Journée mondiale de l’aide humanitaire 2025 : « Si je peux aider ma mère, je peux aussi aider ma communauté »

Indonesian Red Cross volunteer, Siti - also known as Bu Im - hugs her mother, Suharti, who recovered from contracting anthrax during an outbreak in their village back in 2011.

Indonesian Red Cross volunteer, Siti - also known as Bu Im - hugs her mother, Suharti, who recovered from contracting anthrax during an outbreak in their village back in 2011.

Photo: Paul Wu/IFRC

Après que sa mère est tombée malade de l’anthrax – une maladie zoonotique grave et potentiellement mortelle – en 2011, Bu Im, volontaire de la Croix-Rouge indonésienne, a pris des mesures pour préparer son village et le protéger contre de nouvelles flambées.

« C’était au début de l’année 2011. Quelque chose d’étrange a commencé à arriver à nos voisins — ils disaient être malades et des plaies apparaissaient sur leur peau. »

Infirmière originaire du village de Karangmojo, à Boyolali en Indonésie, Siti Imroatus commence le récit qui allait changer sa vie et celle de nombreux habitants de sa communauté. C’était il y a près de quinze ans, lorsqu’une série d’événements mystérieux a frappé sa petite communauté rurale.

« Nous savions que cela avait un lien avec leurs vaches, qu’ils avaient récemment abattues pour les consommer et les vendre. »

C’est cette expérience, ses répercussions sur sa propre famille et le processus de résolution de ce mystère qui ont conduit Siti — connue de ses proches sous le nom de « Bu Im » — à rejoindre la Croix-Rouge indonésienne (Palang Merah Indonesia). Ce fut aussi le début d’un engagement ferme et de longue durée pour que ce type d’épidémie ne se reproduise plus.

En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire 2025 (19 août), nous nous unissons aux humanitaires du monde entier sous la bannière #AgirPourLHumanité pour honorer le courage de personnes comme Siti, qui prennent l’initiative de protéger les autres et de sauver des vies — même lorsqu’elles sont elles-mêmes touchées par les mêmes épreuves.

Voici l’histoire de Siti racontée avec ses propres mots.
Cows are incredibly important to people in Boyolali, the area where volunteer Bu Im is from. Many people rely on cattle farming and milk production to earn a living. The potential for outbreaks like anthrax to spread is high due to the constant movement of animals.

Cows are incredibly important to people in Boyolali, the area where volunteer Bu Im is from. Many people rely on cattle farming and milk production to earn a living. The potential for outbreaks like anthrax to spread is high due to the constant movement of animals.

Photo: Paul Wu/IFRC

« Les autorités sanitaires locales sont venues enquêter et il s’est avéré qu’il s’agissait de l’anthrax, une maladie infectieuse transmise par les animaux et causée par la bactérie Bacillus anthracis.

« Ma mère est aussi tombée malade, car elle avait manipulé un morceau de viande apparemment infecté. Elle a alors eu des plaies sur les mains et je l’ai immédiatement conduite à l’hôpital le plus proche pour qu’elle soit soignée.

« Je savais qu’il fallait agir vite, et comme elle a été soignée rapidement, elle a guéri plus vite. À l’époque, je vivais ailleurs, mais je suis restée auprès de ma mère et je me suis occupée d’elle jusqu’à ce qu’elle aille complètement mieux.

« Je me suis dit : si je peux aider ma mère, je peux aussi aider ma communauté. Je voulais motiver les gens et leur donner des conseils sur la façon de rester en bonne santé afin que nous puissions éviter une nouvelle épidémie — d’anthrax ou de toute autre maladie. C’est pour cela que je suis devenue volontaire de la Croix-Rouge. »

La mère de Bu Im, Suharti, porte encore des cicatrices à la main après avoir contracté l’anthrax en 2011.

La mère de Bu Im, Suharti, porte encore des cicatrices à la main après avoir contracté l’anthrax en 2011.

Photo: Paul Wu/IFRC

« En 2018, j’ai rejoint le Programme de préparation communautaire aux épidémies et pandémies, que nous appelons CP3. C’est un programme qui aide des communautés comme la mienne, en Indonésie, à se préparer et à prévenir les flambées de maladies, les épidémies et les pandémies.

« Lorsque j’ai intégré le programme, j’ai été formée au contrôle des épidémies et à la surveillance à base communautaire, afin de pouvoir conseiller ma communauté sur différentes maladies infectieuses et signaler toute situation inhabituelle. »

Bu Im se rend dans sa communauté après une réunion avec d’autres volontaires de la Croix-Rouge indonésienne afin d’échanger des mises à jour sur les risques de maladies dans leurs villages

Bu Im se rend dans sa communauté après une réunion avec d’autres volontaires de la Croix-Rouge indonésienne afin d’échanger des mises à jour sur les risques de maladies dans leurs villages

Photo: Paul Wu/IFRC

« Les communautés ne sont peut-être pas très bien informées sur l’anthrax. Mais c’est une maladie grave qui peut infecter les animaux et les humains, et les personnes âgées de ma communauté sont particulièrement vulnérables.

« L’autre année, il y a eu une flambée d’anthrax à Yogyakarta et plusieurs personnes sont mortes. Alors je continue à sensibiliser mon village avec mes collègues volontaires, car je veux que ma famille soit en bonne santé et je veux que ma communauté soit en bonne santé.

« Le plus beau dans le fait d’être volontaire, c’est d’être utile à ma famille et à ma communauté. Je sais que si je peux détecter et signaler rapidement les maladies, nous serons tous plus en sécurité. »

Bu Im et un autre volontaire rendent visite à un agriculteur chez lui pour lui rappeler les signes de l’anthrax à surveiller chez ses animaux et la manière de signaler toute anomalie afin que les autorités puissent intervenir rapidement en cas de flambée.

Bu Im et un autre volontaire rendent visite à un agriculteur chez lui pour lui rappeler les signes de l’anthrax à surveiller chez ses animaux et la manière de signaler toute anomalie afin que les autorités puissent intervenir rapidement en cas de flambée.

Photo: Paul Wu/IFRC

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Les activités présentées dans cet article ont été mises en œuvre dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et pandémies (CP3), mené de 2018 à 2025.

Financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le CP3 a soutenu les communautés, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que d’autres partenaires afin de se préparer, prévenir, détecter et répondre aux menaces épidémiques.

Pour en savoir plus sur l’anthrax et d’autres maladies infectieuses, consultez la boîte à outils de l’IFRC sur le contrôle des épidémies.

Si vous avez apprécié cette histoire et souhaitez en savoir davantage, abonnez-vous à la newsletter de l’IFRC sur la préparation aux épidémies et pandémies.

Pour la Journée mondiale de l’aide humanitaire 2025, découvrez comment vous pouvez soutenir celles et ceux qui #AgissentPourLHumanité.

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