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Malawi : La tempête tropicale Freddy provoque des inondations

La tempête tropicale Freddy s'est abattue sur le sud du Malawi le 12 mars, provoquant des précipitations de 300 à 400 mm au cours des seules 48 premières heures. Ces pluies ont provoqué des crues soudaines, violentes et destructrices, ainsi que des glissements de terrain qui ont causé des dommages considérables, et dans certains cas ont complètement emporté des maisons, des écoles, des centres de santé, des terres agricoles et des infrastructures. Par le biais de cet appel d'urgence, l'IFRC soutient la Croix-Rouge du Malawi pour répondre aux besoins urgents en matière d'abris, de santé, d'eau, d'assainissement et d'hygiène. Ensemble, notre objectif est d'aider 160 000 personnes touchées à se rétablir en toute sécurité et dans la dignité, et de les aider à améliorer leur résilience face aux chocs futurs.

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Le changement climatique a multiplié par deux la probabilité d'inondations historiques dans le sud du Brésil - Étude

Cet article a été rédigé et publié en premier lieu par le Centre climatique.Selon la dernière étude rapide du groupe World Weather Attribution publiée hier, le changement climatique a rendu deux fois plus probables les précipitations extrêmes qui ont provoqué des inondations destructrices dans l'État du Rio Grande do Sul, dans le sud du Brésil, à la fin du mois d'avril et au début du mois de mai.Les fortes pluies ont également été intensifiées par le phénomène El Niño, qui s'estompe aujourd'hui, tandis que les impacts ont été aggravés par certaines défaillances des infrastructures, ajoutent les scientifiques du WWA.L'événement était « extrêmement rare » même avec le réchauffement de la planète - on s'attend à ce qu'il ne se produise pas plus d'une fois par siècle - mais il aurait été encore plus rare en l'absence de changement climatique.En combinant les observations et les modèles climatiques, les chercheurs ont estimé que le changement climatique a rendu l'événement plus de deux fois plus probable et jusqu'à près de 10 % plus intense.Protection naturelleRegina Rodrigues, chercheuse à l'université fédérale de Santa Catarina, à Florianopolis, qui a participé à l'étude, a déclaré : «L'impact dévastateur de ces événements extrêmes sur les systèmes humains ne peut être minimisé que par une adaptation suffisante, notamment par des infrastructures de protection contre les inondations bien entretenues et une planification urbaine appropriée.« Les changements dans l'utilisation des sols ont contribué directement aux inondations généralisées en éliminant la protection naturelle et peuvent exacerber le changement climatique en augmentant les émissions ».La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ( IFRC ) a lancé un appel d'urgence de 8 millions de francs suisses afin d'intensifier l'assistance humanitaire aux communautés touchées par les inondations qui ont affecté au moins 2 millions de personnes et qui ont été décrites comme la pire catastrophe jamais enregistrée dans l'État du Rio Grande do Sul. Le réseau mondial de l'IFRC et la Croix-Rouge brésilienne « soutiendront [...] 25 000 personnes qui ont perdu leur logement et ont un besoin urgent d'assistance, en particulier des familles monoparentales avec des enfants de moins de cinq ans, des personnes âgées et des personnes handicapées », a déclaré l'IFRC le mois dernier.La dernière étude de la WWA a été réalisée par des scientifiques du Brésil, des Pays-Bas, de la Suède, du Royaume-Uni et des États-Unis.

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Brésil : Inondations dans le Rio Grande do Sul

Depuis le 29 avril 2024, l'État brésilien du Rio Grande do Sul a connu des précipitations trois fois supérieures à la moyenne pour cette période de l'année. Plus de 440 des 496 municipalités du Rio Grande do Sul ont signalé des problèmes liés aux inondations, touchant environ 1,9 million de personnes. Au total, 141 personnes sont portées disparues, 756 ont été blessées, plus de 600 000 personnes ont été déplacées et plus de 81 000 vivent dans des abris. Au 10 mai, le nombre de morts s'élevait à 126. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) s'efforce de répondre aux besoins des personnes qui ont complètement perdu leur logement, en accordant une attention particulière à celles qui vivent dans des abris temporaires. La priorité sera donnée aux familles qui n'ont pas reçu d'assistance, en particulier les familles monoparentales avec des enfants de moins de cinq ans, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap.Crédit photo : GILMAR ALVES / ASI / Agência Estado via AFP

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« Il n’y a pas de simple catastrophe » : un partenariat pour faire face aux crises alimentaires complexes en luttant contre la faim sur plusieurs fronts

Le long du fleuve Niger, au Mali, des volontaires de la Croix-Rouge aident les communautés locales à trouver de nouvelles sources d'eau pendant les périodes de sécheresse, lorsque le fleuve s'assèche et que l'eau pour les cultures et le bétail disparaît presque complètement.« Il n'y a de l'eau dans le fleuve que pendant trois mois », explique Nouhoum Maiga, secrétaire général de la Croix-Rouge malienne. « Or, la plupart des habitants de la région dépendent de cette eau pour leur bétail ».Dans le cadre d'un programme pilote, les volontaires aident les communautés à creuser des puits et à installer des pompes solaires qui fournissent une source d'eau continue.En outre, la Croix-Rouge collabore avec les services météorologiques et hydrologiques pour anticiper les problèmes futurs - chaleur extrême, périodes de sécheresse imprévues ou crues soudaines - grâce à des systèmes d'alerte précoce basés sur la communauté.En conséquence, explique Maiga, les agriculteurs locaux ont pu quadrupler leurs récoltes. « Au lieu de se contenter d'une récolte pour une saison, ils ont pu faire quatre récoltes », explique-t-il.Un partenariat complémentaireC'est exactement le type de réponse prospective et multicouche à des défis complexes qui sera renforcé par un partenariat renouvelé signé le 29 mai 2024 entre la FAO et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).Le partenariat entre la FAO et l'IFRC vise à tirer parti des mandats et des atouts complémentaires des deux organisations aux niveaux local et international afin d'améliorer la qualité, la portée, l'impact et la durabilité des programmes relatifs à la sécurité alimentaire et aux moyens d'existence agricoles. Jusqu'à présent, le partenariat renouvelé a été lancé en République démocratique du Congo, en Éthiopie, au Kenya, au Mali, au Nigeria, au Niger, au Sud-Soudan et en Ouganda.Le partenariat est né d'une prise de conscience croissante du fait que les solutions durables aux crises humanitaires complexes et durables d'aujourd'hui nécessitent une coopération toujours plus approfondie entre de multiples partenaires, du niveau communautaire au niveau mondial.« Il n'y a plus de simple catastrophe », a déclaré Caroline Holt, directrice du département des catastrophes, du climat et des crises de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), lors d'un dialogue mondial FAO-IFRC sur la localisation qui s'est tenu le 27 mars 2024 à Genève (Suisse), « Des problèmes tels que l'insécurité alimentaire sont intimement liés au manque d'accès à l'eau salubre ou à des sources d'énergie fiables. Toutes ces questions ont un impact les unes sur les autres et les solutions doivent donc être également intégrées. »Les solutions à l'insécurité alimentaire doivent également prendre en compte les facteurs complexes qui ont un impact sur la production alimentaire locale et elles nécessiteront des stratégies de ressources nouvelles et innovantes. Le partenariat entre l'IFRC et la FAO servira donc de base à des investissements plus larges de la part d'autres partenaires désireux de soutenir l'innovation locale en matière de sécurité alimentaire et de moyens d'existence.« Deux tiers des personnes confrontées à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire aiguë dépendent de l'agriculture comme principale source de subsistance. Pourtant, seulement 4 % de l'aide humanitaire est consacrée à l'aide d'urgence à l'agriculture », a souligné Dominique Burgeon, Directeur du Bureau de liaison de la FAO à Genève, au cours du Dialogue mondial FAO-Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) sur la localisation.« L'aide alimentaire à elle seule ne suffit pas pour faire face à l'insécurité alimentaire aiguë sans le soutien et la protection des moyens d'existence, dont beaucoup sont basés sur l'agriculture locale ».Le Mali en est un bon exemple. Au Mali, la FAO et la Croix-Rouge malienne collaborent sur des transferts d'argent, des fournitures pour la production agricole et alimentaire, et des démonstrations de cuisine visant à atteindre un bon équilibre nutritionnel, entre autres choses.« Nous travaillons avec ces communautés pour leur donner les moyens de subvenir à leurs besoins, même au milieu d'un conflit permanent », a ajouté M. Maiga, qui a également participé au Dialogue mondial FAO-Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sur la localisation.Le cas du Mali met également en lumière le rôle essentiel que jouent les Sociétés nationales membres de l'IFRC dans la gestion des crises complexes et durables. Au Mali, la Croix-Rouge est confrontée à toute une série de défis : des conditions météorologiques imprévisibles et extrêmes exacerbées par le changement climatique, l'instabilité et l'insécurité, la perte des moyens de subsistance traditionnels et des sources de nourriture, et le déplacement massif de communautés entières. Dans le même temps, dans de nombreuses régions du pays, la plupart des organisations internationales ont quitté les lieux en raison de l'insécurité.« La Croix-Rouge est restée dans les communautés touchées par ces crises », souligne M. Maiga. « Pourquoi ? parce que la Croix-Rouge est une organisation communautaire. Nos 8 000 volontaires font partie des communautés dans lesquelles ils travaillent ».Le besoin critique d'une action précoceDes défis similaires existent dans de nombreux pays. L'Ouganda, qui compte l'une des plus importantes populations de réfugiés au monde, est confronté à de nombreux et graves problèmes climatiques, les conditions météorologiques devenant de plus en plus imprévisibles. Dans certaines régions, des communautés entières ont été emportées par des inondations soudaines.Dans ce cas, la collaboration entre la FAO et la Croix-Rouge ougandaise a aidé les communautés à résister aux fortes pluies causées en partie par le dernier phénomène El Niño de septembre à décembre 2023.Avec le financement de la FAO, la Croix-Rouge ougandaise a pris des mesures dans dix districts de l'Ouganda en prévision des pluies à venir : diffusion d'informations d'alerte précoce, cartographie des zones sujettes aux inondations et supervision d'activités « argent contre travail » au cours desquelles les populations locales ont nettoyé les canaux d'eau ou enlevé le limon des réservoirs qui aident à contenir l'excès d'eau.Dans d'autres cas, les projets « argent contre travail » ont consisté à aider les communautés locales à gérer les récoltes en toute sécurité afin de réduire les pertes une fois qu'elles ont été récoltées. Les récoltes peuvent être gâchées si les installations de stockage sont endommagées par les inondations ou si les systèmes nécessaires au stockage, au transport et à la distribution sont perturbés.« Il est clair que la fréquence, l'ampleur et l'intensité croissantes des catastrophes n'affectent pas seulement les vies humaines, les moyens de subsistance et les biens, mais qu'elles se transforment également en épidémies nécessitant un investissement important dans la préparation et la réponse au niveau communautaire », a déclaré le secrétaire général de la Croix-Rouge ougandaise, Robert Kwesiga.

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Qu'il s'agisse d'une inondation, d'un tremblement de terre ou d'une autre crise, les catastrophes ont un impact immédiat et durable sur l'accès à l'eau potable.

Les catastrophes se présentent sous de nombreuses formes, de la violence des tremblements de terre à l'inondation incessante des crues. Au milieu du chaos et de la destruction, un besoin essentiel transcende les spécificités de la catastrophe : l'accès à l'eau potable. Les populations du Maroc et de la Libye ont été confrontées à cette réalité après qu'un tremblement de terre de magnitude 6,8 a frappé le Maroc le 8 septembre 2023 et que des inondations dévastatrices ont submergé certaines parties de l'est de la Libye quelques jours plus tard, à la suite d'une tempête massive.Immédiatement après ces deux catastrophes, la déshydratation est devenue une menace, particulièrement grave pour les populations vulnérables telles que les enfants et les personnes âgées. Cependant, les dangers vont bien au-delà de la soif.« L'eau contaminée, conséquence d'une infrastructure perturbée ou des inondations qui répandent les eaux usées, devient un terrain propice aux maladies d'origine hydrique comme le choléra et la dysenterie», explique Jamilee Doueihy, responsable eau, assainissement et hygiène (WASH) pour l'IFRC dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. « Ces maladies peuvent rapidement submerger des ressources médicales déjà mises à rude épreuve, ajoutant une nouvelle couche de souffrance à une communauté déjà dévastée.»Un équilibre fragile rompuLes catastrophes perturbent l'équilibre délicat de l'infrastructure de l'eau. Les tremblements de terre peuvent rompre les canalisations et endommager les stations d'épuration, tandis que les inondations peuvent les submerger et les rendre inutilisables. La perte d'accès à un approvisionnement en eau propre et fiable se répercute sur l'assainissement, l'hygiène et la capacité à préparer des aliments en toute sécurité.Au lendemain d'une catastrophe majeure telle que l'inondation massive et soudaine en Libye, la présence de cadavres à proximité ou dans les sources d'approvisionnement en eau peut également entraîner de graves problèmes de santé.L'impact va toutefois au-delà des préoccupations sanitaires immédiates. Sans eau pour répondre aux besoins de base, les gens ont du mal à maintenir une bonne hygiène, ce qui augmente le risque d'infection. Les communautés déplacées confrontées à la pénurie d'eau ont souvent recours à des solutions dangereuses, ce qui met encore plus en péril leur santé. La pénurie d'eau peut également ralentir les efforts de relèvement, car les gens sont obligés de passer du temps à chercher de l'eau au lieu de reconstruire leur vie.La bonne nouvelle, c'est que l'approvisionnement en eau potable est un moyen d'intervention efficace en cas de catastrophe. «Au Maroc comme en Libye, l'eau a été un élément essentiel des opérations de secours au cours de la phase initiale des deux situations d'urgence », explique M. Doueihy.Dans de nombreux campements temporaires, qui ont surgi lorsque les gens ont quitté leurs maisons dangereuses, l'eau courante et l'eau potable n'étaient tout simplement pas disponibles. Les gens n'avaient pas non plus accès à des toilettes et à des installations sanitaires.Le Croissant-Rouge marocain, l'IFRC et d'autres Sociétés nationales partenaires ont donc distribué des kits d'hygiène et installé des installations WASH temporaires (toilettes, douches, points d'eau et incinérateurs) pour les personnes vivant dans des installations temporaires, en plus des premiers secours, des tentes d'urgence et d'autres fournitures essentielles.En Libye, le Croissant-Rouge libyen et ses partenaires du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont répondu aux besoins immédiats en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène en distribuant, entre autres, plus de 240 000 bouteilles d'eau et environ 6 000 kits d'hygiène.D'autres sociétés nationales ont soutenu ces efforts. La Croix-Rouge allemande, par exemple, a soutenu l'installation de deux stations de traitement de l'eau, qui ont ensuite été remplacées par des systèmes de filtration qui répondent mieux à l'évolution des besoins. À ce jour, cinq usines de désalinisation simples ont été installées, en plus de l'entretien des puits d'eau souterraine, entre autres.Selon M. Doueihy, le prochain grand défi consistera à aider les communautés à élaborer des solutions à plus long terme.« Nous avons fourni de l'eau potable à la population touchée, mais le passage progressif de la phase d'urgence à une phase de relèvement à long terme signifie que des solutions durables - telles que la réparation des infrastructures endommagées - sont nécessaires pour rétablir la sécurité de l'eau et la capacité des communautés à accéder à de l'eau propre. »La sécurité de l'eau n'est pas un luxe face à une catastrophe, c'est une bouée de sauvetage. En donnant la priorité à l'accès à l'eau potable dans les interventions à court et à long terme en cas de catastrophe, nous pouvons sauver des vies, prévenir les épidémies et donner aux communautés les moyens de se reconstruire. -Soutenez les populations du Maroc et de la Libye sur la voie du relèvement en faisant un don aux deux appels d'urgence : Maroc : Tremblement de terre et Libye : Tempête Daniel.

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Le pouvoir de la jeunesse : Au Vanuatu, de jeunes volontaires font couler l'eau

Jean Philipe Clément, 58 ans, se tient debout jusqu'à la cheville dans la rivière qui lui cause, ainsi qu'à sa communauté, de nombreuses nuits blanches.Alors qu'il se fraye un chemin parmi les débris laissés par les récentes inondations, il éprouve un sentiment d'amertume en pensant à la prochaine pluie, sachant qu'elle arrivera tôt ou tard, entraînant probablement d'autres inondations dans sa communauté.Il tient d'une main le manche de sa fidèle canne à couteau et de l'autre la tige d'une branche d'arbre. Lorsqu'il fait pivoter la lame métallique tranchante à la base de la branche, on entend un craquement lorsque la branche se détache de l'arbre. C'est le seul moment où le bruit des moustiques est étouffé.« Nous abattons une partie de la cime des arbres pour que la lumière du soleil puisse passer et assécher l'eau qui reste après les inondations", explique-t-il.« La principale cause des inondations est l'élimination inappropriée des déchets. Les gens ne jettent pas leurs déchets au bon endroit et c'est leur négligence qui bloque le drainage et provoque les inondations".« L'eau stagnante a également favorisé la prolifération des moustiques.»‘Pas d'autre option’Bien que l'eau se soit retirée avec le temps, ce n'est rien comparé à l'expérience terrifiante de l'eau se déversant dans les portes de Solwe, une communauté de 900 personnes située à Luganville sur l'île de Santo - à 45 minutes de vol de la capitale du Vanuatu, Port Vila.« Lorsqu'il pleut, l'eau vient des collines et des plantations. Elle se réunit ensuite au milieu, là où se trouve Solwe. Les débris qui obstruent la rivière ont perturbé l'écoulement de l'eau".« Il n'y a pas d'exutoire pour l'eau et, par conséquent, l'eau n'a nulle part où aller et les niveaux commencent à monter et à se frayer un chemin vers l'intérieur des terres, jusqu'aux maisons."Une fois que les inondations ont atteint les maisons, les enfants ne peuvent plus se rendre à l'école car les routes sont sous l'eau.« La plupart du temps, le niveau de l'eau atteint les fenêtres des maisons. Les gens doivent entrer et sortir de chez eux en utilisant des planches de bois", explique Philipe.« Ils n'ont pas d'autre choix. »Les jeunes passent à l'actionAlors que ses espoirs de trouver une solution aux fréquentes inondations s'amenuisaient, les volontaires de la Croix-Rouge de Vanuatu ont décidé de passer à l'action.Les jeunes volontaires de la Croix-Rouge de Vanuatu à Solwe ont suivi une formation intitulée "Y-Adapt", un programme destiné aux jeunes et composé de jeux et d'activités conçus pour les aider à comprendre le changement climatique et à prendre des mesures pratiques pour s'adapter à l'évolution du climat au sein de leur communauté.Ils ont ensuite pris l'initiative d'aider des personnes comme Philipe à se préparer aux prochaines pluies en enlevant les débris de la rivière et en coupant les cimes des arbres pour permettre à la lumière du soleil d'assécher l'eau stagnante.Grâce au soutien de l'IFRC et de la Croix-Rouge japonaise, les volontaires ont achevé la formation du programme Y-Adapt et ont pu acheter une débroussailleuse, une tronçonneuse, des râteaux, une brouette et des gants pour les aider dans leur campagne de nettoyage.« Si nous continuons à nettoyer les débris qui perturbent l'écoulement de l'eau et à créer de nouvelles canalisations, l'eau s'écoulera vers la rivière et non plus directement dans les maisons », explique Tiffanie Boihilan, 27 ans, l'une des volontaires de la Croix-Rouge vivant à Solwe.Y-Adapt encourage les jeunes à se concentrer sur des interventions peu coûteuses dont la mise en œuvre ne nécessite pas d'investissements ou de technologies à grande échelle, mais qui peuvent néanmoins réduire l'impact des phénomènes météorologiques extrêmes.Si nous avons de la chanceDans la station voisine de Mango, une histoire similaire se déroule, mais dans des conditions très différentes. Ici, le ciel est bleu et le sol est sec. Les têtes se tournent vers le ciel pour voir la moindre trace d'un nuage sombre qui pourrait apporter la pluie.Ces jours-là, les potagers sont malmenés par la chaleur du soleil de midi.Les animaux cherchent l'ombre partout où ils le peuvent. Des seaux vides dans chaque main, les membres de la communauté s'engagent sur le terrain sec et poussiéreux en direction du ruisseau le plus proche, à une heure de route.Eric Tangarasi, 51 ans, est le chef de la station de Mango. Marié et père de six enfants, il espère qu'il pleuvra bientôt. La pluie permettra de réapprovisionner l'unique réservoir d'eau desservant plus de 900 personnes.La station de Mango dépend de l'approvisionnement public en eau, mais celui-ci n'est pas régulier. Certains jours, il n'y a pas d'eau du tout. La rivière la plus proche se trouvant à une heure de marche sur un terrain accidenté, l'eau de pluie est l'option la meilleure et la plus sûre pour cette communauté.«Dans la communauté, il y a un grand défi pour l'eau", dit Eric. "Parfois, il n'y a pas d'eau pendant 2 ou 3 jours. Parfois, cela peut durer jusqu'à un mois".«Si nous avons de la chance, l'eau est disponible entre minuit et deux heures du matin. C'est à ce moment-là que chaque ménage stocke suffisamment d'eau pour cuisiner et boire.«Actuellement, nous n'avons qu'un seul réservoir d'eau pour la communauté, et avec plus de 900 personnes vivant ici, nous devons utiliser le réservoir avec parcimonie, en veillant à en laisser suffisamment pour les autres".Une fois de plus, les jeunes volontaires de la Croix-Rouge de Vanuatu sont passés à l'action.Dans le cadre de leurs activités Y-Adapt (et toujours avec le soutien de l'IFRC et de la Croix-Rouge japonaise), les jeunes volontaires de la Croix-Rouge de Mango ont commencé à s'attaquer aux problèmes de pénurie d'eau au niveau de la communauté.« Il y a 17 personnes handicapées et c'est difficile pour elles quand l'eau vient à manquer », explique Pascalina Moltau, 26 ans, volontaire de la Croix-Rouge de Vanuatu, qui vit dans la communauté de Mango et participe à ce projet depuis le début. « Ils ne peuvent pas se rendre à la crique voisine, car l'accessibilité est très difficile, et ce n'est pas sûr pour eux.« Nous devons également penser aux personnes âgées. Elles ne sont pas assez fortes pour supporter les difficultés du terrain afin de se rendre à la crique voisine et de porter de l'eau sur le chemin du retour.Après des discussions au sein de la communauté pour trouver le meilleur plan d'action, ils ont acheté un réservoir d'eau supplémentaire de 10 000 litres pour compléter le réservoir d'eau existant de 6 000 litres. Les volontaires, en collaboration avec la communauté, ont commencé leur plan de mise en œuvre de Y-Adapt en construisant les fondations du réservoir d'eau.« Ce réservoir de 10 000 litres aidera la communauté à faire face à la demande croissante d'eau », explique Eric. « Nous n'avons plus besoin d'attendre minuit pour stocker de l'eau et nous pouvons mieux gérer l'eau ».

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Trois mois après les inondations catastrophiques, le Croissant-Rouge libyen continue de soutenir les survivants

La tempête Daniel a frappé le nord-est de la Libye le dimanche 10 septembre, apportant des vents violents et des pluies soudaines et intenses qui ont provoqué des inondations massives, des dévastations et des morts. Les infrastructures ont été gravement endommagées, notamment des barrages près de Derna qui ont cédé, provoquant des inondations qui ont emporté des quartiers entiers. Les équipes et les volontaires du Croissant-Rouge libyen ont été les premiers à se rendre sur le terrain pour évacuer les personnes, apporter les premiers secours et effectuer des opérations de recherche et de sauvetage. L'IFRC a rapidement alloué des ressources par le biais de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes. L'IFRC a ensuite lancé un appel d'urgence pour aider le Croissant-Rouge libyen à fournir des abris d'urgence, un soutien psychosocial, des soins de santé, de l'eau potable et de la nourriture aux communautés touchées. Les équipes ont également travaillé sans relâche pour aider les gens à reprendre contact avec les membres de leur famille. Soutenus par le réseau de l'IFRC, les équipes du Croissant-Rouge libyen ont accompli un travail héroïque. Mais il reste encore beaucoup à faire. Les appels d'urgence de l'IFRC visaient à recueillir 25 millions de francs suisses (dont 20 millions devraient être collectés par le secrétariat de l'IFRC) pour soutenir le Croissant-Rouge libyen. À ce jour, un peu plus de 8,3 millions de francs suisses ont été récoltés. Les besoins persistent, car de nombreuses personnes sont toujours déplacées et le choc psychologique et économique persiste. La catastrophe a également suscité le soutien de l'ensemble du réseau de l'IFRC. Pour soutenir l'action du Croissant-Rouge libyen à la suite des inondations dévastatrices, le Croissant-Rouge turc a envoyé des avions-cargos depuis la Turquie, transportant des équipes de recherche et de sauvetage, des équipes médicales d'urgence et des équipes de secours, ainsi que du matériel et des fournitures humanitaires. Selon l'IFRC, ce qui s'est passé à Derna devrait être une "sonnette d'alarme pour le monde" sur le risque croissant d'inondations catastrophiques dans un monde modifié par le changement climatique. Une analyse rapide réalisée par le groupe World Weather Attribution - un groupe de scientifiques soutenu par l'IFRC - a analysé des données climatiques et des simulations de modèles informatiques pour comparer le climat actuel, après un réchauffement planétaire d'environ 1,2°C, avec le climat du passé. Les scientifiques ont constaté que le changement climatique d'origine humaine a rendu les fortes précipitations dans le nord-est de la Libye jusqu'à 50 fois plus probables qu'elles ne l'auraient été dans un monde ne connaissant pas de changement climatique d'origine humaine. Ils ont également constaté que les pluies étaient jusqu'à 50 % plus intenses qu'elles ne l'auraient été lors d'une tempête comparable dans un monde antérieur au changement climatique. Quelque chose d'aussi ordinaire que les jours de pluie et les bords de mer proches est malheureusement devenu une source de peur pour les habitants de l'est de la Libye, en particulier pour ceux qui ont vécu de près les inondations massives qui ont emporté les maisons, les voitures et les êtres chers en un clin d'œil. Les signes de traumatisme, tels que les enfants qui crient pendant leur sommeil ou qui font du somnambulisme, sont devenus monnaie courante à Derna, et même dans la ville voisine de Benghazi, où la plupart des familles se sont réfugiées à la suite de la dévastation. «Les gens associent la pluie à la mort », explique Ali Gharor, responsable de la santé mentale et du soutien psychosocial au Croissant-Rouge libyen, qui a fourni un large éventail de services de santé mentale et de soutien psychosocial aux survivants des inondations.«Tous les groupes de population de la ville ont besoin d'un soutien psychologique, y compris les volontaires.»

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Libye : Une crue soudaine leur a coûté la vie, mais leur esprit de volontariat demeure.

Par Mey Al Sayegh Ce qui rend les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge si essentiels dans les situations d'urgence, c'est qu'ils vivent au sein des communautés qu'ils servent. Cela signifie également qu'ils sont tout aussi vulnérables aux difficultés, aux pertes et à la douleur que leurs voisins et leurs proches. Les inondations qui ont frappé Derna, dans l'est de la Libye, dans la nuit du dimanche 10 septembre, n'ont certainement pas fait exception à la règle. Les volontaires du Croissant-Rouge libyen ont répondu à l'appel et apporté leur aide et leur soutien aux personnes dans le besoin après que la région nord-est de la Libye a été frappée par de fortes pluies causées par la tempête Daniel. Ces précipitations ont provoqué l'effondrement de deux barrages aux premières heures du 11 septembre. Tragiquement, quatre volontaires du Croissant-Rouge libyen ont perdu la vie dans le déluge qui a suivi, trois d'entre eux en aidant à sauver la vie d'autres personnes. Voici leur histoire. Mais c'est aussi un témoignage pour tous les volontaires du monde entier qui ont perdu la vie cette année, ou qui ont fait le sacrifice ultime en donnant une seconde chance à d'autres. Dans l'action d'aider les autres Abed Alqader Atiya Alkherm,était auparavant chef du département des médias de la section du Croissant-Rouge libyen à Derna, où il utilisait ses compétences en photographie et en communication pour faire entendre la voix des gens et leurs histoires. Mais il avait décidé qu'il voulait aussi aider les gens plus directement, et il a donc rejoint les équipes d'intervention d'urgence du Croissant-Rouge libyen à Derna. Lorsque la catastrophe a frappé le 10 septembre, ce volontaire de 31 ans n'a pas hésité. «Abed a posé la caméra et risqué sa vie pour sauver d'autres personnes », déclare Bahaa Kawash, Directeur médias et communication au Croissant-Rouge libyen. « Lui et tous les héros du Croissant-Rouge libyen resteront dans nos cœurs et nos mémoires.» Dans les jours qui ont suivi cette nuit tragique, leurs collègues endeuillés ont partagé des souvenirs et des histoires sur la bravoure, la compétence et la compassion des volontaires. Khaled Abed Alkareem Aldwal, 29 ans, avait acquis une solide réputation pour ses compétences en matière de premiers secours et sa volonté d'aider les autres, se souvient l'ancien Directeur médias et communication du Croissant-Rouge lybien, Tawfeq Al Shokry. Khaled a sauvé la vie d'un homme dans un restaurant où il travaillait, en lui prodiguant les premiers soins. Après les inondations de septembre, l'un des survivants a écrit sur sa page Facebook que Khaled avait risqué sa vie pour sauver ses deux filles avant que les inondations ne l'emportent. Hussein Bou Zanouba est arrivé à l'agence de Derna comme d'habitude à 18 heures ce soir-là, plusieurs heures avant l'inondation. Lorsque les eaux ont commencé à déferler sur la ville, il n'a pas hésité à rejoindre les équipes de secours. Au cours de sa mission de sauvetage, l'ambulance est entrée en collision avec un poteau électrique, ce qui a entraîné sa tragique noyade. Au petit matin, sa mère a essayé de l'appeler 23 fois. Mais ses appels sont restés vains car il avait laissé son téléphone chez lui à Al Bayda, une autre ville de l'est de la Libye qui a été fortement touchée par les inondations. Ce fut une période angoissante pour ses collègues qui cherchaient Hussein au milieu des cadavres et des morgues réfrigérées à Derna, se souvient Ali Hweidi, l'ancien Directeur de la jeunesse et des volontaires pour le Croissant-Rouge lybien à Benghazi. Pertes tragiques persistantes La perte de ces bénévoles a durement touché leurs collègues. Mais ils ont gardé leur courage, leur résilience et leur dévouement inébranlable pour aider les personnes dans le besoin, poursuivant leur travail essentiel dans les jours et les mois qui ont suivi. Un collègue du Croissant-Rouge libyen, Abdallah Abou Shayana, a malheureusement péri avec toute sa famille lorsque leur maison a été inondée par le déluge d'eau qui a balayé le centre-ville de Derna cette nuit-là. De nombreux autres volontaires dévoués, qui ont activement aidé à sauver les personnes menacées par les inondations dévastatrices, ont dû subir d'autres types de pertes tragiques, certains ayant perdu des membres de leur famille, des voisins et des amis. Hamdi Ahmed Baleid a parlé pour la dernière fois à sa mère à 2 heures du matin, le 11 septembre. Avec ses collègues, il a aidé d'autres personnes tout au long de la nuit. Lors de ce qui devait être leur dernier appel, sa mère lui a demandé de rester au sec pour ne pas tomber malade lui-même. En rentrant chez lui, il a découvert que la maison de sa famille avait été complètement détruite. Toute sa famille avait disparu. Par une sorte de miracle, le volontaire Ayman Abed Arzaak Agribyal a survécu aux crues soudaines qui menaçaient de l'emporter. Malheureusement, il a perdu sa mère. Malgré leurs pertes, Hamdi et Ayman continuent de travailler quotidiennement avec le Croissant-Rouge libyen pour aider les gens à reconstruire leur vie après la catastrophe. Hamdi trouve du réconfort dans la conviction qu'aider les autres est le meilleur moyen de surmonter son profond chagrin. En ces temps difficiles, l'unité d'intervention d'urgence de l'IFRC déployée après les inondations offre un soutien psychosocial à tous les survivants, y compris les volontaires. Cependant, il faudra faire plus, déclare Mamdouh Al Hadid, responsable des opérations de l'IFRC dans la région de Storm Daniel, ajoutant qu'un programme à plus long terme " Prendre soin des volontaires " est en cours d'élaboration. En attendant, l'IFRC rend hommage à la bravoure et à l'abnégation des équipes du Croissant-Rouge libyen, ainsi qu'aux volontaires du monde entier pour leurs efforts inlassables et leurs sacrifices face à de grands dangers en 2023. Il y a trois mois, les inondations ont peut-être emporté ces volontaires physiquement, mais leur esprit humanitaire continue d'inspirer leurs amis et coéquipiers du Croissant-Rouge libyen, ainsi que d'innombrables autres personnes dans le monde.

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Tanzania: Inondations

Des pluies torrentielles ont provoqué des glissements de terrain massifs près du mont Hanang, dans le nord de la Tanzanie, emportant des maisons, des routes, des ponts, des écoles et des terres agricoles, et causant la mort d'au moins 67 personnes. Plus de 100 personnes ont été blessées et des milliers de familles ont perdu leur maison et leurs moyens de subsistance. La Tanzanie est déjà confrontée à des inondations depuis la mi-novembre, et de nouvelles précipitations sont attendues dans les mois à venir en raison du phénomène El Nino. L'IFRC et ses membres recherchent 4 millions de francs suisses (dont 3 millions devraient être collectés par le Secrétariat de l'IFRC) pour aider la Croix-Rouge tanzanienne à fournir une assistance vitale à 75 000 personnes.

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L'IFRC à la COP 28 : les impacts sont là, il faut agir maintenant

Qu'il s'agisse de la montée en puissance des tempêtes, de la prolifération des incendies de forêt, de l'aggravation des vagues de chaleur et des sécheresses - ou du déplacement de communautés entières en raison de tous ces facteurs -, les effets du changement climatique se font sentir depuis un certain temps déjà. C'est pourquoi l'IFRC se rend une nouvelle fois au Sommet mondial sur le climat, la COP28, aux Émirats arabes unis, avec un message urgent : il n'y a plus de temps à perdre. Il est temps d'agir et l'action doit être audacieuse. Tout comme les dirigeants mondiaux doivent s'entendre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre afin d'éviter des conséquences humanitaires encore plus graves, ils doivent considérablement intensifier les mesures d'adaptation au niveau local afin d'atteindre les personnes les plus à risque et les plus touchées, selon l'IFRC. Des gens comme Martha Makaniko, une agricultrice du village de Chiwalo dans la ville de Mulanje au Malawi. Au début de l'année, Makaniko a perdu sa maison et toutes ses récoltes à la suite d'une inondation soudaine provoquée par le cyclone Freddy. Par la suite, les pluies normales n'ont pas été au rendez-vous et le phénomène El Nino menace maintenant d'aggraver la période de soudure qui s'annonce. "Année après année, il est de plus en plus difficile d'obtenir de bons rendements agricoles et de bien gagner sa vie", déclare Makaniko. "Nous ne pouvons plus compter sur des conditions météorologiques régulières. J'avais l'habitude de tirer huit sacs de maïs de mon champ. Aujourd'hui, j'ai de la chance d'en obtenir deux". Ce genre d'histoires est de plus en plus fréquent dans les communautés où le réseau de l'IFRC est enraciné. C'est aussi la raison pour laquelle l'IFRC a intensifié ses propres efforts pour travailler avec les communautés locales et les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge afin d'atténuer les souffrances immédiates - en fournissant de l'argent, de la nourriture, de l'eau, un soutien en matière d'hygiène et de santé - tout en prévenant et en réduisant les risques à l'avenir. C'est également la raison pour laquelle l'IFRC exhorte les dirigeants mondiaux réunis pour le sommet sur le climat COP 28 à prendre les mesures urgentes suivantes : Donner la priorité à l'action locale Augmenter le financement pour aider les communautés à s'adapter Intensifier les actions précoces et les mesures qui aident les communautés à anticiper les risques; Renforcer les systèmes de santé résistants au climat et aider les populations à prévenir, minimiser et traiter les pertes et les dommages dus aux événements climatiques. Pire avant de s'améliorer Il est essentiel d'investir davantage dans tous ces domaines pour aider les communautés à faire face, car la situation risque de s'aggraver avant de s'améliorer. Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) confirme que le changement climatique contribue déjà à l'augmentation du nombre de crises humanitaires (la température moyenne mondiale étant supérieure de 1,15 °C à la moyenne de 1850-1900). Aujourd'hui, la menace d'une nouvelle hausse des températures est bien réelle. Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, les politiques actuelles laissent présager un réchauffement de la planète de 2,8 °C d'ici à 2050. À court terme, le phénomène El Niño de cette année devrait aggraver l'impact du changement climatique induit par l'homme, poussant les températures mondiales vers des territoires inexplorés, selon l'Organisation météorologique mondiale. Les raisons d'espérer Il y a cependant quelques raisons d'espérer. Si des mesures urgentes sont prises, il est possible de ralentir ou d'arrêter de nouvelles hausses de température tout en rendant les communautés beaucoup moins vulnérables aux chocs liés au climat. Dans l'ensemble du réseau de l'IFRC, qui comprend 191 Sociétés nationales, il existe de nombreux exemples de communautés qui travaillent avec l'IFRC et d'autres acteurs pour se rendre plus résilientes afin d'éviter l'insécurité alimentaire, les risques pour la santé et les impacts économiques des catastrophes liées au climat. En Jamaïque, par exemple, la Croix-Rouge a collaboré avec une école pour étudiants sourds dans le cadre d'un projet climato-intelligent visant à renforcer la ferme autosuffisante du campus grâce à un système d'irrigation alimenté par l'énergie solaire. En Somalie, l'IFRC et le Croissant-Rouge de Somalie ont travaillé avec le village de Cuun pour rétablir de petites exploitations agricoles à l'aide d'un nouveau forage d'eau potable et d'un système de pompage, afin de les aider à faire face à de multiples années de sécheresse. "Nous avions du mal à accéder à l'eau potable pour boire, cuisiner, nous laver et assurer notre subsistance", explique Yasiin Maxamed Jamac, l'un des chefs de la communauté. "Cela a eu un impact négatif sur notre santé et notre bien-être, et il nous a été difficile de cultiver des plantes, des fruits et des légumes et d'élever du bétail. Aujourd'hui, plus de 100 ménages possèdent leur propre petite ferme - de 100 mètres sur 100 mètres - où ils cultivent une variété de fruits, de légumes et de récoltes.

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L'IFRC lance un appel de 18 millions de francs suisses pour venir en aide aux victimes des inondations provoquées par El Niño au Kenya

Nairobi/Genève, 24 novembre 2023 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et la Société de la Croix-Rouge du Kenya (KRCS) ont lancé un appel d'urgence de 18 millions de francs suisses. Ce fonds est essentiel pour soutenir la réponse aux inondations provoquées par le phénomène El Niño qui continuent de frapper le Kenya. Mohamed Babiker, chef de la délégation de l'IFRC pour la Somalie et le Kenya, a déclaré : "Les inondations provoquées par le phénomène El Niño ont déclenché une crise humanitaire majeure qui touche des millions de personnes. Nous travaillons en étroite collaboration avec la Croix-Rouge du Kenya pour apporter une aide d'urgence aux personnes touchées par les inondations". Depuis le début du mois de novembre, le Kenya est confronté à de graves inondations qui ont entraîné des pertes en vies humaines, des dégâts matériels et une crise humanitaire de plus en plus grave. Les fortes pluies dans la région ont également touché des pays comme la Somalie, l'Éthiopie, le Sud-Soudan, l'Ouganda et la Tanzanie, nécessitant une réponse humanitaire à grande échelle. Dr. Ahmed Idris, Secrétaire Général, de la Croix-Rouge kenyanne a affirmé: "Nous sommes confrontés à une situation où des communautés entières ont été soit submergées, soit abandonnées à leur sort. Les routes et d'autres infrastructures essentielles ont été coupées, ce qui perturbe l'acheminement des fournitures vitales. Nous devons fournir d'urgence de la nourriture, de l'eau potable et des médicaments pour éviter une catastrophe humanitaire". La réponse de la Croix-Rouge du Kenya comprend des abris d'urgence, un soutien psychosocial, la diffusion d'alertes précoces et la fourniture de nourriture et d'eau à plus de 10 000 ménages. Une première allocation de l'IFRC de 749 939 francs suisses a permis de soutenir ces efforts. Le nouvel appel d'urgence permettra d'intensifier les activités de sauvetage, en se concentrant sur les abris, les moyens de subsistance, la santé, l'eau, l'assainissement et la nutrition. Les pluies actuelles constituent une menace constante, soulignant la nécessité d'augmenter les efforts de l'appel d'urgence pour les inondations au Kenya. Plus d'informations: Pour plus d'informations, visitez le site internet de la Société de la Croix-Rouge kenyanne et ici pour faire un don via la page dédiée de l'IFRC Pour toute demande d'interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] A Nairobi: Peter Abwao, Kenya Red Cross Society:+254 711590911 Anne Macharia,IFRC:+254720 787 764 Timothy Maina, IFRC: +254110 848 161 A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06

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Kenya: Inondations

Les graves inondations récentes au Kenya, causées par les pluies inhabituelles d'El Niño, ont tué au moins 71 personnes et en ont déplacé des milliers d'autres. Des ménages ont été emportés par les flots ou se sont retrouvés isolés. Les terres agricoles ont été submergées et le bétail noyé. Les régions les plus durement touchées sont les terres semi-arides où le pastoralisme est le moteur de l'économie. Ces régions se remettent encore de la pire sécheresse des 40 dernières années. L'IFRC et ses membres recherchent 18 millions de francs suisses (dont 10 millions devraient être collectés par le secrétariat de l'IFRC) pour apporter une aide vitale à 50 000 ménages.

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Vanuatu: Le cyclone Lola

Le cyclone tropical Lola a touché terre sur les côtes orientales des îles Maewo et Pentecost de Vanuatu dans la nuit du 25 octobre, sous la forme d'une tempête de catégorie 4 avec des vents de 205 km/h. De fortes pluies accompagnées d'inondations soudaines se sont abattues sur les zones de basse altitude et près des berges des rivières, provoquant des inondations côtières. On estime qu'environ 200 000 personnes ont été exposées aux effets du cyclone, 150 000 personnes (30 000 ménages) ayant été plus directement touchées (près de la moitié de la population du pays). L'IFRC et ses membres recherchent 2,5 millions de francs suisses pour aider la Croix-Rouge de Vanuatu à fournir une assistance à 30 000 personnes ayant besoin d'aide à la suite du cyclone. Merci de faire un don maintenant !

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Un mois après les inondations en Libye : Un soutien urgent en matière de santé mentale est nécessaire

Genève/Beyrouth/Benghazi, 11 octobre 2023 - Un mois après les inondations dévastatrices qui ont frappé la Libye, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et le Croissant-Rouge libyen (CRL) lancent un appel urgent à l'aide pour répondre aux besoins immédiats en eau potable, en assainissement, en aide financière et, surtout, en soutien psychosocial. Les inondations ont fait des ravages, déplacé des milliers de personnes et mis à rude épreuve des infrastructures déjà fragiles dans des régions telles que Derna et Tobrouk. La catastrophe a entraîné des destructions massives, les habitants perdant leur maison, les membres de leur famille et leur sentiment de sécurité. Les équipes du Croissant-Rouge libyen ont été les premières à intervenir, fournissant des services vitaux allant de la recherche et du sauvetage aux premiers secours. À ce jour, 450 volontaires dévoués ont participé activement à ces efforts, certains ayant même perdu la vie en sauvant d'autres personnes. Tamer Ramadan, Chef de délégation de l'IFRC en Libye a déclaré : «Le bilan émotionnel et physique de cette catastrophe est immense. Si nous avons fait preuve de diligence dans notre réponse immédiate, le processus de relèvement est loin d'être terminé. L'attention ne doit pas se relâcher.» En Libye, l'aide n'est pas seulement axée sur les secours immédiats, mais aussi sur le relèvement à long terme. Les normes culturelles favorisent l'autonomie financière ; l'aide en espèces est donc essentielle. De plus, les systèmes d'égouts endommagés contaminant les sources d'eau à Derna, il existe un risque accru pour la santé de la communauté. Les équipes se concentrent également sur la fourniture d'un soutien psychosocial holistique, notamment en raison de la charge émotionnelle liée à la perte de familles entières. Le CRL s'est révélée indispensable dans les opérations de secours. Avec une salle d'opération d'urgence centrale à Benghazi et deux centres temporaires à Derna, ses services vont de la réunification des familles à la distribution d'articles de secours. À ce jour, elle a aidé plus de 54 000 personnes par le biais de divers services. Face à l'escalade des besoins, l'IFRC a officiellement lancé un appel de 10 millions de francs suisses pour soutenir les efforts continus de le CRL dans la fourniture d'une aide et de soins complets aux survivants. À ce jour, 3 millions de francs suisses ont été collectés, ce qui signifie que 70 % de l'appel de fonds n'a pas encore été atteint. Les dons peuvent être faits par l'intermédiaire des sociétés nationales participantes et directement sur le site web de l'IFRC. Plus d'informations Pour financer l'appel d'urgence et soutenir le peuple libyen en ces temps difficiles, visitez notre page web dédiée Pour obtenir les séquences B-roll, visitez la salle de presse de l'IFRC. Pour demander une interview, contactez : [email protected] A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06 A Beyrouth/Bengazhi: Mey Alsayegh: +961 3 229 352

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Terrifiés par la pluie et la mer : La santé mentale, une bombe à retardement en Libye après les inondations dévastatrices

Par Mey Al Sayegh, Directrice de la communication à l'IFRC pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord (MOAN) Quelque chose d'aussi ordinaire que les jours de pluie et les bords de mer proches est malheureusement devenu une source de peur pour les habitants de l'est de la Libye, en particulier pour ceux qui ont vécu de près les inondations massives qui ont emporté leurs maisons, leurs voitures et leurs proches en un clin d'œil, dans la nuit du 11 septembre. Il n'est pas exagéré de dire que la plupart des habitants de Derna, la ville la plus touchée, dont les souvenirs sont chargés d'images douloureuses, ont besoin d'un soutien psychosocial ou de santé mentale. Les signes d'un traumatisme subi, tels que des enfants qui crient pendant leur sommeil ou qui font du somnambulisme, sont devenus monnaie courante à Derna, et même dans la ville voisine de Benghazi, où la plupart des familles ont fui la désolation. Besoin urgent de soutien en matière de santé mentale La semaine dernière, deux volontaires du Croissant-Rouge libyen, parfaitement rodés aux catastrophes, ont couru, terrifiés, jusqu'à l'antenne de Derna et se sont empressés de fermer les portes derrière eux parce qu'il commençait à pleuvoir. «Les gens associent la pluie à la mort », explique Ali Gharor, responsable de la santé mentale et du soutien psychosocial au Croissant-Rouge libyen. «Tous les groupes de population de la ville ont besoin d'un soutien psychologique, y compris les volontaires.» Même ceux qui ont trouvé refuge à Benghazi sont touchés. Haya Al-Hadar, une volontaire du Croissant-Rouge de Libye, raconte comment le Croissant-Rouge a essayé de fournir un chalet à une famille au bord de la mer, mais que celle-ci a catégoriquement refusé : «Je n'oublierai jamais cette nuit-là. J'ai reçu un appel à 1h30 du matin, et on m'a informé que l'homme refusait de rester près de la mer, parce qu'il avait peur des zones côtières», s'est-il souvenu. «Il a insisté pour retourner avec sa femme et ses enfants d'où ils venaient. Nous leur avons fourni un appartement en dehors de la ville». Bien que le Croissant-Rouge libyen fournisse un soutien psychosocial et des premiers secours psychologiques, la région a un besoin urgent de professionnels de la santé mentale. «Des enfants et des personnes âgées se rendent quotidiennement dans ma clinique et demandent un soutien psychologique dans cet hôpital de campagne », explique le docteur Al-Siddiq Al-Haj Ali, responsable de la santé mentale au centre de Misrata affilié au ministère libyen de la santé et également bénévole à Derna. «Le temps est un facteur essentiel. Si les personnes touchées ne bénéficient pas d'un soutien psychologique au cours des trois à six prochains mois, nous pouvons nous attendre à voir se multiplier les troubles psychologiques et même les cas de suicide. » Les volontaires du Croissant-Rouge parmi les sinistrés Les visites de l'IFRC dans les zones sinistrées et les conversations avec les volontaires ont permis de constater que les volontaires du Croissant-Rouge libyen ont eux aussi un besoin urgent de soutien en matière de santé mentale, certains d'entre eux ayant perdu leur famille, leurs proches et leur maison. Pour le volontaire Hamdi Ahmed Belaid, l'un des premiers à réagir à la catastrophe, le temps s'est arrêté depuis la nuit du 11 septembre, lorsqu'il a reçu un appel téléphonique de sa mère vers 2 h 15 du matin, qui s'est avéré être la dernière fois qu'il a entendu sa voix. Lorsque Hamdi est retourné dans son quartier, il a été dévasté par la vue de sa maison qui avait été balayée, emportant la vie de ses parents et de ses trois frères, ainsi que celle de nombreux voisins. Malgré cette tragédie personnelle, Hamdi insiste pour poursuivre son travail d'aide aux personnes touchées : «L'aide apportée aux personnes touchées refroidit le feu dans mon cœur», ajoute-t-il. Ali Gharor, responsable de la santé mentale et du soutien psychosocial au Croissant-Rouge libyen, comprend très bien la situation difficile dans laquelle se trouve Hamdi. «Malheureusement, les volontaires ne semblent pas avoir le temps de faire leur deuil, ce qui risque de se répercuter négativement sur eux par la suite», explique-t-il.«Nos coutumes et nos traditions empêchent également certains d'entre eux de faire preuve de faiblesse, mais il est nécessaire de laisser le temps au chagrin.» L'unité spécialisée dans la santé mentale de l'IFRC soutiendra le Croissant-Rouge libyen Compte tenu des besoins massifs, l'IFRC et d'autres partenaires du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont convenu avec le Croissant-Rouge libyen de fournir un soutien dans ce domaine critique, tout en étant conscients du contexte culturel et des coutumes en matière de soutien à la santé mentale dans le pays. L'IFRC se prépare à envoyer très prochainement une unité d'intervention d'urgence spécialisée dans la santé mentale et le soutien psychosocial dans les zones touchées. Raja Assaf, Responsable des opérations d'urgence de l'IFRC en Libye, explique que cette unité comprendra des spécialistes de la santé mentale, des médicaments et d'autres équipements, ainsi qu'une équipe chargée de former davantage d'employés et de volontaires locaux du Croissant-Rouge libyen à la fourniture d'un soutien psychosocial. « ​​​​​​Pour nous et le Croissant-Rouge libyen, il s'agit d'une priorité évidente, car nous essayons d'éviter toute bombe à retardement en matière de santé mentale et de prendre soin des personnes touchées du mieux que nous pouvons»​​​​​​​, conclut-il.

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Selon la Croix-Rouge et l’OMS, les dépouilles des personnes décédées lors de catastrophes naturelles ou de conflits ne présentent généralement pas de risques sanitaires

Genève - Dans un contexte de pertes humaines importantes dues aux catastrophes et aux conflits, les personnes décédées font souvent l'objet de craintes infondées et d'incompréhensions. Il est donc important que les communautés disposent des outils et des informations nécessaires pour gérer les dépouilles en toute sécurité et avec dignité. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont déclaré aujourd'hui qu'il s'agissait là d'un moyen d'aider les survivants sur la voie du relèvement. Lorsque de nombreuses personnes décèdent suite à une catastrophe naturelle ou un conflit armé, la présence des dépouilles bouleverse les communautés touchées. Certaines d’entre elles prennent la décision d’enterrer les corps rapidement, comme dans des fosses communes. Ce geste vise non seulement à gérer la détresse de la population, mais il est également motivé par la crainte que ces dépouilles ne constituent un risque sanitaire. Selon les organisations, cette approche peut être néfaste pour la population. Les autorités et communautés locales sont parfois soumises à une pression immense qui les pousse à enterrer les corps au plus vite. Cependant, une mauvaise gestion des dépouilles peut provoquer des souffrances mentales durables ainsi que des problèmes juridiques et sociaux pour les familles. Lorsque les enterrements des victimes sont bien gérés, les tombes individuelles sont facilement localisables et bien répertoriées dans des lieux d’inhumation définis. Ces enterrements permettent de connaître l’emplacement exact de chaque dépouille, et d’accéder aux informations et aux effets personnels qui lui sont associés. Ces bonnes pratiques ont été mises au point par les organisations et sont notamment mentionnées dans le document«Gestion des dépouilles mortelles lors de catastrophes» du CICR, de la Fédération internationale et de l’OMS. L’incinération des corps non identifiés doit être évitée. Afin de mieux gérer les dépouilles, les organisations fournissent des ressources et mettent leur expérience au service des autorités locales. L’objectif est de les aider à gérer l’inhumation des dépouilles, une tâche qui peut s’avérer insurmontable. Aujourd’hui en Libye, les équipes de la Croix-Rouge et de l’OMS travaillent directement avec les autorités, les communautés et le Croissant-Rouge libyen. Elles leur apportent des conseils, du matériel et une formation. Le CICR et l’OMS livrent des sacs mortuaires dans le pays pour que les dépouilles soient traitées avec dignité. Les dépouilles des personnes décédées lors d’une catastrophe naturelle ou d’un conflit armé ne présentent presque jamais de risques sanitaires pour les populations. Tant que les précautions habituelles sont respectées, les victimes qui ont succombé à des blessures, lors d’une noyade ou d’un incendie ne sont habituellement pas porteuses d’agents infectieux qui pourraient propager des maladies. Cela peut être le cas lorsque les victimes sont décédées d’une maladie infectieuse, comme les maladies à virus Ebola ou Marburg, le choléra, ou lorsqu’une catastrophe a eu lieu dans une région où l’une de ces maladies infectieuses est installée durablement. Dans tous les cas, la présence de dépouilles dans des réserves d’eau ou à proximité de celles-ci peut provoquer des problèmes de santé. En effet, les dépouilles peuvent libérer des matières fécales, contaminer les sources d’eau et causer des diarrhées ou d’autres maladies. Les dépouilles doivent être éloignées des sources d’eau potable. Pierre Guyomarch, Chef de l’unité Forensique du CICR, explique: « Rien ne prouve que les dépouilles provoquent des épidémies. Trop souvent, les médias, et même certains professionnels du secteur médical, ne transmettent pas les bonnes informations à ce sujet. Les survivants de catastrophes naturelles sont plus susceptibles de propager des maladies que les dépouilles.» Le DrKazunobu Kojima, médecin chargé des questions de sécurité et de sûreté biologiques pour le Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire de l’OMS, ajoute: «Nous appelons les autorités des communautés touchées par ces tragédies à ne pas se précipiter et à ne pas organiser d’inhumations dans des fosses communes ou des incinérations de masse. Il est essentiel de traiter les dépouilles avec dignité, et ce pour les familles et les communautés. En cas de conflit, cela permet souvent de mettre fin plus rapidement aux combats.» Selon Gwen Eamer, senior officier de la Fédération internationale pour les urgences de santé publique et responsable des opérations d’urgence pour le séisme au Maroc, «une inhumation précipitée et inutile des corps des victimes de catastrophes ou de conflits empêche les familles d’identifier et de pleurer leurs êtres chers, et n’apporte aucun avantage pour la santé publique. Pour traiter les dépouilles avec dignité, il faut prendre le temps de les identifier, de les pleurer et d’organiser les rites funéraires qui correspondent à la culture et aux normes sociales locales.» Le CICR, la Fédération internationale et l’OMS souhaitent aussi rappeler les informations suivantes aux autorités et aux communautés: Bien que la vue de dépouilles puisse être bouleversante, les autorités et les responsables des communautés ne doivent pas se précipiter et inhumer les corps dans des fosses communes ou organiser des incinérations de masse. Les enterrements et les incinérations doivent tenir compte des questions culturelles, religieuses et familiales. Les corps des victimes de catastrophes naturelles et de conflits armés ne propagent généralement pas de maladies. À moins que la victime ne soit décédée d’une maladie très infectieuse, le risque pour le public est négligeable. Cependant, il existe un risque de diarrhée si l’eau potable est contaminée par les matières fécales libérées par les corps. Une désinfection de routine de l’eau destinée à la consommation suffit à prévenir toute maladie transmise par l’eau. Les enterrements dans des fosses communes et les incinérations de masse organisés en hâte sont irrespectueux et rendent l’identification des dépouilles et la transmission d’informations aux familles très compliquées, voire même parfois impossibles. Les dépouilles présentent un risque d’épidémie uniquement lorsque les personnes sont décédées de maladies infectieuses ou lorsqu’une catastrophe naturelle a lieu dans une région où l’une de ces maladies est durablement installée. La chaux n’accélère pas la décomposition, et dans la mesure où les dépouilles de personnes décédées lors de catastrophes ou de conflits ne présentent généralement pas de risque infectieux pour la population, il n’est pas nécessaire de les désinfecter. Après avoir touché un corps, il faut se laver les mains avec de l’eau et du savon ou avec un nettoyant à base d’alcool s’il n’y a aucune saleté visible. Le CICR, l'IFRC et l’OMS appellent toutes les parties présentes lors de conflits et les intervenants sur les lieux d’une catastrophe à suivre les principes mis au point pour la gestion des dépouilles pour le bien de la société, et elles proposent leur aide en cas de besoin. Pour plus d’informations, veuillez contacter: Espace médias du CICR:[email protected] Espace médias de la Fédération internationale:[email protected] Espace médias de l’OMS:[email protected]

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Inondations en Libye : Le changement climatique a rendu la catastrophe « beaucoup plus probable »

Genève/New York19Septembre 2023- Ce qui s'est passé à Derna devrait être un «signal d'alarme pour le monde» concernant le risque croissant d'inondations catastrophiques dans un monde modifié par le changement climatique, déclare Jagan Chapagain, Secrétaire Général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). M. Chapagain s'exprimait à la lumière d'un rapport selon lequel le changement climatique a rendu la catastrophe en Libye beaucoup plus probable. Le groupe World Weather Attribution, un groupe de scientifiques soutenu par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a procédé à une analyse rapide des données climatiques et des simulations de modèles informatiques afin de comparer le climat actuel, après un réchauffement planétaire d'environ 1,2 °C, au climat du passé. Les scientifiques ont constaté que le changement climatique d'origine humaine a rendu les fortes précipitations dans le nord-est de la Libye jusqu'à 50 fois plus probables qu'elles ne l'auraient été dans un monde ne connaissant pas de changement climatique d'origine humaine. Ils ont également constaté que les pluies étaient jusqu'à 50 % plus intenses qu'elles ne l'auraient été lors d'une tempête comparable dans un monde antérieur au changement climatique. Les scientifiques sont clairs : même dans un monde "réchauffé" à 1,2 °C, les précipitations qui se sont abattues sur la Libye ont été extrêmes. Il s'agit d'un événement qui ne devrait se produire qu'une fois tous les 300 à 600 ans. Malgré cela, cette fréquence est beaucoup plus élevée que dans un monde qui ne se serait pas réchauffé. Les précipitations à elles seules n'ont pas rendu la catastrophe de Derna inévitable. Une meilleure préparation, une réduction des constructions dans les régions sujettes aux inondations et une meilleure gestion des infrastructures des barrages auraient permis de réduire l'impact global de la tempête Daniel. Néanmoins, le changement climatique a joué un rôle important dans l'apparition et l'aggravation de ce phénomène météorologique extrême. Julie Arrighi, Directrice intérimaire du Centre climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont les chercheurs ont travaillé sur le rapport "World Weather Attribution", a déclaré : «Cette catastrophe dévastatrice montre comment les phénomènes météorologiques extrêmes alimentés par le changement climatique se combinent avec les facteurs humains pour créer des impacts encore plus importants, car davantage de personnes, de biens et d'infrastructures sont exposés et vulnérables aux risques d'inondation. Cependant, il existe des solutions pratiques qui peuvent nous aider à éviter que ces catastrophes ne deviennent monnaie courante, comme le renforcement de la gestion des situations d'urgence, l'amélioration des prévisions et des systèmes d'alerte fondés sur l'impact, et la conception d'infrastructures adaptées au climat futur». Jagan Chapagain, Secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a déclaré : «​​​​​​​La catastrophe de Derna est un nouvel exemple des effets du changement climatique sur nos conditions météorologiques. Il est évident que de multiples facteurs en Libye ont transformé la tempête Daniel en une catastrophe humaine ; le changement climatique n'était pas seul en cause. Mais le changement climatique a rendu la tempête beaucoup plus extrême et beaucoup plus intense, ce qui a entraîné la perte de milliers de vies. Cela devrait être un signal d'alarme pour le monde entier, qui doit respecter l'engagement de réduire les émissions, assurer le financement de l'adaptation au changement climatique et s'attaquer au problème des pertes et des dommages». Plus d'informations: Pour demander une interview, merci de contacter: [email protected] AGenève: Andrew Thomas: +41763676587 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06 Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67

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Inondations en Libye : L'IFRC lance un appel de 10 millions de francs suisses pour des secours d'urgence

Genève, 13 Septembre 2023 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel d'urgence de 10 millions de francs suisses afin d'intensifier les opérations de secours du Croissant-Rouge libyen en réponse aux inondations provoquées par la tempête Daniel dans le nord-est de la Libye. La catastrophe, qui s'est produite le dimanche 10 septembre, a entraîné une destruction massive, faisant des milliers de disparus et mettant à rude épreuve des infrastructures déjà fragiles. Des régions comme Derna, Benghazi et Tobrouk sont parmi les plus touchées. Malgré les obstacles, les volontaires du Croissant-Rouge libyen ont été les premiers sur le terrain, aidant aux évacuations et administrant les premiers soins, tout en veillant à ce que les personnes décédées soient enterrées dans le respect et la dignité. L'appel d'urgence vise à renforcer les capacités du Croissant-Rouge libyen en matière de soins de santé d'urgence, d'abris d'urgence, de soutien psychosocial et de services d'eau et d'assainissement. Les équipes du Croissant-Rouge apporteront un soutien particulier aux groupes vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap. Jagan Chapagain, Secrétaire général de l'IFRC a déclaré: «Nous présentons nos plus sincères condoléances aux familles des personnes touchées par cette catastrophe, parmi lesquelles trois courageux volontaires du Croissant-Rouge libyen qui ont perdu la vie au cours d'opérations de sauvetage. Nous sommes confrontés à une situation aiguë et sans précédent. La solidarité et le soutien internationaux sont essentiels pour les opérations en cours et pour prévenir une deuxième vague de crise liée à la maladie et à une détresse accrue». M. Chapagain a en outre exhorté la communauté internationale à agir en ce sens : «Il est temps d'agir. Nous appelons la communauté internationale, les partenaires et les donateurs à contribuer généreusement à cet appel d'urgence. Votre solidarité peut transformer des vies, reconstruire des communautés et offrir une lueur d'espoir à ceux qui sont engloutis dans cette catastrophe de grande ampleur.» Plus d'informations Pour demander une interview, veuillez contacter: [email protected] A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06 À Beyrouth: Mey Alsayegh: +961 3 229 352

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Libye: La tempête Daniel

La tempête Daniel a frappé le nord-est de la Libye le dimanche 10 septembre, apportant des vents violents et des pluies soudaines et abondantes qui ont provoqué des inondations massives, des dégâts considérables et des pertes en vies humaines. Les infrastructures ont été fortement endommagées, notamment des barrages près de Derna qui ont cédé, provoquant des inondations qui ont emporté des quartiers entiers. Les équipes et les volontaires du Croissant-Rouge libyen ont été les premiers sur le terrain, évacuant les personnes et fournissant les premiers secours et les efforts de recherche et de sauvetage. Par le biais de cet appel d'urgence, l'IFRC aide le Croissant-Rouge libyen à fournir des abris d'urgence, un soutien psychosocial, des soins de santé, de l'eau potable et de la nourriture aux communautés touchées et à rétablir les liens familiaux avec les proches disparus.

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La situation climatique fait des ravages en Asie-Pacifique, provoquant des inondations incessantes, des maladies et des chaleurs mortelles.

Kuala Lumpur/Dhaka/Beijing, 10 août 2023 - Les pays de la région Asie-Pacifique sont frappés par de multiples catastrophes qui font des ravages dans la région et les analystes du climat attribuent cette situation à un phénomène appelé El Niño. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) exhorte les autorités et les organisations humanitaires à se préparer à des catastrophes multiples frappant simultanément, avec plus d'intensité. Ces derniers mois, l'IFRC a débloqué huit allocations du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) pour des événements liés au climat : trois pour la dengue au Bangladesh, au Népal et au Sri Lanka, trois pour des inondations en Mongolie, au Pakistan et en Afghanistan, une pour un cyclone tropical au Bangladesh et une pour une vague de froid en Mongolie. Bien que l'impact total du phénomène soit attendu entre septembre de cette année et mars de l'année prochaine, de nombreuses régions d'Asie et du Pacifique sont déjà confrontées à de multiples dangers, qui indiquent tous une détérioration de la situation climatique. Au Bangladesh, les infections par la dengue ont envahi le pays et près de 30 000 nouveaux cas ont été recensés cette année, soit près de cinq fois plus que l'année dernière. De plus, les experts locaux en santé publique confirment que de nombreuses personnes sont infectées par plusieurs types de dengue, ce qui complique le traitement. Sanjeev Kafley, Chef de délégation de l'IFRC pour le Bangladesh déclare: «Nous travaillons en étroite collaboration avec la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh et les autorités sanitaires pour lutter contre la situation. Dans les 85 quartiers les plus touchés par la dengue dans les villes de Dhaka, Chattogram et Barishal, nos volontaires se concentrent sur la sensibilisation et les efforts de prévention. Nous progressons dans l'acquisition de kits de dépistage pour nos autorités sanitaires et nous soutenons la disponibilité de concentrés de plaquettes par l'intermédiaire des banques de sang du Croissant-Rouge du Bangladesh. Nous apportons notre soutien à tous les points d'intervention, qu'il s'agisse des zones de sauvetage ou des mesures de prévention». Les efforts de mitigation du climat déployés par l'IFRC au niveau national dans différents pays visent à améliorer les systèmes de gestion de l'eau, à réduire la reproduction des moustiques, à renforcer les systèmes de surveillance et de contrôle pour suivre les épidémies et à accroître la capacité des soins de santé à gérer les cas et à fournir un traitement. Olga Dzhumaeva, chef de la délégation de l'IFRC pour l'Asie de l'Est, déclare: « Des pluies torrentielles et des inondations ont sévèrement frappé l'Asie de l'Est cet été. Le nord, le nord-est et certaines régions du sud de la Chine ont connu l'une des plus fortes précipitations que Pékin ait connues au cours des 140 dernières années. La capitale Oulan-Bator et 13 provinces de Mongolie, les régions centrales et de nombreuses provinces de la République de Corée, ainsi que la région de Kyushu au Japon, ont également souffert de l'impact sévère de pluies extrêmes en juillet. En conséquence, des millions de personnes en Asie de l'Est ont été fortement touchées et déplacées, et les routes, les ponts, les maisons et les infrastructures ont été très gravement endommagés, voire irréparables pour la plupart d'entre eux. Face à cette situation, nos collègues et volontaires des Sociétés nationales de Chine, du Japon, de Mongolie et de la République de Corée ont été déployés en première ligne, activant leurs interventions d'urgence, faisant tout leur possible pour évacuer les personnes piégées par les inondations et les débris, et envoyant d'urgence des articles de secours tels que des couvertures, des tentes et des lits pliants dans les zones sinistrées». L'IFRC, les Sociétés nationales et ses partenaires estiment que nous devons également nous concentrer sur le renforcement de la résilience en tenant compte de la nature, de l'anticipation, de l'adaptation et de l'atténuation. L'action précoce ou anticipative, par exemple, par laquelle des fonds sont alloués de manière proactive sur la base des prévisions météorologiques pour soutenir les personnes à risque avant qu'une catastrophe ne se produise, est une priorité importante dans le contexte de l'augmentation rapide des risques climatiques. Luis Rodriguez, Responsable du climat et de la résilience de l'IFRC pour l'Asie-Pacifique, déclare : « Ces événements ont été plus intenses que d'habitude en raison des conditions de réchauffement qui prévalent, ce qui entraîne des précipitations plus importantes, déclenchant des cyclones, des pluies et des inondations. Ces facteurs climatiques influencent également fortement la dynamique des infections. L'augmentation des précipitations crée de nouveaux habitats propices aux larves ou aux virus, et l'augmentation de la température accélère le développement des insectes porteurs de virus et le temps d'incubation des virus. Les modifications importantes des températures et des précipitations dues au changement climatique favoriseront la propagation et la transmission de la maladie dans des zones actuellement considérées comme à faible risque ou exemptes de dengue. Il ne s'agit pas d'événements isolés. Ils sont liés». En prévision d'autres phénomènes météorologiques extrêmes qui toucheront d'autres régions de l'Asie-Pacifique, les sociétés nationales et l'IFRC prennent des mesures de préparation importantes, telles que des plans d'action, des simulations et des exercices en cas de canicule, le prépositionnement de stocks de secours et d'équipements d'évacuation et de sauvetage, ainsi que des rappels urgents des procédures et des règlements pour les volontaires, le personnel et les équipes techniques. En outre, les DREF permettent aux Sociétés nationales d'agir rapidement et efficacement, ce qui signifie que des millions de vies et de moyens de subsistance sont sauvés. Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire via l'adresse:  [email protected] A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, [email protected] , +60 19 271 3641 A Genève: Anna Tuson, [email protected] , +41 79 895 6924

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Mauritanie : des milliers de familles en situation d'insécurité alimentaire ont besoin d'une aide d'urgence alors que le Sahel est confronté à une crise alimentaire

Il fait chaud à N'Beika, une commune du département de Moudjeria située au centre de la Mauritanie, et les températures peuvent facilement dépasser les 40°C, en cette fin de matinée. Il est difficile de croire qu’il y a neuf mois, 90% de la commune a été submergée par de fortes pluies et des inondations. Mohamed Lemine Ould Mohamed Moctar, un cultivateur de 65 ans et père de sept enfants, regarde son lopin de terre, le regard distant. Il espère que cette fois-ci, la saison des pluies sera bonne et sans dommages et que les récoltes seront au rendez-vous. «Je n’ai rien récolté l’année dernière. Tout mon champ de sorgho a été ravagé par les inondations. Au moins, l’année précédente, j'avais pu récolter quelques petits sacs, malgré le manque de pluie», explique Mohamed. Ici, à Moudjeria, comme à Guerrou et Barkeol, les deux autres départements les plus touchés par l’insécurité alimentaire en Mauritanie, cette année, la plupart des habitants vivent de l’agriculture et de l’élevage traditionnels. Une situation qui les rend très dépendants des précipitations. Pendant des années, le manque d'eau a été le principal obstacle à une agriculture florissante dans cette communauté nichée sur un plateau à quelque 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. Mais l’année dernière, les pluies ont été beaucoup plus abondantes que prévu, provoquant des inondations qui ont anéanti les récoltes. Ces inondations ont sérieusement endommagé les moyens d’existence des communautés et plongé de nombreuses familles en Mauritanie dans l’insécurité alimentaire. Selon les résultats du Cadre Harmonisé de mars 2023, prés d’un demi-million de personnes en Mauritanie, pourraient être confrontées à l’insécurité alimentaire pendant la période de soudure allant de juin en août 2023. «Chaque jour est une bataille pour survivre. Les céréales, la viande et les produits alimentaires de base pour nourrir ma famille sont presque inabordables depuis que j'ai perdu mon seul espoir de revenu lors des dernières inondations», ajoute Mohamed. Malheureusement, les communautés mauritaniennes ne sont pas les seules à être confrontées à ce problème. La région du Sahel, en Afrique subsaharienne, connaît l’une des pires crises d'insécurité alimentaire depuis des décennies, affectant des millions de personnes. «Il est inquiétant de constater la détérioration de la sécurité alimentaire au Sahel. Des conditions préexistantes telles que la sécheresse et les inondations, les chocs climatiques, les conflits régionaux et internationaux et la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants font grimper les taux de faim et de malnutrition. A chaque fois, ce sont les plus vulnérables qui subissent les conséquences d’un contexte complexe, accentué par des inégalités croissantes» explique Alexandre Claudon de Vernisy, chef de la délégation de l’IFRC pour le Cap-Vert, la Gambie, la Mauritanie et le Sénégal. En réponse à cette urgence, l’IFRC a lancé un appel de 215 millions de francs suisses en octobre 2022 pour soutenir 7,6 millions de personnes parmi les plus touchées par l’insécurité alimentaire dans 14 pays d’Afrique subsaharienne. La Mauritanie est le dernier pays à avoir rejoint l’appel régional en mai 2023, portant le nombre total de pays à 15. Le Croissant-Rouge mauritanien (CRM) a besoin de 2 millions de francs suisses dans le cadre de cet appel afin d’aider plus de 80 000 personnes comme Mohamed, touchées par l'insécurité alimentaire dans les communes de Barkeol, Guerrou et Moudjeria. Dans le court terme, ce financement permettra de distribuer du cash à plus de 2 700 familles afin de les aider à satisfaire leurs besoins essentiels. Il permettra également aux volontaires du CRM de fournir des services de santé communautaire et de dépistage de la malnutrition à plus de 2 500 familles afin de répondre à leurs besoins immédiats en matière de santé. A plus long terme, le financement vise à renforcer la résilience des communautés mauritaniennes afin qu’elles soient mieux préparées aux futurs chocs climatiques. Le CRM: Mettra en place trois «écoles d’agriculture» pour enseigner à des centaines d’agriculteurs des techniques agricoles respectueuses du climat, telles que la conservation de l’humidité du sol, l’utilisation de semences appropriées et de cultures adaptées, afin qu’ils puissent obtenir des rendements plus fructueux et plus fiables; Aidera 30 villages à constituer des stocks de sécurité alimentaire en achetant des céréales après la période de récolte afin que leur prix soit moins élevé lors de la prochaine période de soudure; Soutiendra les clubs de mères de la région qui aident les femmes à reconnaître et à combattre les signes de malnutrition chez leurs enfants. «La période de soudure s’annonce longue et difficile. Sans l’aide du Croissant-Rouge, nous avons très peu d’espoir», déclare Mohamed. -- Pour plus d’informations sur la crise et pour les donations à l’appel d’urgence de l’IFRC, merci de visiter le lien suivant: Afrique: Crise Alimentaire.

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Effondrement du barrage de Nova Kakhovka, Ukraine : notre soutien aux personnes touchées par les inondations

L'effondrement du barrage de Nova Kakhovka, dans le sud de l'Ukraine, le 6 juin, a provoqué une inondation aux conséquences désastreuses, touchant de nombreuses communautés. Les populations ont déjà souffert des effets dévastateurs du conflit et sont maintenant déplacées de leur domicile ; beaucoup ont perdu leur maison et leurs biens avec les eaux de crue. Les risques sanitaires pour les personnes touchées pourraient augmenter dans les semaines à venir et il y a un besoin d'eau potable. Le réseau de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) travaille aux côtés de la Société de la Croix-Rouge ukrainienne pour fournir une assistance vitale aux personnes touchées. Répondre aux besoins humanitaires urgents Consciente de l'urgence de la situation, l'IFRC et ses membres soutiennent activement la Croix-Rouge ukrainienne dans ses efforts d'intervention. Cette aide comprend une assistance opérationnelle, technique et financière destinée à renforcer les capacités locales de la Croix-Rouge ukrainienne en matière d'acheminement de l'aide, de distribution d'articles de secours, de soutien sanitaire, de promotion de bonnes pratiques d'assainissement et d'hygiène, et de réponse aux besoins immédiats de la population touchée. Récupération et relèvement à long terme Outre les secours immédiats, le réseau de l'IFRC reste déterminé à soutenir les communautés touchées par les inondations dans leur relèvement et leur réadaptation à long terme. Il s'agit notamment de faciliter les projets visant à rétablir les moyens de subsistance des populations, à leur apporter un soutien psychosocial et à remettre en état les infrastructures endommagées afin d'aider les communautés à reconstruire leur vie. Au lendemain de l'effondrement du barrage de Nova Kakhovka, le réseau de l'IFRC et la Croix-Rouge ukrainienne sont unis pour apporter un soutien indéfectible aux communautés touchées. Depuis février 2022, l'IFRC a intensifié sa réponse avec la Croix-Rouge ukrainienne, en collaboration avec les Sociétés nationales du monde entier. Ensemble, nous fournissons une assistance humanitaire d'urgence aux personnes en Ukraine et à celles qui ont été forcées de fuir vers d'autres pays. Ensemble, nous travaillons sans relâche pour répondre aux besoins immédiats, offrir de l'espoir et ouvrir la voie à un relèvement à long terme. Grâce au pouvoir de la compassion et de la solidarité, nous nous engageons à reconstruire des vies et à restaurer la résilience face à cet événement dévastateur. -- Cliquez ici pour plus d'informations sur notre travail de soutien aux personnes en Ukraine.

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Malawi : L'IFRC lance un appel d'urgence pour répondre à l'impact de la tempête tropicale Freddy au Malawi

Malawi, 21 mars 2023 - Après avoir traversé l'Afrique australe pour la deuxième fois ce mois-ci, la tempête tropicale Freddy a balayé le sud du Malawi le 12 mars 2023, avec des vents violents et des pluies torrentielles qui ont laissé les districts touchés dans un état désastreux et ont affecté l'approvisionnement en électricité dans la majeure partie du pays. La tempête tropicale Freddy est en passe de devenir le système tropical le plus long depuis 1994, après s'être affaiblie et intensifiée à sept reprises au cours du mois dernier. Le gouvernement du Malawi a déclaré l'état de catastrophe dans 10 districts du sud du pays qui ont été les plus durement touchés par la tempête. Un grand nombre de personnes ont été touchées, dont 101 648 ménages (environ 508 244 personnes) ont été déplacés et 534 camps ont été mis en place pour accueillir les personnes déplacées, selon les rapports du DoDMA (Département des affaires de gestion des catastrophes du Malawi). Le bilan, qui s'élève actuellement à 499 morts (au 20 mars 2023), devrait s'alourdir puisque 427 personnes sont toujours portées disparues, certaines zones restant isolées en raison des pluies incessantes et des vents violents. McBain Kanongodza, secrétaire général de la Croix-Rouge du Malawi, a déclaré : «Nous sommes reconnaissants à la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour le soutien qu'elle nous apporte par le biais de cet appel d'urgence. Ce soutien contribuera grandement à aider les survivants à se remettre du choc causé par la dévastation causée par le cyclone tropical Freddy.» La Croix-Rouge du Malawi est sur le terrain, avec des volontaires qui travaillent dans des conditions dangereuses, principalement en menant des opérations de recherche et de sauvetage par voie terrestre et à bord de bateaux de sauvetage. Les volontaires apportent les premiers soins et un soutien psychosocial aux personnes touchées. La MRCS distribue également des produits non alimentaires aux centres d'évacuation et aux hôpitaux. John Roche, chef de la délégation de l'IFRC pour le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe, a déclaré : «Les dégâts causés par la tempête tropicale Freddy, qui a entraîné le déplacement de nombreuses personnes, sont très préoccupants, car nous luttons en même temps contre une épidémie de choléra de grande ampleur. Nous devons réagir rapidement et veiller à ce que la population ait accès à de l'eau potable propre et saine afin d'éviter que le choléra ne se propage de manière incontrôlée.» Le manque d'assainissement et de sources d'eau propre, qui augmente le risque de contracter le choléra, sera amplifié après que de nombreuses maisons ont été emportées par les eaux, laissant les communautés déplacées dans des camps. Le nombre de personnes vivant dans les camps peut les transformer en points chauds pour le choléra et les maladies d'origine hydrique. Outre les risques de choléra, les inondations ont privé de nombreuses communautés de nourriture pendant plusieurs jours, et ont causé des dégâts considérables aux exploitations agricoles et la mort du bétail. Nombre de ces régions souffraient déjà d'une insécurité alimentaire importante. L'IFRC et ses membres ont lancé un appel d'urgence de 6 millions de francs suisses, qui permettra à la Croix-Rouge du Malawi d'aider jusqu'à 160 000 personnes dans cinq districts, qui ont été touchées par les graves conséquences de la tempête tropicale Freddy. Grâce à cet appel, le MRCS et ses partenaires de l'IFRC chercheront à intensifier leur réponse à l'impact de la tempête tropicale Freddy. La réponse se concentrera sur les besoins immédiats des familles déplacées et hébergées dans des camps. Pour plus d'informations ou pour organiser une interview, merci de contacter: AuMalawi (IFRC): Ella Mcsharry, +263 78 689 3350, Felix Washon, +265 999 95 57 21, [email protected] A Prétoria (IFRC): Robyn Lee Doyle, +27605031833, [email protected] ANairobi (IFRC): Rita Nyaga, +2541 10 837154, [email protected] A Geneva (IFRC): Tommaso Della Longa, +41-79-708 4367, [email protected]

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Six mois après : La décrue des eaux au Pakistan révèle la nécessité d'un soutien prolongé.

Islamabad/Sindh, 28 février 2023 - Dans un contexte de ralentissement économique mondial et local, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) signale que les personnes qui ont perdu leur maison, leurs moyens de subsistance et leur bétail lors des inondations catastrophiques survenues il y a six mois au Pakistan ont besoin d'un soutien économique à long terme. Pour faire face à l'impact des inondations, l'IFRC et le Croissant-Rouge du Pakistan ont mis en place une aide en espèces et en bons d'achat afin de répondre aux besoins urgents des personnes les plus exposées. À ce jour, 5 600 familles ont reçu plus de 420 000 francs suisses. Cette aide en espèces permettra aux familles de répondre à leurs besoins immédiats, tels que la nourriture, les moyens de subsistance et d'autres besoins essentiels. « Nous comprenons que les besoins sont encore immenses à la suite des graves inondations, et qu'ils le resteront pendant un certain temps car les dégâts sont considérables. Nous soutenons les communautés avec de l'argent liquide, mais il est important de reconnaître que cette aide est un pont à court terme pour les besoins urgents. L'inflation galopante et la stagnation de l'économie ne permettent pas d'utiliser l'argent liquide aussi longtemps que nécessaire», explique Peter (Piwi) Ophoff, chef de la délégation de l'IFRC au Pakistan. «Un soutien en espèces à plus long terme aux personnes touchées par ces inondations dévastatrices stimulera les marchés locaux, ce qui contribuera au relèvement économique», ajoute M. Ophoff. De juin à août de l'année dernière, des pluies de mousson extrêmes ont submergé un tiers du Pakistan, affectant 33 millions de personnes à travers le pays. Les inondations dues à la mousson ont ravagé 2,2 millions de maisons, laissant des centaines de milliers de personnes sans abri. Des familles ont été contraintes de se réfugier au bord des routes dans des abris de fortune lorsque le principal fleuve Indus est sorti de son lit sur des milliers de kilomètres carrés. Au cours des six derniers mois, l'appel d'urgence de l'IFRC a permis de distribuer à près de 1,3 million de personnes des articles de première nécessité, des abris, des kits de santé, d'eau, d'assainissement et d'hygiène, ainsi qu'une aide financière polyvalente. Le Croissant-Rouge du Pakistan a la capacité et les connaissances nécessaires pour aider les populations touchées par les catastrophes naturelles en leur fournissant une assistance en espèces et en bons d'achat de manière digne, fiable et efficace grâce à un mécanisme de décaissement rapide. Le président du Croissant-Rouge du Pakistan, Sardar Shahid Ahmed Laghari, a déclaré : « Il y a encore des millions de personnes sur le terrain qui ont besoin d'aide : «Il y a encore des millions de personnes sur le terrain qui cherchent de l'aide, et nous avons besoin du soutien des communautés nationales et internationales pour aider le plus grand nombre de personnes possible afin qu'elles puissent répondre à leurs besoins urgents et retrouver leurs moyens de subsistance d'une manière qui préserve la dignité, la liberté, le choix et le respect» a déclaré M. Laghari. Le programme multifonctionnel de transferts monétaires de l'IFRC vise à aider les personnes touchées à reconstruire leur vie. Mais la montée en flèche des taux d'inflation ne fait qu'aggraver une situation déjà instable. Pour survivre à cette situation, il faut continuer à soutenir l'appel d'urgence lancé en septembre, car il est toujours sous-financé même après six mois. Les inondations dévastatrices qui ont lourdement endommagé les propriétés résidentielles, les infrastructures et d'autres biens, ont fait périr plus d'un million de têtes de bétail et ont laissé de vastes étendues de terres agricoles incultivables, entraînant une perte exponentielle de revenus et de moyens de subsistance pour des millions de personnes. Les dommages créés par les inondations, exacerbés par le changement climatique, ont poussé des communautés déjà économiquement défavorisées vers la pauvreté, rendant l'aide disponible insuffisante pour répondre aux besoins croissants des personnes dans un contexte de récession économique. Après avoir répondu aux besoins aigus des personnes touchées par les inondations de 2022 au cours des six premiers mois, l'opération d'urgence de l'IFRC se concentre désormais sur la satisfaction des besoins de relèvement à plus long terme des communautés touchées. Pour y parvenir, les principales priorités consistent à renforcer l'accès à l'eau potable et aux installations sanitaires, à réhabiliter les unités de santé de base et à lancer des programmes d'aide en espèces polyvalents et axés sur les moyens de subsistance. L'assistance en espèces est une approche essentielle qui aide les intervenants à mieux placer les besoins et les capacités des personnes touchées au cœur de l'action humanitaire. Elle permet aux communautés de décider comment couvrir les besoins essentiels tels que le loyer, le transport, les factures, la nourriture et les médicaments. Pour plus d'informations, merci de contacter: [email protected] A Islamabad: IremKarakaya, +92 308 555 0065 Sher Zaman, +92 304 103 0469 A Kuala Lumpur:AfhrillRances, +60 19 271 3641 A Genève:Jenelle Eli, +1 202 603 6803

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Inondations au Pakistan : Six mois après, les besoins humanitaires restent importants

Cela fait presque six mois que des inondations soudaines ont frappé certaines parties du Pakistan, et des centaines de milliers de personnes sont encore sous le choc des conséquences de ces inondations. Des maisons, des moyens de subsistance et des terres agricoles ont été détruits, et de nombreuses régions du pays sont toujours sous l'eau. On estime que 33 millions de personnes ont été touchées, dont 20 millions vivent toujours dans des conditions difficiles. Et maintenant que le pays est entré dans la période hivernale, de nombreuses communautés touchées sont confrontées à un nouveau défi de taille: survivre sans logement, sans nourriture, sans eau potable et sans source de combustible pour se chauffer. Le Croissant-Rouge du Pakistan, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), a fourni à un secours vital aux familles touchées par les inondations, en particulier dans les régions éloignées, touchant près de 600 000 personnes à ce jour. Le Croissant-Rouge palestinien est entré en action dès que les inondations ont frappé le pays, en distribuant de la nourriture prête à la consommation et des colis alimentaires pour lutter contre la faim, qui a tué certaines personnes par inanition. Leurs volontaires ont également distribué rapidement des articles essentiels tels que des jerricans pliables pour stocker l'eau potable, des ustensiles de cuisine et des kits d'hygiène. Les abris sûrs restent une priorité absolue dans notre réponse. De nombreuses personnes ont été contraintes de quitter leurs maisons inondées et de se réfugier dans le centre d'évacuation le plus proche. Certaines ont dû dormir sur le bord de la route - sans protection et avec à peine quelques ressources pour construire un toit au-dessus de leur tête. Le Croissant-Rouge palestinien, avec le soutien de l'IFRC et de ses partenaires, a distribué des tentes, des kits d'outils pour les abris, des bâches, des couvertures et des moustiquaires dans différentes régions touchées afin de répondre aux besoins immédiats des personnes en matière d'abris. Dans les zones où les eaux se retirent, les problèmes de santé et d'hygiène, notamment le choléra, la dengue et le paludisme, menacent gravement le bien-être de la population. De nombreuses régions ont également signalé des cas de gale, notamment chez les enfants qui jouent dans les eaux de crue. Avant les inondations, les mauvaises conditions d'assainissement et d'hygiène étaient déjà préoccupantes dans les provinces du Baloutchistan, de Khyber Pakhtunkhwa et de Sindh. Les inondations et les glissements de terrain n'ont fait qu'aggraver la situation sanitaire générale. En réponse, l'IFRC a aidé le Croissant-Rouge palestinien à renforcer ses services de santé et d'hygiène. Les volontaires gèrent par exemple des unités sanitaires mobiles dans les zones les plus touchées afin de fournir des soins médicaux d'urgence, notamment aux femmes et aux enfants. "Les unités de santé mobiles ont été extrêmement bénéfiques pour moi et pour cette communauté", déclare Jamila, une mère de quatre enfants de la province de Sindh qui attend son cinquième enfant. Les adultes et les enfants du village où vit Jamila, Dayee Ji Wandh, ont reçu une assistance médicale et des médicaments pour leurs problèmes. Il a été facile pour Jamila et d'autres femmes enceintes d'obtenir des conseils pour des problèmes de santé courants, tels que la fièvre et la diarrhée. Écoutez Jamila dans cette vidéo : "Grâce aux unités de santé mobiles, les habitants amènent leurs enfants malades pour qu'ils soient soignés chaque fois que cela est nécessaire", a déclaré Sabira Solangi, une volontaire du Croissant-Rouge du Pakistan de la même région. L'eau contaminée est un autre grand problème, surtout dans le Sindh où la qualité de l'eau est exceptionnellement mauvaise dans toute la région. Les quelques pompes manuelles qui existaient pour offrir de l'eau potable ont été gravement endommagées pendant les inondations. L'équipe de l'IFRC chargée de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène a travaillé 24 heures sur 24 pour fournir de l'eau potable. Elle a également procédé à des évaluations approfondies afin de déterminer les endroits où installer de nouvelles pompes manuelles et creuser des puits de forage. L'IFRC a également aidé le Croissant-Rouge du Pakistan à installer des stations de traitement d'eau et des latrines mobiles dans différents districts afin d'aider les personnes ayant besoin d'eau potable. "Nous apprécions vraiment ce que le Croissant-Rouge a mis en place ici, notamment en ce qui concerne l'eau potable. C'est un besoin fondamental pour tous, et ce fut un tel soulagement lorsque les stations de traitement ont été installées", adéclaré Maula Bakhsh Khakrani, un jeune homme de 20 ans originaire de Jacobabad, dans la province du Sindh. S'exprimant sur la situation actuelle dans le pays, le président du Croissant-Rouge du Pakistan, Shahid Ahmed Laghari, a déclaré : "Les besoins massifs nécessitent un soutien massif. Le Croissant-Rouge du Pakistan demande à tous les donateurs potentiels de soutenir les efforts de relèvement rapide, de réhabilitation et de reconstruction en faveur des populations touchées par les inondations." -- Cliquez ici pour en savoir plus sur l'appel d'urgence de l'IFRC pour les inondations au Pakistan. Et cliquez ici pour faire un don à notre action en cours.

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