Inondation

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Communiqué de presse

Déclaration : L'IFRC exprime sa profonde tristesse et sa douleur suite au décès de la volontaire Samiha Rakhamiya du Croissant-Rouge arabe syrien

Genève, 8 février 2026 – L'IFRC exprime sa profonde tristesse et son immense chagrin à la suite du décès de la volontaire Samiha Rakhamiya du Croissant-Rouge arabe syrien, survenu alors qu’elle menait une mission humanitaire de secours en faveur de personnes bloquées par des inondations dans la zone rurale de Lattaquié.L’incident s’est produit aux alentours de minuit, dans la nuit du 7 au 8 février, lorsqu’un véhicule a été emporté dans une vallée dans la région de Jabal al-Turkman, entraînant la mort de Samiha et des blessures de gravité variable chez quatre volontaires. Un cinquième volontaire a été blessé lors des efforts de sauvetage d’un enfant coincé par les inondations.Samiha a servi le Croissant-Rouge arabe syrien pendant plus de 12 ans, faisant preuve d’un dévouement et d’un courage remarquables tout au long de son engagement humanitaire. Elle figurait parmi les premiers intervenants lors des séismes et des incendies et occupait récemment le poste de coordinatrice de la gestion des catastrophes à Lattaquié, laissant une empreinte durable auprès de ses collègues et des communautés qu’elle soutenait.L’IFRC présente ses sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à ses collègues du Croissant-Rouge arabe syrien, et souhaite un prompt rétablissement aux volontaires blessés.Pour plus d’informations ou pour organiser une interview, veuillez contacter : [email protected]

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Article

Face aux vagues de chaleur et aux inondations, la Croix-Rouge mexicaine et la Zurich Climate Resilience Alliance promeuvent des solutions locales pour mesurer et renforcer la résilience des communautés.

Ceci est une adaptation de l’article original rédigé par Brenda Ávila Flores, Francisco Gabriel Reyes Gil, Jessica Rosales, Karla Hernandez et Daniela Aguilar, publié le 15 décembre 2025.Le Mexique est vulnérable à une variété de risques liés au climat. Il s’agit notamment des sécheresses dans la région désertique du nord, des gelées dans le nord-ouest et le nord-est, des fortes pluies dans le sud, ainsi que des cyclones tropicaux le long des côtes.Selon le Centre national de prévention des catastrophes du Mexique, environ 80 % des coûts liés aux catastrophes au Mexique entre 2000 et 2022 étaient associés à des événements liés à l’eau.Les inondations dans le pays ont constamment causé des dommages aux infrastructures, des pertes en vies humaines, le déplacement de communautés et des pertes économiques.Les vagues de chaleur sont également fréquentes au Mexique durant l’été ; toutefois, la Commission nationale de l’eau indique que la majeure partie du pays a enregistré des températures supérieures à la moyenne en raison du changement climatique.Deux lieux contrastés illustrent bien cette réalité : Mexicali et Veracruz (Sotavento). Ces zones diffèrent fortement en termes de géographie, de menaces, de vulnérabilités et de capacités.Mexicali est un centre urbain situé à la frontière nord, où les habitants travaillent dans l’agriculture, l’industrie et les services, mais doivent faire face à une chaleur extrême, à de faibles précipitations et à des options de refroidissement limitées.À l’inverse, les communautés périurbaines et rurales de la région de Sotavento dépendent de l’agriculture, connaissent des précipitations abondantes et ont accès à des systèmes fluviaux. Toutefois, elles sont constamment exposées aux inondations et aux cyclones tropicaux.Mesure de la résilience climatique des communautés.Au cours des derniers mois, la Croix-Rouge mexicaine a utilisé le cadre « Climate Resilience Measurement for Communities » (CRMC) pour guider un processus holistique et participatif. Le CRMC est un processus basé sur des données qui aide les communautés à évaluer et à mesurer leur résilience face aux aléas climatiques. Ensuite, à partir des résultats, elles peuvent identifier et mettre en œuvre des interventions visant à renforcer la résilience, puis effectuer de nouvelles mesures afin de suivre les améliorations.Ce processus de mesure a pris en compte les préoccupations des populations concernant les inondations dans les communautés de Veracruz, ainsi que les implications sanitaires liées aux maladies à transmission vectorielle favorisées par la chaleur à Mexicali.Le cadre permet d’obtenir des informations spécifiques au contexte sur la résilience climatique. En reliant les connaissances locales à l’action régionale, la Croix-Rouge mexicaine et ses partenaires répondent aux risques immédiats de chaleur extrême et d’inondations, tout en contribuant à façonner des solutions systémiques pour l’avenir du Mexique.Le programme travaille avec les populations locales afin de renforcer la résilience aux inondations aux niveaux des ménages et des communautés, en mettant en œuvre des interventions telles que la création de brigades communautaires, l’élaboration de plans familiaux d’urgence et le renforcement de la sensibilisation aux risques à travers des foires communautaires sur la résilience.Dans les zones rurales comme urbaines, la Croix-Rouge mexicaine facilite la collaboration et l’intégration avec divers secteurs, notamment la santé, l’éducation, les universités et la protection civile. Ces connaissances et cette expérience sont partagées avec les communautés, les professionnels et les responsables politiques, et servent à promouvoir de meilleures lois, politiques et plans.Les vagues de chaleurCes dernières années, Mexicali a enregistré des températures estivales record et une augmentation du nombre de vagues de chaleur. En 2024 seulement, 47 décès ont été directement attribués à la chaleur extrême, marquant une hausse notable par rapport aux années précédentes. Cette tendance souligne l’urgence de traiter la chaleur extrême comme un enjeu majeur de santé publique.À Mexicali, les familles et les travailleurs dépendent d’infrastructures améliorées et d’équipements de protection, tels que la climatisation, des bâtiments à isolation thermique et des centres publics de rafraîchissement. Il ne s’agit pas seulement de protéger leur santé, mais aussi de préserver leurs moyens de subsistance et leurs activités économiques.Cependant, la climatisation n’est pas accessible à tous, et les communautés marginalisées subissent souvent des coupures de courant, ce qui accroît leur vulnérabilité. Cela met en évidence la nécessité d’explorer des solutions alternatives de rafraîchissement abordables et accessibles afin d’assurer une protection contre la chaleur pour les personnes les plus vulnérables.L’évaluation menée dans le cadre du CRMC a permis d’identifier des opportunités pour améliorer la compréhension et la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature (SfN), qui visent à protéger, gérer et restaurer les écosystèmes afin de relever les défis climatiques.« Il n’existe pas d’approche unique pour renforcer la résilience climatique. »Équipe du Programme Résilience de la Croix-Rouge mexicaine.Ouragans et tempêtes.Les municipalités de la région de Sotavento, dans l’État de Veracruz, sont régulièrement touchées par des ouragans et des cyclones tropicaux. Ces événements entraînent de fortes précipitations, provoquant des inondations dans le bassin ainsi que dans les zones basses.Un facteur clé de la résilience de la région est l’existence de brigades communautaires : des groupes locaux formés à la préparation et à la réponse aux catastrophes. L’analyse CRMC a identifié une opportunité de renforcer ces brigades en leur offrant davantage de formation et de coordination, et en les reliant à des systèmes d’alerte précoce (SAP), qui ont actuellement une portée limitée au niveau local. Cela permettra de garantir que les groupes les plus vulnérables reçoivent des informations en temps utile, les incitant à adopter des mesures salvatrices et à réduire les pertes et les dommages.« Bien que chaque communauté ait ses propres spécificités, la recherche menée dans le cadre du CRMC au sein de plusieurs communautés révèle des tendances quant à l’impact des inondations et de la chaleur extrême sur les structures sociales et économiques.Équipe du Programme Résilience de la Croix-Rouge mexicaine.Une approche collaborative.Le processus CRMC produit des informations localisées et à jour, qui offrent un éclairage précieux à la fois sur les lacunes et sur les opportunités.La Croix-Rouge mexicaine utilise ces résultats pour concevoir et mettre en œuvre des actions de résilience répondant à des besoins réels, tout en renforçant les capacités existantes. Guidée par les objectifs du programme, la Croix-Rouge mexicaine s’efforce d’intégrer la résilience climatique à la gestion des risques de catastrophes et d’élargir l’accès aux SAT pour les inondations et les vagues de chaleur au sein des populations les plus vulnérables.Ces résultats soulignent l’importance de promouvoir des mesures de résilience adaptées au contexte, et d’influencer les acteurs locaux et régionaux afin de faire face aux défis communs.Dans la mise en œuvre du CRMC, la Croix-Rouge mexicaine a adopté une approche innovante de collecte des données, adaptée aux contextes urbains et conçue pour protéger le personnel et les volontaires dans des environnements complexes.Plutôt que de mener des enquêtes de porte à porte, des foires sur la résilience ont été organisées à Mexicali et Veracruz. Ces événements ont réuni les membres des communautés afin qu’ils participent activement à la mesure du CRMC, ainsi qu’à des activités interactives visant à renforcer la sensibilisation aux risques présents sur leurs territoires.En outre, des données ont été collectées à travers des groupes de discussion et des entretiens avec des parties prenantes clés. Il s’agissait notamment de leaders communautaires et d’autorités gouvernementales issues de diverses organisations de protection civile.Cette mobilisation en temps opportun a permis d’impliquer dès le départ des acteurs clés et des partenaires potentiels, renforçant ainsi la confiance et la crédibilité.Cet engagement se poursuit aujourd’hui, alors que la Croix-Rouge mexicaine communique les principaux résultats du CRMC aux décideurs et aux communautés, renforçant la responsabilité partagée, donnant aux acteurs locaux les moyens de conduire les efforts de résilience et veillant à ce que les actions soient appropriées par les personnes les plus touchées.Pour compléter les actions menées par la Croix-Rouge mexicaine au niveau local, l’IFRC veillera à ce que les enseignements tirés de cette initiative soient reconnus, adoptés et reproduits à l’échelle internationale dans plusieurs domaines stratégiques.

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Urgence

Mozambique: Inondations 2026

Depuis fin décembre 2025, des pluies incessantes et le débordement des rivières ont provoqué des inondations dévastatrices dans tout le Mozambique. Les inondations ont touché plus de 650 000 personnes et détruit des maisons, des moyens de subsistance, des récoltes, des systèmes d'approvisionnement en eau et des infrastructures essentielles dans sept provinces. Avec de nouvelles précipitations prévues et la saison des cyclones qui bat son plein, les familles déplacées par les inondations sont confrontées à des risques croissants de maladies, de famine et de perte prolongée de dignité, tandis que les intervenants nationaux et locaux sont débordés. La Croix-Rouge mozambicaine, avec le soutien de l'IFRC, évacue les communautés à risque, fournit des secours d'urgence, apporte une aide sanitaire et WASH, et intensifie l'aide au relèvement rapide. Mais la Croix-Rouge mozambicaine a besoin de toute urgence de ressources supplémentaires pour continuer à venir en aide aux plus vulnérables.

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Article

Cap-Vert : la Croix-Rouge aide les communautés touchées par les inondations à se relever et à se reconstruire

Il y a quatre mois, les îles de São Vicente et de Santo Antão, au Cap-Vert, ont été frappées par des pluies torrentielles provoquées par la tempête tropicale Erin. En l’espace de quelques heures, les rues se sont transformées en torrents impétueux, emportant tout sur leur passage.Des milliers d’habitations ainsi que des infrastructures essentielles ont été détruites ou gravement endommagées. Sans une solidarité nationale et internationale, couplée d’une réponse rapide et coordonnée, de nombreuses familles n’auraient pas pu remonter la pente.A Bela Vista, l’un des quartiers les plus durement touchés de Covada de Bruxa, à São Vicente, les traces visibles des inondations se sont peu à peu estompées, mais les séquelles invisibles persistent.Derrière le retour apparent à la normale, des milliers de familles continuent de faire face aux conséquences durables des inondations, luttant chaque jour pour reconstruire leurs vies et retrouver leur dignité.« Quand l’inondation a commencé, je n’étais pas à la maison. J’ai couru pour rentrer, afin d’essayer de sauver mon enfant qui était resté à la maison et quelques affaires, mais l’eau était déjà partout », raconte Vera Lucia Andrade, mère de six enfants et vendeuse de rue. Comme des milliers d’autres familles, elle a beaucoup perdu.Une réponse d’urgence vitaleDès les premières heures qui ont suivi les inondations, la Croix-Rouge du Cap-Vert, appuyée par l’IFRC, s’est mobilisée. Des centaines de volontaires ont été déployés aux côtés des autorités pour porter secours aux populations affectées. L’IFRC a lancé un appel d’urgence de 3 millions de francs suisses et mobilisé 565 000 francs suisses à partir de son Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) afin de soutenir la Croix-Rouge du Cap-Vert dans l’assistance aux personnes touchées. Des équipes spécialisées, dont des équipes d’intervention d’urgence (ERU), ont également été déployées pour renforcer la réponse.A ce jour, plus d’un millier de familles ont reçu une aide, notamment des kits alimentaires et des articles ménagers de première nécessité, tandis que plus de 470 familles ont bénéficié d’un soutien sanitaire. Les activités de promotion de l'hygiène ont également touché plus de 8 400 personnes, aidant les communautés à préserver leur santé et leur bien-être.Soutenir le relèvement des familles les plus vulnérablesAlors que la phase d’urgence laisse progressivement place au relèvement, l’accent est désormais mis sur la restauration des moyens de subsistance. Quelque 580 ménages à São Vicente et de Santo Antão, ont commencé à recevoir une assistance en espèces de 26 000 escudos cap-verdiens (CVE), soit 235 euros afin de les aider à répondre à leurs besoins essentiels.Pour Vera Lucia, cheffe de ménage, ce soutien est déterminant.« Je compte redémarrer et développer mon petit commerce. C’est la seule source de revenus pour mes enfants », confie-t-elle. « J’espère plus tard construire un mur de protection derrière la maison pour faire face à de futures inondations ».« J’apprécie très sincèrement le soutien de la Croix-Rouge », dit-elle. « En tant que vendeuse de rue, je n’avais pas pu travailler depuis les inondations. Grâce à l’argent que j’ai reçu, je pourrai relancer et développer ma petite activité et subvenir aux besoins de ma famille. J’espère aussi, plus tard, construire un mur de protection derrière ma maison afin de mieux résister aux futures inondations. »Parallèlement à cette assistance en cash, la Croix-Rouge du Cap-Vert, avec l’appui de l’IFRC, soutient la réhabilitation des systèmes communautaires d’approvisionnement en eau, gravement endommagés par les inondations à Santo Antão. La remise en service de ces infrastructures est essentielle pour prévenir les risques de maladies hydriques et renforcer la résilience des communautés.« Ici à Ribeira Da Cruz, les habitants dépendent de l’eau potable provenant du bassin versant, dont le réseau a été gravement endommagé. » souligne Vincenzo Buccheri, Chef d’équipe de l’ERU/Water Supply Rehabilitation (Equipe de Réponse d’Urgence/Réhabilitation du Système d’approvisionnement en eau). « Grâce à notre programme Cash for Work (argent contre travail), la communauté réhabilite les infrastructures sans que l’on ait besoin de recourir à des entrepreneurs externes.« Nous fournissons les matériaux, tandis que les habitants, composés à 50 pour cent de femmes et 50 pourcent d’hommes, réalisent eux-mêmes les travaux. Cette approche renforce à la fois la résilience communautaire et l’appropriation durable des infrastructures »Maintenir l’élan de solidaritéPour Julio Mondlane, Responsable des opérations de l’IFRC au Cap-Vert, la transition vers le relèvement exige un engagement durable.« La réponse d’urgence a permis de répondre aux besoins immédiats de nombreuses populations. Aujourd’hui, notre priorité est d’aider les familles à se relever durablement et à restaurer leurs moyens de subsistance. Cela demande du temps, des ressources et une mobilisation continue des donateurs et des partenaires. Sans cet appui, les communautés les plus vulnérables risquent des rester piégées dans la crise », souligne-t-il.

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Urgence

Sri Lanka: Cyclone Tropical Ditwah

Le cyclone Ditwah a frappé le Sri Lanka avec des pluies catastrophiques et des inondations sévères, laissant plus d’un million de personnes affectées et forçant plus de 218 000 personnes à se réfugier dans des centres de sécurité surpeuplés. Des communautés entières sont isolées, les routes et les ponts restant impraticables, tandis que des milliers de maisons sont détruites et que le risque de nouveaux glissements de terrain et de montée des eaux persiste. La Société de la Croix-Rouge du Sri Lanka fournit des premiers secours, des évaluations et des articles ménagers essentiels, mais elle a un besoin urgent de soutien pour intensifier son assistance aux familles les plus durement touchées. Votre don peut faire la différence — faites un don maintenant pour aider la Croix-Rouge du Sri Lanka à fournir une aide vitale.

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Communiqué de presse

L'IFRC lance un appel d’urgence alors que le Sri Lanka fait face aux pires inondations depuis des décennies.

Colombo, Kuala Lumpur, Genève, 4 décembre 2025 – IFRC a lancé un Appel d’urgence de 5 millions de francs suisses afin de soutenir la Croix-Rouge du Sri Lanka dans sa réponse aux inondations et glissements de terrain catastrophiques provoqués par le cyclone Ditwah, qui a frappé le Sri Lanka le 27 novembre 2025.Apportant des pluies torrentielles dépassant 350 mm en l’espace de 24 heures, une quantité exceptionnelle de pluie tombée en une seule journée, le cyclone a déclenché des inondations et des glissements de terrain généralisés dans les 25 districts du pays, touchant plus de 1,46 million de personnes et faisant de cet événement l’une des pires catastrophes que le pays ait connues depuis des décennies.« L’ampleur de cette catastrophe est immense », a déclaré John Entwistle, Chef de la délégation cluster pays de l’IFRC pour l’Asie du Sud, actuellement au Sri Lanka. « Si les eaux de crue se retirent dans certaines zones, les besoins humanitaires restent critiques. Des personnes ont perdu des proches et leurs habitations, et ont un besoin urgent de nourriture, d’eau, d’abris et de soins médicaux. Plus de 1,5 million de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire en raison des pertes de récoltes, de la perturbation des moyens de subsistance et de la hausse des prix. L’appel de l’IFRC nous aidera à fournir dès maintenant une aide vitale et à soutenir le relèvement sur le long chemin qui s’annonce. »Les autorités font état de centaines de décès, tandis que de nombreuses personnes sont toujours portées disparues alors que les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent. Plus de 230 000 personnes restent déplacées, réfugiées dans des centres d’hébergement surpeuplés avec un accès limité à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. Plus de 20 800 habitations ont été endommagées ou détruites, tandis que d’importants dégâts aux infrastructures, 78 routes et 15 ponts affectés, près de 278 000 bâtiments inondés et plus de 65 000 coupures d’électricité et de télécommunications, continuent de restreindre l’accès aux communautés touchées. Les inondations demeurent un risque majeur dans les zones en aval, les niveaux des rivières dans plusieurs bassins clés continuant d’augmenter malgré la baisse des précipitations.L’IFRC a fourni un appui technique et financier essentiel à la Croix-Rouge du Sri Lanka, permettant le prépositionnement de stocks essentiels tels que des matériaux d’abris, des kits d’hygiène et des fournitures de santé dans les zones à haut risque. Ce soutien a également renforcé la préparation aux catastrophes grâce aux Protocoles d’Action Anticipée et à l’adaptation au climat.Afin de permettre une action immédiate, l’IFRC a déjà débloqué 100 000 francs suisses de son Fonds d’urgence pour les interventions en cas de catastrophe (DREF), avec une allocation supplémentaire d’un million de francs suisses en cours pour intensifier les opérations avant le lancement complet de l’appel.La Croix-Rouge du Sri Lanka a mobilisé plus de 3 500 volontaires, qui mènent des évaluations rapides, soutiennent les évacuations, fournissent les premiers secours et distribuent de l’eau potable, des kits d’hygiène, de la literie et des rations alimentaires.« Nos volontaires travaillent sans relâche pour soutenir les communautés qui ont tout perdu », a déclaré le Dr Mahesh Gunasekara, Secrétaire général de la Croix-Rouge du Sri Lanka. « Les besoins urgents incluent des repas préparés, de l’eau potable, des médicaments et des abris, mais l’ampleur des destructions signifie qu’un soutien durable est indispensable pour éviter une aggravation de l’insécurité alimentaire, des maladies et de la pauvreté. »Les services essentiels ont été gravement perturbés. Les hôpitaux et établissements de santé restent inondés ou endommagés, limitant l’accès aux soins et perturbant les services de santé maternelle, infantile et reproductive. Les centres d’évacuation surpeuplés peinent à répondre aux besoins des femmes enceintes et allaitantes, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, tandis que les besoins en santé mentale et en soutien psychosocial augmentent. L’accès à l’eau potable demeure gravement compromis en raison de systèmes d’approvisionnement en eau endommagés ou contaminés.L’Appel d’urgence de l’IFRC soutiendra les services d’abris d’urgence, de santé, d’eau et d’assainissement, de moyens de subsistance et de protection, tout en renforçant la résilience des communautés face aux futurs chocs liés au climat.Note aux rédacteurs:  Visuels du Sri LankaPour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse: [email protected] Kuala Lumpur:Afrhill Rances, +60 19 271 3641 A Genèvae:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Scott Craig, +41 76 370 3575 

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Communiqué de presse

Inondations au Pakistan : une crise humanitaire croissante face aux extrêmes climatiques

Kuala Lumpur, Genève, 3 septembre 2025 – Des milliers de familles à travers le Pakistan font face à une crise humanitaire qui s’aggrave à la suite de violentes inondations liées à la mousson et d’autres catastrophes induites par le climat. Des habitations, des moyens de subsistance et des infrastructures vitales ont été emportés, laissant les communautés sans accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins de santé et à un abri. En réponse à l’ampleur croissante des besoins, le Croissant-Rouge du Pakistan intensifie ses opérations d’urgence dans les zones touchées.Pour renforcer ces efforts vitaux, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence de 17 millions de francs suisses afin de soutenir le PRCS dans l’expansion de ses opérations de secours. Cet appel s’appuie sur une allocation initiale de 1 million de francs suisses provenant du Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe (DREF) de l’IFRC.« Il s’agit d’une urgence humanitaire. Chaque heure qui passe est cruciale. Nous appelons nos partenaires et la communauté internationale à se tenir aux côtés du peuple pakistanais », a déclaré Mme Farzhana Naek, présidente du Croissant-Rouge du Pakistan. « Nous sommes activement mobilisés sur le terrain, mais un soutien accru est urgent pour sauver des vies et éviter davantage de souffrances. »Le Croissant-Rouge en première ligne de la réponseLe Croissant-Rouge du Pakistan a mobilisé des équipes de personnel et de volontaires, distribuant de l’eau potable, des repas cuisinés, des soins médicaux, des abris d’urgence et des articles essentiels dans les zones les plus durement touchées. Des centres de contrôle d’urgence ont été activés à l’échelle nationale pour coordonner la riposte et veiller à ce que l’aide parvienne aux personnes les plus vulnérables.« Nos équipes travaillent jour et nuit, aux côtés des communautés affectées », a déclaré Mme Farzhana Naek. « Malheureusement, les personnes touchées sont de manière disproportionnée parmi les plus pauvres parmi les pauvres. C’est pourquoi nous nous engageons à les accompagner tout au long du relèvement », a-t-elle ajouté.Un appel à reconstruire et à se préparer à un avenir marqué par les défis climatiquesLe Pakistan demeure l’un des pays les plus touchés et les plus vulnérables face au changement climatique. Au cours des derniers mois seulement, des phénomènes météorologiques extrêmes, notamment des crues soudaines dues à des pluies diluviennes et des précipitations de mousson record, ont affecté des millions de personnes. Selon les scientifiques de World Weather Attribution, les récentes pluies de mousson ont été intensifiées jusqu’à 15 % par le changement climatique d’origine humaine.« Le Pakistan contribue très peu aux émissions mondiales, mais il subit de plein fouet la crise climatique. Notre appel d’urgence ne vise pas seulement à sauver des vies aujourd’hui, il s’agit aussi d’aider les communautés à renforcer leur résilience face aux réalités climatiques plus dures de demain », a déclaré Farid Abdulkadir, chef de délégation de l’IFRC au Pakistan.Avec la perspective d’événements météorologiques extrêmes plus fréquents dans les années à venir, l’IFRC et le PRCS restent déterminés à soutenir à la fois l’aide humanitaire immédiate et le renforcement de la résilience à long terme, afin d’aider les communautés à résister aux futurs chocs climatiques.Note aux éditeurs:Visuels: Photos disponibles ici: https://shared.ifrc.org/collections/~301ac4f9ae Pour plus d'informations ou pour demander une interview: [email protected] A Kuala Lumpur: Afrhill Rances: +60 19 271 3641 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 35 75

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Urgence

Pakistan: Inondations de Mousson 2025

Des pluies de mousson incessantes et des crues glaciaires ont dévasté le Pakistan, causant la mort de plus de 800 personnes, le déplacement de dizaines de milliers d’autres, et détruisant maisons, routes, ponts, cultures et cheptel. Les communautés sont confrontées à de graves pénuries d’eau potable, de nourriture, d’abris et de soins de santé, tandis que la recrudescence des épidémies aggrave encore la crise.La Société du Croissant-Rouge du Pakistan, avec le soutien de l’IFRC, apporte une aide d’urgence, travaille à restaurer les moyens de subsistance et à renforcer la résilience des communautés affectées. Mais les équipes de secours ont un besoin urgent de ressources supplémentaires pour atteindre les plus vulnérables. Votre don peut faire la différence: donnez dès maintenant pour aider la Société du Croissant-Rouge du Pakistan à fournir une assistance vitale.

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Communiqué de presse

L'IFRC lance un appel d’urgence pour répondre aux inondations dévastatrices au Cap-Vert.

Praia/Nairobi/Genève, 29 août 2025 – Les fortes pluies provoquées par la tempête tropicale Erin dans la nuit du 10 au 11 août ont déclenché des crues soudaines dévastatrices au Cap-Vert, entraînant la mort d’au moins 12 personnes, tandis que 5 autres sont toujours portées disparues.Plus de 119 000 personnes ont été touchées, principalement en raison des dommages subis par les systèmes d’approvisionnement en eau. Plus de 5 500 ménages ont été gravement affectés, et les inondations ont provoqué le déplacement de 1 500 personnes à São Vicente.Des milliers de maisons ont été détruites ou sévèrement endommagées, obligeant de nombreuses familles à trouver refuge auprès de proches, de voisins ou dans des abris temporaires. Les moyens de subsistance ont également été anéantis, plongeant des ménages déjà vulnérables dans une crise encore plus profonde.L’ampleur des destructions a conduit le gouvernement à déclarer l’état d’urgence et deux jours de deuil national. Arlindo Carvalho, président de la Croix-Rouge du Cap-Vert, déclare :« Les scènes après les inondations à São Vicente sont déchirantes. En quelques heures seulement, les pluies torrentielles ont transformé les rues en torrents impétueux, dévastant tout sur leur passage. De nombreuses familles ont tout perdu. »Les inondations ont également causé d’importants dégâts aux infrastructures essentielles. Cinq ponts ont été détruits, plus de 60 kilomètres de routes endommagés, et des établissements de santé gravement touchés, y compris la perte totale de vaccins à São Vicente et des pertes partielles ailleurs. Les marchés et supermarchés ont également été inondés, aggravant encore la situation.Un problème majeur et croissant est l’effondrement du système central d’approvisionnement en eau, laissant des milliers de personnes sans accès à l’eau potable. Dans un pays déjà confronté à une sécheresse prolongée et à l’insécurité alimentaire, cette perturbation représente une menace grave d’épidémies de maladies hydriques.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel d’urgence de 3 millions de francs suisses pour soutenir la Croix-Rouge du Cap-Vert dans sa réponse aux besoins humanitaires urgents de 40 000 personnes touchées.Les fonds serviront à fournir une assistance vitale, notamment un abri, des articles ménagers essentiels, de l’argent liquide, de la nourriture, de l’eau potable et des services d’assainissement. Pour appuyer la réponse immédiate, l’IFRC a déjà débloqué 565 565 francs suisses de son fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF). Des équipes spécialisées ont également été déployées pour renforcer les efforts de réponse locaux.Alexandre Claudon de Vernisy, chef de délégation de l’IFRC pour le Cap-Vert, la Gambie, la Mauritanie et le Sénégal, déclare :« L’ampleur de cette catastrophe exige une réponse urgente et robuste. Elle affecte tous les aspects de la vie — l’abri, la nourriture, l’eau, l’assainissement et les moyens de subsistance. Les besoins sont immenses et une action immédiate est essentielle. Avec de nouvelles pluies prévues dans les semaines à venir, une intervention rapide est cruciale pour éviter d’autres souffrances. »Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: [email protected] Praia: Veronica Ramos Oliveira Custódio, +238 954 33 00/913 42 46 A Dakar: Moustapha Diallo, +221 77 450 10 04A Naïrobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654A Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67 Hannah Copeland +41 76 236 9109

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Urgence

Cap-Vert: Inondations

Des pluies torrentielles ont provoqué des crues soudaines meurtrières à São Vicente et Santo Antão, au Cap-Vert, touchant plus de 119 000 personnes, détruisant des habitations, inondant des structures de santé et isolant des communautés entières. Des milliers de personnes ont perdu l’accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins de santé, tandis que de nouvelles pluies menacent encore la région. La Croix-Rouge du Cap-Vert, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), apporte une aide d’urgence, de l’eau potable, un abri et un appui sanitaire, mais a un besoin urgent de ressources supplémentaires pour atteindre davantage de familles en crise.

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Cap-Vert : Des milliers de personnes dévastées par des inondations soudaines et violentes

Pour de nombreux habitants de l’archipel du Cap-Vert, la nuit du 10 au 11 août 2025 restera à jamais gravée dans les mémoires. Jamais auparavant ils n’avaient été confrontés à une telle dévastation. En l’espace de quelques heures, les pluies torrentielles apportées par la tempête tropicale Erin ont transformé les rues en torrents déchaînés, provoqué des glissements de terrain et détruit des infrastructures vitales.D’innombrables maisons ont été détruites ou gravement endommagées, et les moyens de subsistance de centaines de familles ont été anéantis. Au moins neuf personnes ont perdu la vie, et des milliers d’autres ont dû trouver refuge chez des proches, des voisins ou dans des abris temporaires après avoir tout perdu.« Ma maison s’est effondrée en quelques heures. Mes enfants ont tout perdu… et moi aussi », raconte Alcídia dos Reis Fortes, une mère de cinq enfants aujourd’hui hébergée dans une école transformée en centre d’accueil géré par la Croix-Rouge.Face à une telle destruction, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence ainsi que deux jours de deuil national. Les îles de São Vicente et de São Antão comptent parmi les plus durement touchées.Les volontaires de la Croix-Rouge du Cap-Vert ont été mobilisés dès l’émission des premières alertes.« Nous avons immédiatement informé les communautés et aidé à évacuer les familles à risque », explique Jamilson José Dos Santos Rodrigues, volontaire, représentant de la jeunesse et actuellement responsable des opérations du comité local de São Vicente. Il est sur le terrain avec une équipe de la Croix-Rouge depuis les premières heures de la catastrophe.Les inondations ont également provoqué l’effondrement du système central d’approvisionnement en eau, privant ainsi des milliers de personnes d’un accès à l’eau potable. Dans un pays déjà fragilisé par la sécheresse et l’insécurité alimentaire, cette perturbation représente une menace supplémentaire grave : la propagation des maladies hydriques.« De nombreuses familles n’ont plus rien pour boire ou cuisiner. Nous distribuons des kits d’urgence, de l’eau potable et des vêtements, et nous apportons aussi un soutien psychosocial. Mais les besoins dépassent largement nos capacités », explique Jamilson.« Aujourd’hui, tous les secteurs vitaux sont touchés — l’abri, l’eau, la santé et l’alimentation. Un soutien international est essentiel pour répondre à l’ampleur de cette crise », souligne Sadrack Matanda, spécialiste en préparation et réponse aux urgences déployé par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) pour appuyer la Croix-Rouge du Cap-Vert.Dans le cadre d’une première réponse, l’IFRC prévoit de débloquer des fonds d’urgence afin d’aider les familles touchées en leur fournissant un abri, des services d’eau et d’assainissement, ainsi qu’un soutien aux moyens de subsistance. Des spécialistes en abris et en eau et assainissement seront également déployés pour renforcer la réponse.« Nous poursuivons nos évaluations et n’excluons pas de lancer un appel d’urgence pour aider les communautés à surmonter cette crise sans précédent », ajoute Sadrack.Le 13 août, la Croix-Rouge du Cap-Vert a lancé la campagne nationale #ReconstruirComEsperança (#ReconstruireAvecEspoir) pour soutenir les personnes affectées.

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Assistance en espèces au Costa Rica et au Panama: L'histoire de deux villes portant le même nom et d'une histoire commune de résilience, de redressement et de solidarité

Ana Grace Solís et Leonel Rodríguez vivent à plus de 800 kilomètres l'un de l'autre et ne se sont jamais rencontrés. Mais ils ont quelques points communs intéressants.Tout d'abord, ils vivent tous deux dans des villes appelées Bebedero, qui, comme leur nom l'indique, sont situées sur les rives d'un fleuve. (En espagnol, bebedero signifie généralement un endroit où les gens peuvent avoir accès à l'eau - une fontaine, un puits ou même une rivière).Deuxièmement, elles ont toutes deux subi les graves conséquences des fortes pluies provoquées par la tempête tropicale Sara en novembre 2024, ainsi que par plusieurs autres systèmes de basse pression qui ont récemment provoqué des inondations historiques en Amérique centrale.Bien que les villes soient éloignées l'une de l'autre - l'une dans la région du Pacifique Nord du Costa Rica et l'autre dans la province de Los Santos, au Panama - elles ont toutes deux été durement touchées.Ce mois-là, plus de 1,1 million de personnes ont été mises en danger par des inondations, des débordements de rivières et des glissements de terrain provoqués par des phénomènes météorologiques extrêmes.C'était une période très effrayante.« On ne sait pas à quelle hauteur l'eau va monter », a déclaré Ana Grace, qui vit à Bebedero, au Costa Rica. "Nous avions l'habitude de regarder l'eau monter et de soulever les objets à une certaine hauteur. Maintenant, chaque fois qu'il y a une inondation, on perd des choses.Le long de la côte pacifique - de Guanacaste et Puntarenas au Costa Rica à Veraguas, Panama Este et la comarca Ngäbe-Buglé au Panama - des communautés entières ont été évacuées, coupées des communications et ont subi de graves pertes économiques.Heureusement, les deux villes ont un autre point commun important : elles ont toutes deux reçu le soutien des équipes locales de la Croix-Rouge avant, pendant et après l'urgence.« Nous leur sommes reconnaissants de leur soutien, car ils ont réussi à se rendre là où nous étions bloqués et à nous apporter l'aide dont nous avions besoin », déclare Leonel, d'El Bebedero, au Panama.Deux opérations, un fonds : IFRC-DREF Ce soutien provenait en grande partie du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF), une ressource qui finance des interventions d'urgence rapides en utilisant des fonds déjà fournis par les donateurs en cas d'urgence.Face à cette crise multi-pays, la Croix-Rouge costaricienne et la Croix-Rouge panaméenne, avec le soutien de l'IFRC-DREF, ont mis en œuvre deux opérations humanitaires, une dans chaque pays.Leur réponse comprenait des soins de santé, l'accès à l'eau potable, la protection des plus vulnérables et un outil de plus en plus apprécié pour son impact positif : les transferts d'argent liquide.La Croix-Rouge costaricienne avait pour objectif d'aider 7 500 personnes, en se concentrant sur les provinces de Guanacaste et de Puntarenas. Parmi elles, 4 000 ont reçu des transferts d'argent, une stratégie qui a permis aux personnes touchées par les catastrophes d'établir des priorités et de prendre des décisions concernant leurs propres besoins.Après avoir recensé les ménages les plus vulnérables, la Croix-Rouge costaricienne a organisé la distribution des cartes de débit dans des lieux sûrs et accessibles, tout en respectant la dignité et l'intimité des familles.« Le fait de leur fournir une aide financière permet également aux familles de gérer leurs propres besoins de manière plus indépendante et autonome, mais aussi plus adaptée à leur propre contexte », explique Abigail Lopez, coordinatrice des urgences de l'IFRC-DREF au Costa Rica.Pour Fidel Espinoza, un patient sous dialyse qui a été évacué pendant l'urgence, l'argent lui a permis de remplacer au moins une partie de ce qu'il avait perdu. "J'ai perdu la machine à laver, les chaises, la table et la cuisine. Il ne me reste plus qu'à acheter une machine à laver, car la dame qui m'aide fait la lessive à la main", a-t-il déclaré.La réponse humanitaire de la Croix-Rouge comprend également des foires sanitaires destinées à promouvoir l'hygiène, la gestion des déchets après les inondations et la prévention des maladies. Des kits de nettoyage, des jerrycans pour l'eau potable et des répulsifs ont également été distribués afin de renforcer la capacité des communautés à prévenir de nouvelles crises sanitaires.La Croix-Rouge panaméenne a pu venir en aide à 2 500 personnes grâce à une opération structurée de la même manière que celle de la Croix-Rouge costaricienne.Le processus de distribution de l'aide monétaire a été participatif : des évaluations socio-économiques ont été réalisées, les données des ménages ont été validées, des journées de distribution de cartes de débit ont été organisées et des conseils ont été donnés sur l'utilisation sûre de l'argent. Pendant la distribution, les enfants ont participé à des activités de santé mentale.Les familles ont ensuite investi dans ce qu'elles jugeaient nécessaire : nourriture, médicaments, outils de reconstruction ou fournitures scolaires.« La Croix-Rouge a apporté une aide précieuse à la communauté de Flores, y compris sur le plan émotionnel », a déclaré Marisin Pimentel, qui a été touchée par les inondations. "La Croix-Rouge nous a guidés sur des questions que nous ne connaissions pas au moment des inondations, et nous la remercions du fond du cœur. S'il y a une autre inondation, nous savons déjà ce qu'il faut faire".En savoir plus sur l'aide en espèces et en bons d'achat: Un outil clé de l'action humanitaire moderne qui permet une réponse rapide et flexible, donne aux gens les moyens de prendre leurs propres décisions et stimule les économies locales.En savoir plus sur l'aide en espèces et en bons d'achatDignité, diversité et désirs : L'argent liquide et les bons d'achat en tant qu'aide humanitaire pour les migrantsBelize : Après une saison de sécheresse et d'incendies qui a anéanti les terres agricoles, la Croix-Rouge aide les agriculteurs à semer les graines de la reprise.

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Inondations au Népal : « Je veux juste un endroit sûr pour vivre ».

Agriculteur indépendant de 75 ans, Gopi Lal Sapkota a passé toute sa vie à s'occuper du bétail et à cultiver sa terre. Sur ce petit lopin de terre, lui et sa femme ont élevé six fils, tous adultes aujourd'hui.Aujourd'hui, tout ce que le couple possédait - leur maison, le hangar à provisions et les récoltes qu'il avait stockées pendant des années - est enseveli sous des couches de boue et de roches.« J'ai eu l'impression que toute la colline s'était effondrée au-dessus de nous », a-t-il déclaré, ses yeux reflétant la peur qu'il a ressentie ce jour-là.Au milieu des décombres et des débris éparpillés, il est difficile d'imaginer que cette scène de destruction était autrefois remplie de plantes et d'arbres verts et luxuriants. Les inondations n'ont pas seulement emporté la terre arable nécessaire aux cultures, elles ont également détruit des centaines d'habitations.Mère de deux enfants, Asha se souvient du jour où une crue soudaine s'est produite, laissant sa famille avec seulement les vêtements qu'elle portait sur le dos. Son mari, qui travaillait dans une mine voisine, a été blessé alors qu'il tentait désespérément d'échapper à la montée des eaux.La mine est désormais fermée et Asha s'inquiète de savoir dans combien de temps son mari pourra reprendre le travail, compte tenu de son état et du fait que les soins médicaux se trouvent à des kilomètres de là, sur des routes très endommagées.La route vers le relèvementPour aider les personnes comme Asha et son mari, la Croix-Rouge du Népal fournit un large éventail d'aides, avec le soutien de l'IFRC et de nombreuses autres sociétés nationales de la Croix-Rouge du monde entier. L'un des éléments clés de cette aide est l'octroi de petites subventions en espèces qui permettent aux gens de se procurer les fournitures dont ils ont besoin pour subvenir aux besoins de leur famille et commencer à reconstruire. Grâce à une allocation d'urgence du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF), l'aide en espèces est distribuée par la Croix-Rouge du Népal et d'autres Sociétés nationales de la Croix-Rouge du Royaume-Uni, des États-Unis, du Danemark, de la Suisse, de Singapour et de la Finlande.Asha, qui fait partie des bénéficiaires de l'aide financière multifonctionnelle, se sent dépassée par les nombreuses responsabilités qui pèsent sur ses épaules : elle doit s'occuper de deux enfants en bas âge et son mari est à l'hôpital.« J'ai l'intention d'utiliser les fonds pour les soins médicaux de mon mari ; c'est ce dont nous avons le plus besoin en ce moment », dit-elle.Bodh et Binda, un couple marié qui a tragiquement perdu son fils aîné de 12 ans dans la crue soudaine, ont dû chercher dans les décombres pour voir si quelque chose de leur maison pouvait être récupéré.« L'aide de 15 000 roupies représente beaucoup pour nous, car nous sommes actuellement incapables de payer notre loyer », ajoute Binda. « Recevoir de l'argent nous permet de dépenser pour ce dont nous avons vraiment besoin, comme acheter du riz et embaucher de la main d'œuvre pour déterrer nos biens enfouis sous les rochers. »Réhabilitation des systèmes d'approvisionnement en eauLa Croix-Rouge aide également les communautés à réparer les systèmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement endommagés, ou à créer de nouvelles sources d'eau salubre et des installations d'hygiène. Ce soutien devrait permettre de remettre en état 100 systèmes d'approvisionnement en eau dans six districts, au bénéfice de plus de 30 000 personnes.Dans un village, par exemple, les équipes de la Croix-Rouge ont contribué à la construction d'un réservoir temporaire d'une capacité d'environ 5 000 litres d'eau afin d'assurer l'approvisionnement quotidien en eau d'environ 25 ménages des environs.Les équipes de la Croix-Rouge encouragent également les bonnes pratiques en matière de santé et d'assainissement afin de réduire les risques de maladies infectieuses transmises par l'eau, telles que le choléra et la fièvre typhoïde.En attendant, la population est confrontée à un avenir incertain et le gouvernement a recommandé à de nombreuses familles de déménager car la zone n'est plus sûre.Gopi Lal Sapkota, agriculteur de 75 ans, n'est pas sûr de la voie à suivre. « Ma femme pleure encore en pensant à tout ce que nous avons perdu. Je ne sais pas qui cultivera les terres qui me restent si je pars moi aussi. Où irai-je ? »

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Urgence

Équateur : Inondations et contamination de l'environnement

L'Équateur est confronté à une grave crise due à des inondations extrêmes et à une marée noire qui a touché plus de 200 000 personnes et endommagé des maisons, des routes et des systèmes d'approvisionnement en eau. La catastrophe a dévasté les exploitations agricoles, déplacé des milliers de personnes et accru les risques sanitaires en raison de l'accumulation d'eau stagnante. Les efforts d'intervention d'urgence de la Croix-Rouge de l'Équateur visent à fournir des abris, une aide médicale, de l'eau potable et une assistance financière aux communautés touchées. Les dons à cet appel d'urgence aideront la Croix-Rouge équatorienne à fournir une aide d'urgence aux personnes dans le besoin.

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Communiqué de presse

L'IFRC soutient les communautés touchées par une marée noire et des inondations en Équateur

Quito/Panama City/Genève, 25 mars - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence de 4 millions de francs suisses afin de protéger la santé et les moyens de subsistance des communautés équatoriennes touchées par les inondations en cours et la marée noire dévastatrice qui s'est produite le 13 mars. L'accumulation de ces catastrophes a touché plus de 500 000 personnes dans les provinces d'El Oro, Esmeraldas, Guayas et Manabi. L'IFRC a également alloué 497 000 CHF de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF) sur les 4 millions de CHF nécessaires pour que l'aide parvienne immédiatement aux communautés.A Esmeraldas, la marée noire a contaminé le fleuve Esmeraldas, plusieurs de ses affluents et la côte nord du pays, obligeant le gouvernement à déclarer l'état d'urgence. Depuis le premier jour, les volontaires de la Croix-Rouge équatorienne sont sur le terrain pour distribuer des réserves d'eau d'urgence, prodiguer les premiers soins et évaluer l'impact de la marée noire. L'atténuation des risques liés à la présence de traces d'hydrocarbures dans l'eau potable est une priorité. La marée noire a contraint les autorités locales à suspendre l'approvisionnement en eau courante et à activer la distribution par camions-citernes. Trois stations de purification d'eau de la Croix-Rouge ont été installées et ont produit 152 000 litres d'eau propre en deux jours, ce qui est suffisant pour répondre aux besoins de base de 10 000 personnes.« La marée noire à Esmeraldas est une catastrophe environnementale et humanitaire qui a un impact profond sur les communautés locales. La Croix-Rouge équatorienne a déployé toutes ses ressources pour apporter une aide immédiate, mais le soutien international est essentiel pour aider un plus grand nombre de personnes, garantir une réponse plus efficace et accélérer le rétablissement à long terme. Ce n'est qu'en travaillant ensemble que nous pourrons assurer un avenir plus sûr aux communautés touchées et à notre environnement », a déclaré le Dr Roque Soria, président de la Croix-Rouge équatorienne.L'appel d'urgence de l'IFRC permettra à la Croix-Rouge équatorienne d'élargir sa réponse aux deux crises, dans le but d'assister plus de 175 000 personnes au cours des 12 prochains mois. L'opération se concentrera sur la fourniture d'eau potable et de soins médicaux, y compris un soutien à la santé mentale. Les volontaires de la Croix-Rouge fourniront également des abris aux personnes dont les maisons ont été endommagées, des articles d'hygiène et ménagers de première nécessité, ainsi que des transferts d'argent aux familles les plus touchées. « Le pays est confronté à une urgence de santé publique. L'exposition aux produits toxiques, la contamination de l'eau, la prolifération des maladies et l'insécurité alimentaire causées par les inondations et la marée noire menacent des communautés entières, et si nous n'agissons pas maintenant, les effets à long terme seront dévastateurs. Nous avons besoin d'une action urgente et coordonnée pour protéger la santé des populations, garantir l'accès à l'eau potable et prévenir d'autres dommages », a déclaré Loyce Pace, directeur régional de l'IFRC pour les Amériques.La Croix-Rouge concentrera sa réponse aux deux catastrophes dans les zones les plus durement touchées, en répondant aux besoins des familles déplacées dans des abris temporaires, en particulier les familles monoparentales avec de jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées. La Croix-Rouge soutiendra également les communautés rurales et riveraines, y compris les populations indigènes confrontées à des risques environnementaux et à la perte de leurs moyens de subsistance traditionnels.Pour plus d'informations et pour organiser un entretien, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Panama - Susana Arroyo Barrantes +50769993199A Genève – Tommaso Della Longa +41797084367 Hannah Copeland +41762369109

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Meilleures amies pour toujours : Deux femmes, amies depuis l'enfance, consacrent leur vie à aider les autres

Cho Cho Aye et Phu Ngon Wai sont les meilleurs amis du monde depuis l'enfance.Aujourd'hui âgés de 26 ans, elles partagent plus que de simples souvenirs d'enfance ; elles partagent un profond engagement dans le service humanitaire en tant que volontaires à la section de la Croix-Rouge du canton de Kyite Ma Yaw, dans l'État de Mon.Leur parcours au sein de la Croix-Rouge a commencé en 2014, juste après avoir terminé leurs études secondaires et participé à une session de formation de base de la Croix-Rouge dans leur communauté. Au-delà de leur travail humanitaire, Cho conçoit et fabrique des vêtements, tandis que Phu dirige une entreprise en ligne qui vend des vêtements pour femmes.Un engagement partagéElles partagent également un engagement profond à soutenir leur communauté par le biais de leur travail de volontariat humanitaire. Elles ont une connaissance directe des graves conséquences que les crises liées au climat, telles que les tempêtes et les inondations, peuvent avoir sur les personnes et les communautés.Cho se souvient d'une expérience pénible vécue lors des inondations de juin 2024.« Le rez-de-chaussée de ma maison était inondé et ma famille était coincée à l'intérieur », se souvient-elle. « Je ne pouvais pas sortir, mais j'étais certaine que mes amis étaient là, à secourir les gens. Comparée à d'autres maisons, la mienne était encore en bon état. Dès que j'ai pris contact avec eux, j'ai participé aux opérations de sauvetage, en évacuant les voisins inondés et en distribuant de la nourriture et de l'eau ».« Il s'agit de reconnaître les efforts invisibles... J'essaie toujours d'être celle qui peut apporter un soutien pour qu'ils puissent vivre sans dépendre de personne ».Phu Ngon Wai, volontaire de la Croix-Rouge du MyanmarLe Myanmar est l'un des pays d'Asie les plus exposés aux catastrophes. Pendant la mousson, de mai à octobre, le pays est particulièrement vulnérable aux inondations et aux glissements de terrain, qui touchent des milliers de personnes. En fait, près de 95 % des précipitations annuelles totales du pays se produisent pendant la mousson, souvent accompagnée de tempêtes tropicales.En juillet 2024, les fortes pluies de mousson ont fait déborder de nombreuses rivières et voies d'eau, provoquant de graves inondations dans tout le pays. Ces inondations sans précédent ont fait des victimes et touché plus de 100 000 personnes dans les zones rurales et urbaines du pays.La Croix-Rouge du Myanmar et l'IFRC ont réagi rapidement. Grâce à une allocation de 825 000 francs suisses du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), la Société de la Croix-Rouge du Myanmar a fourni des secours immédiats et une aide au relèvement rapide dans les zones les plus touchées.« Voir leurs sourires nous rend heureux. C'est cet état d'esprit de la Croix-Rouge qui nous permet d'aller de l'avant - d'être là pour les personnes qui ont le plus besoin de nous.Cho Cho Aye, volontaire de la Croix-Rouge du MyanmarCes catastrophes entraînent souvent des déplacements massifs dans les villages et les villes, en particulier dans les zones de basse altitude comme le canton de Kyite Ma Yaw dans l'État de Mon, au sud-est du Myanmar, où se trouve le quartier de Cho et Phu, qui compte 100 maisons. Faisant partie d'une équipe de jeunes volontaires dévoués de la Croix-Rouge, la majeure partie du travail de Cho et Phu consiste désormais à s'engager auprès des communautés locales pour qu'elles se préparent avant qu'une catastrophe ne se produise.Ces deux volontaires ont passé une grande partie de leur vie à acquérir des compétences pour rester en sécurité, changer leur communauté et s'épanouir. Tout au long de leur parcours à la Croix-Rouge, par exemple, ils ont reçu une formation approfondie en matière de premiers secours et de sauvetage aquatique, qui sont essentiels lors des interventions d'urgence.« J'ai grandi en nageant, je n'ai donc pas peur de l'eau. C'est ma force. Je pense que si les hommes peuvent le faire, les femmes le peuvent aussi », a déclaré Cho avec assurance.Toutes deux sont convaincues que les femmes jouent un rôle clé en tant que leaders dans l'autonomisation des communautés. Un proverbe dit : « Derrière chaque grand homme, il y a une grande femme », déclare Phu. « Mais pourquoi derrière ? Il y a un fossé. Il s'agit de reconnaître les efforts invisibles. Non seulement pour notre communauté, mais aussi pour mes collègues et mes amis, j'essaie toujours d'être celle qui apporte son soutien pour qu'ils puissent vivre sans dépendre de personne. Le soutien doit aller dans les deux sens.Qu'il s'agisse de secourir des personnes lors d'inondations ou de livrer des fournitures essentielles, Cho et Pu n'hésitent jamais à répondre à l'appel à l'aide, que ce soit de la part de la section de la Croix-Rouge ou d'autres groupes caritatifs. Leur dévouement les a rendus célèbres et respectés dans le canton.« Lorsque nous livrons de la nourriture à leur domicile, ils attendent déjà à la porte », explique Cho. « Voir leurs sourires nous rend heureux. C'est cet état d'esprit de la Croix-Rouge qui nous fait avancer - être là pour les gens qui ont le plus besoin de nous. »Alors que Cho rêve de devenir styliste et que Phu vise à développer son commerce en ligne, leur engagement dans l'action humanitaire reste inébranlable.« Nous sommes déterminés à continuer à faire du bénévolat pour la Croix-Rouge aussi longtemps que nous vivrons », dit-elle.Leur dévouement a renforcé la branche de la Croix-Rouge du canton de Kyite Ma Yaw, incitant d'autres personnes à la rejoindre. Aujourd'hui, la section compte 20 volontaires, et de nombreuses jeunes femmes ont décidé de devenir des humanitaires.« Je suis convaincue qu'ensemble, nous pouvons construire un avenir plus inclusif et plus autonome ! a déclaré Phu.Comment pouvez-vous vous impliquer ?En savoir plus sur le volontariat au sein du réseau de l'IFRCEn savoir plus sur les efforts de préparation aux catastrophes au sein du réseau de l'IFRCEn savoir plus sur la Journée internationale de la femme à l'IFRC

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En première ligne face aux inondations et aux maladies infectieuses, les volontaires sensibilisent le public, protègent les personnes vulnérables et sauvent des vies.

Architophel Ntsiakulu et Adama Barka vivent dans des endroits très différents de la région côtière occidentale de l'Afrique centrale. Mais ils ont quelque chose de très fort en commun : la volonté d'aider leurs concitoyens à se protéger contre les conséquences de crises imprévues.Architophel Ntsiakulu, volontaire de la Croix-Rouge gabonaise, est à l'avant-garde des efforts déployés pour aider les populations à se protéger du Mpox. Quant à Adama Barka, volontaire au Cameroun, il aide les communautés à se remettre d'inondations dévastatrices. Voici leurs histoires.En première ligne dans la lutte contre le MpoxArchitophel Ntsiakulu, 25 ans, est une figure emblématique de la Croix-Rouge gabonaise. Depuis cinq ans, cette volontaire du 6e arrondissement de Libreville se consacre à des campagnes de sensibilisation et à des actions communautaires. Cette année, elle a joué un rôle clé dans les efforts de prévention contre le Mpox, une maladie qui, bien qu'en régression, suscite encore des doutes et des incompréhensions au sein des communautés locales.« Ce qui m'a poussée à devenir volontaire, c'est l'envie d'être utile à ma communauté », explique Architophel. Son travail consiste à aller à la rencontre des habitants pour les sensibiliser aux mesures préventives : hygiène des mains, reconnaissance des symptômes et prise en charge des cas suspects. Bien que des cas importés de Mpox aient été signalés et qu'aucune transmission locale n'ait été établie, il est essentiel d'éduquer les communautés sur les risques et les comportements appropriés.Cependant, les défis ne manquent pas. « Beaucoup de gens pensent que la variole est un mythe. Nous redoublons d'efforts pour expliquer, avec patience, l'importance des mesures préventives. » Grâce à des visites sur le terrain dans les écoles et les marchés, au porte-à-porte et à la distribution de matériel visuel, Architophel et son équipe ont atteint des centaines de foyers.La reconnaissance de la communauté est une grande source de motivation pour Architophel. « Lors d'une visite, les habitants nous ont remerciés pour notre travail et ont même intégré les pratiques WASH (eau, assainissement, hygiène) dans leurs habitudes quotidiennes. Cet impact positif est le résultat d'une formation approfondie et d'un dévouement constant.»Cameroun: Adama Barka, héroïne des inondations de l'Extrême-NordLes inondations dévastatrices qui ont frappé la région de l'Extrême-Nord du Cameroun ont laissé des centaines de milliers de personnes dans la détresse. Avec plus de 450 000 personnes touchées, Adama Barka, jeune volontaire de la Croix-Rouge camerounaise, a été au cœur de la réponse humanitaire.Originaire de Yagoua, la capitale du département du Mayo-Danay, Adama a vu sa communauté profondément ébranlée par cette catastrophe naturelle. « Lorsque les inondations ont commencé, nos supérieurs nous ont immédiatement mobilisés. Nous avons aidé les personnes déplacées à rejoindre les camps d'urgence et à monter des tentes pour les abriter », se souvient-elle.En collaboration avec le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Croix-Rouge camerounaise a lancé un plan d'intervention coordonné et intégré pour répondre aux besoins urgents : assistance en espèces, activités de protection et campagnes de sensibilisation aux maladies d'origine hydrique telles que le choléra.Un rôle vital dans la prévention des épidémiesAdama et ses collègues volontaires ont également mené des campagnes de sensibilisation pour la prévention des maladies d'origine hydrique, une menace majeure à la suite des inondations. « Nous montrons aux gens comment traiter l'eau, quelle eau est potable et comment éviter les maladies causées par l'eau contaminée », explique-t-elle. Ces efforts ont permis de limiter la propagation des épidémies dans les zones touchées.Des défis partagés et un esprit de solidaritéQu'il s'agisse de sensibiliser au Mpox au Gabon ou d'intervenir en cas d'inondations au Cameroun, les volontaires de la Croix-Rouge jouent un rôle crucial dans la protection des communautés. Ils sont confrontés à de nombreux défis : ressources limitées, résistance des populations et parfois même risques pour leur propre sécurité. Pourtant, leur engagement reste inébranlable. Leur dévouement est un appel à la solidarité et un rappel que #ProtégerLHumanité c'est sauvegarder l'avenir.Pour soutenir le travail d'Adama et des milliers de volontaires engagés dans les interventions d'urgence et pour aider les personnes touchées par les inondations au Cameroun, l'IFRC a lancé un appel d'urgence visant à recueillir 4,5 millions de francs suisses pour aider la Croix-Rouge camerounaise à apporter un soutien à plus de 99 000 personnes touchées par les inondations.

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L'IFRC à la COP29 : Investir quand et où cela compte le plus - dès le début, dans la santé des personnes les plus durement touchées

Chaleur extrême et vagues de chaleur prolongées.Des inondations et des tempêtes sans précédent aux quatre coins du globe.Des périodes de sécheresse et des tempêtes qui défient toute attente.Ce sont là quelques-unes des conséquences profondes et parfois dévastatrices du changement climatique sur la santé des populations et des communautés du monde entier. Alors que les dirigeants du monde entier se réunissent à Bakou (Azerbaïdjan) du 11 au 22 novembre pour le sommet sur le climat COP29, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) met une fois de plus en lumière ce qu'elle voit tous les jours à travers ses interventions d'urgence en cas d'inondations soudaines, de vagues de chaleur extrême, de sécheresse prolongée, de crise économique et de famine. Non seulement les gens meurent, perdent leurs maisons et leurs moyens de subsistance, mais la crise climatique a des répercussions durables sur la santé et le bien-être des populations. Les vagues de chaleur extrême, les inondations et les tempêtes exposent de plus en plus de personnes aux risques de maladies infectieuses et de malnutrition, tout en réduisant leur accès aux soins.« Les impacts de la crise climatique ont un effet massif sur la santé des populations », a déclaré Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC, au cours de la première journée de la Conférence COP29. « Nous devons donc nous attaquer aux effets sur la santé d'une manière très globale ».Il ajoute que la manière et le moment où ces questions sont abordées sont tout aussi importants. Les financements et les investissements en faveur de la santé et de la préparation des communautés ne doivent pas seulement être accrus, ils doivent être dirigés vers les communautés locales qui en ont le plus besoin.« L'investissement doit se situer au bon niveau et atteindre le bon endroit », a déclaré M. Chapagain. « Pour l'instant, il n'y a pas assez d'investissements et ceux-ci n'atteignent pas les communautés. Moins de dix pour cent des financements destinés à la lutte contre le changement climatique atteignent le niveau communautaire ».« Nous devons soutenir l'action communautaire sur le terrain, là où les gens vivent et font face aux conséquences chaque jour ».Cet investissement ne peut pas attendre qu'une catastrophe survienne. « Le moment et la manière de réaliser cet investissement sont également importants », a-t-il ajouté. « Si l'on investit tôt - avec des systèmes d'alerte précoce ou des mesures anticapillaires - on sauve des vies, des moyens de subsistance et de l'argent ».Cet investissement ne peut pas attendre qu'une catastrophe survienne. « Le moment et la manière de réaliser cet investissement sont également importants », a-t-il ajouté. « Si l'on investit tôt - avec des systèmes d'alerte précoce ou des mesures anticapillaires - on sauve des vies, des moyens de subsistance et de l'argent ».Cet investissement ne peut pas attendre qu'une catastrophe survienne. « Le moment et la manière de réaliser cet investissement sont également importants », a-t-il ajouté. « Si l'on investit tôt - avec des systèmes d'alerte précoce ou des actions anticipatoires- on sauve des vies, des moyens de subsistance et de l'argent ».Une question brûlanteLa menace croissante des chaleurs extrêmes en est un bon exemple. Ces dernières années, les records de température mondiale sont battus mois après mois, alors que le changement climatique rend les vagues de chaleur - un tueur déjà silencieux et mortel - plus extrêmes. Chaque année, la chaleur tue près d'un demi-million de personnes dans le monde.Pourtant, seulement 0,5 % des fonds multilatéraux destinés à l'adaptation au changement climatique sont consacrés à des mesures sanitaires qui pourraient réduire considérablement ce nombre. Ces mesures sanitaires pourraient également améliorer le bien-être des populations et permettre de réaliser des économies à long terme. D'ici à 2030, les experts prévoient des coûts de santé supplémentaires de deux à quatre milliards d'USD si aucune mesure d'adaptation n'est prise aujourd'hui.Les solutions impliquent une série d'actions, allant de la construction de villes résilientes et de systèmes de santé résistants au climat à l'élaboration de plans nationaux d'action contre la chaleur et de protocoles d'alerte précoce. D'autres actions permettraient de s'assurer que les systèmes de protection sociale et de santé sont adaptés aux chocs liés au climat, tandis que les solutions basées sur la nature pourraient exploiter le pouvoir protecteur naturel des écosystèmes pour protéger les communautés contre les chaleurs extrêmes ou les ondes de tempête.« Alors que les effets du climat s'intensifient, les systèmes de santé doivent s'adapter pour protéger les plus vulnérables », a déclaré Petra Khoury, directrice du département Santé et soins de l'IFRC, lors d'un événement spécial de la COP29 organisé par l'Alliance pour une action transformatrice sur le climat et la santé (ATACH), un programme hébergé par l'OMS.« Le réseau de l'IFRC est en première ligne pour mettre en place des systèmes de santé résistants au climat grâce à la mobilisation des communautés », a-t-elle déclaré. « Les solutions au triple problème de la santé, du climat et de la migration doivent être centrées sur les communautés ».« Il est essentiel d'associer les communautés d'accueil et les communautés déplacées au processus de prise de décision et à la recherche de solutions pour atténuer l'impact de ce triptyque. »L'IFRC s'efforce notamment d'intensifier la surveillance des maladies liées au climat au niveau communautaire, d'approfondir ses efforts d'engagement communautaire et d'élargir la portée de son travail en adoptant une approche "une seule santé".L'approche « une seule santé » est une manière plus holistique d'améliorer la santé humaine en examinant la santé de l'environnement dans lequel les gens vivent. Par exemple, si le bétail est rendu vulnérable aux maladies par la chaleur, le manque de nourriture ou d'eau, cela se répercute sur la santé humaine. Jusqu'à 75 % des maladies infectieuses émergentes qui touchent les êtres humains se déclarent chez les animaux.L'IFRC est également très impliquée dans la surveillance rue par rue, maison par maison, de maladies telles que la dengue, le paludisme et le choléra, et bien d'autres encore, mais le changement climatique exige des efforts accrus en matière d'engagement communautaire dans le suivi, la prévention et la réponse aux maladies.Pour ce faire, des investissements doivent être réalisés à tous les niveaux - à partir des budgets des gouvernements nationaux, mais aussi des banques multilatérales de développement, des fonds multilatéraux pour le climat, des institutions de financement de la santé, des agences bilatérales de développement et des acteurs du secteur privé.La mise en œuvre de ces mesures implique également d'intégrer les actions en faveur de la santé et de la chaleur dans le cadre d'une approche globale des mesures d'adaptation dans les plans nationaux de lutte contre le changement climatique, ainsi que de renforcer la coordination entre les pouvoirs publics, les autorités locales, les acteurs et les communautés.Des signes de progrès ont déjà été observés. Lors de la COP28, le cadre des Émirats arabes unis pour la résilience climatique mondiale a renforcé les mesures d'adaptation, tandis que 151 pays ont signé la toute première déclaration de la COP sur le climat et la santé. De plus, la prise de conscience de l'urgence de s'attaquer aux effets des vagues de chaleur sur la santé est de plus en plus forte. L'IFRC a continué à tirer la sonnette d'alarme en accueillant le premier Sommet mondial sur la chaleur extrême et en organisant la Journée d'action contre la chaleur le 2 juin.Les récents ouragans violents - parfois qualifiés de « tempêtes monstres » - ainsi qu'une série d'inondations graves dans de grandes parties de l'Europe, de l'Afrique de l'Ouest et centrale, des Amériques, de l'Asie du Sud-Est et d'Oceana démontrent également le besoin urgent de ce type d'investissement local.Ces inondations déplacent des millions de personnes, qui n'ont plus accès à l'eau potable et à l'assainissement. Souvent, les communautés les plus durement touchées doivent déjà faire face à un accès limité à l'eau potable, à l'assainissement, à la nutrition, aux soins de santé et à l'éducation.Le succès de la COP29 dépendra des engagements pris pour inverser ces réalités grâce à des investissements réels dans la santé, la préparation et l'alerte précoce au niveau local. « Si nous parvenons à progresser dans ces domaines lors de la COP29, je considérerais cette conférence comme un succès », a conclu M. Chapagain.Pour plus d'informations:Approche de l'IFRC en santé et soinL'approche de l'IFRC à la crise climatiqueInitiative « Alertes précoces pour tous » de l'Organisation météorologique mondialePage de l'IFRC sur les alertes précoces pour tous

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Urgence

Mali: Une situation d'urgence complexe

Le Mali est confronté à une grave crise humanitaire en raison d'inondations sans précédent et d'un conflit armé permanent qui ont entraîné le déplacement de milliers de personnes, la destruction d'habitations et la dévastation de l'économie agricole. Alors que le pays est aux prises avec cette situation d'urgence complexe, des millions de personnes sont privées de produits de première nécessité tels que la nourriture et l'eau potable. Votre don nous aide à faire une différence significative pour les 200 000 personnes soutenues par la Croix-Rouge malienne dans le cadre de cette réponse.

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La saison des inondations : Quand l'eau ne signifie plus la vie

Depuis plusieurs mois, les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale subissent des inondations sans précédent qui ont détruit des maisons, dévasté des cultures, emporté du bétail et entraîné des pertes humaines.Les volontaires de la Croix-Rouge sont en première ligne, aidant les communautés touchées avec le soutien de l'IFRC et de ses partenaires, qui intensifient leur réponse d'urgence.À ce jour, l'IFRC et ses Sociétés nationales membres ont lancé des appels d'urgence au Cameroun, au Tchad, au Niger, au Nigéria et au Soudan du Sud pour étendre le soutien à de nombreuses autres personnes. Cependant, les besoins sont immenses, et des ressources supplémentaires sont urgemment nécessaires pour soutenir les communautés vulnérables.Les inondations successives rappellent les effets du changement climatique en Afrique. Au-delà de la réponse d'urgence immédiate, il est impératif de mettre en place des mesures de résilience climatique pour protéger les communautés vulnérables, notamment par des actions anticipatoires face aux inondations pour renforcer la préparation aux catastrophes.Cameroun et Tchad : « Nous n'avons pas dormi depuis dix jours »Au Cameroun, des inondations sans précédent depuis août 2024 ont touché plus de 455 000 personnes. Elles ont submergé 85 000 hectares de terres et entraîné la perte de moyens de subsistance pour des milliers de familles.« Nous n'avons pas dormi depuis dix jours », explique Asta Waziri, leader d'une coopérative féminine de producteurs de maïs. « Mon magasin et une partie de ma maison ont été détruits, emportant avec eux notre stock de grains et de nombreux biens précieux. »En réponse à cette crise, la Croix-Rouge camerounaise a immédiatement déployé des équipes de volontaires pour secourir les personnes affectées et organiser des évacuations vers des zones non inondées.Grâce à des allocations d'urgence du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), la Croix-Rouge camerounaise a fourni une assistance en espèces à plus de 4 800 personnes, leur permettant de répondre à des besoins urgents en nourriture, vêtements et abris temporaires.La Société nationale a également renforcé ses efforts en matière de santé et de salubrité, sensibilisant les communautés aux pratiques de prévention des maladies hydriques comme le choléra et distribuant des kits d'hygiène et de sanitation.« Avec l'aide en espèces de la Croix-Rouge, je prévois de renvoyer deux ou trois enfants à l'école et de construire au moins une pièce avec des matériaux durables », explique Asta. « Pour le moment, nous sommes tous entassés dans une hutte. »Surtout, dit-elle, elle achètera des céréales qu'elle pourra stocker et qui nourriront sa famille avec le temps.Au Tchad, plus de 1,9 million de personnes sont affectées, et la Croix-Rouge tchadienne est mobilisée pour fournir un abri, de la nourriture et des articles essentiels. Cependant, les infrastructures sont insuffisantes pour répondre aux besoins : 217 779 maisons ont été détruites, 432 203 hectares de terres arables ravagés et plus de 72 000 têtes de bétail perdues.Nigeria : « Ma famille et moi avons couru pour sauver nos vies »Au Nigéria, les inondations ont atteint des niveaux critiques entre juillet et septembre 2024. Trente-trois des 36 États ont été touchés, principalement en raison de fortes pluies et de l'effondrement du barrage d'Alau dans l'État de Borno.Plus de trois millions de personnes ont été touchées, entraînant 311 décès, plus de 3 000 blessés et le déplacement de 390 000 individus.« Nous avons tous dû fuir. Ma famille et moi avons couru pour sauver nos vies. Ce fut le moment le plus horrible de ma vie », raconte Hadjara Habu, mère de cinq enfants dont la maison a été détruite par les eaux.Les inondations ont également détruit plus de 649 hectares de terres agricoles, mettant en péril la sécurité alimentaire dans les mois à venir. Les volontaires de la Croix-Rouge nigériane, soutenus par l'IFRC-DREF, fournissent des abris, de la nourriture, de l'eau potable et des articles d'hygiène.Les volontaires de la Croix-Rouge ont donné à des personnes comme Hajara des bons en espèces pour les aider dans les jours à venir.« Ce n'est pas beaucoup d'argent, mais cela nous aidera de plusieurs façons. Nous avons perdu tous nos vivres à cause des inondations ; cela aidera ma famille et moi à acheter de la nourriture. »Cependant, le nombre croissant de personnes touchées nécessite des ressources supplémentaires.Niger : Une crise aggravée par le changement climatiqueAu Niger, plus de 1,3 million de personnes ont été touchées par les inondations dans les huit régions du pays. Les chiffres officiels indiquent la destruction de plus de 146 000 maisons, des pertes humaines et la dévastation de plus de 22 000 hectares de cultures.Ces événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents soulignent la nécessité urgente de renforcer les infrastructures, les systèmes d'alerte précoce et d'adopter des stratégies d'adaptation climatique pour réduire les risques de catastrophes à venir.En réponse, la Croix-Rouge du Niger déploie une intervention complète comprenant une assistance d'urgence, des services de santé, de la prévention et de la sensibilisation aux risques climatiques. La Croix-Rouge fournit également des kits d'abris, distribue de petites subventions en espèces et met en œuvre des mesures de prévention contre les maladies d'origine hydrique pour aider à atténuer les impacts à court et à long terme.En savoir plus sur les six appels d'urgence liés aux inondations en Afrique de l'IFRC :CamerounTchadÉthiopieNigériaNigerSoudan du SudEn savoir plus sur les inondations sans précédent de 2024 dans d'autres régions :Saison des inondations : Les jeunes aux Fidji aident leurs communautés à prévenir les dégâts causés par le changement climatiqueDans les coulisses : « La nouvelle normalité » signifie que le travail de préparation aux catastrophes ne s'arrête jamaisSaison des inondations : « C'était terrifiant », mais les volontaires du Croissant-Rouge ont néanmoins risqué tout pour sauver des vies et aider les gens à se rétablir.

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Urgence

Sud Soudan: Inondations

Depuis mai 2024, le Sud-Soudan connaît d'importantes inondations, causées par de fortes pluies et la rupture des berges du Nil. Ces inondations ont touché plus de 700 000 personnes, causé d'importants dégâts aux habitations et dévasté le bétail et les récoltes. Par cet appel d'urgence, l'IFRC et ses membres entendent répondre aux besoins urgents de 300 000 personnes par des interventions dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement (EHA), des abris et des moyens de subsistance.

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Journée de la réduction des risques de catastrophes : Préparer l'avenir dès aujourd'hui

Alors que le conflit au Moyen-Orient s'intensifie, le Liban est au cœur de l'actualité en raison de la dernière crise humanitaire survenue dans une région déjà complexe. La Croix-Rouge libanaise a joué un rôle de premier plan dans l'intervention d'urgence.Cependant, pour ceux dont le travail consiste à sauver des vies en période de crise, il est également essentiel de garder un œil sur ce qui pourrait arriver ensuite. Avec l'arrivée de l'hiver, cela signifie qu'il faudra peut-être faire face à d'autres niveaux de souffrance, alors que les températures chutent et que les populations - dont certaines ont été déplacées par l'escalade des hostilités - sont confrontées à des vagues de froid, voire à des tempêtes de neige.C'est pourquoi les approches proactives telles que « l'action anticipatoire », qui consiste à commencer les efforts de réponse sur la base de prévisions, avant que les événements météorologiques ne se produisent, peuvent s'avérer si cruciales. Elles permettent non seulement de sauver des vies, mais aussi d'aider les intervenants d'urgence à répartir efficacement les ressources entre les besoins humanitaires les plus urgents.Il s'agit d'abord de surveiller les signes avant-coureurs, tels que les prévisions météorologiques ou les signes d'épidémies, afin d'identifier le moment où une crise pourrait survenir. Une fois les signes détectés, les Sociétés nationales élaborent des plans détaillés qui décrivent les mesures à prendre lorsque la crise survient.« Au Liban, l'action anticipée s'est avérée efficace, en particulier lors des tempêtes hivernales », explique Kassem Chaalan, directeur de la réduction des risques de catastrophes à la Croix-Rouge libanaise. « En prévision d'une saison hivernale sévère avec de fortes chutes de neige attendues début 2024, la Croix-Rouge libanaise et ses partenaires ont pris des mesures proactives. » « Nous avons utilisé les prévisions météorologiques pour alerter les communautés, ce qui a permis d'émettre des alertes précoces pour les communautés vulnérables », ajoute-t-il. « En outre, nous avons envoyé des informations et des conseils aux communautés locales sur la manière de se préparer à la tempête, notamment en ce qui concerne la protection des habitations et la sécurité des personnes. »Cette action précoce a permis de réduire considérablement l'impact négatif des tempêtes hivernales, de sauver des vies et de minimiser les pertes économiques. La Croix-Rouge libanaise a adopté une approche similaire lors des périodes de chaleur extrême.La Croix-Rouge libanaise a utilisé une approche similaire pendant les périodes de chaleur extrême. « Cela a également été fait pendant la saison chaude de l'été ; des messages pratiques ont été diffusés pendant les vagues de chaleur en milieu urbain », explique Chaalan.Agir avant les inondations au YémenAu Yémen, les inondations ont été fréquentes ces dernières années, dévastant des vies et des moyens de subsistance et aggravant une situation déjà désastreuse.Afin de réduire les risques d'inondation et de protéger les vies, le Croissant-Rouge du Yémen pilote un programme d'action anticipée dans les gouvernorats de Sanaa et de Hadramout, en coordination avec les autorités météorologiques et de protection civile, ainsi qu'avec les organisations humanitaires concernées aux niveaux national et régional.Le programme comprend un protocole d'action précoce simplifié (SEAP-Simplified Early Action Protocol), qui est le premier à être développé dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MOAN) de l'IFRC. Au Yémen, le protocole d'action précoce simplifié est activé lorsque de fortes pluies sont prévues. Le protocole comprend des plans simplifiés qui permettent au Croissant-Rouge du Yémen d'agir immédiatement et efficacement avant que les inondations ne se produisent, préparant ainsi les communautés aux pires scénarios. Action anticipatoire au Moyen-Orient et en Afrique du NordLe Liban et le Yémen sont deux des nombreux pays de la région MOAN qui présentent des vulnérabilités et des défis uniques. Ces pays sont confrontés à diverses crises, notamment des catastrophes naturelles, les effets du changement climatique tels que les incendies de forêt, les vagues de chaleur et les sécheresses, ainsi que des conflits géopolitiques persistants.Ces facteurs contribuent à des niveaux élevés de besoins humanitaires, de nombreuses communautés étant confrontées au déplacement et à l'instabilité. C'est là que l'action anticipée s'avère utile.C'est pourquoi les Sociétés nationales de la région MOAN se sont réunies récemment à Dubaï à l'occasion de la première plateforme de dialogue MOAN, afin d'établir une feuille de route pour l'action anticipée dans la région.« La plateforme de dialogue MOAN a joué un rôle important dans le renforcement de notre réseau et de notre collaboration », ajoute M. Chaalan. « Elle nous a permis, à la Croix-Rouge libanaise, de nouer des liens précieux avec d'autres organisations humanitaires, des agences gouvernementales et des partenaires internationaux, favorisant ainsi des efforts de collaboration essentiels et l'échange d'informations pour des réponses plus efficaces aux crises.« Nous avons acquis des connaissances cruciales sur les meilleures pratiques et les approches novatrices de toute la région MOAN. Nous avons également défendu et créé des liens entre différentes communautés de pratique, renforçant ainsi la complémentarité et augmentant notre impact collectif. Compte tenu de la fréquence croissante des risques, cette plateforme a souligné l'importance de l'apprentissage continu »En s'attaquant aux vulnérabilités à l'avance, les mesures d'anticipation améliorent la sécurité et le bien-être des communautés, ce qui en fait une stratégie essentielle pour le développement durable et la réduction des risques de catastrophe.En savoir plus sur l'action anticipatoire:Alerte précoce, action rapidePréparation aux catastrophes et aux crisesPilier anticipé du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC

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La saison des inondations : « C’était terrifiant », mais les volontaires du Croissant-Rouge ont tout risqué pour sauver des vies et aider les gens à se relever

Le village de Devipur, dans le district de Noakhali, dans le sud du Bangladesh, a été l'une des zones les plus touchées par les inondations fin août. Le village entier a disparu sous les eaux et des milliers de personnes ont été confrontées à la terrible réalité de la noyade.L'unité du Croissant-Rouge de Noakhali est immédiatement passée à l'action.« Une fois que nous avons activé la hotline, les appels n'ont jamais cessé. Nous avons reçu 10 à 12 appels par minute, principalement pour des secours », a raconté Nusrat Jahan Nishi, une jeune volontaire. Son équipe a travaillé sans relâche, secourant des centaines de personnes et les mettant en sécurité à l'école primaire de Devipur, qui avait été transformée en refuge.La vie dans le refuge était loin d'être confortable. Les familles, des personnes âgées aux petits enfants, étaient serrées les unes contre les autres, dormant souvent sur les bancs de l'école et cuisinant dans des conditions dangereuses.De l'eau partout, rien à boireSans eau potable ni toilettes, il était devenu difficile de rester en bonne santé. De nombreuses familles ne trouvaient pas assez de nourriture, en particulier pour les enfants et les personnes âgées, et les déchets commençaient à s'accumuler, créant un environnement dangereux.Pour soulager leurs souffrances, les volontaires du Croissant-Rouge ont distribué des aliments secs et cuits ainsi que de l'eau potable. Des équipes médicales ont également été envoyées pour prodiguer des soins et réduire les risques sanitaires croissants.« En fait, les personnes ayant des fils ou des maris peuvent gérer plus facilement la nourriture ici », a expliqué Tahera, soulignant les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées pour vivre et se procurer de la nourriture dans le refuge.Tout a commencé le 20 août 2024, à la suite de pluies torrentielles en Inde. En 24 heures, les zones basses des districts de Feni, Noakhali, Cumilla et Lakshmipur, dans l'est et le sud-est du Bangladesh, étaient sous les eaux.Le lendemain, 90 % des îles Feni et Noakhali étaient submergées et la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh à Noakhali a rapidement mis en place une salle de contrôle et une ligne d’assistance téléphonique pour organiser les efforts de sauvetage.Au départ, le plan consistait à secourir les volontaires touchés par les inondations et leurs familles, mais la situation était bien pire que prévu. Des volontaires et d’anciens membres de la jeunesse de tout le district se sont joints à l’équipe, déterminés à apporter leur aide.« Prendre des décisions dans ces premières heures a été la partie la plus difficile », se souvient Farhana Haider Meem, chef de la jeunesse de l’unité de Noakhali. « Nous n’avions aucune idée de la façon de gérer une urgence aussi massive aussi rapidement. »Zobaer Hosen, l’un des premiers jeunes membres de l’équipe de secours de Noakhali, a déclaré qu’ils étaient confrontés à d’énormes défis. « Nous n’avions pas assez d’équipement, de bateaux ou de quoi que ce soit d’autre. J’ai passé trois ou quatre nuits sans dormir », a déclaré Zobaer. « Nous sommes restés au bureau de l’unité, mais chaque fois que je m’assoupissais, je me réveillais en pensant que le téléphone sonnait. »Malgré les nuits blanches et le manque de ressources, Zobaer et son équipe n’ont pas arrêté.« C’était terrifiant »L’unité de Feni a connu une période encore plus difficile. Elle savait que de nombreuses familles étaient prises au piège dans les eaux dangereuses et qu’elle n’avait pas le matériel de sauvetage adéquat. Elle est donc intervenue pour aider malgré tout, mais malheureusement, elle a gravement sous-estimé la situation et s’est retrouvée elle aussi piégée.Pendant 36 heures, elle est restée sans nourriture ni eau. Finalement, alors que les eaux se retiraient légèrement, elle a réussi à nager jusqu’à un endroit sûr en utilisant des bâtons de bambou. Heureusement, les 23 volontaires sont sains et saufs.« Nous avons passé toute la journée sur le toit d’une maison à un étage, en utilisant nos casques pour récupérer de l’eau pour boire. C’était terrifiant », a déclaré Labib, un jeune du Croissant-Rouge de l’unité de Feni. « Après avoir enduré cette journée, nous avons finalement réussi à retourner au marché voisin, où j’ai retrouvé mon père, qui s’était tellement inquiété pour moi. »Une ampleur inattendueLes volontaires de Feni ont rencontré deux défis majeurs. Tout d’abord, il n’y avait pas beaucoup de coordination entre toutes les organisations de secours dans cette zone particulière, car personne ici n’avait connu d’inondations de cette ampleur.Un autre problème était le manque d’équipement de sauvetage approprié. L’unité de Feni a été le premier groupe de sauveteurs à arriver pour aider dans les zones les plus touchées. Malheureusement, il n’y avait pas encore de bateaux de sauvetage disponibles.Là encore, comme aucun des districts touchés n’avait connu d’inondations de cette ampleur depuis des décennies, il n’y avait pas d’équipement ou de bateaux pré-approvisionnés pour une intervention immédiate en cas de catastrophe.De nombreux volontaires des districts touchés ont souligné qu’en raison de ces inondations, ces défis devaient être résolus maintenant afin qu’ils puissent mieux se préparer aux catastrophes futures.Les inondations ont également touché les habitants des collines reculées de Khagrachari, loin des zones basses où les inondations se sont concentrées, comme Natun Kumar Chakma, un agriculteur qui a également été touché par les effets dévastateurs des inondations.« Mes champs sont toujours sous l'eau et toutes les récoltes sont perdues », a-t-il déclaré.Des volontaires du Croissant-Rouge se sont rendus dans ces zones reculées et montagneuses, où vivent certaines des minorités ethniques de la région, pour fournir des vivres d'urgence et une aide.Des mains secourablesUne fois les eaux de crue retirées, les équipes du Croissant-Rouge du Bangladesh se sont rendues avec un membre de l’équipe nationale d’intervention en cas de catastrophe dans le village submergé de Suborno Char, à Noakhali, où elles ont désinfecté des puits tubulaires pour fournir de l’eau potable à la communauté.L’un des puits tubulaires qu’elles ont désinfectés appartenait à Halima. Elle et ses trois enfants sont restés dans leur maison inondée pendant que l’eau faisait rage dehors.« Je n’ai pas d’aide – pas de parents, pas de frères et sœurs – alors j’ai pensé qu’il valait mieux rester plutôt que d’aller au refuge », a-t-elle expliqué. Son mari, un ouvrier journalier, était au chômage à cause de l’inondation. Pendant près d’une semaine, la famille a survécu grâce à de la nourriture sèche. Grâce au Croissant-Rouge, ils ont maintenant de l’eau potable et la famille de Halima recevra un soutien supplémentaire pour reconstruire sa vie.Le Croissant-Rouge du Bangladesh a déployé des équipes médicales de l’hôpital Holy Family (un hôpital du Croissant-Rouge du Bangladesh) à Feni, comprenant des médecins, des ambulanciers et des fournitures d’urgence.« Les gens sont arrivés avec toutes sortes de problèmes de santé : éruptions cutanées, infections, rhumes et diarrhées », explique Fatema Akter, membre de l’équipe de jeunes du Croissant-Rouge de Feni. Ces équipes médicales ont joué un rôle crucial dans la prévention de la propagation des maladies au lendemain de la catastrophe.Les inondations n’ont pas seulement affecté la santé physique. Le traumatisme de la perte de leur maison, de leurs moyens de subsistance et de leur sécurité a également eu des répercussions psychologiques. Des bénévoles, formés aux premiers secours psychologiques, ont écouté et réconforté les personnes qui naviguaient dans la peur et l’incertitude.Adrita Tabassum Ome, une jeune volontaire de la Croix-Rouge de Feni, a travaillé pendant cinq jours pour offrir un soutien en matière de santé mentale. « Je me suis concentrée sur l'écoute des femmes, des dames âgées et des enfants, tandis que mon coéquipier masculin soutenait les hommes », a-t-elle déclaré. Ces volontaires ont joué un rôle crucial en aidant les gens à gérer leur stress et leur anxiété pendant la catastrophe.Plus de 14 millions de personnes ont été touchées par les inondations qui ont frappé le Bangladesh dans les régions du nord, du nord-est et du sud-est depuis juin, déplaçant des millions de personnes et causant des dégâts considérables. En septembre, l'IFRC a lancé un appel d'urgence pour recueillir 7,5 millions de francs suisses afin de soutenir les efforts de relèvement du Croissant-Rouge du Bangladesh.Alors que les opérations se poursuivent, le Croissant-Rouge cible et donne la priorité aux communautés les plus touchées, dans le but d'atteindre 400 000 personnes en leur fournissant un abri sûr, une sécurité alimentaire, un rétablissement des moyens de subsistance, des services de santé, ainsi qu'un soutien en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène.Ce reportage a été rédigé par Nahidul Islam et Al-Shahriar Rupam et édité par Rachel Punitha, chargée de communication à l'IFRC. Photos par Al-Shahriar Rupam et Mustakim Billah Muhit.Découvrez d'autres photos et histoires captivantes sur les inondations à Feni et Noakhali.Consultez l'appel d'urgence de l'IFRC pour recueillir des dons afin de contribuer au relèvement du Bangladesh.

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Communiqué de presse

Des inondations dévastatrices déplacent des pans entiers de la population en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale

Nairobi/Genève, 19 septembre 2024 - Les fortes pluies de ces dernières semaines ont provoqué des inondations et des dévastations massives en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale. Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées de leurs maisons détruites dans des régions déjà touchées par l'insécurité alimentaire et les conflits. Selon les scientifiques du Centre climatique de la Croix-Rouge, le changement climatique induit par l'homme « est susceptible d'avoir considérablement aggravé la situation ».La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé des appels d'urgence au Tchad, au Niger et au Nigeria pour faire face à ces inondations catastrophiques.Mohammed Mukhier, Directeur Régional de l'IFRC pour l'Afrique a déclaré:« Des pluies torrentielles ont déclenché des inondations destructrices qui ont laissé des millions de personnes dans un besoin urgent d'assistance. Ces inondations témoignent des dégâts causés par la crise climatique en Afrique et de la façon dont elle affecte les communautés vulnérables. Nous avons besoin d'une réponse urgente maintenant et dans les semaines à venir, car d'autres inondations sont attendues ». Au Tchad, où l'on estime à 1,5 million le nombre de personnes touchées, les premières évaluations font état de la destruction de plus de 164 000 habitations. Les 23 provinces du pays sont concernées, et Tandjile, Mayo-Kebbi Est, Logone et Lac figurent parmi les provinces les plus touchées. Plus de 259 000 hectares de terres cultivées ont été anéantis, ce qui accroît le risque de pénurie alimentaire dans un pays déjà confronté à une insécurité alimentaire chronique. Avec la montée continue des eaux, la situation humanitaire au Tchad pourrait encore se détériorer. Ces dernières années, le pays a été confronté à des inondations de plus en plus graves, qui s'inscrivent dans un contexte plus large de détérioration des conditions météorologiques au Sahel en raison du changement climatique. Alors qu'elles étaient attendues tous les dix ans, les pluies torrentielles surviennent désormais tous les deux à cinq ans. Khalal Sennousi Ahmat, Président de la Croix-Rouge du Tchad, déclare :« Les scènes qui suivent les inondations au Tchad sont déchirantes. Des villages entiers sont sous l'eau et des familles ont tout perdu. Le nombre de personnes touchées devrait augmenter à mesure que les pluies se poursuivent. Notre équipe se concentre actuellement sur la fourniture d'abris, de nourriture et de soins médicaux, mais nous avons besoin de plus de ressources compte tenu de l'ampleur de la dévastation ». L'eau stagnante, qui aggrave les conditions d'insalubrité et risque de provoquer des épidémies de maladies d'origine hydrique, est un problème de plus en plus préoccupant. L'eau potable, les services de santé et les installations sanitaires font cruellement défaut pour empêcher la propagation de maladies mortelles telles que le choléra et le paludisme. Le Tchad n'est pas le seul à subir les effets extrêmes de la crise climatique, de nombreux autres pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale étant confrontés à des conditions météorologiques difficiles. Depuis le mois de juillet, le Sud-Soudan est confronté à de graves inondations qui ont touché plus de 735 000 personnes dans 38 comtés. Les régions les plus touchées sont le Bahr el Ghazal du Nord, le Jonglei et l'Unité, où des maisons, des écoles et des établissements de santé ont été détruits, entraînant le déplacement de milliers de personnes. Les projections indiquent que jusqu'à 3,3 millions de personnes pourraient être touchées d'ici octobre, ce qui en ferait les pires inondations de l'histoire du Sud-Soudan.De même, le Nigeria a connu de graves inondations à la suite de fortes pluies continues, touchant plus d'un million de personnes dans 18 États, dont Borno, Adamawa et Bayelsa. La Croix-Rouge nigériane prépare une assistance vitale pour 200 000 personnes, mais ce nombre devrait doubler à mesure que les inondations s'aggravent. Au Niger, les pires inondations depuis dix ans ont touché 842 000 personnes dans les huit régions du pays. La Croix-Rouge du Niger apporte une réponse globale, comprenant des installations sanitaires, des subventions en espèces, des stratégies d'adaptation au climat et la protection des communautés vulnérables.Dans tous les pays touchés, les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge fournissent des abris d'urgence, de la nourriture, de l'eau potable, des installations sanitaires, des moustiquaires et des dons en espèces, mais comme de nombreuses routes sont devenues inaccessibles en raison des inondations, la réponse est une course contre la montre. Outre les secours immédiats, l'IFRC travaille avec les équipes de la Croix-Rouge du Tchad, du Soudan du Sud, du Niger et du Nigeria sur des programmes de résilience à long terme et des stratégies d'adaptation au climat. Les efforts se concentreront sur la reconstruction des maisons avec des infrastructures résistantes au climat, sur l'amélioration de l'assainissement et sur le rétablissement des capacités agricoles afin de préserver la sécurité alimentaire et de protéger les communautés vulnérables. Dr Ben Adinoyi, chef de délégation de l'IFRC, délégation du groupe de pays pour la République centrafricaine et le Tchad : « Il ne s'agit pas d'événements ponctuels. Nous assistons à une tragédie croissante et récurrente. Ce cycle de conditions météorologiques extrêmes devient plus fréquent en raison de la crise climatique. En plus de sauver des vies pendant cette crise, la Croix-Rouge met en place des stratégies de résilience climatique à long terme pour protéger les familles vulnérables contre les chocs climatiques ».L'IFRC a lancé un appel d'urgence de 8 millions de francs suisses pour venir en aide à plus de 385 000 personnes parmi les plus vulnérables dans sept provinces gravement touchées du Tchad. En outre, la FICR lance des appels d'urgence pour le Niger (8 millions de francs suisses) et le Nigeria (10 millions de francs suisses) afin de soutenir à la fois les secours immédiats et le travail opérationnel à long terme. Le Sud-Soudan intensifie également ses activités de secours. Dans le cadre de son Fonds d'urgence pour les secours en cas de catastrophe (DREF), l'IFRC a déjà versé 231 293 francs suisses au Nigeria, 1 million de francs suisses au Tchad, 309 523 francs suisses au Niger et 943 271 francs suisses au Soudan. Pour plus d'informations ou pour demander une interview, veuillez contacter : [email protected]  A Nairobi: Susan Nzisa Mbalu: +254 733 827 654A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Hannah Copeland: +44 7535316633  

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Urgence

Niger: Inondations

Les pluies abondantes et persistantes qui se sont abattues sur le pays depuis juillet ont coûté la vie à plus de 300 personnes, détruit plus de 95 000 habitations et anéanti des milliers d'hectares de cultures et de bétail. Les conditions socio-économiques précaires du pays exacerbent également la vulnérabilité de sa population, en particulier celle qui vit dans les camps de réfugiés, les quartiers périphériques, les zones exposées aux inondations et les zones urbaines densément peuplées. Par cet appel d'urgence, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et ses membres entendent répondre aux besoins urgents de 250 000 personnes dans cinq régions par des interventions dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'assainissement, de l'hygiène, des abris et de la sécurité alimentaire.