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Des plages aux rues : 16 000 volontaires de la Croix-Rouge cubaine sauvent des vies grâce aux premiers secours et aux opérations de sauvetage

L’île de Cuba possède une longue histoire de travail de prévention face aux urgences, telles que les tremblements de terre et l’augmentation du nombre de tempêtes tropicales sévères comme l’ouragan Ian en septembre 2022, ou Oscar, en octobre 2024.Le programme de maîtres-nageurs de la Croix-Rouge cubaine a été créé en 1959, lorsque les premières écoles de sauvetage ont été mises en place à Guanabo et Varadero pour prévenir les accidents de noyade.« Nos spécialistes sont formés à la prise en charge des victimes, de sorte qu’ils peuvent sauver la vie d’une personne dans les dix premières minutes », explique Luis Enrique Calderón Rodríguez, coordinateur des opérations et des secours de la Croix-Rouge cubaine.« Tous ces volontaires doivent suivre un cours spécialisé de premiers secours afin de pouvoir intervenir lors de catastrophes, d’inondations ou d’incidents liés à l’eau, et de fournir des soins appropriés aux victimes potentielles partout dans le pays », ajoute Calderón.Environ 16 000 des 39 000 volontaires de la Croix-Rouge cubaine se consacrent aux activités de sauvetage et de secours. L’une de leurs principales missions est de prévenir les noyades sur les plages, où chaque année des milliers de visiteurs locaux et de touristes profitent de la mer pendant leur temps libre.Une fille qui sauve des viesLes enfants jouent également un rôle actif dans la prévention. Beaucoup des secouristes d’aujourd’hui ont commencé le volontariat dès leur jeune âge.Parmi eux se trouve Angelina González, fervente défenseure des premiers secours à Varadero. Depuis trois ans, elle est un membre actif du groupe d’intérêt de la Croix-Rouge cubaine à l’école primaire Martín Klein Schiller.À 11 ans, Angelina maîtrise la technique des compressions abdominales, également connue sous le nom de manœuvre de Heimlich, et sait comment transporter une personne blessée sur une civière. Elle sait aussi comment se protéger lors de tremblements de terre ou d’orages.« Ces connaissances nous ont aidés à informer les membres de notre famille et nos amis qui ne connaissent pas les premiers secours », explique Angelina.Des gestes simples comme connaître les numéros d’urgence, donner une adresse exacte et attendre que l’opérateur mette fin à l’appel font partie des exercices que les enfants pratiquent dans le groupe d’intérêt.« En cas de noyade à la plage, nous devons prêter attention aux mesures de sécurité comme les drapeaux », poursuit Angelina. « Le drapeau rouge indique que la baignade est absolument interdite, car cela peut être dangereux. Le drapeau jaune signifie que l’on peut se baigner, mais avec prudence, car les conditions de la plage peuvent soudainement se détériorer. Le drapeau vert signifie que l’on peut se baigner librement, car la mer sera calme. »Des compétences vitales pour toute la communautéLa formation aux premiers secours à Cuba ne s’adresse pas uniquement aux volontaires de la Croix-Rouge, mais vise aussi à donner à l’ensemble de la communauté les compétences nécessaires pour se protéger et aider les autres en cas de besoin.L’un des outils les plus puissants est l’information fiable. Ce réseau éducatif comprend des bulletins d’information, la diffusion de supports via WhatsApp, des causeries dans les cercles d’enfants, des ateliers dans les institutions locales et des conseils pratiques destinés aux familles, aux écoles et aux entreprises touristiques.« Avec le soutien de Radio Varadero, des messages d’information et de prévention sont diffusés quotidiennement dans des magazines radiophoniques tels que Sonido Azul », explique Yania Pérez Ballesté, l’enseignante qui dirige le groupe d’intérêt.« C’est particulièrement important pendant les mois d’été, lorsque le tourisme augmente, tout comme le risque d’accidents sur les plages et dans les centres de loisirs », ajoute-t-elle.Les autorités locales reconnaissent la Croix-Rouge cubaine comme un allié clé. « Même la présidente du Conseil du pouvoir populaire ici à Varadero dit en plaisantant que la Croix-Rouge est sa conseillère, car elle nous consulte dès qu’il y a un problème lié à la santé ou à l’hygiène », rapporte Pérez.La professeure met également en avant la création d’une brigade chargée de rétablir les liens familiaux et de rechercher des personnes dans les centres d’évacuation en cas de cyclone ou d’autre crise ou catastrophe.Le travail de premiers secours mené par la Croix-Rouge cubaine à Varadero a permis de créer un réseau vivant qui comprend :Des enfants qui partagent ce qu’ils ont appris avec leur entourage.Des enseignants qui facilitent la diffusion de l’information et coordonnent causeries et ateliers.Des stations de radio et des plateformes de médias sociaux qui diffusent des messages de prévention.Des équipes de sauvetage capables d’intervenir en quelques secondes.De l’enthousiasme d’Angelina expliquant comment interpréter les drapeaux de plage à l’intervention rapide d’un maître-nageur exécutant une manœuvre vitale, chaque geste, aussi petit soit-il, contribue à créer une communauté plus sûre.La maîtrise des premiers secours et des compétences vitales de survie autour de l’eau devient de plus en plus importante, à mesure que les événements liés au climat deviennent moins prévisibles, que les tempêtes se font plus fréquentes et plus violentes, et que les ondes de tempête gagnent en intensité.

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Camps de jeunesse de la Croix-Rouge dans les Amériques : une occasion de grandir, de célébrer et de garder vivante la flamme de l’humanité

À une époque où les défis auxquels l’humanité est confrontée semblent de plus en plus complexes, et où la seule constante de la vie moderne est la rapidité des changements sociétaux et technologiques, la créativité et l’énergie des jeunes sont plus cruciales que jamais.Les jeunes ont une capacité unique à s’adapter, à proposer des solutions innovantes et à redéfinir le leadership humanitaire pour l’avenir – pourtant, ils se retrouvent souvent face à un chemin incertain, sans savoir comment avoir un impact véritable.C’est pourquoi les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge organisent des camps de jeunesse qui leur offrent des occasions d’apprendre, de grandir et de tisser des liens durables, avec la conviction qu’ils deviendront la prochaine génération de leaders humanitaires.L’Amérique latine est l’une des régions où cette tradition est particulièrement forte : chaque année, des centaines de jeunes se réunissent pour partager leurs cultures, célébrer les identités locales et se connecter avec d’autres membres du mouvement de jeunesse, tant dans leurs pays qu’à travers le monde.L’année 2025 ne fait pas exception. À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, nous partageons l’histoire de cette tradition régionale de longue date, plus pertinente que jamais.« Dans les années 1980, plusieurs réseaux thématiques de bénévoles ont été créés, notamment les réseaux de premiers secours et d'ambulanciers paramédicaux. Ceux-ci ont d'abord été utilisés en Amérique centrale, puis se sont répandus sur tout le continent. En fait, il existait des camps de premiers secours en Amérique centrale, ainsi que des camps consacrés à d'autres thèmes. À partir de là, des réseaux et des camps de jeunes ont également vu le jour. »Andrés Morales, responsable thématique du développement du volontariat et de l’engagement des jeunes pour l'IFRCActuellement, il existe trois réseaux de jeunesse dans les Amériques : Amérique centrale, Amérique du Sud et Caraïbes. Tous les pays n’organisent pas de camps, et leur fréquence varie selon les capacités locales. Cependant, dans certains pays comme le Mexique et le Costa Rica, ces camps se tiennent régulièrement depuis plusieurs années et sont organisés chaque année.Cette année, la Croix-Rouge costaricienne a accueilli sept délégations de jeunes issus des Sociétés nationales de la Croix-Rouge d’Italie, du Mexique, du Panama, du Royaume-Uni, des États-Unis, du Suriname et du Venezuela. Du Costa Rica même, plus de 500 jeunes venus de tout le pays ont participé.« Le programme de jeunesse de la Croix-Rouge au Costa Rica existe depuis plus de 100 ans. Nous organisons des camps depuis plus de 50 ans. »Dyanne Marenco, présidente de la Croix-Rouge costaricienne, lors du camp Coatí 2025 en janvier de cette année.« Nous avons vraiment apprécié les activités récréatives et culturelles et le temps passé avec les membres d'autres Sociétés nationales. »Sergio Jaén, directeur national de la Croix-Rouge Jeunesse au Panama, qui a participé au camp de la Croix-Rouge du Costa Rica.L'Uruguay, le Panama et le Chili sont des exemples de pays qui ont également organisé des camps au cours des premiers mois de cette année afin de renforcer les compétences techniques et les aptitudes au leadership des jeunes volontaires.Au Mexique, le camp national de la Croix-Rouge mexicaine pour les jeunes se déroule au moment de la publication de cet article, du 6 au 9 août.« Nous nous réunissons à Morelos, à Tepoztlán, avec plus de 1 500 jeunes venus de tous les États de la République. Nous passerons quatre jours à partager nos connaissances, nos émotions et, entre nous tous, nos liens familiaux. »Judith López, de la Coordination nationale de la jeunesse de la Croix-Rouge mexicaine.À quoi ressemblent les camps de jeunes ?Chaque camp est unique, qu’il dure une journée ou trois, qu’il réunisse des dizaines ou des centaines de participants. L’essentiel est de créer un espace où chacun peut se rencontrer et partager..« C’est un lieu où les jeunes peuvent se développer, apprendre, beaucoup grandir en tant qu’individus, et s’amuser tout en faisant quelque chose de bien pour les autres. Pour moi, être bénévole à la Croix-Rouge est une occasion de grandir en tant que personne et d’acquérir des compétences qui peuvent m’être utiles dans ma vie personnelle et dans ma future vie professionnelle. »Luisa Ana Paula Carrasco, Volontaire et participante au camp de jeunesse de la Croix-Rouge au Chili.Du point de vue d'Andrés, au-delà des tentes et des réchauds, un camp de jeunes de la Croix-Rouge est un lieu où quatre dimensions majeures se rejoignent :1. Célébration des jeunes et de leurs communautésLes camps reconnaissent et célèbrent la diversité des identités jeunes au sein du Mouvement de la Croix-Rouge, ainsi que la force des jeunes dans l’action humanitaire.Les repas, coutumes, danses et musiques issus des différentes régions de chaque pays sont partagés lors des camps, enrichissant l’expérience et favorisant le plaisir ainsi que des échanges sains.2. Partage des réalisations et des expériencesDes initiatives environnementales et migratoires aux campagnes sur la santé mentale et la sécurité routière, les camps offrent l'occasion idéale de mettre en avant les succès des programmes destinés aux jeunes et de partager des expériences et des idées avec des personnes venues d'horizons divers.3. Apprentissage et croissanceDes premiers secours à l'éducation à la santé reproductive, les jeunes acquièrent les outils nécessaires pour avoir un impact positif sur leur communauté.Dans les camps, les jeunes animent des ateliers pratiques, des simulations de catastrophes, des compétitions sportives, des rallyes impliquant des défis physiques et mentaux, ainsi que des présentations culturelles. Ces activités renforcent leur développement personnel et leurs compétences en matière de leadership.4. Établir des liens avec d'autres personnesLa raison la plus convaincante d’organiser un camp est de rencontrer des personnes venues d’horizons et de lieux différents, mais partageant les mêmes valeurs de la Croix-Rouge.Se connecter avec des jeunes de divers endroits, y compris d’autres pays et continents, élargit votre vision du monde et vous inspire à œuvrer pour réaliser vos rêves et atteindre vos objectifs.« La Croix-Rouge est un endroit où je me sens en sécurité pour partager mes idées, exprimer mes opinions et apporter ma contribution à la société, sachant que ces idées seront entendues et prises en considération. »Alexandra Fernández, volontaire et participante au camp de jeunes de la Croix-Rouge uruguayenne.Pourquoi ces camps sont-ils importants ?Pour Andrés, ces espaces rappellent que, même en temps de crise et de catastrophe, il existe un réseau de jeunes prêts à soutenir leurs communautés et à aider ceux qui en ont besoin.De plus, les camps et les programmes pour les jeunes offrent souvent des occasions de former de nouveaux leaders au sein de la Croix-Rouge. De nombreux membres actuels du conseil d'administration ont commencé leur parcours dans un programme pour les jeunes. Cela montre, une fois de plus, qu'investir dans les jeunes, c'est investir dans l'avenir de l'action humanitaire.« Ce que j'ai appris à la Croix-Rouge, c'est que peu importe la couleur de votre peau, votre situation financière ou tout autre facteur, car nous aiderons toujours ceux qui en ont besoin. »Allison Gutiérrez, une jeune bénévole et participante au camp de jeunes de la Croix-Rouge costaricaine.Si vous êtes un jeune volontaire intéressé par l'organisation d'un camp ou d'une activité similaire, contactez l'antenne de la Croix-Rouge la plus proche. Parfois, il suffit d'un peu d'encouragement pour réaliser nos rêves.Pour en savoir plus sur les initiatives de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en faveur des jeunes :Un projet de la Croix-Rouge uruguayenne envoie un message vital : la vie des jeunes ne peut pas être laissée au hasard – le suicide est évitable

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De la salle de classe à la ligne de front : Au lendemain d'une crise, « Teacher Honey » passe du statut d'éducateur à celui d'intervenant d'urgence

Depuis treize ans, Honey Thin, affectueusement appelée « Teacher Honey » par ses élèves et collègues, consacre sa vie à l'éducation.En tant que directrice adjointe et responsable du département d’anglais à l’école internationale Sunflower Myanmar de Mandalay, elle joue un rôle essentiel dans la formation des jeunes esprits, enseignant l’anglais dans le cadre du programme du Certificat général international de l'enseignement secondaire (IGCSE).Mais lorsque qu’un violent tremblement de terre a frappé sa ville natale de Mandalay, la vocation de Teacher Honey a dépassé les murs de la salle de classe. Elle se souvient encore avec précision du jour où le séisme a frappé, le 28 mars 2025.« J’étais à l’école après la pause déjeuner, sur le point de retourner dans ma classe, lorsque le sol a commencé à trembler », se souvient-elle.Honey a rapidement rassuré ses deux collègues qui se trouvaient avec elle, leur demandant de rester calmes, pensant qu’il ne s’agissait que d’une légère secousse, comme celles qu’elle avait déjà connues.Cependant, les secousses se sont rapidement intensifiées, si bien qu’elle et son équipe se sont abritées sous leurs bureaux pour se protéger.Lorsque le tremblement s’est calmé, un autre enseignant a ouvert la porte et a demandé à tout le monde d’évacuer immédiatement, sans prendre le temps de récupérer leurs affaires. Ensemble, ils ont conduit plus de 400 élèves, âgés de cinq à quinze ans, du troisième étage vers la sortie. Par chance, tous ont pu sortir sains et saufs, sans aucune blessure.Ce n’était pas la première expérience de Honey dans le domaine de l’aide humanitaire. En septembre 2024, elle et son équipe scolaire avaient collaboré avec la Croix-Rouge du Myanmar pour fournir des articles de première nécessité aux familles touchées par les inondations dans la région de Mandalay, lors du passage du typhon Yagi.Cette première collaboration, qui marquait également son tout premier contact avec la Croix-Rouge du Myanmar, l’avait profondément marquée et avait renforcé sa volonté de jouer un rôle plus actif lorsque le tremblement de terre a frappé.« Avant le séisme, mes journées étaient rythmées par l’enseignement, les études, la gestion de l’équipe pédagogique et la communication avec les parents », confie Honey. Cependant, face à l’ampleur des destructions causées par le tremblement de terre, elle a ressenti un profond besoin d’agir davantage.Dix jours seulement après la catastrophe, elle a rejoint la Croix-Rouge du Myanmar en tant que volontaire, déterminée à contribuer aux efforts de secours et de relèvement dans sa communauté.« Je suis une personne ordinaire. Au début, je me suis sentie perdue et frustrée pendant le tremblement de terre, ne sachant pas s’il fallait rester ou fuir. Mais je me suis calmée et j’ai trouvé la force de résister. J’ai compris que la communauté avait besoin de nous et j’ai décidé d’aider du mieux que je pouvais. C’est pour cela que j’ai choisi de devenir volontaire à la Croix-Rouge. »Aujourd’hui, Teacher Honey conjugue son rôle dans l’éducation avec son engagement humanitaire. Elle soutient les efforts de réponse au tremblement de terre en pulvérisant des pesticides pour prévenir les maladies, en assistant les cliniques mobiles, en distribuant de l’eau potable purifiée et en menant des évaluations communautaires pour identifier les besoins urgents.À travers toutes ces expériences, elle a été confrontée à un large éventail de défis humanitaires bien au-delà de sa salle de classe.« En seulement six jours, j’ai travaillé dans six endroits différents et assuré six missions différentes. Je suis à la fois excitée et fière de moi », confie Honey.Après le tremblement de terre, Teacher Honey a poursuivi l’enseignement en ligne, veillant à ce que l’apprentissage de ses élèves ne soit pas interrompu.Malgré les nombreux défis engendrés par la catastrophe, elle reste fidèle à son engagement envers l’éducation. Grâce aux plateformes numériques, elle maintient le lien avec ses élèves, leur offrant une continuité pédagogique malgré les conséquences du séisme.Pour Teacher Honey, l’éducation ne se limite pas aux leçons données en classe : elle constitue un vecteur de stabilité, d’espoir et de compétences essentielles à la vie, même en période de crise. Cette approche s’inscrit dans les principes de l’initiative d'éducation de la Croix-Rouge (RED Education), une initiative mondiale portée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), qui vise à renforcer l’accès à l’éducation dans les espaces formels et non formels pour les enfants et les jeunes, avant, pendant et après les catastrophes ou crises. Elle promeut la résilience communautaire, le partage des connaissances et l’autonomisation des communautés.« Avant, mon monde se limitait essentiellement à la salle de classe — un petit espace. Aujourd’hui, je vois l’impact beaucoup plus large que nous pouvons avoir, même au milieu des bâtiments en ruine et des vies bouleversées. »

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Journée mondiale de l'eau 2025 : De l'eau propre, c'est la sécurité, la santé et bien plus encore

Pour la petite Alif Aqabat, élève de première année dans la ville yéménite de Dhamar, l'école aurait dû être un lieu d'apprentissage et d'épanouissement. Au lieu de cela, elle est devenue un combat quotidien.« Je ne pouvais pas utiliser les toilettes ni boire de l'eau », se souvient-elle. « J'ai dit à ma mère que je ne pouvais pas rester parce que ce n'était pas propre.Alif n'était pas la seule. L'école pour filles Asmaa de Dhamar était confrontée à une grave crise de l'hygiène. Les toilettes sont en mauvais état et l'eau potable n'est pas sûre. Les enseignants, comme Afrah Al-Ashwal, qui y enseigne depuis 15 ans, ont pu constater de visu l'impact de cette situation sur les enfants.« Nous avions beaucoup de problèmes, en particulier des élèves qui attrapaient des maladies », a-t-elle expliqué.Mais les choses allaient changer. Grâce à un projet dédié à l'eau et à l'assainissement lancé par le Croissant-Rouge du Yémen, l'école a fait l'objet de rénovations indispensables. De nouveaux robinets ont été installés et une plomberie adéquate a été mise en place dans les salles de bains.Ces travaux s'inscrivent dans le cadre de plusieurs initiatives du Croissant-Rouge du Yémen visant à améliorer ou à installer de nouveaux services d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement dans les communautés où les besoins sont les plus pressants. Ces travaux sont soutenus par une initiative conjointe de l'Union européenne et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, connue sous le nom de « Partenariat programmatique ».À l'école pour filles Asmaa, la transformation a été immédiate.« Le projet a permis de résoudre de nombreux problèmes dans l'école, notamment en ce qui concerne la santé des élèves », a déclaré la directrice Ghada El Shazmi. « Il a permis de créer un environnement attrayant et sain pour l'apprentissage.Pour Alif, ce changement ne signifiait qu'une chose : elle pouvait enfin retourner à l'école.« Un jour, j'ai appris qu'ils avaient installé des robinets d'eau potable et réparé les toilettes », raconte-t-elle. « Alors j'ai dit à ma mère que je voulais retourner à l'école.Aujourd'hui, Alif est de retour à l'école, elle apprend, grandit et rêve d'un avenir radieux. Un simple changement - de l'eau propre - a fait toute la différence.De la sécheresse à l'espoir : apporter de l'eau potable à Al Souq Al Jadid au YémenDans une autre communauté yéménite, une histoire similaire se déroule.Pendant des années, les femmes d'Al Souq Al Jadid, dans le district de Kharif au Yémen, ont suivi une routine quotidienne à la fois épuisante et frustrante. Avec des récipients d'eau en équilibre sur la tête, elles marchaient de longues distances jusqu'aux puits, pour finalement les trouver à sec. Parfois, elles devaient marcher encore plus loin à la recherche d'une autre source d'eau, mais leurs efforts étaient souvent déçus.Laver le linge était un autre défi. Les femmes portaient de lourds paquets de linge jusqu'aux puits, dans l'espoir de nettoyer les vêtements de leur famille, avant de découvrir qu'il n'y avait pas d'eau. Dans ce cas, leur seule option était de se rendre à près d'un kilomètre de là, vers trois bassins d'eau de pluie.Là, ils passaient la moitié de la journée à laver les couvertures, les ustensiles et les vêtements, une tâche ardue rendue encore plus difficile par la distance et le temps à parcourir.L'eau est une nécessité, non seulement pour boire, mais aussi pour tous les aspects de la vie: nettoyer la maison, faire la vaisselle, laver le linge et même hydrater les animaux.Pourtant, l'accès à l'eau potable n'est jamais garanti. Dans l'après-midi, les réserves d'eau sont souvent épuisées, ce qui oblige à se rendre une nouvelle fois au puits. L'autre solution consistait à boire dans un réservoir d'eau contaminé par la rouille, ce qui faisait de chaque gorgée un risque pour la santé.Les conséquences de la consommation d'eau contaminée peuvent être graves, voire mortelles. Au Yémen, les sources d'eau contaminées ont entraîné des épidémies de maladies telles que le choléra et d'autres problèmes de santé tels que des troubles rénaux et d'autres infections bactériennes.C'est l'une des raisons pour lesquelles le Croissant-Rouge du Yémen et le Partenariat programmatique se sont lancés dans un projet ambitieux visant à améliorer la situation à Al Souq Al Jadid.Pendant cinq mois, le Croissant-Rouge du Yémen a supervisé l'installation d'un système de distribution d'eau fiable qui apporte désormais de l'eau propre directement aux foyers. Aujourd'hui, plus de 8 000 personnes - 1 200 familles réparties dans 900 foyers - bénéficient du projet.L'époque où l'on attendait les camions-citernes, sans savoir quand la prochaine livraison arriverait, est révolue. Désormais, l'eau est pompée jusqu'à un réservoir de collecte à Al-Birr, puis distribuée directement aux foyers d'Al Souq Al Jadid.Pour la communauté, ce projet a changé la vie. Les difficultés liées à la collecte de l'eau à partir de puits situés dans des lieux éloignés sont terminées. Les femmes ne passent plus des heures sur la route ou près des bassins d'eau de pluie. Et surtout, les familles disposent désormais d'une eau propre et salubre à boire.« Nous sommes reconnaissants de ne plus aller aux puits », a déclaré un habitant. « Aujourd'hui, nous buvons de l'eau propre et tout le monde sait qu'elle est bien meilleure que celle que nous avions auparavant.Ce qui était autrefois une épreuve quotidienne n'est plus qu'un lointain souvenir. L'eau propre n'a pas seulement étanché la soif dans cette communauté, elle a transformé des vies.Apprenez-en plus sur:La journée mondiale de l'eau et l'approche de l'IFRC en matière d'eau d'hygiène et d'assainissement;Le partenariat programmatique.

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L'initiative d'éducation de la Croix-Rouge (RED EDUCATION)

RED Education est une initiative mondiale qui rassemble les efforts du réseau de l'IFRC pour soutenir l’éducation – dans des espaces formels et non formels – des enfants et des jeunes avant, pendant et après les catastrophes ou les crises.

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Journée internationale de la jeunesse : Des écoliers kenyans chantent, jouent et dansent dans le cadre d'un concours sur la préparation aux épidémies

«Peuple de Tharaka, écoutez, nous vous le disons !»«Les maladies n'ont pas de frontières. Elles peuvent infecter n'importe qui !»«Elles peuvent infecter les enseignants, les élèves, les fermiers et toute la communauté !»«Nous devons être conscients des maladies comme le COVID-19 ! Le choléra ! La rougeole ! Le kalazaar ! Et comment nous pouvons les prévenir !»Ce sont quelques-unes des paroles scandées avec force et fierté par les enfants de l'école primaire de Maragwa, dans le comté de Tharaka Nithi, au Kenya, alors qu'ils participaient au Chanuka Challenge le mois dernier. Elles reflètent la passion et les connaissances d'enfants déterminés à protéger leur communauté des maladies infectieuses.En quoi consistait le Chanuka Challenge ?Chanuka est un mot swahili qui se traduit approximativement par «sois intelligent». Organisé par la Croix-Rouge du Kenya, le challenge s'est déroulé tout au long du mois de juillet dans quatre comtés différents du Kenya. 61 écoles primaires et secondaires y ont participé, dont les élèves ont chanté, joué, dansé et joué des sketches pour sensibiliser à différentes maladies et gagner des prix.Plus de 800 écoliers ont pris part à ce challenge, s'associant pour présenter des poèmes sur la polio ou des jeux de rôle sur la rage. Ils ont été jugés sur leur créativité, leur confiance, leur capacité à travailler ensemble et l'exactitude des informations qu'ils ont fournies sur la santé.Outre le prix principal récompensant la meilleure performance scolaire, des prix individuels étaient également à gagner sous la forme de quiz sur la santé et de jeux interactifs.En transformant des sujets de santé complexes en spectacles accessibles et attrayants, les élèves se sont exercés à communiquer efficacement sur les signes et symptômes des maladies, ainsi que sur les mesures de prévention et de contrôle, à leurs camarades et à la communauté au sens large, tout en développant des compétences précieuses en matière de prise de parole en public, d'expression créative et de travail d'équipe.Les clubs de santé scolaire soutiennent des communautés plus sainesLes élèves qui ont participé au Chanuka challenge sont tous membres de clubs de santé scolaire mis en place par la Croix-Rouge kényane dans le cadre du programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3) financé par l'USAID.Ces clubs aident les élèves des écoles primaires et secondaires à apprendre à se protéger contre diverses menaces de maladies, à rester en bonne santé et à transmettre leurs connaissances à leurs camarades, à leurs familles et à leurs communautés.Ils se réunissent généralement une fois par semaine et abordent des sujets tels que le lavage des mains, l'importance de la vaccination des humains et des animaux et la manière de reconnaître les signes de différentes maladies.Pourquoi impliquer les écoliers dans la préparation aux épidémies et aux pandémies ?«Il est important d'apprendre ce qu'est la santé, car cela nous aide à prévenir les maladies contre notre corps et contre les communautés », explique Ann Gakii, élève et secrétaire du club de santé de l'école Rwatha à Tharaka Nithi.Débordant de passion, d'énergie et désireux de soutenir leurs familles et leurs communautés, les élèves comme Ann peuvent jouer un rôle très utile dans la préparation et la prévention des épidémies.«Lorsqu'ils disposent des connaissances, des encouragements et du soutien nécessaires, les écoliers peuvent être de puissants agents de changement au sein de leur communauté. Nous avons vu les membres des clubs de santé transmettre leurs nouvelles connaissances à leurs communautés et les aider à adopter des comportements plus sains qui les protègent des menaces de maladies», explique Naomi Ngaruiya, coordinatrice du programme CP3 à la Croix-Rouge du Kenya.«Nous sommes ravis de soutenir tant d'enfants à travers le Kenya par le biais des clubs de santé scolaire et c'était une véritable joie de voir leur enthousiasme et leur créativité tout au long du défi Chanuka. Nous espérons organiser une version encore plus grande et meilleure de l'événement à l'avenir !»--Les activités présentées dans cet article font partie du programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3).Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le CP3 aide les communautés, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires à se préparer, à prévenir et à détecter les menaces de maladies et à y répondre.Si vous avez apprécié cet article et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies ou visitez le site web de la Croix-Rouge du Kenya.

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Ouganda : Le club de santé scolaire aide les élèves et les communautés à se prémunir contre les maladies

«Le club de santé scolaire nous a appris à prendre soin de notre santé. J'apporte également les connaissances acquises au club à la maison, et mes parents transmettent ces messages à l'ensemble de la communauté.»Tels sont les mots de Kikanshemeza, élève de l'école primaire de Mwisi, dans le sud-ouest de l'Ouganda, et fière membre du club de santé de son école.Mis en place par la Croix-Rouge ougandaise, le Club de santé scolaire aide les élèves des écoles primaires et secondaires à comprendre comment se protéger contre diverses menaces de maladies, à rester en bonne santé et à partager leurs nouvelles connaissances avec leurs camarades, leurs familles et les communautés plus larges.C'est l'une des nombreuses activités du Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3) - un programme multipays géré par l'IFRC et sept Sociétés nationales de la Croix-Rouge pour aider les communautés, les premiers intervenants et d'autres partenaires à se préparer aux risques sanitaires, à les détecter, à les prévenir et à y répondre.Depuis qu'elle a rejoint le club de santé de son école, Kikanshemeza a construit chez elle un robinet à bascule - un dispositif simple et peu coûteux de lavage des mains qui peut contribuer à réduire jusqu'à 50 % des infections évitables -, a encouragé sa famille à l'utiliser régulièrement et correctement, et a partagé des informations vitales sur les différentes maladies.«​​​​​​​Elle nous a dit de ne pas manger la viande des animaux morts et de veiller à ce qu'ils soient enterrés correctement, et aussi que les chauves-souris sont une cause potentielle d'Ebola et que les singes peuvent aussi le transmettre»,explique Annet, la mère de Kikanshemeza.La connaissance, c'est le pouvoirKikanshemeza est l'un des 30 membres du Club de santé scolaire de l'école primaire de Mwisi. Le club se réunit une fois par semaine dans le cadre de séances spéciales dirigées par Akampurira, un animateur de la Croix-Rouge ougandaise, qui leur enseigne tout ce qu'il faut savoir sur les différentes maladies, notamment comment reconnaître les signes et les symptômes, quelles sont les personnes les plus à risque et les mesures que les élèves peuvent prendre pour empêcher les maladies de se propager.Les membres du club sont ensuite chargés d'entretenir les installations de lavage des mains de l'école, de s'assurer que tous les élèves respectent les bonnes pratiques d'hygiène et de partager ce qu'ils ont appris avec les élèves qui les suivent, souvent par le biais de grandes représentations théâtrales dans le hall de l'école.Kikanshemeza est l'un des 30 membres du Club de santé scolaire de l'école primaire de Mwisi. Le club se réunit une fois par semaine dans le cadre de séances spéciales dirigées par Akampurira, un animateur de la Croix-Rouge ougandaise, qui leur enseigne tout ce qu'il faut savoir sur les différentes maladies, notamment comment reconnaître les signes et les symptômes, quelles sont les personnes les plus à risque et les mesures que les élèves peuvent prendre pour empêcher la propagation des maladies.Les membres du club sont ensuite chargés d'entretenir les installations de lavage des mains de l'école, de s'assurer que tous les élèves respectent les bonnes pratiques d'hygiène et de partager ce qu'ils ont appris avec les élèves qui les suivent, souvent par le biais de grandes représentations théâtrales dans le hall de l'école.Les élèves jouent des scènes informatives et vivantes, allant d'un patient cherchant de l'aide auprès d'un médecin après avoir remarqué des signes de malaria, à une personne mordue par un chien dans la rue et qui se précipite pour se faire vacciner.Aborder des questions de santé sérieuses d'une manière plus amusante et plus légère permet de décomposer des sujets complexes, d'intéresser les autres élèves et de les aider à retenir les connaissances au cas où ils en auraient besoin à l'avenir.Pourquoi impliquer les écoliers dans la préparation aux épidémies ?L'IFRC et ses Sociétés nationales membres s'efforcent depuis longtemps d'aider les populations à se préparer aux épidémies, à y répondre et à s'en remettre.Nous savons par expérience qu'une préparation efficace aux épidémies doit impliquer les communautés elles-mêmes, les premiers intervenants et les partenaires de tous les secteurs de la société, tels que les écoles.«​​​​​​Les clubs de santé scolaire ont changé la donne en matière de communication sur les risques sanitaires, car les apprenants engagés ont été d'excellents éducateurs pour leurs pairs à l'école, ainsi que des agents de changement au niveau des ménages »​​​​​​​, explique Henry Musembi, délégué du programme CP3 pour l'Ouganda et le Kenya.« Les clubs constituent une excellente plateforme pour former la prochaine génération de personnes chargées de répondre aux urgences épidémiques et de champions dans les communautés cibles», ajoute-t-il.Voir le changement positifKushaba, un autre membre du club de santé scolaire dont le frère avait déjà souffert du paludisme, affirme avoir beaucoup appris grâce au club et avoir remarqué des changements positifs dans sa communauté :«Nous avons appris comment lutter contre le paludisme en coupant les composés, en drainant toutes les eaux stagnantes pour détruire l'habitat des moustiques et en utilisant une moustiquaire imprégnée d'insecticide.« Avant l'introduction du club de santé scolaire, nous n'avions pas de robinets à bascule, nous ne savions pas comment utiliser les toilettes, ni même comment nettoyer notre école. Les élèves souffraient de maladies telles que le paludisme et le choléra, mais aujourd'hui, grâce au club de santé scolaire, ils vont bien», ajoute-t-il.--Le club de santé scolaire de Mwisi est l'un des nombreux clubs mis en place en Ouganda et dans d'autres pays dans le cadre du programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3).Financé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), ce programme est mis en œuvre dans sept pays et aide les communautés, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires à prévenir et à détecter les menaces de maladies et à y répondre.Si vous avez aimé cette histoire et souhaitez en savoir plus :Visitez notre page web sur la préparation aux épidémies et aux pandémiesAbonnez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies.

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Communiqué de presse

Rapport de l'IFRC : Les objectifs de réduction de la pauvreté, de travail décent et de réduction des inégalités, freinés par le COVID-19 en Amérique latine et dans les Caraïbes

Panama City, 20 Mai, 2022 - Les effets socio-économiques dévastateurs de la pandémie de COVID-19 ont mis en échec certains des principaux objectifs de développement durable (ODD) en Amérique latine et dans les Caraïbes. Il est peu probable que la région parvienne à mettre fin à la pauvreté, à assurer l'égalité des sexes, à promouvoir un travail décent et équitable et à réduire les inégalités au sein des pays et entre eux d'ici à la date butoir de 2030. C'est l'une des principales conclusions de "Readjusting the path towards equity", une étude récente de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). Le rapport confirme que la COVID-19 a augmenté le chômage, réduit le revenu des familles les plus pauvres, forcé plus d'un million d'enfants à quitter l'école, réduit la protection du travail et aggravé les inégalités et la violence basée sur le genre. Roger Alonso, chef de l'unité "Catastrophes, climat et crises" de l'IFRC dans les Amériques, a déclaré : "Cette étude nous aide à comprendre les effets à long terme de la pandémie de COVID-19 sur les revenus, l'accès à la nourriture et le bien-être des personnes les plus vulnérables. Les résultats soulignent le fait qu'un rétablissement social et économique complet prendra des années. Pour éviter des niveaux de vulnérabilité irréversibles, il est crucial de mettre en œuvre une reprise inclusive et équitable, qui anticipe également les effets des augmentations actuelles des prix des aliments et des carburants résultant du conflit en Ukraine." Selon le rapport, la perte de revenus des populations les plus pauvres a accru l'insécurité alimentaire, si bien que 60 millions de personnes ont souffert de la faim au cours de la première année de la pandémie. Cette même année, 23 millions de femmes ont été précipitées dans la pauvreté et, depuis lors, les cas de violence domestique et sexuelle et de traite des êtres humains ont augmenté. En outre, 10 % des emplois de la région ont été perdus pendant la pandémie, et 30 % d'entre eux n'ont pas encore été récupérés. Parallèlement, 51% de la population migrante interrogée par l'IFRC a déclaré avoir perdu son emploi et 53% de ceux qui l'ont conservé ont vu leurs revenus diminuer ou n'ont pas été payés. Cette analyse de l'IFRC est basée sur une analyse documentaire, des entretiens avec des experts et des représentants d'organisations internationales, ainsi que sur 1 825 enquêtes menées en Argentine, au Guatemala, au Honduras, au Panama et au Venezuela. Daniela Funez, co-auteur du rapport et responsable du rétablissement des moyens de subsistance de l'IFRC dans les Amériques, a déclaré : ''Être à l'écoute des communautés que nous servons est une priorité pour le réseau de la Croix-Rouge. C'est ce qui nous permet de connaître leurs besoins en profondeur et, dans ce cas, les données qu'elles nous ont fournies confirment les projections faites par les agences internationales concernant les effets du COVID-19 sur les ODD''. Pour faire face aux effets socio-économiques de la pandémie, l'IFRC suggère d'accorder une attention prioritaire aux groupes les plus vulnérables, d'intégrer une approche de genre dans l'action humanitaire et de contribuer à réduire les effets du changement climatique. Elle appelle également à une augmentation des investissements dans la vaccination, la protection et la protection des moyens de subsistance, une question essentielle pour combler le déficit de financement de 60% nécessaire pour continuer à répondre aux effets à moyen et long terme de COVID-19. Pour plus d'informations: A Bogota:David Quijano +57 310 5592559,[email protected] Au Panama:Susana Arroyo Barrantes,[email protected]

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S'unir grâce au pouvoir du football

Le sport est un moyen très efficace de lutter contre l'isolement et l'exclusion des jeunes et de prévenir la violence. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) s'est associée au Comité suprême pour la mise en œuvre et l'héritage de Qatar 2022 - Génération incroyable, dans le cadre d'un projet unique et novateur qui réunit les jeunes autour de l'un des sports les plus populaires au monde : le football.

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Communiqué de presse

Au bord du précipice : une nouvelle étude de la Fédération internationale révèle l’ampleur des conséquences socioéconomiques de la pandémie de Covid-19

Genève, le 22 novembre 2021 – Les femmes, les habitants des zones urbaines et les personnes en situation de déplacement ont été touchés de manière disproportionnée et singulière par les conséquences socioéconomiques dévastatrices de la pandémie de Covid-19. Telle est l’une des conclusions de la nouvelle étude publiée aujourd’hui par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale). La pandémie de Covid-19 a eu de lourdes répercussions économiques sur tous les pays du monde. La nouvelle étude de la Fédération internationale révèle également l’ampleur des conséquences indirectes de la pandémie sur les communautés et les personnes. Cette crise a entraîné une hausse du chômage et de la pauvreté, une augmentation de l’insécurité alimentaire, une hausse de la vulnérabilité à la violence, ainsi qu’une absence d’éducation et une réduction des perspectives pour les enfants. Elle a également aggravé les problèmes de santé mentale. Le président de la Fédération internationale, Francesco Rocca, a déclaré : « Notre étude confirme ce que nous soupçonnions et craignions depuis longtemps, à savoir que les conséquences indirectes destructrices de cette pandémie ont endommagé le tissu social et se feront sentir pendant des années, voire des décennies. Les personnes qui étaient déjà vulnérables, à cause d’une situation de conflit, des changements climatiques et de la pauvreté, se sont retrouvées plus au bord encore du précipice. Et de nombreuses personnes qui étaient auparavant capables de s’en sortir sont devenues vulnérables, nécessitant un soutien humanitaire pour la première fois de leur vie. » Cette nouvelle étude fournit un aperçu mondial tout en accordant une attention particulière à dix pays : l’Afghanistan, l’Afrique du Sud, la Colombie, El Salvador, l’Espagne, l’Iraq, le Kenya, le Liban, les Philippines et la Turquie. Dans l’ensemble, les femmes ont été plus fortement affectées par les conséquences de la pandémie sur les revenus, ont couru un risque accru de contamination en raison de leur rôle de dispensatrices de soins, ont été plus exposées à la violence sexuelle et sexiste, et les répercussions sur leur santé mentale ont été plus importantes que chez les hommes. Dans les zones urbaines, le taux de pauvreté a augmenté, dans certains cas à un rythme plus soutenu que dans les zones rurales. Les personnes en situation de déplacement se sont révélées davantage susceptibles de perdre leur emploi ou de voir leur temps de travail réduit pendant la pandémie et ont été largement négligées par les mesures officielles de protection. En outre, face à un tel manque de préparation, il a été encore plus difficile pour les pays d’élaborer une réponse globale à une situation devenue simultanément une urgence de santé publique, un choc économique mondial et une crise politique et sociale. « En tant qu’intervenants communautaires de première ligne, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier ont été en mesure de combler les lacunes dans cette réponse. Elles possèdent une grande connaissance des inégalités qui prévalent et des facteurs qui les perpétuent, et sont donc parmi les organisations les mieux placées pour aider les personnes à se relever face aux conséquences qui pèsent sur leurs moyens de subsistance, leur santé et leur éducation. Mais, pour qu’elles puissent continuer de le faire, il leur faudra davantage de soutien, à la fois financier et politique », a ajouté M. Rocca. Le rapport révèle également que le monde est sur la voie d’une reprise extrêmement inégalitaire, qui dépendra de l’efficacité des programmes de vaccination et de l’accès équitable à ces derniers. « Nous n’avons cessé de mettre en garde contre le fait que la distribution inéquitable des vaccins allait contribuer non seulement à maintenir des taux élevés de transmission mais également à prolonger ou à exacerber les conséquences de la pandémie. Tant que nous continuerons de laisser les profits l’emporter sur les personnes et que les pays plus riches continueront d’accaparer les doses, il ne sera pas possible d’affirmer que la pandémie est derrière nous. » « Nous devons ouvrir les yeux, prendre conscience de ce qui se passe autour de nous et passer de la parole aux actes. Sinon, il est à craindre que la reprise post-Covid-19 soit aussi inégalitaire et injuste que les répercussions de la pandémie elle-même », a conclu M. Rocca. Cliquez ici pour télécharger et lire le rapport (disponible en français, anglais, arabe et espagnol) Informations complémentaires À Londres : Teresa Goncalves, co-auteure du rapport et coordonnatrice de la communication relative au Covid-19 au sein de la Fédération internationale, +44 (0) 7891 857 056, [email protected] Regardez cette courte vidéo sur le rapport

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Les jeunes en tant qu'agents du changement de comportement

Les jeunes en tant qu'agents de changement de comportement (Youth as Agents of Behavioural Change-YABC) est un programme de longue date de la FICR qui aide les gens du monde entier à promouvoir une culture de non-violence et de paix dans leurs communautés.

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Inclusion, protection et engagement

À la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ( IFRC ), nous croyons que la diversité est un fait, l'inclusion est un acte. À travers l'ensemble de notre travail, nous visons à protéger et à promouvoir un changement positif pour l'humanité, sur la base de nos valeurs humanitaires et de nos Principes fondamentaux.

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Education

L'éducation est un droit humain fondamental et un service public essentiel. L'IFRC et ses Sociétés nationales dans le monde entier s'efforcent de faire en sorte que tous les individus aient un accès sûr et équitable à une éducation de inclusive et de qualité.