Femmes au service des femmes
Déclaration : « Nous sommes indignés que des travailleurs humanitaires continuent d’être tués dans les conflits. »
Cette déclaration est attribuée à Kate Forbes, présidente de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et à Mirjana Spoljaric, présidente du Comité international de la Croix-Rouge.Genève, 13 mars 2026 — Depuis l’escalade des hostilités au Moyen-Orient, le personnel humanitaire et médical est pris pour cible, mettant en péril les services essentiels dont dépendent les civils pour survivre. Si cette situation persiste, nous craignons de devoir bientôt pleurer davantage de collègues tués alors qu’ils tentaient de sauver des vies.En moins de deux semaines, ces craintes deviennent déjà réalité. Un ambulancier de la Croix-Rouge libanaise est décédé des suites de blessures critiques subies alors qu’il tentait de porter secours à des civils blessés, et d’autres ont été blessés. En Iran, des membres du personnel et des volontaires de la Société du Croissant-Rouge iranien ont également été touchés alors qu’ils venaient en aide aux civils dans le contexte des hostilités.Malgré les dangers, le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que ceux du Magen David Adom en Israël, continuent d’intervenir dans toute la région, au péril de leur vie, pour soutenir les personnes dans le besoin.Le personnel humanitaire est protégé par le droit international humanitaire. Il y a un an ce mois-ci, huit ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien ont été brutalement tués alors qu’ils portaient secours à des blessés à Gaza, suscitant une indignation mondiale. Pourtant, dans les conflits à travers le monde, les travailleurs humanitaires et médicaux continuent d’être tués, blessés, enlevés ou détenus alors qu’ils tentent d’atteindre les populations dans le besoin.Mercredi encore, un collègue de l’UNICEF a été tué lors d’une frappe de drone signalée en République démocratique du Congo. Depuis le début de l’année, des membres du personnel et des volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions non seulement au Liban, mais aussi au Soudan, à Gaza et en Iran.Nous l’avons déjà demandé, et nous le répétons : les États et les parties aux conflits doivent prendre des mesures concrètes et immédiates pour protéger celles et ceux qui risquent tout pour sauver des vies. Lorsque les travailleurs humanitaires sont protégés, c’est notre humanité commune qui l’est aussi. La vie de nos équipes, et de celles et ceux qu’elles servent, en dépend.Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'adresse: IFRC: [email protected] ICRC: [email protected]
Le pouvoir des femmes et de l’eau : rapport spécial pour la Journée mondiale de l’eau sur la manière dont les femmes du Togo rural rendent leur communauté plus sûre grâce à un accès facile à une eau propre et potable.
L'IFRC est attristée par l'assassinat de deux autres membres du Croissant-Rouge palestinien.
C'est avec une profonde tristesse que la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) confirme la mort de deux membres du personnel paramédical du Croissant-Rouge palestinien.Haitham Tubasi et Suhail Hassouna étaient tous deux en service dans une ambulance du Croissant-Rouge palestinien clairement identifiée lorsqu'elle a été touchée le 29 mai. Tous deux ont été tués sur place dans la zone de Tal Al-Sultan, à l'ouest de Rafah.L'IFRC adresse ses plus sincères condoléances à leurs familles, à leurs amis et à leurs collègues du Croissant-Rouge palestinien.Depuis le début du conflit, le réseau de l'IFRC a perdu 24 membres dans l'exercice de leurs fonctions. 20 employés et volontaires du Croissant-Rouge palestinien ont été tués, ainsi que 4 employés du Magen David Adom en Israël.Nous sommes dévastés par ces pertes. La protection des travailleurs humanitaires est une obligation légale et morale.Le niveau de souffrance humaine à Rafah et dans l'ensemble de la bande de Gaza est inadmissible.Plus d'un million de personnes, dont des volontaires et des employés du Croissant-Rouge palestinien, ont fui à plusieurs reprises en quête de sécurité, sans pouvoir accéder aux services de base.Visitez notre page intitulée En mémoire où nous rendons hommage à leur service et à leur sacrifice.
Déclaration – L'IFRC consternée par la mort d’un collègue du Croissant-Rouge iranien
Téhéran/Beyrouth/Genève, 15 mars 2026 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est consternée par la mort de Hamidreza Jahanbakhsh, membre du personnel de la Société du Croissant-Rouge iranien originaire de la province d’Ispahan, tué lors d’une opération de recherche et de sauvetage à Tiran-o-Korun, dans la province d’Ispahan, le 8 mars.Hamidreza Jahanbakhsh a perdu la vie en accomplissant son devoir humanitaire en venant en aide aux personnes affectées par les hostilités en cours. L'IFRC présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de ses collègues du Croissant-Rouge iranien. Depuis le début du conflit, plusieurs autres membres du personnel et volontaires du Croissant-Rouge iranien ont également été blessés dans l’exercice de leurs fonctions.L’emblème du Croissant-Rouge est un symbole de protection, d’humanité, de neutralité et d’espoir. Pourtant, trop souvent, nos volontaires et notre personnel sont tués alors qu’ils accomplissent un travail vital. Cela est inacceptable.Nous exprimons notre solidarité avec la Société du Croissant-Rouge iranien et avec tous les travailleurs humanitaires qui apportent une aide vitale dans des conditions difficiles et souvent dangereuses.La sécurité et la protection du personnel humanitaire, ainsi que le respect de l’emblème du Croissant-Rouge, sont essentielles pour garantir la continuité d’une assistance impartiale et vitale aux personnes dans le besoin.Une fois de plus, notre réseau pleure la perte d’un collègue. Toute attaque contre les humanitaires est inacceptable et doit être condamnée. Nous ne cesserons jamais d’appeler à la protection des équipes humanitaires : il s’agit d’une obligation morale et juridique.Depuis le début de l’année, sept membres du réseau de l'IFRC ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions.Pour plus d'informations: [email protected] A Beyrouth:Mey Al Sayegh, +961 761 744 68 A GenèveTommaso Della Longa, +41 79 708 4367
Un autre volontaire du Croissant-Rouge iranien a été tué alors qu'il venait en aide à d'autres personnes, le quatrième en seulement cinq semaines : l'IFRC rend hommage à Abolfazl Dahanavi, âgé de 20 ans
Téhéran/Beyrouth/Genève, le 4 avril 2026: La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) déplore avec une profonde tristesse la mort d’Abolfazl Dahanavi, âgé de seulement 20 ans. Il est décédé dans la matinée du samedi 4 avril dans le comté de Mobarekeh, dans la province d'Ispahan, à la suite d'une frappe aérienne, alors qu'il menait des activités humanitaires.Abolfazl est le quatrième volontaire du Croissant-Rouge iranien tué dans l’exercice de ses fonctions depuis le début du conflit, le 28 février 2026. Il n’avait que 16 ans lorsqu’il a commencé à faire du bénévolat pour la Société du Croissant-Rouge iranien, consacrant quatre années au service des autres avant que sa vie ne soit tragiquement interrompue à l’âge de 20 ans.Quatre volontaires ont été tués en portant secours à autrui – en seulement cinq semaines de conflit.Cela est injustifiable. Nous avons déjà pleuré. Nous avons déjà appelé à la protection. Nous appelons à nouveau, avec une urgence et une indignation accrues : les attaques contre le personnel humanitaire doivent cesser.L’emblème du Croissant-Rouge est un symbole internationalement reconnu et protégé d’une assistance humanitaire neutre, impartiale et indépendante. Celles et ceux qui le portent sont là pour aider – et doivent être protégés.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) présente ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues d’Abolfazl, et exprime sa pleine solidarité avec la Société du Croissant-Rouge iranien ainsi qu’avec les milliers de volontaires dont le courage remarquable doit être accompagné d’un engagement universel à les protéger, alors qu’ils continuent de venir en aide aux populations dans un besoin désespéré.Pour plus d'informations ou pour demander une interview:[email protected] Beyrouth: Mey Al Sayegh, +961 761 744 68 A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367
À travers les décombres et les pertes, les équipes du Croissant-Rouge iranien continuent de sauver des vies au milieu de l'escalade des hostilités
Cet article est basé sur les efforts d'intervention d'urgence au 2 avril 2026.Alors que les hostilités continuent de s'intensifier à travers l'Iran, les civils subissent de plein fouet la violence, avec des attaques signalées dans 30 des 31 provinces du pays.En moins d'un mois, plus de 2 000 personnes ont été tuées, y compris des femmes et des enfants, et au moins 21 000 ont été blessées. De nombreuses familles ont été contraintes de fuir leur foyer, et l'on estime que 3 % de la population iranienne, qui compte environ 92 millions d'habitants, est désormais déplacée à l'intérieur du pays.Des habitations, des quartiers et des services essentiels ont été endommagés, exerçant une pression croissante sur les hôpitaux, les abris et les infrastructures de base.Au premier plan de l'intervention, la Société du Croissant-Rouge iranien a mobilisé son réseau national de volontaires et d'équipes d'urgence pour soutenir les communautés touchées, fournissant une aide vitale dans certaines des zones les plus durement frappées.Secours au milieu de la destructionDans la ville de Salmas, dans la province de l'Azerbaïdjan occidental, les secouristes de la Société du Croissant-Rouge iranien ont travaillé aux côtés des pompiers après avoir appris qu'une personne était piégée sous les décombres à la suite d'une attaque.Des équipes spécialisées de recherche et de sauvetage ont minutieusement fouillé les débris, finissant par localiser la personne vivante. Le survivant a été extrait en toute sécurité et transféré pour recevoir des soins médicaux.Il s'agit de l'un des milliers de sauvetages effectués par les équipes du Croissant-Rouge iranien depuis le début de l'escalade, incluant des enfants tirés de bâtiments effondrés et des familles secourues immédiatement après les attaques.Une intervention humanitaire à l'échelle nationaleDès les premiers instants de l'escalade, la Société du Croissant-Rouge iranien s'est mobilisée à grande échelle.Aujourd'hui, elle demeure le principal acteur humanitaire du pays, avec 529 sections activées dans les 31 provinces et des opérations couvrant 197 villes. Environ 100 000 intervenants, comprenant des volontaires, des équipes médicales et du personnel de secours, travaillent 24 heures sur 24 pour soutenir les communautés touchées.Les équipes de recherche et de sauvetage, les ambulances, les cliniques, les pharmacies et les unités logistiques sont tous engagés dans la fourniture d'une aide vitale. À ce jour, plus de 3 500 personnes ont été secourues dans les zones sinistrées.Parallèlement, l'intervention s'étend au-delà des besoins physiques immédiats. Grâce à une ligne d'assistance nationale, le Croissant-Rouge iranien a apporté un soutien psychologique et social aux personnes en détresse, recevant plus de 100 000 appels provenant de tout le pays.Dans la province de l'Azerbaïdjan occidental, où des familles déplacées par les hostilités ont été relogées dans des abris d'urgence, des équipes de soutien psychosocial sont présentes sur place, avec un accent particulier sur l'accompagnement des enfants et des familles confrontés au traumatisme, à la peur et à la perte.Pression, danger et pertesMalgré l'ampleur de l'intervention, l'environnement opérationnel reste extrêmement difficile.Dix-sept centres du Croissant-Rouge iranien ont été frappés et près de 100 ambulances ont été endommagées ou détruites, des ressources pourtant cruciales dans un contexte où elles représentent souvent la seule chance de survie pour les blessés.Les travailleurs humanitaires eux-mêmes n'ont pas été épargnés. Trois membres du Croissant-Rouge iranien ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions humanitaires, notamment Somayeh Mir Abu Es’haq, qui a perdu la vie lors d'une attaque alors qu'elle était de service dans la province d'Ispahan, Hamidreza Jahanbakhsh, tué plus tôt lors d'une opération de recherche et de sauvetage, et Alireza Sohbatloo, tué dans une attaque alors qu'il fournissait des services dans une clinique du Croissant-Rouge à Zanjan. Au 1er avril 2026, au moins 17 autres collègues ont été blessés en service depuis le début de l'escalade.Pour de nombreux intervenants, ces défis ne sont pas seulement opérationnels, ils sont profondément personnels.À Qom, un secouriste de l'IRCS a été confronté à la réalité dévastatrice de devoir extraire sa tante et son mari de dessous les décombres, aux côtés d'un jeune enfant.De tels moments reflètent une vérité plus large : de nombreux intervenants ne sont pas seulement témoins de la tragédie, ils la vivent.C'est un rappel brutal du fardeau porté par les travailleurs humanitaires, qui continuent de sauver des vies sous une pression immense, tout en pleurant leurs propres proches.Continuer malgré les défisMalgré les défis immenses, le soutien continue d'affluer de tout le pays, tant par le biais des efforts d'intervention organisés que par des actes de solidarité individuels.Un jeune barbier, Alireza Kazemi, également connu sous le nom de Kenzo, a offert ses services bénévolement aux secouristes de la Société du Croissant-Rouge iranien, proposant des coupes de cheveux pour aider à remonter le moral pendant les gardes longues et exigeantes.« Je voulais qu'ils se sentent un peu mieux, eux et leurs familles, malgré ces conditions. J'ai travaillé de 13h45 hier jusqu'à 5h00 ce matin pour fournir ce service, et nous allons continuer à travailler pour atteindre d'autres zones », a-t-il déclaré.« J'étais hors de l'Iran, mais quand l'escalade a commencé, j'ai ressenti le besoin de revenir et d'offrir mes services ici. Je veux aider mon peuple de toutes les manières possibles. »Passer à la vitesse supérieure pour soutenir l'interventionL'IFRC et son réseau soutiennent la Société du Croissant-Rouge iranien en renforçant les ressources critiques pour maintenir l'intervention.Une allocation initiale de 1,5 million de francs suisses provenant du Fonds d'urgence pour les secours lors de catastrophes (DREF) de l'IFRC a permis l'achat rapide de fournitures médicales essentielles et d'équipements de protection pour les intervenants de première ligne.De plus, un Appel d'urgence de 40 millions de francs suisses a été lancé pour soutenir jusqu'à 5 millions de personnes touchées par la crise. À travers cet appel, l'IFRC apporte un soutien opérationnel et facilite l'achat et la livraison au niveau international d'articles de secours essentiels.Vous pouvez soutenir l'intervention de la Société du Croissant-Rouge iranien et aider à atteindre davantage de personnes dans le besoin en contribuant à l'Appel d'urgence de l'IFRC ici.
Le Fonds de l'Impératrice Shōken annonce les décisions de financement pour 2026
La Commission mixte du Fonds de l’Impératrice Shōken (FIS) a annoncé une nouvelle allocation de fonds d’un montant total de 430 884 francs suisses, destinée à soutenir 15 projets portés par 15 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La Commission est administrée conjointement par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Les projets sélectionnés couvrent des thématiques variées, notamment la préparation aux catastrophes, le secourisme et le sauvetage, la santé, l’action sociale et l’engagement des jeunes.Les projets sont mis en œuvre dans les pays suivants : Botswana, Chili, Congo, Costa Rica, Danemark, Égypte, Guatemala, Islande, Indonésie, Pakistan, Pakistan, Lettonie, Macédoine du Nord, République démocratique populaire lao (PDR), Sao Tomé-et-Principe et Tanzanie.L'année dernière, le FISa reçu 68 candidatures pour cette 105ème distribution de revenus, un record historique qui témoigne de la demande croissante d'innovation au sein du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.En 2025, le Fonds a continué de renforcer son vivier d'initiatives innovantes en consolidant la rigueur de ses processus de candidature, d'examen et d'apprentissage. Cet effort s'est traduit par des critères de sélection plus clairs, des attentes structurées en matière d'expérimentation et de retour d'expérience, ainsi qu'un soutien par les pairs renforcé pour les candidats. Ces derniers ont notamment pu bénéficier de mentors issus du réseau de la Solferino Academy, dont certains sont d'anciens lauréats du Fonds.Grâce à ces efforts, la qualité des candidatures n'a cessé de s'améliorer : les propositions font preuve d'une plus grande clarté, d'une réelle volonté d'apprentissage et d'approches plus réfléchies en matière de réplication. Cette tendance positive confirme la pertinence de l'accent mis par le FIS sur l'innovation, l'expérimentation et l'apprentissage. Elle souligne également le besoin continu de soutenir les Sociétés nationales lorsqu'elles testent et déploient de nouvelles approches pour accroître l'impact humanitaire.La première subvention du FIS a été octroyée en 1921 pour aider cinq Sociétés nationales européennes à lutter contre la tuberculose. Depuis lors, plus de 17 millions de francs suisses ont été alloués à 175 Sociétés nationales pour un total de 795 initiatives. Les subventions sont annoncées chaque année le 11 avril, date anniversaire de la disparition de Sa Majesté l'Impératrice Shōken, reconnue pour son œuvre de bienfaisance et pour avoir été l'une des fondatrices de la Société de la Croix-Rouge du Japon.Subvention de 2026Préparation aux catastrophes et alerte précoceCosta Rica : Territoires autochtones résilientsLes communautés autochtones sont souvent confrontées à des retards dans l'intervention d'urgence en raison de leur isolement géographique et de leur accès limité aux services. Cette initiative renforce la préparation locale en formant et en équipant des volontaires autochtones comme premiers intervenants, combinant les pratiques d'urgence modernes aux savoirs traditionnels. Son modèle communautaire, ancré culturellement, améliore les temps de réponse tout en offrant une approche reproductible pour d'autres communautés isolées et marginalisées.Sao Tomé-et-Principe : Aqua-AlertLes communautés côtières font face à des risques croissants d'inondations, d'érosion et d'aléas climatiques, mais disposent d'une capacité d'alerte précoce limitée. Aqua-Alert introduit des systèmes de surveillance numérique et d'alerte précoce améliorés pour optimiser l'anticipation et l'intervention. En combinant la collecte de données locales et des outils de communication accessibles, ce projet renforce la résilience communautaire et propose un modèle évolutif pour les contextes de petits États insulaires.Indonésie : AldebaranDe nombreuses communautés exposées aux risques n'ont pas un accès continu aux informations de préparation. Aldebaran comble cette lacune grâce à une plateforme alimentée par l'IA, couplée à des jeunes « agents de changement » qui assurent un soutien local permanent. En associant technologie et engagement humain, le projet garantit des conseils accessibles en temps réel et bâtit un écosystème de préparation durable, porté par la jeunesse.Botswana : Solutions circulaires pour la résilienceUne mauvaise gestion des déchets contribue à la dégradation de l'environnement et augmente les risques d'inondations dans les zones vulnérables. Cette initiative établit un centre de recyclage qui transforme les déchets automobiles en produits utilisables, réduisant ainsi les risques environnementaux tout en créant des opportunités de revenus. Son approche d'économie circulaire lie la résilience climatique aux moyens de subsistance, dans un modèle reproductible dans des contextes similaires.Secourisme et SauvetageLettonie : Le secourisme pour chaque enfantLes enfants manquent souvent d’accès à une éducation au secourisme adaptée, alors qu'ils sont des acteurs clés lors d'urgences. Cette initiative développe un système de formation accessible et convivial, adapté aux différentes tranches d'âge. En rendant l'apprentissage du secourisme attrayant et inclusif, le projet transmet des compétences vitales dès le plus jeune âge et pose les bases d'une résilience communautaire à long terme.Égypte : Le secouriste créatifLes approches traditionnelles de préparation aux catastrophes ne parviennent souvent pas à mobiliser efficacement les jeunes. Cette initiative introduit des méthodes d'apprentissage créatives et expérientielles pour rendre la préparation plus engageante et pratique. En testant des formats éducatifs alternatifs, elle vise à améliorer la rétention d'informations et le changement de comportement, offrant un fort potentiel d'adaptation pour d'autres Sociétés nationales.Santé et bien-êtreDanemark : Y2Y-VOICESLes perspectives des jeunes sont souvent sous-représentées dans les programmes et les discussions sur la santé mentale. Y2Y-VOICES comble cette lacune grâce à un modèle d'apprentissage et de mentorat entre pairs, où de jeunes volontaires co-créent des campagnes de plaidoyer. En combinant le récit (storytelling), les compétences en communication et le soutien psychosocial, le projet permet aux jeunes de façonner les récits sur la santé mentale tout en renforçant leur propre bien-être et leur sentiment d'appartenance.Chili : Prendre soin des soignantsLes volontaires sont confrontés à une pression psychosociale croissante ; l'absence de systèmes de soutien structurés entraîne épuisement professionnel (burnout) et démissions. Cette initiative pilote un modèle de soutien psychosocial préventif dans plusieurs sections locales, incluant des espaces de soutien entre pairs, des formations à l'auto-soin et des premiers secours psychologiques. En institutionnalisant l'attention portée aux volontaires, le projet renforce à la fois le bien-être individuel et la résilience organisationnelle globale.Action sociale et inclusionIslande : Projet SamfléttaLes femmes réfugiées sont souvent confrontées à l'isolement et à des barrières limitant leur accès aux services et à l'emploi. Le projet Samflétta répond à ce défi par un modèle de soutien adaptatif combinant assistance pratique, développement des compétences et aide à l'orientation vers les services. Son approche itérative permet un apprentissage et un ajustement continus, favorisant ainsi l'autonomisation et l'inclusion à long terme.Macédoine du Nord : La Maison des OpportunitésLes personnes en situation d'itinérance ou d'extrême pauvreté ont souvent du mal à s'orienter dans des systèmes de soutien fragmentés. Cette initiative crée un centre de services multifonctionnel regroupant les services essentiels en un seul lieu, soutenu par une approche de cartographie simplifiée. En améliorant l'accès et la coordination, ce projet offre un modèle pratique et reproductible pour la prestation de services inclusifs.Engagement des jeunes et action climatique/environnementalePakistan : YOUR-CAPLes jeunes des zones urbaines sont souvent peu impliqués dans les efforts de résilience climatique, bien qu'ils soient des agents de changement essentiels. YOUR-CAP soutient des équipes de jeunes dans la conception et le test de solutions climatiques locales via des formations, du mentorat et de petites subventions. Avec l'ajout d'un "Espace Bien-être Jeunesse", le projet offre également un soutien psychosocial léger, reconnaissant le lien étroit entre l'action climatique et le bien-être mental.République démocratique populaire lao (PDR) : Renforcement de l'engagement et du leadership des jeunesL'engagement des jeunes est souvent informel et manque de continuité. Cette initiative construit un parcours structuré, du recrutement jusqu'au leadership, à travers des orientations, des camps, des clubs et des petites subventions. En systématisant l'engagement des jeunes, le projet crée un modèle durable pour le développement du volontariat sur le long terme.Tanzanie : Laboratoires d'innovation pour la résilience climatique dirigés par les jeunesLes communautés ont besoin de solutions d'adaptation au climat à faible coût et adaptées localement. Cette initiative établit des laboratoires d'innovation dirigés par des jeunes, où ces derniers co-créent et testent des mesures d'adaptation pratiques avec les communautés. En liant innovation et préparation, le projet renforce à la fois la résilience locale et le leadership des jeunes.Guatemala : Les Gardiens Bleus (Blue Guardians)Alors que les écosystèmes aquatiques subissent une pression croissante, l'engagement des jeunes dans l'action environnementale reste limité. Blue Guardians met en place un Observatoire de l'eau pour la jeunesse et soutient des activités de surveillance, de nettoyage, de reforestation et des campagnes de sensibilisation menées par des jeunes. Sa structure d'apprentissage intégrée compare les différentes approches pour identifier les modèles les plus efficaces à reproduire à grande échelle.Congo : J-INNOVLes communautés touchées par des crises récurrentes manquent souvent d'accès à des outils abordables et réparables. J-INNOV implante des "Fab Labs" humanitaires pour former de jeunes innovateurs et développer des solutions produites localement. En combinant innovation, développement des compétences et incubation de micro-entreprises, le projet crée des réponses durables et locales aux défis récurrents.
Entre sirènes et espoir : en Israël, le Magen David Adom continue de fournir des secours d'urgence aux communautés touchées par le conflit
Cet article est basé sur les efforts d'intervention d'urgence au 2 avril 2026.En Israël, le Magen David Adom (MDA) a relevé son niveau d'alerte au maximum, mobilisant toutes les ambulances, les unités de soins intensifs, les motos d'urgence et les véhicules d'intervention rapide à l'échelle nationale.Les équipes du MDA ont soigné et transporté plus de 1 700 blessés vers les hôpitaux, dispensant des soins vitaux dans plusieurs villes touchées par des attaques de missiles.Elles effectuent également des transferts secondaires de patients alités ou sous respirateur, depuis des établissements non protégés vers des lieux sécurisés, tout en menant une campagne nationale de don du sang dans des sites sûrs et en proposant des webinaires publics offrant des conseils de survie clairs pour les civils lors d'attaques de missiles.Voici les témoignages de trois intervenants de première ligne du MDA qui partagent leurs frustrations et leur tristesse face à ce qu'ils ont vécu, ainsi que la satisfaction, la fierté et l'espoir que procure le fait de sauver des vies.« Un sentiment d'impuissance »« C'est quelque chose que je porterai probablement en moi toute ma vie, ce sentiment d'impuissance face à la détresse d'une personne vivant une expérience aussi terrible », confie Avigail Danino, auxiliaire médicale au Magen David Adom. Elle faisait partie des premiers intervenants ayant soigné les blessés après une attaque de missile sur Beit Shemesh, en Israël, où neuf personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées.« Dimanche matin, lorsque le missile est tombé sur Beit Shemesh, j'étais l'une des auxiliaires médicales de garde avec une ambulance », se souvient-elle. « Une fois arrivée sur les lieux, j'ai compris qu'il s'agissait d'une zone de destruction complexe. »« L'une des personnes que j'ai dû soigner était quelqu'un qui vivait près du lieu de l'impact. Son frère habitait également à proximité, et il savait que ce dernier s'était rendu dans l'espace sécurisé où le missile est tombé au moment où les sirènes ont retenti. »C'est à ce moment-là que l'homme a vu le personnel médical d'urgence évacuer un corps de l'endroit où le missile avait frappé.« Il a vu un brancard avec un sac mortuaire et il a reconnu les chaussures de son frère ; c'est ainsi qu'il a compris que son frère avait été tué lors de l'attaque de missile. »Frustration qui « ne s'en va pas »Le secouriste volontaire du Magen David Adom, Reuven Harow, faisait également partie des premiers intervenants qui ont soigné les blessés après cette même attaque de missile sur Beit Shemesh, en Israël.« Je suis arrivé sur place et nous avons simplement cherché comment nous pouvions aider, en trouvant des personnes qui en avaient besoin pour les transporter à l'hôpital », raconte-t-il, se souvenant de la rapidité d'intervention de l'équipe.« J'ai trouvé une femme qui avait des difficultés à respirer. Je l'ai installée dans l'ambulance et nous l'avons évacuée d'ici, puis je suis revenu pour voir ce que je pouvais faire d'autre pour aider. »Harow explique qu'en tant que volontaire pour le Magen David Adom, il est fier de pouvoir aider ses amis et ses voisins dans la ville où il a grandi et fondé une famille. « Le fait de pouvoir enfiler ma chemise ou mon gilet d'urgence, de sortir et de pouvoir aider les gens, me procure un immense sentiment de satisfaction dans le travail que j'accomplis. »Mais il ajoute que, parce que cela se passe dans sa propre ville, « le niveau de frustration que l'on ressent quand on ne peut pas réparer les choses, cela ne s'en va pas. »« C'était un moment irréel » — une auxiliaire médicale du MDA a accueilli la vie au milieu des sirènesElad Pas, auxiliaire médical au MDA, transportait une femme en plein travail venant d'une des communautés bédouines du sud d'Israël, lorsqu'il a réalisé que le bébé était sur le point de naître et qu'il allait devoir pratiquer l'accouchement lui-même.« Le bébé est né tout bleu et ne respirait pas », se souvient-il. « Nous avons dû l'assister sous ventilation jusqu'à ce que son état s'améliore et qu'il commence à respirer de lui-même. »Pendant ces minutes de tension, l'équipe a prodigué des soins médicaux professionnels tout en respectant les procédures de sécurité en raison des alarmes qui retentissaient dans la zone.« C'était un moment irréel », a déclaré Elad, lui-même père de cinq enfants et au service du Magen David Adom depuis vingt ans. « D'un côté, le bruit de fond des sirènes et l'incertitude ; de l'autre, un nouveau-né — un symbole puissant de vie et d'espoir. Tout ce que je voulais, c'était le protéger et lui offrir un moment de sécurité supplémentaire. »Pour Elad, cette expérience reflète le sens profond de son travail. « Quand je suis avec un patient, je suis entièrement là pour cette personne », a-t-il expliqué. « Nous sommes souvent confrontés aux moments les plus difficiles des gens et parfois, comme cette fois-ci, à leur tout premier instant de vie. »Il a ajouté que cette rencontre constante avec les extrêmes de l'existence apporte du recul et une force intérieure. « Cela me rappelle d'apprécier la santé, la famille et les choses du quotidien que nous tenons souvent pour acquises. Nous voyons de la tristesse et des pertes, mais aussi des moments incroyables d'humanité et de renouveau. »« Le Magen David Adom rassemble des personnes de toutes les composantes de la société israélienne — Juifs et Arabes, religieux et laïcs, jeunes et vieux, unis par une seule mission : sauver des vies. J'aimerais seulement que cet esprit de solidarité puisse se propager davantage. Cela montre vraiment ce qui est possible. »Le nouveau-né et sa mère se portent bien tous les deux.
Des vies en suspens : au cœur de la crise croissante des déplacés au Liban
Au sein de cet exode se trouvent des personnes comme Layla, Adnan et Nancy. Leurs récits comblent le fossé entre la tragédie et l'espoir, mettant en lumière le rôle vital de la Croix-Rouge libanaise, agissant en partenariat avec l'IFRC comme une véritable bouée de sauvetage humanitaire.L'histoire de LaylaLayla ne parvient pas à se rappeler la date exacte à laquelle elle a dû fuir en urgence Burj al-Barajneh, une commune située au sud de la capitale, Beyrouth.« Au début des hostilités, la première frappe a touché près de chez nous. J'ai attrapé mes enfants et je suis partie dans la panique. »Les rues étaient chaotiques, encombrées de gens à pied plus encore que de voitures.« Cette première nuit, nous avons dormi sur la plage de Ramlet al-Baida. Il faisait très froid. Nous étions épuisés. »Après avoir erré d'un endroit à l'autre, Layla et ses cinq enfants ont fini par trouver refuge au stade de la Cité sportive Camille Chamoun à Beyrouth, où ils vivent désormais.Gérée par la Croix-Rouge libanaise, la Cité sportive est le plus grand centre d'hébergement collectif du Liban, accueillant plus de 1 200 personnes déplacées. La Croix-Rouge libanaise fournit également une aide essentielle à l'échelle nationale, couvertures, matelas, repas prêts à consommer, pain et eau potable, garantissant que le soutien parvienne à ceux qui en ont le plus besoin, en partenariat avec l'IFRC.« Nous sommes six. La situation est difficile, mais nous rendons grâce à Dieu. Je ne sais toujours pas si notre maison est endommagée », confie-t-elle.Sa plus jeune, âgée de quatre ans, hurle dès qu'elle entend des drones ou des avions ; elle souffre également de problèmes cardiaques.Alors que sa fille aînée panique pendant les bombardements, ses fils restent silencieux, « mais on peut voir la peur dans leurs yeux », ajoute Layla.Malgré tout, Layla exprime sa gratitude : « La Croix-Rouge libanaise fait tout ce qu'elle peut. Même leur gentillesse et leurs sourires font une différence. »Ses demandes sont simples : de l'eau chaude pour les enfants, des vêtements, des chaussures et un peu de nourriture fraîche au-delà des produits en conserve. C'est son deuxième déplacement en moins de deux ans, et elle attend toujours, la sécurité, et la chance de rentrer chez elle.L'histoire d'Adnan« Mon nom est Adnan et j'ai quatorze ans. Nous avons fui Shiyah au début du mois de mars. »Il vit désormais avec sa famille de cinq personnes dans le centre d'hébergement de la Cité sportive.« Être dans un refuge, c'est mieux que rien, et c'est mieux que de vivre dans la rue », dit-il.L'école et ses amis manquent à Adnan ; il étudie à distance grâce à des leçons envoyées via WhatsApp. Lorsqu'on lui demande ce qu'il souhaite, il répond simplement : « J'espère que l'escalade va s'arrêter. Si Dieu le veut. »L'histoire de Nancy: «La Croix-Rouge est mon refuge »« Mon nom est Nancy et j'ai vingt ans. J'étudie la psychologie à l'Université Libanaise. »Nancy a été déplacée de Tyr, une ville côtière du sud du Liban.Elle travaille désormais au centre d'hébergement de la Cité sportive, où elle soutient les familles déplacées sur le terrain, tandis que ses parents séjournent dans un autre centre géré par la Croix-Rouge libanaise à l'école secondaire d'Antelias.« J'aide les gens à répondre à leurs besoins parce qu'ils vivent dans les mêmes conditions que moi », dit-elle. « Être sur le terrain me permet de rester stable. Sans ce travail, mon état mental serait complètement brisé. »Ayant déjà vécu des déplacements par le passé, Nancy souligne l'importance du soutien psychologique, ajoutant : « Être déplacée n'est jamais facile. C'est très dur de quitter sa vie, sa maison, sa famille, ses amis et son université, et de ne pas savoir s'ils seront en sécurité aujourd'hui ou demain. »«La Croix-Rouge libanaise est mon refuge. Quand je revêts cet uniforme, je me sens chez moi et capable d'aider les autres. »L'intervention globaleLa Croix-Rouge libanaise est le principal fournisseur de services d'ambulance au Liban, exploitant 125 ambulances, 12 unités médicales mobiles et 29 centres de santé (certains étant temporairement fermés en raison de la situation sécuritaire).Seize salles d'opérations d'urgence assurent la coordination avec les autorités pour soutenir les opérations d'hébergement, surveiller les déplacements et planifier l'intervention humanitaire. Pour soutenir les hôpitaux, la Croix-Rouge libanaise maintient également une réserve de sang d'urgence.Le soutien de l'IFRC est essentiel au maintien de ces services. Grâce à une allocation de 2 millions de CHF via le Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) de l'IFRC et à un appel d'urgence élargi, l'IFRC aide à garantir que les services d'ambulance, les soins de santé, l'approvisionnement en sang et l'aide de secours parviennent aux familles déplacées à travers tout le Liban.Les besoins les plus urgents restent l'hébergement, la nourriture, l'accès aux soins médicaux d'urgence et le soutien psychologique, car les familles arrivent avec peu d'effets personnels et sans perspective claire de retour à la maison.Grâce au courage et à la résilience de personnes comme Layla, Adnan et Nancy, ainsi qu'au dévouement de la Croix-Rouge libanaise avec le soutien de l'IFRC, une aide humanitaire vitale continue de parvenir à ceux qui en ont le plus besoin dans les plus grands centres d'hébergement du Liban.Histoire par Mey Al SayeghDirectrice de la communication pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord
L'IFRC condamne fermement le meurtre de Hasan Badawi, ambulancier de la Croix-Rouge libanaise, alors qu'il était en mission à bord d'une ambulance
Beyrouth/Genève, le 13 avril 2026 Le secouriste de la Croix-Rouge libanaise Hassan Badawi a été tué et un autre secouriste a été blessé dans la soirée du dimanche 12 avril. Ils faisaient partie d'une équipe d'ambulance de la Croix-Rouge libanaise effectuant une mission médicale d'urgence à la suite d'une première frappe aérienne dans la ville de Beit Yahoun, district de Bint Jbeil, au Sud-Liban.Hassan avait commencé son engagement comme bénévole auprès de la Croix-Rouge libanaise en 2012.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) condamne fermement cette attaque contre une équipe médicale d'urgence portant l'emblème protecteur de la Croix-Rouge.L'IFRC présente ses plus sincères condoléances à la famille de Hassan, à ses proches et à ses collègues de la Croix-Rouge libanaise, tout en souhaitant un prompt rétablissement au blessé.« Les travailleurs humanitaires ne sont pas une cible. »Au moment de l'attaque, les ambulances et leur équipage étaient clairement identifiés par l'emblème de la Croix-Rouge, visible de tous côtés et illuminé sur les véhicules, conformément au droit international humanitaire. Comme l'a rapporté la Croix-Rouge libanaise, la mission avait fait l'objet d'une notification préalable via les canaux habituels, y compris la FINUL, afin de garantir la protection de l'équipe et la sécurité de l'itinéraire.Il s'agit du deuxième volontaire de la Croix-Rouge libanaise tué dans l'exercice de ses fonctions humanitaires depuis l'escalade du 2 mars, malgré les mesures prises pour assurer la protection des travailleurs humanitaires.L'IFRC réitère son appel : le personnel ambulancier, le personnel médical ainsi que le personnel et les bénévoles de la Croix-Rouge libanaise doivent être respectés et protégés en tout temps, conformément au droit international humanitaire.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, veuillez contacter : [email protected]À Beyrouth: Mey Al Sayegh, +961 761 744 68À Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367
Déclaration: L'IFRC attristée par le décès de trois volontaires de la Croix-Rouge de la RDC dans la province d’Ituri
Kinshasa/Nairobi/Genève, le 23 mai 2026 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est profondément attristée par le décès de trois volontaires de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (CRRDC) de la section de Mongbwalu, dans le territoire de Djugu, province d’Ituri.Nous adressons nos sincères condoléances à leurs familles, à leurs proches, à leurs collègues. Nous sommes solidaires de la Croix-Rouge de la RDC en cette période difficile.Les volontaires, Alikana Udumusi Augustin, Sezabo Katanabo et Ajiko Chandiru Viviane, auraient contracté le virus Ebola dans l’exercice de leurs fonctions, alors qu’ils effectuaient des activités de gestion des dépouilles le 27 mars dans le cadre d’une mission humanitaire sans rapport avec l’épidémie d’Ebola. Au moment de l’intervention, la communauté n’avait pas connaissance de cette épidémie, et celle-ci n’avait pas encore été identifiée. Ils comptent parmi les premières victimes connues.Les dates de décès sont les suivantes :Ajiko Chandiru Viviane – 5 maiSezabo Katanabo – 15 maiAlikana Udumusi Augustin – 16 maiCes volontaires ont perdu la vie alors qu’ils servaient leur communauté avec courage et humanité.Leur engagement reflète le dévouement extraordinaire dont font preuve chaque jour les volontaires de la Croix-Rouge qui travaillent dans des environnements complexes et à hauts risques pour venir en aide aux personnes vulnérables.L'IFRC, la Croix-Rouge de la RDC, et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) restent déterminés à soutenir les communautés touchées et à intensifier leurs efforts pour faire face à cette épidémie d’Ebola. Pour plus d'informations, veuillez contacter : [email protected] À Nairobi: Susan Mbalu +254 733 827 654À Genève:Tommaso Della Longa +41 79 708 4367 | Paolo Cravero +41 79 894 8396
L’IFRC est profondément attristée par la disparition de son ancien président, Tadateru Konoe.
Genève, le 27 mai 2026 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est profondément attristée par le décès de M. Tadateru Konoe, ancien président de l’IFRC et ancien président de la Société de la Croix-Rouge du Japon, survenu le 23 mai 2026 à l’âge de 87 ans.Avec la disparition de M. Konoe, nous perdons l’un des dirigeants les plus dévoués et les plus compatissants — un homme dont la vie a été guidée par l’humanité, l’humilité et le service aux autres.Pendant plus de cinq décennies, M. Konoe a consacré toute sa vie à la mission humanitaire du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Entré à la Société de la Croix-Rouge du Japon à l’âge de 25 ans, il s’est pleinement engagé à soulager les souffrances et à soutenir les personnes touchées par les catastrophes, les crises et les conflits à travers le monde. Au fil de ses décennies de service au sein de la Société de la Croix-Rouge du Japon et de l’IFRC, souvent sur le terrain et au plus près des communautés, il a développé une profonde conviction dans le pouvoir de l’humanité, de la solidarité et de la compassion.En tant que président de la Société de la Croix-Rouge du Japon à partir de 2005, M. Konoe a dirigé la Croix-Rouge japonaise dans la fourniture d’une assistance urgente et efficace lors de plusieurs situations d’urgence, notamment le grand séisme de l’Est du Japon, le tsunami qui a suivi et l’accident nucléaire de Fukushima en 2011.Élu président de l’IFRC en 2009 puis réélu en 2013, M. Konoe a œuvré sans relâche pour renforcer la coopération au sein du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, consolider la résilience et les capacités des Sociétés nationales, et promouvoir l’intégrité et la redevabilité dans l’action humanitaire, incarnant à tout moment « l’esprit d’unité ». Son engagement de longue date en faveur de l’élimination des armes nucléaires reflétait sa profonde conviction que l’humanité ne devait plus jamais endurer de telles souffrances.Toutes celles et ceux qui ont connu et travaillé aux côtés de M. Konoe se souviendront non seulement de son leadership remarquable, mais aussi de sa gentillesse, de sa douceur et de sa présence discrète.En reconnaissance de ses services exceptionnels et de son engagement indéfectible envers l’humanité, M. Konoe a reçu la médaille Henry Dunant, la plus haute distinction du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.L’IFRC se joint à la Société de la Croix-Rouge du Japon, à l’ensemble de la famille Croix-Rouge Croissant-Rouge, ainsi qu’aux innombrables amis et collègues à travers le monde pour pleurer sa disparition.Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à toutes les personnes dont la vie a été marquée par son humanité exceptionnelle.L’héritage de M. Konoe perdurera à travers les millions de vies touchées par l’action humanitaire qu’il a défendue, ainsi qu’à travers les valeurs d’humanité et de compassion auxquelles il a consacré sa vie.Pour plus d’informations, veuillez contacter : [email protected]À Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 4367