Insécurité alimentaire

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05/07/2022 | Article

«La faim est l'une des souffrances les plus indignes de l'humanité» : lutter contre l'insécurité alimentaire en Afrique et ailleurs

L'insécurité alimentaire n'est pas un phénomène nouveau. Mais la récente escalade de la gravité et de l'étendue géographique de la faim chronique est un sérieux motif d'alarme. La crise de la faim est particulièrement ressentie sur le continent africain, où de nombreuses régions, notamment la Corne de l'Afrique, le Sahel et le lac Tchad, connaissent la pire crise alimentaire depuis des décennies. Des millions de personnes sont confrontées à la faim en Afrique, ce qui a poussé l'IFRC à lancer des appels d'urgence pour les crises de la faim au Nigeria, en Somalie, au Kenya, en Éthiopie, au Niger et en Angola au cours de l'année écoulée. En mai dernier, j'ai rencontré certaines des personnes concernées par la sécheresse dans le comté de Marsabit, au Kenyalors d'une visite des zones touchéesoù les niveaux de malnutrition sont parmi les plus élevés du continent. J'ai pu constater de moi-même le niveau de souffrance causé par une grave pénurie de précipitations pendant quatre saisons consécutives, associée à une vulnérabilité préexistante dans certaines parties du comté. Les enfants, les jeunes mères et les personnes âgées sont les plus touchés et doivent faire face à la quasi-disparition de leurs moyens de subsistance. Bien que cette crise de la faim soit, dans une large mesure, d'origine climatique, elle est également alimentée par les effets d'importants essaims de criquets, d'épidémies, de conflits et d'insécurité, et de ralentissements économiques, y compris ceux déclenchés par le COVID-19. En outre, le conflit en cours en Ukraine perturbe le commerce mondial des denrées alimentaires, des engrais et des produits pétroliers, les prix des produits agricoles atteignant des sommets. L'Afrique de l'Est, par exemple, importe 90 % de son blé de Russie et d'Ukraine (source : PAM), et le conflit a entraîné d'importantes pénuries. La crise ukrainienne a également détourné l'attention et les ressources d'autres crises. Si l'Ukraine est une crise extrêmement préoccupante, qui touche des millions de personnes, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre de vue d'autres crises urgentes dans le monde. L'une d'entre elles, et non la moindre, est la détérioration rapide de la sécurité alimentaire dans de nombreuses régions d'Afrique. L'heure tourne et il pourrait bientôt être trop tard pour éviter une tragédie généralisée. La question qui devrait nous préoccuper tous est donc la suivante : que pouvons-nous faire, en tant que collectif humanitaire, pour éviter que l'histoire tragique du début des années 1980 ne se répète ? Nous avons besoin d'une action urgente et massive pour intensifier l'assistance vitale à des millions de personnes au bord de l'effondrement, mais aussi pour s'attaquer de manière décisive aux causes profondes de cette crise par des engagements à plus long terme. L'IFRC a un rôle important et unique à jouer. Grâce à notre portée et à notre expertise communautaires inégalées, à notre expérience humanitaire de plus de 100 ans, à notre capacité d'agir à la fois localement et mondialement, et au statut spécial de nos Sociétés nationales en tant qu'auxiliaires des pouvoirs publics, nous pouvons inverser la tendance. Mais nous avons besoin de ressources pour le faire. Notre priorité immédiate collective est de rassembler un soutien pour sauver des vies, au sein et en dehors de notre réseau de l'IFRC, pour les six prochains mois,en accordant une attention particulière à la Corne de l'Afrique, au Sahel central et aux autres points chauds du continent. Au cours de cette phase d'urgence, nous concentrerons notre soutien sur ce qui, nous le savons par expérience, fera le plus de différence dans la vie et les moyens de subsistance des personnes touchées : l'aide alimentaire, les programmes d'argent liquide et le soutien nutritionnel. Parallèlement, nous élaborerons des programmes à plus long terme, en collaboration avec les Sociétés nationales intéressées, afin de nous attaquer aux causes profondes de l'insécurité alimentaire. Nous nous appuierons sur nos succès précédents et travaillerons en soutien aux plans et cadres des gouvernements pour restaurer la résilience des communautés les plus démunies, y compris les populations déplacées. Tout ce que nous faisons sera étayé par des données solides et un engagement significatif des communautés, afin de garantir que notre réponse soit fondée sur des preuves et adaptée. La faim est l'une des souffrances les plus indignes de l'humanité. Pour soulager la souffrance humaine, nous devons relever ce défi par une mobilisation et une action collectives, dans l'immédiat et à long terme. Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de faire trop peu, trop tard. --- Depuis 2020: Le réseau de l'IFRC a fourni une assistance alimentaire et des articles non alimentaires à 4,8 millions de personnes, en combinant toutes les opérations de réponse humanitaire (appels d'urgence, DREF et notre réponse COVID-19). Plus de 20 Sociétés nationales africaines ont mis en œuvre des projets liés à la sécurité alimentaire dans le cadre de leur programmation régulière. 33 Sociétés nationales africaines ont augmenté leur capacité à fournir une assistance en espèces et sous forme de bons. Cliquez ici pour en savoir plus sur le travail de l'IFRC en matière de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance. Vous pouvez également être intéressé par: 'Pour vaincre les crises alimentaires en Afrique, il faut commencer par une planification à long terme.' - Un article d'opinion paru dansDevex par le directeur régional de l'IFRC pour l'Afrique, Mohammed Omer Mukhier-Abuzein. À cause de la faim, je suis ici" - reportage photo du magazine de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sur les réfugiés angolais qui fuient vers la Namibie en raison de la sécheresse et du manque de nourriture et d'eau qui en résulte. Et faites défiler la page pour en savoir plus sur nos appels d'urgence en cours pour lutter contre l'insécurité alimentaire en Afrique et ailleurs.

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08/06/2022 | Urgence

Sri Lanka: Une urgence complexe

La crise économique et l'interdiction des engrais synthétiques au Sri Lanka ont provoqué des troubles civils et une insécurité alimentaire dans tout le pays. De graves pénuries alimentaires sont attendues dans les mois à venir, ainsi que des pénuries de carburant, de gaz de cuisson et de médicaments. De nombreuses personnes ont recours à des stratégies d'adaptation d'urgence, comme le retrait des enfants de l'école ou la vente de leurs biens. À travers cet appel d'urgence, l'IFRC aide la Croix-Rouge du Sri Lanka à fournir des moyens de subsistance et une aide aux besoins fondamentaux, ainsi que de l'eau potable et des services d'hygiène, à 500 000 personnes parmi les plus vulnérables.

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08/06/2022 | Communiqué

La crise économique du Sri Lanka se transforme en crise alimentaire

Kuala Lumpur/Colombo, 8 Juin 2022 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé aujourd'hui un avertissement : la crise économique au Sri Lanka est en train de se transformer en une urgence humanitaire, des millions de personnes étant confrontées à de graves pénuries de nourriture, de carburant, de gaz de cuisson et de médicaments. En réponse à cette situation d'urgence, l'IFRC a lancé un appel d'urgence de 28 millions de francs suisses afin de fournir une aide d'urgence immédiate et de soutenir les efforts de relèvement à long terme pour environ 500 000 personnes. Le secrétaire Général de la Croix-Rouge du Sri Lanka, Mahesh Gunasekara, a déclaré: "La situation a pris un tournant catastrophique pour les personnes qui luttaient déjà pour mettre de la nourriture sur la table pendant la pandémie de COVID-19. C'est encore pire pour les familles monoparentales, les personnes sans emploi stable et celles qui subissent déjà une perte de revenus. "Nous avons besoin de l'aide internationale maintenant pour aider des centaines de milliers de personnes à reprendre leur vie en main. La route sera longue et difficile pour que les gens puissent se reconstruire et remettre leur vie sur les rails." Les troubles civils et les pénuries alimentaires qui frappent le pays ont été déclenchés par une crise économique qui s'est développée tout au long de la pandémie de COVID-19. La forte baisse de la production agricole a entraîné une augmentation rapide des prix des denrées de base comme le riz et les légumes, ce qui a un impact direct sur l'économie des ménages et la sécurité alimentaire des plus vulnérables. Udaya Regmi, Chef de la délégation de l'IFRC pour l'Asie du Sud a déclaré: "Nous sommes très inquiets pour les communautés les plus vulnérables du pays - quelque 2,4 millions de personnes vivant déjà sous le seuil de pauvreté et qui sont les plus touchées par la perte de leurs moyens de subsistance, les pénuries alimentaires et la hausse vertigineuse du coût des produits de première nécessité. "L'appel d'urgence que nous avons lancé en faveur de la Croix-Rouge du Sri Lanka permettra de protéger les moyens de subsistance et de mettre en sécurité de milliers de ménages qui ont besoin d'aide." Pour plus d'informations ou pour arranger une interview, merci de contacter: A Colombo: Rachel Punitha, +60-19-791-3830, [email protected] A Kuala Lumpur: Joe Cropp,+61 (0) 491 743 089,[email protected]

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27/05/2022 | Urgence

Angola: Crise de la faim

L'Angola est confronté à la pire sécheresse enregistrée depuis 40 ans, les provinces du sud connaissant la cinquième année consécutive de sécheresse. La sécheresse a entraîné de mauvaises récoltes, l'épuisement des réserves, la perte de bétail et l'augmentation des prix des denrées alimentaires. On estime que 1,58 million de personnes sont désormais confrontées à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire aiguë. Grâce à cet appel d'urgence, l'IFRC soutient la Croix-Rouge angolaise afin de sauver des vies, d'inverser la détérioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition, et d'améliorer la résilience des populations affectées dans les zones les plus durement touchées.

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11/05/2022 | Urgence

Niger: Insécurité alimentaire

Au Niger, plus de quatre millions de personnes sont confrontées aux effets dévastateurs de l'insécurité alimentaire avec pour cause de nombreuses saisons de pluie ratées et des décennies de désertification croissante dans la région du Sahel. Les populations ont des difficultés à accéder à la nourriture et sont exposées à plusieurs autres ménaces notamment les catastrophes liées au climat, les épidémies et l'insécurité,autant de facteurs qui entraînent des mouvements de population et une concurrence accrue pour les ressources. Grâce à cet appel d'urgence, l'IFRC soutient la Croix-Rouge du Niger pour sauver des vies et protéger les moyens de subsistance des personnes les plus exposées à l'insécurité alimentaire par le biais d'une assistance en espèces, d'un soutien aux agriculteurs et à la nutrition.

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07/04/2022 | Urgence

Ethiopie: Crise de la faim

Dans toute la Corne de l'Afrique (Éthiopie, Kenya et Somalie), des millions de ménages sont confrontés aux effets de multiples chocs simultanés, dont l'insécurité alimentaire due à la sécheresse. Cet appel d'urgence permet à l'IFRC d'aider la Croix-Rouge éthiopienne à répondre à cette crise alimentaire due au climat. L'argent collecté permet de sauver des vies, de protèger les moyens de subsistance des populations et de favoriser le rétablissement rapide des personnes les plus exposées à l'insécurité alimentaire.

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13/09/2022 | Communiqué

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge lance un cri d’alarme : pas question de céder à la lassitude au moment où la famine s’étend dans le monde

Genève, 13 septembre 2022, (CICR/IFRC) – Les feux de détresse clignotent dangereusement: conflits armés, urgences climatiques, difficultés économiques et obstacles politiques font que la famine s’étend un peu partout à travers le monde. Sans une action d’urgence et immédiate, la misère dans laquelle vivent des millions de personnes ne peut que s’aggraver. Si l’on veut sortir de l’engrenage des crises à répétition, il faut apporter des améliorations systémiques, notamment investir dans une production vivrière adaptée au climat dans les régions touchées par un conflit, et dans des mécanismes d’aide fiables aux populations isolées, victimes de pénuries alimentaires et de la flambée des prix. Voilà en substance ce que disent la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à la veille de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le conflit armé international en Ukraine a fortement ébranlé les systèmes mondiaux d’approvisionnement alimentaire et compromis les récoltes futures dans de nombreux pays à cause de ses conséquences sur l’accès aux engrais. L’importance d’accélérer les exportations de céréales en application de l’Initiative céréalière de la mer Noire ne saurait être surestimée. La quantité de céréales parvenant aux populations vulnérables d’Afrique de l’Est est encore très insuffisante. Si les situations de famine font les gros titres des journaux, la crise risque fort d’induire un sentiment de lassitude. Pourtant, l’ampleur et l’énormité des besoins a quelque chose d’effrayant en ce moment. Plus de 140 millions de personnes sont en état d’insécurité alimentaire sévère à cause des conflits et de l’instabilité, à un moment où le changement climatique et la précarité économique laissent présager un accroissement des besoins alimentaires dans les prochains mois. C’est maintenant qu’il faut faire preuve de volonté politique et débloquer des ressources. Sans elles, de nombreuses personnes mourront et les souffrances dureront des années. Une intervention d’urgence ne mettra pas fin à elle seule à ces faminesUne action concertée et des stratégies à long terme sont les seuls moyens de sortir de cet engrenage. Tout en répondant aux besoins d’urgence, il est essentiel de jeter les bases de la résilience. Gouvernements, secteurs privés, organisations d’aide humanitaire et de développement doivent redoubler d’efforts et financer des plans pour préserver à long terme la sécurité alimentaire, les moyens d’existence et la résilience. Des mesures diverses s’imposent. Il importe notamment d’investir dans le renforcement des systèmes alimentaires et des acteurs locaux pour asseoir la sécurité alimentaire et économique sur des bases durables. Il faut notamment anticiper et fonder son action en faveur de la sécurité alimentaire sur des prévisions et une analyse des risques. Francesco Rocca, Président de l'IFRCa déclaré: «Près de 25 pays d’Afrique traversent la pire crise alimentaire qu’ils aient connue depuis des décennies. Quelque 22 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique se débattent avec la famine, qui est la résultante de divers facteurs tels que la sécheresse, les inondations, les conséquences économiques du Covid-19, les conflits, et même l’invasion des criquets pèlerins. Derrière ces chiffres ahurissants, ce sont des êtres humains en chair et en os – des hommes, des femmes et des enfants – qui se battent chaque jour contre la faim et la mort. Et l’on s’attend à ce que la situation se dégrade encore en 2023. Pourtant, une action rapide permettrait de sauver de nombreuses vies. Il faut agir d’urgence, et massivement, pour accroître l’aide dont dépend la vie de millions de personnes et pour s’attaquer résolument aux causes profondes de cette crise en prenant des engagements à long terme». L'IFRC et ses membres – des équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge présentes dans pratiquement tous les coins du monde – font parvenir de l’aide aux communautés isolées. De l’argent en espèces est distribué aux familles pour leur permettre de se nourrir, de se soigner et de subvenir à d’autres besoins urgents. Au Nigéria, les volontaires de la Croix-Rouge veillent d’abord à la nutrition des femmes enceintes ou allaitantes, dont dépend la santé des enfants à naître ou déjà nés. À Madagascar, les volontaires remettent en état les ressources en terres et en eau en luttant contre l’érosion, en construisant des points d’eau et font porter leurs efforts sur l’irrigation, ainsi que sur d’autres moyens traditionnels de lutte contre la faim tels que la surveillance nutritionnelle. Peter Maurer, Président du CICR, a déclaré: «Le conflit est une cause majeure de la faim. La violence empêche les cultivateurs de semer et de récolter. Les sanctions et blocus font obstacle aux livraisons de vivres aux plus vulnérables. Mon souhait est de voir la résilience imbriquée dans l’action humanitaire, afin que les populations souffrent moins lorsque la violence et le changement climatique bouleversent leur vie. Il ne suffira pas d’enchaîner les solutions de fortune dans les années à venir.» Le CICR a aidé cette année près d’un million de personnes du sud et du centre de la Somalie à acheter de quoi se nourrir pendant un mois en distribuant de l’argent liquide à plus de 150000ménages. Un programme similaire au Nigéria a porté secours à 675000 personnes, tandis que 250000 personnes ont reçu des intrants adaptés au climat pour leur permettre de remettre en route la production agricole. Le CICR s’attache à renforcer la résilience par le biais des semences, des outils et des soins au bétail pour que les habitants puissent mieux absorber les chocs à répétition. Et ses équipes médicales tiennent des centres de stabilisation dans des pays comme la Somalie, où les enfants reçoivent des soins et une nutrition spécialisés. Un peu partout à travers le monde, des populations se débattent avec les plus grandes difficultés. Voici un bref aperçu de certaines des régions en détresse: En Afrique subsaharienne: Un enfant de moins de cinq ans sur trois souffre de sous-alimentation chronique et de rachitisme, tandis que deux femmes en âge de procréer sur cinq sont anémiées du fait d’un régime alimentaire trop pauvre. La majorité des gens en Afrique subsaharienne vivent avec moins de 1,90 dollar par jour. En Afghanistan: Trente ans de conflit armé, combinés à l’effondrement de l’économie qui réduit les possibilités d’emploi et à une crise bancaire massive, ont des effets dévastateurs sur le pouvoir d’achat des familles afghanes. Plus de la moitié de la population du pays – 24 millions – a besoin d’aide. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se réjouit de toute mesure destinée à alléger les effets des sanctions économiques. Mais, vu la gravité de la crise humanitaire, il faut aussi apporter des solutions à long terme, veiller notamment à ce que reprennent les projets et les investissements des États et des organismes de développement dans les infrastructures essentielles. Au Pakistan: Les récentes inondations ont provoqué des pertes estimées à 12 milliards de dollars. Si l’insécurité alimentaire, qui touchait 43% de la population, était alarmante avant cette dernière catastrophe, il faut s’attendre maintenant à une augmentation sensible de la population menacée par la famine. Quelque 78000 kilomètres carrés de cultures sont sous l’eau. Environ 65% de la base alimentaire du pays – des cultures comme le riz et le blé – ont été détruits et le nombre de têtes de bétail tuées est estimé à plus de 733000. Les inondations auront également des répercussions néfastes sur l’approvisionnement alimentaire du pays voisin, l’Afghanistan. En Somalie: Le nombre des enfants malnutris ayant besoin de soins a quintuplé. Le mois dernier, le Bay Regional Hospital de Baidoa a admis 466 enfants, contre 82 en août 2021. Les enfants hospitalisés meurent s’ils ne reçoivent pas l’alimentation spécialisée dont ils ont besoin. En Syrie: Les taux de l’insécurité alimentaire ont grimpé de plus de 50% depuis 2019. Aujourd’hui, les deux tiers de la population syrienne – soit 12,4 sur 18 millions – ne peuvent pas subvenir à leurs besoins alimentaires quotidiens. Les effets combinés de plus de dix ans de conflit et des sanctions ont réduit à néant le pouvoir d’achat de la population. Les prix des denrées alimentaires ont quintuplé au cours des deux dernières années. Au Yémen: La plupart des Yéménites doivent se contenter d’un repas par jour. L’an dernier, l’insécurité alimentaire touchait 53% de la population yéménite. Cette année, ce pourcentage est passé à 63%, ce qui représente quelque 19 millions de personnes. Les acteurs de l’aide ont été contraints de réduire leur assistance alimentaire, faute de fonds. De ce fait, quelque 5 millions de personnes reçoivent maintenant moins de la moitié de ce qu’il faudrait pour couvrir leurs besoins nutritionnels journaliers. Note à l’intention des rédactions Pour de plus amples informations, prière de s’adresser aux interlocuteurs suivants: A l'IFRC Tommaso Della Longa, [email protected], +41 79 708 43 67 A l'IFRCJenelle Eli, [email protected], +41 79 935 97 40 Au CICRCrystal Wells, [email protected], +41 79 642 80 56 Au CICRJason Straziuso- [email protected], +41 79 949 35 12 Matériel audiovisuel disponible: Photos sur la Corne de l’Afrique et b-roll Photos sur les inondations au Pakistan et b-roll Photos sur le programme de distribution d’argent liquide en Somalie et b-roll Chocs climatiques au Kenya (b-roll)

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01/09/2022 | Article

Faire face aux causes environnementales de la crise alimentaire en Afrique

Ce texte a été initialement publié sur le site du WWF ici.(Disponible en anglais) L'Afrique est confrontée à sa pire crise alimentaire depuis 40 ans. Près de 114 millions de personnes en Afrique subsaharienne, soit près de la moitié de la population des États-Unis, sont confrontées à une grave insécurité alimentaire. En Afrique de l'Est, 50 millions de personnes sont menacées. Au Sahel, le nombre de personnes ayant besoin d'une aide alimentaire d'urgence a quadruplé pour atteindre 30 millions au cours des sept dernières années. Les causes de la crise actuelle sont multiples. Les conflits et la récession économique provoquée par la pandémie de COVID-19 ont joué leur rôle. Mais surtout, le continent a été frappé par une sécheresse prolongée, des inondations et des essaims de criquets pèlerins - des risques naturels, exacerbés par le changement climatique provoqué par l'homme et la dégradation de la nature. Ce sont les plus vulnérables qui paient le prix fort de la crise alimentaire actuelle. Des hommes et des femmes perdent leurs moyens de subsistance lorsque les récoltes sont mauvaises, les animaux meurent de faim ou de soif et les sols sont balayés par les eaux. Les enfants souffrent de la faim et leur éducation est interrompue. Les femmes mangent moins, et la sécheresse relègue au second plan les besoins alimentaires, notamment ceux des jeunes filles, des femmes enceintes et allaitantes, ainsi que l'hygiène menstruelle. Tous les pays d'Afrique ont un besoin urgent d'aide humanitaire afin de mener leurs actions qui sauvent des vies. Des organisations telles que les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge intensifient leurs actions, avec l'IFRC, les gouvernements et les partenaires, pour apporter ce soutien urgent. Mais elles reconnaissent, tout comme le WWF, la nécessité de renforcer également la résilience aux aléas et de s'attaquer aux causes profondes de l'insécurité alimentaire. Un climat en mutation De nombreuses causes sous-jacentes peuvent être trouvées dans la double crise environnementale du climat et de la perte de la nature, qui s'ajoute aux crises causées par des facteurs tels que la pauvreté et les conflits. L'augmentation du niveau des gaz à effet de serre dans notre atmosphère - provenant principalement des pays riches et à revenu intermédiaire du Nord de la planète - entraîne une hausse des températures qui perturbe les schémas météorologiques et climatiques et dégrade les écosystèmes naturels. Le changement climatique aggrave les phénomènes météorologiques extrêmes, les rend plus fréquents et favorise les échanges transfrontaliers. Il modifie le régime des précipitations et compromet la sécurité de l'eau et de l'alimentation. Il a un impact sur la santé humaine et exerce une pression supplémentaire sur la nature et la biodiversité, exacerbant les pressions exercées par le changement d'affectation des terres, la surexploitation, la pollution et les espèces envahissantes. Actuellement, environ 30 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre proviennent des systèmes alimentaires. Non seulement les choix alimentaires dans les zones urbaines riches entraînent une crise sanitaire liée à l'obésité et aux maladies non transmissibles, mais la surconsommation d'aliments produits de manière non durable, ainsi que les comportements inefficaces et le gaspillage dans toutes les chaînes de valeur, contribuent directement à l'insécurité alimentaire en Afrique. Cela souligne l'impératif urgent pour les pays riches de réduire leurs émissions aussi rapidement que possible. Même si tous les autres secteurs se décarbonisent de manière linéaire d'ici à 2050, les systèmes alimentaires habituels représenteront la quasi-totalité du budget carbone d'un avenir à deux degrés. Alors qu'environ 89 pays se sont engagés à atteindre des émissions nettes nulles d'ici le milieu du siècle (ce qui ne permettrait toujours pas d'obtenir les réductions d'émissions nécessaires pour limiter le réchauffement à 1,5 °C), peu d'entre eux ont encore élaboré la série de politiques et de réglementations qui les placeront sur une trajectoire nette zéro. De nombreuses communautés vulnérables en Afrique ont besoin d'être soutenues face aux chocs climatiques en renforçant leur capacité de réponse, en réduisant leur exposition aux risques et en développant leur résilience. Beaucoup de choses peuvent et doivent être faites pour aider directement les communautés et les écosystèmes vulnérables en Afrique, aujourd'hui et dans les décennies à venir. Des investissements urgents doivent être réalisés pour aider les communautés vulnérables à s'adapter aux impacts actuels du changement climatique et à devenir plus résilientes aux chocs climatiques à venir. Il est essentiel de parvenir à une compréhension commune, d'obtenir des financements et d'adopter des politiques favorables afin que les gouvernements, les ONG et le secteur privé en Afrique puissent reconnaître les menaces posées par les impacts du changement climatique et mettre en œuvre les solutions urgentes nécessaires pour aider les populations locales à s'adapter. Le lien entre le climat et la nature Il existe également d'importantes solutions qui utilisent la nature à la fois pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre et pour aider les communautés à s'adapter et à devenir plus résistantes au climat. Les terres, les océans et les systèmes d'eau douce de la planète absorbent et stockent déjà la moitié des émissions produites par l'humanité chaque année : la protection, la restauration et l'amélioration des écosystèmes seront essentielles pour faire face au changement climatique. Les systèmes alimentaires peuvent également constituer une partie importante de la solution aux crises de la nature et du climat. Investir dans des solutions fondées sur la nature - comme l'adoption de pratiques agroécologiques de production alimentaire, la conservation des forêts, la protection des zones humides ou la valorisation des écosystèmes côtiers - peut contribuer à stocker les émissions, à protéger les communautés contre les phénomènes météorologiques extrêmes et à fournir de la nourriture, des emplois et des habitats. Ces solutions, si elles sont de qualité, bien conçues et correctement financées, peuvent contribuer à renforcer la résilience climatique. Mais au-delà des projets individuels, les impacts et les vulnérabilités climatiques, ainsi que la protection de la nature, doivent être intégrés dans le processus décisionnel des secteurs public et privé à tous les niveaux sur le continent. L'ampleur du défi posé par le climat et la perte de nature signifie qu'ils doivent être pris en compte à tous les niveaux de décision et par les acteurs économiques, grands et petits. La crise alimentaire actuelle à laquelle sont confrontés des millions de personnes en Afrique exige une aide humanitaire urgente. Mais, sans une réponse au changement climatique et à la perte de biodiversité beaucoup plus complète et à long terme, dirigée localement et centrée sur les populations, les ressources humanitaires seront sollicitées au-delà du point de rupture. --- L'IFRC s'associe au WWF, la plus grande organisation de protection de l'environnement au monde, pour travailler avec la nature et protéger les populations face à la crise climatique. Cliquez ici pour en savoir plus sur notre partenariat.

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03/08/2022 | Article

Niger : Une action urgente s’impose alors qu'une crise alimentaire frappe les communautés

Il est tôt le matin et le soleil commence à darder ses rayons brûlants annonçant une chaude journée de juillet 2022. De longues files d’attente sont visibles dans la cour de l’école primaire de Gorou Kirey, dans la banlieue lointaine de Niamey, la capitale du Niger. Le site accueille une opération de distribution de cash de la Croix-Rouge nigérienne en faveur des communautés touchées par la crise alimentaire. Boubacar Alzouma était parmi les premières personnes à arriver sur le site. « Il était hors de question de rater cette distribution, car il n’y avait rien à préparer à la maison aujourd’hui », explique ce cultivateur de 76 ans, en s'appuyant fortement sur sa canne. « C’est gênant de le dire, mais il y a des jours où nous n’avons rien à manger à la maison », ajoute Boubacar. Les mauvaises récoltes de l’année dernière, dues à des pluies irrégulières et insuffisantes, ont mis sa famille au bord de la famine. Il n’a récolté que deux sacs de son champ de deux hectares de mil, de sorgho et de niébé. Insuffisant pour nourrir ses 21 enfants. Pour faire face à la crise alimentaire, Boubacar a pris la difficile décision de vendre tout son bétail. « Notre plus grand espoir est d’avoir de bonnes précipitations cette année. Sinon, ce sera à nouveau une catastrophe », déclare Boubacar. Après avoir reçu le cash de la Croix-Rouge nigérienne, Boubacar s’est précipité pour acheter de la nourriture. Sans cette aide, sa famille se serait certainement couchée le ventre vide. La crise alimentaire a touché quelque 4,4 millions de personnes au Niger, en raison des effets combinés des chocs climatiques et de l’insécurité. Et l’histoire de Boubacar parle pour des millions de personnes qui vivent une situation similaire. Pour aider les gens à faire face, la Croix-Rouge nigérienne a distribué du cash à près de 6,000 ménages affectés à travers le pays (sur les 22 000 ciblés), grâce à son plan de réponse soutenu par l’IFRC et d’autres partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. L’assistance comprend également la distribution de colis alimentaires dans certaines régions et d’aliments de bétail afin d’aider les familles agropastorales à protéger leurs moyens de subsistance. La Croix-Rouge nigérienne met également en place des centres de nutrition communautaires pour dépister et orienter les enfants souffrant de malnutrition vers les centres de santé. Toutefois, il en faudrait plus pour éviter que la situation ne se détériore davantage. « Une réponse rapide et renforcée est nécessaire pour sauver des vies, car la soudure précoce a poussé de nombreuses familles au point de rupture », déclare Thierry Balloy, chef de la délégation du Cluster de l’IFRC au Niger. L’ampleur de la crise alimentaire a incité l’IFRC à lancer un appel d'urgence de cinq millions de francs suisses pour aider la Croix-Rouge nigérienne à assister 283 000 personnes (40 547 ménages). Les fonds collectés serviront à fournir du cash et un soutien nutritionnel aux personnes les plus vulnérables, tout en mettant place des solutions à long terme de renforcement de la résilience communautaire. Les familles agropastorales les plus vulnérables seront également aidées à restaurer leurs moyens de subsistance. Seuls 30 % de l’appel sont encore couverts. L’avenir de Boubacar, et celui de nombreux autres cultivateurs comme lui au Niger, reste incertain. Mais malgré les défis auxquels lui et sa famille sont confrontés, il garde espoir. « Si je reçois un deuxième financement et que les prochaines récoltes sont bonnes, je vais renouveler mon bétail. Ceci nous aidera à faire face éventuellement aux difficultés de la prochaine période de soudure", déclare Boubacar.

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06/09/2022 | Article

Crise alimentaire au Nigeria : Des méthodes créatives pour améliorer la nutrition

De nombreux pays d'Afrique sont confrontés à la pire crise alimentaire qu'ils aient connue depuis des décennies. Les conséquences sont plus graves chez les femmes et les enfants. De nombreuses mères se battent actuellement pour protéger leurs enfants de la malnutrition. Au Nigéria, l'un des 12 pays prioritaires de l'IFRC dansnotre réponse à la crise alimentaire, la Croix-Rouge nigériane et l'IFRC utilisent des méthodes créatives pour aider les parents à garder leurs enfants en bonne santé et bien nourris. Jetons un coup d'œil à trois de ces méthodes. Les clubs de mères Les clubs de mères sont des espaces sûrs où les femmes peuvent se réunir et se soutenir mutuellement sur les questions liées à la réussite de leur maternité. L'idée est née au Ghana dans les années 1970 et s'est depuis répandue dans le monde entier. Aujourd'hui, l'accent est mis sur l'implication des hommes et à leur contribution tout aussi essentielle pour l'éducation des enfants. Les volontaires de la Croix-Rouge nigériane ont mis en place 140 clubs de mères dans 7 Etats du Nord-Ouest du Nigéria, permettant aux parents de se rencontrer et de recevoir des informations sur la nutrition, l'allaitement et les soins appropriés aux nourrissons. Ces clubs sont un moyen de dispenser une éducation sanitaire aux parents sur la manière de s'occuper au mieux de leur nouveau-né, de l'allaiter correctement et d'améliorer l'hygiène et les soins, le tout dans un environnement convivial et favorable. Lorsque son enfant a commencé à souffrir d'œdèmes, une manifestation grave des symptômes de la malnutrition, Amina, membre de l'un des clubs de mères, s'est tournée vers la Croix-Rouge nigériane pour obtenir de l'aide : "Mon enfant était malade depuis un certain temps, et je ne savais pas que c'était grave, ni même qu'il était mal nourri, jusqu'à ce qu'ils [les volontaires de la Croix-Rouge] viennent chez moi pour le dépister. Aujourd'hui, grâce aux activités de sensibilisation et à mon adhésion aux clubs, je peux mieux m'occuper de mes enfants et conseiller les femmes de ma communauté sur les bonnes pratiques". Aide en espèces et en bons De nombreux ménages de l'État de Nasarawa sont confrontés à de graves pénuries alimentaires en raison de la sécheresse qui ravage la région. Sadiya, une mère d'un enfant qui lutte pour se nourrir et nourrir son fils, raconte, "Je ne peux pas manger ou préparer de la nourriture pour mon fils de manière régulière car la terre ne produit presque rien." De même, une autre femme de l'État du Niger souligne comment l'augmentation du coût de la vie, notamment la hausse des prix des denrées alimentaires, l'empêche de fournir un bon dîner à sa famille : "Mon enfant n'a pas été nourri au sein correctement parce qu'il n'y a pas assez de repas nutritifs disponibles sur le marché pour moi. Et même lorsqu'ils sont disponibles, ils sont hors de prix." Pour répondre à ce problème, l'IFRC fournit actuellement des bons aux mères qui allaitent dans le cadre de son programme de transfert de fonds. "J'ai été l'une des mères soutenues par la Société de la Croix-Rouge. J'ai reçu 10 000 naira, ce qui m'a permis d'acheter de la nourriture pour ma famille", ajoute-t-elle. Le programme de transfert d'argent liquide est conçu pour aider les familles à faible revenu à faire face aux pressions de l'inflation afin qu'elles puissent subvenir aux multiples besoins du ménage et donc des enfants. Donner de l'argent liquide aux personnes que nous soutenons est un moyen efficace, efficient et transparent de fournir une aide humanitaire aux plus vulnérables. Il garantit que les personnes ont la liberté, la dignité et l'indépendance de décider de leur propre relèvement. Des visites à domicile pour combler les manques des services de santé Plusieurs centres de santé manquent de personnel et certains ont été fermés en raison de l'insécurité croissante, ce qui rend difficile l'accès des enfants souffrant de malnutrition aux soins de santé les plus élémentaires. 140 clubs de mères ont été créés par la Croix-Rouge nigériane et l'IFRC dans 7 États du nord-ouest du Nigeria. Les femmes et les membres des clubs de mères effectuent des visites à domicile et dépistent les enfants malnutris en mesurant la circonférence de leurs bras. Tout enfant souffrant de malnutrition est ensuite inscrit sur une carte de référence, conçue par la Croix-Rouge nigériane, et orienté vers un centre de santé pour un traitement complémentaire. Ces visites à domicile permettent de réduire la charge des services de santé étendus et de s'assurer que les enfants sont régulièrement examinés et soutenus lorsqu'ils en ont besoin. ___________ En réponse à la crise alimentaire qui sévit dans le nord-est et le nord-ouest du Nigeria, l'IFRC a lancé un appel d'urgence de plus de 4 000 000 de francs suisses pour aider les populations à faire face à la situation. Cliquez ici pour faire un don aujourd'hui afin de soutenir ce travail qui sauve des vies.

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07/09/2022 | Communiqué

Crise alimentaire dans la Corne de l'Afrique : Il est essentiel de répondre aux besoins des communautés nomades pour sauver des vies

Nairobi/Genève, 07 Septembre 2022—Près d'un million de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer à la recherche de nourriture et d'eau dans certaines régions de la Somalie et du Kenya, alors qu'une crise alimentaire catastrophique se poursuit. Plus de 22 millions de personnes sont sur le point de manquer totalement de nourriture dans la Corne de l'Afrique. La situation devrait s'aggraver au début de l'année 2023. Les communautés nomades sont particulièrement touchées par les pénuries alimentaires et la flambée des prix. Si la nourriture et les fonds permettront de résoudre une partie du problème, en l'absence d'un mécanisme fiable permettant d'apporter aux familles nomades une aide humanitaire cohérente et globale, la réponse du monde à la crise de la faim restera à la fois inefficace et insuffisante, a signalé aujourd'hui la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). Mohamed Babiker, chef de la délégation de l'IFRC au Kenya et en Somalie, a déclaré : "Des millions de vies sont en danger. Mais alors que la communauté humanitaire accélère sa réponse, nous devons nous assurer que les erreurs des dernières décennies ne se répètent pas. Il est essentiel que l'aide ne soit pas seulement disponible, mais qu'elle atteigne également les bonnes personnes de manière efficace. La plupart des familles touchées sont issues de communautés pastorales, souvent nomades, et ne peuvent être atteintes que par ceux qui sont suffisamment proches d'elles pour suivre leurs mouvements et fournir une assistance continue. Une réponse locale est vitale." Au Kenya, la plupart des régions en proie à l'insécurité alimentaire se trouvent dans les zones arides et semi-arides (ASAL), où les communautés pratiquent le pastoralisme et dépendent donc principalement de la viande et du lait pour leur alimentation et leurs revenus. Le manque de pluie a forcé les familles à quitter leurs maisons, à la recherche d'eau et de pâturages. En Somalie, les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par la crise car elles ont tendance à parcourir de longues distances à la recherche d'eau et de bois de chauffage. Elles sont également séparées de leurs familles et restent derrière avec le bétail tandis que les hommes et les garçons migrent à la recherche de pâturages et d'eau. Babiker a ajouté : "La réponse est confrontée à deux défis majeurs. Le plus important est le manque de ressources suffisantes pour acheter des articles de secours d'urgence. Cependant, même si vous disposez d'argent, vous devez être en mesure d'atteindre ces communautés nomades, de manière efficace et cohérente. Ce point est crucial. Nous appelons les partenaires et les donateurs à investir dans des institutions qui ont un accès fiable aux familles en déplacement." Apporter une aide humanitaire aux familles qui se déplacent constamment est l'un des plus grands défis auxquels les travailleurs humanitaires sont confrontés. En réponse, les équipes du Croissant-Rouge en Somalie travaillent en étroite collaboration avec les communautés nomades, de sorte qu'il n'y a jamais de question sur le lieu d'acheminement de l'aide. Ces volontaires sont issus des communautés mêmes qu'ils servent. Avec les récentes informations selon lesquelles plus de 700 enfants sont morts dans des centres nutritionnels en Somalie, il est encore plus crucial que les organisations d'aide atteignent les personnes touchées dans leurs communautés avant que leur situation ne devienne critique, car certaines personnes affectées n'atteignent pas les centres de santé, ou arrivent lorsqu'il est trop tard. Outre la nourriture, les personnes touchées par la sécheresse ont également besoin de services de santé. Lors de visites sur le terrain au Puntland et dans d'autres régions du pays, les équipes de l'IFRC et du Croissant-Rouge somalien s'occupent des personnes déplacées, épuisées et malades. Les équipes du Croissant-Rouge de Somalie, soutenues par l'IFRC, atteignent les communautés nomades avec des cliniques mobiles pour fournir des services de santé de base dans les régions reculées du pays. "Notre force réside dans notre réseau de volontaires, issus des communautés que nous servons. Ils comprennent le contexte culturel et les langues locales et ont une connaissance et une compréhension approfondies des communautés touchées", a déclaré M. Babiker. Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se concentreront également sur la distribution d'argent liquide aux familles pour répondre à leurs besoins alimentaires, sanitaires et autres besoins urgents. L'argent liquide donne aux personnes la liberté de choisir ce dont elles ont le plus besoin pour aider leur famille à rester en bonne santé et est plus pratique pour les communautés nomades qui, autrement, devraient transporter de l'aide en nature lors de leurs déplacements. À ce jour, les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Kenya et en Somalie ont atteint, collectivement, au moins 645 000 personnes touchées par la sécheresse en leur fournissant des services de santé, une assistance en espèces, ainsi que des services d'eau, d'assainissement et d'hygiène. Note aux éditeurs:De nouvelles photos et vidéos de haute qualité des régions de Somalie et du Kenya touchées par la sécheresse sont disponibles sur ce lien: https://www.ifrcnewsroom.org/ Pour plus d'informations, veuillez contacter: A Nairobi: Euloge Ishimwe, +254 735 437 906, [email protected] A Genève: Anna Tuson, +41 79 895 6924, [email protected]

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17/06/2022 | Communiqué

Afghanistan: La faim et la pauvreté augmentent tandis que la sécheresse persiste

Kuala Lumpur/Kaboul/Genève, le 17 juin - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle à un soutien mondial plus important afin d'endiguer la spirale de la faim en Afghanistan, alors que l'une des pires crises humanitaires au monde menace des millions de personnes. La chaleur intense de l'été et la faiblesse de la saison des pluies au printemps ont en effet sonné le glas d'une récolte significative dans le pays. Dans un contexte de pauvreté croissante, 70 % des ménages ne sont pas en mesure de répondre aux besoins alimentaires et non alimentaires de base, avec des effets particulièrement dévastateurs pour les foyers dirigés par des veuves, des personnes âgées, des personnes vivant avec un handicap et des enfants. On estime à 3 millions le nombre d'enfants exposés à la malnutrition et sensibles à des maladies telles que la diarrhée aqueuse aiguë et la rougeole en raison d'une immunité affaiblie. Des milliers de personnes ont dû mendier dans les rues, les prix des produits de première nécessité ayant grimpé en flèche en raison de la baisse des envois de fonds, de l'effondrement de l'économie et de l'augmentation de la pauvreté. Le Dr Mohammad Nabi Burhan, secrétaire général du Croissant-Rouge afghan, a déclaré : "Il s'agit de l'une des pires crises humanitaires que j'ai vues en Afghanistan, en plus de 30 ans de travail d'aide humanitaire. Il est effrayant de voir l'ampleur de la faim et la résurgence de la pauvreté que nous nous sommes tant efforcés d'éradiquer. "C'est particulièrement inquiétant pour les Afghans des zones rurales et reculées, où certaines des communautés les plus pauvres du pays sont confrontées à un dénuement généralisé et à des niveaux de malnutrition très élevés après que leurs récoltes ont échoué ou que leur bétail a péri. "Le manque de nourriture ne devrait pas être une cause de décès en Afghanistan. Il faut un effort international concerté pour poursuivre l'aide humanitaire essentielle dans tout le pays, afin de sauver des vies." Le Croissant-Rouge afghan intensifie son opération d'intervention en utilisant les fonds disponibles, en donnant la priorité immédiate aux distributions de nourriture et d'argent et en fournissant des services de santé par l'intermédiaire de plus de 140 établissements de santé dans tout le pays. Toutefois, les derniers rapports montrent qu'une aide beaucoup plus importante sera nécessaire. Necephor Mghendi, chef de la délégation de l'IFRC en Afghanistan, a déclaré : "Les difficultés économiques croissantes sont un coup dur pour les familles afghanes qui tentent de faire face à l'une des pires sécheresses et crises alimentaires qu'elles aient jamais connues, laissant les enfants mal nourris et beaucoup plus vulnérables aux maladies évitables. "En plus de fournir une aide cruciale aux personnes qui luttent contre la sécheresse et la faim, il convient de soutenir les interventions visant à rétablir les moyens de subsistance afin de permettre aux gens de retrouver des revenus. "Il est également nécessaire d'investir dans les institutions locales qui fournissent des services vitaux dans les villes comme dans les zones reculées. Il est prouvé que des institutions dotées de personnel local et fonctionnant bien aident les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes et les personnes âgées, dans tous les coins de l'Afghanistan." As part of this ongoing support, the IFRC is urgently appealing to the international community for 80 million Swiss francs to support the Afghan Red Crescent to deliver emergency relief, health services and recovery assistance to more than 1 million people in the provinces hit by multiple crises. Dans le cadre de ce soutien continu, l'IFRC lance un appel urgent à la communauté internationale pour 80 millions de francs suisses afin de soutenir le Croissant-Rouge afghan dans la fourniture des secours d'urgence, des services de santé et une aide au relèvement à plus d'un million de personnes dans les provinces frappées par des crises multiples. Pour plus d'informations ou pour arranger une interview, veuillez contacter: Bureau d'Asie-pacifique: Joe Cropp, +61 491 743 089, [email protected]

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16/06/2022 | Communiqué

Le conflit en Ukraine intensifie les crises humanitaires existantes dans la région du MOAN, avertit l'IFRC

16 Juin 2022, Beyrouth -La région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord ( MOAN ) continue d'être confrontée à des crises multiples et complexes, allant des conflits au changement climatique en passant par les déplacements de population. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a publié aujourd'hui un rapport d'évaluation rapide centré sur l'impact du conflit en Ukraine sur la situation humanitaire dans la région du MOAN. Les résultats de l'évaluation ont confirmé que le conflit intensifie l'impact des crises et phénomènes préexistants et accroît la vulnérabilité de la plupart des pays. Rania Ahmed, Directrice Régionale adjointe de l'IFRC pour la région du MOAN, a déclaré : "L'impact économique et sécuritaire mondial du conflit en Ukraine pourrait être la dernière goutte d'eau qui fait déborder le vase, poussant les pays déjà fragiles de la région MOAN à dépasser le point de non-retour." Les principales conclusions de l'évaluation montrent que la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance sont les deux secteurs les plus touchés. Actuellement, 56 millions de personnes ont besoin de nourriture dans la région. Les données montrent que ce nombre pourrait augmenter de 25 % au cours des six prochains mois en raison de la hausse de l'indice mondial des prix alimentaires qui a atteint un niveau record. Douze pays de la région du MOAN ont connu une augmentation spectaculaire du prix des produits alimentaires de base. Au Liban, les prix ont augmenté de 75 à 100 %. En Iran et au Yémen, les prix ont augmenté de 50 à 75 %. Actuellement, cinq millions de personnes sont confrontées à l'insécurité alimentaire dans la région. On estime que 1,9 million de personnes pourraient sombrer dans la famine. Les pays de la région du MOAN s'approvisionnent en blé à hauteur de 85 % en Ukraine et en Russie. L'industrie agricole de la région a déjà été gravement touchée par une combinaison de chaînes d'approvisionnement perturbées, de pénurie d'eau et d'augmentation des températures. Avec l'attention des donateurs tournée vers la crise ukrainienne, il y a un risque que le financement humanitaire pour les pays de la région du MOAN diminue. Le manque d'accès au financement des donateurs ne fera qu'amplifier la crise humanitaire existante dans plusieurs pays de la région du MOAN. Pour les millions de Palestiniens, Libanais, Yéménites, Syriens et autres qui vivent dans des pays en proie à des conflits, à des effondrements économiques catastrophiques et à des besoins humanitaires croissants, cela équivaudrait à l'arrêt de toute assistance vitale. Enfin, les pays importateurs d'énergie et de produits pétroliers subissent un stress social supplémentaire du fait de l'augmentation de 25 à 75 % du prix des carburants. En Syrie et au Yémen, les pénuries de carburant et le manque d'électricité ont déjà de graves répercussions sur la prestation des services de base. L'aggravation des tendances de la crise au Liban, y compris la forte augmentation des prix de l'énergie résultant de la crise ukrainienne, a le potentiel de pousser le pays au-delà du point de rupture pour devenir une "crise critique". Cliquez ici pour accéder à l'intégralité du rapport. Notes pour les éditeurs: Methodologie: Cette évaluation rapide vise à contribuer à l'analyse en cours et au développement de scénarios pour anticiper, se préparer et répondre à l'évolution des crises courantes dans la région du MOAN, avec des considérations spécifiques sur la façon dont le conflit en Ukraine est un multiplicateur de risque pour les tendances de crise existantes. L'évaluation a été réalisée entre le 25 avril et le 3 juin 2022 à partir de données secondaires et d'une enquête de perception auprès de 24 représentants de Sociétés nationales et de chefs de délégation de l'IFRC. Pour plus d'informations, veuillez contacter: Rania Ahmed, Deputy Regional Director, IFRC MENA: [email protected] +96171802701

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20/05/2022 | Communiqué

Rapport de l'IFRC : Les objectifs de réduction de la pauvreté, de travail décent et de réduction des inégalités, freinés par le COVID-19 en Amérique latine et dans les Caraïbes

Panama City, 20 Mai, 2022 - Les effets socio-économiques dévastateurs de la pandémie de COVID-19 ont mis en échec certains des principaux objectifs de développement durable (ODD) en Amérique latine et dans les Caraïbes. Il est peu probable que la région parvienne à mettre fin à la pauvreté, à assurer l'égalité des sexes, à promouvoir un travail décent et équitable et à réduire les inégalités au sein des pays et entre eux d'ici à la date butoir de 2030. C'est l'une des principales conclusions de "Readjusting the path towards equity", une étude récente de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). Le rapport confirme que la COVID-19 a augmenté le chômage, réduit le revenu des familles les plus pauvres, forcé plus d'un million d'enfants à quitter l'école, réduit la protection du travail et aggravé les inégalités et la violence basée sur le genre. Roger Alonso, chef de l'unité "Catastrophes, climat et crises" de l'IFRC dans les Amériques, a déclaré : "Cette étude nous aide à comprendre les effets à long terme de la pandémie de COVID-19 sur les revenus, l'accès à la nourriture et le bien-être des personnes les plus vulnérables. Les résultats soulignent le fait qu'un rétablissement social et économique complet prendra des années. Pour éviter des niveaux de vulnérabilité irréversibles, il est crucial de mettre en œuvre une reprise inclusive et équitable, qui anticipe également les effets des augmentations actuelles des prix des aliments et des carburants résultant du conflit en Ukraine." Selon le rapport, la perte de revenus des populations les plus pauvres a accru l'insécurité alimentaire, si bien que 60 millions de personnes ont souffert de la faim au cours de la première année de la pandémie. Cette même année, 23 millions de femmes ont été précipitées dans la pauvreté et, depuis lors, les cas de violence domestique et sexuelle et de traite des êtres humains ont augmenté. En outre, 10 % des emplois de la région ont été perdus pendant la pandémie, et 30 % d'entre eux n'ont pas encore été récupérés. Parallèlement, 51% de la population migrante interrogée par l'IFRC a déclaré avoir perdu son emploi et 53% de ceux qui l'ont conservé ont vu leurs revenus diminuer ou n'ont pas été payés. Cette analyse de l'IFRC est basée sur une analyse documentaire, des entretiens avec des experts et des représentants d'organisations internationales, ainsi que sur 1 825 enquêtes menées en Argentine, au Guatemala, au Honduras, au Panama et au Venezuela. Daniela Funez, co-auteur du rapport et responsable du rétablissement des moyens de subsistance de l'IFRC dans les Amériques, a déclaré : ''Être à l'écoute des communautés que nous servons est une priorité pour le réseau de la Croix-Rouge. C'est ce qui nous permet de connaître leurs besoins en profondeur et, dans ce cas, les données qu'elles nous ont fournies confirment les projections faites par les agences internationales concernant les effets du COVID-19 sur les ODD''. Pour faire face aux effets socio-économiques de la pandémie, l'IFRC suggère d'accorder une attention prioritaire aux groupes les plus vulnérables, d'intégrer une approche de genre dans l'action humanitaire et de contribuer à réduire les effets du changement climatique. Elle appelle également à une augmentation des investissements dans la vaccination, la protection et la protection des moyens de subsistance, une question essentielle pour combler le déficit de financement de 60% nécessaire pour continuer à répondre aux effets à moyen et long terme de COVID-19. Pour plus d'informations: A Bogota:David Quijano +57 310 5592559,[email protected] Au Panama:Susana Arroyo Barrantes,[email protected]

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06/05/2022 | Communiqué

Corne de l'Afrique : le Secrétaire Général de l'IFRC se rend au Kenya alors que la pire sécheresse en 40 ans menace des millions de personnes

Nairobi/Genève, 6 mai 2022— Le Secrétaire Général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Jagan Chapagain, achève une visite de trois jours au Kenya et appelle à une augmentation massive de l'aide humanitaire et de l'assistance à long terme des communautés touchées par la crise alimentaire croissante dans la Corne de l'Afrique. S'exprimant à la fin d'une visite à Marsabit, l'une des régions du Kenya les plus durement touchées par les effets de la sécheresse, M. Chapagain a déclaré : "J'ai vu de mes propres yeux le niveau de souffrance causé par la sécheresse à Marsabit. Il y a des niveaux de malnutrition hautement inacceptables, un taux de malnutrition aiguë globale (MAG) de 53,6 % dans ce quartier particulier - l'un des plus élevés d'Afrique. La situation se détériore rapidement. Nous avons besoin d'une aide humanitaire immédiate pour atteindre les plus vulnérables. Nous avons également besoin de solutions à long terme pour faire face à l'impact du changement climatique, notamment en investissant dans des moyens de subsistance résilients." Le Kenya, l'Éthiopie et la Somalie sont confrontés à une crise humanitaire de grande ampleur, induite par le climat et prolongée. Plus de 14 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire et ont un besoin urgent d'aide humanitaire, dont au moins 5,5 millions d'enfants souffrant de malnutrition aiguë. 6,1 millions de personnes en Éthiopie et 4,1 millions de personnes en Somalie ont un besoin urgent d'aide humanitaire. Au Kenya, 3,5 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire aiguë, les terres les plus arides et semi-arides de l'est et du nord du Kenya connaissant des conditions de sécheresse critiques. Cette catastrophe silencieuse a été éclipsée - et dans une large mesure amplifiée - par la crise ukrainienne. "Il n'y a pas que l'eau et la nourriture dont les personnes ont besoin. En arrière plan, il y'a des problèmes invisibles tels que les violences sexuelles basées sur le genre, et les profondes repercussions sur la santé mentale. Un exemple qui a été donné des femmes qui marchent plus de 40 km pour pouvoir avoir de l'eau potable, cce qui se passe pendant leur voyage est impensable" a ajouté M. Chapagain. Dr Asha Mohammed, Secréraire Général de la Croix-Rouge Kenyanne, présent également à Marsabit a déclaré:   "Le fait que les habitants de Marsabit aient perdu plus de 70 % de leur bétail, qui est leur principale source de revenus, signifie que le chemin vers le rétablissement sera long et lent. Nos équipes jouent un rôle central dans la réduction des risques auxquels les familles sont confrontées. Elles ont fourni une aide en espèces, une aide alimentaire et amélioré les pratiques de traitement de l'eau, mais la nécessité de réhabiliter les systèmes d'eau reste urgente. Nous appelons tous nos partenaires et parties prenantes à soutenir nos efforts." En réponse à la situation de faim et de sécheresse au Kenya, en Somalie et en Éthiopie, l'IFRC, la Croix-Rouge du Kenya, la Croix-Rouge éthiopienne et le Croissant-Rouge somalien lancent un appel conjoint de 39 millions de francs suisses. Ce financement permettra aux volontaires et au personnel de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de venir en aide à 1 560 000 personnes en intensifiant leurs activités d'urgence, d'assistance humanitaire et de relèvement et en s'attaquant aux causes profondes de l'insécurité alimentaire. Cette stratégie est conforme à l'initiative panafricaine Faim Zéro de l'IFRC, qui adopte une approche holistique de la sécurité alimentaire, en intégrant des interventions spécifiques en matière de nutrition rapide, de sécurité alimentaire et de soutien aux moyens de subsistance pour les ménages et les communautés en situation d'insécurité alimentaire aiguë, dans le cadre d'une stratégie à long terme visant à atteindre la faim zéro et un redressement durable. "La nourriture est un besoin fondamental de la population. Nous demandons à tous les gouvernements d'Afrique de s'assurer qu'ils disposent du cadre politique adéquat pour faire face à la sécheresse", a déclaré M. Chapagain. Pour solliciter un entretien avec des représentants de l'IFRC ou de la Croix-Rouge du Kenya, ou pour plus d'informations, veuillez contacter : En Nairobi:   IFRC - Euloge Ishimwe, +254 731 688 613, [email protected] Croix-Rouge kenyanne - Peter Abwao, +254 711 590911, [email protected]   A Genève: IFRC – Benoit Carpentier, +41 79 213 2413, [email protected]   

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22/03/2022 | Communiqué

Afghanistan: Les pénuries alimentaires s'aggravent alors que les champs de printemps restent vides

Kuala Lumpur/Kaboul/Genève, le 22 mars - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) exprime de sérieuses craintes pour des millions d'Afghans et des communautés agricoles alors que les champs restent vides des récoltes annuelles de printemps. En raison de la sécheresse persistante, la superficie ensemencée en blé d'hiver est bien inférieure à la moyenne. Les rapports de terrain indiquent que la moitié des terres normalement ensemencées en blé étaient en jachère à la fin de la période de semis en décembre. La faim s'aggrave en Afghanistan, 95 % de la population n'ayant pas assez à manger chaque jour, selon les Nations unies. Les quelques cultures qui ont été plantées risquent d'être confrontées à des conditions difficiles, La Nina devant apporter des conditions plus sèches que la normale dans les mois à venir, prolongeant la grave sécheresse pour une deuxième année. Mawlawi Mutiul Haq Khales, Le Président du Croissant-Rouge afghan, déclare: "Des millions de familles dépendent de l'agriculture, mais elles ont déjà perdu les récoltes de l'année dernière à cause de la grave sécheresse, ce qui les prive de céréales pour passer l'hiver rigoureux ou de graines à semer dans les champs. "Sans semences dans le sol, il n'y aura pas de récolte au printemps et en été, ce qui crée un risque réel de famine dans tout l'Afghanistan, où près de 23 millions de personnes ne sont déjà pas en mesure de se nourrir chaque jour. "Nous devons redoubler d'efforts pour aider ces communautés à se préparer à une deuxième année de sécheresse et de pénurie alimentaire, tout en nous efforçant de maintenir les moyens de subsistance qui sont si importants pour les familles et les communautés entières." La crise de la sécheresse a alimenté une crise économique dans un pays où l'agriculture est essentielle aux moyens de subsistance de la population et constitue le pilier de l'économie. Plus de 70 % de la population afghane vit dans des zones rurales et environ 80 % des moyens de subsistance dépendent de l'agriculture, selon les dernières données de l'IPC sur la sécurité alimentaire en Afghanistan. Le Croissant-Rouge afghan, soutenu par l'IFRC, travaille avec les communautés agricoles afin de disposer de sources d'eau plus durables, de cultures résistantes à la sécheresse et d'autres possibilités de génération de revenus pour les femmes dans les différentes régions du pays. Johanna Arvo, Chef de Délégation par intérim de l'IFRC pour l'Afghanistan, a déclaré : "Les ravages du changement climatique signifient que les risques et les difficultés augmentent en flèche pour les populations d'Afghanistan. Des millions de personnes ont dû faire face à deux graves sécheresses en quatre ans, provoquant des pertes de récoltes catastrophiques et des pénuries alimentaires dévastatrices. "Les températures augmentent, ce qui entraîne une diminution de la couverture neigeuse, de la fonte des neiges et des réserves d'eau. Les précipitations deviennent plus irrégulières, décimant l'agriculture en Afghanistan. "En plus de fournir une aide immédiate, nous devons investir beaucoup plus dans l'avenir en aidant les Afghans à établir des approvisionnements en eau plus durables et des cultures résistantes à la sécheresse, tout en soutenant la création de revenus pour les personnes les plus à risque, notamment les femmes et les personnes âgées." Dans le cadre de ce soutien continu, l'IFRC lance un appel urgent à la communauté internationale pour obtenir plus de 65 millions de francs suisses afin d'aider le Croissant-Rouge afghan à fournir des services de santé, des secours d'urgence et une aide au relèvement à plus d'un million de personnes dans les provinces frappées par des crises multiples. Pour plus d'informations ou pour organiser une interview: Bureau Asie pacifique: Antony Balmain, +60 12 230 8451, [email protected] Bureau Asie pacifique: Joe Cropp, +61 491 743 089, [email protected]

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22/11/2021 | Communiqué

Au bord du précipice : une nouvelle étude de la Fédération internationale révèle l’ampleur des conséquences socioéconomiques de la pandémie de Covid-19

Genève, le 22 novembre 2021 – Les femmes, les habitants des zones urbaines et les personnes en situation de déplacement ont été touchés de manière disproportionnée et singulière par les conséquences socioéconomiques dévastatrices de la pandémie de Covid-19. Telle est l’une des conclusions de la nouvelle étude publiée aujourd’hui par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale). La pandémie de Covid-19 a eu de lourdes répercussions économiques sur tous les pays du monde. La nouvelle étude de la Fédération internationale révèle également l’ampleur des conséquences indirectes de la pandémie sur les communautés et les personnes. Cette crise a entraîné une hausse du chômage et de la pauvreté, une augmentation de l’insécurité alimentaire, une hausse de la vulnérabilité à la violence, ainsi qu’une absence d’éducation et une réduction des perspectives pour les enfants. Elle a également aggravé les problèmes de santé mentale. Le président de la Fédération internationale, Francesco Rocca, a déclaré : « Notre étude confirme ce que nous soupçonnions et craignions depuis longtemps, à savoir que les conséquences indirectes destructrices de cette pandémie ont endommagé le tissu social et se feront sentir pendant des années, voire des décennies. Les personnes qui étaient déjà vulnérables, à cause d’une situation de conflit, des changements climatiques et de la pauvreté, se sont retrouvées plus au bord encore du précipice. Et de nombreuses personnes qui étaient auparavant capables de s’en sortir sont devenues vulnérables, nécessitant un soutien humanitaire pour la première fois de leur vie. » Cette nouvelle étude fournit un aperçu mondial tout en accordant une attention particulière à dix pays : l’Afghanistan, l’Afrique du Sud, la Colombie, El Salvador, l’Espagne, l’Iraq, le Kenya, le Liban, les Philippines et la Turquie. Dans l’ensemble, les femmes ont été plus fortement affectées par les conséquences de la pandémie sur les revenus, ont couru un risque accru de contamination en raison de leur rôle de dispensatrices de soins, ont été plus exposées à la violence sexuelle et sexiste, et les répercussions sur leur santé mentale ont été plus importantes que chez les hommes. Dans les zones urbaines, le taux de pauvreté a augmenté, dans certains cas à un rythme plus soutenu que dans les zones rurales. Les personnes en situation de déplacement se sont révélées davantage susceptibles de perdre leur emploi ou de voir leur temps de travail réduit pendant la pandémie et ont été largement négligées par les mesures officielles de protection. En outre, face à un tel manque de préparation, il a été encore plus difficile pour les pays d’élaborer une réponse globale à une situation devenue simultanément une urgence de santé publique, un choc économique mondial et une crise politique et sociale. « En tant qu’intervenants communautaires de première ligne, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier ont été en mesure de combler les lacunes dans cette réponse. Elles possèdent une grande connaissance des inégalités qui prévalent et des facteurs qui les perpétuent, et sont donc parmi les organisations les mieux placées pour aider les personnes à se relever face aux conséquences qui pèsent sur leurs moyens de subsistance, leur santé et leur éducation. Mais, pour qu’elles puissent continuer de le faire, il leur faudra davantage de soutien, à la fois financier et politique », a ajouté M. Rocca. Le rapport révèle également que le monde est sur la voie d’une reprise extrêmement inégalitaire, qui dépendra de l’efficacité des programmes de vaccination et de l’accès équitable à ces derniers. « Nous n’avons cessé de mettre en garde contre le fait que la distribution inéquitable des vaccins allait contribuer non seulement à maintenir des taux élevés de transmission mais également à prolonger ou à exacerber les conséquences de la pandémie. Tant que nous continuerons de laisser les profits l’emporter sur les personnes et que les pays plus riches continueront d’accaparer les doses, il ne sera pas possible d’affirmer que la pandémie est derrière nous. » « Nous devons ouvrir les yeux, prendre conscience de ce qui se passe autour de nous et passer de la parole aux actes. Sinon, il est à craindre que la reprise post-Covid-19 soit aussi inégalitaire et injuste que les répercussions de la pandémie elle-même », a conclu M. Rocca. Cliquez ici pour télécharger et lire le rapport (disponible en français, anglais, arabe et espagnol) Informations complémentaires À Londres : Teresa Goncalves, co-auteure du rapport et coordonnatrice de la communication relative au Covid-19 au sein de la Fédération internationale, +44 (0) 7891 857 056, [email protected] Regardez cette courte vidéo sur le rapport

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09/09/2021 | Urgence

Kenya: Crise de la faim 2021-2022

On estime que 3,1 millions de personnes vivant dans les terres arides et semi-arides (ASAL) du Kenya sont en situation d'insécurité alimentaire grave suite à trois faibles saisons des pluies consécutives qui ont entravé la production agricole. Cet appel permettra à l'IFRC d'aider la Croix-Rouge du Kenya à fournir une assistance humanitaire à 500 000 personnes sur une période de 18 mois afin de faire face à la crise de sécheresse actuelle

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28/06/2021 | Urgence

Nigeria : Crise de la faim

Le nord-est et le nord-Ouest du Nigeria sont confrontés à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire en raison d'une combinaison de conflits armés et de violences de longue date, de moyens de subsistance perturbés, d'un accès réduit aux marchés, d'un déficit de production alimentaire localisé et des impacts du COVID-19 sur les chaînes d'approvisionnement alimentaire. Cet appel d'urgence permettra à la FICR d'aider la Croix-Rouge du Nigéria à fournir une assistance humanitaire à 200 000 personnes (33 000 ménages) pendant 18 mois, en se concentrant sur des domaines tels que les moyens de subsistance et les besoins de base, la santé et la nutrition, ainsi que l'eau,l'hygiène etl'assainissement (EHA).

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18/07/2021 | Urgence

Somalie : Crise de la faim 2021-2021

En Somalie, on estime que 4,1 millions de personnes ont actuellement besoin d'une aide alimentaire en raison des effets cumulés de la sécheresse prolongée, des inondations, des infestations de criquets pèlerins, des conséquences économiques du COVID-19 et du conflit. Cet appel d'urgence permettra à l'IFRC d'aider le Croissant-Rouge de Somalie à fournir une assistance humanitaire à 560 000 personnes au Somaliland et au Puntland. Il contribuera à l'initiative panafricaine "Zero Hunger - Faim zéro" de l'IFRC, qui vise à sortir de la pauvreté les personnes les plus vulnérables en Afrique et à éradiquer la dépendance à l'égard de l'aide alimentaire.

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06/09/2021 | Urgence

Afghanistan: Crises humanitaires

L'Afghanistan subit les effets conjugués de décennies de conflit, d'une grave sécheresse, d'une insécurité alimentaire, de catastrophes liées au climat, de déplacements et de lacunes dans les services de santé.Un séisme meurtrier de magnitude 5,9 a également frappé le sud-est du pays le 22 juin, faisant au moins 1 000 victimes. Cet appel d'urgence révisé vise à obtenir 90 millions de francs suisses, contre 36 millions de francs suisses en août 2021, afin de renforcer la réponse humanitaire du Croissant-Rouge afghan aux multiples crises humanitaires en Afghanistan.Cet appel d'urgence permettra à l'IFRC d'aider le Croissant-Rouge afghan à fournir une assistance et un soutien à 1 000 000 personnes dans les 34 provinces de l'Afghanistan.

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10/06/2021 | Page de base

Sécurité alimentaire et moyens de subsistance

Les catastrophes et les crises peuvent avoir un impact dévastateur sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations. Ellespeuvent accroître la vulnérabilité socio-économique des personnes et avoir un impact sérieux sur leur capacité à se rétablir, ce qui à son tour affecte leur capacité à faire face aux chocs et aux stress futurs.

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