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Communiqué de presse
IFRC : Agir avant que les catastrophes ne surviennent est essentiel pour sauver des vies et protéger les acquis du développement humain en Amérique du Sud.
Santiago, Chili, 4 septembre 2025 — Plus de 100 représentants des gouvernements, d’organisations internationales, de la société civile et de communautés touchées par des urgences et des catastrophes ont participé à la 7ᵉ Plateforme de dialogue sur l’action anticipatoire en Amérique du Sud, tenue à Santiago du Chili, sous le slogan « Agir plus tôt, protéger davantage : renforcer l’action anticipatoire en Amérique du Sud ».L’action anticipatoire est une approche innovante qui vise à préparer et protéger les communautés ainsi que leurs moyens de subsistance avant que les catastrophes ne surviennent. Elle repose sur l’utilisation de la science, de la technologie, du savoir des spécialistes et des connaissances des populations elles-mêmes pour développer des mesures qui, mises en œuvre avant les crises, contribuent à protéger les personnes, leurs ressources vitales et leurs biens. Ces mesures peuvent inclure des transferts monétaires, la prise de décision basée sur les prévisions, les systèmes d’alerte précoce, des exercices de simulation, des formations, ainsi que la distribution d’articles essentiels.L’événement, organisé par l’Anticipation Hub et coorganisé par la Croix-Rouge chilienne, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Practical Action, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), la Croix-Rouge américaine, la Croix-Rouge allemande, le Start Network et le Conseil danois pour les réfugiés (DRC), a constitué un espace clé pour partager les enseignements tirés et renforcer l’action anticipatoire face à des inondations, sécheresses, glissements de terrain et phénomènes hydrométéorologiques de plus en plus fréquents et intenses en Amérique du Sud.« Agir plus tôt, protéger davantage, c’est l’essence même de l’action anticipatoire : transformer la réponse en prévention et réduire l’impact sur la vie des populations. La FAO a fait de cette approche un pilier stratégique pour la sauvegarde des moyens de subsistance agricoles et de la sécurité alimentaire, en l’intégrant dans ses programmes d’urgence et de résilience à travers le monde », a déclaré Maya Takagi, responsable régionale des programmes au Bureau régional de la FAO pour l’Amérique latine et les Caraïbes, lors de l’ouverture de la rencontre.Pour sa part, Loyce Pace, directrice de l’IFRC pour les Amériques, a souligné que « dans des temps marqués par l’incertitude et des investissements limités dans l’action humanitaire, être préparé n’est pas une option : c’est vital. Même si nous ne savons pas exactement quand surviendra la prochaine catastrophe, nous savons qu’il est possible d’anticiper et de réduire son impact en promouvant des initiatives locales et mondiales qui associent science, technologie, données et politiques publiques. Les gouvernements, la société civile, le secteur privé ainsi que les agences humanitaires et de coopération doivent unir leurs forces pour que chaque dollar, chaque minute et chaque vie compte. »Bien que les chiffres exacts varient, chaque dollar investi dans la réduction des risques et la prévention peut permettre d’économiser jusqu’à 15 dollars en coûts de relèvement après une catastrophe.En Amérique latine et dans les Caraïbes, l’IFRC et son réseau de Sociétés de la Croix-Rouge promeuvent l’action anticipatoire en renforçant les systèmes d’alerte précoce, en diffusant des alertes d’urgence, en luttant contre la désinformation, en collaborant avec des centres de prévision et en organisant régulièrement des exercices de simulation. Ils développent également des plans d’évacuation et d’hébergement pour les populations et les animaux, et intègrent les initiatives anticipatoires dans les politiques et budgets nationaux.Lors de sa réunion à Santiago du Chili, la plateforme de dialogue a encouragé des solutions innovantes, le renforcement des synergies et l’intégration de l’action anticipatoire dans les cadres institutionnels et opérationnels des pays d’Amérique du Sud.Depuis 2018, les plateformes de dialogue d’Arequipa (Pérou), Punta Cana (République dominicaine), Panama (Panama), Antigua Guatemala (Guatemala), San Pedro Sula (Honduras) et Carthagène des Indes (Colombie) ont joué un rôle clé dans la consolidation d’une communauté régionale de pratique favorisant la coopération entre gouvernements, organisations sous-régionales, acteurs humanitaires, scientifiques et membres des communautés. La réunion de Santiago renforce ce processus en renouvelant l’engagement de la région en faveur de l’action anticipatoire face aux catastrophes et aux crises.Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Panama: Susana Arroyo Barrantes +507 6999-3199A Genève: Tommaso Della Longa +41 7970-84367 Hannah Copeland +41 7623-69109