Tremblements de terre

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Communiqué de presse

Un an après le séisme au Myanmar, les intervenants locaux portent le relèvement tandis que le soutien international reste essentiel.

Yangon / Kuala Lumpur / Genève, 27 mars 2026 – Un an après qu’un violent tremblement de terre a frappé le centre du Myanmar, les communautés et les intervenants locaux continuent de faire preuve d’une force remarquable alors qu’ils se reconstruisent dans un contexte de crises multiples. Alors que des milliers de familles tentent encore de se relever après la destruction de leurs maisons, écoles et centres de santé, les conflits persistants, les difficultés économiques, les inondations et les chaleurs extrêmes aggravent les conditions de vie de millions de personnes à travers le pays.Face à ces défis, le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a été essentiel pour permettre à la Croix-Rouge du Myanmar et à son réseau de milliers de volontaires formés de rester une véritable bouée de sauvetage pour les communautés, atteignant souvent les familles les plus vulnérables dans des zones éloignées et difficiles d’accès. Le soutien de l’IFRC, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de 32 Sociétés nationales à travers le monde, ainsi que d’autres partenaires et donateurs, a permis d’apporter une assistance vitale à plus de 213 652 personnes dans 31 districts.Des volontaires locaux au cœur d’une reconstruction portée par les communautésDès les premières heures de la catastrophe, le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar se sont mobilisés pour fournir des premiers secours, des soins de santé, de la nourriture, de l’eau potable, des articles d’abri et des biens essentiels – parcourant souvent de longues distances à travers le pays pour venir en aide aux populations dans le besoin.« Un an après le tremblement de terre de mars 2025, les communautés du Myanmar continuent de faire preuve d’une force et d’une dignité remarquables », a déclaré Nadia Khoury, cheffe de délégation de l’IFRC au Myanmar.« Je viens de visiter des sites d’intervention dans 16 villages et quartiers différents, et j’ai été impressionnée de voir comment la Croix-Rouge du Myanmar travaille avec les comités communautaires, les chefs de village et ses volontaires pour répondre aux besoins prioritaires des communautés de manière inclusive, participative et digne », a-t-elle ajouté.Une assistance flexible: restaurer le choix, la dignité et accélérer le relèvementUn élément central de la réponse a été l’assistance polyvalente (multipurpose cash), qui a permis aux familles de décider elles-mêmes de leurs priorités pour reconstruire leur vie. Après avoir reçu un abri d’urgence, un soutien sanitaire et des biens essentiels, beaucoup ont utilisé ces aides pour réparer leur maison, acheter de la nourriture, remplacer des biens perdus ou payer des frais médicaux.Grâce aux solides réseaux communautaires de la MRCS, cette assistance a été efficacement déployée, y compris dans des zones difficiles d’accès. Malgré les défis liés à ces contextes, la Croix-Rouge du Myanmar a mis en place des systèmes robustes pour garantir une utilisation sûre et efficace des fonds. Au cours de l’année écoulée, l’IFRC a également introduit des outils numériques pour améliorer la transparence, renforcer les mécanismes de retour des communautés et s’assurer que l’aide atteint les personnes qui en ont le plus besoin, au moment opportun.Des abris communautaires pour une vie plus sûre et digneParallèlement, la Croix-Rouge du Myanmar a permis à des centaines de familles de construire des habitations sûres et adaptées au contexte local, grâce à une approche communautaire, avec un appui technique de la Croix-Rouge du Myanmar et de l’IFRC. Grâce à des subventions, les familles peuvent choisir des modèles d’habitation répondant aux normes de sécurité et intégrant des techniques de reconstruction plus sûre (Build Back Safer), telles que la récupération d’eau de pluie, la ventilation, les installations sanitaires et l’énergie solaire. Ces habitations, construites avec des matériaux locaux, sont conçues pour mieux résister aux catastrophes futures telles que les tremblements de terre, les inondations et les cyclones.Des besoins encore considérablesMalgré les progrès réalisés, des milliers de familles ont encore besoin de soutien pour reconstruire leurs moyens de subsistance, leurs logements et les services essentiels. La reconstruction des systèmes d’eau et d’assainissement, le rétablissement de l’accès aux soins de santé et la relance des activités génératrices de revenus nécessiteront du temps et des investissements continus.« Il reste encore énormément à faire cette année et en 2027. La réponse internationale a été remarquable. La Croix-Rouge du Myanmar a agi avec professionnalisme et expertise dans des délais rapides, et nous comptons poursuivre ce travail ensemble pour continuer à soutenir les personnes affectées par le tremblement de terre et d’autres populations vulnérables au Myanmar », a déclaré Jonathan Brass, responsable des opérations de la délégation IFRC au Myanmar.L’IFRC appelle à un soutien continuL’Appel d’urgence de l’IFRC pour le Myanmar n’est financé qu’à 29,4 %, ce qui limite la capacité à intensifier les activités de relèvement dont les communautés ont urgemment besoin. Des contributions supplémentaires sont indispensables pour permettre aux familles de poursuivre leur reconstruction dans la dignité et l’espoir.« Le relèvement est loin d’être terminé. Nous entrons maintenant dans une phase axée sur les moyens de subsistance, les abris intégrés, l’assainissement, ainsi que l’intégration de la durabilité et de la préparation aux catastrophes dans nos actions communautaires », a ajouté Nadia Khoury.Note aux rédacteurs :Visuels: photos et images vidéo (B-roll) disponiblesArticle: Un an après le séisme, reconstruire des vies et des moyens de subsistancePour plus d’informations ou pour organiser une interview : [email protected]À Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641À Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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Le long chemin vers le rétablissement.

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Urgence

Philippines: Le tremblement de terre de Cebu

La province philippine de Cebu se remettait encore difficilement de la dévastation causée par un séisme de magnitude 6,9 lorsqu’elle a été frappée par le puissant typhon Kalmaegi (connu localement sous le nom de Tino), ainsi que huit autres provinces voisines. Depuis, le super typhon Fungwong (nom local Uwan) a également traversé le pays, laissant derrière lui un sillage de destructions. Le présent appel d’urgence révisé élargit l’opération d’urgence initialement centrée sur le séisme de Cebu — limitée à une seule province et à une seule catastrophe — pour en faire une intervention multi-provinciale et multi-aléas, visant à répondre aux effets combinés du séisme, des récentes tempêtes et des typhons encore attendus cette saison. Cette montée en échelle met l’accent sur une assistance intégrée — abris et moyens de subsistance, santé, ainsi qu’eau, assainissement et hygiène — afin de répondre aux besoins croissants des populations déplacées et des communautés les plus touchées. En conséquence, les besoins de financement totaux passent de 8 millions à 18 millions de francs suisses, tandis que le nombre de familles ciblées augmente de 14 588 à 56 981.

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Communiqué de presse

L’IFRC lance un appel d’urgence pour soutenir la réponse au séisme en Afghanistan

Kaboul/Kuala Lumpur/Genève, 2 septembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel d’urgence pour soutenir les personnes touchées par le puissant séisme de magnitude 6,0 qui a frappé l’est de l’Afghanistan dans la nuit du 31 août.Le tremblement de terre a frappé les provinces de Kunar, Nangarhar et Laghman, affectant plus de 1,3 million de personnes et détruisant ou endommageant des centaines de foyers.En réponse, l’IFRC a lancé un appel d’urgence de 25 millions de francs suisses pour répondre aux besoins humanitaires essentiels et soutenir la Société du Croissant-Rouge afghan dans ses efforts de réponse immédiate et de relèvement jusqu’à fin décembre 2027.L’IFRC et le Croissant-Rouge afghan déploient une réponse intégrée pour venir en aide aux familles affectées par le séisme, comprenant des abris d’urgence, une assistance en espèces à usages multiples, des services de soins de santé primaires et de l’eau potable. Le soutien à moyen terme se concentrera sur des abris de transition et des logements sûrs afin que les familles puissent reconstruire leur vie dans la dignité.« Ce séisme ne pouvait pas survenir à un pire moment. La catastrophe apporte non seulement des souffrances immédiates, mais elle aggrave également la crise humanitaire déjà fragile de l’Afghanistan. Les jours à venir seront cruciaux pour sauver des vies et répondre aux besoins humanitaires urgents », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC.« À travers cet appel d’urgence, nous renforçons notre soutien pour atteindre le plus grand nombre possible de personnes. Aujourd’hui et au cours des deux prochaines années, l’appui international est et restera crucial pour répondre à l’ampleur des besoins sur le terrain. »L’IFRC coordonne étroitement son action avec le Croissant-Rouge afghan , qui dirige les efforts de réponse locale grâce à ses volontaires formés et à ses branches présentes dans les zones touchées. Des évaluations de terrain sont en cours, et des équipes de santé mobiles appuient les hôpitaux débordés avec des services de premiers secours et d’ambulance. Avec le soutien de l’IFRC, le Croissant-Rouge afghan a prépositionné des stocks d’urgence à Kaboul, comprenant des milliers de couvertures, de tentes, de récipients pour l’eau et de kits de cuisine, prêts à venir en aide à des milliers de familles.L’IFRC appelle la communauté internationale à maintenir un soutien fort au peuple afghan, afin de répondre aux besoins humanitaires croissants et de soutenir les efforts de relèvement à plus long terme.Pour plus d'informations, ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 Hannah Copeland, +41 76 236 9109Scott Craig, +41 76 370 35 75

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Urgence

Afghanistan: Tremblement de terre 2025

Un puissant séisme de magnitude 6,0 a frappé l’est de l’Afghanistan le 31 août, dévastant les provinces de Kunar, Nangarhar et Laghman. Plus de 1 100 personnes ont perdu la vie, près de 3 000 sont blessées, et les routes endommagées ainsi que les structures de santé saturées laissent les survivants en grande difficulté pour accéder à des soins urgents. Le Croissant-Rouge afghan est déjà sur le terrain pour fournir une aide d’urgence, mais il a besoin de votre soutien pour atteindre davantage de communautés avec une assistance vitale. Votre don peut faire la différence – contribuez dès maintenant pour aider le Croissant-Rouge afghan à sauver des vies.

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Communiqué de presse

Afghanistan: IFRC répond au séisme dévastateur dans les provinces du sud-est

Kaboul/Genève, 1er septembre – Un puissant séisme de magnitude 6,0 a frappé le sud-est de l’Afghanistan dans la nuit du 31 août, causant d’importantes destructions dans les provinces de Kunar, Nangarhar et Laghman. Les premiers rapports font état de plus de 550 morts, plus de 1 000 blessés et 600 habitations détruites ou endommagées. De nombreuses familles sont déplacées et ont un besoin urgent d’assistance humanitaire.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appuie la réponse. Un membre du personnel de l’IFRC est actuellement en route vers les zones touchées avec l’équipe d’ECHO pour évaluer les besoins sur le terrain.La Société du Croissant-Rouge afghan a déployé des équipes d’urgence pour soutenir les personnes affectées, fournir une aide immédiate et mener des évaluations aériennes et de terrain. Des ambulances transportent les blessés vers des structures médicales saturées, dont l’Hôpital régional spécialisé de Nangarhar, qui a atteint sa pleine capacité.Les besoins humanitaires urgents incluent :Le soutien aux opérations de recherche et de sauvetageLes soins de santé d’urgence (soins traumatologiques, médicaments, réserves de sang)La nourriture et l’eau potableLa restauration de l’accès routierDes porte-parole sont disponibles pour des interviews en Afghanistan, à Kuala Lumpur et à Genève.Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: [email protected] Kuala Lumpur:Afrhill Rances, +60 19 271 3641A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Hannah Copeland, +41 76 236 9109Scott Craig, +41 76 370 3575

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Dans une petite école de la région de Sagaing, au Myanmar, les gens trouvent un refuge après un tremblement de terre dévastateur.

Quand Khin Su Wai, 26 ans, marche à travers les terrains dévastés de l’école-monastère Yadana Theingi Nun, dans la région de Sagaing, les souvenirs sont douloureux, mais sa détermination à enseigner reste intacte.« J’ai tout perdu — mes deux fils, mon mari et ma belle-mère », confie-t-elle d’une voix posée.Le 28 mars 2025, un puissant séisme de magnitude 7,2 a frappé le centre du Myanmar, détruisant des habitations et réduisant des communautés entières en ruines. L’école-monastère Yadana Theingi Nun a été l’un des lieux les plus durement touchés dans la région de Sagaing.Seize personnes ont perdu la vie à l’école, dont les proches de Khin. Enseignante bénévole dans cette école depuis plus de sept ans, Khin se souvient :« Je ne pouvais ni manger ni dormir. Je ne me reconnaissais même plus au début », raconte-t-elle.Yadana Theingi n’est pas une école monastique ordinaire. C’est un refuge qui accueillait déjà des personnes déplacées internes venues de tout le Myanmar avant même le séisme. C’est un sanctuaire pour plus de 100 élèves âgés de 5 à 18 ans, parmi lesquels de jeunes moines, des nonnes et des enfants de diverses origines ethniques telles que Chin, Paluang, Shan, Birmans et Pa-O (venus de l’Est du pays).Tout a basculé.Après le séisme, tout a changé. Autrefois assis à des pupitres dans des salles de classe, les enfants étudient désormais à même le sol, partageant un seul tableau blanc. Lorsque le bâtiment principal s’est effondré, les espaces sûrs pour dormir sont également devenus limités.« Il n’y a pas assez de places pour que les enfants dorment », explique Khin. « Nous faisons ce que nous pouvons, mais c’est très difficile. »Dans l’immédiat après le tremblement de terre, des volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar — pour beaucoup issus eux-mêmes de communautés durement touchées — se sont immédiatement mobilisés.En réponse aux demandes de la communauté, ils ont installé des tentes fournies à l'IFRC par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) grâce au financement du gouvernement de la République de Corée. Ces tentes ont offert un abri temporaire et essentiel aux personnes sinistrées, leur permettant de reconstruire progressivement leurs moyens de subsistance, leurs habitations et leurs communautés.Les volontaires de la Croix-Rouge ont également monté des tentes dans des lieux voisins comme des mosquées et des espaces communautaires dans le quartier de Poe Tan, à Sagaing.Une réponse globale entre dans une phase critiqueMais il ne s'agit là que d'une petite partie de l'aide apportée par la Croix-Rouge du Myanmar. Dans cinq États et régions touchés par le séisme (Sagaing, Mandalay, Naypyitaw, la partie sud de Shan et la partie est de Bago), les volontaires de la Croix-Rouge ont fourni des bâches, des kits d'abris, de l'aide financière, des soins de santé, de la santé mentale et un soutien psychosocial, de l'eau potable, des services d'assainissement et d'hygiène, et bien d'autres formes d'aide.Avec le soutien de l'appel d'urgence de l'IFRC et d'autres partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que d'autres donateurs, la Croix-Rouge du Myanmar a déjà fourni à près de 200 000 personnes des abris d'urgence, des soins de santé, de l'eau potable et de l'aide en espèces. Cela comprend plus de 23 000 kits d'abris, 6 000 tentes familiales et plus de 13 000 personnes bénéficiant de soins de santé, notamment grâce à des cliniques mobiles.Cent jours après le séisme, l'IFRC rend hommage au dévouement des volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar, ainsi qu'aux enseignants volontaires comme Khin Su Wai, qui ont tant donné pour aider leurs communautés à faire face à ces événements tragiques.L'IFRC appelle également à un soutien beaucoup plus important de son appel d'urgence pour le tremblement de terre au Myanmar afin de permettre à la Croix-Rouge du Myanmar d'aider un plus grand nombre de personnes à reconstruire leurs maisons, à retrouver des moyens de subsistance et à restaurer les communautés.Les 100 prochains jours seront une phase particulièrement critique étant donné que la reconstruction d'abris transitoires sûrs et de moyens de subsistance durables nécessite plus de temps et d'investissements que la phase initiale d'intervention d'urgence. Dans le même temps, la Croix-Rouge du Myanmar aidera ces communautés à se préparer à d'éventuels chocs futurs.Malheureusement, à ce jour, l'appel d'urgence de l'IFRC pour le tremblement de terre au Myanmar n'a recueilli que 22 % des fonds qui seraient nécessaires pour aider la Croix-Rouge à atteindre ces objectifs.Raviver les rêves déplacésÀ l’école-monastère Yadana Theingi Nun, la volonté de reconstruire est forte, car beaucoup aspirent à dépasser l’aide d’urgence pour reprendre la poursuite de leurs véritables rêves.« Je veux aider à reconstruire les bâtiments de manière plus sûre », confie Khaw Gay Shwe, 16 ans, moine novice et élève de l’école. Khaw a dû fuir l’État Chin en raison de troubles civils. Sa matière préférée est l’anglais et il rêve d’étudier à l’étranger pour devenir ingénieur civil.Un autre novice de 12 ans, Aung Khant, souhaite devenir enseignant comme Khin. Comme beaucoup d’élèves, Aung Khant aide à dégager les débris du bâtiment effondré en dehors des heures de classe.Pendant ce temps, les jeunes moines novices dorment en sécurité la nuit sous les tentes. « Les novices adorent vraiment les tentes », dit Khin avec un rare sourire. « Ils ne sont pas forcés d’y dormir — ils le veulent. Pour eux, c’est amusant. »Pendant la journée, les enfants ne restent pas dans les tentes à cause de la chaleur accablante de 40 degrés Celsius. Mais la nuit tombée, ces abris se transforment en lieux de repos et de réconfort.Pour Khin, il n’est pas question de revenir en arrière. « Je prévois de continuer à être bénévole dans cette école pour le reste de ma vie », dit-elle. « Je n’ai nulle part ailleurs où aller. Même si c’est douloureux, je ferai de mon mieux pour avancer.« Je suis vraiment reconnaissante envers les volontaires et les donateurs qui ont offert des tentes à notre école comme abri temporaire. Il reste encore de nombreux besoins essentiels, de la reconstruction de l’école à l’acquisition de matériel pédagogique et de nourriture. Mais pas à pas, nous reconstruirons. »En savoir plus sur l'appel d'urgence de l'IFRC pour le tremblement de terre au MyanmarAutres articles sur le tremblement de terre de MyanmarIn the wake of Myanmar earthquake, a mother finds strength in helping othersUne histoire de deux émotions : en Birmanie, en rendant visite aux personnes dont la vie a été bouleversée par le séisme du 28 mars, je suis partagée entre l’espoir et la peur.De la salle de classe à la ligne de front : Au lendemain d'une crise, « Teacher Honey » passe du statut d'éducateur à celui d'intervenant d'urgenceSéisme au Myanmar : un mois après, les besoins restent énormesConditions éprouvantes au Myanmar, où les besoins humanitaires restent élevés à la suite du tremblement de terre dévastateurUne semaine après : L'IFRC intensifie sa réponse au tremblement de terre au Myanmar face à l'ampleur des besoins humanitairesMyanmar Red Cross races against time to save lives after the earthquakeUn puissant tremblement de terre secoue le centre du Myanmar: La Croix-Rouge intervient

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« Une histoire de deux émotions : en Birmanie, en rendant visite aux personnes dont la vie a été bouleversée par le séisme du 28 mars, je suis partagée entre l’espoir et la peur. »

Par Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRCLa jeune fille se tenait à l'écart, regardant les autres enfants danser et rire. Elle avait les mains serrées le long du corps et les yeux fixés sur le sol. Elle ne semblait pas être à sa place. C'est alors que deux jeunes volontaires de la Croix-Rouge de Myanmar l'ont remarquée. Sans un mot, ils se sont approchés et ont commencé à danser à côté d'elle, avec respect, en douceur et sans pression. En peu de temps, la jeune fille s'est retrouvée sous les feux de la rampe, riant et sautant avec les autres comme si elle avait toujours fait partie du groupe. Ce moment est représentatif de ce que j'ai vu lors de mon voyage à travers le Myanmar la semaine dernière : un moment où la peur cède la place à l'espoir. Lorsque nous nous sommes arrêtés pour rendre visite aux habitants des villages et des villes les plus durement touchés par le tremblement de terre du 28 mars et ses répliques, je me suis souvent sentie déchirée entre deux émotions fortes et contradictoires. D'une part, j'ai ressenti un sentiment d'espoir palpable. Je l'ai vu sur les visages chaleureux et accueillants de personnes vivant dans des conditions désespérées, mais capables de conserver leur détermination, leur humanité et leur dignité.D'autre part, je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir une inquiétude tenace, voire de l'effroi, lorsque les gens ont expliqué que le tremblement de terre avait emporté une grande partie de ce qui leur était le plus cher - maisons, proches, moyens de subsistance et sentiment de sécurité.Ces sentiments sont difficiles à concilier car, dans de nombreux endroits, si l'espoir est présent, la peur de l'avenir est aussi très profonde et compréhensible. En voyageant par la route de Sagaing à Mandalay, puis à Naypyitaw et Yangon, j'ai vu des maisons, j'ai vu des maisons, déjà à moitié détruites par le tremblement de terre, s'effondrer complètement sous l'effet de la pluie. Dans de nombreux cas, les personnes qui avaient déjà été déplacées par des crises antérieures sont maintenant obligées de repartir à zéro.Beaucoup vivent dans des tentes ou des maisons surpeuplées, font face à la chaleur croissante et n'ont pas accès à l'eau potable, les puits s'asséchant. Combinées à l'arrivée de la mousson, ces conditions favorisent l'apparition de maladies telles que le choléra et la diarrhée aqueuse aiguë.Comment pouvons-nous anticiper cette situation ? Pouvons-nous obtenir les ressources nécessaires pour anticiper les pluies à venir ? Comment pouvons-nous contribuer à apaiser les craintes des populations et leur donner de solides raisons d'espérer ? Telles sont les questions urgentes que j'ai posées aux autorités locales, aux partenaires humanitaires, aux collègues de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et aux donateurs.Que faisons-nous pour aider?La bonne nouvelle, c'est que tout au long de mon voyage au Myanmar, j'ai été témoin de la mise en œuvre d'une réponse humanitaire très solide. Malgré les difficultés, les fondations sont solides.Dans toutes les communautés que j'ai visitées, la Croix-Rouge du Myanmar, soutenue par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, travaillait sans relâche pour aider les personnes dans le besoin. Fait remarquable, elle a accès à 80 % des zones touchées par le tremblement de terre, et son personnel et ses bénévoles dévoués distribuent de la nourriture, de l'eau et d'autres fournitures.J'ai vu la Croix-Rouge du Myanmar organiser des cliniques mobiles, réparer des points d'eau et créer des espaces accueillants pour les enfants, où ils peuvent se sentir à l'aise et heureux. J'ai vu la Croix-Rouge du Myanmar atteindre tout le monde, quelles que soient ses origines ou ses croyances. Nous avons visité des églises, des mosquées et des temples. Ce soutien inclusif renforce la cohésion sociale et, surtout, la résilience des communautés. J’ai été témoin d’une générosité incroyable : des volontaires, eux-mêmes touchés par la catastrophe, se sont immédiatement mobilisés et restent pleinement engagés.Mais pour transformer cet espoir en changement durable, nous avons besoin de davantage d’abris, d’espaces sûrs pour les femmes et les filles, et d’un renforcement de l’accès aux services de santé. Cela implique un meilleur accès aux médicaments essentiels et des mesures de prévention des maladies plus solides pour les communautés vulnérables.Nous devons poursuivre notre aide financière cruciale et augmenter la distribution d’articles ménagers essentiels.Nous devons également continuer à renforcer notre approche intégrée de la protection : garantir la dignité dans chaque réponse, proposer des services de protection aux groupes à risque, et élargir les mécanismes de retour d’information pour les personnes que nous aidons.De retour à Genève, je ne cesse de penser aux personnes que j’ai rencontrées dans les villages et les camps à travers le Myanmar. Je ressens encore un mélange d’émotions. Car avec l’arrivée imminente de la saison des pluies, le temps ne joue pas en notre faveur.Mais dans l’ensemble, je suis revenu de ce déplacement plein d’espoir.Si nous parvenons à mobiliser suffisamment de soutien, la Croix-Rouge du Myanmar et ses volontaires sont plus que prêts à poursuivre, et même à intensifier leurs efforts pour fournir une aide vitale à leurs communautés.Bien que la fenêtre d’action soit étroite, la force de l’action collective est immense. Avec de la solidarité et un appui apporté à temps, nous pouvons contribuer à sauver des vies et à restaurer la dignité là où elle est le plus nécessaire.

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De la salle de classe à la ligne de front : Au lendemain d'une crise, « Teacher Honey » passe du statut d'éducateur à celui d'intervenant d'urgence

Depuis treize ans, Honey Thin, affectueusement appelée « Teacher Honey » par ses élèves et collègues, consacre sa vie à l'éducation.En tant que directrice adjointe et responsable du département d’anglais à l’école internationale Sunflower Myanmar de Mandalay, elle joue un rôle essentiel dans la formation des jeunes esprits, enseignant l’anglais dans le cadre du programme du Certificat général international de l'enseignement secondaire (IGCSE).Mais lorsque qu’un violent tremblement de terre a frappé sa ville natale de Mandalay, la vocation de Teacher Honey a dépassé les murs de la salle de classe. Elle se souvient encore avec précision du jour où le séisme a frappé, le 28 mars 2025.« J’étais à l’école après la pause déjeuner, sur le point de retourner dans ma classe, lorsque le sol a commencé à trembler », se souvient-elle.Honey a rapidement rassuré ses deux collègues qui se trouvaient avec elle, leur demandant de rester calmes, pensant qu’il ne s’agissait que d’une légère secousse, comme celles qu’elle avait déjà connues.Cependant, les secousses se sont rapidement intensifiées, si bien qu’elle et son équipe se sont abritées sous leurs bureaux pour se protéger.Lorsque le tremblement s’est calmé, un autre enseignant a ouvert la porte et a demandé à tout le monde d’évacuer immédiatement, sans prendre le temps de récupérer leurs affaires. Ensemble, ils ont conduit plus de 400 élèves, âgés de cinq à quinze ans, du troisième étage vers la sortie. Par chance, tous ont pu sortir sains et saufs, sans aucune blessure.Ce n’était pas la première expérience de Honey dans le domaine de l’aide humanitaire. En septembre 2024, elle et son équipe scolaire avaient collaboré avec la Croix-Rouge du Myanmar pour fournir des articles de première nécessité aux familles touchées par les inondations dans la région de Mandalay, lors du passage du typhon Yagi.Cette première collaboration, qui marquait également son tout premier contact avec la Croix-Rouge du Myanmar, l’avait profondément marquée et avait renforcé sa volonté de jouer un rôle plus actif lorsque le tremblement de terre a frappé.« Avant le séisme, mes journées étaient rythmées par l’enseignement, les études, la gestion de l’équipe pédagogique et la communication avec les parents », confie Honey. Cependant, face à l’ampleur des destructions causées par le tremblement de terre, elle a ressenti un profond besoin d’agir davantage.Dix jours seulement après la catastrophe, elle a rejoint la Croix-Rouge du Myanmar en tant que volontaire, déterminée à contribuer aux efforts de secours et de relèvement dans sa communauté.« Je suis une personne ordinaire. Au début, je me suis sentie perdue et frustrée pendant le tremblement de terre, ne sachant pas s’il fallait rester ou fuir. Mais je me suis calmée et j’ai trouvé la force de résister. J’ai compris que la communauté avait besoin de nous et j’ai décidé d’aider du mieux que je pouvais. C’est pour cela que j’ai choisi de devenir volontaire à la Croix-Rouge. »Aujourd’hui, Teacher Honey conjugue son rôle dans l’éducation avec son engagement humanitaire. Elle soutient les efforts de réponse au tremblement de terre en pulvérisant des pesticides pour prévenir les maladies, en assistant les cliniques mobiles, en distribuant de l’eau potable purifiée et en menant des évaluations communautaires pour identifier les besoins urgents.À travers toutes ces expériences, elle a été confrontée à un large éventail de défis humanitaires bien au-delà de sa salle de classe.« En seulement six jours, j’ai travaillé dans six endroits différents et assuré six missions différentes. Je suis à la fois excitée et fière de moi », confie Honey.Après le tremblement de terre, Teacher Honey a poursuivi l’enseignement en ligne, veillant à ce que l’apprentissage de ses élèves ne soit pas interrompu.Malgré les nombreux défis engendrés par la catastrophe, elle reste fidèle à son engagement envers l’éducation. Grâce aux plateformes numériques, elle maintient le lien avec ses élèves, leur offrant une continuité pédagogique malgré les conséquences du séisme.Pour Teacher Honey, l’éducation ne se limite pas aux leçons données en classe : elle constitue un vecteur de stabilité, d’espoir et de compétences essentielles à la vie, même en période de crise. Cette approche s’inscrit dans les principes de l’initiative d'éducation de la Croix-Rouge (RED Education), une initiative mondiale portée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), qui vise à renforcer l’accès à l’éducation dans les espaces formels et non formels pour les enfants et les jeunes, avant, pendant et après les catastrophes ou crises. Elle promeut la résilience communautaire, le partage des connaissances et l’autonomisation des communautés.« Avant, mon monde se limitait essentiellement à la salle de classe — un petit espace. Aujourd’hui, je vois l’impact beaucoup plus large que nous pouvons avoir, même au milieu des bâtiments en ruine et des vies bouleversées. »

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Communiqué de presse

Séisme au Myanmar : un mois après, les besoins restent énormes

Mandalay/Yangon/Kuala Lumpur/Genève, 28 avril - Un mois après le séisme dévastateur de magnitude 7,7 qui a frappé le centre du Myanmar le 28 mars 2025, les besoins humanitaires restent immenses dans un pays qui est à la fois en deuil et confronté à de nouvelles menaces - avec l'arrivée imminente de la saison des cyclones et de la mousson. L'IFRC, la Croix-Rouge du Myanmar et les partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continuent de travailler intensément au cœur des communautés les plus touchées pour veiller à ce que les besoins essentiels soient satisfaits.Les conditions sur le terrain restent très difficiles. Plus de 50 000 bâtiments ont été détruits et de nombreux autres se sont partiellement effondrés ou risquent de s'effondrer. Plus de 198 000 personnes ont été déplacées et continuent de vivre à l'extérieur par des températures allant jusqu'à 40 degrés Celsius, avec la peur écrasante de nouvelles répliques. La saison des cyclones au Myanmar commence quelques jours plus tard, exposant les populations côtières à des vents et des pluies violents, laissant les familles face aux risques d'inondations, de glissements de terrain et de chaleur extrême.L'aide humanitaire immédiate reste vitale, et les efforts de l'IFRC se concentrent désormais sur les besoins de relèvement rapide. Il s'agit notamment de l'accès à des abris plus permanents répondant aux besoins fondamentaux des populations, ainsi que de l'accès durable à l'eau et à l'assainissement et du soutien à la restauration des moyens de subsistance détruits. Ces besoins à moyen et long terme deviennent un axe important des efforts de l'IFRC, qui travaille avec la Société de la Croix-Rouge du Myanmar et les partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).L'étendue géographique et l'ampleur de la catastrophe - plus de 1,3 million de personnes touchées dans cinq États et régions du pays - signifient qu'un financement international supplémentaire est nécessaire de toute urgence.L'IFRC a lancé un appel d'urgence de 100 millions de francs suisses immédiatement après la catastrophe, dont la majeure partie sera investie sur deux ans pour venir en aide à 100 000 personnes. Cet appel est lancé dans un pays où la population a été confrontée à de multiples chocs ces dernières années, notamment à des inondations sans précédent il y a seulement sept mois et à des hostilités persistantes. Mais à ce jour, cet appel de la FICR n'est financé qu'à hauteur de 15 %, ce qui laisse un vide considérable.L'IFRC et laCroix-Rouge du Myanmar sont actives depuis le premier jour et continuent de fournir des services humanitaires complets à Bago, Mandalay, Naypyidaw, Sagaing et dans le sud de la province de Shan. La Croix-Rouge du Myanmar a accès à la grande majorité des zones touchées par le tremblement de terre et a procédé à des évaluations rapides des besoins avec l'IFRC et en coordination avec les agences humanitaires. Les principaux besoins identifiés sont les soins de santé, les abris, la nourriture, l'eau et l'assainissement, la fourniture d'argent liquide et d'articles de secours d'urgence, tout en répondant aux besoins spécifiques des jeunes, des personnes âgées et des personnes vivant avec un handicap.À ce jour, plus de 84 000 personnes ont bénéficié de l'aide de la Croix-Rouge du Myanmar. Plus de 20 000 litres d'eau potable sont distribués chaque jour et 250 tonnes d'articles de secours sont arrivées dans le pays. L'IFRC a également déployé 24 membres du personnel d'intervention rapide de son réseau de Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont 65 % de femmes. Mais si les besoins immédiats restent critiques, le rétablissement du Myanmar sera un long chemin, avec un soutien international fort nécessaire dans les mois à venir.« L'assistance initiale et la couverture complète des besoins sont essentielles pour permettre aux populations de commencer à reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance dans un contexte où le temps est compté », a déclaré Nadia Khoury, chef de la délégation de l4IFRC au Myanmar.« Avant le tremblement de terre, la Croix-Rouge du Myanmar était déjà présente dans une grande partie des zones sinistrées et continuera de l'être, aidant les communautés dans des camps temporaires, des monastères, des mosquées et des églises. Ses volontaires inspirés et dévoués ont la confiance, la portée et les connaissances locales nécessaires pour faire une réelle différence dans les communautés touchées. Mais il ne s'agit pas seulement de répondre aux besoins immédiats - le chemin vers le rétablissement de ces populations sera long. L'investissement est essentiel, non seulement pour aujourd'hui mais aussi pour l'avenir».Le travail de relèvement constitue la majeure partie de l'appel de 100 millions de francs suisses. Il s'agit notamment de rétablir les moyens de subsistance et la résilience des communautés - aide en espèces et en bons d'achat, abris provisoires, assainissement, soutien à l'agriculture et formation professionnelle. La réduction des risques de catastrophes au niveau communautaire, la santé publique dans les situations d'urgence, la réhabilitation des infrastructures communautaires telles que les cliniques, les écoles et l'accès à l'eau seront également planifiées grâce à des investissements dans les acteurs humanitaires nationaux tels que la Croix-Rouge du Myanmar, qui sont en mesure de fournir l'aide humanitaire la plus efficace et la plus percutante.L'IFRC remercie ses donateurs et ses Sociétés membres de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour leur soutien précieux sous forme de ressources en nature et de financement.L'IFRC continue d'appeler les donateurs, les partenaires et la communauté internationale à apporter leur soutien pour répondre aux besoins de la population du Myanmar, aujourd'hui et dans les mois à venir.Pour plus d'informations sur les opérations de secours en cours au Myanmar ou pour organiser une interview, veuillez contacter : [email protected] Yangon:Swe Zin Myo Win,+95 979 595 6050A Kuala Lumpur:Maryann Horne, +61 476 006 007A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67 Hannah Copeland, +41 76 236 91 09Note aux éditeursLe matériel audiovisuel est disponible sur ce lien.

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Urgence

Myanmar: Tremblement de terre

Un tremblement de terre dévastateur d'une magnitude de 7,7 a frappé le centre du Myanmar le 28 mars à 13h10 heure locale, son épicentre se situant à seulement 17 kilomètres de Mandalay. Il a été suivi d'une puissante réplique d'une magnitude de 6,4, qui a intensifié les destructions. Des bâtiments entiers se sont effondrés, des infrastructures essentielles ont été gravement endommagées et les communications restent coupées dans de nombreuses régions. La Croix-Rouge du Myanmar a activé ses centres d'opérations d'urgence et déployé des volontaires pour les opérations de recherche et de sauvetage. L'ampleur de la catastrophe n'est pas encore connue, mais les premiers rapports font état de besoins humanitaires importants. Votre contribution soutiendra la Croix-Rouge du Myanmar dans ses efforts pour secourir les survivants, apporter des soins urgents et aider les gens à se rétablir.

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Un puissant tremblement de terre secoue le centre du Myanmar: La Croix-Rouge intervient

Un puissant tremblement de terre, d'une magnitude de 7,7 sur l'échelle de Richter, a frappé le centre du Myanmar à 13h10, heure locale, le 28 mars, causant d'importants dégâts aux habitations, à l'effondrement des bâtiments et aux infrastructures. L'épicentre du séisme se trouvait à environ 17 kilomètres de Mandalay, la deuxième ville du pays. Les équipes d'intervention d'urgence de la Croix-Rouge du Myanmar ont été immédiatement déployées pour fournir des soins d'urgence aux personnes blessées ou à la recherche de proches disparus. Les équipes continuent d'évaluer l'impact sur les personnes touchées par le tremblement de terre. Une forte réplique de magnitude 6,4, survenue à peine 12 minutes plus tard, a intensifié la dévastation, endommageant davantage les structures à Mandalay et Sagaing, compliquant les efforts de sauvetage et faisant craindre de nouvelles victimes. L'étendue des dégâts n'est pas claireL'étendue des destructions et le nombre officiel de victimes ne sont pas encore clairs, mais des dommages importants à des infrastructures clés ont été confirmés :Le pont automobile de Sagaing, qui sert de lien principal avec Mandalay, s'est effondré, ce qui complique encore l'intervention des secours;L'aéroport de Mandalay aurait été touché, mais l'étendue des dégâts n'est pas encore claire.L'université de Mandalay et l'ancien mur du palais de Mandalay se sont effondrés;Le bâtiment du siège de la société de la Croix-Rouge du Myanmar à Nay Pyi Taw et le centre d'opérations d'urgence de Mandalay ont été endommagés;Les communications téléphoniques ont été coupées à Mandalay, Sagaing et dans le sud de l'État Shan, ce qui a entraîné le blocage de l'internet et l'instabilité de la connectivité téléphonique.Regardez cette vidéo de Marie Manrique, chef de délégation par intérim de l'IFRC au Myanmar :Afin de renforcer son soutien, l'IFRC a lancé un appel d'urgence de 100 millions de francs suisses pour aider 100 000 personnes (20 000 ménages) en leur apportant des secours vitaux et un soutien au relèvement rapide au cours des 24 prochains mois. Deux millions de francs suisses ont été débloqués par le biais du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF) afin de soutenir l'opération immédiatement.L'impact du tremblement de terre a dépassé les frontières du Myanmar.À Bangkok, en Thaïlande, à près de 800 kilomètres de là, les secousses ont provoqué des évacuations massives d'immeubles de grande hauteur. La réplique a contribué à accroître l'instabilité, et un gratte-ciel partiellement construit dans le quartier de Chatuchak s'est effondré, sans que l'on connaisse le nombre d'ouvriers qui s'y trouvaient. Les services de métro et de métro léger ont été temporairement suspendus par mesure de sécurité. Les secousses ont également été ressenties dans plusieurs pays, entraînant des évacuations et une panique généralisée.Le premier ministre thaïlandais a déclaré l'état d'urgence à Bangkok, invitant les habitants à évacuer les bâtiments élevés en raison du risque de répliques. Les autorités évaluent la sécurité des infrastructures et les opérations aériennes à l'aéroport Suvarnabhumi devraient connaître des retards dans les jours à venir.

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Communiqué de presse

Séismes en Turquie et en Syrie, deux ans après : Un long chemin vers le rétablissement

Ankara / Damas / Genève - 5 février 2025 - Des centaines de milliers de personnes dont la vie a été bouleversée par les tremblements de terre survenus il y a deux ans en Turquie et en Syrie n'ont toujours pas accès à un logement, met en garde la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le 6 février 2023, une série de tremblements de terre a tué plus de 55 000 personnes en Turquie et en Syrie. Il s'agit des pires tremblements de terre que la région ait connus depuis 20 ans. Deux ans plus tard, des millions de personnes dans les deux pays luttent toujours pour reconstruire leur vie. Un long chemin vers la guérisonEn Turquie, plus de 400 000 personnes continuent de vivre dans des villes-conteneurs temporaires, confrontées à un avenir incertain. En Syrie, bon nombre des personnes touchées par le tremblement de terre étaient déjà confrontées à des crises aggravées : plus d'une décennie de conflit, de difficultés économiques, de phénomènes climatiques extrêmes et d'épidémies. En Syrie, la situation reste incroyablement difficile. Deux ans après le tremblement de terre dévastateur, des millions de personnes luttent encore pour reconstruire leur vie. Pour beaucoup, cette catastrophe a été un nouveau coup dur après plus d'une décennie de conflits, de difficultés économiques, de chocs climatiques extrêmes et d'épidémies, aggravant une crise humanitaire déjà terrible.Besoin de soutienLe Croissant-Rouge turc (CRT) et le Croissant-Rouge arabe syrien soutiennent les personnes touchées par le tremblement de terre depuis le premier jour. Après avoir fourni des services essentiels tels que de la nourriture, de l'eau et des premiers secours dans les premières semaines qui ont suivi la catastrophe, ils continuent d'aider les personnes touchées à plus long terme en leur apportant de l'argent liquide, une aide à la santé mentale et un soutien aux moyens de subsistance. L'assistance en espèces a été vitale pour aider les familles touchées à retrouver un sentiment de stabilité après qu'un quart d'entre elles aient perdu leurs sources de revenus. Le Croissant-Rouge turc a aidé plus d'un million de personnes à recevoir de l'argent liquide, non seulement pour couvrir les besoins de base, mais aussi pour aider à relancer l'économie locale. Les micro-entreprises, les petites et moyennes entreprises et les agriculteurs ont reçu un coup de pouce indispensable à la poursuite de leurs activités, les entreprises dirigées par des femmes et les agricultrices bénéficiant d'un soutien. De même, le Croissant-Rouge arabe syrien a distribué une aide financière polyvalente à 12 890 ménages, fourni des services de santé cruciaux à plus de 5,3 millions de personnes et soutenu les communautés en leur fournissant de l'eau, de l'hygiène et des installations sanitaires pour plus de 5,5 millions de personnes. En outre, le Croissant-Rouge arabe syrien a fourni plus de 20 millions de services humanitaires vitaux en distribuant des colis alimentaires et des articles non alimentaires essentiels tels que des jerrycans, des bâches et des ustensiles de cuisine, entre autres services. Lutte mentaleLe besoin de santé mentale et de soutien psychosocial reste crucial, car les gens continuent de lutter contre le fardeau psychologique du tremblement de terre. Beaucoup ont perdu des proches dans la catastrophe, ont vu leur monde s'écrouler et ont perdu tout ce qu'ils avaient en quelques minutes. Le Croissant-Rouge turc et le Croissant-Rouge arabe syrien ont fourni à des centaines de milliers de personnes un soutien spécialisé en matière de santé mentale. « Mon ancienne vie me manque et je veux y retourner. Je veux une belle maison, mais j'ai besoin d'opportunités pour y parvenir. L'aide que nous avons reçue a été inestimable et j'espère qu'elle ne s'arrêtera pas. Les effets de ce tremblement de terre ne s'estomperont pas en un an ou deux », déclare Gül Ineci, un survivant du tremblement de terre qui vit dans un camp de conteneurs à Kahramanmaraş. Le personnel et les volontaires en Syrie et en Turquie ont subi les effets dévastateurs du tremblement de terre, perdant des proches et des maisons, mais ils continuent à réagir avec un dévouement inébranlable.« Deux ans après le tremblement de terre de Pazarcık du 6 février, nous honorons la mémoire de ceux que nous avons perdus et faisons preuve d'une solidarité inébranlable avec les survivants. Grâce à la force et à la solidarité de notre nation, des organisations humanitaires, des communautés locales et des partenaires mondiaux, nous avons réalisé des progrès remarquables entre la réponse et le rétablissement. En tant que Croissant-Rouge turc, nous restons fidèles à notre mission qui consiste à bâtir des communautés plus sûres et plus résilientes grâce au pouvoir de la compassion et de l'action collective. Ensemble, nous nous efforçons de reconstruire des vies et de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte », a déclaré Fatma Meriç Yılmaz, présidente du Croissant-Rouge turc.« La résilience et la détermination du peuple syrien continuent de nous inspirer, deux ans après le tremblement de terre dévastateur qui a secoué la Syrie. Le SARC est resté inébranlablement aux côtés du peuple syrien, apportant une aide humanitaire cruciale à ceux qui en ont besoin, malgré les immenses défis à relever. Bien que nous ayons fait des progrès significatifs pour répondre aux impacts immédiats de la catastrophe, le chemin de la reconstruction est long. Nous restons déterminés à soutenir les communautés touchées, non seulement en leur apportant une aide d'urgence, mais aussi en leur proposant les solutions à long terme nécessaires pour reconstruire des vies, restaurer les infrastructures et assurer le bien-être des personnes déplacées par le tremblement de terre. Notre travail est loin d'être terminé et nous resterons aux côtés du peuple syrien pour l'aider à reconstruire sa vie, aujourd'hui et dans les années à venir », a déclaré le Dr Hazem Bakleh, président du Croissant-Rouge arabe syrien.Pour de plus amples informations, du matériel audiovisuel ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse :[email protected]À Ankara: Sevil Erkus, +90 536 644 9122 À Beyrouth:Mey Al Sayegh, +96176174468À Budapest: Julie Enthoven, +36 70 508 5702À Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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Deux ans plus tard, un survivant du tremblement de terre en Türkiye et en Syrie entrevoit un avenir meilleur, plus sûr et plus sain.

Les tremblements de terre dévastateurs qui ont frappé le sud de la Türkiye en 2023 ont affecté des millions de vies, laissant dans leur sillage destruction et détresse. Parmi les survivants se trouve Canan, une mère de quatre enfants qui, avec sa famille, réside dans une cité de conteneurs à Hatay.L'histoire de Canan est celle d'une persévérance malgré les cicatrices physiques et émotionnelles. « Pendant le tremblement de terre, un mur s'est effondré sur mon visage et mon dos », se souvient-elle. « J'ai été gravement blessée. Cette période a été incroyablement douloureuse. Pendant un certain temps, j'ai été clouée au lit. J'ai suivi de longs traitements. Aujourd'hui, je peux marcher sans déambulateur ».Si Canan a retrouvé sa mobilité après son traitement prolongé, elle a également perdu la vue d'un œil à cause des débris qui lui sont tombés sur le visage. Ce qui l'a le plus affectée, c'est la perte de sa paupière, qui l'a empêchée de fermer l'un de ses yeux.« Je ne supportais pas de me regarder dans le miroir. Je me sentais toujours mal à l'aise de me voir ainsi et je ne voulais pas sortir », a-t-elle déclaré en évoquant la charge émotionnelle que cette expérience lui a fait subir.Pas seulHeureusement, Canan n'a pas eu à affronter seule cet énorme défi. Son rétablissement psychologique a été soutenu par le Croissant-Rouge turc (CRT), qui a offert une aide psychologique aux survivants du tremblement de terre. Ce projet a été réalisé en coopération avec la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), qui a lancé un appel d'urgence mondial dans les jours qui ont suivi les premiers tremblements de terreElle a également reçu une aide cruciale dans le cadre d'un autre programme mené en collaboration par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, qui vise à assurer la sécurité et la protection des personnes qui sont souvent particulièrement vulnérables à la suite d'une catastrophe de grande ampleur - les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés.Ces efforts comprennent une aide financière qui peut apporter aux personnes une plus grande stabilité et une plus grande indépendance tout en les aidant à répondre à d'autres besoins urgents tels que les soins de santé, l'accès aux médicaments, les possibilités d'éducation, l'aide juridique ou le soutien psychologique.Ces services réduisent considérablement les risques que les personnes en situation de vulnérabilité subissent d'autres préjudices, soient maltraitées ou exploitées, et ils augmentent considérablement les chances d'un rétablissement complet et digne.Dans le cas de Canan, le programme lui a permis d'accéder à des services de santé pour une physiothérapie et un traitement visant à restaurer la fonction de ses paupières.Bien qu'elle ne puisse toujours pas voir d'un œil, Canan éprouve un immense soulagement et une grande gratitude pour la chance qu'elle a eue de reprendre confiance en elle.« Ils m'ont beaucoup soutenue », dit-elle à propos du Croissant-Rouge. « Je ne voulais montrer mon visage à personne. J'ai même surmonté cela. Aujourd'hui, je suis très confiante. Je suis normale. Un de mes yeux est aveugle, mais j'ai encore beaucoup d'amis et d'êtres chers.A l'aise et confiantUn autre impact important des tremblements de terre a été sa peur intense d'entrer dans les bâtiments, une réaction courante chez les survivants. « Avant, je ne pouvais pas entrer dans des bâtiments en béton. J'étais terrifiée. Mais après avoir reçu un soutien psychologique hebdomadaire de la part du Croissant-Rouge turc pendant plusieurs mois, j'ai commencé à surmonter cette peur ».Canan peut désormais entrer dans les bâtiments, même dans ceux de grande hauteur.« Pour la première fois après le tremblement de terre, je suis même allée dans l'appartement de ma sœur, au 12e étage. Avant le soutien psychologique, je ne sortais même pas. Maintenant, je me sens plus à l'aise, plus confiante. Je me sens beaucoup mieux », a-t-elle expliqué.Les tremblements de terre ont laissé des millions de personnes sans maison ni moyens de subsistance, et les groupes vulnérables ont été particulièrement touchés. Pour des personnes comme Canan, qui ont dû faire face à des défis physiques et psychologiques, ces mécanismes de soutien offrent une bouée de sauvetage cruciale, permettant aux survivants de retrouver leur dignité et de reconstruire leur vie.Une vie meilleure en perspectiveUne enquête récente a montré que le programme d'assistance en espèces a un impact concret et mesurable. Selon l'étude, 88 % des personnes ayant participé au projet ont fait état d'une amélioration de leurs conditions de vie.L'évaluation de suivi du programme, connue sous le nom de suivi post-distribution, révèle que 51 % des participants ont utilisé l'aide fournie pour réduire ou éliminer les risques de protection liés à la santé.Quatre-vingt-quinze pour cent des personnes ont également fait état d'une amélioration de la communication et des relations au sein du ménage, ce qui renforce les avantages sociaux plus larges de l'assistance.Par Sevil ErkuşChargée de communication senior, Délégation de l'IFRC en Turquie

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Tremblement de terre au Maroc : Un an plus tard, une volontaire innove en aidant son pays à se reconstruire.

Lorsqu'un puissant tremblement de terre d'une magnitude de 6,8 a frappé le Maroc le 8 septembre 2023, Naima a voulu faire ce qu'elle pouvait pour aider les autres dans la province de Chichaoua où elle vivait et travaillait dans le secteur de l'éducation.Il s'agit du tremblement de terre le plus meurtrier au Maroc depuis 2004. Selon les autorités nationales, 2 946 personnes sont mortes et 5 674 ont été blessées. On estime que 59 674 maisons ont été détruites ou endommagées.« Après le tremblement de terre, j'ai eu l'occasion de me porter volontaire auprès du Croissant-Rouge marocain », se souvient-elle. « Dans les premiers jours, j'ai participé à diverses activités, y compris à l'engagement communautaire, dans les Douars [circonscriptions administratives] touchés par le tremblement de terre.« Comme je parle la langue locale, le tamazight, cela m'a permis de me rapprocher des gens et de comprendre en profondeur les besoins de la population, qu'il s'agisse de femmes, d'hommes ou d'enfants, en cette période de crise. »Au début, Naima ne pouvait faire du volontariat que le week-end en raison de son travail. Mais au fil du temps, sa passion pour aider les gens l'a amenée à assumer un nouveau rôle en tant que responsable des abris du Croissant-Rouge marocain dans la province de Chichaoua, dans les montagnes de l'Atlas, l'une des régions les plus durement touchées par le tremblement de terre.Un nouveau terrain d'actionPremière femme à travailler au sein de l'équipe chargée des abris du Croissant-Rouge marocain, son rôle consiste à soutenir la construction d'unités de logement temporaires pour les personnes touchées par le tremblement de terre.Naima rencontre également les femmes des communautés touchées afin de comprendre leurs besoins et leurs préoccupations, et de répondre à toutes les questions qu'elles se posent sur les efforts de relèvement.« J'ai décidé de rejoindre le Croissant-Rouge marocain en tant qu'assistante en charge des abris parce que je voulais être en première ligne pour aider ma communauté à se remettre de ce tremblement de terre dévastateur. J'ai toujours cru au pouvoir du travail d'équipe et je savais qu'en tant que membre de l'équipe des abris, je pourrais avoir un impact direct et significatif sur la vie de ceux qui en ont le plus besoin.« Voir comment de petites actions peuvent faire une différence immédiate face à des besoins énormes a été très gratifiant ».Les efforts des employés et des volontaires du Croissant-Rouge marocain ont également constitué l'épine dorsale de la réponse internationale au tremblement de terre. Avec le soutien de l'IFRC, qui a lancé un appel d'urgence quatre jours après le séisme, le Croissant-Rouge marocain a apporté une aide à plus de 23 000 personnes.Le travail a été difficile - et il se poursuit - mais ce fut aussi une expérience gratifiante pour Naima de voir son travail et son exemple faire la différence pour les habitants de sa province.« Mon engagement auprès du Croissant-Rouge marocain a un impact positif sur ma vie. Je suis très fière d'être volontaire et d'être la première femme à travailler dans le domaine des abris. Cela a motivé de nombreux autres volontaires à s'engager et a également encouragé les femmes des douars touchés à participer aux activités d'hébergement avec plus de confiance.« Il est très important d'impliquer les femmes dans le processus de prise de décision afin de s'assurer que leurs besoins sont pris en compte.»Un soutien accru est encore nécessaireJusqu'à présent, l'aide du Croissant-Rouge marocain a consisté à fournir des produits de première nécessité tels que des kits d'hygiène, des serviettes hygiéniques, des articles ménagers et des colis alimentaires. Plus de 300 unités d'abris temporaires ont été mises en place et il est prévu d'en installer plus de 1 000. Plus de 18 000 personnes ont bénéficié d'une aide en matière d'abris, de logements et d'installations.Les programmes de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance ont aidé 6 500 ménages, tandis que 228 ménages ont reçu une aide financière polyvalente. Plus de 14 000 personnes ont bénéficié d'une aide en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène.Cependant, les communautés au sein desquelles travaille Naima continuent d'avoir besoin de soutien. Certains lui ont fait part des difficultés qu'ils rencontrent pour payer le transport jusqu'au marché hebdomadaire, tandis que d'autres ont indiqué avoir du mal à se procurer des produits d'hygiène ou à accéder à des soins médicaux. L'augmentation du prix des denrées alimentaires a conduit certains à modifier la composition de leurs repas.Le Croissant-Rouge marocain, quant à lui, accélère et intensifie les efforts de relèvement à long terme dans les villages touchés, par le biais d'une aide financière, d'un soutien aux moyens de subsistance, de services de protection et d'une préparation aux catastrophes futures.Il faudra des années pour que les habitants du Maroc se rétablissent complètement, mais le Croissant-Rouge marocain, avec le soutien de ses partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, continuera à travailler avec les communautés dans les zones touchées pour assurer leur rétablissement complet à long terme.Texte de Pamela Riley

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Communiqué de presse

Un an après le tremblement de terre au Maroc et les inondations en Libye

Benghazi / Rabat / Beyrouth / Genève, le 4 septembre 2024 - Un an après le tremblement de terre dévastateur au Maroc et les inondations catastrophiques en Libye, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), aux côtés des Croissants-Rouges marocain et libyen, reste déterminée à soutenir les efforts de relèvement et de reconstruction dans ces régions durement touchées. Ces catastrophes, qui se sont produites à quelques jours d'intervalle en septembre 2023, ont laissé de profondes cicatrices dans les communautés touchées, mais ont également démontré la force et la résilience des personnes concernées.Maroc : Une année de relèvement et de résilienceLe 8 septembre 2023, un tremblement de terre d'une magnitude de 6,8 a frappé la chaîne de montagnes du Haut Atlas au Maroc, affectant plus de 660 000 personnes et causant des destructions massives. Plus de 59 000 maisons ont été endommagées ou détruites, laissant 380 000 personnes sans abri. Dès le début, le Croissant-Rouge marocain s'est mobilisé pour fournir une aide d'urgence, y compris des opérations de recherche et de sauvetage, des premiers secours et la distribution d'articles de première nécessité.Mohammed Bendali, responsable de la gestion des catastrophes, du volontariat en premiers secours et de la jeunesse pour le Croissant-Rouge marocain, a déclaré : « L'ampleur de la dévastation a été immense, mais la réponse l'a été tout autant. Nos volontaires et notre personnel ont travaillé sans relâche pour soutenir les communautés touchées, en fournissant non seulement une aide matérielle, mais aussi un soutien psychosocial et de santé mentale pour aider les gens à surmonter le traumatisme de la catastrophe. »L'accent est désormais mis sur le relèvement précoce, avec des efforts concentrés sur la fourniture d'abris durables et isolés, de salles de classe et de cliniques temporaires, sur l'amélioration de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, et sur la reconstruction des moyens de subsistance, tout en cherchant à compléter le soutien apporté par le gouvernement aux familles touchées. Malgré les difficultés, le Croissant-Rouge marocain reste déterminée à soutenir les familles touchées aussi longtemps que nécessaire.Libye : Faire face aux conséquences d'inondations sans précédentAu début du mois de septembre 2023, la tempête Daniel a déversé de fortes pluies sur la côte nord-est de la Libye, provoquant des inondations catastrophiques qui ont coûté la vie à plus de 5 900 personnes et laissé plus de 43 000 sans-abri. La rupture de deux barrages en amont de la ville - le premier vers 23 heures le 10 septembre, le second vers 1 heure du matin le 11 septembre - a déversé des quantités d'eau catastrophiques sur la ville de Derna. Le Croissant-Rouge libyen (CRL) était sur le terrain immédiatement après la catastrophe, fournissant une aide d'urgence cruciale, notamment des opérations de recherche et de sauvetage, des premiers soins et la distribution de nourriture, d'eau et de matériaux pour la construction d'abris. Tragiquement, la catastrophe a également coûté la vie à plusieurs volontaires du Croissant-Rouge qui s'efforçaient de sauver d'autres personnes.« Un an après, la douleur de la perte est encore profondément ressentie dans les communautés que nous servons », a déclaré Omar Jaouda, Secrétaire général du Croissant-Rouge libyen. « Mais la résilience de la population est remarquable. Nous avons continué à soutenir les personnes les plus touchées, y compris les milliers de personnes toujours déplacées, dans la reconstruction de leurs vies et de leurs maisons. »À l'avenir, le Croissant-Rouge libyen s'oriente vers le relèvement et la résilience à long terme en donnant la priorité à trois domaines clés : premièrement, il s'agit d'accorder une plus grande attention à la planification et à la mise en œuvre du relèvement et de la résilience, en veillant à ce que les communautés soient équipées pour résister aux chocs futurs et pour se rétablir de manière efficace. Deuxièmement, la Société nationale renforcera ses capacités, sa préparation et son état de préparation. Enfin, le Croissant-Rouge libyen améliorera ses pratiques de gestion de la sécurité afin de protéger ses opérations et son personnel, en particulier dans les environnements difficiles, tout en veillant à la responsabilisation dans toutes ses actions afin de maintenir la confiance et la transparence au sein des communautés qu'il sert.L'appel d'urgence de l'IFRC pour la Libye, qui visait à recueillir 20 millions de francs suisses pour faire face à l'ampleur des besoins, a permis de réunir 12,4 millions de francs suisses à ce jour. Ces fonds ont permis de fournir à 130 000 personnes des services essentiels, notamment des abris, des soins de santé et un soutien psychosocial. L'IFRC s'efforce également de renforcer la capacité de la CRSL à répondre aux futures catastrophes en rénovant des installations clés et en équipant un centre d'opérations d'urgence à Derna.Perspectives d'avenir : Un long chemin vers la repriseLe Maroc et la Libye sont tous deux engagés sur la voie d'un redressement long et difficile. L'IFRC, en collaboration avec les Croissants-Rouge marocain et libyen et d'autres Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier, continuera de soutenir ces communautés en leur apportant l'aide nécessaire pour qu'elles puissent non seulement se relever, mais aussi renforcer leur capacité d'adaptation aux catastrophes futures.« Les événements de l'année dernière nous ont brutalement rappelé les vulnérabilités auxquelles sont confrontées les communautés dans les régions sujettes aux catastrophes », a déclaré le Dr Hossam El Sharkawi, Directeur régional de l'IFRC pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. « Mais elles ont également mis en évidence l'importance de la préparation locale et l'impact incroyable des efforts humanitaires collectifs. Nous sommes déterminés à soutenir les Croissants-Rouges marocain et libyen dans leur travail continu pour aider ces communautés à se reconstruire et à prospérer. »Pour plus d'informations ou pour demander une interview sur/depuis le Maroc ou la Libye - ou d'un porte-parole de l'IFRC capable de parler des deux - veuillez contacter : [email protected] A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67Andrew Thomas: +41 76 367 65 87A Beyrouth: Mey Al Sayegh: +961 761 744 68

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Tadjikistan : Des glissements de terrain aux mines terrestres, le partenariat contribue à la sécurité et à la santé des populations

À trois kilomètres de l'école du village de Changal, au Tadjikistan, se trouve un champ de mines. À l'approche des vacances d'été, Saida Meliboeva, professeur de chimie, et d'autres volontaires du Croissant-Rouge du Tadjikistan avertissent les enfants de ne pas s'approcher de la zone dangereuse située à la frontière entre le Tadjikistan et l'Ouzbékistan.Cependant, le bétail pénètre dans le champ de mines et les enfants ainsi que les animaux qui gardent les troupeaux sont en danger. Personne ne sait exactement où se trouvent les mines, car elles ne sont pas indiquées sur la carte. Les informations communiquées par le Croissant-Rouge du Tadjikistan ont permis d'assurer la sécurité des enfants et cela fait 15 ans qu'aucun accident de mine n'est survenu.Ce n'est là qu'une des nombreuses activités essentielles soutenues par un partenariat de trois ans entre l'IFRC et l'UE, qui aide les communautés locales du Tadjikistan à anticiper, répondre et se remettre efficacement de l'impact de multiples chocs et aléas.Les écoliers apprennent également à agir en cas de tremblement de terre, d'autres catastrophes et d'accidents de la vie courante. Lors d'un exercice de préparation organisé par le Croissant-Rouge du Tadjikistan, les élèves ont appris à quitter rapidement les salles de classe et à donner les premiers soins aux blessés.« Notre professeur nous a dit ce qu'il fallait faire en cas de coulée de boue ou de tremblement de terre, ou ce qu'il fallait faire si quelqu'un se cassait un os ou s'il fallait donner les premiers soins », explique Manija, une élève de Panjakent, au Tadjikistan, qui ajoute : « S'il y a un tremblement de terre, nous trouvons un endroit où il n'y a pas de maisons et nous nous asseyons là. Nous devons rester courageux et calmes et sortir sans nous précipiter ».Azambek Dusyorov, volontaire du Croissant-Rouge du Tadjikistan, se souvient encore de l'aspect de la coulée de boue qui s'est approchée de sa maison à Panjakent. Apercevant la masse de terre tombant des montagnes, Azambek a prévenu ses amis et sa famille du danger et a couru se mettre à l'abri en haut de la colline. Heureusement, la maison est restée debout.Depuis, Azambek et d'autres volontaires du Croissant-Rouge ont planté des arbres dans la cour, dont les racines aident à maintenir les masses de terre en place. Une large piste a été creusée à flanc de colline, ce qui permet aux coulées de boue de descendre dans la vallée sans détruire les habitations et les cultures.Lorsque les affrontements se sont intensifiés le long de la frontière entre le Tadjikistan et le Kirghizistan, Abdurahmon Sultan, volontaire du Croissant-Rouge, a commencé à se rendre dans les foyers de la région pour s'assurer que les gens savent comment prendre soin d'eux-mêmes et de leurs voisins en cas de blessure.L'une des maisons qu'il a visitées était celle de Mashkhura Hamroboeva, dans le jamoat de Khistevarz à Khujand. Depuis, les réunions se sont poursuivies et les discussions ont porté sur des sujets de la vie quotidienne. "Nous nous réunissons deux à trois fois par mois. Nous parlons de tout, de la façon de prévenir les engelures en hiver à la façon d'éviter les maladies infectieuses", explique Abdurahmon, 17 ans.Les conseils d'Abdurahmon n'ont pas tardé à s'avérer utiles. Lorsque le fils de Mashkhura, âgé de trois ans, s'est accidentellement renversé une tasse de thé brûlant sur lui, Mashkhura s'est souvenue de ce qu'Abdurahmon lui avait dit. Traditionnellement, une brûlure était traitée avec une pomme de terre coupée, mais cette fois-ci, Mashkhura a trempé la main de l'enfant dans de l'eau fraîche.Ce ne sont là que quelques-unes des actions du Croissant-Rouge du Tadjikistan (soutenues par le partenariat programmatique) qui aident les personnes et les communautés à prévenir de futures catastrophes et à prendre soin d'elles-mêmes pendant les crises qu'elles n'ont pas été en mesure de prévenir.Le partenariat programmatique entre le réseau de l'IFRC et l'Union européenne fournit un financement stratégique, flexible, à long terme et prévisible, afin que les Sociétés nationales puissent agir avant qu'une situation d'urgence ne se produise. Il est mis en œuvre dans 24 pays à travers le monde.

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Qu'il s'agisse d'une inondation, d'un tremblement de terre ou d'une autre crise, les catastrophes ont un impact immédiat et durable sur l'accès à l'eau potable.

Les catastrophes se présentent sous de nombreuses formes, de la violence des tremblements de terre à l'inondation incessante des crues. Au milieu du chaos et de la destruction, un besoin essentiel transcende les spécificités de la catastrophe : l'accès à l'eau potable. Les populations du Maroc et de la Libye ont été confrontées à cette réalité après qu'un tremblement de terre de magnitude 6,8 a frappé le Maroc le 8 septembre 2023 et que des inondations dévastatrices ont submergé certaines parties de l'est de la Libye quelques jours plus tard, à la suite d'une tempête massive.Immédiatement après ces deux catastrophes, la déshydratation est devenue une menace, particulièrement grave pour les populations vulnérables telles que les enfants et les personnes âgées. Cependant, les dangers vont bien au-delà de la soif.« L'eau contaminée, conséquence d'une infrastructure perturbée ou des inondations qui répandent les eaux usées, devient un terrain propice aux maladies d'origine hydrique comme le choléra et la dysenterie», explique Jamilee Doueihy, responsable eau, assainissement et hygiène (WASH) pour l'IFRC dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. « Ces maladies peuvent rapidement submerger des ressources médicales déjà mises à rude épreuve, ajoutant une nouvelle couche de souffrance à une communauté déjà dévastée.»Un équilibre fragile rompuLes catastrophes perturbent l'équilibre délicat de l'infrastructure de l'eau. Les tremblements de terre peuvent rompre les canalisations et endommager les stations d'épuration, tandis que les inondations peuvent les submerger et les rendre inutilisables. La perte d'accès à un approvisionnement en eau propre et fiable se répercute sur l'assainissement, l'hygiène et la capacité à préparer des aliments en toute sécurité.Au lendemain d'une catastrophe majeure telle que l'inondation massive et soudaine en Libye, la présence de cadavres à proximité ou dans les sources d'approvisionnement en eau peut également entraîner de graves problèmes de santé.L'impact va toutefois au-delà des préoccupations sanitaires immédiates. Sans eau pour répondre aux besoins de base, les gens ont du mal à maintenir une bonne hygiène, ce qui augmente le risque d'infection. Les communautés déplacées confrontées à la pénurie d'eau ont souvent recours à des solutions dangereuses, ce qui met encore plus en péril leur santé. La pénurie d'eau peut également ralentir les efforts de relèvement, car les gens sont obligés de passer du temps à chercher de l'eau au lieu de reconstruire leur vie.La bonne nouvelle, c'est que l'approvisionnement en eau potable est un moyen d'intervention efficace en cas de catastrophe. «Au Maroc comme en Libye, l'eau a été un élément essentiel des opérations de secours au cours de la phase initiale des deux situations d'urgence », explique M. Doueihy.Dans de nombreux campements temporaires, qui ont surgi lorsque les gens ont quitté leurs maisons dangereuses, l'eau courante et l'eau potable n'étaient tout simplement pas disponibles. Les gens n'avaient pas non plus accès à des toilettes et à des installations sanitaires.Le Croissant-Rouge marocain, l'IFRC et d'autres Sociétés nationales partenaires ont donc distribué des kits d'hygiène et installé des installations WASH temporaires (toilettes, douches, points d'eau et incinérateurs) pour les personnes vivant dans des installations temporaires, en plus des premiers secours, des tentes d'urgence et d'autres fournitures essentielles.En Libye, le Croissant-Rouge libyen et ses partenaires du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont répondu aux besoins immédiats en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène en distribuant, entre autres, plus de 240 000 bouteilles d'eau et environ 6 000 kits d'hygiène.D'autres sociétés nationales ont soutenu ces efforts. La Croix-Rouge allemande, par exemple, a soutenu l'installation de deux stations de traitement de l'eau, qui ont ensuite été remplacées par des systèmes de filtration qui répondent mieux à l'évolution des besoins. À ce jour, cinq usines de désalinisation simples ont été installées, en plus de l'entretien des puits d'eau souterraine, entre autres.Selon M. Doueihy, le prochain grand défi consistera à aider les communautés à élaborer des solutions à plus long terme.« Nous avons fourni de l'eau potable à la population touchée, mais le passage progressif de la phase d'urgence à une phase de relèvement à long terme signifie que des solutions durables - telles que la réparation des infrastructures endommagées - sont nécessaires pour rétablir la sécurité de l'eau et la capacité des communautés à accéder à de l'eau propre. »La sécurité de l'eau n'est pas un luxe face à une catastrophe, c'est une bouée de sauvetage. En donnant la priorité à l'accès à l'eau potable dans les interventions à court et à long terme en cas de catastrophe, nous pouvons sauver des vies, prévenir les épidémies et donner aux communautés les moyens de se reconstruire. -Soutenez les populations du Maroc et de la Libye sur la voie du relèvement en faisant un don aux deux appels d'urgence : Maroc : Tremblement de terre et Libye : Tempête Daniel.

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Communiqué de presse

Six mois plus tard : « Le Maroc se souvient, nous aussi » - l'appel de l'IFRC pour un soutien continu

Genève/Beyrouth/Marrakech, 7 mars 2024 : Alors que nous atteignons le cap des six mois depuis le tremblement de terre dévastateur qui a frappé le Haut Atlas marocain, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) amplifie son appel à un soutien urgent et continu pour répondre aux besoins persistants des communautés touchées. Le tremblement de terre, d'une magnitude de 6,8, s'est produit le 8 septembre 2023, laissant des milliers de personnes toujours aux prises avec l'absence d'abris stables, d'eau potable et d'installations sanitaires essentielles.En réponse à cette catastrophe, le Croissant-Rouge marocain, avec le soutien de l'IFRC, a apporté son aide à plus de 60 300 personnes, en faisant preuve de résilience et de détermination dans des circonstances difficiles. Avec 450 employés et plus de 8 500 volontaires, le Croissant-Rouge marocain a joué un rôle déterminant dans la réhabilitation de 138 points d'eau dans 16 localités, la distribution de plus de 5 411 kits d'hygiène et l'accès à des abris d'urgence et à un soutien psychosocial dans toutes les régions touchées. Leur engagement inébranlable souligne le rôle auxiliaire du Croissant-Rouge marocain dans les efforts de réponse et de relèvement du gouvernement marocain.Sami Fakhouri, chef de délégation de l'IFRC pour le Maroc et la Tunisie, souligne l'importance de l'action collective en ces temps difficiles :«Notre réponse à ce tremblement de terre a montré le pouvoir de l'humanité face à l'adversité. Cependant, le chemin du relèvement est long et les besoins des communautés touchées restent immenses. Six mois plus tard, le peuple marocain porte la mémoire de ce jour, et il nous incombe à tous de continuer à nous souvenir et à agir. Aujourd'hui plus que jamais, nous devons rester solidaires du peuple marocain pour reconstruire non seulement leurs maisons, mais aussi leurs vies ».Les conséquences du tremblement de terre ont mis en évidence le besoin critique d'abris imperméables, adaptés à l'hiver et, capables de résister aux hivers rigoureux et aux saisons des pluies de la région, ainsi que le besoin pressant d'améliorer l'accès à l'eau potable et aux installations sanitaires afin d'éviter les crises sanitaires. La demande d'articles non alimentaires tels que des couvertures, des vêtements et des produits d'hygiène reste élevée, reflétant les besoins divers et urgents des communautés sur la voie du relèvement.Abdel Salam Makroumy, Directeur général du Croissant-Rouge marocain, revient sur la résilience dont il a fait preuve et sur le chemin qu'il reste à parcourir :"Travailler avec les autorités locales a été crucial pour soutenir nos efforts d'aide humanitaire. Mais notre voyage des opérations de secours au relèvement est revêtu de la détermination et du cœur de nos volontaires et des communautés que nous servons. En regardant vers l'avenir, notre objectif n'est pas seulement de nous remettre de cette catastrophe, mais de mieux nous reconstruire, en veillant à ce que nos communautés soient plus résilientes et mieux préparées à faire face aux défis futurs."Malgré les efforts du Croissant-Rouge marocain et de ses partenaires, l'appel d'urgence de l'IFRC pour la réponse de cette Société nationale, visant 75 millions de francs suisses, a jusqu'à présent recueilli 35 % de son objectif. Le Croissant-Rouge marocain et l'IFRC expriment leur gratitude aux partenaires et aux donateurs pour leurs généreuses contributions.L'IFRC appelle la communauté internationale, les donateurs et les partenaires à redoubler leur soutien et à aider à combler ce déficit par un financement flexible et à long terme. Ce n'est qu'au prix d'un effort collectif soutenu que nous pourrons faire en sorte que la population marocaine reçoive le soutien dont elle a besoin pour se rétablir et prospérer après ce tremblement de terre dévastateur.Pour plus d'informations Pour financer l'appel d'urgence et soutenir le peuple marocain, visitez la page dédiée sur ifrc.org.Pour des séquences b-roll, visitez la salle de presse de l'IFRC.Pour toute demande d'interview, écrivez-nous à l'adresse: [email protected] Genève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06A Beyrouth:Mey Alsayegh: +961 3 229 352

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Après le tremblement de terre, la Croix-Rouge chinoise aide les gens à guérir et à reconstruire

Il y a un peu plus d'un mois, un tremblement de terre d'une magnitude de 6,2 a frappé la préfecture de Linxia dans la province de Gansu en Chine. Le tremblement de terre s'est produit à minuit le 18 décembre 2023, alors que les gens dormaient par une froide nuit d'hiver, détruisant des maisons et faisant des victimes.Grâce à sa capacité de préparation aux catastrophes bien développée et à un mécanisme de coopération établi avec ses sections provinciales, la Société de la Croix-Rouge de Chine a réagi immédiatement, menant rapidement des opérations de sauvetage et d'assistance, tout en faisant preuve de célérité pour sauver des vies.Le premier lot de matériel de secours envoyé par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge est arrivé dans les 12 heures qui ont suivi le tremblement de terre.Dans les heures et les jours qui ont suivi, plus de 20 équipes de secours de la Croix-Rouge, réparties en cinq catégories - de l'aide médicale au soutien psychologique - ont été envoyées dans la zone sinistrée.Les équipes ont effectué un travail d'intervention complet, comprenant la recherche et le sauvetage, le matériel d'aide de base, le soutien psychologique, la fourniture de repas et de sanitaires, la construction de sites de réinstallation, ainsi que le transport et la distribution de matériel d'aide aux sinistrés.Dans les dix jours qui ont suivi le tremblement de terre, les personnes touchées par le séisme ont emménagé dans des abris temporaires propres et chauds et l'enseignement a repris dans les écoles. Maintenant que la réponse rapide est terminée, l'opération est passée à la phase de relèvement et de reconstruction après la catastrophe.La santé mentale : un élément clé du relèvementAvec la normalisation progressive de la vie des gens, certains endroits du village ont commencé à offrir des cours de formation professionnelle tels que la soudure, les soins aux personnes âgées et l'entretien ménager, avec des subventions de formation. Les sessions de formation visent à rendre les gens plus confiants et capables de reconstruire leurs maisons et leurs moyens de subsistance.Un autre élément clé du relèvement consiste à aider les gens à s'adapter aux bouleversements considérables que le tremblement de terre a entraînés dans leur vie. C'est l'une des raisons pour lesquelles les volontaires organisent régulièrement des séances de conseil, ainsi que des activités ludiques et animées et des jeux pour les enfants dans de nombreuses zones de réinstallation.Un enfant demande à Chunhui Ji, chef de l'équipe du service psychologique de la Croix-Rouge de Gansu Mingrui, après une joyeuse séance de jeux sur l'un des sites de réinstallation : « Reviendras demain ?« L'intervention en cas de crise est un élément important du relèvement après une catastrophe », explique Chunhui Ji. « Si des conseils ne sont pas prodigués à temps, la santé psychologique et même physique des personnes touchées s'en trouvera affectée longtemps après la catastrophe, notamment en ce qui concerne la croissance des jeunes. »La différence que fait le conseil se voit dans la façon dont les enfants interagissent entre eux avant et après les séances. Un petit garçon, effrayé par le tremblement de terre et ses conséquences, était réticent à jouer ou à parler. Cependant, après la consultation avec le membre de l'équipe psychologique, sa nervosité s'est considérablement atténuée et il a commencé à participer activement aux jeux avec ses amis.« Les catastrophes telles que les tremblements de terre sont soudaines et provoquent de graves dommages », a déclaré Tao Tian, membre de l'équipe de secours psychologique et médecin à l'hôpital Ningxia Ningan. «Tout au long de la catastrophe et de la période qui suit, les gens peuvent présenter différents degrés de stress psychologique à différents moments, ce qui nécessite des techniques d'intervention adaptées pour aider à restaurer la santé mentale. »La Croix-Rouge de Chine attache une grande importance au bien-être mental des personnes touchées, en donnant la priorité à l'accompagnement psychologique des adolescents et des enfants. Répondant à un besoin impératif, 25 membres des équipes de secours psychologique de la Croix-Rouge du Gansu et du Ningxia ont été pleinement opérationnels sur les sites de réinstallation dès le troisième jour suivant le tremblement de terre.« Les gens sont exposés à des événements extrêmement pénibles lorsque des catastrophes, telles que des tremblements de terre, se produisent chez eux", explique Olga Dzhumaeva, chef de la délégation de l'IFRC pour l'Asie de l'Est. « S'occuper de la santé mentale des gens est une partie essentielle de ce que nous faisons pendant et après une catastrophe. Le soutien psychosocial aux personnes touchées, y compris les enfants, est un élément clé de la réponse humanitaire, qui a un impact inestimable sur la vie des personnes qui en ont cruellement besoin. »Quelques informations de l'agence de presse Xinhua

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Communiqué de presse

La Croix-Rouge entre en action immédiatement après le tremblement de terre au Japon

Tokyo/Beijing/Genève, 3 janvier 2024 - La Croix-Rouge japonaise s'est rapidement mobilisée pour répondre au tremblement de terre de magnitude 7,6 et au tsunami qui a suivi dans la préfecture d'Ishikawa. Les événements survenus le jour du Nouvel An ont causé des dégâts considérables, perturbant l'approvisionnement en électricité et en eau, les communications et les transports. Le bilan est tragique : au moins soixante-deux personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres ont été blessées. Immédiatement après la catastrophe, le réseau national de la Croix-Rouge japonaise a été activé, le personnel du siège de Tokyo étant rapidement déployé pour l'évaluation et la coordination. Les sections locales, soutenues par les hôpitaux et les centres de transfusion de la Croix-Rouge, ont lancé des actions d'intervention. Faisant écho à l'esprit de solidarité, les branches voisines de la Croix-Rouge japonaise ont envoyé des équipes de secours supplémentaires. Nobuaki Sato, Directeur général adjoint du département international de la Croix-Rouge japonaise, a déclaré : « Le tremblement de terre a secoué le pays à son intensité maximale et déclenché l'alerte au tsunami la plus élevée, et les gens n'ont pu s'empêcher de se rappeler le grand tremblement de terre et le tsunami de l'est du Japon qui ont eu lieu il y a 13 ans. Il n'y a pas eu de tsunami majeur, mais il reste encore beaucoup à faire pour accélérer l'évacuation des personnes, la recherche et le relèvement des personnes disparues, l'aide aux personnes évacuées et leur rétablissement. La Croix-Rouge japonaise restera proche des personnes touchées et leur apportera son soutien.» La solide préparation aux catastrophes de la Croix-Rouge japonaise, marquée par un déploiement bien orchestré de ressources et de personnel, a joué un rôle crucial dans cette réponse rapide. Cette préparation est vitale dans un pays comme le Japon, fréquemment confronté à des activités sismiques. Alexander Matheou, Directeur régional de l'IFRC pour l'Asie-Pacifique, a fait remarquer : «Nous sommes aux côtés de la Croix-Rouge japonaise en ces temps difficiles, en particulier pour les personnes déplacées et traumatisées par le tremblement de terre. Bien que la région Asie-Pacifique soit sujette à de fréquentes catastrophes, elle a également prouvé qu'elle était à la pointe de la prévention, de la préparation, de la résilience et de l'innovation humanitaire, nous envoyant ainsi un message fort sur la nécessité urgente de renforcer les réponses humanitaires aux catastrophes et aux crises. Nous remercions nos équipes sur le terrain pour leur réponse rapide et nous reconnaissons que l'impact sera psychologique et pas seulement physique. L'IFRC se tient prête à apporter son soutien.» L'IFRC, par l'intermédiaire de sa délégation en Asie de l'Est, reste étroitement engagée avec la Croix-Rouge japonaise, assurant une approche coordonnée pour faire face aux défis immédiats et futurs posés par cette catastrophe. Pour plus d'informations: Pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected]  À Kaula Lumpur: Afrhill Rances: +60 19 271 3641 A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06

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Communiqué de presse

Tremblements de terre en Turquie et en Syrie : L'IFRC met en évidence le manque de fonds pour les efforts de relèvement

Genève/Ankara/Damas, 5 février 2024 : Un an après les tremblements de terre catastrophiques qui ont dévasté la Turquie et la Syrie, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance aujourd'hui un appel à un regain de solidarité pour répondre aux besoins humanitaires et de relèvement urgents, en soulignant un manque de financement critique dans sa réponse humanitaire en cours.Bien qu'ils aient permis d'atteindre 14 millions de personnes touchées par le tremblement de terre (10,5 millions en Turquie et 3,5 millions en Syrie) grâce aux efforts inlassables de 80 000 volontaires, les appels d'urgence de l'IFRC sont toujours confrontés à des déficits de financement alarmants : 65% pour la Turquie et 43% pour la Syrie. Un an après, les besoins des personnes touchées par l'une des catastrophes naturelles les plus meurtrières du siècle persistent. Les tremblements de terre, qui ont fait plus de 55 000 morts, ont eu des effets dévastateurs sur la vie des gens.Un an après, la Turquie est sur la voie du relèvement, mais les communautés syriennes luttent pour reconstruire leur vie.Jessie Thomson, chef de la délégation de l'IFRC en Turquie, a déclaré : « »« Ce n'est pas le moment de réduire nos efforts. Nous devons au contraire redoubler d'efforts. Malgré d'importantes avancées, le chemin du relèvement est encore long. Les personnes touchées ont maintenant besoin d'aide pour reconstruire leurs entreprises, retrouver les moyens de subsistance qu'elles ont perdus et entamer un lent retour à la normale ».En Turquie, le Croissant-Rouge turc a joué un rôle déterminant dans la fourniture de produits de première nécessité, dont plus de 426 millions de repas chauds et des services médicaux gratuits par le biais de cliniques mobiles. En outre, grâce à un programme de secours en espèces soutenu par le réseau de l'IFRC et des partenaires internationaux, plus de 460 000 familles ont reçu de l'argent pour répondre à leurs besoins de base. Ce programme a également permis de soutenir les petites entreprises et les agriculteurs, tandis que plus de 207 000 personnes ont bénéficié d'un soutien psychosocial.En Syrie, de nombreuses personnes touchées vivaient déjà dans une situation désastreuse, en raison de plus de 13 ans d'instabilité et de conflit. La plupart des villes sont encore en ruines et les infrastructures de base sont gravement endommagées.Mads Brinch Hansen, chef de la délégation de l'IFRC en Syrie, a déclaré :« Nos efforts collectifs avec le Croissant-Rouge arabe syrien ont permis d'atteindre plus de 3,5 millions de personnes. Pourtant, l'ampleur des besoins reste immense en Syrie, des millions de personnes étant toujours confrontées à une extrême pauvreté et à la tâche ardue de reconstruire leur vie au milieu du conflit et des destructions en cours».Le Croissant-Rouge arabe syrien continue d'être une bouée de sauvetage essentielle, en fournissant environ 23 millions de services humanitaires. Les volontaires continuent de fournir à la population de la nourriture, de l'eau, des articles de première nécessité, des soins de santé et un soutien psychosocial.A propos des appels de l'IFRC :L'IFRC a lancé deux appels d'urgence, l'un pour la Turquie et l'autre pour la Syrie, d'un montant de 500 millions de francs suisses ; les deux sont encore largement sous-financés (déficit de financement de 65% en Turquie et de 43% en Syrie). Un soutien et un financement supplémentaires sont nécessaires de toute urgence pour avoir un impact significatif sur la vie des personnes touchées et permettre aux gens de reconstruire leur vie et de contribuer à leurs économies locales dans les deux pays.Pour plus d'informations, pour avoir accés au matériel audio-visuel ou pour arranger une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] Ankara:Miriam Atallah, +90 53 091 70224A Beyrouth:Mey Al Sayegh: +961 761 74468A Genève:Tommaso Della Longa +41797084367Mrinalini Santhanam +41 76 381 5006Andrew Thomas +41 76 367 6587 Carina Wint +47 413 91 873

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Afghanistan : trois mois après le séisme d’Herat, besoin urgent d’abris

Par Mir Abdul Tawab Razavy et Rachel Punitha Les tremblements de terre qui ont frappé l’État d’Herat, dans l’ouest de l’Afghanistan, en octobre 2023, ont détruit des maisons et coûté des vies sur une vaste étendue de terrain montagneux, depuis la ville principale de l’État, Herat, jusqu’aux villages de montagne situés à des kilomètres de là. L'épicentre a été enregistré près d'une chaîne de montagnes juste à l'ouest de l'État d'Herat, entraînant des destructions généralisées dans plus de 380 villages. La plupart des victimes étaient des femmes et des enfants. Les membres survivants de la famille se sont retrouvés plongés dans la dure réalité de la perte et du désespoir, à l’approche de l’hiver et de leurs maisons en ruines. Autrefois fières gardiennes de petits troupeaux de moutons, les familles sont désormais confrontées au défi de taille de reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance. Mais leur appel le plus immédiat est un abri sûr et chaud alors que les températures continuent de baisser. « Nous avons besoin d'aide pour reconstruire nos maisons », disent constamment les villageois aux équipes du Croissant-Rouge afghan et de l'IFRC qui visitent les villages et offrent un large éventail de soutien. Un soutien supplémentaire est nécessaire de toute urgence Le Croissant-Rouge afghan et la Fédération internationale ont travaillé ensemble pour aider les populations à reconstruire leurs maisons et à donner un sens à ce qui s'est passé. Le Croissant-Rouge afghan a déployé plus de 200 employés et volontaires, fournissant des abris d'urgence, des articles ménagers, de la nourriture, des services de santé et des articles WASH à plus de 112 000 personnes dans 40 villages. L’aide alimentaire qu’ils ont fournie a touché plus de 7300 ménages, tandis qu’une aide en espèces d’une valeur de plus de 22000 dollars américains (1568000 AFN) a été fournie à 410 familles. Les services de santé, notamment de santé mentale et de soutien psychosocial, ont été étendus à plus de 12000 personnes, avec le soutien de la Croix-Rouge danoise, de la Croix-Rouge norvégienne et de l'IFRC. Dès le début des tremblements de terre, plus de 15 000 articles d’abris d’urgence (bâches ou tentes) ont été distribués, tandis que le personnel et les bénévoles des équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge travaillent 24 heures sur 24 pour trouver des solutions d’abris permanents appropriés. Depuis lors, des ingénieurs en abris ont été déployés dans les zones et évaluent leurs besoins en abris en vue d'un achat immédiat. En collaboration avec le Croissant-Rouge afghan, l'IFRC a mobilisé un soutien financier supplémentaire pour Herat par le biais de son réseau et de l'appel d'urgence plus large pour la crise humanitaire en Afghanistan. Mais il faut faire davantage pour garantir que les habitants de l’État d’Herat disposent de ce dont ils ont besoin pour affronter les nuits de froid glacial. Creuser pour rester au chaud Dans un village à flanc de montagne, Abdul Qayoum est aux prises avec la responsabilité de quatre enfants, dont deux très jeunes enfants. Comme leur tente offrait peu de protection contre le froid mordant et les vents incessants, surtout pendant la nuit, ses enfants frissonnaient nuit après nuit. N'ayant pas d'autre choix, Abdul Qayoum a commencé à travailler sans relâche, creusant le sol impitoyable dans une tentative désespérée de créer un espace plus sûr, dans lequel il pourrait s'installer avec ses enfants afin que les vents hurlent devant eux. Ses yeux reflétaient un mélange de détermination et de désespoir alors qu’il expliquait le sort de sa famille. Dans ce village, les équipes de l'IFRC ont également observé un groupe de mères et de grands-mères qui tentaient de monter une tente à mains nues dans le froid. Ils espéraient qu’il résisterait aux vents violents de la nuit. Un abri plus résilient Afghan Red Crescent and IFRC shelter teams have been working urgently along with other humanitarian organisations to approve a shelter design that can be constructed locally and will be able to withstand further shocks. “We will be including volunteers from villages and local masons from the cities in our training sessions on how to mount proper bracing for the walls of their new shelters,” says an IFRC Shelter specialist deployed to Herat. “The homes that were destroyed in the earthquake were all made of mud or clay and were built by hand. Unfortunately, that is why they were reduced to rubble so fast. "Maintenant, nous voulons nous assurer qu'ils savent comment inclure des renforts en métal ou même en bois dans leurs murs et leurs toits afin que leurs maisons puissent résister à un plus grand degré de choc." ‘Mon seul espoir’ En attendant, les gens tentent de garder espoir, même s’ils pleurent ce qu’ils ont perdu. Halima [nom fictif], 45 ans, dit qu'elle peut profiter d'un peu de chaleur pendant une courte période lorsqu'elle cuisine dans sa tente pour se réchauffer. Elle admet que ce n’est pas très sûr, mais elle n’a pas d’autre choix. Halima avait adopté un jeune garçon de sa communauté car elle n’avait pas d’enfants. C'est l'une des nombreuses façons dont les gens veillent les uns sur les autres au sein de la communauté, dit-elle. Malheureusement, son fils adoptif a perdu la vie dans le tremblement de terre. « Il était mon seul espoir », dit-elle avec une expression de profonde angoisse.

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Maroc : Trois mois après le séisme, les équipes du Croissant-Rouge aident les communautés à se préparer à l'hiver

Trois mois après le tremblement de terre de magnitude 6,8 qui a frappé le Maroc le 8 septembre, faisant des milliers de morts et de blessés et causant des destructions massives, le Croissant-Rouge marocain s'efforce toujours de venir en aide à des milliers de personnes, dont beaucoup vivent encore dans des abris temporaires et des tentes à l'approche de l'hiver dans les montagnes de l'Atlas. Immédiatement après le séisme, les équipes du Croissant-Rouge marocain se sont rendues sur le terrain, en étroite coordination avec l'IFRC et les autorités locales, afin d'évaluer la situation, de soutenir les opérations de recherche et de sauvetage et d'apporter une aide aux personnes touchées. La Société du Croissant-Rouge marocain a notamment apporté les premiers soins et un soutien psychosocial, aidé à transporter les blessés vers les hôpitaux, évacué les personnes des bâtiments endommagés et contribué à la gestion de l'enterrement dans la dignité. D'autres sociétés nationales ont également prêté main forte. Avec le soutien du Croissant-Rouge du Qatar, par exemple, le Croissant-Rouge marocain a distribué des tentes, des matelas, des couvertures et des kits de cuisine dans de nombreuses communautés montagnardes isolées. Le 12 septembre, l'IFRC a lancé un appel d'urgence de 100 millions de francs suisses pour intensifier les efforts de secours du Croissant-Rouge marocain. Cet appel fait suite à l'allocation d'un million de francs suisses du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) de l'IFRC pour soutenir les actions du Croissant-Rouge marocain sur le terrain. Ces fonds ont permis au Croissant-Rouge marocain de fournir des services de santé, de l'eau potable, des services d'assainissement et d'hygiène, des abris, des articles de secours, de la nourriture, un soutien aux moyens de subsistance, une protection et des activités d'engagement communautaire. Ce travail se poursuit. Mais les besoins restent importants et les communautés sont toujours vulnérables. Les photos ci-dessous donnent un aperçu du type d'aide apportée jusqu'à présent et de la situation difficile à laquelle les populations sont confrontées alors que les communautés de haute altitude et de montagne se préparent à l'hiver. Pour en savoir plus sur l'aide apportée par ce financement, cliquez ici.. Aujourd'hui encore, le traumatisme du tremblement de terre reste présent dans les esprits. À Ighermane, un village situé dans la montagne de la province de Chichaoua, les familles s'inquiètent non seulement des répliques, mais aussi de la façon de se protéger du froid et de se nourrir pendant les mois d'hiver. Les températures ont fortement baissé et les stocks de nourriture sont au plus bas. Le tremblement de terre a également laissé des familles dans de nombreux villages comme Ighermane sans toilettes, sans accès à l'eau courante ou sans installations pour se laver ou faire la lessive. Les équipes du Croissant-Rouge ont également travaillé avec les membres des communautés dans de nombreux endroits, comme Tagadirt, qui a été presque entièrement détruit par le séisme, pour installer des latrines, des douches et davantage de points d'eau afin d'améliorer les conditions de vie des personnes qui ont perdu leur maison. Depuis le tremblement de terre, des centaines de camions de ravitaillement - remplis de tentes, de couvertures, de matelas, de jerricanes, de vêtements et de nourriture - ont été envoyés dans les provinces d'Al Haouz, de Chichawa et de Taroudant touchées par le tremblement de terre. L'IFRC et la MRCS continuent de s'engager auprès des communautés, d'être à l'écoute de leurs besoins afin d'offrir le soutien au relèvement le plus efficace. L'IFRC et le Croissant-Rouge marocain restent à l'écoute des habitants des montagnes de l'Atlas afin de les aider à passer l'hiver, à se préparer à d'éventuels chocs futurs et, enfin, à retrouver la vie qu'ils avaient avant ce tremblement de terre catastrophique.

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Communiqué de presse

L'IFRC intensifie ses efforts d'aide en réponse au tremblement de terre de Karnali au Népal : Lancement d'un appel d'urgence

Katmandou/ Kuala Lumpur/ Genève, 10 novembre 2023 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel d'urgence de 5 millions de francs suisses afin d'intensifier les efforts de secours et d'intervention de la Croix-Rouge du Népal. Vendredi dernier, un tremblement de terre de magnitude 6,4 a frappé l'ouest du Népal juste avant minuit, causant d'importants dégâts et une grande détresse. La secousse, centrée sur Ramidanda, dans le district de Jajarkot de la province de Karnali, est la plus récente d'une série d'événements sismiques qui ont affecté la région cette année. On estime que 38 000 familles ont été touchées par le tremblement de terre, dont environ 30 000 maisons détruites ou endommagées. Depuis que la catastrophe a frappé, la Croix-Rouge du Népal soutenu par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et de ses partenaires, travaille avec les autorités locales. Ils soutiennent les opérations de recherche et de sauvetage, fournissent les premiers secours, un soutien psychosocial, des services d'ambulance et une aide d'urgence aux personnes touchées. Immédiatement après le tremblement de terre, l'IFRC a alloué 775 395 francs suisses de son Fonds d'urgence pour les secours en cas de catastrophe (DREF) pour soutenir les familles touchées. Les sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et leurs partenaires dans le pays se sont également engagés à apporter leur soutien en cette période cruciale. Hervé Gazeau, coordinateur de programme à l'IFRC et porte-parole basé à Katmandou, a déclaré : «La Croix-Rouge népalaise est sur le terrain depuis le premier jour. Avec le soutien de l'IFRC et de ses partenaires, elle fournit des services d'urgence et de secours essentiels dans les districts touchés, qui sont assez difficiles d'accès dans les zones montagneuses. Alors que nous sommes engagés dans une course contre la montre et qu'il est urgent d'atteindre les plus vulnérables, l'IFRC lance un appel pour soutenir les familles touchées par le tremblement de terre, notamment en raison de l'arrivée de l'hiver au Népal. «L'IFRC et ses partenaires s'engagent à apporter leur soutien continu au NRCS tout au long du processus, alors qu'ils s'efforcent d'aider les familles touchées dans la région.» La Croix-Rouge du Népal travaille en étroite collaboration avec les autorités népalaises, en s'appuyant sur ses relations établies, afin d'accélérer l'acheminement de l'aide. Les efforts actuels portent sur la distribution d'articles de première nécessité tels que des tentes, des couvertures et des matelas, ainsi que sur la préparation des hôpitaux à d'éventuels besoins urgents en matière d'approvisionnement en sang. Les volontaires et les équipes d'intervention de la Croix-Rouge népalaise s'efforcent également d'apporter un soutien psychosocial aux personnes qui ont perdu des proches. Une assistance immédiate est actuellement en cours, mais des milliers de familles touchées restent dans des espaces ouverts, sans autre abri et dans la crainte d'une nouvelle secousse. Avec l'arrivée de l'hiver, il est devenu impératif de disposer d'abris de secours et d'articles chauds de première nécessité. Plus d'informations Pour plus de détails sur notre réponse au tremblement de terre au Népal, visitez le site internet de la Société de la Croix-Rouge du Népal ou la page d'appel d'urgence de l'IFRC. Pour demander une interview, veuillez contacter : [email protected] Au Népal: Herve Gazeau: +977 1 4285843 A Kuala Lumpur: Afrhill Rances: +60 19 271 3641 A Genève:  Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67  Mrinalini Santhamam: +41 76 381 50 06