans certaines communautés, il y a également un manque de confiance dans les fournisseurs d'informations et dans l'efficacité des vaccins. Un nouveau rapport de l'IFRC sur les perceptions relatives au COVID-19, réalisé dans neuf pays d'Amérique latine et des Caraïbes, révèle que certaines populations vulnérables, telles que les migrants, les communautés indigènes et les communautés d'accueil, rencontrent des difficultés pour accéder aux services de vaccination, ne font pas confiance aux autorités ou aux décideurs locaux et hésitent à se faire vacciner par crainte des effets secondaires et par souci de sécurité. Abdul Nasir Khan, coordonnateur des opérations de l'IFRC pour les Caraïbes néerlandophones et anglophones, a ajouté : "Grâce aux relations historiques de la Croix-Rouge avec les communautés sur le terrain, nous avons constaté que les populations se fient principalement aux informations fournies par les prestataires de soins de santé, les travailleurs humanitaires et les dirigeants locaux, mais qu'ils restent sceptiques quant aux informations provenant de sources officielles. Il faut un effort conjoint impératif de toutes les parties pour fournir des informations fiables et adaptées aux communautés par le biais d'une communication sur les risques accessible et complète, parallèlement à des activités de vaccination actives.'' Depuis le début des campagnes de vaccination contre le COVID-19, la Croix-Rouge a aidé près de 4 000 personnes à se faire vacciner contre le COVID-19 et a diffusé des messages sur l'hésitation à se faire vacciner à plus de 650 000 personnes dans les Caraïbes. Le personnel aide les autorités sanitaires à vacciner les personnes et à mettre en œuvre des activités de sensibilisation de communication des risques adaptées aux perceptions et aux contextes des communautés, par le biais d'une sensibilisation locale lors de visites de porte à porte, de promenades, dans les transports publics et en installant des stands d'information dans les espaces publics. La Croix-Rouge a également communiqué des informations clés à de larges pans de la population par le biais de panneaux d'affichage électroniques, de la télévision, de la radio et de vidéos numériques. En 2022, les équipes locales de la Croix-Rouge continueront à travailler en tant qu'auxiliaires des autorités, en favorisant un accès équitable aux vaccins et le relèvement socio-économique des plus vulnérables, en mettant en œuvre des activités visant à renforcer la confiance dans les vaccins et en plaçant les communautés au centre de ses actions grâce à un soutien humanitaire mené localement. Notes et informations complémentaires: Le rapport de l'enquête de perception sur le COVID-19 dans les Amériques sera présenté lors d'un événement numérique le mercredi 23 mars 2022, à 10 heures EST/ 4 heures CET. Pour participer à la discussion, veuillez vous inscrire en cliquant ici. Pour télécharger le rapport complet, cliquez ici Pour plus d'informations ou pour programmer des entretiens avec des spécialistes sur la situation du COVID-19 dans la région des Caraïbes et des Amériques, veuillez contacter : Bureau régional pour les Caraïbes: Trevesa DaSilva, +1 876 818 8575, [email protected] Bureau régional pour les Amériques à Panama:David Quijano, +57 310 559 2559, [email protected] / Susana Arroyo, [email protected]

Lire plus
20/05/2022 | Communiqué

Rapport de l'IFRC : Les objectifs de réduction de la pauvreté, de travail décent et de réduction des inégalités, freinés par le COVID-19 en Amérique latine et dans les Caraïbes

Panama City, 20 Mai, 2022 - Les effets socio-économiques dévastateurs de la pandémie de COVID-19 ont mis en échec certains des principaux objectifs de développement durable (ODD) en Amérique latine et dans les Caraïbes. Il est peu probable que la région parvienne à mettre fin à la pauvreté, à assurer l'égalité des sexes, à promouvoir un travail décent et équitable et à réduire les inégalités au sein des pays et entre eux d'ici à la date butoir de 2030. C'est l'une des principales conclusions de "Readjusting the path towards equity", une étude récente de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). Le rapport confirme que la COVID-19 a augmenté le chômage, réduit le revenu des familles les plus pauvres, forcé plus d'un million d'enfants à quitter l'école, réduit la protection du travail et aggravé les inégalités et la violence basée sur le genre. Roger Alonso, chef de l'unité "Catastrophes, climat et crises" de l'IFRC dans les Amériques, a déclaré : "Cette étude nous aide à comprendre les effets à long terme de la pandémie de COVID-19 sur les revenus, l'accès à la nourriture et le bien-être des personnes les plus vulnérables. Les résultats soulignent le fait qu'un rétablissement social et économique complet prendra des années. Pour éviter des niveaux de vulnérabilité irréversibles, il est crucial de mettre en œuvre une reprise inclusive et équitable, qui anticipe également les effets des augmentations actuelles des prix des aliments et des carburants résultant du conflit en Ukraine." Selon le rapport, la perte de revenus des populations les plus pauvres a accru l'insécurité alimentaire, si bien que 60 millions de personnes ont souffert de la faim au cours de la première année de la pandémie. Cette même année, 23 millions de femmes ont été précipitées dans la pauvreté et, depuis lors, les cas de violence domestique et sexuelle et de traite des êtres humains ont augmenté. En outre, 10 % des emplois de la région ont été perdus pendant la pandémie, et 30 % d'entre eux n'ont pas encore été récupérés. Parallèlement, 51% de la population migrante interrogée par l'IFRC a déclaré avoir perdu son emploi et 53% de ceux qui l'ont conservé ont vu leurs revenus diminuer ou n'ont pas été payés. Cette analyse de l'IFRC est basée sur une analyse documentaire, des entretiens avec des experts et des représentants d'organisations internationales, ainsi que sur 1 825 enquêtes menées en Argentine, au Guatemala, au Honduras, au Panama et au Venezuela. Daniela Funez, co-auteur du rapport et responsable du rétablissement des moyens de subsistance de l'IFRC dans les Amériques, a déclaré : ''Être à l'écoute des communautés que nous servons est une priorité pour le réseau de la Croix-Rouge. C'est ce qui nous permet de connaître leurs besoins en profondeur et, dans ce cas, les données qu'elles nous ont fournies confirment les projections faites par les agences internationales concernant les effets du COVID-19 sur les ODD''. Pour faire face aux effets socio-économiques de la pandémie, l'IFRC suggère d'accorder une attention prioritaire aux groupes les plus vulnérables, d'intégrer une approche de genre dans l'action humanitaire et de contribuer à réduire les effets du changement climatique. Elle appelle également à une augmentation des investissements dans la vaccination, la protection et la protection des moyens de subsistance, une question essentielle pour combler le déficit de financement de 60% nécessaire pour continuer à répondre aux effets à moyen et long terme de COVID-19. Pour plus d'informations: A Bogota:David Quijano +57 310 5592559,[email protected] Au Panama:Susana Arroyo Barrantes,[email protected]

Lire plus
27/04/2022 | Communiqué

Les vaccinations sont vitales alors que le COVID paralyse les pays du Pacifique

Kuala Lumpur/Suva 28 avril 2022 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge s'inquiète de plus en plus pour plus d'un million de personnes dans les pays du Pacifique, qui doivent faire face à leur première grande vague de COVID-19 alimentée par les variantes d'Omicron. L'intensification des vaccinations est vitale, car l'augmentation rapide des infections par le COVID provoque de plus en plus de décès et de maladies dans les pays où les taux d'immunisation sont faibles. Exempts de COVID depuis près de deux ans, le Vanuatu, les îles Salomon, les Tonga, Kiribati et Samoa connaissent tous des épidémies dans leurs capitales, et le virus se propage dans les communautés insulaires extérieures vulnérables qui ne disposent pas de structures de traitement et de vaccination de base. Le virus met à rude épreuve les systèmes de santé fragiles des agglomérations telles que Honiara, Port Vila et Nuku'alofa. Un nombre croissant d'agents de santé est frappé par le COVID-19, ce qui limite encore les services de santé et aggrave la crise. Sainiana Rokovucago, chef de délégation du Pacifique par intérim de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), a déclaré : "Il est essentiel que nous atteignions le dernier kilomètre avec des vaccinations dans les villages les plus reculés des îles du Pacifique. Tous les efforts doivent être faits par les autorités pour atteindre ces communautés, malgré les défis logistiques que représente l'acheminement des vaccins vers ces îles tropicales éloignées." "Les volontaires de la Croix-Rouge travaillent avec les communautés pour leur faire comprendre l'importance de se faire vacciner et de maintenir l'hygiène pour endiguer la propagation de ce dangereux virus." Les îles Salomons ont rapporté plus de 12 000 infections et plus de 100 décès depuis janvier 2022. Le Vanuatu a rapporté plus de 6 000 cas et 12 décès au cours des deux derniers mois. Après l'éruption volcanique et le tsunami de janvier, les Tonga font face à une triple catastrophe avec plus de 9 000 cas et 11 décès dus au COVID. Selon Our World in Data, dansles îles Salomon, seuls 20 % de la population ont reçu deux doses de vaccin COVID-19. Au Vanuatu, seuls 38 % ont reçu deux doses, ce qui est considéré comme le protocole initial minimum pour aider à protéger la population. "Il existe des preuves solides que les vaccinations sauvent des vies. Les habitants des îles Cook connaissent leur première vague du virus, et pourtant, grâce au taux de vaccination élevé de 100 %, ils ont pu éviter des cas grâves de la maladies et de nombreux décès." "Il est essentiel que nous fassions encore plus pour contrer la désinformation, les lacunes dans les connaissances et les rumeurs sur la COVID-19 et la vaccination, en instaurant la confiance dans le vaccin en comprenant toutes les préoccupations, en répondant aux questions et en favorisant le dialogue par des canaux de confiance." "Le COVID est loin d'être terminé dans le Pacifique, nous devons donc vacciner tout le monde maintenant". Pour plus d'informations, veuillez contacter: A Suva: Soneel Ram, +679 9983 688, [email protected] Bureau Asie-Pacifique: Preeti Abraham, +66 61 412 3910, [email protected] Bureau Asie-Pacifique: Antony Balmain, +60 12 230 8451, [email protected]

Lire plus
12/05/2022 | Communiqué

Sommet mondial sur la COVID-19: " Les dirigeants mondiaux doivent s'engager et s'assurer que chacun, partout, ait accès aux vaccins, aux tests et aux traitements."

Genève, le 12 mai 2022 - Au cours du deuxième sommet mondial sur la COVID-19 co-organisé par la Maison Blanche, le Secrétaire Général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), Jagan Chapagain, a souligné l'engagement du réseau à fournir des tests, des traitements et des vaccins contre la COVID-19, aux personnes les plus vulnérables et à renforcer les systèmes de santé. Si de nombreux pays ont mené avec succès des campagnes de vaccination contre la COVID-19, la couverture vaccinale reste inférieure à 10 % dans de nombreux pays à faible revenu, dont la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la République démocratique du Congo, Haïti ou Madagascar. Les pays à faible revenu ne peuvent pas non plus se permettre d'acheter des tests et d'autres éléments qui peuvent sauver des vies tels que des médicaments antiviraux ou des fournitures d'oxygène, laissant des millions de personnes en danger de contracter le virus et de subir ses conséquences mortelles. M. Chapagain a déclaré : "Les dirigeants du monde entier doivent s'engager et s'assurer que chacun, partout, ait accès aux vaccins, aux tests et aux traitements. Cela signifie qu'il faut cibler les personnes les plus vulnérables, qui ont les plus grands besoins et qui sont les plus difficiles à atteindre. Cette pandémie continue de se propager et de tuer des gens. Il est trop tôt pour baisser la garde et abandonner nos efforts mondiaux contre la COVID-19." Depuis le début de la pandémie, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont aidé plus de 400 millions de personnes à accéder à la vaccination COVID-19 et ont fourni un soutien en matière de santé mentale à plus de 13 millions de personnes dans 152 pays. Parce qu'elles font partie des communautés qu'elles servent, leur rôle est également essentiel pour instaurer la confiance, informer les communautés des mesures de santé publique et stimuler l'adoption des vaccins. Par exemple, à travers l'Asie et le Pacifique, des millions de volontaires ont aidé des dizaines de millions de personnes à se faire vacciner contre la COVID-19. L'Afghanistan, dont le système de santé est l'un des plus fragiles au monde, n'a vacciné que 12 % de sa population avec deux doses. Le Croissant-Rouge afghan a fait fonctionner un hôpital de 50 lits dédié aux patients atteints du COVID-19 et a fourni de la nourriture ou de l'argent à plus de 165 500 personnes. Plus d'un million de personnes ont été examinées par leurs équipes sanitaires mobiles et leurs cliniques en 2021. En Namibie, où seulement 16% de la population a été entièrement vaccinée, la Croix-Rouge de Namibie a mené une campagne itinérante "Faites-vous vacciner - chassez le COVID-19 de Namibie". Des volontaires de la Croix-Rouge parcourent les rues des communautés du pays, munis de pancartes, chantant des chansons et animant des chants sur la vaccination. Sur les sites de vaccination contre le COVID-19, les volontaires de la Croix-Rouge aident également à l'enregistrement des vaccinations et à la saisie des données et fournissent des premiers soins de base. Au cours du sommet, M. Chapagain a exprimé le soutien de l'IFRC à un mécanisme de financement en cas de pandémie qui permettrait aux acteurs communautaires d'accéder à des fonds pour renforcer les systèmes de santé communautaires et accroître leur résilience face aux futures menaces sanitaires. M. Chapagain a déclaré : "Nous devons nous préparer dès maintenant à la prochaine pandémie. Le monde n'était pas prêt pour la COVID-19, mais nous pouvons l'être pour la prochaine pandémie. Nous devons exploiter les leçons, les succès et les échecs de la réponse à la COVID-19 et construire un avenir où les communautés sont équipées pour répondre à la prochaine crise sanitaire." Pour demander une interview ou pour plus d'informations, veuillez contacter: AWashington: Marie Claudet +1 202 999 8689, [email protected] Cliquez ici pour découvrir d'autres exemples d'activités de vaccination des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pendant le COVID-19.

Lire plus
23/03/2022 | Communiqué

Amériques : Le rétablissement de la confiance des communautés vulnérables est essentiel pour un relèvement équitable et inclusif après deux ans de pandémie, affirme l'IFRC

Panama, 23 Mars 2022 – La confiance des migrants, des communautés hôtes et des populations autochtones envers les autorités et les décideurs locaux sur les questions liées au COVID-19 a chuté d'un tiers par rapport au début de la pandémie. C'est l'une des principales conclusions de "COVID-19 dans les Amériques : à l'écoute des plus vulnérables", une étude réalisée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) dans neuf pays d'Amérique latine et des Caraïbes, qui a analysé les perceptions duCOVID-19 dans les communautés les plus vulnérables. Le rapport révèle que les humanitaires constituent le deuxième groupe le plus digne de confiance après les scientifiques. Il montre également qu'une confiance élevée ou modérée dans les dirigeants gouvernementaux est associée à une plus grande confiance dans la sécurité et l'efficacité des vaccins. Diana Medina, Responsable de l'engagement communautaire et de la redevabilité pour l'IFRC dans les Amériques,déclare: ''L'écoute des communautés, l'utilisation des données pour concevoir des interventions adaptées aux contextes changeants de la pandémie et les approches de réponse dirigées localement sont essentielles pour renforcer la confiance dans les vaccins et protéger les populations contre le COVID-19. Si les gens n'ont pas confiance dans les vaccins ou ne peuvent pas y avoir accès, les taux de vaccination resteront faibles, et cette pandémie ne prendra pas fin. Nous espérons que les conclusions et les recommandations du rapport serviront de base pour redéfinir les stratégies sur le terrain et les processus de plaidoyer nécessaires pour que les campagnes de vaccination atteignent le dernier kilomètre''. L'étude révèle également que, malgré leur volonté de se faire vacciner, les migrants et les communautés autochtones rencontrent de grandes difficultés pour accéder au vaccin, telles que de longues distances, de longues files d'attente ou des problèmes d'enregistrement. En effet, les populations indigènes ont indiqué avoir reçu moins d'informations que le reste de la population qui a été consultée et elles affirment être plus réticentes à adopter toutes les mesures de protection du COVID-19. Maria Franca Tallarico, responsable régionale de l'IFRC pour la santé et les soins pour les Amériques, a déclaré : "Même si des progrès significatifs ont été réalisés pour contrôler la propagation du COVID-19, la pandémie n'est pas encore terminée. De nombreuses personnes ne sont toujours pas vaccinées ou bénéficient de programmes de vaccination incomplets. Il est essentiel de comprendre ce que ces groupes pensent du virus et de la vaccination pour maintenir le dialogue, approcher les communautés de manière contextualisée afin de faciliter la mise en place de comportements et d'habitudes sains, favoriser un relèvement équitable et inclusif et augmenter les taux de vaccination, réduisant ainsi le risque de prolifération de nouveaux variants.'' La plupart des personnes interrogées ont déclaré avoir trouvé les messages sanitaires sur le COVID-19 utiles et efficaces. Cependant, il est essentiel de tenir compte des différences qui existent au sein des mêmes communautés. Les décideurs et les autorités locales doivent renforcer le dialogue avec les communautés vulnérables pour mettre en œuvre des stratégies de réponse COVID-19 différenciées, contextualisées et basées sur les besoins de groupes spécifiques tels que les communautés indigènes, les migrants et les réfugiés. Pour améliorer l'efficacité de l'information sur le virus et les vaccins, l'IFRC encourage l'utilisation de messages adaptés et compréhensibles dans les langues maternelles, en utilisant les acteurs les plus fiables comme porte-parole auprès des communautés. Elle suggère également d'articuler les activités avec le personnel de santé et les organisations humanitaires en tant qu'acteurs clés pour renforcer la confiance et promouvoir une plus grande adoption des mesures de protection et de vaccination contre le COVID-19. La poursuite des efforts de plaidoyer pour garantir un accès universel et rapide aux vaccins restera également essentielle pour vaincre la pandémie, de même que la promotion de la mise en œuvre de mesures de relèvement socio-économique répondant aux besoins des ménages et des groupes les plus vulnérables. Cette étude a été réalisée entre juin et octobre 2021 et repose sur une enquête menée auprès de 7 743 personnes en Argentine, en Bolivie, au Brésil, en Colombie, au Guatemala, en Jamaïque, au Nicaragua, au Panama et à Trinité-et-Tobago. Dans ces pays, les équipes locales de la Croix-Rouge, qui jouent un rôle clé basé sur des relations durables avec les communautés, ont exploré les perceptions de populations particulièrement vulnérables, concernant quatre aspects : l'accès et l'impact de l'information sur le COVID-19, les connaissances et la perception de la vaccination, la confiance dans le vaccin COVID-19, et l'impact socio-économique de la pandémie. Notes et informations complémentaires: Deux ans après le premier cas de COVID-19, la région des Amériques enregistre 2,7 millions de décès associés, 1,7 milliard de doses de vaccins administrées et un recul de près de 30 ans des niveaux d'extrême pauvreté en Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi qu'une augmentation des inégalités entre les sexes et du travail des enfants. Depuis le début de la pandémie, la Croix-Rouge a contribué à un accès équitable aux vaccins et a mis en œuvre des programmes de réponse au COVID-19 dans les Amériques : la communication sur les risques par des approches adaptées et contextualisées aux communautés, ainsi que des activités de mobilisation communautaire et de promotion de l'hygiène auprès de 52 millions de personnes,en particulier, 10 millions ont reçu des informations sur le vaccin COVID-19; la mise en œuvre d'activités d'assainissement et d'hygiène auprès de 13 millions de personnes; le soutien à la vaccination de 3,4 millions de personnes la fourniture d'une aide alimentaire ou autre assistance à 86 millions de personnes et; l'assistance à 358 mille personnes avec des services de santé mentale et un soutien psychosocial. Pour plus d'informations ou pour programmer des entretiens avec des spécialistes sur la situation du COVID-19 dans la région des Amériques, veuillez contacter le bureau régional des Amériques à Panama: David Quijano, +57 310 559 2559, [email protected] Susana Arroyo, [email protected]

Lire plus
10/03/2022 | Communiqué

Ukraine : Des millions de personnes sont menacées, les difficultés sanitaires accentuent les vulnérabilités.

Budapest/Genève, 10 mars 2022 - Alors que le conflit se poursuit en Ukraine et qu'une vague de froid s'abat sur le pays, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) met en garde contre les conséquences désastreuses pour la santé - notamment la propagation du COVID-19 - et la santé mentale de millions de personnes à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Les combats en Ukraine se poursuivent depuis deux semaines et n'ont laissé personne indemne. On estime que 18 millions de personnes, soit un tiers de la population du pays, auront besoin d'une aide humanitaire, et plus de 2,3 millions de personnes ont fui vers les pays voisins. Alors que la vie de millions de personnes est bouleversée, il existe une réelle inquiétude quant à la propagation des maladies, à l'aggravation des conditions de santé préexistantes et à l'augmentation des problèmes de santé mentale. "De nombreuses personnes touchées étaient déjà vulnérables avant le conflit et sont aujourd'hui confrontées à une situation encore plus difficile car elles perdent leurs maisons et leurs moyens de subsistance, sont contraintes de chercher un abri où elles le peuvent ou fuient leur pays en quête de sécurité. Elles ont un besoin urgent de nourriture, d'eau et d'abris, mais aussi de soins médicaux d'urgence, de mesures de protection et de soutien psychosocial pour éviter une catastrophe humanitaire encore plus grande", a déclaré Birgitte Bischoff Ebbesen, Directrice Régionale de l'IFRC pour l'Europe. À la gare de Przemyśl en Pologne, une femme pleurait et était réconfortée par un volontaire de la Croix-Rouge polonaise. Lorsqu'on lui a demandé ce qui s'était passé, elle a répondu qu'elle avait passé toute la nuit et toute la journée à attendre le train en provenance d'Ukraine qui devait mettre sa fille en sécurité. Le train est finalement arrivé, mais pas sa fille. Les personnes qui fuient les conflits vivent souvent des situations extrêmement pénibles, des pertes et des traumatismes, qui peuvent avoir un impact sur leur santé mentale et leur capacité à faire face. Un soutien psychosocial sera nécessaire dans les jours, les semaines et les mois à venir. Dans les situations de conflit, les mesures de santé publique visant à empêcher la propagation des maladies deviennent extrêmement difficiles. Les gens sont contraints de s'abriter dans des espaces surpeuplés où les conditions sanitaires ou l'accès aux services de santé de base sont limités, ce qui augmente le risque d'épidémies de maladies infectieuses, telles que la tuberculose et les maladies diarrhéiques. La propagation du COVID-19 est particulièrement préoccupante car le taux de vaccination en Ukraine est parmi les plus bas d'Europe, un tiers seulement de la population ayant reçu la première dose. L'Ukraine a également l'un des taux les plus élevés au monde de tuberculose multirésistante. Pour ajouter à une situation déjà désespérée, les températures descendent en dessous de zéro. Il y a un besoin urgent de vêtements chauds et d'abris adéquats pour protéger des intempéries les personnes se trouvant dans des lieux temporaires et celles qui font la queue aux frontières, dont la majorité sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. "Nos équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en Ukraine et des pays voisins font tout leur possible pour soutenir toute personne dans le besoin, en particulier les personnes les plus à risque. Il s'agit notamment les mineurs non accompagnés, les familles monoparentales, les personnes âgées et les personnes handicapées. Ils ont le soutien total de l'IFRC et de notre réseau mondial, mais des fonds supplémentaires sont désespérément nécessaires car des millions de vies sont en jeu. Même si le conflit armé devait prendre fin demain, les conséquences humanitaires se feront sentir pendant des années", a ajouté M. Bischoff Ebbesen. Notes aux rédacteurs En Ukraine, les équipes de la Croix-Rouge dispensent des formations en premiers secours, aident dans les centres d'accueil et pour le transport des personnes en lieu sûr, et distribuent des articles de secours, notamment des vêtements chauds. Malgré le danger mortel qu'ils courent eux-mêmes, 3 000 nouveaux volontaires locaux se sont mobilisés pour soutenir leurs voisins. En Hongrie, les équipes de la Croix-Rouge gèrent trois points de services sanitaires à la frontière. Elles gèrent également des centres d'accueil et de collecte où elles accueillent les personnes qui traversent la frontière depuis l'Ukraine et distribuent des produits de première nécessité. En Pologne, où 60 % (plus d'un million) de personnes trouvent refuge en provenance de l'Ukraine, la Croix-Rouge polonaise a activé plus de 20 équipes de secours, dont environ 450 médecins, qui fournissent des soins de santé et un soutien psychosocial 24 heures sur 24 à cinq des huit points frontaliers ainsi que dans les grandes villes. En Moldavie, les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge moldave ont apporté leur soutien à environ 200 000 personnes qui ont traversé la frontière en provenance de l'Ukraine. Ils sont présents à tous les points de passage frontaliers et proposent du thé chaud, de la nourriture chaude, des couches et des équipements de protection individuelle, notamment des masques et du désinfectant. Les volontaires aident également dans les centres d'accueil, participant à la préparation des repas et jouant avec les enfants. En Russie, les équipes de la Croix-Rouge ont livré 187 tonnes d'aide, notamment des vêtements, des kits d'hygiène, des produits pour bébés et des articles ménagers. Elles fournissent un soutien psychosocial, ont ouvert une ligne téléphonique d'aide à la santé mentale et, à ce jour, ont assuré 756 consultations. Plus de 160 appels ont été reçus par la ligne d'assistance téléphonique pour le rétablissement des liens familiaux. En Roumanie, des volontaires et des employés de la Croix-Rouge locale sont présents à divers postes frontières pour distribuer de la nourriture, de l'eau, des produits de première nécessité, des produits d'hygiène et des milliers de cartes SIM aux personnes dans le besoin. La Croix-Rouge aide les autorités locales à équiper les centres d'accueil de tentes, de literie, de nourriture et d'articles d'hygiène et d'articles pour bébés. Les volontaires visitent également les centres de placement, jouent avec les enfants et aident le personnel local à préparer la nourriture et les autres aides nécessaires. En Slovaquie, la Croix-Rouge est présente aux trois postes frontières du pays, où des équipes fournissent des services tels que des abris chauffés, l'orientation vers des services essentiels et les premiers secours. Comme les gens quittent rapidement la zone frontalière, la Croix-Rouge intensifie rapidement son soutien le long des routes. Ce soutien comprend un soutien psychosocial et la mise à disposition d'espaces adaptés aux enfants ; des services sociaux, en particulier l'orientation vers des services tels que l'éducation, les soins de santé et l'enregistrement pour obtenir un statut légal ; la fourniture de premiers soins, des évaluations de santé, l'orientation vers des soins cliniques et le test COVID-19. Pour plus d'informations ou pour organiser une interview, veuillez contacter : ABudapest: Kathy Mueller, [email protected], +1 226 376 4013 A Budapest: Nora Peter, [email protected], +36 70 953 7709 AGenève: Caroline Haga, +358 50 598 0500, [email protected] En savoir plus sur l'appel d'urgence de l'IFRC pour l'Ukraine et les pays affectés. Photos et vidéos: Ukraine - Romania - Hungary - Croatia - Poland - Slovakia - Russia - Moldova - IFRC Newsroom

Lire plus
07/03/2022 | Communiqué

Le Covid-19, deux ans après : une nouvelle normalité pour certains et un risque persistant pour des millions d’autres, préviennent la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge

Genève, le 7 mars 2022 – Deux ans après le début de la pandémie de Covid-19, alors que de nombreux pays déclarent la crise terminée, des millions de vie sont toujours en jeu. Une grande partie des pays ne disposent pas d’une couverture vaccinale élevée, de systèmes de santé solides ou de capacités de dépistage pour pouvoir se diriger vers une « nouvelle normalité ». Tant que tous n’auront pas accès aux mêmes outils pour lutter contre le Covid-19 et s’en relever, cette crise ne pourra pas être résolue et continuera d’avoir un impact sur tout le monde. Le président de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale), Francesco Rocca, a déclaré : « “Vivre avec le virus” est un privilège dont de nombreux pays et communautés dans le monde ne peuvent se targuer. Garantir un accès équitable aux vaccins, aux diagnostics et aux traitements permettra non seulement de sauver des vies, mais aussi de protéger le monde contre l’émergence de variants nouveaux et plus dangereux. Il s’agit de la seule voie vers la normalité. Aucun d’entre nous ne sera en sécurité tant que nous ne le serons pas tous. » Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge œuvrent sans relâche pour améliorer l’équité et faire en sorte qu’une fois arrivés sur le tarmac de l’aéroport, les vaccins parviennent ensuite aux personnes et aux communautés vulnérables, à risque et marginalisées. Leur rôle est crucial, non seulement pour aider les personnes à se faire vacciner, mais aussi pour informer les communautés, renforcer la confiance et dissiper les fausses informations sur les vaccins contre le Covid-19. Depuis le début de la pandémie, ils ont atteint plus de 300 millions de personnes par le biais des activités de vaccination. Dans des pays comme la Zambie, où les systèmes de santé sont fragiles et où les rumeurs à propos des vaccins se propagent rapidement, l’approvisionnement en vaccins n’est qu’un des nombreux obstacles. La Croix-Rouge de Zambie a mis en place une campagne de vaccination mobile contre le Covid-19, amenant directement les vaccins aux personnes dans les zones difficiles d’accès. Les volontaires encouragent les communautés à se faire vacciner, font connaître les centres de vaccination mobiles, fournissent des informations sur les vaccins et mobilisent les dirigeants locaux afin qu’ils encouragent les comportements sûrs. L’Afghanistan est durement touché par une nouvelle vague d’infections, à laquelle le système de santé du pays a du mal à faire face. Le Croissant-Rouge afghan s’emploie à renforcer ses services dans ses dispensaires à travers le pays et dans son hôpital pour les patients atteints du Covid-19 à Kaboul, tout en soutenant les efforts de vaccination déployés à l’échelle nationale et en menant des campagnes d’information sur les moyens de prévenir la propagation du virus. Dans la région du Pacifique, les cas de Covid-19 montent pour la première fois en flèche dans plusieurs pays. Cette hausse record des infections menace de submerger les hôpitaux et les systèmes de santé. Dans des pays comme les Fidji et Vanuatu, qui comptent plus de 165 îles habitées, les volontaires de la Croix-Rouge se déplacent en voiture, en bateau et à pied pour atteindre les communautés éloignées et les sensibiliser au Covid-19 et à la vaccination contre la maladie. Le Covid-19 ne s’est pas seulement propagé à la faveur des inégalités de longue date, mais les a également intensifiées. Il a fait basculer des familles dans la pauvreté et a accru la violence domestique et les problèmes de santé mentale. Les femmes, les communautés urbaines et les migrants ont été touchés de manière disproportionnée par ses conséquences socioéconomiques dévastatrices. Plus de cinq millions d’enfants ont en outre perdu un parent ou une autre personne qui s’occupait d’eux à cause du Covid-19. L’apport d’un soutien psychosocial est au centre de notre action et les volontaires constatent une augmentation importante des besoins en matière de santé mentale. Le président de la Fédération internationale, Francesco Rocca, a déclaré : « Cette pandémie n’est pas seulement une crise sanitaire. Des communautés entières continueront de subir pendant des années ses conséquences socioéconomiques et sur la santé mentale. Nous ne pouvons pas laisser le Covid-19 devenir la maladie des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables dans le monde. Il est essentiel que les opérations mondiales de lutte contre le Covid-19 et de relèvement incluent tout le monde et mettent l’accent sur le renforcement des systèmes de santé et de la résilience des communautés. » Pour obtenir de plus amples informations ou pour organiser un entretien, veuillez contacter: A Genève: Marie Claudet, +1 202 999 8689, [email protected] Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67, [email protected] Cliquez ici pour en savoir plus sur l'appel d'urgence COVID-19 de l'IFRC

Lire plus
11/03/2022 | Communiqué

Amériques : Cinq millions de personnes supplémentaires en situation d'extrême pauvreté et fortement exposées aux catastrophes après deux ans de pandémie de COVID-19

Panama, 11 mars 2022.Deux ans après le début de la pandémie du COVID-19, cinq millions de personnes de plus vivent dans l'extrême pauvreté en Amérique latine et dans les Caraïbes, ce qui les expose davantage à l'impact des catastrophes, avertit la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). Cela porte à 86 millions le nombre total de personnes vivant dans l'extrême pauvreté dans la région, les femmes, les migrants et les habitants des zones urbaines vulnérables étant particulièrement touchés. Depuis le début de la pandémie en 2020, l'IFRC et le réseau des sociétés de la Croix-Rouge aux Amériques ont fourni des services d'eau, d'assainissement et d'hygiène communautaire à plus de 10 millions de personnes. Ses équipes sur le terrain ont fourni des informations sur le COVID-19 et sur les vaccins à plus de sept millions de personnes et ont soutenu la vaccination de 1,5 million de personnes. Elle a également répondu en parallèle aux besoins humanitaires de plus de 680 000 personnes touchées par des catastrophes pendant la pandémie. Martha Keays, Directrice Régionale de l'IFRC pour les Amériques, a déclaré : "Le revenu, l'épargne et le pouvoir d'achat des familles les plus vulnérables ont diminué et, si nous n'agissons pas en 2022, nous continuerons à en constater les effets sous la forme de la faim, de l'exclusion et d'un accès inégal aux vaccins COVID-19. Pour éviter cela, nous devons de toute urgence protéger les moyens de subsistance des plus vulnérables, garantir un accès équitable aux vaccins dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et instaurer la confiance dans les communautés." Ce niveau d'extrême pauvreté, qui n'a pas été observé depuis 27 ans, laisse les communautés vulnérables très exposées à l'impact des catastrophes, telles que les récentes pluies et inondations en Amérique du Sud et d'autres événements liés à la crise climatique. Cela augmente également leur risque de déplacement et de migration. Rien qu'en 2020, au moins 1,5 million de personnes ont été déplacées en Amérique centrale en raison de situations d'urgence, notamment des ouragans Eta et Iota. À l'échelle mondiale, depuis le début de la pandémie, au moins 139 millions de personnes ont subi les effets combinés du COVID-19 et des catastrophes liées au climat. Ghotai Ghazialam, Directeur des opérations COVID-19 de l'IFRC pour les Amériques, déclare à cet effet : "Au cours de la réponse à la pandémie de COVID-19 ces 24 derniers mois, nous avons vu été témoins de l'aggravation de la pauvreté et de l'inégalité au sein des communautés, tout en faisant face à d'autres urgences parallèles liées aux événements climatiques ; cela a affecté des personnes déjà dans une situation très critique. Pour renforcer leur résilience, il est essentiel d'accélérer et de soutenir leur relèvement socio-économique et de garantir leur accès aux vaccins et aux services de santé complets, autant d'éléments clés pour éviter qu'elles ne tombent dans une précarité irréversible.'' En 2022, les équipes locales de la Croix-Rouge continueront à promouvoir la réduction des risques de catastrophe, la préparation, l'accès équitable aux vaccins, et à mettre en œuvre leurs programmes de réponse COVID-19. Ces programmes se poursuivront notamment dans les zones où les taux de vaccination sont faibles, comme dans la région des Caraïbes, par le biais de transferts monétaires, de la vaccination de populations isolées, de recherches continues sur l'impact de la pandémie sur le bien-être des populations, et d'activités visant à renforcer la confiance dans les vaccins. Commentaires et informations complémentaires : • Un nouveau rapport démontre que le climat contribue aux crises humanitaires dans des contextes vulnérables et favorise les déplacements dans toutes les régions du monde. • Le rapport de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes indique une augmentation de l'extrême pauvreté et des inégalités. • L'IFRC met en garde contre les effets socio-économiques dévastateurs de la pandémie de COVID-19 dans le rapport "Au bord du précipice". • 2 ans de COVID-19 / 11 moments inédits : une sélection de photos à ne jamais oublier de la biennale de la pandémie. Pour plus d'informations ou pour programmer des interviews avec des spécialistes sur la situation du COVID-19 dans la région des Amériques, veuillez contacter : AuPanama, David Quijano, +57 310 559 2559, [email protected] Susana Arroyo, [email protected]

Lire plus
23/02/2022 | Communiqué

Afghanistan : Le soutien mondial est essentiel alors que la COVID se déchaîne

Kuala Lumpur/Kaboul/Genève, le 23 février - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle à un soutien mondial urgent en faveur des services de santé, de dépistage, et de vaccination, afin de ralentir la propagation du COVID-19 qui se répand dans toutes les régions d'Afghanistan, mettant à rude épreuve le fragile système de santé du pays. Une nouvelle vague frappe durement l'Afghanistan. Les tests sont insuffisants et l'Organisation mondiale de la santé signale que près de la moitié des échantillons testés se révèlent positifs, ce qui indique une propagation alarmante du virus. Avec seulement 10 % de personnes entièrement vaccinées selon Our World in Data, le fragile système de santé du pays a du mal à faire face à la flambée des infections au COVID-19 après que des dizaines d'établissements de santé aient été contraints de fermer en raison du manque de médicaments, de fournitures médicales essentielles et du manque de fonds pour payer les services publics et les salaires des travailleurs de la santé. Moins de 10 des 37 établissements de santé publics COVID-19 du pays sont encore fonctionnels, et ils ne parviennent pas à répondre à la demande. Le Croissant-Rouge afghan intensifie ses services dans ses dispensaires à travers l'Afghanistan et à l'hôpital COVID-19 de Kaboul, tout en soutenant les efforts de vaccination à l'échelle nationale et en menant des campagnes d'information sur la prévention de la propagation de la maladie. Mawlawi Mutiul Haq Khales, président par intérim du Croissant-Rouge afghan, a déclaré : «Alors que le nombre d'infections par le COVID-19 augmente des villes aux coins reculés du pays, la communauté internationale doit mettre tout en oeuvre afin de soutenir les soins de santé, les tests et autres services essentiels avant qu'il ne soit trop tard pour le peuple afghan. «Il est vital d'augmenter le nombre d'établissements de santé fonctionnels pour le COVID-19 afin de réduire la pression sur les quelques hôpitaux qui fonctionnent.» Les sanctions internationales ont entraîné la suppression de centaines de millions de dollars d'aide étrangère, pourtant essentielle au maintien du système de santé du pays, et ont notamment forcé la fermeture de dizaines d'établissements de gestion des cas COVID-19. Pour aggraver la crise sanitaire, une épidémie de rougeole a infecté des milliers de personnes et tué des dizaines de personnes rien que le mois dernier en Afghanistan. Necephor Mghendi, chef de la délégation de l'IFRC en Afghanistan, a déclaré : «L'épidémie de rougeole est alarmante car l'Afghanistan est au milieu de l'une des pires sécheresses et crises alimentaires depuis des décennies, laissant les enfants mal nourris et bien plus vulnérables à cette maladie hautement contagieuse. «Il est crucial pour nous de porter secours aux communautés qui luttent contre les crises multiples et la grande famine, tout en investissant de toute urgence dans les institutions locales qui fournissent des services de base vitaux, notamment le dépistage, le traitement et la vaccination contre le COVID-19. «Les programmes de santé communautaire dotés de personnel local et un système de santé publique qui fonctionne bien sont des moyens éprouvés d'aider les plus vulnérables dans les communautés à travers l'Afghanistan.» Dans le cadre de ce soutien continu, l'IFRC lance un appel urgent à la communauté internationale pour obtenir plus de 65 millions de francs suisses afin d'aider le Croissant-Rouge afghan à fournir des services de santé, des secours d'urgence et une aide pour le relèvement à plus d'un million de personnes dans les provinces frappées par des crises multiples. Pour plus d'informations ou pour organiser une interview, contactez : Bureau de l'Asie-Pacifique: Antony Balmain, +60 12 230 8451, [email protected] Bureau de l'Asie-Pacifique: Joe Cropp, +61 491 743 089, [email protected]

Lire plus
01/02/2022 | Communiqué

Pacifique : La COVID-19 met en danger les systèmes de santé déjà fragiles

Kuala Lumpur/Suva 1er février 2022 - Une flambée record de COVID-19 menace de submerger les hôpitaux et les systèmes de santé fragiles des pays du Pacifique, alors que le virus sévit pour la première fois dans plusieurs pays. Les îles Salomon sont confrontées à leur toute première épidémie communautaire, avec plus de 780 cas signalés et leurs cinq premiers décès liés au COVID-19. Les Fidji connaissent leur troisième vague d'infections par le COVID-19, alimentée par la variante Omicron, tandis que les pays précédemment exempts de COVID, Kiribati et Palau, ont également enregistré des infections communautaires. Katie Greenwood, chef de la délégation du Pacifique de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), a déclaré : «Pendant près de deux ans, la plupart des pays du Pacifique ont fait un travail incroyable pour tenir en échec le COVID-19. Ces nouvelles épidémies dans les petits pays du Pacifique menacent les systèmes de santé qui sont fragiles et peinent à faire face aux besoins des insulaires du Pacifique. Tous les efforts doivent être faits pour prévenir et contenir le virus. «Si les taux de vaccination sont remarquables dans certains pays du Pacifique, d'autres sont encore bien trop faibles. Il est essentiel que les doses de vaccins parviennent à tous les habitants du Pacifique, avec des informations fiables sur la manière dont les vaccins protègent contre les maladies graves et la mort. «Il est vital de renforcer la confiance dans les vaccins dans le Pacifique pour s'assurer que nous atteignons une masse critique de personnes vaccinées dans tous les pays. Bien que nous sachions que la distanciation physique et l'isolement au sein des ménages peuvent être très difficiles dans de nombreux endroits, avec l'énorme poussée de la variante Omicron dans le monde, ces mesures, ainsi que le port de masques, sont essentielles pour ralentir les taux d'infection.» Certains pays du Pacifique ont des taux de vaccination élevés, comme Palau, où 96 % de la population a reçu deux doses, et Fidji, avec 68 %. Dans d'autres pays, le nombre de personnes vaccinées est beaucoup plus faible, comme aux Îles Salomon (10 %), au Vanuatu (22 %) et à Kiribati, où une personne sur trois seulement est complètement vaccinée. Les systèmes de santé de nombreux pays du Pacifique souffrent d'un manque de ressources et disposent d'équipements et d'infrastructures limités. À cela s'ajoute une logistique difficile et des communautés réparties sur des îles éloignées, ce qui rend difficile la prestation de soins de santé. Les pays du Pacifique devront également faire face à des cyclones et des inondations dans les semaines à venir, tout en répondant à d'autres catastrophes telles que l'éruption volcanique et le tsunami aux Tonga. «De nombreuses personnes dans le Pacifique sont actuellement confrontées à un double choc amer : de graves catastrophes et la pandémie de COVID-19. «Aux Fidji, le cyclone Cody a touché des dizaines de milliers de personnes alors que la dernière vague de COVID monte en flèche dans le pays. Il est essentiel d'apporter un soutien aux personnes touchées par ces inondations, ainsi que par le tsunami et l'éruption volcanique aux Tonga, bien que cela soit plus difficile que jamais. «Nous ne devons pas échanger une catastrophe contre une autre. Il est vital que toutes les mesures soient prises pour empêcher la propagation du COVID-19 dans le Pacifique.» Pour plus d'informations, contactez: A Suva: Soneel Ram, +679 9983 688, [email protected] Bureau Asie-Pacifique: Courtney Wilson, +61 481 150 973, [email protected] Bureau Asie-Pacifique: Antony Balmain, +60 12 230 8451, [email protected]

Lire plus
12/01/2022 | Communiqué

Asie du Sud : Omicron menace de submerger les systèmes de santé

Kuala Lumpur/Delhi, le 12 janvier 2022 : La variante Omicron favorise la recrudescence des cas de COVID-19 dans toute l'Asie du Sud, menaçant de submerger les systèmes de santé encore sous le choc d'une vague mortelle de la variante Delta l'année dernière. Les pays d'Asie du Sud, de l'Inde au Népal et au Bangladesh, font état d'une augmentation alarmante des infections par le COVID-19. L'Inde, à elle seule, a enregistré une augmentation de 2 013 % des infections par le COVID-19 au cours du mois dernier, le nombre de cas dépassant désormais 179 000 par jour. Cette nouvelle vague entraîne une misère supplémentaire pour des centaines de millions de personnes en Asie du Sud, qui vivent déjà dans une pauvreté extrême, exacerbée par le COVID-19 au cours des deux dernières années. Udaya Regmi, chef de délégation de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) pour l'Asie du Sud, a déclaré : "Cette nouvelle vague de COVID-19 représente un immense danger pour des millions de personnes et pour les systèmes de santé en Asie du Sud. Omicron se propage rapidement et, bien que les taux de vaccination aient grimpé en flèche, après les pertes humaines tragiques de l'année dernière, on craint de plus en plus des taux d'infection record. "Partout, les gens veulent que cette pandémie prenne fin, mais nous devons redoubler d'efforts pour assurer la sécurité des personnes en leur fournissant les éléments de base : porter des masques, éviter les foules et se faire vacciner lorsque c'est possible." L'année dernière, les systèmes de santé ont été renforcés par l'IFRC grâce à des livraisons accrues de matériel d'oxygénation dans toute l'Asie du Sud, ce qui a permis aux autorités sanitaires de se préparer à cette nouvelle vague de COVID-19. Plusieurs millions de volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge travaillent d'arrache-pied pour permettre aux personnes les plus exposées d'accéder à des soins médicaux, à des tests et à des vaccinations susceptibles de leur sauver la vie. En Asie du Sud, la majorité des pays ont vacciné moins de 50 % de leur population, ce qui augmente le risque de développer des maladies graves et de devoir être hospitalisé. L'Inde a entièrement vacciné 45 % de sa population, tandis que 32,8 % des Pakistanais et 33 % des Bangladais ont reçu deux vaccins, selon le rapport Our World in Data de l'université d'Oxford. Le Dr Abhishek Rimal, coordonnateur des urgences sanitaires de l'IFRC pour la région Asie-Pacifique, a déclaré : "La variante Omicron semble présenter des symptômes plus légers que la variante Delta, mais elle est plus infectieuse, de sorte que le nombre élevé de cas entraîne encore l'hospitalisation de milliers de personnes et le décès de centaines d'autres. "Nous devons accélérer les efforts pour que tout le monde soit vacciné, et il est essentiel de porter des masques et d'éviter les foules, afin de protéger les familles, les amis et les personnes les plus vulnérables. "Pour éviter des vagues sans fin de ce virus mortel, nous avons besoin que les vaccins soient disponibles pour tout le monde, dans tous les pays, en particulier pour les personnes qui n'ont pas encore reçu leur première dose et les personnes les plus à risque, notamment les personnes âgées et le personnel de santé." Pour plus d'informations ou pour organiser une interview, contactez : Bureau Asie-Pacifique: Antony Balmain, +60 12 230 8451, [email protected] Délégation Asie du Sud: Arabella Seebaluck, +12349000801, [email protected] Bureau Asie-Pacifique: Courtney Wilson, +61 481 150 973, [email protected]

Lire plus
02/12/2021 | Communiqué

« Les réactions impulsives sont un affront à la solidarité mondiale dont nous avons besoin pour répondre avec succès à une crise de cette ampleur.»

«Le consensus auquel sont parvenus les États membres cette semaine pour s'engager en faveur d'un instrument juridique centré sur la préparation, l'équité et l'approche de la société dans son ensemble est crucial. Le fait que les discussions de cette semaine se soient déroulées dans l'ombre d'Omicron ne pourrait pas démontrer plus clairement la nécessité d'une collaboration mondiale pour se préparer et répondre aux pandémies. «Mais les grands principes convenus ne suffisent pas. Lors de leur prochaine rencontre, les États membres devront approfondir ce qui est exactement nécessaire pour les atteindre. Nous devons également garder à l'esprit que ce processus est l'occasion de s'attaquer à la méfiance qui a entaché la réponse, et nous exhortons donc les États membres à maintenir les communautés au centre des discussions. Nous devons nous appuyer sur ce qui a été appris et mettre en œuvre une approche des pandémies mondiales qui soit puissante sur le papier et transformatrice dans la réalité.» Commentant la découverte de la variante Omicron, M. Chapagain a ajouté : «Il a été illusoire de croire que la vaccination rapide dans certains pays, alors que de vastes poches du monde restent sans accès aux vaccins, mettra fin à cette pandémie. Et au lieu d'applaudir la grande science et la transparence qui ont permis de découvrir une nouvelle variante, les pays l'ont punie par des réactions impulsives. C'est un affront à la solidarité mondiale dont nous avons besoin pour répondre avec succès à une crise de cette ampleur.» Pour plus d'informations AGénève: Ann Vaessen, [email protected], +41 79 405 77 50

Lire plus
29/11/2021 | Communiqué

"La pandémie s'est nourrie des inégalités et les a exacerbées".

"La pandémie s'est nourrie des inégalités et les a exacerbées. Tout nouvel instrument juridique, qu'il s'agisse d'un traité ou autre, doit affirmer un engagement en faveur de l'équité : équité dans l'accès aux services et aux soins de santé, équité dans l'accès aux vaccins, aux données, aux diagnostics et autres traitements, et équité dans l'accès aux efforts de relèvement, y compris le relèvement économique. "Nous négligeons trop souvent l'important travail des intervenants au niveau communautaire. Nous devons accroître les investissements et la coordination dans des programmes qui placent les communautés au cœur de la réponse. "Cette pandémie a clairement montré que nous avons besoin de nouvelles solutions audacieuses - tant au niveau des lois internationales que nationales - pour éviter que les mêmes erreurs ne se reproduisent. "Les urgences de santé publique sont notre passé, notre présent, et nous y serons à nouveau confrontés. La pandémie de COVID-19 n'est pas terminée, et pourtant, deux ans plus tard, nous sommes toujours trop réactifs et peu coordonnés. Des variantes, comme Omicron, continueront d'apparaître alors que le virus continue de circuler. L'équité en matière de vaccins, de données et de connaissances est essentielle pour protéger la population mondiale. "Sur la base des années d'expérience de l'IFRC en matière de réponse aux crises sanitaires dans le monde, et du mandat de notre réseau d'aider les gouvernements à se préparer juridiquement aux catastrophes et aux urgences de santé publique, nous sommes prêts à renforcer ce travail. Quel que soit le résultat de ces sessions, il ne doit pas seulement être puissant sur le papier, mais il doit aussi être transformateur dans la réalité." Pour plus d'informations À Londres : Teresa Goncalves, +44 (0) 7891 857 056, [email protected]

Lire plus
22/11/2021 | Communiqué

Au bord du précipice : une nouvelle étude de la Fédération internationale révèle l’ampleur des conséquences socioéconomiques de la pandémie de Covid-19

Genève, le 22 novembre 2021 – Les femmes, les habitants des zones urbaines et les personnes en situation de déplacement ont été touchés de manière disproportionnée et singulière par les conséquences socioéconomiques dévastatrices de la pandémie de Covid-19. Telle est l’une des conclusions de la nouvelle étude publiée aujourd’hui par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale). La pandémie de Covid-19 a eu de lourdes répercussions économiques sur tous les pays du monde. La nouvelle étude de la Fédération internationale révèle également l’ampleur des conséquences indirectes de la pandémie sur les communautés et les personnes. Cette crise a entraîné une hausse du chômage et de la pauvreté, une augmentation de l’insécurité alimentaire, une hausse de la vulnérabilité à la violence, ainsi qu’une absence d’éducation et une réduction des perspectives pour les enfants. Elle a également aggravé les problèmes de santé mentale. Le président de la Fédération internationale, Francesco Rocca, a déclaré : « Notre étude confirme ce que nous soupçonnions et craignions depuis longtemps, à savoir que les conséquences indirectes destructrices de cette pandémie ont endommagé le tissu social et se feront sentir pendant des années, voire des décennies. Les personnes qui étaient déjà vulnérables, à cause d’une situation de conflit, des changements climatiques et de la pauvreté, se sont retrouvées plus au bord encore du précipice. Et de nombreuses personnes qui étaient auparavant capables de s’en sortir sont devenues vulnérables, nécessitant un soutien humanitaire pour la première fois de leur vie. » Cette nouvelle étude fournit un aperçu mondial tout en accordant une attention particulière à dix pays : l’Afghanistan, l’Afrique du Sud, la Colombie, El Salvador, l’Espagne, l’Iraq, le Kenya, le Liban, les Philippines et la Turquie. Dans l’ensemble, les femmes ont été plus fortement affectées par les conséquences de la pandémie sur les revenus, ont couru un risque accru de contamination en raison de leur rôle de dispensatrices de soins, ont été plus exposées à la violence sexuelle et sexiste, et les répercussions sur leur santé mentale ont été plus importantes que chez les hommes. Dans les zones urbaines, le taux de pauvreté a augmenté, dans certains cas à un rythme plus soutenu que dans les zones rurales. Les personnes en situation de déplacement se sont révélées davantage susceptibles de perdre leur emploi ou de voir leur temps de travail réduit pendant la pandémie et ont été largement négligées par les mesures officielles de protection. En outre, face à un tel manque de préparation, il a été encore plus difficile pour les pays d’élaborer une réponse globale à une situation devenue simultanément une urgence de santé publique, un choc économique mondial et une crise politique et sociale. « En tant qu’intervenants communautaires de première ligne, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier ont été en mesure de combler les lacunes dans cette réponse. Elles possèdent une grande connaissance des inégalités qui prévalent et des facteurs qui les perpétuent, et sont donc parmi les organisations les mieux placées pour aider les personnes à se relever face aux conséquences qui pèsent sur leurs moyens de subsistance, leur santé et leur éducation. Mais, pour qu’elles puissent continuer de le faire, il leur faudra davantage de soutien, à la fois financier et politique », a ajouté M. Rocca. Le rapport révèle également que le monde est sur la voie d’une reprise extrêmement inégalitaire, qui dépendra de l’efficacité des programmes de vaccination et de l’accès équitable à ces derniers. « Nous n’avons cessé de mettre en garde contre le fait que la distribution inéquitable des vaccins allait contribuer non seulement à maintenir des taux élevés de transmission mais également à prolonger ou à exacerber les conséquences de la pandémie. Tant que nous continuerons de laisser les profits l’emporter sur les personnes et que les pays plus riches continueront d’accaparer les doses, il ne sera pas possible d’affirmer que la pandémie est derrière nous. » « Nous devons ouvrir les yeux, prendre conscience de ce qui se passe autour de nous et passer de la parole aux actes. Sinon, il est à craindre que la reprise post-Covid-19 soit aussi inégalitaire et injuste que les répercussions de la pandémie elle-même », a conclu M. Rocca. Cliquez ici pour télécharger et lire le rapport (disponible en français, anglais, arabe et espagnol) Informations complémentaires À Londres : Teresa Goncalves, co-auteure du rapport et coordonnatrice de la communication relative au Covid-19 au sein de la Fédération internationale, +44 (0) 7891 857 056, [email protected] Regardez cette courte vidéo sur le rapport

Lire plus
28/10/2021 | Article

Des actions plutôt que des mots : Cinq conditions pour parvenir à l’équité dans la distribution des vaccins

En juin 2020, quelques mois après le début de la pandémie de COVID-19, les Nations Unies et le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont conjointement appelé les gouvernements, le secteur privé ainsi que les organisations internationales et de la société civile à accélérer les efforts pour développer, tester et produire un “vaccin universel” sûr et abordable afin de protéger tout le monde, partout, et de mettre fin à la crise. Un vaccin pour tous devrait protéger les riches et les pauvres, les personnes âgées comme les jeunes, les personnes déplacées de force, les migrants, quel que soit leur statut migratoire, et plus largement les populations souvent négligées, tant dans les zones urbaines qu’au sein des communautés rurales. Quinze mois plus tard, grâce à des avancées scientifiques et technologiques extraordinaires, à une collaboration au niveau mondial et à une confiance mutuelle dans les aspects réglementaires, de multiples vaccins sûrs et efficaces contre le Covid-19 sont disponibles et administrés dans des pays du monde entier. Pourtant, malgré de grands discours sur une solidarité mondiale, l’objectif de disposer d’un “vaccin universel” est loin d’être atteint. La distribution équitable des vaccins est une priorité politique, morale et économique qui a jusqu’à présent été largement négligée. Profits à court-terme et nationalisme vaccinal continuent de l’emporter sur la solidarité lorsqu’il s’agit d’une distribution équitable des vaccins. Bien que plus de 48% de la population mondiale ait reçu au moins une dose de vaccin, ce pourcentage tombe autour de 3% dans les pays à faible revenu. La situation est particulièrement préoccupante dans les pays en proie à une crise humanitaire qui ont besoin d’environ 700 millions de doses supplémentaires pour atteindre l’objectif de l’Organisation mondiale de la santé de vacciner 40% de leur population d’ici la fin de l’année. Plus de la moitié des pays ayant lancé un appel humanitaire n’ont pas assez de doses pour vacciner ne serait-ce que 10% de leur population. Sept pays parmi les plus pauvres au monde ne peuvent même pas vacciner 2% de leur population (Burundi, Cameroun, Haïti, République démocratique du Congo, Soudan du Sud, Tchad et Yémen). Les pays riches qui disposent de quantités importantes de vaccins se sont généreusement engagés à faire don de leurs doses excédentaires aux pays à revenu faible ou intermédiaire via le dispositif COVAX. Cependant, trop peu de ces promesses de dons ont été honorés. La disponibilité des doses pour les plus vulnérables reste limitée par les restrictions à l’exportation et la réticence des pays à céder leur place dans la chaîne de production au dispositif COVAX, même s’ils ne peuvent pas utiliser ces doses immédiatement. Le « Tampon humanitaire » du mécanisme COVAX est ouvert aux candidatures depuis juin 2021. Ce dernier devrait constituer une solution de dernier recours pour garantir l’accès aux vaccins aux personnes déplacées, ainsi qu’à d’autres populations vulnérables dans le monde. Il s’inscrit également dans le cadre des efforts visant à réduire les inégalités qui, autrement, compromettraient la reprise sociale et économique dans les zones en proie à une crise humanitaire. Il est donc urgent d’augmenter l’offre, de partager les vaccins et de veiller à leur accessibilité pour tous. Mais la disponibilité des doses de vaccin ne constitue qu’une partie de la solution à cette crise. Nous devons veiller à ce que les vaccins circulent des tarmacs des aéroport aux bras des personnes les plus vulnérables, notamment les réfugiés, les migrants, les demandeurs d’asile, les apatrides et ceux qui vivent dans des régions contrôlées par des groupes armés ou affectés par des conflits armés. Il est indispensable d’investir davantage dans les mécanismes et les capacités de distribution au niveau local, non seulement pour garantir une livraison rapide et équitable des vaccins, mais aussi pour renforcer les systèmes de santé nationaux en vue d’une préparation et d’une réponse plus efficaces aux pandémies. Partout dans le monde, les efforts déployés pour enrayer la pandémie sont sapés par la méfiance qui engendre des réticences à l’égard des vaccins. Plus que jamais, il est important de travailler avec et au sein des communautés, notamment en s’appuyant sur les médias sociaux et des réseaux communautaires, afin de créer un climat de confiance et de renforcer la confiance dans l’efficacité et la sécurité des vaccins. Les activités qui renforcent le soutien aux acteurs locaux et qui s’attaquent à la désinformation sont essentielles pour garantir le succès de la distribution des vaccins aux communautés locales, notamment celles les plus vulnérables. Les Nations Unies et le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge restent fermes dans leur engagement à garantir un accès équitable et efficace aux vaccins contre le Covid-19 dans le monde entier. Alors que la pandémie exige de la part de la communauté internationale des mesures extraordinaires, nous unissons à nouveau nos voix aujourd’hui pour dire qu’il est temps que les actions parlent plus fort que les mots. Il s’agit d’un impératif humanitaire et il est de notre responsabilité commune de veiller à ce que les vies soient protégées partout, et pas seulement dans les quelques pays qui ont les moyens de payer pour une protection. Nous appelons les gouvernements, les partenaires, les donateurs, le secteur privé et les autres parties prenantes à: Augmenter l’approvisionnement en vaccins COVID-19 et améliorer l’accès au mécanisme COVAX, notamment grâce à des dons de la part des pays à haut revenu, afin d’offrir des vaccins aux pays et régions qui ne sont toujours pas desservis de manière équitable Accroître le financement et le soutien aux acteurs locaux afin de s’assurer que les vaccins quittent les aéroports des capitales et atteignent tout le monde, notamment en investissant à la fois dans les systèmes de santé locaux indispensables à la distribution et dans l’engagement communautaire afin de renforcer l’acceptation et la confiance dans les vaccins contre le Covid-19 ainsi que dans les vaccins en général Renforcer les capacités de production et de distribution des vaccins contre le Covid-19 dans le monde entier, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire Accélérer le transfert technologique et du savoir-faire : les investissements réalisés aujourd’hui dureront bien au-delà de cette urgence de santé publique et renforceront les capacités mondiales de réponse aux futures épidémies et pandémies Demander la levée de tous les obstacles restants (par les fabricants) pour permettre aux agences humanitaires d’accéder aux doses de vaccin contre le COVID-19, y compris en renonçant à l’exigence d’indemnisation, en particulier lorsque les populations les plus vulnérables ne peuvent être atteintes que par les agences humanitaires qui ont recours au « Tampon humanitaire » du mécanisme COVAX. Pour plus d'informations: Tommaso Della Longa, IFRC,+41 79 708 43 67, [email protected] Crystal Ashley, ICRC, +41 79 642 80 56, [email protected] Anna Jefferys, UNOCHA, + 1 347 707 3734, [email protected]

Lire plus
28/10/2021 | Article

Aux Comores, les jeunes sont au cœur de la réduction des risques climatiques

Partout dans le monde, le COVID-19 a laissé un héritage difficile, entravant les activités de subsistance des communautés et altérant leur environnement. Aux Comores, COVID-19 a eu des impacts importants sur les mangroves, qui abritent une richesse écologique considérable et sont incroyablement importantes pour la santé environnementale du pays. En effet, avec les mesures de confinement, on a constaté une augmentation de la quantité de déchets produits au sein des ménages alors que les systèmes de ramassage des déchets avaient également du mal à fonctionner. Dans le même temps, les difficultés économiques qui surviennent pendant cette période ont contraint certaines personnes à trouver des sources de revenus alternatives telles que la vente de bois de chauffage. La déforestation excessive, l'accumulation des déchets ménagers et la destruction systématique de la repousse des mangroves se sont poursuivies rapidement au cours de cette période. Cette situation a été aggravée par les effets du changement climatique dans cette région de l'océan Indien. Conscient de la nécessité d'agir rapidement, Kalathoumi Charif, représentant de la section jeunesse du Croissant-Rouge comorien, a développé un projet axé sur la gestion durable de l'environnement naturel face aux risques climatiques. Son objectif est d'aider les communautés à comprendre l'importance de cet écosystème et de les aider à mettre en place des mécanismes de conservation efficaces. Des milliers de volontaires - principalement des jeunes - du Croissant-Rouge comorien vont dispenser des sessions de formation et de sensibilisation à la conservation des sols cultivables et à la protection des mangroves contre les effets du changement climatique. Ces sessions se dérouleront sur un an et concerneront les populations des trois îles principales du pays : Ngazidja, Anjouan et Mohéli. C'est la première fois que j'ai l'occasion de présenter un tel projet. Je suis ravie de pouvoir mettre en pratique mes connaissances. Et de participer à la préservation des mangroves de mon pays. Je voudrais dire aux jeunes qui n'osent pas encore se lancer qu'il y a une première fois à tout, alors il est temps d'avoir confiance en nos capacités. Kalathoumi Croissant-Rouge comorien La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est convaincue du potentiel des jeunes volontaires et de leur capacité à apporter des changements positifs et significatifs dans leurs communautés. C'est pourquoi il est important de soutenir de telles initiatives, notamment celles liées à la réduction des risques climatiques. Ce projet bénéficiera donc du soutien technique et financier de Limitless, l'Académie de l'innovation de la FICR.

Lire plus
09/08/2021 | Page de base

Relèvement COVID-19 et équité vaccinale

LaCOVID-19 reste une urgence mondiale, même si certains pays ont réussi à passer à une phase de relèvement. Partout dans le monde, les équipes d'intervention et les communautés sont épuisées par cette crise. Mais nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher nos efforts, car des millions de vies sont encore en jeu. Nous devons également veiller à ce que la reprise ne laisse personne de côté.

Lire plus
09/03/2021 | Communiqué

Nouveau rapport : Les migrants se heurtent à un "mur invisible" dans l'accès aux soins et aux vaccins contre le COVID-19

Genève, 9 mars 2021 – Un nouveau rapport publié aujourd'hui révèle un "mur invisible" qui empêche les migrants d'accéder aux services de base depuis le début de la pandémie de COVID-19, et qui les empêche désormais d'accéder aux vaccins.Le rapport – Confinés et exclus ? Pourquoi l'accès des migrants aux services de base est essentiel à nos activités d’intervention et de rétablissement face à la pandémie de COVID-19 – s'appuie sur des recherches menées dans toutes les régions par le nouveau Laboratoire mondial de la Migration de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dirigé par la Croix-Rouge australienne et soutenu par la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et le Comité International de la Croix-Rouge (CICR).Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC, a déclaré :« Nos recherches révèlent ce que nous appelons un ‘mur invisible’ qui a empêché les migrants - en particulier ceux sans papiers ou en situation irrégulière - d'accéder aux services de base. Il est intéressant de noter que ce mur n'est pas construit principalement par des politiques visant à exclure les migrants. Il est plutôt constitué d'exclusions involontaires, ainsi que des conséquences involontaires des efforts déployés pour contenir et contrôler la pandémie ».Le rapport montre que – même si les mesures de confinement et autres mesures ont été conçues pour contrôler la propagation du COVID-19 – dans de nombreux contextes, elles ont involontairement augmenté la souffrance des migrants. En raison de ces restrictions, de nombreux migrants ont perdu leur emploi et leurs moyens de subsistance et n'ont pas pu satisfaire leurs besoins les plus fondamentaux, ce qui a engendré des niveaux inquiétants d'insécurité alimentaire, de sans-abrisme dû à l'incapacité de payer le loyer et d'aggravation des conditions de santé mentale.Les recherches ont également démontré que, même dans les situations où les migrants avaient été inclus dans les politiques relatives au COVID-19, leur capacité réelle à accéder aux services de base était souvent limitée. Par exemple, dans certains pays, les migrants n'ont pas pu accéder au test ou au traitement contre le COVID-19 parce qu'ils n'ont pas de numéros d'identité nationale ou de numéro de sécurité sociale. Cela risque d'affecter également l'accès aux vaccinations contre le COVID-19, même si l'éligibilité en droit existe.Dans d'autres situations, les migrants ont déclaré hésiter à consulter un médecin, à se faire soigner ou, plus récemment, à s'inscrire pour se faire vacciner contre le COVID-19 par crainte de divulguer des informations privées qui pourraient être communiquées aux autorités d'immigration pour les arrêter, les détenir ou les expulser. Le fait que, dans certains pays, les migrants doivent s'inscrire en ligne pour se faire vacciner contre le COVID-19 contribue également à l'exclusion, en raison de l'accès limité de certains migrants à lnternet ou à cause de leurs connaissances numériques limitées et aux barrières linguistiques.Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC, a déclaré :« L'inclusion des migrants dans les politiques nationales relatives au COVID-19 ne se traduit pas nécessairement par un accès inclusif et efficace dans la pratique. Il est non seulement impératif sur le plan humanitaire de garantir l'inclusion de tous les migrants, quel que soit leur statut juridique, dans les programmes nationaux de vaccination contre le COVID-19, mais une telle inclusion est également dans l'intérêt de chaque pays. »« Le COVID-19 ne s’intéresse pas au statut migratoire d'une personne, et nous ne devrions pas non plus nous en soucier. A moins que tout le monde ne soit inclus, le virus continuera de circuler et de muter, ce qui pourrait compromettre l'efficacité de tous les efforts de vaccination. »Pour mettre fin à la pandémie, il est essentiel de s'assurer que tous les migrants soient inclus dans les politiques de vaccination et les stratégies de déploiement relatives au COVID-19.Pour plus d'informations :Pour plus d'informations sur la recherche et pour télécharger le rapport en plusieurs langues, visitez la page web du Laboratoire mondial de la Migration.

Lire plus
28/05/2020 | Urgence

Pandémie de COVID-19

Plus de deux ans après le début de la pandémie de COVID-19 en janvier 2020, tous les aspects de la vie des populations sont encore touchés. Nous continuons de soutenir les communautés pour réduire la transmission et sauver des vies, tout en aidant les personnes les plus vulnérables du monde à faire face à ses multiples effets. De nombreuses Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge soutiennent des campagnes de vaccination nationales et un plan de vaccination ciblé de l'IFRC vise à aider 500 millions de personnes dans le monde.

Lire plus
01/06/2020 | Communiqué

Plusieurs artistes, la Croix-Rouge et Facebook lancent la campagne #AfricaTogether pour appeler à la vigilance face au Covid-19

Nairobi/Genève, 01 juin, 2020--Facebook et le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge s’associent et lancent #AfricaTogether. Cette campagne numérique et son festival de deux jours tenu les 4 et 5 juin réunissent des artistes de toute l’Afrique pour lutter contre la désinformation autour du Covid-19 et promouvoir la vigilance vis-à-vis de la pandémie.Dans un contexte où plus de 100 000 cas confirmés de Covid-19 ont été recensés en Afrique et où les mesures de confinement s’assouplissent dans plusieurs pays, #AfricaTogether combine performances musicales et comiques avec des informations provenant des travailleurs humanitaires en première ligne et vérificateurs de faits issus de tout le continent.Le festival comprendra des performances d'artistes tels qu’Ayo, Femi Kuti, Ferre Gola, Salatiel, Serge Beynaud, Patoranking, Youssou N’Dour parmi d’autres, ainsi qu'une campagne digitale de sensibilisation avec des messages de prévention élaborés avec des experts de la santé de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et ciblant simultanément les utilisateurs de Facebook dans 48 pays à travers l’Afrique sub-saharienne.L’événement sera diffusé en streaming sur Facebook Live, présenté en anglais le 4 juin par l’acteur et comédien populaire nigérian Basketmouth, et en français le 5 juin par la personnalité du monde des médias Claudy Siar. Les spectacles en direct seront accessibles depuis la page Facebook Africa et les pages Facebook de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Pour vous inscrire et en savoir plus sur la programmation des artistes et comment vous connecter, veuillez visiter les pages des événements Facebook en anglais et en français.Mamadou Sow, membre de longue date du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a déclaré : « La pandémie de Covid-19 est une crise sans précédent, car elle touche tout le monde, sans limites de frontières, d’origine ethnique et de religion. Les communautés d’Afrique ont su réagir rapidement, mais le risque reste réel. Si tout le monde y met du sien, nous vaincrons le Covid-19. La musique a le pouvoir de rassembler et nous espérons que le festival #AfricaTogether apportera un regain d’espoir et un nouvel élan contre cette dangereuse maladie. »Jocelyne Muhutu-Rémy, responsable des partenariats médiatiques stratégiques Facebook pour l’Afrique subsaharienne partage son point de vue : « Le pic de l'utilisation des outils en ligne pendant la pandémie de Covid-19 montre l'utilité sociale des plateformes numériques dans les moments difficiles. Nous sommes témoins de nombreuses initiatives solidaires de la part d’artistes qui rassemblent leurs communautés sur Facebook Live. Le concert virtuel #AfricaTogether permettra aux gens d'en savoir plus sur la lutte contre Covid-19, tout en profitant des divertissements de leurs artistes africains préférés. Nous allons transmettre la joie de vivre, sans risque de transmission du virus. »Cet événement n’est qu’un aspect parmi d’autres de la contribution du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de Facebook à la lutte contre le Covid-19 sur le continent africain.Facebook poursuit sa collaboration avec les gouvernements des pays de l’Afrique subsaharienne. Le réseau social s’allie à des ONG et agences de santé qui utilisent activement les plateformes pour partager des informations exactes sur le Covid-19. Ces dernières ont mis en place des centres d’information Covid-19 dans plus de 40 pays pour fournir l’actualité des autorités sanitaires en temps réel, diffuser des articles, des vidéos et des publications utiles sur la distanciation sociale, et prévenir la propagation du virus.Fort d’un réseau de plus de 1,5 million de volontaires et de membres du personnel sur le continent africain, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est en première ligne pour combattre le Covid-19 au sein des communautés. Il organise des campagnes d’information, fournit du savon et un accès à l’eau potable, et soutient les centres de santé et leurs agents par le biais de formations, de mise à disposition de matériel et de fournitures. Dans certaines régions d’Afrique, le Covid-19 s’ajoute à d’autres crises liées aux conflits, à la violence ou aux catastrophes climatiques déjà présents. 

Lire plus
01/06/2020 | Communiqué

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge lance un appel à hauteur de 3,1 milliards de francs suisses (3,19 milliards de dollars É.-U.) pour enrayer la propagation du Covid-19 et venir en aide aux populations les plus vulné...

Genève, 28 mai 2020 – Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Mouvement) cherche à lever 3,1 milliards de francs suisses (soit 3,19 milliards de dollars É.-U.) pour intensifier d’urgence son intervention mondiale face à la rapide propagation du Covid-19 et venir en aide aux plus vulnérables dans le contexte de la pandémie.Cet appel coordonné s’appuie sur celui qui avait été lancé le 26 mars 2020 et vise à intensifier des services et activités de soutien vitaux pour faire face à la fois aux effets immédiats de la pandémie et à ses répercussions sociales et économiques à long terme.Depuis cinq mois, la pandémie menace chaque aspect de la vie quotidienne, accentue les inégalités, déstabilise des communautés entières et réduit à néant les progrès de ces dix dernières années en matière de développement.Jagan Chapagain, Secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale), explique : « Dans des contextes humanitaires précaires, la pandémie de Covid-19 crée de nouvelles vulnérabilités chez des personnes déjà très exposées. Nous sommes aujourd’hui confrontés à une juxtaposition de crises : pauvreté galopante, insécurité alimentaire, situation économique catastrophique, services de santé publique déficients, manque d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, ... »« Au niveau local, les volontaires et le personnel des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge assurent des services et livrent des équipements vitaux en vue d’enrayer la propagation de la pandémie et de lutter contre la détérioration des moyens de subsistance et de la situation socioéconomique des personnes vulnérables. Pour protéger ces communautés et leur venir en aide, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge doivent intensifier leur action locale de façon soutenue et coordonnée en parallèle des efforts déjà déployés au niveau mondial. »Le Mouvement est formé de trois composantes : le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la Fédération internationale, et 192 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Sociétés nationales).D’après Robert Mardini, directeur général du CICR, « cette crise sanitaire mondiale engendre des besoins considérables qui vont s’inscrire dans la durée, que ce soit en matière de soutien psychosocial, d’assistance médicale ou d’aide aux activités de subsistance dans les zones de conflit. Partout où le Covid-19 vient s’ajouter aux conflits et à la violence, le CICR travaille main dans la main avec ses partenaires du Mouvement pour réunir les moyens d’aider les familles vulnérables sur le long terme, et pas uniquement pour répondre aux effets immédiats de la pandémie. »- La Fédération internationale cherche à lever 1,9 milliards de francs suisses (1,95 milliards de dollars É.-U.) pour aider les Sociétés nationales à fournir des soins de santé, un approvisionnement en eau potable et des services d’assainissement, ainsi qu’à atténuer les effets socioéconomiques de la pandémie sur les personnes les plus vulnérables. Les fonds rassemblés renforceront en outre la capacité des Sociétés nationales, intervenants clés au niveau local, à exécuter ces services et programmes essentiels et à veiller à ce que leurs volontaires et leur personnel soient protégés et soutenus pendant cette crise. Sur 1,9 milliards de francs suisses, 450 millions seront levés par le Secrétariat de la Fédération internationale, en appui aux Sociétés nationales.- Le CICR cherche à lever 1,2 milliards de francs suisses (1,24 milliards de dollars É.-U.) pour intervenir dans les régions touchées par les conflits et les violences, fournir un appui dans les structures médicales et les lieux de détention, limiter la propagation du virus parmi les personnes déplacées et les détenus et leur assurer un accès à des soins médicaux, et aider les Sociétés nationales dans leurs efforts d’intervention. Sur 1,2 milliards de francs suisses, 366 millions serviront à appuyer la lutte essentielle et immédiate contre le Covid-19, et 828 millions à soutenir des activités visant à faire face à l’impact plus global de la pandémie. Le CICR vise à répondre aux besoins les plus pressants, notamment : à garantir un accès à l’eau potable et des conditions de vie saines ; à contribuer à une gestion sûre et digne des dépouilles mortelles ; et à aider les communautés vulnérables à accéder à des informations et des services vitaux.Depuis le début de la pandémie, le Mouvement aide les Sociétés nationales à renforcer leurs services de santé, la mobilisation des communautés et la préparation des populations vulnérables à la pandémie. Dans le monde entier, les Sociétés nationales ont intensifié leur action pour répondre aux différents besoins sanitaires et socioéconomiques dans leurs pays. Des volontaires interviennent en première ligne pour contribuer à la recherche de contacts, identifier des personnes atteintes du Covid-19 et leur fournir des soins.Le Mouvement est le plus vaste réseau humanitaire au monde. Ancrés dans les communautés, ses volontaires et son personnel viennent en aide aux populations les plus vulnérables, notamment aux personnes qui habitent des pays où les systèmes de santé et de protection sociale manquent de ressources, aux communautés qui se relèvent de catastrophes récentes, aux migrants et aux personnes déplacées, aux populations qui vivent dans des zones de conflit et sont en permanence confrontées à la violence, aux habitants de bidonvilles urbains, aux personnes en détention, et à celles qui souffrent des impacts socioéconomiques du Covid-19.

Lire plus
15/05/2020 | Article

COVID-19 et applications mobiles de « suivi de contacts » : un appel à la vigilance numérique

Balthasar Staehelin & Cécile AptelAlors que la pandémie de COVID-19 continue d'affecter tous les continents, des applications mobiles de « suivi de contacts » (« contact tracing ») sont développées dans l'objectif de freiner la propagation du virus. Le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui constitue un vaste réseau humanitaire et qui dispose d'une grande expérience dans le domaine des soins de santé, en particulier dans les situations les plus complexes, est donc naturellement directement concerné par les questionnements qui entourent ces applications de « suivi de contacts ».Dans cette note, Balthasar Staehelin, directeur de la transformation numérique et des données au CICR et Cécile Aptel, directrice du département politique, stratégies et connaissances de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, proposent une réflexion sur la nécessité d'étendre le principe humanitaire de « ne pas nuire » au domaine numérique et sur la manière d'y parvenir afin de préserver le principe d'humanité qui est le principe essentiel guidant toutes les activités humanitaires. Comment garantir qu'une application de « suivi de contacts » puisse être la plus efficace pour sauver des vies tout respectant les droits individuels et, en particulier, le droit au respect de la vie privée ?La recherche de contacts, qui s'inscrit dans une réponse sanitaire globale plus large, constitue l'un des moyens utilisés pour lutter contre la propagation du virus au sein des populations. Toutefois, le procédé habituel qui permet d'identifier manuellement les personnes qui auraient pu entrer en contact avec une personne infectée lorsqu'elle était contagieuse, est chronophage et peine à couvrir des populations entières. C'est pourquoi, afin d'intensifier la lutte contre la pandémie de COVID-19, de nouvelles technologies sont conçues et mises au point.Ces dernières semaines, le recours à des applications mobiles de « suivi de contacts » (« contact tracing ») bénéficie d'un engouement accru. Ceci suscite de vives discussions, aux confins de la santé publique, de la protection des données et du respect de la vie privée. Mais la confiance qui est placée dans cette technologie ainsi que les intérêts stratégiques et probablement économiques, sont aussi au cœur de ces discussions. Nous craignons qu'une conception ou un usage inadéquats de ces applications puissent conduire à stigmatiser, accroitre la vulnérabilité et la fragilité, la discrimination et la persécution de certaines catégories de la population et affecter leur intégrité physique et psychologique. Cette question rejoint celle, plus large, de l'utilisation responsable des technologies dans des situations, comme des réponses à des crises, où la confiance est indispensable [1].Le « suivi de contacts » (« contact tracing ») : quels peuvent en être les risques ?Dans de nombreuses situations dans lesquelles le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge intervient, il y a souvent un seul smartphone pour tous les membres de la famille. Ils peuvent laisser leur téléphone à charger dans des endroits dédiés, qui peuvent accueillir des douzaines de téléphones à la fois. De la même manière, il se peut que des gens soient dans la même pièce, mais qu'ils se protègent avec un masque ou qu'ils soient séparés par une vitre ou une cloison en plexiglas. Ainsi, d'une situation à une autre, la complexité des interactions entre les personnes et des pratiques sociales ou encore une maitrise relativement faible des outils numériques, peuvent rendre inopérantes l'utilisation d'applications spécifiques ou de technologies indispensables à leur fonctionnement (comme le Bluetooth).Dans les contextes où l'accès aux smartphones et à internet peut ne pas être suffisant pour qu'ils soient utilisés de manière optimale, l'impact d'une technologie qui repose sur la proximité des capteurs des téléphones portables pourrait être sérieusement limité. Même là où les smartphones modernes sont largement utilisés, le risque d'exclure ou de marginaliser les franges de la population les moins connectées est réel, laissant les plus vulnérables de côté, pour finalement remettre en question l'utilité même du « suivi de contacts ». Le risque que les données collectées dans le but du suivi de contacts puissent être utilisées à d'autres fins – ou qu'elles soient croisées avec d'autres données afin d'identifier et peut-être de profiler des individus –constitue une préoccupation majeure. Ce détournement de la finalité pourrait mener à une surveillance intrusive, ou à un usage commercial indésirable et non consenti. Dans des situations de conflit armé, de violences ou de catastrophes, de telles pratiques peuvent avoir de graves conséquences humanitaires. L'une ou plusieurs de ces pratiques pourraient remettre en cause la confiance que les gens accordent au « suivi de contacts », aux politiques de santé publique et à ceux qui les encouragent. Sans cette confiance, l'utilisation et l'efficacité de ces applications seraient limitées.Parallèlement, les applications de « suivi de contacts » ne sont pas à l'abri de cyberattaques ou de fuite des données, qui pourraient menacer la vie privée et la sécurité de leurs utilisateurs. Dans un monde divisé, qui se caractérise par des tensions inter-ethniques ou communautaires, ou encore par des inégalités économiques, les conséquences d'une telle menace pour la vie privée et les données personnelles seraient très préoccupantes.À quoi pourrait ressembler une application de « suivi de contacts » efficace ?Pour qu'une application de « suivi de contacts » soit un élément efficace de la réponse à la pandémie, il faut une politique de santé publique suffisamment robuste pour pouvoir mettre en place les mesures de suivi nécessaires qui doivent l'accompagner comme la possibilité de réaliser des tests appropriés et disposer d'établissements de santé pour isoler ou soigner les patients. Ceci souligne une fois encore la nécessité d'investir dans des systèmes de santé sur le long-terme.Il convient aussi d'instaurer des freins et des contrepoids pour contrôler l'efficacité du « suivi de contacts » et veiller à ce que la gestion de l'ensemble de cet écosystème soit transparente et impartiale ; un équilibre doit être trouvé entre les impératifs de santé publique et les droits individuels, notamment le droit au respect de la vie privée. Ceci n'est pas possible dans tous les pays et est encore plus difficile dans des environnements fragiles, qu'il s'agisse de conflits armés, de violences ou de catastrophes, dans lesquels les capacités et les moyens des États sont souvent sérieusement ébranlés.Pour évaluer ces éléments une fois le dispositif mis en œuvre, il est nécessaire de procéder au cas par cas et d'avoir une connaissance approfondie de chaque contexte. Il est impossible d'énumérer de façon exhaustive tous les dangers possibles ou les écueils des applications de « suivi de contacts » qui sont actuellement envisagées ou mises en place un peu partout dans le monde. Toutefois, au regard de notre pratique humanitaire et de notre particulière expérience dans le domaine de la protection des données, il convient de bien peser les avantages et les risques que présentent le « suivi de contacts ». Ces procédés devraient s'appuyer solidement sur les normes scientifiques, éthiques et juridiques les plus récentes et seules les solutions qui sont fondées sur une approche respectueuse de la « protection des données dès la conception » devraient être prises en considération.Suivre une « protection des données dès la conception » est essentielle pour garantir le respect du principe humanitaire de « ne pas nuire » ainsi que les droits et la dignité des individus concernés. Ici, la « protection des données dès la conception » repose sur une architecture décentralisée conçue pour protéger autant que possible les données sensibles sur les appareils des utilisateurs. Il convient par ailleurs de veiller à limiter les risques de détournement de données et à fixer un délai de conservation des données, afin que les dispositifs de « suivi de contacts » soient immédiatement désactivés une fois qu'ils ne sont plus utiles. Un certain nombre de protocoles de « suivi de contacts » qui ont été conçus pour aider à freiner la propagation de la COVID-19, ont déjà été analysés sous l'angle de la protection des données dans l'action humanitaire. Un des protocoles décentralisés qui a le vent en poupe est celui proposé par le DP-3T consortium, qui s'appuie sur l'initiative d'Apple et Google et qui a été adopté par la Croix-Rouge autrichienne.Conclusion : un appel à la vigilance numériqueAu fil de son histoire, le Mouvement a acquis une grande pratique dans l'évaluation tant des avantages que des risques présentés par les nouvelles technologies pour les opérations humanitaires. Aujourd'hui, confrontés à une pandémie qui menace des millions de personnes dans le monde, nous observons de nouveau les avantages que l'on peut retirer de ces nouvelles technologies et des menaces qu'elles présentent. Les applications de « suivi de contacts » pourraient constituer un vrai moyen pour maitriser la propagation du virus ; mais elles peuvent aussi soulever de gros questionnements au regard, entre autres, de la protection des données personnelles.Dans cette perspective, les États devraient apprécier si une application mobile de « suivi de contacts » peut constituer un élément adéquat, efficace, éthique et sûr pour maîtriser la pandémie de COVID-19 dans une situation inédite où il s'agit de sauver des vies. Si un État considère que c'est là une bonne solution, alors il devrait bien peser les avantages et les risques de recourir à un protocole décentralisé tel que le DP-3T, mettre en place « une protection des données dès la conception » et veiller à ce que ces moyens respectent les normes scientifiques, éthiques et juridiques les plus récentes.[1] Cette question a fait l'objet de discussions de fond lors de la dernière 33ème Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Ce texte a été initialement publié en anglais sur le blog Law and Policy.

Lire plus
26/03/2020 | Communiqué

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge lance un appel à hauteur de 800 millions de francs suisses pour aider les personnes les plus vulnérables du monde à faire face au COVID-19

Genève, 26 mars 2020 –- Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Mouvement) a lancé ce jeudi un appel d’urgence révisé à hauteur de 800 millions de francs suisses (soit 823 millions de dollars É.U.) pour aider les communautés les plus vulnérables du monde à enrayer la propagation du COVID-19 et à se remettre de ses effets.Si le COVID-19 a déjà atteint le stade de pandémie mondiale, il est encore possible de réduire sa propagation et le nombre de victimes en améliorant l’accès aux ressources essentielles.Le président de la Fédération internationale, Francesco Rocca, a déclaré : « Cette pandémie met en péril des systèmes de santé entiers, et la situation empirera dans les régions où ces systèmes sont faibles, voire inexistants. Des mesures communautaires fortes doivent être prises pour endiguer le virus. Le COVID-19 touche tout le monde, mais les migrants et les personnes déplacées, les sans-abri et les habitants des zones à risque de catastrophe font partie des personnes les plus exposées à la maladie, les moins à même d’accéder à des soins de santé et les plus affectées par la perte de leurs revenus. Ces personnes ne doivent pas être oubliées. Nous devons renforcer le soutien apporté aux volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui sont en première ligne des opérations menées ».Le Mouvement réunit le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale), et les 192 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.- La Fédération internationale cherche à lever 550 millions de francs suisses (soit 566 millions de dollars É.U.) pour aider les Sociétés nationales à fournir des soins de santé, à prépositionner du matériel, à communiquer sur les risques, à tirer des enseignements de l’action du réseau mondial d’intervenants locaux, à allouer des subventions en espèces aux familles et à atténuer les conséquences pour la population dans les grands foyers d’épidémie. Sur ces 550 millions de francs suisses, 150 millions iront à la Fédération internationale en vue de soutenir les Sociétés nationales dans le besoin, tandis que les 400 millions restants seront levés par les Sociétés nationales au niveau national.- Le CICR cherche à lever 250 millions de francs suisses (256 millions de dollars É.U.) pour répondre aux besoins dans les contextes de conflit et de violence, soutenir les établissements médicaux et les lieux de détention en vue d’y contenir la propagation et de garantir aux personnes déplacées et aux prisonniers l’accès aux soins médicaux, et apporter un soutien aux efforts d’intervention des Sociétés nationales.Peter Maurer, le président du CICR, a déclaré : « La communauté internationale doit dès maintenant renforcer le soutien apporté aux communautés dont les ressources sont paralysées par un conflit si l’on veut éviter qu’une autre catastrophe humanitaire ne vienne s’ajouter aux innombrables crises dont ces communautés déchirées par la guerre ont déjà été victimes. Les virus ne connaissent pas de frontière ; nous sommes face à un problème mondial que seule une action mondiale pourra résoudre. »Parmi les activités déjà entreprises par le Mouvement figurent le soutien aux efforts des Sociétés nationales visant à renforcer leurs services de soins de santé, ainsi que la mobilisation communautaire et la préparation des populations vulnérables à une pandémie. Le Mouvement s’attache en outre à approvisionner les établissements médicaux, étendre les programmes d’assainissement et de prévention de la maladie, y compris dans les lieux de détention, et à atténuer l’impact socio-économique de l’épidémie en préservant l’accès des communautés aux services essentiels. Un soutien sera aussi apporté aux États dans la mise en œuvre des lignes directrices de l’OMS relatives à la détection rapide, l’isolement et le traitement des cas de COVID-19, ainsi qu’à la recherche des contacts.Les deux institutions affirment qu’une approche coordonnée à l’échelle de la société, prévoyant des financements et un soutien au sein des pays et entre eux, sera nécessaire pour enrayer la propagation rapide de la pandémie au niveau mondial. Les conséquences de cette crise seront généralisées, les personnes les plus vulnérables sont particulièrement exposées aux risques liés au COVID-19. Les gouvernements, les individus, les communautés, les institutions et les donateurs doivent travailler ensemble à tous les niveaux pour atténuer les effets ravageurs de cette crise sanitaire.Le Mouvement est le plus vaste réseau humanitaire au monde. Ses volontaires et personnels présents dans les communautés viennent en aide aux personnes les plus vulnérables : celles qui vivent dans les pays dont les systèmes de santé et de bien-être social manquent de ressources ; celles qui se remettent de catastrophes récentes ; les migrants et les personnes déplacées ; celles qui se trouvent dans des zones de conflit ou dans des contextes de violence continue ; celles qui vivent dans des taudis urbains ; les prisonniers ; et celles qui souffrent de l’impact socio-économique du COVID-19.

Lire plus