Philippines
Du tremblement de terre aux typhons : les Philippines face à une succession de catastrophes implacables
Manille/Kuala Lumpur, le 10 novembre 2025 – Les Philippines sont confrontées à une crise humanitaire sans précédent, alors que des catastrophes successives dévastent des communautés déjà en difficulté. En un peu plus d’un mois, un séisme de magnitude 6,9 à Cebu, suivi du typhon Kalmaegi (nom local Tino), ont bouleversé la vie de millions de personnes. Dimanche encore, le super typhon Fungwong (nom local Uwan) a traversé le pays, laissant derrière lui un sillage de dévastation.Face à ces multiples catastrophes humanitaires, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence révisé, en appui à la Croix-Rouge philippine, afin d’intensifier les opérations d’assistance auprès de 284 904 personnes dans plusieurs provinces.Cet appel vise à mobiliser 18 millions de francs suisses (contre 8 millions précédemment) pour fournir des abris d’urgence, des services de santé et d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH), ainsi qu’un appui aux moyens de subsistance. Cependant, les financements disponibles demeurent très insuffisants, compromettant la capacité à fournir une aide vitale.« Les besoins humanitaires explosent, mais les ressources s’amenuisent », a déclaré Sanjeev Kafley, chef de la délégation de l’IFRC aux Philippines. « Sans un soutien urgent, des milliers de personnes se retrouveront sans abri, sans eau potable ni nourriture. Nous ne pouvons pas laisser la fatigue face aux catastrophes éclipser la souffrance de millions d’êtres humains. »« La résilience des communautés est mise à l’épreuve jusqu’à ses limites les plus extrêmes », a déclaré la Dre Gwendolyn Pang, secrétaire générale de la Croix-Rouge philippine. « Nous soutenions déjà des familles qui avaient tout perdu lors du séisme, et maintenant des centaines de milliers de personnes supplémentaires ont été déplacées par les inondations et les glissements de terrain. Avec une nouvelle tempête en approche, la situation est critique. »Le peuple philippin a énormément souffert au cours des dernières semaines. Le 30 septembre, un séisme a frappé Cebu, faisant 79 morts, 559 blessés et endommageant plus de 134 000 habitations, dont 7 295 complètement détruites. Les pertes d’infrastructures sont estimées à 6,76 milliards de pesos philippins (92,2 millions de francs suisses), et plus de 747 000 personnes ont été affectées, selon les chiffres du gouvernement.Alors que les familles commençaient à reconstruire leur vie, le typhon Kalmaegi s’est abattu sur la même région et au-delà, touchant terre à huit reprises à travers les Visayas et Palawan entre le 4 et le 5 novembre. La tempête a affecté plus de 2,4 millions de personnes, et le nombre de morts, de blessés et de disparus continue d’augmenter à mesure que de nouvelles informations parviennent des provinces touchées.Plus de 377 000 personnes se trouvent encore dans des centres d’évacuation surpeuplés ou des abris temporaires plusieurs jours après le passage du typhon, tandis que les eaux stagnantes, les courants forts et les débris massifs entravent les opérations de recherche et de sauvetage. Les services essentiels restent perturbés : 156 municipalités sont privées d’électricité et sept villes connaissent des coupures d’eau, ce qui accroît les risques d’épidémies.Et désormais, le pays peine à se remettre du passage du super typhon Fungwong – le 21ᵉ cyclone tropical de l’année. Au 10 novembre, Fungwong avait touché 230 000 familles à travers l’archipel et causé la mort de deux personnes.Les Philippines sont habituées aux catastrophes naturelles, mais cette succession d’événements n’a rien de banal : elle rappelle avec force l’aggravation des risques climatiques et sismiques auxquels sont confrontés les pays vulnérables. Un soutien urgent est nécessaire pour intensifier les efforts de secours, éviter de nouvelles pertes humaines et aider le pays à se relever de cette dernière catastrophe.Note aux éditeursVisuels: Des photos et videos supplémentaires sont disponible ici.Pout plus d'informations ou pour demander une interview, écrivez-nous à l'adresse: [email protected] Manille: Ellie van Baaren, +63 960 665 9637A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 192 713 641 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 3575
Philippines: Le tremblement de terre de Cebu
La province philippine de Cebu se remettait encore difficilement de la dévastation causée par un séisme de magnitude 6,9 lorsqu’elle a été frappée par le puissant typhon Kalmaegi (connu localement sous le nom de Tino), ainsi que huit autres provinces voisines. Depuis, le super typhon Fungwong (nom local Uwan) a également traversé le pays, laissant derrière lui un sillage de destructions. Le présent appel d’urgence révisé élargit l’opération d’urgence initialement centrée sur le séisme de Cebu — limitée à une seule province et à une seule catastrophe — pour en faire une intervention multi-provinciale et multi-aléas, visant à répondre aux effets combinés du séisme, des récentes tempêtes et des typhons encore attendus cette saison. Cette montée en échelle met l’accent sur une assistance intégrée — abris et moyens de subsistance, santé, ainsi qu’eau, assainissement et hygiène — afin de répondre aux besoins croissants des populations déplacées et des communautés les plus touchées. En conséquence, les besoins de financement totaux passent de 8 millions à 18 millions de francs suisses, tandis que le nombre de familles ciblées augmente de 14 588 à 56 981.
Philippines: Tremblement de terre et typhons
Philippines : La Croix-Rouge continue de soutenir les communautés dans leurs efforts de reconstruction après six typhons consécutifs.
« Pouvons-nous encore gérer cela ? Portons ce fardeau. Portons-le, même s'il est lourd. N'abandonnons pas - nous pouvons nous en sortir d'une manière ou d'une autre ».Les mots de Janet Menes, de Camarines Sur, résonnent profondément aux Philippines, où des familles comme la sienne s'efforcent de reconstruire leur vie après les six typhons sans précédent qui ont frappé le pays en moins d'un mois à la fin de l'année dernière.Trois mois plus tard, les employés et les volontaires de la Croix-Rouge philippine continuent de travailler sans relâche pour aider les gens à se remettre sur pied. Dans l'un des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles - avec une moyenne de 20 cyclones tropicaux par an - ils apportent une aide vitale avant, pendant et après les situations d'urgence.Un soutien essentiel au milieu de la dévastationEntre octobre et novembre 2024, les typhons et super typhons Kristine, Leon, Marce, Niko, Ofel et Pepito (tous les noms locaux) ont déchiré le pays, laissant plus de 14 millions de personnes affectées.Les pluies torrentielles, les vents violents et les glissements de terrain ont détruit les maisons, endommagé les infrastructures et perturbé les moyens de subsistance. Des communautés entières comme celle de Janet ont été frappées à plusieurs reprises, se remettant à peine d'une catastrophe avant que la suivante n'arrive.À Albay, Jeanette et Jefferson Mata Septo ont vécu une dévastation qu'ils n'avaient jamais connue auparavant. « C'était une violente tempête. Nous ne nous attendions pas à ce que l'eau monte aussi haut dans notre région », se souvient Jeanette.La montée des eaux les a obligés à se réfugier dans de nombreux endroits, y compris chez des voisins. Lorsque les eaux sont devenues trop hautes, ils n'ont eu d'autre choix que d'emprunter l'autoroute. C'est là, au bord de la route, qu'ils ont attendu, trempés, épuisés et avec seulement les quelques documents qu'ils avaient réussi à sauver.Lorsque Jefferson est retourné chez eux après la décrue pour récupérer ce qu'il pouvait, il ne pouvait pas croire ce qu'il voyait. « Ce matin-là, lorsqu'il est retourné chez nous, les eaux étaient encore hautes. Il essayait de sauver nos affaires et je pense que le stress de cette situation l'a poussé à faire un accident vasculaire cérébral », explique Jeanette.Après une visite d'urgence à l'hôpital local, Jefferson a été mis sous traitement critique, à vie, pour éviter une nouvelle attaque.La Croix-Rouge philippine s'est révélée être une bouée de sauvetage, en fournissant des médicaments contre l'hypertension de Jefferson, ainsi que des kits de cuisine et d'hygiène pour aider la famille à se reconstruire. « Les médicaments fournis par la Croix-Rouge ont été d'un grand secours. Les médicaments sont coûteux », explique Jeanette.Aider les familles à se reconstruire à partir de zéroDans la province voisine de Camarines Sur, Janet, son mari Albiz et leurs six enfants ont été confrontés à la même situation dévastatrice causée par le typhon Kristine. Mais alors que les pluies diluviennes s'abattaient sur eux, Janet avait développé une forte fièvre et était trop malade pour être évacuée vers un abri adéquat.« Dans la soirée, l'eau est montée », se souvient-elle. « Mon mari nous a aidés à déplacer nos affaires vers un terrain plus élevé, mais certains de nos biens ont été perdus. Je n'ai pas pu faire grand-chose à cause de ma fièvre ».La famille s'est réfugiée dans le cimetière voisin, où elle a enduré des jours de crue et de conditions difficiles.À son retour, la famille a trouvé sa maison en ruines, dont il ne restait que le toit. Là encore, la Croix-Rouge philippine a apporté une aide cruciale.« Avant Noël, nous avons reçu 5 000 pesos (environ 100 USD) de la Croix-Rouge », explique Janet. « Nous les avons utilisés pour acheter du contreplaqué pour le toit et du bois pour la cuisine. Maintenant, nous avons construit quelques pièces : un salon, une cuisine et des murs.Un soutien aussi longtemps que nécessaireLa Croix-Rouge philippine, soutenue par l'appel d'urgence de l' IFRC, a été en première ligne des efforts de réponse et de rétablissement après le typhon Kristine et les cinq autres typhons majeurs consécutifs qui ont frappé le pays.Des missions de recherche et de sauvetage à l'aide aux personnes vivant dans les centres d'évacuation, leurs efforts ont été essentiels pour préserver la santé et le bien-être après le passage du typhon.Dans les centres d'évacuation, des repas chauds composés de riz, d'œufs durs et de sardines ont été distribués, ainsi que de l'eau potable. Ces mesures sont cruciales, car lorsque les gens perdent leurs biens lors d'un typhon, ils perdent aussi souvent les fourneaux et les ustensiles de cuisine.Les enfants étaient encadrés dans des espaces adaptés à leur âge, avec des coloriages, des activités de chant et de danse et la possibilité de parler de leurs besoins et de leurs préoccupations à des volontaires formés à cet effet. Les bureaux de santé ont proposé des bilans de santé, y compris des tests de tension artérielle. Si nécessaire, des médicaments ont été fournis pour prévenir la propagation des maladies et des infections qui accompagnent souvent les conditions météorologiques extrêmes.Au fur et à mesure que les communautés se rétablissent, la Croix-Rouge continuera à fournir ce dont les gens ont besoin : de l'argent pour reconstruire les maisons et acheter des produits de première nécessité, un soutien aux moyens de subsistance pour que les gens puissent retourner au travail, et le soutien psychosocial d'employés et de volontaires ancrés dans leurs propres communautés locales.Janet explique qu'elle parle à ses enfants de se préparer dès maintenant à de futures catastrophes, et ses paroles s'adressent autant aux enfants qu'à elle et Albiz.« Ne baissons pas les bras, nous pouvons nous en sortir, d'une manière ou d'une autre.
Journée internationale de préparation aux épidémies 2024 : détection précoce, action précoce, communautés en meilleure santé
Les épidémies et les pandémies constituent l'une des plus grandes menaces pour un monde sûr et sain. Elles sont en augmentation et, dans le monde connecté d'aujourd'hui, elles se propagent plus loin et plus vite que jamais. Les épidémies connues, telles que le choléra, la rougeole, le virus Ebola et le paludisme, continuent de menacer une grande partie de la population mondiale. Et, comme nous l'avons vu avec la COVID-19, le monde est également menacé par de nouvelles maladies infectieuses qui peuvent faire des millions de victimes, mettre à genoux les systèmes de santé et réduire à néant des décennies de progrès en matière de développement. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'avec des mesures de préparation et de réaction efficaces, nous pouvons réduire l'impact des épidémies et des pandémies, voire les arrêter net. L'IFRC et ses Sociétés nationales membres s'efforcent depuis longtemps d'aider les populations à se préparer aux situations d'urgence sanitaire, à y répondre et à s'en remettre. Née dans le sillage de la pandémie de grippe de 1918, l'IFRC sait par expérience que les communautés peuvent constituer la première ligne de défense contre les épidémies et les pandémies lorsqu'elles sont dotées des connaissances, des comportements, des compétences et des outils adéquats. Grâce à des programmes mondiaux, tels que le Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3) avec USAID et le Partenariat programmatique avec l'Union européenne, nous engageons et formons des personnes dans le monde entier à la préparation et à la réponse aux épidémies et aux pandémies depuis de nombreuses années. Nous aidons les gens à prévenir et à détecter les épidémies et à y répondre rapidement, ce qui permet de sauver d'innombrables vies et de créer des communautés plus saines et plus résilientes. Intensifier nos efforts en 2024En 2024, l'IFRC a considérablement intensifié son travail de préparation aux épidémies et aux pandémies :Avec le soutien du Fonds pour les pandémies de la Banque mondiale et en collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux clés, l'IFRC a été choisie pour lancer deux nouveaux programmes régionaux de préparation aux épidémies. En Afrique, le programme PREPARE (Preparedness for Pandemic Response) renforcera la collaboration transfrontalière, la surveillance des maladies et les systèmes de santé en Afrique de l'Est et en Afrique centrale afin de relever des défis sanitaires tels que l'épidémie de variole en cours. En Asie-Pacifique, le programme Enhancing collaborative surveillance and diagnostic readiness for pandemic preparedness and response in South-East Asia Region améliorera les systèmes d'alerte précoce et de surveillance des maladies, les systèmes de laboratoire et les capacités du personnel de santé communautaire dans huit pays.Avec le soutien de l'USAID, nous sommes ravis d'étendre cette année le programme CP3 à 11 nouveaux pays: le Burundi, le Cambodge, la Côte d'Ivoire, le Laos, le Malawi, la Malaisie, les Philippines, le Tadjikistan, la Thaïlande, le Viêt Nam et la Zambie, afin de préparer encore plus de communautés aux épidémies et aux pandémies. Ces nouveaux engagements portent à 48 le nombre total de pays où l'IFRC soutient directement des programmes de préparation aux épidémies. Ce chiffre ne tient pas compte de l'excellent travail réalisé au niveau national par de nombreuses autres Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans le monde. Un service de confiance, local et toujours présentEn tant qu'acteurs locaux de confiance, ancrés dans leurs communautés et présents en permanence dans des zones que d'autres organisations ne peuvent atteindre, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont les mieux placées pour soutenir la préparation aux épidémies et aux pandémies au niveau communautaire. L'IFRC s'emploie à renforcer la capacité des Sociétés nationales à se préparer et à réagir aux épidémies par le biais de la formation, de l'assistance technique, du plaidoyer et de la coordination. Ensemble, nous impliquons également un large éventail de parties prenantes dans la préparation aux épidémies et aux pandémies - telles que les gouvernements, les chefs religieux, les entreprises et les médias - car nous savons que toutes les composantes de la société doivent s'unir pour protéger les populations des épidémies et des pandémies. C'est maintenant qu'il faut se préparerLe COVID-19 a été un signal d'alarme pour le monde entier, qui doit se préparer dès maintenant à la prochaine crise sanitaire. La pandémie a fait des millions de victimes et a révélé des lacunes importantes dans la préparation aux épidémies et aux pandémies dans le monde entier. Le réseau de l'IFRC accomplit actuellement un travail essentiel pour préparer les communautés à la prochaine pandémie. Mais des investissements supplémentaires sont nécessaires au niveau mondial pour renforcer les systèmes de santé et faire en sorte que les sociétés soient prêtes à affronter un monde de plus en plus dangereux.--Pour vous tenir au courant des travaux de l'IFRC en matière de préparation aux épidémies et aux pandémies, abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle qui présente les faits marquants des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier.Et pour des ressources pratiques sur la préparation aux épidémies, consultez notre boîte à outils sur la lutte contre les épidémies - disponible en plusieurs langues - pour obtenir des conseils sur les méthodes fondées sur des données probantes pour prévenir et contrôler la propagation des épidémies au niveau de la communauté.
Les systèmes d'alerte précoce : une réponse essentielle face à l'augmentation sans précédent des typhons aux Philippines
Manille/ Kuala Lumpur/ Genève, 18 novembre :Six typhons tropicaux ont frappé les Philippines en l'espace d'un mois, ce qui constitue un phénomène météorologique extrême sans précédent depuis que l'on a commencé à enregistrer les données dans le bassin du Pacifique en 1951. Alors que l'impact global du dernier super typhon Man-Yi (nom local Pepito) est encore en cours d'évaluation, les cinq typhons précédents - Trami (Kristine), Kong-Rey (Leon), Yin-Xing (Marce), Toraji (Nika) et Usagi (Ofel) - ont déjà causé d'importantes destructions dans la région, provoquant des pluies torrentielles, des glissements de terrain, des inondations généralisées et des dommages aux infrastructures et aux moyens de subsistance, sollicitant au maximum les ressources locales. Plus de 1,4 million de personnes déplacées ont un accès limité à l'eau, à l'assainissement, à la nutrition et aux soins de santé.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel urgent à une aide supplémentaire, portant à 9 millions de francs suisses l'appel d'urgence initial de 7,5 millions de francs suisses lancé pour le typhon Trami, afin de permettre à la Croix-Rouge philippine d'élargir son champ d'assistance à plus de 86 000 personnes dans les 12 provinces les plus touchées par l'ensemble des six typhons.Gwendolyn Pang, Secrétaire Générale de la Croix-Rouge philippine (CRP), a déclaré : « Tout en apportant une aide vitale, nous avons lancé des actions précoces pour aider les communautés à risque à réduire les dégâts. Mais personne ne peut être bien préparé à un nombre sans précédent de tempêtes en si peu de temps. Nous avons besoin d'aide pour réduire l'impact humanitaire de ces typhons ». Elle a également souligné que la Croix-Rouge philippine répondait aux catastrophes depuis le début, aux côtés des autorités locales, pour répondre aux besoins immédiats des communautés les plus vulnérables. Gopal Mukherjee, coordinateur de programme et chef de délégation par intérim de l'IFRC pour les Philippines, a souligné le besoin urgent d'une aide supplémentaire, car les ressources locales, y compris celles de la Croix-Rouge philippine, sont limitées :« Le rétablissement des communautés touchées est déjà interrompu par ces typhons et leurs effets cumulés. La situation humanitaire s'aggrave à mesure que le super typhon Man-Yi fait sentir ses effets », a-t-il ajouté.Pour plus d'information ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse : [email protected] A Kuala Lumpur: Lili Chin: +60 162340872A Genève: Hannah Copeland, +41 76 236 91 09
La population évacue pour se mettre en sécurité après le passage du typhon Noru aux Philippines
Kuala Lumpur/Manille, le 25 septembre 2022 - Les habitants du nord des Philippines se précipitent vers des zones sécurisées et des centres d'évacuation alors que le super typhon Noru (appelé localement Karding) commence à frapper des milliers de villes, de maisons et d'infrastructures. Le typhon, dont les vents ont atteint une vitesse maximale de 260 km/h, a touché terre sur les îles Polillio, au nord-est des Philippines, ce dimanche après-midi, heure locale. Les équipes de la Croix-Rouge philippine sont sur le terrain, mobilisées pour porter assistance et évacuer les personnes vers des lieux sûrs. Le typhon Noru sera la plus forte tempête qui frappera le pays cette année. Il est aussi intense et destructeur que le super typhon Rai de l'année dernière, qui a détruit 1,5 million de maisons en décembre. Richard Gordon, Président de la Croix-Rouge philippine, a déclaré : «Cette tempête est la plus forte qui nous ait frappés cette année. Il est essentiel que nous mettions tout le monde en sécurité dès maintenant, car ce typhon va causer des ravages dans tout le centre de Luzon, y compris dans notre capitale, Manille. «Nos volontaires sont en état d'alerte et collaborent avec les autorités pour acheminer les habitants vers les centres d'évacuation avec tout ce dont ils ont besoin. Nous avons également prépositionné des secours d'urgence, des repas chauds et des fournitures médicales en prévision. Nos camions-citernes transportant de l'eau potable et nos camions destinés au déblayage rapide des débris, de la boue et des arbres tombés pour rendre les routes accessibles pour atteindre les communautés sont également en place. « Nous conseillons aux populations de recharger leurs téléphones, d'emporter de la nourriture et de prendre leurs effets personnels importants. Rien ne permet de prévoir l'ampleur des perturbations.» Le littoral oriental de l'île de Luzon (qui fait face à l'océan Pacifique) est déjà frappé par des vents violents et de fortes pluies. Dans les ports, des centaines de personnes sont laissées pour compte, les opérations aériennes et maritimes étant interrompues. Cette île est la plus grande et la plus peuplée du pays. Alberto Bocanegra, chef du bureau de pays de l'IFRC aux Philippines, a déclaré : «Nous avons tiré des enseignements de notre réponse au typhon le plus puissant de l'année dernière, Rai. Nous pensons que nous continuons à adapter nos réponses d'urgence et que nous sommes prêts à faire face à l'intensité de cette tempête. «Ces événements météorologiques s'intensifient et deviennent plus fréquents. La super tempête qui a frappé le sud-est des Philippines s'est produite il y a à peine dix mois, et les personnes touchées peinent à recoller les morceaux. Nous devons être efficaces et nous adapter rapidement, quelle que soit la gravité de la situation. «L'IFRC travaille en étroite collaboration avec la Croix-Rouge philippine et apporte son aide et son soutien.» Les Philippines sont frappées par des pluies torrentielles, des vents violents, des inondations et des tempêtes tropicales plusieurs fois par an. Pour plus d'informations, merci de contacter, Bureau Asie-Pacifique: Afrhill Rances, +60 19-271 3641, [email protected] Rachel Punitha, +60 19 791 3830, [email protected] Soneel Ram, +679 998 3688, [email protected]
Philippines : 2 millions de personnes exposées aux catastrophes climatiques 3 mois après le passage du typhon Rai
Kuala Lumpur/Manila, 16 Mars, 2022 – Plus de 2,4 millions de personnes ont encore besoin d'aide et sont exposées à des catastrophes climatiques extrêmes, plus de trois mois après que le super typhon Rai a ravagé l'est des Philippines. Le typhon Rai a gravement touché 11 millions de personnes et détruit plus de deux millions de maisons en décembre 2021. La plupart des familles touchées vivent toujours dans des maisons sans toiture ou des maisons de fortune faites de bâches et de tôles récupérées, tandis que d'autres sont toujours déplacées et sont obligées de vivre avec des parents et des amis. Des millions de personnes ont perdu des revenus et ont vu leurs moyens de subsistance se dégrader en raison des graves conséquences de la pandémie de COVID-19, de la hausse des prix des denrées alimentaires, des matériaux de construction et d'autres produits de base. Le Président de la Croix-Rouge des Philippines, Richard Gordon affirme: "Des mois ont passé mais nous continuons à aider les communautés touchées par le typhon Rai, l'une des tempêtes les plus destructrices de notre vie. L'aide de la Croix-Rouge ne s'arrête pas à la fourniture de repas chauds et de matériel de secours, ni à l'accès à une eau saine et propre. "Nous serons là pour aider les gens à se rétablir à chaque étape du processus, mais nous devons mobiliser beaucoup plus de soutien pour aider les gens à reconstruire des abris plus sûrs et plus solides pour résister à la prochaine tempête." Les volontaires de la Croix-Rouge fournissent des paquets de nourriture, de l'eau potable, des bâches, des feuilles de fer et des kits d'outils pour réparer les maisons endommagées, ainsi que d'autres fournitures de secours essentielles. Des subventions en espèces aident les familles à satisfaire leurs besoins de base et à relancer l'économie locale. Plus de 400 000 personnes ont été soutenues par la Croix-Rouge depuis le passage du typhon. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est préoccupée par le fait que des mesures plus importantes sont nécessaires pour protéger les millions de personnes menacées par le typhon. Alberto Bocanegra, Chef de Délégation de l'IFRC aux Phillippines déclare: "C'est un moment critique pour les personnes dont les maisons ont été arrachées de leurs fondations par le typhon Rai. Plus les gens mettent du temps à se rétablir, plus ils deviennent sensibles et exposés aux risques de phénomènes météorologiques extrêmes. "Nous ne devons pas laisser ces familles, qui sont les plus vulnérables au changement climatique, être réduites à des statistiques." L'IFRC lance un appel de 20 millions de francs suisses afin de fournir à plus de 400 000 personnes une aide immédiate, notamment des vivres et rétablir l'accès à l'eau potable, et aussi un soutien à plus long terme pour aider les familles à reconstruire leurs maisons et leurs moyens de subsistance. À ce jour, l'appel d'urgence a reçu 35 % des fonds nécessaires à la réponse. Pour plus d'informations ou pour une interview, veuillez contacter: Bureau Asie Pacifique: Antony Balmain, +60 12 230 8451, [email protected] A Manille, France Noguera, +63-998-9606-291, [email protected]
Philippines : De nouvelles données révèlent que le typhon Rai a détruit 1,5 million de maisons.
Kuala Lumpur/Manille, 25 janvier 2022 - De nouvelles évaluations révèlent l'ampleur des dégâts causés par le super typhon Rai qui s'est abattu sur les Philippines il y a un peu plus d'un mois. La tempête a détruit ou endommagé 1,5 million de maisons, soit plus que tout autre typhon de ces dernières décennies. La Croix-Rouge philippine renforce son soutien en matière d'abris en transportant des scies à table, des tronçonneuses et des générateurs dans les zones les plus durement touchées par le typhon, notamment les îles de Cebu, Bohol, Palawan, Siargao et Dinagat. Ces équipements permettent aux charpentiers de la Croix-Rouge et aux volontaires formés de transformer des millions de cocotiers tombés au sol en bois de coco afin de reconstruire des maisons plus sûres et plus solides dans les zones les plus touchées. Les charpentiers forment la population locale à la construction de maisons plus sûres, afin de fournir un salaire aux familles qui ont perdu leurs moyens de subsistance, y compris le matériel agricole et de pêche dont elles dépendaient pour gagner leur vie. Le président de la Croix-Rouge philippine, Richard Gordon, a déclaré : "C'est un désastre bien plus important que ce que le monde a réalisé il y a un mois. Les personnes qui dépendaient de l'agriculture, de la pêche et du tourisme ne peuvent plus gagner leur vie. Des millions de personnes n'ont pas de toit au-dessus de leur tête. "La Croix-Rouge apporte son soutien à 30 000 familles en leur fournissant des matériaux de couverture tels que des tôles ondulées et des bâches pour les protéger du soleil et de la pluie, mais nous avons besoin d'un soutien international plus important pour répondre à l'énorme besoin de maisons plus sûres et plus solides pour des millions de personnes. "Le typhon survient au milieu d'une pandémie et d'une campagne politique, qui détournent l'attention de ce qui est véritablement une catastrophe. Il ne faut pas que cela tombe dans l'oubli demain matin". Le chef du bureau national de l'IFRC aux Philippines, Alberto Bocanegra, a déclaré : "Cela fait un peu plus d'un mois que le typhon Rai s'est abattu sur les Philippines, mais des millions de personnes ont encore besoin d'une aide humanitaire urgente, notamment pour se loger, s'approvisionner en eau potable et bénéficier de soins de santé. "Les données d'évaluation révèlent que ce super typhon a causé une énorme dévastation, détruisant ou endommageant plus de maisons que toute autre tempête de ces dernières décennies. "Les Philippins sont résistants, et ils reconstruisent, avec le soutien de la Croix-Rouge philippine et d'autres agences, mais il faut faire davantage pour aider les gens à reconstruire leurs maisons brisées." La Croix-Rouge philippine est sur le terrain depuis le passage du super typhon et a déjà apporté à 36 000 personnes une aide d'urgence pour la construction d'abris, notamment des trousses à outils, des matériaux de construction et des bâches pour aider les gens à installer des abris temporaires et à commencer à reconstruire. Les équipes d'urgence fournissent des batteries de cuisine, des kits de couchage, des oreillers, des matelas, des draps de lit, des couvertures et des vêtements. Un soutien à plus long terme est nécessaire pour permettre aux familles de reconstruire leur maison en toute sécurité, en particulier celles qui sont vulnérables, qui vivent sur des îles isolées et dans des zones éloignées ou difficiles d'accès. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) codirige le Shelter Cluster Philippines avec le gouvernement philippin afin d'évaluer l'impact du typhon sur les ménages, de coordonner et de hiérarchiser les travaux d'abris d'urgence avec tous les partenaires. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel de 20 millions de francs suisses pour venir en aide à plus de 400 000 personnes pendant 24 mois. La priorité absolue est d'aider les personnes à reconstruire des abris plus sûrs, notamment en fournissant des matériaux de logement d'urgence et des articles essentiels, en remplaçant les maisons détruites et en apportant un soutien juridique sur les questions de logement, de terres et de propriété. Pour plus d'information, veuillez contacter: Bureau Asie-Pacifique de l'IFRC: Antony Balmain, +60 12 230 845, [email protected] Délégation philippine de l'IFRC: Karina Coates, +61 (0) 404 086 006, [email protected]