Abris

Displaying 1 - 23 of 23
|
Article

Des vies en suspens : au cœur de la crise croissante des déplacés au Liban

Au sein de cet exode se trouvent des personnes comme Layla, Adnan et Nancy. Leurs récits comblent le fossé entre la tragédie et l'espoir, mettant en lumière le rôle vital de la Croix-Rouge libanaise, agissant en partenariat avec l'IFRC comme une véritable bouée de sauvetage humanitaire.L'histoire de LaylaLayla ne parvient pas à se rappeler la date exacte à laquelle elle a dû fuir en urgence Burj al-Barajneh, une commune située au sud de la capitale, Beyrouth.« Au début des hostilités, la première frappe a touché près de chez nous. J'ai attrapé mes enfants et je suis partie dans la panique. »Les rues étaient chaotiques, encombrées de gens à pied plus encore que de voitures.« Cette première nuit, nous avons dormi sur la plage de Ramlet al-Baida. Il faisait très froid. Nous étions épuisés. »Après avoir erré d'un endroit à l'autre, Layla et ses cinq enfants ont fini par trouver refuge au stade de la Cité sportive Camille Chamoun à Beyrouth, où ils vivent désormais.Gérée par la Croix-Rouge libanaise, la Cité sportive est le plus grand centre d'hébergement collectif du Liban, accueillant plus de 1 200 personnes déplacées. La Croix-Rouge libanaise fournit également une aide essentielle à l'échelle nationale, couvertures, matelas, repas prêts à consommer, pain et eau potable, garantissant que le soutien parvienne à ceux qui en ont le plus besoin, en partenariat avec l'IFRC.« Nous sommes six. La situation est difficile, mais nous rendons grâce à Dieu. Je ne sais toujours pas si notre maison est endommagée », confie-t-elle.Sa plus jeune, âgée de quatre ans, hurle dès qu'elle entend des drones ou des avions ; elle souffre également de problèmes cardiaques.Alors que sa fille aînée panique pendant les bombardements, ses fils restent silencieux, « mais on peut voir la peur dans leurs yeux », ajoute Layla.Malgré tout, Layla exprime sa gratitude : « La Croix-Rouge libanaise fait tout ce qu'elle peut. Même leur gentillesse et leurs sourires font une différence. »Ses demandes sont simples : de l'eau chaude pour les enfants, des vêtements, des chaussures et un peu de nourriture fraîche au-delà des produits en conserve. C'est son deuxième déplacement en moins de deux ans, et elle attend toujours, la sécurité, et la chance de rentrer chez elle.L'histoire d'Adnan« Mon nom est Adnan et j'ai quatorze ans. Nous avons fui Shiyah au début du mois de mars. »Il vit désormais avec sa famille de cinq personnes dans le centre d'hébergement de la Cité sportive.« Être dans un refuge, c'est mieux que rien, et c'est mieux que de vivre dans la rue », dit-il.L'école et ses amis manquent à Adnan ; il étudie à distance grâce à des leçons envoyées via WhatsApp. Lorsqu'on lui demande ce qu'il souhaite, il répond simplement : « J'espère que l'escalade va s'arrêter. Si Dieu le veut. »L'histoire de Nancy: «La Croix-Rouge est mon refuge »« Mon nom est Nancy et j'ai vingt ans. J'étudie la psychologie à l'Université Libanaise. »Nancy a été déplacée de Tyr, une ville côtière du sud du Liban.Elle travaille désormais au centre d'hébergement de la Cité sportive, où elle soutient les familles déplacées sur le terrain, tandis que ses parents séjournent dans un autre centre géré par la Croix-Rouge libanaise à l'école secondaire d'Antelias.« J'aide les gens à répondre à leurs besoins parce qu'ils vivent dans les mêmes conditions que moi », dit-elle. « Être sur le terrain me permet de rester stable. Sans ce travail, mon état mental serait complètement brisé. »Ayant déjà vécu des déplacements par le passé, Nancy souligne l'importance du soutien psychologique, ajoutant : « Être déplacée n'est jamais facile. C'est très dur de quitter sa vie, sa maison, sa famille, ses amis et son université, et de ne pas savoir s'ils seront en sécurité aujourd'hui ou demain. »«La Croix-Rouge libanaise est mon refuge. Quand je revêts cet uniforme, je me sens chez moi et capable d'aider les autres. »L'intervention globaleLa Croix-Rouge libanaise est le principal fournisseur de services d'ambulance au Liban, exploitant 125 ambulances, 12 unités médicales mobiles et 29 centres de santé (certains étant temporairement fermés en raison de la situation sécuritaire).Seize salles d'opérations d'urgence assurent la coordination avec les autorités pour soutenir les opérations d'hébergement, surveiller les déplacements et planifier l'intervention humanitaire. Pour soutenir les hôpitaux, la Croix-Rouge libanaise maintient également une réserve de sang d'urgence.Le soutien de l'IFRC est essentiel au maintien de ces services. Grâce à une allocation de 2 millions de CHF via le Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) de l'IFRC et à un appel d'urgence élargi, l'IFRC aide à garantir que les services d'ambulance, les soins de santé, l'approvisionnement en sang et l'aide de secours parviennent aux familles déplacées à travers tout le Liban.Les besoins les plus urgents restent l'hébergement, la nourriture, l'accès aux soins médicaux d'urgence et le soutien psychologique, car les familles arrivent avec peu d'effets personnels et sans perspective claire de retour à la maison.Grâce au courage et à la résilience de personnes comme Layla, Adnan et Nancy, ainsi qu'au dévouement de la Croix-Rouge libanaise avec le soutien de l'IFRC, une aide humanitaire vitale continue de parvenir à ceux qui en ont le plus besoin dans les plus grands centres d'hébergement du Liban.Histoire par Mey Al SayeghDirectrice de la communication pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord

|
Communiqué de presse

Un an après le séisme au Myanmar, les intervenants locaux portent le relèvement tandis que le soutien international reste essentiel.

Yangon / Kuala Lumpur / Genève, 27 mars 2026 – Un an après qu’un violent tremblement de terre a frappé le centre du Myanmar, les communautés et les intervenants locaux continuent de faire preuve d’une force remarquable alors qu’ils se reconstruisent dans un contexte de crises multiples. Alors que des milliers de familles tentent encore de se relever après la destruction de leurs maisons, écoles et centres de santé, les conflits persistants, les difficultés économiques, les inondations et les chaleurs extrêmes aggravent les conditions de vie de millions de personnes à travers le pays.Face à ces défis, le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a été essentiel pour permettre à la Croix-Rouge du Myanmar et à son réseau de milliers de volontaires formés de rester une véritable bouée de sauvetage pour les communautés, atteignant souvent les familles les plus vulnérables dans des zones éloignées et difficiles d’accès. Le soutien de l’IFRC, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de 32 Sociétés nationales à travers le monde, ainsi que d’autres partenaires et donateurs, a permis d’apporter une assistance vitale à plus de 213 652 personnes dans 31 districts.Des volontaires locaux au cœur d’une reconstruction portée par les communautésDès les premières heures de la catastrophe, le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar se sont mobilisés pour fournir des premiers secours, des soins de santé, de la nourriture, de l’eau potable, des articles d’abri et des biens essentiels – parcourant souvent de longues distances à travers le pays pour venir en aide aux populations dans le besoin.« Un an après le tremblement de terre de mars 2025, les communautés du Myanmar continuent de faire preuve d’une force et d’une dignité remarquables », a déclaré Nadia Khoury, cheffe de délégation de l’IFRC au Myanmar.« Je viens de visiter des sites d’intervention dans 16 villages et quartiers différents, et j’ai été impressionnée de voir comment la Croix-Rouge du Myanmar travaille avec les comités communautaires, les chefs de village et ses volontaires pour répondre aux besoins prioritaires des communautés de manière inclusive, participative et digne », a-t-elle ajouté.Une assistance flexible: restaurer le choix, la dignité et accélérer le relèvementUn élément central de la réponse a été l’assistance polyvalente (multipurpose cash), qui a permis aux familles de décider elles-mêmes de leurs priorités pour reconstruire leur vie. Après avoir reçu un abri d’urgence, un soutien sanitaire et des biens essentiels, beaucoup ont utilisé ces aides pour réparer leur maison, acheter de la nourriture, remplacer des biens perdus ou payer des frais médicaux.Grâce aux solides réseaux communautaires de la MRCS, cette assistance a été efficacement déployée, y compris dans des zones difficiles d’accès. Malgré les défis liés à ces contextes, la Croix-Rouge du Myanmar a mis en place des systèmes robustes pour garantir une utilisation sûre et efficace des fonds. Au cours de l’année écoulée, l’IFRC a également introduit des outils numériques pour améliorer la transparence, renforcer les mécanismes de retour des communautés et s’assurer que l’aide atteint les personnes qui en ont le plus besoin, au moment opportun.Des abris communautaires pour une vie plus sûre et digneParallèlement, la Croix-Rouge du Myanmar a permis à des centaines de familles de construire des habitations sûres et adaptées au contexte local, grâce à une approche communautaire, avec un appui technique de la Croix-Rouge du Myanmar et de l’IFRC. Grâce à des subventions, les familles peuvent choisir des modèles d’habitation répondant aux normes de sécurité et intégrant des techniques de reconstruction plus sûre (Build Back Safer), telles que la récupération d’eau de pluie, la ventilation, les installations sanitaires et l’énergie solaire. Ces habitations, construites avec des matériaux locaux, sont conçues pour mieux résister aux catastrophes futures telles que les tremblements de terre, les inondations et les cyclones.Des besoins encore considérablesMalgré les progrès réalisés, des milliers de familles ont encore besoin de soutien pour reconstruire leurs moyens de subsistance, leurs logements et les services essentiels. La reconstruction des systèmes d’eau et d’assainissement, le rétablissement de l’accès aux soins de santé et la relance des activités génératrices de revenus nécessiteront du temps et des investissements continus.« Il reste encore énormément à faire cette année et en 2027. La réponse internationale a été remarquable. La Croix-Rouge du Myanmar a agi avec professionnalisme et expertise dans des délais rapides, et nous comptons poursuivre ce travail ensemble pour continuer à soutenir les personnes affectées par le tremblement de terre et d’autres populations vulnérables au Myanmar », a déclaré Jonathan Brass, responsable des opérations de la délégation IFRC au Myanmar.L’IFRC appelle à un soutien continuL’Appel d’urgence de l’IFRC pour le Myanmar n’est financé qu’à 29,4 %, ce qui limite la capacité à intensifier les activités de relèvement dont les communautés ont urgemment besoin. Des contributions supplémentaires sont indispensables pour permettre aux familles de poursuivre leur reconstruction dans la dignité et l’espoir.« Le relèvement est loin d’être terminé. Nous entrons maintenant dans une phase axée sur les moyens de subsistance, les abris intégrés, l’assainissement, ainsi que l’intégration de la durabilité et de la préparation aux catastrophes dans nos actions communautaires », a ajouté Nadia Khoury.Note aux rédacteurs :Visuels: photos et images vidéo (B-roll) disponiblesArticle: Un an après le séisme, reconstruire des vies et des moyens de subsistancePour plus d’informations ou pour organiser une interview : [email protected]À Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641À Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

|
Article

Le long chemin vers le rétablissement.

|
Communiqué de presse

L'OIM et l’IFRC assument la coprésidence du groupe de coordination mondial pour les abris, les terrains et les sites

Genève, le 19 février 2026 –L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et la Fédération internationale dessociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC)assurent désormais conjointementla direction de la nouvelle cellulemondialepour la coordination des abris, des terrains et des sites(GlobalShelter, Land and Site Coordination Cluster). Cette étape marque une avancée importante vers une aide humanitaire plus rapide, plus équitable et plus efficace à l’échelle mondiale.« Il s'agit de placer les personnes au centre de l'action humanitaire », a déclaré Amy Pope,Directrice générale de l'OIM. « Lorsque la coordination des abris, des terrains et des sites fonctionneefficacement, les familles sont plus en sécurité,les communautés gagnent en stabilitéet le relèvement peut commencer plus tôt. Cela permet non seulement d'apporter un soutien aux personnes en situation de crise, mais aussi de leur offrir une base plus solide pour reconstruire leur vie dans la dignité. »Cette nouvelle approcheréunit, au sein d’un cadre unique et intégré,l'aide au logement, la coordination des sitesainsi que les questions liées au logement, aux terres et aux biens immobiliers.Elles’inscrit à la fois dans la dynamique de« réinitialisation humanitaire » –uneffort à l'échelle du système visant à simplifier la coordination humanitaire, à réduire les doublons et à rendre les interventions plus rapides, plus responsables et plus proches des besoins des personnes touchées par les crises et les déplacements – et du « renouveau »stratégiqueengagé parl’IFRCvisant à se concentrer sur les domaines et les moyens qui lui permettentderenforcer son impact au niveau local.Forte deleur collaboration de longue date, l'OIM et l’IFRCse partageront la responsabilité de la coordination mondiale dans les situations de conflit et de catastrophe. Le Conseil norvégien pourles réfugiés (NRC) continuera degérerlacoordination sur les questions de logement, de terres et de biens immobiliers, garantissant ainsi la continuité et un leadership technique fort.Cettenouvelleplateforme mondiale reflète la réalitévécuepar les personnes en situation de crise, qu'ellesviventdans des camps, des sites informels, des communautés d'accueil, des quartiers urbains ou des zones rurales.Elle reconnaît que le logement ne constitue pas seulement un besoin matériel, mais aussi un facteur déterminant pour la sécurité, la stabilité et l’accès à d’autres services essentiels,tels que la santé et l'éducation, et servira de plateformepour la coordination entre les différents secteurs dans les situations de déplacement.Elle tient également compte de la manière dont le changement climatique et les pressions environnementales influencent le lieu et le mode de vie des populations, etinsiste fortementsur l'engagement communautaire et les réponses menées au niveau local. En impliquant directement les communautés dans les décisions qui affectent leur vie, elle soutient des solutions au déplacement qui sont menées par les communautés elles-mêmes et conçues pour durer.« Cette nouvellecellulereprésente un changement de mentalitévers une approche véritablement centrée sur les personnes et ancrée dans les lieux où elles vivent. Son champ d'action commence là où lespersonnesvivent réellement – leurs maisons, leurs quartiers et leurs communautés – et organise le soutien autour deces éléments.Nous rapprochons le leadership de ces contextes, afin que les acteurs nationaux et locaux puissent diriger la coordination lorsque cela est possible, les partenaires internationaux venant en appui plutôt qu’en substitution des capacités locales», a déclaréJaganChapagain, secrétaire général et directeur général de l’IFRC.Les bénéfices de cette coopération renforcée sont déjà visibles. Lors des récentes inondations au Sri Lanka, l'OIM etl’IFRCont travaillé main dans la main pour soutenir les communautés touchées, combinant l'aide d'urgence en matière d'hébergement avec la coordinationsur siteet la planification du relèvement à plus long terme, démontrant ainsi comment une coordination intégrée peut accélérer l'aide et améliorer les résultats pour les familles.L'OIM etl’IFRCremercient également le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, ainsi que l'ONU-Habitat et le NRC pour leur étroite collaboration tout au long de la transition et pour leur partenariat continu à mesure que cette nouvelle approche mondiale progresse.Notes aux rédacteursLa cellulemondialepour les abris, les terrains et les sites(GlobalShelter, Land and Site Coordination Cluster)intègre les fonctions suivantes : abris, coordination et gestion des camps (CCCM) et logement, terrains et biens immobiliers (HLP) au sein d'une seule plateforme mondiale decoordination. L'OIM etl’IFRCagissent conjointement en tant que prestataires mondiaux de dernier recours (POLR) pour lacellule mondialeAbris, terrains etsites, tandis que le NRC conserve le rôle de POLR mondial pour lelogement,lesterrains etlesbiens immobiliers.Pour plus d'informations, veuillez consulter leCentre des médias de l'OIMet lecentre des médias de l’IFRC.

|
Article

Bangladesh : Après la tempête, l'espoir renaît grâce à l'aide apportée pour les moyens de subsistance et les abris.

Professeur particulier de profession, Shanjeet a toujours compté sur ses élèves pour joindre les deux bouts, et il a constamment peiné à couvrir ses besoins essentiels avec ses revenus limités.Et cela, c’était avant que le cyclone ne détruise presque tout ce qu’il possédait et dont il dépendait pour vivre. Comme beaucoup d’autres, Shanjeet a tout perdu lorsque le cyclone Remal a frappé son village en mai 2024. Sa maison, ses arbres, ses livres, son puits tubulaire et ses latrines ont tous été emportés.« Ce fut une nuit horrible, sans sommeil », se souvient-il. « J’étais au refuge contre le cyclone. Quand je suis rentré le lendemain matin, j’ai trouvé de l’eau jusqu’aux genoux tout autour. Ma maison était détruite. Mes livres préférés flottaient dans l’eau boueuse. Le vieux manguier de ma cour, sous lequel j’enseignais à mes élèves, était tombé directement sur ma maison. »Mais aujourd’hui, autour de lui, une nouvelle lueur d’espoir prend racine. Pendant que Shanjeet prononçait ces mots, un volontaire de la Jeunesse du Croissant-Rouge plantait un nouveau manguier exactement à l’endroit où se dressait l’ancien.C’est un symbole puissant de renouveau et d’espoir, rendu possible grâce à l’Initiative de relèvement après le cyclone Remal de l'IFRC mise en œuvre par la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh. Avec le soutien de cette initiative, Shanjeet a pu reconstruire entièrement un nouvel abri et des latrines, ainsi qu’améliorer ses moyens de subsistance.Comme il vit de l’enseignement, Shanjeet a utilisé l’aide pour ses moyens de subsistance afin d’acheter des fournitures scolaires comme des cahiers, des stylos et d’autres articles.« Je n’ai eu aucun revenu pendant des mois après le cyclone. Aujourd’hui, mes élèves sont de retour et j’ai une petite boutique soutenue par le Croissant-Rouge, où je gagne un peu plus en leur vendant des fournitures scolaires », explique-t-il.« Je m’engage peu à peu dans une nouvelle vie que je n’aurais jamais imaginée. J’aime passer du temps avec mes élèves, qui sont pour la plupart des enfants. En même temps, j’essaie de rester fort, car on ne sait jamais quand le prochain cyclone ou désastre surviendra. Mais cette fois, je veux être mieux préparé. »Reconstruire des foyers et la dignité : l’histoire de Khalil et TaslimaDans le village de Saudkhali, dans le sous-district d’Indurkani, une histoire similaire est en train de s’écrire. Khalil, âgé de 60 ans, et son épouse Taslima font partie des nombreuses personnes qui participent également au projet de relèvement.Leur village est situé au bord de la rivière Bageshwari, qui se jette dans la baie du Bengale. La communauté a été durement touchée par le cyclone Remal, qui a détruit des centaines d’abris, d’installations sanitaires et de moyens de subsistance.Khalil est en situation de handicap, et la famille dépend du revenu de son épouse, qui travaille comme employée domestique dans différentes maisons du village. Ses gains sont bien inférieurs à un salaire décent, et ils ont toujours eu du mal à couvrir leurs besoins essentiels. Leur petite maison a été détruite et emportée lors du passage du cyclone.Lorsque Khalil a évoqué sa situation actuelle devant sa nouvelle maison, construite grâce à l’initiative de la Fédération internationale, le bonheur et le sourire qui illuminaient son visage étaient inestimables.« Je suis très heureux ! » dit-il en souriant. « J’ai reçu du bétail, des poules, des canards, une nouvelle maison et des latrines. Je ne sais pas comment décrire la paix que nous ressentons aujourd’hui. »« Nous n’avons pas encore commencé à gagner de l’argent car les poules ne pondent pas encore, mais pour la première fois de ma vie, je vais pouvoir percevoir un revenu. »Histoires de relèvement à travers les zones touchées par le cycloneAvec le soutien de l’opération de relèvement post-cyclone menée par la Fédération internationale et la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh, des histoires comme celles-ci se répètent dans toutes les zones touchées par le cyclone. Des personnes et des familles ont reçu une aide financière leur permettant de répondre à leurs besoins spécifiques dans différentes catégories.Dans le cadre de cette initiative, par exemple, les familles ont reçu 85 000 takas bangladais (environ 695 USD) pour le logement, 25 000 BDT (205 USD) pour construire ou réparer des latrines, et 35 000 BDT (286 USD) pour reconstruire leurs moyens de subsistance.Pour bénéficier du soutien destiné aux activités génératrices de revenus, chaque famille a soumis une demande écrite précisant l’option de soutien qu’elle préférait, en fonction de son savoir-faire, de sa localisation, de sa situation, du temps disponible et des besoins familiaux.À la date de cette publication :192 familles ont reçu du bétail (vaches et chèvres),12 familles ont reçu un appui pour l’élevage de volailles,23 familles ont été soutenues pour démarrer de petites entreprises (boutiques, couture, etc.),36 familles ont reçu des bateaux et du matériel de pêche,17 familles ont reçu des charrettes-vans.Dans les districts de Pirojpur et de Khulna, deux zones particulièrement touchées, un total de 535 familles ont été aidées pour la construction ou la réparation de latrines, dans le cadre de l’appui en eau, assainissement et hygiène, ainsi que pour la reconstruction d’abris. En complément du soutien apporté aux ménages, les efforts de relèvement ont inclus l’installation de nouveaux puits tubulaires.Rédigé par Shameul Islam Shovon, révisé par Raqibul AlamDécouvrez d’autres témoignages sur les actions de relèvement menées par la Fédération internationale et le Croissant-Rouge du Bangladesh après le cyclone Remal :Bangladesh : Un an après le cyclone, une nouvelle maison et un nouveau chariot à jus redonnent espoir à la famille

|
Article

Dans une petite école de la région de Sagaing, au Myanmar, les gens trouvent un refuge après un tremblement de terre dévastateur.

Quand Khin Su Wai, 26 ans, marche à travers les terrains dévastés de l’école-monastère Yadana Theingi Nun, dans la région de Sagaing, les souvenirs sont douloureux, mais sa détermination à enseigner reste intacte.« J’ai tout perdu — mes deux fils, mon mari et ma belle-mère », confie-t-elle d’une voix posée.Le 28 mars 2025, un puissant séisme de magnitude 7,2 a frappé le centre du Myanmar, détruisant des habitations et réduisant des communautés entières en ruines. L’école-monastère Yadana Theingi Nun a été l’un des lieux les plus durement touchés dans la région de Sagaing.Seize personnes ont perdu la vie à l’école, dont les proches de Khin. Enseignante bénévole dans cette école depuis plus de sept ans, Khin se souvient :« Je ne pouvais ni manger ni dormir. Je ne me reconnaissais même plus au début », raconte-t-elle.Yadana Theingi n’est pas une école monastique ordinaire. C’est un refuge qui accueillait déjà des personnes déplacées internes venues de tout le Myanmar avant même le séisme. C’est un sanctuaire pour plus de 100 élèves âgés de 5 à 18 ans, parmi lesquels de jeunes moines, des nonnes et des enfants de diverses origines ethniques telles que Chin, Paluang, Shan, Birmans et Pa-O (venus de l’Est du pays).Tout a basculé.Après le séisme, tout a changé. Autrefois assis à des pupitres dans des salles de classe, les enfants étudient désormais à même le sol, partageant un seul tableau blanc. Lorsque le bâtiment principal s’est effondré, les espaces sûrs pour dormir sont également devenus limités.« Il n’y a pas assez de places pour que les enfants dorment », explique Khin. « Nous faisons ce que nous pouvons, mais c’est très difficile. »Dans l’immédiat après le tremblement de terre, des volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar — pour beaucoup issus eux-mêmes de communautés durement touchées — se sont immédiatement mobilisés.En réponse aux demandes de la communauté, ils ont installé des tentes fournies à l'IFRC par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) grâce au financement du gouvernement de la République de Corée. Ces tentes ont offert un abri temporaire et essentiel aux personnes sinistrées, leur permettant de reconstruire progressivement leurs moyens de subsistance, leurs habitations et leurs communautés.Les volontaires de la Croix-Rouge ont également monté des tentes dans des lieux voisins comme des mosquées et des espaces communautaires dans le quartier de Poe Tan, à Sagaing.Une réponse globale entre dans une phase critiqueMais il ne s'agit là que d'une petite partie de l'aide apportée par la Croix-Rouge du Myanmar. Dans cinq États et régions touchés par le séisme (Sagaing, Mandalay, Naypyitaw, la partie sud de Shan et la partie est de Bago), les volontaires de la Croix-Rouge ont fourni des bâches, des kits d'abris, de l'aide financière, des soins de santé, de la santé mentale et un soutien psychosocial, de l'eau potable, des services d'assainissement et d'hygiène, et bien d'autres formes d'aide.Avec le soutien de l'appel d'urgence de l'IFRC et d'autres partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que d'autres donateurs, la Croix-Rouge du Myanmar a déjà fourni à près de 200 000 personnes des abris d'urgence, des soins de santé, de l'eau potable et de l'aide en espèces. Cela comprend plus de 23 000 kits d'abris, 6 000 tentes familiales et plus de 13 000 personnes bénéficiant de soins de santé, notamment grâce à des cliniques mobiles.Cent jours après le séisme, l'IFRC rend hommage au dévouement des volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar, ainsi qu'aux enseignants volontaires comme Khin Su Wai, qui ont tant donné pour aider leurs communautés à faire face à ces événements tragiques.L'IFRC appelle également à un soutien beaucoup plus important de son appel d'urgence pour le tremblement de terre au Myanmar afin de permettre à la Croix-Rouge du Myanmar d'aider un plus grand nombre de personnes à reconstruire leurs maisons, à retrouver des moyens de subsistance et à restaurer les communautés.Les 100 prochains jours seront une phase particulièrement critique étant donné que la reconstruction d'abris transitoires sûrs et de moyens de subsistance durables nécessite plus de temps et d'investissements que la phase initiale d'intervention d'urgence. Dans le même temps, la Croix-Rouge du Myanmar aidera ces communautés à se préparer à d'éventuels chocs futurs.Malheureusement, à ce jour, l'appel d'urgence de l'IFRC pour le tremblement de terre au Myanmar n'a recueilli que 22 % des fonds qui seraient nécessaires pour aider la Croix-Rouge à atteindre ces objectifs.Raviver les rêves déplacésÀ l’école-monastère Yadana Theingi Nun, la volonté de reconstruire est forte, car beaucoup aspirent à dépasser l’aide d’urgence pour reprendre la poursuite de leurs véritables rêves.« Je veux aider à reconstruire les bâtiments de manière plus sûre », confie Khaw Gay Shwe, 16 ans, moine novice et élève de l’école. Khaw a dû fuir l’État Chin en raison de troubles civils. Sa matière préférée est l’anglais et il rêve d’étudier à l’étranger pour devenir ingénieur civil.Un autre novice de 12 ans, Aung Khant, souhaite devenir enseignant comme Khin. Comme beaucoup d’élèves, Aung Khant aide à dégager les débris du bâtiment effondré en dehors des heures de classe.Pendant ce temps, les jeunes moines novices dorment en sécurité la nuit sous les tentes. « Les novices adorent vraiment les tentes », dit Khin avec un rare sourire. « Ils ne sont pas forcés d’y dormir — ils le veulent. Pour eux, c’est amusant. »Pendant la journée, les enfants ne restent pas dans les tentes à cause de la chaleur accablante de 40 degrés Celsius. Mais la nuit tombée, ces abris se transforment en lieux de repos et de réconfort.Pour Khin, il n’est pas question de revenir en arrière. « Je prévois de continuer à être bénévole dans cette école pour le reste de ma vie », dit-elle. « Je n’ai nulle part ailleurs où aller. Même si c’est douloureux, je ferai de mon mieux pour avancer.« Je suis vraiment reconnaissante envers les volontaires et les donateurs qui ont offert des tentes à notre école comme abri temporaire. Il reste encore de nombreux besoins essentiels, de la reconstruction de l’école à l’acquisition de matériel pédagogique et de nourriture. Mais pas à pas, nous reconstruirons. »En savoir plus sur l'appel d'urgence de l'IFRC pour le tremblement de terre au MyanmarAutres articles sur le tremblement de terre de MyanmarIn the wake of Myanmar earthquake, a mother finds strength in helping othersUne histoire de deux émotions : en Birmanie, en rendant visite aux personnes dont la vie a été bouleversée par le séisme du 28 mars, je suis partagée entre l’espoir et la peur.De la salle de classe à la ligne de front : Au lendemain d'une crise, « Teacher Honey » passe du statut d'éducateur à celui d'intervenant d'urgenceSéisme au Myanmar : un mois après, les besoins restent énormesConditions éprouvantes au Myanmar, où les besoins humanitaires restent élevés à la suite du tremblement de terre dévastateurUne semaine après : L'IFRC intensifie sa réponse au tremblement de terre au Myanmar face à l'ampleur des besoins humanitairesMyanmar Red Cross races against time to save lives after the earthquakeUn puissant tremblement de terre secoue le centre du Myanmar: La Croix-Rouge intervient

|
Communiqué de presse

L'appel d'urgence de l'IFRC est lancé alors que la crise des rapatriés afghans s'aggrave

Kaboul/Kuala Lumpur/Genève, 2 mai 2025 - Près d'un million d'Afghans ont entrepris le difficile voyage de retour en Afghanistan depuis le Pakistan au cours des 18 derniers mois, avec près de 145 000 personnes rentrant rien que ce mois-ci, soit huit fois plus qu'en février.À leur retour, nombre de ces personnes sont confrontées à des conditions désastreuses, notamment à des abris temporaires surpeuplés pouvant accueillir jusqu'à quatre familles dans une seule tente. L'augmentation sans précédent du nombre de personnes rentrant en peu de temps (on estime que 4 à 6 000 personnes franchissent les frontières chaque jour) met à rude épreuve le système de santé, les services essentiels et les stocks de nourriture déjà fragiles de l'Afghanistan.Dans un premier temps, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a alloué 750 000 francs suisses de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) afin d'aider le Croissant-Rouge afghan à fournir des abris, des soins de santé d'urgence, de la nourriture et de l'eau, autant de ressources de base qui font actuellement défaut.Compte tenu de l'ampleur et de la gravité de cette crise qui ne cesse de s'intensifier, l'IFRC lance aujourd'hui un appel d'urgence global visant à recueillir 25 millions de francs suisses afin de fournir une aide vitale au cours des deux prochaines années, couvrant le soutien au relèvement et à la réintégration, y compris les activités génératrices de revenus, la formation professionnelle et les possibilités de travail rémunéré en espèces.Les fonds de l'appel seront acheminés vers les rapatriés les plus à risque et les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes, les enfants non accompagnés, les personnes âgées, les personnes handicapées et les familles sans abri. L'objectif est d'atténuer les menaces telles que la violence sexiste, la malnutrition et la marginalisation sociale, et de veiller à ce que l'aide vitale parvienne à ceux qui en ont le plus besoin.Les défis humanitaires auxquels sont confrontés les rapatriés sont profonds et déchirants. Nombreux sont ceux qui ont sacrifié leurs moyens de subsistance, leurs biens et leur stabilité au Pakistan, pour se retrouver confrontés à d'énormes difficultés à leur retour en Afghanistan. Les enfants, déjà plus exposés, souffrent de malnutrition et ont besoin de toute urgence de soins spécialisés et d'un soutien nutritionnel. Dans de nombreux cas, les familles ont été déchirées au cours de leur périple migratoire, laissant les individus bloqués et désespérés de renouer des liens.Salima*, une mère qui a donné naissance à son bébé au point de passage de Spin Boldak à Kandahar alors qu'elle était en déplacement, a déclaré :« Mes enfants sont nés au Pakistan et n'ont aucune pièce d'identité. Je ne sais pas comment ni où obtenir des cartes d'identité pour eux. Leur éducation a déjà pris beaucoup de retard et je ne sais pas comment les inscrire dans les écoles ici en Afghanistan. Nous n'avons pas d'abri à Kaboul ou à Baghlan. Nous ne savons pas où aller ni comment subvenir à nos besoins quotidiens.»Au-delà de l'aide immédiate, nous devons agir de manière décisive pour apporter un soutien à long terme qui permette aux populations de reconstruire leur vie, d'accéder à l'éducation, de s'assurer des moyens de subsistance et de réintégrer leurs communautés en Afghanistan.Mawlawi Sheikh Shahabuddin Delawar, président par intérim de la Société du Croissant-Rouge afghan, lance un appel vibrant en faveur d'une action rapide :« Les rapatriés sont confrontés à des difficultés insurmontables : beaucoup ont perdu leur maison, leurs moyens de subsistance et leurs proches au cours de leur périple. Les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées sont particulièrement vulnérables, et notre priorité absolue est d'assurer leur sécurité et leur dignité. Grâce à cette réponse d'urgence, nous nous engageons à fournir une aide vitale dès maintenant et à apporter un soutien durable qui respecte leur dignité alors qu'ils s'efforcent de reconstruire leur vie ».Ahmed Suliman, chef intérimaire de la délégation de l'IFRC en Afghanistan, a souligné l'urgence de la situation :Voici la traduction en français :« Cette crise évolue à un rythme alarmant et son impact se fera ressentir auprès de millions de personnes déjà vulnérables. Notre priorité immédiate est de fournir une aide essentielle, nourriture, soins de santé et abris, à ceux qui en ont désespérément besoin. Parallèlement, nous nous engageons à collaborer étroitement avec le Croissant-Rouge afghan, les partenaires du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi qu’avec d’autres parties prenantes, afin de mettre en place des solutions durables permettant aux rapatriés de reconstruire leur vie et de se relever de cette crise. »Ahmed Suliman, chef intérimaire de la délégation de l'IFRC en Afghanistan, a souligné l'urgence de la situation : L'IFRC lance un appel pressant à la communauté internationale, aux partenaires et aux donateurs pour qu'ils s'unissent afin de soutenir les Afghans en cette période critique. Votre contribution à l'appel d'urgence peut changer la donne et permettre aux personnes qui rentrent chez elles ou qui sont déplacées de reconstruire leur vie dans la sécurité et la dignité.*Le nom a été modifié pour protéger l'identité.Pour plus d'informations ou pour solliciter une interview: [email protected]   Des photos et du matériel audiovisuel sont disponibles ici.En Afghanistan:  Sayed Eshaq Muqbel: +93 70 733 6040 A Kuala Lumpur: Afrhill Rances: +60 19 271 3641 A Genève: Hannah Copeland: +41 76 236 91 09

|
Urgence

Afghanistan : Mouvements de population (rapatriés)

Afghanistan : Mouvements de population (rapatriés)Depuis septembre 2023, près d'un million d'Afghans, dont plus de 118 400 pour le seul mois d'avril 2025, sont rentrés du Pakistan à la suite de la mise en œuvre du plan de rapatriement des étrangers en situation irrégulière. On estime que 1,5 million de personnes supplémentaires seront affectées ou menacées dans les mois à venir. Alors qu'elles arrivent dans des communautés déjà éprouvées par la pauvreté, l'insécurité alimentaire et des soins de santé limités, un soutien urgent est nécessaire pour les aider à reconstruire leur vie en toute sécurité et dans la dignité. Votre don aidera le Croissant-Rouge afghan à fournir une aide vitale aux rapatriés et aux communautés qui les accueillent.

|
Article

États-Unis : les volontaires de la Croix-Rouge apportent de l'espoir après les incendies de forêt en Californie du Sud

Originaire de Colombie, Kennis Eduardo Díaz a perdu sa maison et tous ses biens dans les incendies. N’ayant nulle part où aller, il a trouvé refuge dans un abri temporaire nouvellement créé et géré par la Croix-Rouge américaine.Dans ce cas, l'abri est une section du Centre des congrès de Pasadena. Habituellement utilisé pour les grands rassemblements d’affaires et les salons professionnels, les immenses salles du centre ont été transformées en abri temporaire pour des centaines de personnes évacuées.Ici, Kennis a reçu plus que de simples repas et un endroit sûr où dormir. Il a également trouvé le chemin de la guérison grâce au soutien des bénévoles locaux de la Croix-Rouge.« Ils m’apportent l’aide que je n’avais pas », a partagé Kennis.L'une de ces volontaires est Gracie Castro, de la section de San Bernardino de la Croix-Rouge américaine et membre d'une équipe qui aide les évacués comme Kennis à s'attaquer aux tâches administratives, à trouver une aide financière et à obtenir des références vers des services qui aident les propriétaires et les locataires à trouver des logements à plus long terme. soins à long terme, solutions de logement à terme, entre autres.« Mon rôle est de voir comment nous pouvons l’amener là où il veut aller », a déclaré Gracie.Des histoires de résilience et de gentillesseL’histoire de Blanca Pérez est un autre témoignage du pouvoir de la communauté et de la compassion.Accompagnée de son mari Antonio, de sa fille et du petit ami de celle-ci, Blanca a dû évacuer leur appartement d'Altadena avec leurs animaux de compagnie, laissant derrière eux leur maison et la boutique de vêtements bien-aimée de Blanca.Quelques jours plus tard, ils apprirent que leur maison et leur boutique de vêtements avaient été détruites par les flammes.Malgré cette perte profonde, Blanca a trouvé du réconfort dans le soutien apporté par la Croix-Rouge. Lorsqu’elle a appris le décès de son oncle à cause des incendies, une bénévole lui a offert un soutien émotionnel immédiat, l’accompagnant dans son deuil et la mettant en contact avec des services de soins spirituels.« Je me suis fait de nouveaux amis au refuge et les volontaires de la Croix-Rouge ont fait preuve d’une grande gentillesse et d’un réel intérêt pour notre bien-être », a partagé Blanca. De petits gestes, comme recevoir du matériel de tricot pour occuper ses mains, ont apporté des moments de paix au milieu du chaos.Ce ne sont là que deux des nombreuses histoires qui se déroulent dans les refuges de la Croix-Rouge de la région métropolitaine de Los Angeles. Au total, environ 580 personnes séjournent dans les abris d’urgence de la Croix-Rouge et chaque personne a des besoins uniques. Jusqu’à présent, la Croix-Rouge a fourni plus de 11 300 nuitées et plus de 102 000 repas et collations avec le soutien de ses partenaires.Des volontaires de tout le paysLa réponse de la Croix-Rouge aux incendies de forêt du sud de la Californie n’aurait pas été possible sans le soutien de volontaires de tout le pays. Fernando Fernández, un volontaire des services de secours de la section Texas Gulf Coast, s’est rendu en Californie pour offrir un soutien spirituel aux personnes qui ont été forcées d’évacuer.Volontaire depuis 15 ans et vétéran de la Garde côtière américaine, Fernando comprend l’importance d’être une présence réconfortante. « La plupart des personnes que j’ai aidées ont juste besoin de quelqu’un pour les écouter », a-t-il déclaré. Plus de 60 % des personnes qu’il a aidées dans cette crise étaient hispaniques, dit-il, soulignant le rôle vital des soins culturellement sensibles dans la réponse aux catastrophes.Au-delà de l’abri : là pour le long termeL’aide de la Croix-Rouge ne se limite pas à l’hébergement immédiat. Des programmes d’aide financière sont désormais en cours pour les résidents de nombreuses municipalités gravement touchées par les incendies. Cette aide financière permet aux personnes évacuées de couvrir leurs besoins de base, du remplacement des produits d’hygiène à l’achat de vêtements appropriés.Tous les services sont accessibles aux personnes sans distinction de nationalité, de race, de sexe ou de statut de citoyenneté, réaffirmant ainsi l’engagement de l’organisation en faveur de l’inclusion.« Si vous avez besoin d’aide, n’ayez pas peur de demander à la Croix-Rouge », a exhorté Fernando, le volontaire de la section Texas Gulf Coast, faisant écho à un sentiment partagé par de nombreux bénévoles et survivants.Alors que les communautés commencent à se reconstruire après les incendies de forêt, la Croix-Rouge reste fidèle à sa mission qui consiste à apporter espoir, sécurité et ressources aux personnes dans le besoin. En effet, ces besoins sont immenses et ne devraient pas diminuer même si les incendies sont maîtrisés.Plus de 16 000 habitations ont été détruites par les incendies, de sorte que les gens auront besoin d'abris temporaires pendant un certain temps. En attendant, les pluies prévues laissent entrevoir de nouvelles menaces : crues soudaines et glissements de terrain dans les zones dévastées par les incendies.Quoi qu'il en soit, la Croix-Rouge restera aux côtés des personnes dans le besoin. Quelque 580 intervenants de la Croix-Rouge veillent à ce que les personnes ne soient pas seules.Alors que les communautés rouvrent, les membres de la Croix-Rouge sont également là pour apporter leur soutien, notamment des produits de nettoyage, des lampes de poche, des masques, des gants, de l'eau et d'autres produits essentiels. Près de 22 000 articles de secours ont été fournis à la fin janvier.

|
Article

Croissant-Rouge palestinien : Soutenir Gaza face au froid hivernal, aux inondations soudaines et à la crise de la santé mentale

« Nous avons reçu plus de 22 000 camions d'aide avant la fermeture du point de passage de Rafah en mai 2024. Depuis la fermeture, le Croissant-Rouge palestinien n'a reçu que 58 camions d'aide, ce qui est absolument rien. »C'est ainsi que Nebal Farsakh, porte-parole du Croissant-Rouge palestinien (CRP), résume la situation humanitaire tragique à Gaza, aggravée par les conditions hivernales difficiles.Accablés par le froid, les fortes pluies et les inondations, des centaines de milliers d'habitants de Gaza sont encore plus exposés aux maladies et à la mort. Beaucoup vivent dans des tentes, des espaces ouverts ou même dans les rues, sans aucune protection.« Dans les camps de déplacés, de nombreuses familles n'ont pas les vêtements et l'équipement nécessaires pour se protéger des intempéries », poursuit M. Farsakh. « En outre, des rapports récents indiquent que seuls 20 % des besoins en matière d'abris sont satisfaits, ce qui fait que plus d'un million de personnes n'ont pas d'endroit adéquat pour se loger.Les personnes déplacées dont les abris ne sont pas correctement aménagés pour l'hiver sont confrontées à de graves menaces. Les intempéries peuvent endommager leurs abris et les inondations peuvent contaminer les sources d'eau, ce qui favorise la propagation des maladies.Les conditions hivernales difficiles, combinées à une aide insuffisante, ont gravement entravé la capacité des équipes du Croissant-Rouge palestinien à fournir un soutien essentiel. Mais les difficultés ne s'arrêtent pas là.Les pénuries de carburant ont paralysé les services d'ambulance, obligeant les évacuations à se faire souvent à pied dans des conditions météorologiques périlleuses. Cette situation met à rude épreuve non seulement les équipes du Croissant-Rouge palestinien, mais aussi les personnes âgées et les personnes handicapées qui doivent supporter de longs trajets.L'impact des déplacements, des difficultés physiques et de la crainte constante pour leur sécurité et leur bien-être a eu des conséquences dévastatrices sur la santé mentale de tous les habitants de Gaza, en particulier des enfants.« La santé mentale de tous les habitants de Gaza, et en particulier des enfants qui sont profondément traumatisés, est une préoccupation constante », a souligné M. Farsakh. « Il y a au moins 17 000 enfants non accompagnés ou séparés de leurs parents. La plupart des enfants ne peuvent pas aller à l'école ; ils vivent sous des bombardements constants et n'ont pas accès à la nourriture.Les équipes de santé mentale et de soutien psychosocial du Croissant-Rouge palestinien travaillent sans relâche pour apporter un sentiment de soulagement. Dans les abris du sud et du centre de la bande de Gaza, elles ont organisé des événements comprenant des spectacles, des jeux et d'autres activités pour apporter des moments de joie aux enfants. Mais l'ampleur de la crise est écrasante.Un nombre impressionnant de 1,2 million d'enfants à Gaza sont confrontés à un risque accru de conséquences à long terme sur leur santé mentale s'ils ne reçoivent pas l'aide urgente et essentielle dont ils ont besoin. L'impact psychologique de ce conflit sera probablement profond et durera toute la vie de ces enfants s'ils ne sont pas protégés et soutenus de manière adéquate.Sans une amélioration spectaculaire de l'accès à l'aide humanitaire et de l'acheminement des fournitures, les habitants de Gaza continueront d'endurer des souffrances physiques et mentales considérables.Pendant ce temps, l'aide alimentaire et les fournitures mobilisées par le réseau de la FICR restent sur le tarmac et dans les entrepôts, alors que les difficultés d'acheminement à Gaza se poursuivent« L'aide que nous avons reçue depuis la fermeture du point de passage de Rafah est négligeable, ce qui a un impact considérable sur nos services de secours. Nous ne pouvons pas faire notre travail. Les habitants de Gaza meurent de faim, de froid et de maladies parce qu'ils ne reçoivent pas l'aide dont ils ont besoin.« Cela ne peut plus durer », conclut M. Farsakh.

|
Urgence

Sud-ouest de l'océan Indien : cyclone tropical Chido

Le cyclone tropical Chido, une tempête de catégorie 4 avec des vents et des pluies dévastateurs, a gravement touché la région du sud-ouest de l'océan Indien, causant au moins 117 décès et affectant plus d'un million de personnes à Madagascar, aux Comores, à Mayotte, au Mozambique et au Malawi. Chido est la troisième tempête nommée de la saison cyclonique 2024-2025, qui devrait se poursuivre jusqu'en mai 2025. Votre don aidera les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du Mozambique, de Madagascar, des Comores et du Malawi à fournir une assistance vitale et à améliorer la préparation aux futures tempêtes.

|
Urgence

Liban : Une situation d'urgence complexe

La frontière sud du Liban est le théâtre d'un conflit continu depuis le 8 octobre 2023, avec une augmentation massive des frappes aériennes et des attaques, qui ont fait plus de 2 710 morts et 12 592 blessés au 28 octobre 2024. Par le biais de cet appel d'urgence, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et ses membres entendent répondre aux besoins urgents de 600 000 personnes en intervervenant dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire et des abris, ainsi qu'en apportant un soutien en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène. Cet appel permettra également de renforcer les capacités de recherche et de sauvetage de la Croix-Rouge Libanaise.

|
Article

Tremblement de terre au Maroc : Un an plus tard, une volontaire innove en aidant son pays à se reconstruire.

Lorsqu'un puissant tremblement de terre d'une magnitude de 6,8 a frappé le Maroc le 8 septembre 2023, Naima a voulu faire ce qu'elle pouvait pour aider les autres dans la province de Chichaoua où elle vivait et travaillait dans le secteur de l'éducation.Il s'agit du tremblement de terre le plus meurtrier au Maroc depuis 2004. Selon les autorités nationales, 2 946 personnes sont mortes et 5 674 ont été blessées. On estime que 59 674 maisons ont été détruites ou endommagées.« Après le tremblement de terre, j'ai eu l'occasion de me porter volontaire auprès du Croissant-Rouge marocain », se souvient-elle. « Dans les premiers jours, j'ai participé à diverses activités, y compris à l'engagement communautaire, dans les Douars [circonscriptions administratives] touchés par le tremblement de terre.« Comme je parle la langue locale, le tamazight, cela m'a permis de me rapprocher des gens et de comprendre en profondeur les besoins de la population, qu'il s'agisse de femmes, d'hommes ou d'enfants, en cette période de crise. »Au début, Naima ne pouvait faire du volontariat que le week-end en raison de son travail. Mais au fil du temps, sa passion pour aider les gens l'a amenée à assumer un nouveau rôle en tant que responsable des abris du Croissant-Rouge marocain dans la province de Chichaoua, dans les montagnes de l'Atlas, l'une des régions les plus durement touchées par le tremblement de terre.Un nouveau terrain d'actionPremière femme à travailler au sein de l'équipe chargée des abris du Croissant-Rouge marocain, son rôle consiste à soutenir la construction d'unités de logement temporaires pour les personnes touchées par le tremblement de terre.Naima rencontre également les femmes des communautés touchées afin de comprendre leurs besoins et leurs préoccupations, et de répondre à toutes les questions qu'elles se posent sur les efforts de relèvement.« J'ai décidé de rejoindre le Croissant-Rouge marocain en tant qu'assistante en charge des abris parce que je voulais être en première ligne pour aider ma communauté à se remettre de ce tremblement de terre dévastateur. J'ai toujours cru au pouvoir du travail d'équipe et je savais qu'en tant que membre de l'équipe des abris, je pourrais avoir un impact direct et significatif sur la vie de ceux qui en ont le plus besoin.« Voir comment de petites actions peuvent faire une différence immédiate face à des besoins énormes a été très gratifiant ».Les efforts des employés et des volontaires du Croissant-Rouge marocain ont également constitué l'épine dorsale de la réponse internationale au tremblement de terre. Avec le soutien de l'IFRC, qui a lancé un appel d'urgence quatre jours après le séisme, le Croissant-Rouge marocain a apporté une aide à plus de 23 000 personnes.Le travail a été difficile - et il se poursuit - mais ce fut aussi une expérience gratifiante pour Naima de voir son travail et son exemple faire la différence pour les habitants de sa province.« Mon engagement auprès du Croissant-Rouge marocain a un impact positif sur ma vie. Je suis très fière d'être volontaire et d'être la première femme à travailler dans le domaine des abris. Cela a motivé de nombreux autres volontaires à s'engager et a également encouragé les femmes des douars touchés à participer aux activités d'hébergement avec plus de confiance.« Il est très important d'impliquer les femmes dans le processus de prise de décision afin de s'assurer que leurs besoins sont pris en compte.»Un soutien accru est encore nécessaireJusqu'à présent, l'aide du Croissant-Rouge marocain a consisté à fournir des produits de première nécessité tels que des kits d'hygiène, des serviettes hygiéniques, des articles ménagers et des colis alimentaires. Plus de 300 unités d'abris temporaires ont été mises en place et il est prévu d'en installer plus de 1 000. Plus de 18 000 personnes ont bénéficié d'une aide en matière d'abris, de logements et d'installations.Les programmes de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance ont aidé 6 500 ménages, tandis que 228 ménages ont reçu une aide financière polyvalente. Plus de 14 000 personnes ont bénéficié d'une aide en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène.Cependant, les communautés au sein desquelles travaille Naima continuent d'avoir besoin de soutien. Certains lui ont fait part des difficultés qu'ils rencontrent pour payer le transport jusqu'au marché hebdomadaire, tandis que d'autres ont indiqué avoir du mal à se procurer des produits d'hygiène ou à accéder à des soins médicaux. L'augmentation du prix des denrées alimentaires a conduit certains à modifier la composition de leurs repas.Le Croissant-Rouge marocain, quant à lui, accélère et intensifie les efforts de relèvement à long terme dans les villages touchés, par le biais d'une aide financière, d'un soutien aux moyens de subsistance, de services de protection et d'une préparation aux catastrophes futures.Il faudra des années pour que les habitants du Maroc se rétablissent complètement, mais le Croissant-Rouge marocain, avec le soutien de ses partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, continuera à travailler avec les communautés dans les zones touchées pour assurer leur rétablissement complet à long terme.Texte de Pamela Riley

|
Article

Journée mondiale des réfugiés : L'expérience de l'Europe en matière d'accueil privé de réfugiés ukrainiens offre un nouveau modèle pour soutenir les personnes fuyant les conflits et la violence

Après l'escalade du conflit en Ukraine en février 2022, d'innombrables personnes ont fui le pays. La plupart se sont rendues dans d'autres pays d'Europe et aujourd'hui, quelque 7 millions de personnes vivent encore à l'étranger.Un pourcentage important de ces réfugiés a été soutenu par les communautés d'accueil, notamment par des particuliers et des familles qui les ont accueillis chez eux. Ce vaste élan de solidarité a constitué une bouée de sauvetage essentielle pour de nombreuses personnes originaires d'Ukraine.« Elle [l'hôte] a fait beaucoup pour moi», a déclaré l'un des invités ukrainiens, en parlant des personnes avec lesquelles elle est hébergée en Hongrie. «J'ai trouvé un emploi avec son aide... Et d'une manière ou d'une autre, nous sommes lentement devenus une famille... Et nous avons commencé à prendre soin les uns des autres.»L'expérience a également été enrichissante pour de nombreuses familles d'accueil.« Parfois, nous faisions des courses ensemble ou l'un achetait quelque chose pour l'autre, nous partagions des choses», raconte une Polonaise qui a accueilli une famille ukrainienne. « Ensemble, nous nous sommes soutenus et entraidés ».Cette solidarité n'est pas propre au conflit ukrainien. Les gens accueillent des réfugiés chez eux depuis qu'il y a des guerres, des famines et d'autres calamités. Mais le mouvement de population en provenance d'Ukraine qui a commencé après l'escalade des hostilités en 2022 - et la réponse de nombreux pays européens - marque un moment important dans l'histoire récente.Au lieu de fermer leurs portes aux réfugiés, les communautés européennes les ont largement acceptés. L'expression spontanée de la solidarité à leur égard - par des particuliers et des autorités gouvernementales - a permis aux personnes venant d'Ukraine d'avoir d'autres options d'hébergement que les installations d'accueil habituelles comme les centres collectifs ou les camps (comme c'est souvent le cas lorsqu'un grand nombre de personnes fuient d'un pays à l'autre).Les communautés européennes ont plutôt concentré leur soutien sur l'idée d'héberger les personnes dans des logements privés au sein des communautés d'accueil.Les organisations humanitaires, les agences gouvernementales et les entreprises qui soutiennent les personnes dans le besoin ont collaboré de manière inédite afin de tirer parti de cette solidarité. Ils ont coordonné plusieurs types de soutien, tant pour les réfugiés que pour les personnes et les communautés qui les accueillent.Le programme "Foyers sûrs" en est un bon exemple. Financé par le Fonds Asile, Migration et Intégration de la Commission européenne, ce programme a été mis en œuvre par l'IFRC et les sociétés nationales de la Croix-Rouge dans neuf pays européens : Belgique, France, Irlande, Hongrie, Pays-Bas, Luxembourg, Pologne, Roumanie et Slovaquie.Grâce au dévouement de particuliers, d'organisations et d'autorités nationales, le programme visait à fournir des foyers sûrs aux personnes ayant fui l'Ukraine et à soutenir leur intégration dans les systèmes nationaux.Un nouveau modèleSi cette approche n'est pas nouvelle et que des sociétés nationales et d'autres organisations ont déjà mis en relation des réfugiés avec des familles d'accueil, elle n'a jamais été mise en œuvre à cette échelle. Le programme "Foyers sûrs" a donc contribué aux tâches monumentales que sont la recherche, l'appariement, la protection et l'entretien des relations entre les hôtes et les invités. Il a également aidé les organisations impliquées à réfléchir aux bonnes pratiques et aux enseignements tirés, afin que les communautés, les gouvernements et les communautés d'accueil soient mieux préparés à faire face à des situations similaires à l'avenir.Récemment, le programme a publié un rapport complet intitulé "Safe Homes : Key Lessons From Hosting People Displaced from Ukraine in Private Homes ("Des foyers sûrs : les principaux enseignements de l'accueil de personnes déplacées d'Ukraine dans des maisons privés"), qui sert à bien des égards de schéma directeur ou de modèle pour une collaboration de masse similaire autour de l'accueil privé.« L'objectif est de dresser un tableau complet de la situation de l'hébergement dans ces pays, ce qui permet non seulement de prendre de meilleures décisions à court terme, mais aussi d'élaborer des stratégies pour d'éventuelles initiatives futures», explique Denisse Solis, responsable du programme "Safe Homes" au bureau régional de l'IFRC pour l'Europe.Nouveaux enseignements et nouvelles questionsCela est particulièrement important dans des cas comme celui-ci, où les solutions potentielles sont aussi complexes que les défis à relever. Par exemple, le type de solidarité manifesté à l'égard des réfugiés ukrainiens s'étend également à toutes les personnes qui ont besoin de sécurité,Il convient toutefois de noter que l'hébergement privé n'est pas une nouveauté et qu'il n'est pas non plus réservé à l'Europe et aux réfugiés ukrainiens.L'hébergement privé a été largement soutenu par les Sociétés nationales, les organisations locales et les particuliers de diverses manières dans toutes les régions, tout au long des crises où des mouvements de population ont eu lieu. Le travail de la Croix-Rouge irlandaise, qui aide les réfugiés syriens à trouver des familles d'accueil, n'est qu'un exemple parmi d'autres.Il existe également d'autres complexités au sein des communautés d'accueil. Souvent, elles traversent elles aussi des périodes difficiles de différentes manières. Au moment de l'escalade du conflit en Ukraine, par exemple, le monde était encore aux prises avec les conséquences d'une pandémie mondiale, avec des économies et des chaînes d'approvisionnement sous pression, et des fonds pour les services publics sévèrement sollicités.Une question clé est donc de savoir dans quelle mesure il est juste de trop compter sur l'hébergement privé sans une stratégie appropriée sur ce qui se passera ensuite, car ce type de crise ne se résout généralement pas facilement.«L'État s'est presque entièrement reposé sur la solidarité de ses citoyens », note un représentant des autorités locales belges cité dans le rapport. "C'est un problème parce qu'il n'y avait aucune perspective de solution à long terme. Les familles d'accueil ont été mises à rude épreuve. La pression est alors retombée sur les autorités locales, qui ont dû trouver des solutions".Le rapport du programme "Foyers sûrs" s'articule autour de 15 "leçons apprises". Première leçon : "Les programmes d'accueil doivent être conçus avec des stratégies de sortie claires, mises en place dès le départ, qui permettent aux hôtes de quitter les arrangements d'accueil.Cette leçon est étayée par une citation d'un travailleur social ukrainien de la Croix-Rouge irlandaise. «Au tout début, les gens pensaient qu'ils allaient rester ici pour une courte période. Tout le monde était en mode temporaire», a déclaré l'assistant social. «La plupart des gens étaient assis sur leurs valises et attendaient le jour où ils pourraient rentrer chez eux. Mais aujourd'hui, on peut voir les changements dans la façon de penser des gens. Ils ont enfin commencé à réaliser que cela n'arrivera pas de sitôt.»Tout commence par un foyer sûrDans chaque pays, les Sociétés de la Croix-Rouge ont mis en œuvre le programme " Foyers sûrs " de différentes manières : Études de cas", vous trouverez des informations détaillées sur les différents efforts, les expériences réussies, mais aussi les différents défis. [Voir également les résumés d'une page, spécifiques à chaque pays, des études de cas].« L'un des plus grands défis a été le manque de logements, ce qui est particulièrement frustrant pour les travailleurs sociaux car ils n'ont aucune influence sur cette question», a déclaré un travailleur social de la Croix-Rouge luxembourgeoise cité dans le rapport.« De nombreux hôtes se sentent profondément frustrés parce qu'ils ne veulent pas retourner dans les structures d'accueil, mais ils n'ont pas non plus accès aux logements sociaux».En résumé, les familles d'accueil apportent un soutien essentiel, mais elles ne peuvent pas remplacer le financement public et l'aide au logement. Les familles d'accueil ne peuvent pas non plus se substituer au rôle des travailleurs sociaux et des autorités publiques. En fin de compte, il s'agit de fournir un ensemble complexe d'aides provenant d'une variété d'angles et de partenaires. Mais tout commence par un foyer sûr.« Tout commence par un logement», déclare un travailleur social de la Croix-Rouge slovaque cité dans le rapport. « Les réfugiés nous le répètent sans cesse. S'ils ne savent pas où ils vont rester, ils ne peuvent pas se concentrer sur autre chose, comme inscrire leurs enfants à l'école, trouver un emploi, etc».

|
Communiqué de presse

L'IFRC lance un appel alors que la Mongolie fait face à son hiver le plus rigoureux depuis 50 ans

Genève/Kuala Lumpur/Oulan-Bator, 18 mars 2024: La Mongolie traverse son hiver le plus rigoureux depuis près d'un demi-siècle, aux prises avec les effets dévastateurs du Dzud. Depuis novembre de l’année dernière, des conditions météorologiques extrêmes ont désormais enveloppé 76 % du pays dans des conditions de White Dzud et Iron Dzud. Ces conditions couvrent les zones de pâturage avec de la neige et de la glace épaisses, limitant considérablement l'accès à la nourriture pour le bétail.Cependant, depuis février de cette année, le taux de mortalité du bétail a augmenté, touchant environ 75 pour cent de tous les ménages d'éleveurs. Le bilan actuel des pertes de bétail dépassant les 4,7 millions, les prévisions officielles prévoient une aggravation de la situation.Les moyens de subsistance des éleveurs, qui dépendent du bétail, des chèvres et des chevaux, sont gravement menacés. Selon l'évaluation du Centre d'opérations d'urgence,cette crise devrait être deux fois plus grave que celle de Dzud de l'année dernière. Il prévoit un impact plus important que l'événement majeur de Dzud en 2010, qui a entraîné la perte de 10,3 millions de têtes de bétail et touché 28 % de la population mongole. La crise affecte de manière disproportionnée les éleveurs possédant de petits troupeaux, qui sont confrontés à d’importants défis de relance.Plus de 7 000 familles manquent désormais de nourriture adéquate et les fortes chutes de neige ont enseveli plus de 1 000 gers (maisons traditionnelles) et abris de ménages d'éleveurs. À ce jour, 2257 familles d’éleveurs ont perdu plus de 70 % de leur cheptel, et des milliers d’autres ont besoin de services de santé de base, de carburant et de charbon.Bolormaa Nordov, secrétaire général de la Société de la Croix-Rouge mongole, a déclaré :« En tant que l'un des acteurs humanitaires les plus actifs du pays, la Croix-Rouge de Mongolie et ses partenaires travaillent sans relâche pour fournir une aide humanitaire aux personnes touchées en cette période difficile. Nous sommes reconnaissants que l'IFRC ait toujours été à nos côtés, soutenant nos efforts humanitaires au fil des années. Avec cet appel d’urgence, nous espérons minimiser l’impact de la situation d’urgence de Dzud et soutenir les ménages en leur proposant des solutions à plus long terme pour leur vie et leurs moyens de subsistance.»Depuis novembre 2023, la Croix-Rouge de Mongolie a dirigé les efforts de réponse, identifiant les besoins urgents, tels que la pénurie alimentaire, l'accès aux soins de santé et la destruction des moyens de subsistance. En outre, la Croix-Rouge de Mongolie a distribué des fournitures vitales telles que des couvertures chaudes pour animaux, bénéficiant à 5 100 familles d'éleveurs qui en ont un besoin urgent.Olga Dzhumaeva, chef de la délégation de l'IFRC pour l'Asie de l'Est, a déclaré:« Nous sommes témoins des nombreuses difficultés auxquelles de nombreux ménages d’éleveurs sont confrontés, depuis la perte de leur précieux bétail jusqu’aux difficultés financières, aux ressources limitées ainsi qu’aux immenses pressions sur la santé mentale et physique des personnes. Pourtant, nous voyons l'espoir inébranlable et la résilience de tant de familles alors qu'elles combattent la colère de l'hiver avec une force incroyable. La mortalité continue du bétail, la diminution des ressources et la détérioration des conditions de vie de centaines de milliers de personnes en Mongolie cet hiver nous rappellent cruellement le besoin urgent d’aide.»Pour soutenir la population de Mongolie, l'appel d'urgence de l'IFRC sollicite 4,5 millions de francs suisses pour atteindre jusqu'à 10 000 familles d'éleveurs touchées par le Dzud en leur offrant une aide en espèces, une protection des moyens de subsistance, un soutien sanitaire et psychosocial, une formation professionnelle et un engagement communautaire.Pour plus d'informations ou pour arranger une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Beijing:Kexuan Tong: +86 13147812269A Kuala Lumpur:Afrhill Rances: +60 192713641A Genève:Tommaso Della Longa: +41 797084367 Mrinalini Santhanam: +41 763815006

|
Article

Après le tremblement de terre, la Croix-Rouge chinoise aide les gens à guérir et à reconstruire

Il y a un peu plus d'un mois, un tremblement de terre d'une magnitude de 6,2 a frappé la préfecture de Linxia dans la province de Gansu en Chine. Le tremblement de terre s'est produit à minuit le 18 décembre 2023, alors que les gens dormaient par une froide nuit d'hiver, détruisant des maisons et faisant des victimes.Grâce à sa capacité de préparation aux catastrophes bien développée et à un mécanisme de coopération établi avec ses sections provinciales, la Société de la Croix-Rouge de Chine a réagi immédiatement, menant rapidement des opérations de sauvetage et d'assistance, tout en faisant preuve de célérité pour sauver des vies.Le premier lot de matériel de secours envoyé par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge est arrivé dans les 12 heures qui ont suivi le tremblement de terre.Dans les heures et les jours qui ont suivi, plus de 20 équipes de secours de la Croix-Rouge, réparties en cinq catégories - de l'aide médicale au soutien psychologique - ont été envoyées dans la zone sinistrée.Les équipes ont effectué un travail d'intervention complet, comprenant la recherche et le sauvetage, le matériel d'aide de base, le soutien psychologique, la fourniture de repas et de sanitaires, la construction de sites de réinstallation, ainsi que le transport et la distribution de matériel d'aide aux sinistrés.Dans les dix jours qui ont suivi le tremblement de terre, les personnes touchées par le séisme ont emménagé dans des abris temporaires propres et chauds et l'enseignement a repris dans les écoles. Maintenant que la réponse rapide est terminée, l'opération est passée à la phase de relèvement et de reconstruction après la catastrophe.La santé mentale : un élément clé du relèvementAvec la normalisation progressive de la vie des gens, certains endroits du village ont commencé à offrir des cours de formation professionnelle tels que la soudure, les soins aux personnes âgées et l'entretien ménager, avec des subventions de formation. Les sessions de formation visent à rendre les gens plus confiants et capables de reconstruire leurs maisons et leurs moyens de subsistance.Un autre élément clé du relèvement consiste à aider les gens à s'adapter aux bouleversements considérables que le tremblement de terre a entraînés dans leur vie. C'est l'une des raisons pour lesquelles les volontaires organisent régulièrement des séances de conseil, ainsi que des activités ludiques et animées et des jeux pour les enfants dans de nombreuses zones de réinstallation.Un enfant demande à Chunhui Ji, chef de l'équipe du service psychologique de la Croix-Rouge de Gansu Mingrui, après une joyeuse séance de jeux sur l'un des sites de réinstallation : « Reviendras demain ?« L'intervention en cas de crise est un élément important du relèvement après une catastrophe », explique Chunhui Ji. « Si des conseils ne sont pas prodigués à temps, la santé psychologique et même physique des personnes touchées s'en trouvera affectée longtemps après la catastrophe, notamment en ce qui concerne la croissance des jeunes. »La différence que fait le conseil se voit dans la façon dont les enfants interagissent entre eux avant et après les séances. Un petit garçon, effrayé par le tremblement de terre et ses conséquences, était réticent à jouer ou à parler. Cependant, après la consultation avec le membre de l'équipe psychologique, sa nervosité s'est considérablement atténuée et il a commencé à participer activement aux jeux avec ses amis.« Les catastrophes telles que les tremblements de terre sont soudaines et provoquent de graves dommages », a déclaré Tao Tian, membre de l'équipe de secours psychologique et médecin à l'hôpital Ningxia Ningan. «Tout au long de la catastrophe et de la période qui suit, les gens peuvent présenter différents degrés de stress psychologique à différents moments, ce qui nécessite des techniques d'intervention adaptées pour aider à restaurer la santé mentale. »La Croix-Rouge de Chine attache une grande importance au bien-être mental des personnes touchées, en donnant la priorité à l'accompagnement psychologique des adolescents et des enfants. Répondant à un besoin impératif, 25 membres des équipes de secours psychologique de la Croix-Rouge du Gansu et du Ningxia ont été pleinement opérationnels sur les sites de réinstallation dès le troisième jour suivant le tremblement de terre.« Les gens sont exposés à des événements extrêmement pénibles lorsque des catastrophes, telles que des tremblements de terre, se produisent chez eux", explique Olga Dzhumaeva, chef de la délégation de l'IFRC pour l'Asie de l'Est. « S'occuper de la santé mentale des gens est une partie essentielle de ce que nous faisons pendant et après une catastrophe. Le soutien psychosocial aux personnes touchées, y compris les enfants, est un élément clé de la réponse humanitaire, qui a un impact inestimable sur la vie des personnes qui en ont cruellement besoin. »Quelques informations de l'agence de presse Xinhua

|
Article

Afghanistan : trois mois après le séisme d’Herat, besoin urgent d’abris

Par Mir Abdul Tawab Razavy et Rachel Punitha Les tremblements de terre qui ont frappé l’État d’Herat, dans l’ouest de l’Afghanistan, en octobre 2023, ont détruit des maisons et coûté des vies sur une vaste étendue de terrain montagneux, depuis la ville principale de l’État, Herat, jusqu’aux villages de montagne situés à des kilomètres de là. L'épicentre a été enregistré près d'une chaîne de montagnes juste à l'ouest de l'État d'Herat, entraînant des destructions généralisées dans plus de 380 villages. La plupart des victimes étaient des femmes et des enfants. Les membres survivants de la famille se sont retrouvés plongés dans la dure réalité de la perte et du désespoir, à l’approche de l’hiver et de leurs maisons en ruines. Autrefois fières gardiennes de petits troupeaux de moutons, les familles sont désormais confrontées au défi de taille de reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance. Mais leur appel le plus immédiat est un abri sûr et chaud alors que les températures continuent de baisser. « Nous avons besoin d'aide pour reconstruire nos maisons », disent constamment les villageois aux équipes du Croissant-Rouge afghan et de l'IFRC qui visitent les villages et offrent un large éventail de soutien. Un soutien supplémentaire est nécessaire de toute urgence Le Croissant-Rouge afghan et la Fédération internationale ont travaillé ensemble pour aider les populations à reconstruire leurs maisons et à donner un sens à ce qui s'est passé. Le Croissant-Rouge afghan a déployé plus de 200 employés et volontaires, fournissant des abris d'urgence, des articles ménagers, de la nourriture, des services de santé et des articles WASH à plus de 112 000 personnes dans 40 villages. L’aide alimentaire qu’ils ont fournie a touché plus de 7300 ménages, tandis qu’une aide en espèces d’une valeur de plus de 22000 dollars américains (1568000 AFN) a été fournie à 410 familles. Les services de santé, notamment de santé mentale et de soutien psychosocial, ont été étendus à plus de 12000 personnes, avec le soutien de la Croix-Rouge danoise, de la Croix-Rouge norvégienne et de l'IFRC. Dès le début des tremblements de terre, plus de 15 000 articles d’abris d’urgence (bâches ou tentes) ont été distribués, tandis que le personnel et les bénévoles des équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge travaillent 24 heures sur 24 pour trouver des solutions d’abris permanents appropriés. Depuis lors, des ingénieurs en abris ont été déployés dans les zones et évaluent leurs besoins en abris en vue d'un achat immédiat. En collaboration avec le Croissant-Rouge afghan, l'IFRC a mobilisé un soutien financier supplémentaire pour Herat par le biais de son réseau et de l'appel d'urgence plus large pour la crise humanitaire en Afghanistan. Mais il faut faire davantage pour garantir que les habitants de l’État d’Herat disposent de ce dont ils ont besoin pour affronter les nuits de froid glacial. Creuser pour rester au chaud Dans un village à flanc de montagne, Abdul Qayoum est aux prises avec la responsabilité de quatre enfants, dont deux très jeunes enfants. Comme leur tente offrait peu de protection contre le froid mordant et les vents incessants, surtout pendant la nuit, ses enfants frissonnaient nuit après nuit. N'ayant pas d'autre choix, Abdul Qayoum a commencé à travailler sans relâche, creusant le sol impitoyable dans une tentative désespérée de créer un espace plus sûr, dans lequel il pourrait s'installer avec ses enfants afin que les vents hurlent devant eux. Ses yeux reflétaient un mélange de détermination et de désespoir alors qu’il expliquait le sort de sa famille. Dans ce village, les équipes de l'IFRC ont également observé un groupe de mères et de grands-mères qui tentaient de monter une tente à mains nues dans le froid. Ils espéraient qu’il résisterait aux vents violents de la nuit. Un abri plus résilient Afghan Red Crescent and IFRC shelter teams have been working urgently along with other humanitarian organisations to approve a shelter design that can be constructed locally and will be able to withstand further shocks. “We will be including volunteers from villages and local masons from the cities in our training sessions on how to mount proper bracing for the walls of their new shelters,” says an IFRC Shelter specialist deployed to Herat. “The homes that were destroyed in the earthquake were all made of mud or clay and were built by hand. Unfortunately, that is why they were reduced to rubble so fast. "Maintenant, nous voulons nous assurer qu'ils savent comment inclure des renforts en métal ou même en bois dans leurs murs et leurs toits afin que leurs maisons puissent résister à un plus grand degré de choc." ‘Mon seul espoir’ En attendant, les gens tentent de garder espoir, même s’ils pleurent ce qu’ils ont perdu. Halima [nom fictif], 45 ans, dit qu'elle peut profiter d'un peu de chaleur pendant une courte période lorsqu'elle cuisine dans sa tente pour se réchauffer. Elle admet que ce n’est pas très sûr, mais elle n’a pas d’autre choix. Halima avait adopté un jeune garçon de sa communauté car elle n’avait pas d’enfants. C'est l'une des nombreuses façons dont les gens veillent les uns sur les autres au sein de la communauté, dit-elle. Malheureusement, son fils adoptif a perdu la vie dans le tremblement de terre. « Il était mon seul espoir », dit-elle avec une expression de profonde angoisse.

|
Page de base

Don humanitaire islamique

En tant que plus grand réseau humanitaire au monde, avec 16 millions de bénévoles communautaires, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est particulièrement bien placée pour s'assurer que vos dons de Zakat atteignent les personnes et les communautés qui en ont le plus besoin. La Fédération internationaleest pleinement accréditée pour recevoir les dons de Zakat et nous sommes présents dans les communautés aux côtés des personnes que nous soutenons. Nous agissons avant, pendant et après les urgences et les crises pour soutenir les personnes les plus démunies et renforcer leur résilience à long terme.

|
Article

Soutien aux sans-abri en Espagne : Les volontaires de la Croix-Rouge espagnole offrent une chaleureuse étreinte lors des froides nuits d'hiver

Quatre bougies sur une table instable constituent le seul moyen de chauffage et d'éclairage de la maison de fortune de Sonia et José Antonio, dont les quatre murs semblent tenir par miracle. Pour éclairer, les bougies font leur travail, du moins pour le minuscule espace de vie. Pour le chauffage, les bougies ne suffisent pas : par une nuit froide de 6 degrés à l'extérieur comme à l'intérieur. Les toux sèches répétées de Sonia, 38 ans, ne sont qu'une conséquence du manque de chaleur. Le genre de froid qui pénètre dans les os. «Ils devraient lui donner une carte VIP à l'hôpital», plaisante José Antonio, en énumérant ses affections pulmonaires. Ils sont en couple depuis quatre ans, presque aussi longtemps qu'ils vivent entre ces quatre murs au milieu d'un site qui était autrefois une importante usine de camions dans la banlieue d'Alcalá de Henares, à Madrid. Ce soir, comme tant d'autres, ils reçoivent la visite de Juani et Basilio, deux volontaires des équipes de soins aux sans-abri de la Croix-Rouge espagnole. Ils ont apporté de la nourriture, comme le sentent les deux chiots mastiffs, qui cherchent sans cesse des câlins auprès des bénévoles. «Allez, descendez de là,» dit José Antonio à ses chiots, «Il ne faut pas être câlin, il faut défendre la maison»,dit-il en se lamentant. Un générateur leur a récemment été volé, et avec lui, leur chauffage. Les volontaires de la Croix-Rouge conseillent le couple sur certaines aides qu'ils peuvent offrir, les démarches administratives, mais, surtout, ils passent du temps avec eux. «Notre principal travail consiste à les écouter, à les amener à s'ouvrir. Imaginez que vous vivez seul, dans la rue, et que vous n'avez personne à qui parler du moment où vous vous levez jusqu'au moment où vous vous couchez», explique Basilio, un ancien militaire, qui en est à sa deuxième année de volontariat dans le programme d'aide aux sans-abri. L'itinéraire de Juani et Basilio les mène ensuite aux vestiaires inachevés d'une installation sportive de la région. Il n'y a pas de fenêtres, pas de portes, pas d'électricité, pas d'eau. Le "locataire" actuel, Javier, arrive peu après à vélo. À la lumière des téléphones portables, en marchant parmi les décombres, on peut voir des matelas déchirés, des vêtements jetés et des boîtes de conserve vides. Mais les rires commencent. Javier s'est trouvé une nouvelle petite amie et montre fièrement des photos d'elle aux volontaires Juani et Basilio sur son téléphone portable. Il est très heureux avec elle. Sa dernière petite amie le battait. « C'est le principal problème, les dépendances que beaucoup de personnes avec lesquelles nous travaillons portent avec elles et la violence qui les accompagne», souligne Basilio. L'itinéraire nocturne de Juani et Basilio les conduit ensuite dans un vieil entrepôt situé dans une zone industrielle d'Alcalá. Là, ils riront encore et feront quelques blagues avec Moisa, 68 ans, d'origine roumaine. Moisa a réussi à transformer le vieil entrepôt en quelque chose qui ressemble à une maison. Il a même un téléviseur sur lequel il regarde des films de cow-boys, le genre démodé qu'il aime. Alors qu'il allume une cigarette, sous le regard désapprobateur de Juani et Basilio, ils commencent à parler du divin et de l'humain et passent rapidement de la politique à des sujets plus légers, comme la chanteuse Carla Bruni. Après avoir déposé de la nourriture, Basilio et Juani entament le voyage de retour vers le siège de la Croix-Rouge à Alcalá. Ils sont un peu tristes, disent-ils. Ils ont récemment perdu un ami de la rue. Un "membre de la famille", comme ils l'appellent. Parce que, pour eux, ils sont tous comme une famille. «Au moins, il n'est pas mort dans la rue, ils ont pu l'emmener à l'hôpital et il est décédé dans un lit»,souligne Basilio. «Malgré tout, nous devons continuer, nous ne pouvons pas ramener nos problèmes à la maison et laisser les situations que nous vivons nous briser ; je peux aider si je suis bien, si je souris», dit Juani, qui a déjà été en congé de maladie par le passé lorsqu'une autre personne qu'il soutenait est décédée. Soutien complet aux sans-abri Juani et Basilio sont deux des plus de 5 000 volontaires de la Croix-Rouge espagnole qui travaillent avec les sans-abri en Espagne. La Croix-Rouge espagnole gère 77 unités d'urgence sociale (UES) à cet effet dans près de 40 provinces. En outre, elle offre 800 places dans des logements temporaires pour les moments critiques et gère 31 centres de jour dans lesquels elle peut proposer des douches, des services de blanchisserie ou de cantine en cas de besoin. Faisant partie d'un réseau plus large d'organisations offrant un soutien aux sans-abri, ils peuvent également orienter ou transporter les personnes qui ont besoin d'aide vers d'autres logements ou services si nécessaire. «L'objectif de notre travail n'est pas seulement de fournir des biens de base tels que de la nourriture, un abri et des produits d'hygiène, mais aussi de travailler à l'inclusion sociale des sans-abri», explique Raquel Zafra, responsable du programme à Alcalá de Henares. «Notre objectif est toujours que les personnes se dirigent vers différents espaces où nous pouvons leur apporter un soutien plus approfondi sous forme de prise en charge sociale, de suivi et d'accompagnement, d'information et d'orientation, de médiation ou d'activités de formation», souligne Mme Zafra. Grâce aux unités d'urgence sociale, la Croix-Rouge espagnole a aidé plus de 18 000 personnes en 2022.

|
Communiqué de presse

Ukraine : Un an après, l'IFRC alerte contre les blessures psychologiques qui ajoutent une couche supplémentaire de douleur

Genève / Budapest / Kiev 23 février 2023 - Les blessures psychologiques du conflit armé international en Ukraine ajoutent une autre couche de douleur aux personnes qui ont déjà du mal à faire face aux besoins en matière de logement, de faim et de moyens de subsistance, alerte la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). Alors que les effets de l'année dernière continuent d'affecter les familles, le réseau de l'IFRC mène la plus grande réponse humanitaire de son histoire. Grâce à un appel de 1,6 milliard de francs suisses lancé dans 58 pays, le réseau de l'IFRC a permis à plus de deux millions de personnes de bénéficier de soins médicaux, d'un soutien en matière de santé mentale et d'un abri, et a distribué jusqu'à présent plus de 87 millions de francs suisses d'aide en espèces afin d'offrir choix et dignité aux familles qui ont tout perdu. Au total, 42 Sociétés nationales membres de l'IFRC sont engagées dans des activités de soutien aux personnes originaires d'Ukraine. Le secrétaire général de l'IFRC, Jagan Chapagain, a déclaré : «Cette année éprouvante a ravagé la vie de millions de personnes et entrainant des dommages psychologiques aussi importants que les blessures physiques. Nous nous préparons à étendre nos interventions en matière de santé mentale aux côtés de l'argent liquide, des abris, des soins médicaux et de l'aide d'urgence pour aider les gens à gérer le dur hiver avec les coupures d'électricité et les pénuries d'eau.» Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont à l'œuvre partout - des abris anti-bombes de Bakhmut aux nouvelles maisons des réfugiés au-delà des frontières - et ont fourni un soutien psychosocial à plus d'un million de personnes depuis février 2022. À mesure que le temps passe, il faut faire davantage pour s'occuper de la santé mentale. «Le traumatisme ne connaît pas de frontières : ceux qui se trouvent en Ukraine et ceux qui ont fui ont tout autant besoin de réconfort, de stabilité et d'un sentiment de normalité» remarque M. Chapagain. La Croix-Rouge ukrainienne a fourni un soutien psychosocial à des centaines de milliers de personnes depuis le début de l'escalade du conflit. En outre, 34 autres Sociétés nationales membres de l'IFRC apportent une aide spécialisée à des centaines de milliers de personnes qui ont cherché refuge dans d'autres pays. Le Directeur général de la Croix-Rouge ukrainienne, Maksym Dotsenko, a déclaré : «Ils ont perdu des êtres chers, des maisons, des emplois, tout - c'est assez accablant. Les gens vivent dans l'incertitude et cette angoisse les ronge de l'intérieur, ce qui aggrave encore la crise de santé mentale. «Aider les familles à trouver des mécanismes d'adaptation, des traitements et du soutien est crucial pour nous. Nous formons les gens sur la façon de répondre aux urgences en matière de santé mentale et cette formation a lieu dans des abris anti-bombes et des sous-sols.» Dans les pays voisins, les Sociétés nationales membres de l'IFRC reçoivent un nombre croissant de demandes d'aide en matière de santé mentale par le biais de leurs systèmes de retour d'informations communautaires. «Nous sommes encore loin du relèvement pour les personnes originaires d'Ukraine, mais assurer un soutien en matière de santé mentale, parallèlement à une aide en espèces, à une protection et à d'autres services de base, est un moyen de contribuer à ce relèvement éventuel», déclare M. Chapagain. Au cours de l'année écoulée, le réseau de l'IFRC a mobilisé plus de 124 000 volontaires pour répondre aux besoins urgents des personnes touchées par ce conflit armé international. Pour plus d'informations, merci de contacter: [email protected] A Kiev: Nichola Jones, +44 7715 459956 A Budapest: Corrie Butler, +36 70 430 6506 A Genève: Jenelle Eli, +1 202 603 6803 Matériel audiovisuel disponible pour les médias dans la salle de presse de l'IFRC. Note aux rédacteurs : Dans le cadre d'une initiative régionale visant à répondre au besoin massif de soutien en matière de santé mentale, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge d'Ukraine et de 24 pays de l'UE ont uni leurs forces pour fournir des services de santé mentale et de soutien psychosocial à plus de 590 000 personnes sur une période de trois ans. Les publics cibles sont les personnes déplacées en Ukraine et dans les pays de l'UE touchés, les soignants, les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées, les communautés d'accueil, ainsi que les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge. Financé par l'Union européenne et avec l'assistance technique de l'IFRC et du Centre psychosocial de l'IFRC, le projet EU4Health met en relation des personnes vulnérables avec des professionnels de la santé mentale et des volontaires des 25 Sociétés nationales.

|
Article

Inondations au Pakistan : Six mois après, les besoins humanitaires restent importants

Cela fait presque six mois que des inondations soudaines ont frappé certaines parties du Pakistan, et des centaines de milliers de personnes sont encore sous le choc des conséquences de ces inondations. Des maisons, des moyens de subsistance et des terres agricoles ont été détruits, et de nombreuses régions du pays sont toujours sous l'eau. On estime que 33 millions de personnes ont été touchées, dont 20 millions vivent toujours dans des conditions difficiles. Et maintenant que le pays est entré dans la période hivernale, de nombreuses communautés touchées sont confrontées à un nouveau défi de taille: survivre sans logement, sans nourriture, sans eau potable et sans source de combustible pour se chauffer. Le Croissant-Rouge du Pakistan, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), a fourni à un secours vital aux familles touchées par les inondations, en particulier dans les régions éloignées, touchant près de 600 000 personnes à ce jour. Le Croissant-Rouge palestinien est entré en action dès que les inondations ont frappé le pays, en distribuant de la nourriture prête à la consommation et des colis alimentaires pour lutter contre la faim, qui a tué certaines personnes par inanition. Leurs volontaires ont également distribué rapidement des articles essentiels tels que des jerricans pliables pour stocker l'eau potable, des ustensiles de cuisine et des kits d'hygiène. Les abris sûrs restent une priorité absolue dans notre réponse. De nombreuses personnes ont été contraintes de quitter leurs maisons inondées et de se réfugier dans le centre d'évacuation le plus proche. Certaines ont dû dormir sur le bord de la route - sans protection et avec à peine quelques ressources pour construire un toit au-dessus de leur tête. Le Croissant-Rouge palestinien, avec le soutien de l'IFRC et de ses partenaires, a distribué des tentes, des kits d'outils pour les abris, des bâches, des couvertures et des moustiquaires dans différentes régions touchées afin de répondre aux besoins immédiats des personnes en matière d'abris. Dans les zones où les eaux se retirent, les problèmes de santé et d'hygiène, notamment le choléra, la dengue et le paludisme, menacent gravement le bien-être de la population. De nombreuses régions ont également signalé des cas de gale, notamment chez les enfants qui jouent dans les eaux de crue. Avant les inondations, les mauvaises conditions d'assainissement et d'hygiène étaient déjà préoccupantes dans les provinces du Baloutchistan, de Khyber Pakhtunkhwa et de Sindh. Les inondations et les glissements de terrain n'ont fait qu'aggraver la situation sanitaire générale. En réponse, l'IFRC a aidé le Croissant-Rouge palestinien à renforcer ses services de santé et d'hygiène. Les volontaires gèrent par exemple des unités sanitaires mobiles dans les zones les plus touchées afin de fournir des soins médicaux d'urgence, notamment aux femmes et aux enfants. "Les unités de santé mobiles ont été extrêmement bénéfiques pour moi et pour cette communauté", déclare Jamila, une mère de quatre enfants de la province de Sindh qui attend son cinquième enfant. Les adultes et les enfants du village où vit Jamila, Dayee Ji Wandh, ont reçu une assistance médicale et des médicaments pour leurs problèmes. Il a été facile pour Jamila et d'autres femmes enceintes d'obtenir des conseils pour des problèmes de santé courants, tels que la fièvre et la diarrhée. Écoutez Jamila dans cette vidéo : "Grâce aux unités de santé mobiles, les habitants amènent leurs enfants malades pour qu'ils soient soignés chaque fois que cela est nécessaire", a déclaré Sabira Solangi, une volontaire du Croissant-Rouge du Pakistan de la même région. L'eau contaminée est un autre grand problème, surtout dans le Sindh où la qualité de l'eau est exceptionnellement mauvaise dans toute la région. Les quelques pompes manuelles qui existaient pour offrir de l'eau potable ont été gravement endommagées pendant les inondations. L'équipe de l'IFRC chargée de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène a travaillé 24 heures sur 24 pour fournir de l'eau potable. Elle a également procédé à des évaluations approfondies afin de déterminer les endroits où installer de nouvelles pompes manuelles et creuser des puits de forage. L'IFRC a également aidé le Croissant-Rouge du Pakistan à installer des stations de traitement d'eau et des latrines mobiles dans différents districts afin d'aider les personnes ayant besoin d'eau potable. "Nous apprécions vraiment ce que le Croissant-Rouge a mis en place ici, notamment en ce qui concerne l'eau potable. C'est un besoin fondamental pour tous, et ce fut un tel soulagement lorsque les stations de traitement ont été installées", adéclaré Maula Bakhsh Khakrani, un jeune homme de 20 ans originaire de Jacobabad, dans la province du Sindh. S'exprimant sur la situation actuelle dans le pays, le président du Croissant-Rouge du Pakistan, Shahid Ahmed Laghari, a déclaré : "Les besoins massifs nécessitent un soutien massif. Le Croissant-Rouge du Pakistan demande à tous les donateurs potentiels de soutenir les efforts de relèvement rapide, de réhabilitation et de reconstruction en faveur des populations touchées par les inondations." -- Cliquez ici pour en savoir plus sur l'appel d'urgence de l'IFRC pour les inondations au Pakistan. Et cliquez ici pour faire un don à notre action en cours.

|
Communiqué de presse

Tonga : L'aide s'intensifie après l'éruption et le tsunami

Kuala Lumpur/Suva, 26 janvier 2022 - Les équipes de secours locales fournissent d'urgence des fournitures aux communautés des Tonga, durement touchées par une éruption volcanique et un tsunami qui ont détruit des centaines de maisons et laissé des milliers de personnes sans eau potable. Les dons sont en train d'être déchargés après que l'aéroport ait été débarrassé des cendres, permettant ainsi aux avions d'atterrir en toute sécurité. Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge de Tonga sont venus en aide aux populations dès le déclenchement de l'alerte au tsunami et ont intensifié l'acheminement d'eau potable, d'abris temporaires et d'autres fournitures de secours essentielles à travers les nombreuses îles du pays. Sione Taumoefolau, secrétaire général de la Croix-Rouge de Tonga, a déclaré : Sione Taumoefolau, secrétaire général de la Croix-Rouge de Tonga, a déclaré : "Cette catastrophe a secoué le peuple de Tonga comme nous ne l'avions jamais vu de notre vie. Le tsunami a balayé des maisons et des villages, mais nous sommes déjà en train de reconstruire au milieu des cendres. "Après avoir été coupés du monde, nous sommes très reconnaissants pour les secours qui arrivent sur nos côtes. Nos équipes de la Croix-Rouge utilisent des bateaux et des camions pour transporter ces articles vitaux jusqu'aux communautés qui ont besoin d'abris, d'eau et d'autres produits de première nécessité. "Il est urgent que les gens aient accès à des sources d'eau potable dans les jours et les semaines à venir. Des cendres se sont déposées dans les réservoirs d'eau, ce qui nécessite un temps de sédimentation et un traitement minutieux avant utilisation. Elles ont aussi recouvert une grande partie du pays, y compris les maisons et les cultures. "Il est essentiel de nettoyer ces cendres pour éviter qu'elles ne s'infiltrent dans les réserves d'eau lors des prochaines pluies. "L'hébergement est une priorité absolue pour les familles dont les maisons ont été complètement détruites par le tsunami. Les gens ont tout perdu. Nous devons apporter une aide immédiate, puis nous tourner vers le long terme. Ce sera une période difficile, mais nous nous en remettrons." Afin de soutenir les efforts de notre réponse locale, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ( IFRC ) a lancé un appel d'urgence de 2,5 millions de francs suisses pour fournir une aide d'urgence comprenant de l'eau potable, des bâches, des matériaux pour les abris, y compris des kits d'outils pour la reconstruction, des articles ménagers tels que des ustensiles de cuisine et des kits d'hygiène. Katie Greenwood, chef de délégation de l'IFRC pour le Pacifique, a déclaré : "Alors que les dommages subis par certaines îles sont vraiment dévastateurs, il est réconfortant de voir que la Croix-Rouge et les gouvernements du monde entier apportent leur aide à la population durement touchée de Tonga, en permettant la fourniture de services et d'articles de première nécessité. "Une réponse humanitaire bien coordonnée, qui rassemble les gouvernements et les organisations internationales pour soutenir les agences locales comme la Croix-Rouge de Tonga, est cruciale dans le Pacifique. Ces partenariats sont essentiels à la fourniture efficace de l'aide immédiate et du soutien à plus long terme." Pour de plus amples informations, veuillez contacter: A Suva: Soneel Ram, +679 9983 688, [email protected] Bureau de l'Asie-pacifique: Joe Cropp, +61 491 743 089, [email protected] Bureau de l'Asie-pacifique: Antony Balmain, +60 12 230 8451, [email protected]

|
Page de base

Abris et établissements

La programmation des abris et des établissements humains est une partie essentielle de l'aide humanitaire fournie par l'IFRC et nos Sociétés nationales. Elle est importante non seulement au lendemain d'une catastrophe, mais aussi pour aider à restaurer la dignité des communautés et à renforcer leur résilience face aux chocs et aux risques futurs.