Préparation aux catastrophes

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Communiqué de presse

Moins d’ouragans ne signifie pas moins de risques : l’IFRC renforce la préparation à travers les Amériques.

Panama City, 1er juin 2026 — Bien que les prévisions annoncent une saison des ouragans inférieure à la moyenne dans l’océan Atlantique, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a rappelé aujourd’hui qu’une forte activité cyclonique est attendue dans le Pacifique oriental. L’organisation a appelé à des investissements soutenus dans la préparation, l’action anticipative et les systèmes d’alerte précoce dans plus de 25 pays d’Amérique centrale, d’Amérique du Nord et des Caraïbes exposés aux cyclones tropicaux.Pour la saison 2026 dans le bassin atlantique, qui s’étend du 1er juin au 30 novembre, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) prévoit, avec une probabilité de 55 %, une activité cyclonique inférieure à la moyenne historique de 14 tempêtes nommées et sept ouragans.Cette année, selon la NOAA, la saison pourrait compter entre huit et 14 tempêtes nommées. Parmi celles-ci, trois à six deviendraient des ouragans, dont un à trois ouragans majeurs — c’est-à-dire de catégorie 3 ou plus.En revanche, l’agence prévoit, avec une probabilité de 70 %, une saison plus active dans l’océan Pacifique oriental, avec entre 15 et 22 tempêtes nommées. Parmi elles, neuf à 14 deviendraient des ouragans, et cinq à neuf pourraient atteindre le stade d’ouragan majeur.« Nous le répéterons encore et encore : une seule tempête suffit pour détruire des communautés, submerger les services publics, déplacer et mettre en danger des centaines de milliers de personnes », a déclaré Cristian Torres, Directeur régional adjoint de l’IFRC pour les Amériques. « Les prévisions sont essentielles pour nous permettre d’agir avant que les catastrophes ne frappent, mais au-delà du nombre de tempêtes attendues, il est indispensable de réduire la vulnérabilité des populations, d’élargir la couverture des systèmes d’alerte précoce, et de développer, financer et tester des protocoles interinstitutionnels capables de les protéger contre les multiples risques auxquels elles sont confrontées », a-t-il ajouté.Dans le cadre de son engagement en matière de préparation, l’IFRC a déjà prépositionné au Panama, à Saint-Domingue et dans d’autres sites stratégiques de la région des stocks de secours suffisants pour fournir une assistance immédiate à jusqu’à 60 000 personnes affectées par une urgence de grande ampleur. Ces stocks comprennent notamment des kits d’hygiène et de cuisine, des moustiquaires, des bâches, des outils de nettoyage et de construction, des lampes solaires, des unités de traitement de l’eau ainsi que des produits de purification de l’eau.Consciente que la mobilisation rapide de l’aide humanitaire nécessite la participation, les connaissances et la collaboration de multiples acteurs, l’IFRC s’appuie également sur des exercices de simulation comme outil essentiel pour tester les mécanismes et protocoles de réponse aux crises et catastrophes.Le plus récent, organisé en mai dernier, visait à mesurer et améliorer les délais de mobilisation, les procédures douanières et la capacité de réponse interinstitutionnelle du Salvador, du Guatemala et du Honduras face à d’éventuelles inondations causées par des ouragans.L’exercice a impliqué le déploiement d’équipes et d’équipements spécialisés de la Croix-Rouge dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH) à travers ces trois pays. L’initiative a réuni les autorités de protection civile, les services douaniers et les ministères des affaires étrangères, ainsi que les Sociétés nationales de la Croix-Rouge. Elle a bénéficié du soutien du financement humanitaire de l’Union européenne et de la Croix-Rouge allemande, et a été mise en œuvre dans le cadre du Mécanisme régional d’assistance humanitaire internationale, l’instrument du Système d’intégration centraméricain (SICA) destiné à organiser, faciliter et coordonner l’assistance humanitaire entre ses pays membres.Une autre mesure de préparation promue par l’IFRC avant la saison des ouragans est l’adoption de protocoles d’action précoce. Ces protocoles regroupent des mesures convenues à l’avance entre les communautés, les autorités et la Croix-Rouge, qui sont déclenchées lorsque certains seuils de risque sont atteints. Selon le contexte, ces actions peuvent inclure des transferts monétaires avant une urgence afin de protéger les habitations et les moyens de subsistance, le déplacement de biens essentiels, le renforcement des infrastructures critiques ou encore l’évacuation des personnes les plus vulnérables.Lorsque ces systèmes fonctionnent, les communautés reçoivent des alertes en temps opportun, les autorités disposent de davantage de temps pour coordonner les évacuations, et les équipes humanitaires peuvent mobiliser l’aide avant même que l’impact ne se produise. Rien qu’en Amérique centrale, l’IFRC dispose actuellement de cinq protocoles d’action précoce pour les inondations et les tempêtes tropicales, soutenus financièrement par son Fonds d’urgence pour les interventions en cas de catastrophe (IFRC-DREF).« Le prépositionnement des articles de secours, les exercices de simulation et les protocoles d’action précoce permettent de protéger des vies, de réduire les pertes économiques et d’accélérer le relèvement après une catastrophe », a expliqué Torres. « Mais les règles peuvent également sauver des vies et renforcer la résilience des communautés. C’est pourquoi nous appelons tous les pays de la région à faire progresser le traité international pour la protection des personnes en situation de catastrophe, actuellement en consultation aux Nations Unies. »Ce traité vise à garantir que la protection des personnes exposées ou affectées par des catastrophes ne dépende pas du hasard, mais d’engagements clairs et d’une action coordonnée. Son adoption, attendue en 2027, faciliterait la coopération internationale et réduirait les obstacles susceptibles de retarder l’arrivée de l’aide. Il améliorerait également les conditions permettant aux Sociétés de la Croix-Rouge, en tant qu’auxiliaires des pouvoirs publics, de continuer à assister les personnes les plus vulnérables : les femmes, les filles, les personnes âgées, les personnes en déplacement ou vivant avec un handicap, ainsi que les communautés touchées par la violence et la pauvreté.Cette saison, marquée par l’influence du phénomène El Niño à venir, illustre comment les risques peuvent se déplacer et prendre différentes formes à travers le continent. Alors que la Grenade, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Barbade, la Jamaïque, Cuba, Haïti et la République dominicaine poursuivent leur relèvement après les ouragans Beryl, Oscar, Rafael et Melissa, d’autres zones font face à des menaces différentes. Le corridor sec d’Amérique centrale, certaines parties du Chili et des régions andines se préparent à d’éventuelles sécheresses, tandis que l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay anticipent de fortes pluies et des inondations.Dans tous ces pays, les équipes de la Croix-Rouge travaillent déjà avec les communautés afin de renforcer leur préparation.Dans ce contexte, où les risques climatiques, sanitaires et sociaux s’accumulent et se chevauchent de plus en plus fréquemment, l’IFRC appelle à investir sans délai dans des mesures permettant aux États, aux communautés et à la Croix-Rouge elle-même de mieux protéger les populations face à des scénarios multirisques. Car, comme cela a été souligné lors de la récente XXXIIIe Conférence pré-ouragans et risques récurrents de l’IFRC, lorsque les risques s’accumulent, la différence entre un aléa et une crise humanitaire se joue généralement avant l’impact — dans le niveau de préparation déjà en place et dans la capacité d’agir avant que la catastrophe ne survienne.Pour plus d'informations: [email protected] Panama: Susana Arroyo +50769993199A Genève: Paolo Cravero +41 79 894 83 96

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Communiqué de presse

L'IFRC renforce la préparation aux catastrophes en Asie-Pacifique, optimisant l’impact des investissements humanitaires.

Kuala Lumpur / Genève, 7 mai 2026 — Alors que les besoins humanitaires augmentent plus rapidement que les ressources disponibles, l’IFRC renforce la préparation aux catastrophes en Asie-Pacifique afin de garantir une action plus précoce, une réponse plus rapide et une meilleure utilisation des financements humanitaires.Entre juillet 2025 et avril 2026, le programme « Devenir prêt face aux catastrophes » de préparation et de renforcement de la capacité de réponse des Sociétés nationales en Asie-Pacifique a accéléré la transition d’une réponse réactive aux crises vers un système de préparation coordonné à l’échelle régionale et axé sur l’anticipation. Le programme s’aligne sur le Plan stratégique 2025–2028 de préparation des Sociétés nationales en Asie-Pacifique et soutient les Sociétés nationales afin qu’elles puissent anticiper les risques, mobiliser plus rapidement les ressources et répondre à grande échelle lorsque des catastrophes surviennent.« Chaque franc suisse investi dans la préparation est un choix visant à sauver davantage de vies avec moins de ressources », a déclaré Alexander Matheou, directeur régional de l’IFRC pour l’Asie-Pacifique. « En renforçant les systèmes, la coordination et la préparation avant qu’une catastrophe ne survienne, les Sociétés nationales peuvent répondre plus rapidement, éviter des retards coûteux et accroître efficacement leurs opérations lorsque les besoins sont les plus importants. À une époque marquée par l’augmentation des risques et la réduction des financements humanitaires, la préparation est l’un des investissements les plus responsables et les plus efficaces que nous puissions faire. »Des systèmes plus solides, des coûts de réponse réduits.L’un des principaux accomplissements du programme a été la mise en place d’une structure régionale de gestion et de coordination de la préparation aux catastrophes, réunissant l’IFRC et les Sociétés nationales partenaires au sein d’un Groupe de travail central de préparation des Sociétés nationales Asie-Pacifique. Cette structure améliore l’alignement du soutien technique, réduit les duplications et pose les bases d’un futur Hub régional de préparation en Asie-Pacifique afin de faciliter les échanges entre pairs et l’adaptation des outils de préparation selon les contextes.En 2025, l’IFRC a également achevé une cartographie régionale des capacités et ressources de préparation et de réponse, notamment les Centres d’opérations d’urgence, les Équipes nationales de réponse aux catastrophes, les capacités de déploiement rapide et les Unités d’intervention d’urgence. Associée à une cartographie du soutien des donateurs, cette analyse fournit une base factuelle claire pour orienter les investissements là où ils offrent le meilleur rendement en matière de préparation, afin de garantir une utilisation stratégique et efficace des financements.Une préparation qui permet des réponses plus rapides.La préparation opérationnelle a été renforcée grâce à l’outil « Surge Ready », développé en Asie-Pacifique et désormais adopté à l’échelle mondiale. Cet outil fournit un cadre commun pour évaluer et améliorer la préparation aux urgences des Sociétés nationales, des Unités d’intervention d’urgence et des délégations de l’IFRC, conformément aux normes minimales de qualité et de protection approuvées en 2025. Une meilleure préparation des capacités de déploiement permet des interventions plus rapides, une meilleure coordination et une réduction des retards en situation d’urgence.La région a également renforcé la préparation des Unités d’intervention d’urgence, plusieurs Sociétés nationales ayant amélioré leurs processus de certification et leur coopération entre pairs, contribuant ainsi aux capacités de déploiement régionales et mondiales. En Asie du Sud-Est, les discussions autour de la création d’une Unité régionale WASH d’intervention d’urgence permettraient de renforcer davantage la préparation collective et de réduire la dépendance aux dispositifs ad hoc lors de crises majeures.Une préparation qui va au-delà des capacités de réponse d’urgence.Les investissements réalisés dans le cadre du programme vont au-delà des équipements et des équipes d’intervention. Les Sociétés nationales ont renforcé leur préparation dans plusieurs domaines clés : santé et préparation aux pandémies, eau, assainissement et hygiène (WASH), action anticipative, préparation aux transferts monétaires, droit des catastrophes et rôle d’auxiliaire, logistique, protection, genre et inclusion, ainsi qu’engagement communautaire et redevabilité, autant d’éléments essentiels pour garantir une réponse efficace et responsable.Les données sur les capacités montrent que, même si la plupart des Sociétés nationales sont opérationnellement prêtes à intervenir, le niveau de préparation reste inégal dans des domaines tels que la planification de contingence, l’action précoce et les systèmes facilitants. Combler ces lacunes avant qu’une catastrophe ne survienne permet de réduire les risques opérationnels et d’éviter des coûts de réponse plus élevés par la suite.Suivre l’impact et orienter les investissements futurs.L’impact du programme est mesuré à travers une cartographie annuelle des capacités et le suivi des progrès du cycle PER, consolidés dans un tableau de bord régional permettant de suivre l’évolution des niveaux de préparation d’une année à l’autre ainsi que les lacunes persistantes. Cela permet à l’IFRC et à ses partenaires de démontrer les résultats obtenus, de prioriser les investissements et de maximiser les effets des efforts de préparation.En renforçant la préparation avant que les crises ne surviennent, les investissements de l’IFRC en matière de préparation en Asie-Pacifique permettent d’obtenir un impact humanitaire plus important pour chaque franc investi, aidant ainsi les Sociétés nationales à répondre plus rapidement, de manière mieux coordonnée et à grande échelle dans un environnement de risques de plus en plus complexe.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 3575

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5 choses à savoir sur les tempêtes et les ouragans.

La saison des ouragans 2025 dans l’Atlantique reste active sur le continent américain. Les météorologues, les experts en gestion des catastrophes et les autorités publiques surveillent de près l’ouragan Melissa, la 13ᵉ tempête de l’année, qui se déplace actuellement lentement vers la Jamaïque.Sur les 19 tempêtes prévues cette année, 13 se sont déjà formées. Parmi elles, quatre sont devenues des ouragans de catégorie 1 ou 2, et trois ont atteint le statut d’ouragan majeur, c’est-à-dire de catégorie 3 ou plus.Mais que savons-nous vraiment de la formation des tempêtes et des ouragans, de leurs caractéristiques et des moyens de s’y préparer ? Ci-dessous, nous répondons à cinq des questions les plus fréquentes sur les tempêtes et les ouragans.️1. Quelle est la différence entre une tempête tropicale et un ouragan ?Les deux font partie du même système : le cyclone tropical. Il s’agit d’un système dépressionnaire qui tourne dans le sens antihoraire dans l’hémisphère Nord et horaire dans l’hémisphère Sud.L’intensité varie : une tempête tropicale se caractérise par des vents soufflant entre 63 et 118 km/h, tandis qu’un ouragan se caractérise par des vents dépassant 119 km/h.Ces phénomènes portent des noms différents selon la région où ils se forment.On les appelle cyclones lorsqu’ils se forment dans les eaux de l’Asie du Sud-Est et de l’océan Indien;On parle de typhons lorsqu’ils se développent dans les eaux de l’Asie de l’Est et du Pacifique;Et ce sont des ouragans lorsqu’ils se forment dans l’Atlantique, le golfe du Mexique ou la mer des Caraïbes.Chaque type est associé à une saison qui peut durer jusqu’à sept mois par an.Il n’est pas nécessaire qu’un ouragan majeur se forme pour mettre des vies en danger. Les pluies et les vents provoqués par une simple tempête peuvent représenter une menace pour la santé, le bien-être et même la survie des populations, en particulier dans les communautés où le changement climatique, la pauvreté, la désinformation et les catastrophes antérieures augmentent la vulnérabilité des habitants.En 2024, les tempêtes ont été classées comme le deuxième type de catastrophe le plus fréquent au monde, selon la base de données EM-DAT, affectant 29,5 millions de personnes à l’échelle mondiale.En raison d’une combinaison de facteurs géographiques, climatiques, politiques et socio-économiques, des pays tels qu’Haïti, Cuba, le Venezuela, la République dominicaine, le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala, les Bahamas ainsi qu’Antigua-et-Barbuda sont particulièrement vulnérables dans la région des Amériques.Les pays touchés par l’ouragan Beryl en 2024, tels que la Barbade, la Grenade, la Jamaïque et Saint-Vincent-et-les-Grenadines, sont également entrés dans la saison 2025 alors qu’ils étaient encore en phase de relèvement.2. Comment se forment les tempêtes et les ouragans ?Elles se forment au-dessus de la mer. Pour que ce phénomène se produise, la température de l’eau de l’océan doit être supérieure à 26 °C. Lorsque l’air chaud et humide s’élève, la vapeur libère de la chaleur, renforçant ainsi le système et favorisant sa croissance. Si l’humidité et les conditions de vent sont favorables, le système peut évoluer en ouragan.Un œil se forme au centre de l’ouragan, créant une apparente accalmie. Pendant ce temps, des nuages denses et des vents violents se développent autour, dans une zone appelée le mur de l’œil (eyewall). Les nuages en spirale libèrent de grandes quantités d’eau, pouvant provoquer des inondations et des glissements de terrain.Les ouragans sont entraînés par les vents et suivent des trajectoires variables selon la direction et la vitesse des courants à différents niveaux de l’atmosphère. Lorsqu’ils atteignent les terres, ils perdent la chaleur de l’océan — leur source d’énergie — et commencent à s’affaiblir.Nous devons prêter une attention particulière non seulement au nombre d’ouragans prévus, mais aussi à la vitesse à laquelle ils s’intensifient. L’intensification rapide — définie comme une augmentation de la vitesse des vents de 56 km/h ou plus en moins de 24 heures — est devenue plus fréquente en raison du réchauffement des océans causé par le changement climatique.Ce renforcement soudain laisse peu de temps pour se préparer, augmentant ainsi le risque de dégâts catastrophiques et de pertes en vies humaines. Parmi les exemples notables figure l’ouragan Otis en 2023, qui est passé d’une tempête tropicale à un ouragan de catégorie 5 en moins d’une journée avant de frapper la côte pacifique du Mexique.3. Pourquoi les tempêtes et les ouragans portent-ils un nom ?Donner un nom aux tempêtes permet de les identifier facilement. C’est le moyen le plus rapide de diffuser des alertes et de préparer la population.L’Organisation météorologique mondiale (OMM) dispose de listes de noms réutilisées tous les six ans. Ces listes sont classées par ordre alphabétique, en alternant noms masculins et féminins. Lorsqu’un ouragan provoque des destructions importantes, son nom est retiré de la liste.Les noms facilitent le suivi et l’analyse de chaque tempête, surtout lorsque plusieurs sont actives simultanément. Ils aident également à la tenue des archives historiques et permettent d’éviter toute confusion entre les services météorologiques, les médias, les agences de secours et le grand public.Lors de l’élaboration de ces listes de noms, plusieurs facteurs sont pris en compte.Ils doivent être courts.Ils doivent être faciles à prononcer.Ils doivent avoir une signification appropriée dans différentes langues.Ils doivent être uniques : les mêmes noms ne peuvent pas être utilisés dans d’autres régions.4. Dans quelle mesure les ouragans sont-ils prévisibles ?Grâce aux prévisions météorologiques, nous pouvons anticiper l’arrivée des tempêtes et des ouragans et nous préparer avant que les catastrophes ne frappent.La technologie nous permet de suivre avec une grande précision leur trajectoire et leur vitesse au-dessus de la mer. L’ouragan Melissa, par exemple, se déplace lentement, ce qui signifie qu’il présente un risque plus élevé. Plus une tempête ou un ouragan avance lentement, plus les communautés situées sur son passage subiront longtemps des vents violents et de fortes pluies. Au lieu de durer quelques heures, ces conditions peuvent persister plusieurs jours, provoquant des inondations ou des glissements de terrain.C’est pourquoi il est essentiel que les communautés terminent leurs préparatifs avant que les conditions ne se détériorent. Il est important de combiner les prévisions avec une analyse des risques afin d’agir de manière préventive face aux ouragans, plutôt que de simplement réagir une fois qu’ils se produisent.La Croix-Rouge, les gouvernements, les communautés et d’autres organisations humanitaires peuvent agir avant qu’une catastrophe ne survienne, en mettant en place des systèmes d’alerte précoce et des protocoles d’évacuation, en organisant des exercices ou en prépositionnant stratégiquement l’aide humanitaire pour en garantir la livraison rapide dans les zones touchées en cas d’urgence.Cette approche permet d’anticiper les catastrophes, d’en minimiser l’impact et de prévenir les souffrances, les pertes en vies humaines et les pertes de moyens de subsistance.5. Que faut-il faire avant, pendant et après un ouragan ?Avant le début de la saison des ouragans, il est important de se familiariser avec les risques dans votre région et d’élaborer un plan d’évacuation pour votre famille et votre communauté. Identifiez les abris les plus proches et tracez des itinéraires sûrs. Assurez-vous que chaque membre du foyer sache quoi faire en cas d’urgence.Pour renforcer la structure de votre maison, veillez à ce que le toit soit bien fixé, installez des volets, nettoyez les gouttières et taillez les branches susceptibles de tomber. Vous devez également préparer des provisions telles que de l’eau potable, des aliments non périssables, des lampes de poche, des médicaments et une trousse de premiers secours.Dès qu’un avis ou une alerte d’ouragan est émis, préparez-vous à évacuer si les autorités locales vous le demandent. Rangez les documents importants dans des sacs étanches et placez les objets de valeur en hauteur. Faites le plein de votre voiture dès que le réservoir est à moitié vide, au cas où vous devriez évacuer.Pendant l’ouragan, restez informé grâce aux médias officiels et suivez les instructions des autorités. Si vous restez chez vous, renforcez les portes et les fenêtres et tenez-vous à distance de celles-ci. Réfugiez-vous dans une pièce intérieure sans fenêtres.Faites entrer les animaux domestiques, débranchez les petits appareils électriques et, si les autorités le demandent, coupez l’électricité, le gaz et l’eau.Ne vous laissez pas tromper par le calme dans l’œil de l’ouragan ; restez en sécurité jusqu’à ce que les autorités confirment que le danger est écarté.Après le passage de l’ouragan, vérifiez s’il y a des blessés et prodiguez les premiers secours, mais ne déplacez pas les personnes grièvement blessées, sauf en cas de danger immédiat.Évitez les bâtiments endommagés et les lignes électriques tombées au sol, car elles peuvent provoquer une électrocution. Ne consommez pas d’eau ou de nourriture susceptibles d’être contaminées et maintenez une bonne hygiène.Soutenez vos voisins et ne participez aux opérations de nettoyage et de relèvement que lorsque la situation est sécurisée. Restez informé des nouvelles alertes ou des risques secondaires, tels que les inondations ou les glissements de terrain.

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À l’approche imminente de l’ouragan Melissa dans les Caraïbes, les équipes locales de la Croix-Rouge se mobilisent.

Les pluies torrentielles et les vents violents de l’ouragan Melissa menacent des centaines de milliers de personnes dans le centre des Caraïbes. Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge à Cuba, en Haïti, en Jamaïque et en République dominicaine sont pleinement opérationnelles et apportent leur soutien aux communautés les plus à risque, à travers des actions de préparation et de réponse précoce.À Cuba, la Croix-Rouge cubaine participe aux évacuations préventives, offre un soutien psychosocial et aide les familles à rétablir le contact entre elles.Le soutien psychologique face à la menace d’un ouragan est essentiel à une gestion efficace des catastrophes. Il permet à la population de passer d’une peur paralysante à une préparation active et à un état d’esprit résilient, sauvant ainsi des vies et favorisant une meilleure récupération psychologique à long terme en procurant un sentiment de calme, de contrôle et de lien humain.« Tous sur le pont »En Haïti, la Croix-Rouge haïtienne a activé le Centre des opérations d’urgence de Jérémie et coordonne les mesures de préparation avec les autorités locales. Les volontaires diffusent des messages préventifs pour informer les familles sur la manière de se protéger en cas d’impact.En Jamaïque, où plus de 165 000 personnes sont à risque, le Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophe (IFRC-DREF) a alloué 80 000 francs suisses à des actions anticipatoires, notamment la préposition de fournitures vitales, la préparation des abris et le renforcement des capacités de réponse communautaire.« Nous sommes actuellement en mode opérationnel complet », déclare Horace Glance, directeur adjoint des opérations de la Croix-Rouge jamaïcaine. « Les 13 branches et tout le personnel ont été activés depuis mercredi dernier. C’est tous sur le pont, tous les systèmes sont en marche. »« Si les prévisions se confirment et que nous faisons face à un ouragan de catégorie 4, ce sera un événement majeur pour la Jamaïque », a expliqué Glance lors d’une interview accordée à ABC News (voir la vidéo complète ci-dessous) le dimanche 26. « Nous n’avons jamais connu un ouragan d’une telle ampleur traversant l’île, touchant terre et dont l’œil passerait directement au-dessus de nous. »« Les phénomènes habituels comme les glissements de terrain, ainsi que les inondations côtières, fluviales et urbaines, sont à prévoir — mais avec un événement de cette ampleur, nous nous attendons à beaucoup plus, tant en volume d’eau qu’en intensité des vents, bien plus violents que tout ce que nous avons connu auparavant. »En République dominicaine, les volontaires de la branche de San Pedro ont mené des opérations de sauvetage et des évacuations préventives dans les communautés touchées par les inondations. Ils ont également aidé à transférer des patients de l’hôpital local vers des centres médicaux plus sûrs.La préparation et l’action anticipée sont essentielles dans une région particulièrement vulnérable aux effets des tempêtes et des ouragans. L’intensification rapide de ces phénomènes, aggravée par le changement climatique, réduit le temps de réaction et augmente les risques de pertes humaines et matérielles.Bien que le changement climatique et les catastrophes ou aléas qui y sont liés puissent toucher tout le monde, leurs effets ne sont pas ressentis de manière égale. En Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, ce sont les groupes les plus vulnérables — femmes, enfants, personnes déplacées, communautés autochtones et personnes affectées par la violence, la pauvreté et la discrimination — qui courent le plus grand risque face aux ouragans et aux tempêtes.C’est pourquoi la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et son réseau de Sociétés nationales agissent avant que les catastrophes ne frappent, en combinant les prévisions météorologiques à l’analyse des risques, en renforçant les systèmes d’alerte précoce et en positionnant l’aide humanitaire dans des zones stratégiques.En réponse à la saison des ouragans 2025 et au-delà, le réseau de la Croix-Rouge continue de renforcer la résilience des communautés dans plus de 28 pays, en intégrant la science, les savoirs locaux et la solidarité pour protéger les populations face aux risques croissants liés au changement climatique.

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Communiqué de presse

Croix-Rouge au Kiribati et au Vanuatu lancent une nouvelle initiative de résilience climatique

Suva, Kuala Lumpur, Genève, 15 septembre 2025 – Nulle part les impacts du changement climatique ne sont plus tangibles que dans le Pacifique — et nulle part le besoin d’une action urgente, menée localement, n’est plus crucial. Au Kiribati et au Vanuatu, le changement climatique n’est pas une menace lointaine : on peut le voir partout.La montée des eaux, l’intrusion d’eau salée et les phénomènes météorologiques extrêmes perturbent déjà la vie, les moyens de subsistance et les modes de vie des populations. Ces nations insulaires ne représentent que 0,02 % des émissions mondiales — et pourtant, elles font face à certaines des conséquences les plus dévastatrices.C’est pourquoi la Croix-Rouge du Vanuatu et la Croix-Rouge du Kiribati, en collaboration avec la Fédération internationale, ont lancé un nouveau projet de résilience climatique, financé par la DG Clima de l’Union européenne, afin de renforcer l’adaptation locale aux changements climatiques.Le projet est fondé sur l’analyse des risques, afin de s’assurer que toutes les interventions répondent aux défis identifiés.Le Secrétaire général de la Croix-Rouge du Vanuatu, Dickinson Tevi, a déclaré :« Le processus d’évaluation des risques nous guidera vers l’identification de solutions éclairées par les risques aux défis auxquels nous faisons face. »En s’appuyant sur l’expertise et les capacités locales existantes, le projet soutient des interventions menées localement pour répondre aux risques croissants auxquels font face les plus vulnérables — les populations qui ont le moins contribué à cette crise mais qui en subissent chaque jour les conséquences les plus dures.« Inclure le contexte et les savoirs traditionnels dans des programmes menés localement garantira que les programmes de la Croix-Rouge mettent l’accent sur la durabilité, tout en respectant la culture, les populations et les lieux », a déclaré M. Tevi.Les programmes visant à répondre au changement climatique sont essentiels dans le Pacifique.« De tels programmes, qui prennent en compte l’adaptation fondée sur les écosystèmes et d’autres mesures pour répondre aux effets du changement climatique, sont cruciaux afin de réduire ces effets et d’assurer la sécurité des communautés, de leur environnement et de leurs habitants », a affirmé Tiina Tetabea, du ministère kiribatien de l’Environnement, des Terres et du Développement agricole, lors de la session de consultation des parties prenantes organisée dans le cadre de l’atelier de lancement à Tarawa, Kiribati.Le projet prévoit également une extension au Belize et au Guyana, dans les Caraïbes, afin de soutenir les communautés affectées par le climat dans plusieurs régions.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Suva: Nete Logavatu Tamanitoakula, [email protected] Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 35 75

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Hurricanes in sight: the Red Cross scales up training and preparedness

With the Americas region now well into the 2025 hurricane season, Red Cross teams in the region have been busy working alongside communities to prepare for what forecasters say will be yet another above-normal storm season.But even an average hurricane season can have devastating consequences for the people, as all it takes is one storm to affect entire towns and cities. That is why Red Cross preparedness work was already well underway even before this year’s forecast.The National Societies of Honduras, Guatemala and El Salvador are among the most vulnerable to these extreme events due to their geographical location. The scale of the preparedness work now going on across the Americas is largely due to the experience with extremely devastating storms in the past – in particular Hurricane Mitch in 1998.Hurricane Mitch’s devastating passage left more than 11,000 people dead and millions affected, marking a turning point in the way National Societies in the region prepare for such extreme events. For people involved in emergency response and risk reduction, the storm was a game changer.Two decades later, in 2020, hurricanes Eta and Iota affected more than seven million people, most of them — more than four million — in Honduras, Nicaragua, and Guatemala, the countries that had also been hardest hit by Mitch.But the results were different. In the time between one tragedy and another, the region and humanitarian organizations prepared in advance with response plans, training, drills, and institutional strengthening to reduce the impact of these disasters. This allowed the number of fatalities from Eta and Iota to be much lower than that of Mitch.From Mexico to South America, many National Societies have transformed the terrible experience of Hurricane Mitch into concrete action. Their mission: to be better prepared each year to respond more quickly and effectively to the arrival of potential hurricanes.Here are just a few of the many ways Red Cross National Societies in the region are working to get ahead of the storms and help communities prepare.Salvadoran Red Cross: Pre-positioning of humanitarian aid and access to weather forecastsThe Salvadoran Red Cross has contingency and response plans, which allow for more agile responses to extreme rainfall and landslides caused by tropical storms and hurricanes. According to Omar Ayala, Head of Crisis and Disasters at the Salvadoran Red Cross, the National Society has pre-positioned materials for humanitarian aid in its branches, guided by the nationalHazards Observatory’s forecasts.“This strategy has significantly reduced response times: what could previously take up to two days, is now done in just two hours,” assures Omar. Furthermore, in the context of monitoring and early warning, the Salvadoran Red Cross has recently signed a letter of understanding with the Hazards Observatory: “This agreement allows us to access weather forecasts early to be better prepared for the eventual arrival of a hurricane,” says Omar.In preparation for this and the coming hurricane seasons, the National Society wants to promote the preventive outreach of populations in at-risk areas even more, so they know what to do before, during and after a hurricane strikes.Honduran Red Cross: Early Warning Systems and strategic alliancesIn Honduras, Red Cross teams has invested in technical training for volunteers and staff in topics such as water rescue, pre-hospital care, cash transfer systems, water, sanitation and hygiene, and unmanned aerial systems.The Honduran Red Cross also highlights its investment inEarly Warning Systems (EWS) (specific measures guided by early warnings or forecasts to protect people before a disaster strikes), implemented in watersheds such as Chamelecón and Aguán."The experience withTropical Storm Sara, the last of the 2024 hurricane season, which affected more than 300,000 people in Honduras, showed the value of communities taking ownership of these early warning systems to ensure that the vulnerable populations receive the necessary information in time. That preparedness saved lives," says Manuel Isaula, risk and disaster manager for the Honduran Red Cross..Another good practice in the face of tropical Storm Sara was establishing strategic alliances with national and international actors: “Effective coordination between government, non-government, and community organizations to ensure the appropriation of knowledge, risk analysis, monitoring, and response capacity was and will always be key in our preparedness and response plans,” Isaula concludes.Guatemalan Red Cross: Development of Anticipatory Actions and Contingency PlansTeresa Marroquín, Director of Risk and Disaster Management at the Guatemalan Red Cross, says the National Society has strengthened its hurricane response capacity through several key actions –In particular the development of “early-action plans” that lay out key steps to take before the storms make landfall.“Early Action Plans (EAPs) funded by the IFRC have been developed to respond to flooding caused by extreme storms,”Marroquin says. “One successful example was the activation of Early Actions Plans duringTropical Storm Julia in October 2022, which helped us to provide a better response to those who needed it most.”Close coordination with official weather forecasting sources is key to improving the effectiveness and efficiency of humanitarian operations during the hurricane season. Teresa also stresses the importance of developing contingency plans, providing training, and equipping volunteers for pre-hospital care and search and rescue in floods, especially in high-risk areas.'A key tool for understanding'Another key element to prepare for the hurricane season within the Red Cross world is the continuous learning and training of National Society staff and volunteers.In 2024, with support from theReference Centre for Institutional Disaster Preparedness (CREPD) in the Americas, more than 6,000 people were trained, both online and in person, through courses and practical training at the regional level, with the aim of strengthening their knowledge in search and rescue, health, humanitarian assistance, and logistics coordination.According to Edgardo Barahona, CREPD Coordinator, these training sessions, based on practical exercises and emergency simulations, not only strengthen the technical capacities of National Societies, but also promote comprehensive preparedness in line with IFRC global standards:"They are a key tool for understanding the usefulness of response, contingency, and anticipation plans,”he says.“Through experiential methodologies and simulated scenarios, teams can directly experience the challenges of an emergency, allowing for better operational coordination." says Barahona.According to the CREPD Coordinator, preparing teams at the local level allows National Societies to lead high-quality, timely responses, tailored to address the demands of each specific context, especially in the face of events such as hurricanes or other frequent disasters in the region.This type of preparedness is critical because the hurricane season threatens not only countries like Guatemala, Honduras, and El Salvador, but also more than 30 territories in the Americas, which face increasing risks due to extreme weather events aggravated by climate change.That said, the experiences in Central America confirm a vital lesson: preparedness is not optional, it is key to save lives. It requires sustained investment, strong partnerships, and the strengthening of National Society capacities to deal with crises and disasters – all of which are core elements of the IFRC’s regional approach to helping communities prepare for every coming storm season.Learn more about the IFRC’s approach to:Climate-smart disaster risk reductionDisaster and crisis preparednessEarly warning, early action

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Communiqué de presse

Séisme au Myanmar : un mois après, les besoins restent énormes

Mandalay/Yangon/Kuala Lumpur/Genève, 28 avril - Un mois après le séisme dévastateur de magnitude 7,7 qui a frappé le centre du Myanmar le 28 mars 2025, les besoins humanitaires restent immenses dans un pays qui est à la fois en deuil et confronté à de nouvelles menaces - avec l'arrivée imminente de la saison des cyclones et de la mousson. L'IFRC, la Croix-Rouge du Myanmar et les partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continuent de travailler intensément au cœur des communautés les plus touchées pour veiller à ce que les besoins essentiels soient satisfaits.Les conditions sur le terrain restent très difficiles. Plus de 50 000 bâtiments ont été détruits et de nombreux autres se sont partiellement effondrés ou risquent de s'effondrer. Plus de 198 000 personnes ont été déplacées et continuent de vivre à l'extérieur par des températures allant jusqu'à 40 degrés Celsius, avec la peur écrasante de nouvelles répliques. La saison des cyclones au Myanmar commence quelques jours plus tard, exposant les populations côtières à des vents et des pluies violents, laissant les familles face aux risques d'inondations, de glissements de terrain et de chaleur extrême.L'aide humanitaire immédiate reste vitale, et les efforts de l'IFRC se concentrent désormais sur les besoins de relèvement rapide. Il s'agit notamment de l'accès à des abris plus permanents répondant aux besoins fondamentaux des populations, ainsi que de l'accès durable à l'eau et à l'assainissement et du soutien à la restauration des moyens de subsistance détruits. Ces besoins à moyen et long terme deviennent un axe important des efforts de l'IFRC, qui travaille avec la Société de la Croix-Rouge du Myanmar et les partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).L'étendue géographique et l'ampleur de la catastrophe - plus de 1,3 million de personnes touchées dans cinq États et régions du pays - signifient qu'un financement international supplémentaire est nécessaire de toute urgence.L'IFRC a lancé un appel d'urgence de 100 millions de francs suisses immédiatement après la catastrophe, dont la majeure partie sera investie sur deux ans pour venir en aide à 100 000 personnes. Cet appel est lancé dans un pays où la population a été confrontée à de multiples chocs ces dernières années, notamment à des inondations sans précédent il y a seulement sept mois et à des hostilités persistantes. Mais à ce jour, cet appel de la FICR n'est financé qu'à hauteur de 15 %, ce qui laisse un vide considérable.L'IFRC et laCroix-Rouge du Myanmar sont actives depuis le premier jour et continuent de fournir des services humanitaires complets à Bago, Mandalay, Naypyidaw, Sagaing et dans le sud de la province de Shan. La Croix-Rouge du Myanmar a accès à la grande majorité des zones touchées par le tremblement de terre et a procédé à des évaluations rapides des besoins avec l'IFRC et en coordination avec les agences humanitaires. Les principaux besoins identifiés sont les soins de santé, les abris, la nourriture, l'eau et l'assainissement, la fourniture d'argent liquide et d'articles de secours d'urgence, tout en répondant aux besoins spécifiques des jeunes, des personnes âgées et des personnes vivant avec un handicap.À ce jour, plus de 84 000 personnes ont bénéficié de l'aide de la Croix-Rouge du Myanmar. Plus de 20 000 litres d'eau potable sont distribués chaque jour et 250 tonnes d'articles de secours sont arrivées dans le pays. L'IFRC a également déployé 24 membres du personnel d'intervention rapide de son réseau de Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont 65 % de femmes. Mais si les besoins immédiats restent critiques, le rétablissement du Myanmar sera un long chemin, avec un soutien international fort nécessaire dans les mois à venir.« L'assistance initiale et la couverture complète des besoins sont essentielles pour permettre aux populations de commencer à reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance dans un contexte où le temps est compté », a déclaré Nadia Khoury, chef de la délégation de l4IFRC au Myanmar.« Avant le tremblement de terre, la Croix-Rouge du Myanmar était déjà présente dans une grande partie des zones sinistrées et continuera de l'être, aidant les communautés dans des camps temporaires, des monastères, des mosquées et des églises. Ses volontaires inspirés et dévoués ont la confiance, la portée et les connaissances locales nécessaires pour faire une réelle différence dans les communautés touchées. Mais il ne s'agit pas seulement de répondre aux besoins immédiats - le chemin vers le rétablissement de ces populations sera long. L'investissement est essentiel, non seulement pour aujourd'hui mais aussi pour l'avenir».Le travail de relèvement constitue la majeure partie de l'appel de 100 millions de francs suisses. Il s'agit notamment de rétablir les moyens de subsistance et la résilience des communautés - aide en espèces et en bons d'achat, abris provisoires, assainissement, soutien à l'agriculture et formation professionnelle. La réduction des risques de catastrophes au niveau communautaire, la santé publique dans les situations d'urgence, la réhabilitation des infrastructures communautaires telles que les cliniques, les écoles et l'accès à l'eau seront également planifiées grâce à des investissements dans les acteurs humanitaires nationaux tels que la Croix-Rouge du Myanmar, qui sont en mesure de fournir l'aide humanitaire la plus efficace et la plus percutante.L'IFRC remercie ses donateurs et ses Sociétés membres de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour leur soutien précieux sous forme de ressources en nature et de financement.L'IFRC continue d'appeler les donateurs, les partenaires et la communauté internationale à apporter leur soutien pour répondre aux besoins de la population du Myanmar, aujourd'hui et dans les mois à venir.Pour plus d'informations sur les opérations de secours en cours au Myanmar ou pour organiser une interview, veuillez contacter : [email protected] Yangon:Swe Zin Myo Win,+95 979 595 6050A Kuala Lumpur:Maryann Horne, +61 476 006 007A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67 Hannah Copeland, +41 76 236 91 09Note aux éditeursLe matériel audiovisuel est disponible sur ce lien.

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Le Fonds de l'impératrice Shōken annonce des subventions en 2025 pour soutenir des projets de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans 17 pays.

La Commission mixte du Fonds de l'Impératrice Shōken (FIS) a annoncé une nouvelle répartition des fonds, d'un montant total de 502 578 francs suisses, qui soutiendront 16 projets menés par 17 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La commission est administrée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Les projets retenus couvrent un large éventail de questions, notamment les services de transfusion sanguine, la préparation aux catastrophes, les premiers secours et le sauvetage, la santé, la jeunesse et le développement des Sociétés nationales.Les pays où les projets sont mis en œuvre sont l'Afghanistan, l'Argentine, l'Angola conjointement avec le Mozambique, la Bosnie-Herzégovine, la République démocratique du Congo, l'Équateur, les Fidji, le Ghana, le Guatemala, la Jordanie, le Maroc, la Slovaquie, la Slovénie, la Somalie, Trinité-et-Tobago et la Zambie.L'année dernière, le FIS a reçu 63 demandes pour la 104e distribution de revenus, ce qui représente le plus grand nombre de demandes jamais reçues. En 2024, le FIS a renforcé sa réserve d'initiatives d'innovation en améliorant la rigueur de ses processus de candidature, d'examen et d'apprentissage. Pour ce faire, il a introduit un cadre d'innovation, rendu les critères de sélection plus clairs, fait appel à des experts en innovation pour les évaluations et encouragé l'expérimentation structurée afin de permettre des solutions plus impactantes et reproductibles dans l'ensemble du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Grâce à ces améliorations, la qualité des candidatures pour 2024 s'est considérablement améliorée, les propositions faisant preuve de plus d'innovation, de clarté et d'alignement sur les priorités du Mouvement.Cette tendance à la hausse confirme la valeur de l'accent mis par le FIS sur l'innovation, l'expérimentation et l'apprentissage, et souligne la nécessité permanente de soutenir les Sociétés nationales lorsqu'elles testent et développent de nouvelles approches pour accroître l'impact de leurs projets humanitaires.D'une valeur totale de plus de 15 millions de francs suisses, le FIS soutient des projets menés par des Sociétés nationales qui profitent aux communautés qu'elles servent de différentes manières. La première subvention du FIS a été accordée en 1921 pour aider cinq Sociétés nationales européennes à lutter contre la propagation de la tuberculose.Depuis lors, plus de 16 millions de francs suisses ont été alloués à 175 Sociétés nationales. Les subventions sont annoncées chaque année le 11 avril, date anniversaire de la mort de Sa Majesté l'impératrice Shōken, l'une des fondatrices de la Société de la Croix-Rouge du Japon.Subventions 2025Don de sang et premiers secoursFidji : Plateforme numérique de don de sangLes Fidji ont du mal à maintenir un approvisionnement stable en sang en raison de lacunes logistiques et d'un faible engagement des donneurs. Cette initiative crée une application mobile qui aidera la Société nationale à gérer les donneurs, à améliorer la communication et à rendre l'expérience du don plus ludique. En tant que premier outil numérique de gestion du sang aux Fidji, elle révolutionnera la sensibilisation et la fidélisation des donneurs de sang. De nombreux petits États insulaires étant confrontés à des problèmes similaires, la solution basée sur l'application est un modèle prometteur et reproductible.Slovaquie : L'éducation numérique de premier secoursLa Slovaquie est l'un des pays d'Europe où les connaissances en matière de premiers secours sont les plus faibles, ce qui entraîne des milliers de décès évitables. Cette initiative introduit la première application et le premier cours numérique gratuit de formation aux premiers secours dans le pays, rendant ainsi accessibles et attrayantes des connaissances qui peuvent sauver des vies. L'innovation réside dans l'élimination des obstacles liés au coût et à l'accès grâce à un apprentissage interactif. Les outils sont numériques de par leur conception et peuvent être partagés ou adaptés à grande échelle dans toute l'Europe.Préparation et réponse aux catastrophesAngola et Mozambique : Réponse aux catastrophes de pair à pairCette initiative marque la première initiative d'apprentissage entre pairs entre deux sociétés nationales lusophones - l'Angola et le Mozambique - dans laquelle chaque société nationale s'appuiera sur les forces de l'autre pour développer conjointement des systèmes de préparation aux catastrophes. Face à des situations d'urgence fréquentes et à des mécanismes de coordination limités, cette initiative introduit des procédures partagées, un système commun de suivi des volontaires et des ateliers de formation conjoints. Elle crée un précédent en matière de renforcement mutuel des capacités et de coopération transfrontalière, offrant un modèle évolutif et reproductible pour d'autres partenariats linguistiques ou régionaux.Trinité-et-Tobago : Drones et systèmes d'information géographique pour la préparation aux catastrophesLes communautés rurales sujettes aux inondations manquent de données sur les risques et de systèmes d'alerte précoce en temps réel. Cette initiative leur permet de disposer de drones et de systèmes d'information géographique pour cartographier les risques au niveau local, et de former des groupes de résilience communautaires à la planification en cas de catastrophe. Il s'agit de la première initiative de ce type dans le pays, qui met des technologies de pointe à la disposition des acteurs locaux. Le modèle est bien placé pour être reproduit dans les petites îles et les zones sujettes aux catastrophes dans le monde entier.Santé et hygièneAfghanistan : Dépistage intégré de la tuberculose et du VIH dans un centre de santé mentaleEn Afghanistan, les patients souffrant de troubles mentaux sont souvent exclus des services de santé traditionnels de lutte contre la tuberculose et le VIH, ce qui accroît le risque de flambées épidémiques. Cette initiative comble cette lacune en intégrant le dépistage dans un centre de santé mentale du Croissant-Rouge, complété par une formation du personnel et des campagnes de lutte contre la stigmatisation. L'innovation réside dans la combinaison des services de santé mentale et de maladies infectieuses sous un même toit, avec un fort potentiel de reproduction dans d'autres centres de santé et dans des contextes de conflit.Argentine : Santé mentale et prévention du jeuLa dépendance aux jeux d'argent en ligne étant de plus en plus forte chez les adolescents, cette initiative menée par des jeunes s'attaque à une crise de santé mentale croissante par le biais de la recherche, de l'éducation à la prévention et de la défense des droits. Il s'agit de la première étude nationale sur les jeux d'argent chez les adolescents en Argentine, qui intègre de manière unique la participation des jeunes à tous les niveaux. La combinaison d'un travail politique fondé sur des données et d'une sensibilisation menée par les pairs offre un modèle qui peut être appliqué dans d'autres pays confrontés à des tendances similaires en matière d'addiction numérique.Guatemala : une vie saine, une communauté saineFace à la recrudescence des cas de dengue, les volontaires guatémaltèques ne sont pas préparés à réagir efficacement. Cette initiative forme les volontaires à la prévention et leur donne les moyens de mener des micro-projets et des campagnes de nettoyage. L'élément innovant de l'initiative est l'utilisation de volontaires comme éducateurs en santé communautaire et leaders d'action, soutenus par des outils numériques de suivi. La structure locale du modèle permet de le reproduire facilement dans d'autres points chauds de maladies à transmission vectorielle.Somalie : Initiative en faveur d'une fabrique de savonLe manque d'infrastructures d'hygiène et la dépendance à l'égard d'importations coûteuses liées à l'hygiène rendent les communautés somaliennes vulnérables aux maladies évitables. Cette initiative met en place une usine de savon gérée par des bénévoles afin de produire localement des produits d'hygiène abordables. L'initiative est innovante dans la mesure où elle associe la fabrication locale à la mise en œuvre de programmes EHA ( eau, hygiène et assainissement) et à l'engagement communautaire. Le modèle à petite échelle, dirigé par des volontaires, est idéal pour être reproduit en Somalie et dans d'autres contextes où les ressources sont limitées.Engagement et autonomisation des jeunesBosnie-Herzégovine : Bourse d'ambassadeurs de l'action climatiqueCe programme ne se contente pas de combler un vide en matière de leadership, il s'oppose directement à l'émigration des jeunes en leur donnant une raison de rester engagés localement. Grâce à des outils tels qu'un manuel du volontaire et des camps de leadership, il systématise l'apprentissage de l'action climatique. Le succès de cette initiative ouvre la voie à sa reproduction par toute Société nationale cherchant à activer le leadership des jeunes en matière de climat.Jordanie : Centre d'activités et d'engagement pour la jeunesseLes jeunes volontaires jordaniens manquent d'espaces structurés et de systèmes pour coordonner l'action humanitaire, ce qui entraîne une faible rétention et des opportunités manquées. Cette initiative met en place un centre dédié à l'engagement des jeunes et un système numérique de gestion des volontaires afin de professionnaliser et de dynamiser la participation des jeunes. Il s'agit du premier centre de ce type en Jordanie, qui associe espace physique, technologie et formation pour créer un vivier de volontaires. Grâce à son organisation modulaire et à sa structure numérique, il peut être reproduit par toutes les Sociétés nationales désireuses d'accroître leur impact sur les jeunes.Slovénie : Faire face au climatL'initiative s'attaque au manque d'implication des jeunes dans les programmes climatiques en leur donnant des outils et des plateformes pour conduire le changement. En intégrant des programmes d'études structurés à des outils numériques et à des canaux de sensibilisation, elle rend l'action climatique tangible et attrayante pour les jeunes. Le format mixte - apprentissage interactif et projets menés par les jeunes - offre une stratégie reproductible pour la mobilisation des jeunes à travers l'Europe et au-delà.Moyens de subsistance et autonomisation économiqueÉquateur: L'hydroponie ludique au service de la sécurité alimentaireL'insécurité alimentaire et le chômage des jeunes augmentent dans les zones rurales de l'Équateur, aggravés par la pénurie de terres et d'eau. Cette initiative utilise l'apprentissage par le jeu pour enseigner l'agriculture hydroponique - en mélangeant la technologie, la nature et l'éducation pratique. Son innovation consiste à rendre l'agriculture durable amusante et accessible, en particulier aux jeunes. L'approche est hautement reproductible, en particulier dans les régions confrontées à des pressions similaires en matière de climat et de système alimentaire.Maroc: Compétences professionnelles pour les femmes ruralesLes femmes rurales de Bab Taza sont confrontées à un taux de chômage élevé en raison du manque d’éducation formelle et de formation professionnelle. Cette initiative prévoit la création d’un centre de formation local proposant des ateliers de couture, de confection et de marketing, afin de transformer les compétences acquises en sources de revenus durables. Elle se distingue par son approche innovante qui relie les compétences techniques à l’entrepreneuriat et au développement de marque, ouvrant ainsi la voie à une autonomie à long terme pour les femmes. Son format modulaire permet également une adaptation facile à d'autres zones rurales de la région.Action pour le climat et durabilité environnementaleGhana : Les femmes vertesLes communautés rurales du Ghana sont confrontées à l'aggravation des impacts liés au climat, à la pénurie d'eau et à la dégradation des sols, les femmes et les jeunes étant souvent exclus des opportunités économiques durables. Cette initiative menée par des femmes répond au besoin urgent d'une agriculture résiliente au climat en proposant une irrigation solaire mobile, le compostage et la plantation d'arbres. Son innovation consiste à combiner les technologies renouvelables avec l'agroforesterie et les compétences commerciales, créant ainsi une résilience à la fois environnementale et économique. Grâce à des unités d'irrigation solaire modulables et à des modules de formation reproductibles, le projet peut être adapté à des communautés agricoles similaires.République démocratique du Congo : Brigade de l'école verteEn raison de la déforestation massive et d'une éducation environnementale limitée, les jeunes de la RDC sont déconnectés de l'action climatique. Cette initiative met en place des brigades scolaires chargées de planter des arbres et de dispenser une éducation à l'environnement, afin de promouvoir le volontariat chez les jeunes et une prise de conscience à long terme des problèmes climatiques. Elle est innovante dans sa façon d'intégrer les valeurs humanitaires dans l'action environnementale au niveau de l'école, et est hautement reproductible dans les écoles et les provinces avec des ressources de base et la coordination de la Croix-Rouge et de la Jeunesse.Zambie : Gestion durable des déchets par les jeunesL'urbanisation rapide et la mauvaise gestion des déchets dans les quartiers informels de Lusaka créent des risques sanitaires et climatiques majeurs, en particulier pour les jeunes. Cette initiative menée par des jeunes s'attaque aux déchets par le recyclage, le compostage et la sensibilisation de la communauté, tout en créant des emplois verts. Son innovation réside dans le fait qu'elle associe l'action environnementale à l'autonomisation économique des jeunes, en s'appuyant sur des outils numériques et des partenariats commerciaux locaux. Le modèle est piloté par la communauté et peut être étendu à d'autres zones urbaines en Afrique.En savoir plus sur l'attribution des subventions du Fonds de l'impératrice Shôken en 2024.

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Mpox en RDC : Comment la préparation aux épidémies permet une réponse plus efficace

« Le premier symptôme a été la fièvre. Le lendemain, j'ai remarqué l'apparition de taches. Elles brûlaient comme une éruption cutanée. Elles se sont répandues sur tout mon corps. J'ai pensé : quel genre de maladie est-ce là ? »Basele, originaire de Mbandaka, dans la province de l'Équateur, est l'une des plus de 8 000 personnes dont on a confirmé qu'elles avaient contracté la mpox en RDC cette année, lors d'une augmentation alarmante du nombre de cas. Heureusement, Basele a été rapidement orientée par la Croix-Rouge de la RDC afin d'obtenir le soutien dont elle avait besoin pour se rétablir et limiter la propagation de la maladie.« Les volontaires de la Croix-Rouge sont venus chez moi. Ils m'ont dit que la maladie était contagieuse, que si un membre de ma famille tombait malade, nous pourrions tous être infectés dans notre maison. Nous devons donc nous lever et nous rendre à l'hôpital dès le début de la maladie », explique Basele.La mpox est la dernière d'une longue série d'épidémies à frapper la RDC, qui a connu ces dernières années des flambées récurrentes de choléra, d'Ebola et de rougeole - entre autres maladies.La Croix-Rouge de la RDC a tiré de nombreux enseignements de ces crises sanitaires. Grâce au Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), financé par l'USAID et bénéficiant du soutien technique de l’IFRC, la Société nationale a beaucoup travaillé ces dernières années pour préparer ses volontaires, ainsi que les communautés et des partenaires clé à passer à l'action contre la mpox.Détection précoce, action précoce, des communautés en bonne santéGrâce au programme CP3, plus de 300 volontaires de la Croix-Rouge en Équateur avaient déjà été formés à la lutte contre les épidémies et à la surveillance à base communautaire (SBC). Ils ont ainsi acquis les connaissances, les compétences et les outils nécessaires pour détecter et signaler rapidement les cas potentiels de mpox. Depuis l'aggravation de l'épidémie, ces formations ont été étendues et dispensées à plus de 700 volontaires additionnels dans la province.Ces volontaires jouent un rôle essentiel dans leurs communautés en repérant les personnes présentant les symptômes de la mpox, en alertant les autorités sanitaires locales par le biais d'un système de SBC et en encourageant la population à chercher de l'aide dans les centres de traitement de mpox.« En ce qui concerne le programme CP3, nous travaillons en étroite collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge. Ils vont dans la communauté, cherchent des malades, les amènent au centre de santé... nous les soignons ici, dans notre site mpox », explique Monique Itala Mulo, infirmière en chef au centre de santé de référence Mama Elikya, à Mbandaka.En détectant et en signalant rapidement les cas potentiels de mpox et en encourageant les gens à se faire soigner, on réduit le risque de propagation de la maladie. La Société nationale et les autorités sanitaires locales utilisent également les données SBC pour informer leurs activités de réponse.La confiance gagnée au fil du temps permet une grande portée et un large accèsEn tant que membres des communautés qu'ils servent, les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC sont connus de la population locale en l'Équateur et leur fait confiance. Avant la recrudescence actuelle des cas de mpox, les volontaires étaient déjà très présents dans les communautés pour sensibiliser la population à la maladie et lui expliquer comment se protéger.« Nous faisons du porte-à-porte pour parler aux gens chez eux. Nous allons dans les écoles, dans les églises, dans les endroits sensibles - les marchés, les ports, les points d'entrée, les points de contrôle - tous les endroits où nous pouvons interagir avec la communauté. La communauté commence à lancer elle-même des alertes [mpox]. En d'autres termes, l'impact est déjà positif », déclare le docteur Leblanc Monzeba, chef de la division santé de la branche de la Croix-Rouge de la RDC dans la province de l'Équateur.Ayant déjà établi des relations profondes et de confiance avec les communautés, les volontaires sont en mesure de lutter efficacement contre la stigmatisation et les rumeurs liées à la mpox, qui peuvent empêcher les gens de chercher de l'aide, et de les convaincre d'adopter des comportements sains, tels que de bonnes pratiques d'hygiène.Selon le Dr Leblanc, les changements de comportement observés dans la communauté des guérisseurs traditionnels sont particulièrement remarquables.« Nous avons organisé des séances de sensibilisation avec les guérisseurs traditionnels pour leur expliquer qu'il était important de signaler aux autorités sanitaires les personnes présentant des signes de mpox. Auparavant, les guérisseurs traditionnels gardaient le patient à la maison. Aujourd'hui, ils commencent à transmettre l'information et, lorsqu'ils voient des patients présentant des signes de mpox, ils les envoient directement au centre de santé le plus proche », explique-t-il.Des partenariats solides posent les bases d'une réponse efficaceAvant la recrudescence actuelle des cas de mpox, la Croix-Rouge de la RDC avait déjà établi de solides relations de travail avec les autorités gouvernementales et diverses parties prenantes afin de se préparer aux épidémies et aux pandémies.« La Croix-Rouge est notre partenaire privilégié pendant les épidémies, tout comme nous travaillons ensemble en dehors des épidémies. Nous collaborons toujours », déclare le docteur Elaba Bibiche, médecin-chef de la zone de santé de Mbandaka.Grâce à sa préparation préalable et à son rôle d'auxiliaire des autorités sanitaires, la Croix-Rouge de la RDC a été en mesure de s'intégrer parfaitement dans le plan de riposte du gouvernement et d'intervenir dans des domaines clairement définis.Les relations préexistantes avec divers médias permettent également à la Croix-Rouge de la RDC d'atteindre des dizaines de milliers de personnes dans toute la province en leur communiquant des informations sanitaires vitales.« Je travaille en partenariat avec la Croix-Rouge depuis six ans. Nous avons une très bonne relation de travail. Elle a été la première organisation à sensibiliser la communauté à la mpox. Nous organisons des programmes avec leur personnel et leurs volontaires, des émissions où les gens téléphonent pour poser des questions sur la mpox et obtenir les réponses dont ils ont besoin », explique Trésor Ikonda, directeur général de Radio Evangile Eternel en Équateur.Alors que la réponse à la mpox se poursuit, et bien que des défis importants subsistent, le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC sont convaincus que leurs efforts de préparation portent leurs fruits alors qu'ils s'efforcent de réduire l'impact de l'épidémie sur les communautés.« La branche de la Croix-Rouge de la RDC en Équateur a la capacité de gérer les épidémies grâce à l’IFRC. Depuis 2018, nous avons fait face à une série de grandes épidémies en Équateur. C'est à partir de l'expérience de la gestion d'autres épidémies et de la mise en œuvre du programme CP3 - ce qui signifie que nous avions déjà des volontaires formés sur le terrain travaillant dans les différentes zones de santé - que nous avons eu la capacité de répondre à la mpox », explique Colomban Mampunya, président de la branche de la Croix-Rouge de la RDC dans la province de l'Équateur.--Les activités présentées dans cet article font partie du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3).  Financé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), le programme CP3 aide les communautés, les Sociétés nationales et d'autres partenaires à se préparer, à prévenir, à détecter et à répondre aux menaces de maladies. Le Bureau de la santé mondiale de l'USAID a également apporté un soutien supplémentaire à l’IFRC et à la Croix-Rouge de la RDC pour les activités de lutte contre la mpox.Si vous avez apprécié cet article et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous au bulletin d'information de l’IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies ou visitez le site web de la Croix-Rouge de la RDC.

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L'IFRC à la COP29 : tout le monde mérite d'être prévenu suffisamment à l'avance avant qu'une catastrophe ne se produise

Bakou, Azerbaïdjan (13 novembre 2024) - Alors que des inondations, des tempêtes et des vagues de chaleur sans précédent frappent de plus en plus durement les communautés du monde entier, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) s'est jointe aux principales agences climatiques de l'ONU pour tirer la sonnette d'alarme sur un moyen de défense de première ligne essentiel, mais trop souvent négligé, contre la crise climatique : l'alerte et l'action précoces.Cet appel a été lancé lors d'un événement de haut niveau organisé dans le cadre de la COP29, qui visait à faire le point sur les progrès réalisés jusqu'à présent par l'initiative Alerte précoce pour tous (Early Warnings for All, EW4All), lancée par les Nations unies. Cette initiative vise à renforcer l'alerte et l'action précoces dans les pays les plus touchés par les situations d'urgence liées au climat.En tant que chef de file mondial pour le pilier 4 de l'initiative - « Préparation à répondre aux alertes » - l'IFRC travaille avec les Nations Unies et un large éventail d'autres partenaires EW4All pour s'assurer que tous les habitants de la planète sont protégés par des systèmes d'alerte précoce d'ici à 2027.La réunion de haut niveau a rassemblé les co-responsables des quatre piliers, notamment l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), l'Union internationale des télécommunications (UIT) et l'IFRC, ainsi que des représentants de gouvernements, des organisations humanitaires et environnementales, des groupes de financement privés et d'autres partenaires et partisans clés.S'adressant à l'assemblée, Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC, a déclaré que le monde devait non seulement augmenter le financement de l'alerte précoce, mais aussi veiller à ce que les investissements atteignent le niveau local, afin que les communautés les plus touchées par les crises climatiques reçoivent le soutien dont elles ont besoin.« Des satellites aux sacs de sable, nous construisons une ligne de défense sans faille contre les risques climatiques », a déclaré M. Chapagain à l'assemblée. « La technologie nous apporte des alertes précoces depuis le ciel, mais ce sont les communautés sur le terrain - qui remplissent les sacs de sable et renforcent la résilience - qui font véritablement fonctionner ces systèmes. »Les organisations représentées à la réunion ont noté que la campagne progresse, mais elles ont convenu que les gouvernements et les organisations financières réunis à la COP29 doivent fixer de nouveaux objectifs en matière de financement du climat afin de garantir que les pays et les communautés les plus vulnérables au climat bénéficient d'un soutien adéquat.Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui a convoqué l'événement, a noté que si la crise climatique touche tout le monde, de nombreux pays en subissent des conséquences disproportionnées. L'intensité croissante des vagues de chaleur en est un exemple.« Cette année est en passe de devenir l'année la plus chaude de l'histoire », a déclaré M. Guterres. « Elle a brûlé des pays et des communautés avec des températures qui repoussent les limites de l'endurance humaine. Dans le monde entier, nous avons assisté à des pluies et des ouragans records, à des incendies historiques et à des sécheresses meurtrières ».« À l'heure des catastrophes climatiques, les systèmes d'alerte précoce et la protection contre les chaleurs extrêmes ne sont pas un luxe, mais une nécessité. Ce sont des nécessités.En outre, il a fait remarquer qu'il s'agissait d'un investissement judicieux, dont le rendement était presque décuplé, les mesures standard de sécurité au travail en cas de chaleur extrême permettant d'économiser un montant potentiel de 360 milliards de dollars par an. Ce sentiment a été partagé par le président de la COP29, Mukhtar Babayev, qui a cité des estimations selon lesquelles l'investissement dans les alertes précoces pourrait permettre d'éviter des pertes allant jusqu'à 16 milliards de dollars par an.Situation mondiale des systèmes d'alerte précoce multirisquesLa bonne nouvelle est que, selon le rapport de cette année sur l'état mondial des systèmes d'alerte précoce multirisques (SMAP), le monde a atteint ses plus hauts niveaux de couverture en matière d'alerte précoce depuis 2015.En revanche, les catastrophes continuent d'avoir un impact disproportionné sur différents pays. Le rapport montre que les pays dotés de SMAP moins complets ont un taux de mortalité lié aux catastrophes près de six fois supérieur à celui des pays bénéficiant d'une couverture « substantielle » à « complète », et près de quatre fois plus de personnes touchées par les catastrophes.« Les progrès restent inégaux. La moitié des pays d'Afrique et seulement 40 % des pays des Amériques et des Caraïbes ont signalé l'existence de systèmes d'alerte précoce multirisques », indique le rapport. « Mais même parmi les pays dotés de tels systèmes, nombreux sont ceux qui présentent encore des lacunes dans un ou plusieurs des quatre piliers : connaissance des risques, prévision et détection, diffusion de l'alerte et action précoce. »Trente pays étaient initialement prioritaires pour une action accélérée de l'EW4ALL, mais cette liste a été élargie. En même temps, de nouveaux partenaires, y compris le secteur privé, ont été recrutés pour assurer une plus grande portée et un plus grand impact.Le besoin est urgent. Des estimations modélisées montrent qu'entre 2000 et 2019, environ 489 000 décès liés à la chaleur sont survenus chaque année, dont 45 % en Asie et 36 % en Europe. Dans le monde entier, il est reconnu que les diagnostics officiels et les rapports sur les maladies, les blessures et les décès liés à la chaleur sont sous-estimés.L'OMS et l'OMM estiment que la mise en place à l'échelle mondiale de systèmes d'alerte sanitaire en cas de chaleur dans 57 pays pourrait permettre de sauver 98 314 vies par an.IFRC: investir dans les communautés les plus touchéesÀ quoi ressemble cet investissement dans la prévention sur le terrain? Pour l'IFRC, qui dirige le pilier « préparation » de l'initiative, la clé du succès réside dans l'adéquation entre les investissements dans l'alerte précoce et la capacité des organisations locales à donner suite à ces alertes. Cela signifie qu'il faut investir dans le renforcement des systèmes locaux, des capacités et de la préparation des communautés afin d'élargir la couverture de l'action précoce et anticipée.En réponse à ce besoin d'investissement, M. Chapagain a également donné un aperçu de l'ambition quinquennale de l'IFRC en matière de chaleur extrême par le biais de la Plateforme mondiale de résilience climatique, qui vise à atteindre 100 millions de personnes dans 100 villes, en mobilisant 500 millions de francs suisses.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle également à un investissement plus important dans des actions locales multisectorielles pour les villes et les communautés afin de réduire les risques liés à la chaleur. Il s'agit notamment de plans d'action contre la chaleur, de systèmes de protection sociale adaptés aux chocs et de solutions basées sur la nature qui aident les communautés à mieux s'adapter et à réduire les risques. Tous les partenaires concernés doivent également travailler ensemble pour définir les déclencheurs, mettre à jour les réglementations et sensibiliser la population.L'IFRC et son réseau de 191 sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont bien placés pour jouer un rôle clé dans le programme EW4ALL. « Notre mission avec les alertes précoces pour tous est de relier les ressources mondiales à l'action locale », a conclu M. Chapagain, “afin que chaque communauté, aussi éloignée soit-elle, soit préparée à ce qui l'attend”.

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Communiqué de presse

Les systèmes d'alerte précoce : une réponse essentielle face à l'augmentation sans précédent des typhons aux Philippines

Manille/ Kuala Lumpur/ Genève, 18 novembre :Six typhons tropicaux ont frappé les Philippines en l'espace d'un mois, ce qui constitue un phénomène météorologique extrême sans précédent depuis que l'on a commencé à enregistrer les données dans le bassin du Pacifique en 1951. Alors que l'impact global du dernier super typhon Man-Yi (nom local Pepito) est encore en cours d'évaluation, les cinq typhons précédents - Trami (Kristine), Kong-Rey (Leon), Yin-Xing (Marce), Toraji (Nika) et Usagi (Ofel) - ont déjà causé d'importantes destructions dans la région, provoquant des pluies torrentielles, des glissements de terrain, des inondations généralisées et des dommages aux infrastructures et aux moyens de subsistance, sollicitant au maximum les ressources locales. Plus de 1,4 million de personnes déplacées ont un accès limité à l'eau, à l'assainissement, à la nutrition et aux soins de santé.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel urgent à une aide supplémentaire, portant à 9 millions de francs suisses l'appel d'urgence initial de 7,5 millions de francs suisses lancé pour le typhon Trami, afin de permettre à la Croix-Rouge philippine d'élargir son champ d'assistance à plus de 86 000 personnes dans les 12 provinces les plus touchées par l'ensemble des six typhons.Gwendolyn Pang, Secrétaire Générale de la Croix-Rouge philippine (CRP), a déclaré : « Tout en apportant une aide vitale, nous avons lancé des actions précoces pour aider les communautés à risque à réduire les dégâts. Mais personne ne peut être bien préparé à un nombre sans précédent de tempêtes en si peu de temps. Nous avons besoin d'aide pour réduire l'impact humanitaire de ces typhons ». Elle a également souligné que la Croix-Rouge philippine répondait aux catastrophes depuis le début, aux côtés des autorités locales, pour répondre aux besoins immédiats des communautés les plus vulnérables. Gopal Mukherjee, coordinateur de programme et chef de délégation par intérim de l'IFRC pour les Philippines, a souligné le besoin urgent d'une aide supplémentaire, car les ressources locales, y compris celles de la Croix-Rouge philippine, sont limitées :« Le rétablissement des communautés touchées est déjà interrompu par ces typhons et leurs effets cumulés. La situation humanitaire s'aggrave à mesure que le super typhon Man-Yi fait sentir ses effets », a-t-il ajouté.Pour plus d'information ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse : [email protected] A Kuala Lumpur: Lili Chin: +60 162340872A Genève: Hannah Copeland, +41 76 236 91 09

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Conférence des donateurs de l'IFRC-DREF

Les principaux donateurs du monde entier se réunissent chaque année au secrétariat de l'IFRC à Genève, en Suisse, pour s'engager à verser de nouveaux fonds ou à renouveler leurs contributions au Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC, ce qui rapproche considérablement le Fonds de son ambition stratégique de porter le montant du IFRC-DREF à 100 millions de francs suisses d'ici à 2025. 

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L'IFRC et le Centre asiatique de préparation aux catastrophes renforcent leur partenariat pour améliorer la résilience aux catastrophes dans toute l'Asie

Manille, Philippines, octobre 2024 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et le Centre asiatique de préparation aux catastrophes (ADPC- Asian Disaster Preparedness Center) ont réaffirmé leur engagement de longue date à renforcer la résilience aux catastrophes dans toute l'Asie en signant un protocole d'accord.Ce partenariat marque une étape importante, s'appuyant sur plus de quatre décennies de collaboration pour protéger les communautés vulnérables contre la menace croissante des catastrophes dans la région.Le protocole d'accord a été signé lors de la Conférence ministérielle Asie-Pacifique sur la réduction des risques de catastrophes 2024, soulignant l'urgence de faire face aux catastrophes complexes et fréquentes qui continuent d'affecter la région.Ce nouveau partenariat vise à renforcer les efforts de préparation, de réaction et de relèvement en cas de catastrophe, en mettant l'accent sur le renforcement des capacités, la gestion communautaire des risques de catastrophe et l'élaboration de solutions novatrices pour les systèmes d'alerte précoce.Lors de la cérémonie de signature, M. Hans Guttman, Directeur exécutif de l'ADPC, a exprimé sa gratitude à l'IFRC pour son soutien indéfectible. « Ensemble, nous pouvons exploiter nos ressources, notre expertise et notre passion pour créer un avenir mieux préparé et plus résilient. Ce partenariat nous permettra d'améliorer nos capacités d'intervention, de partager les meilleures pratiques et, en fin de compte, de sauver des vies », a souligné M. Guttman.La longue tradition de volontariat de l'IFRC a joué un rôle essentiel dans les efforts de préparation et de réponse aux catastrophes, en mobilisant des milliers de volontaires à travers l'Asie pour fournir une assistance vitale en temps de crise. Le nouveau protocole d'accord renforce cette tradition en encourageant la résilience des communautés et en donnant aux acteurs locaux les moyens de prendre en charge la protection de leurs communautés.« Ce partenariat avec l'ADPC s'inscrit dans la continuité de notre mission commune de soutien aux capacités locales et nationales de préparation aux catastrophes. En travaillant ensemble, nous pouvons faire en sorte que les communautés soient mieux équipées pour faire face aux nouveaux risques climatiques », a déclaré Juja Kim, directrice régionale adjointe de l'IFRC pour l'Asie-Pacifique, lors de la cérémonie.La collaboration entre l'IFRC et l'ADPC a une riche histoire, qui remonte à la fin des années 80. Au fil des ans, les deux organisations ont travaillé main dans la main pour soutenir les Sociétés nationales et les gouvernements de l'Asie du Sud et du Sud-Est. Leurs efforts ont contribué à l'élaboration d'outils techniques pour la gestion communautaire des risques de catastrophes, de systèmes d'alerte précoce multirisques et d'initiatives de collaboration visant à réduire l'impact des catastrophes sur les populations vulnérables.Dans le cadre de leur partenariat continu, l'IFRC et l'ADPC se concentreront sur plusieurs domaines clés, notamment le renforcement des réseaux de gestion des catastrophes, l'amélioration de la recherche et du partage des connaissances, et le soutien des capacités institutionnelles des organisations nationales de gestion des catastrophes (NDMO-national disaster management organizations) et des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le protocole d'accord s'aligne également sur le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, garantissant que le partenariat contribue aux objectifs mondiaux de réduction des risques de catastrophe et de renforcement de la résilience.La signature de ce protocole d'accord représente une étape cruciale vers une Asie plus sûre et plus résiliente. Alors que la région continue de faire face à l'escalade des risques naturels, la collaboration entre l'IFRC et l'ADPC servira de base essentielle à l'amélioration de la préparation et à la protection des communautés à risque.

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Technologie, éducation et confiance : trois clés pour renforcer la résilience des communautés aujourd'hui et demain

Le Paraguay est un pays connu pour sa chaleur. En été, les températures peuvent atteindre jusqu'à 45°C, mais avec la crise climatique, les thermomètres peuvent atteindre des niveaux inimaginables.Au cours des 40 dernières années, les vagues de chaleur ont été multipliées par trois dans le pays et dans des communautés telles que Santa Ana et Barcelona II dans la ville d'Asunción. Cela se traduit par une augmentation des sécheresses et des incendies qui menacent le bien-être des habitants. Aux extrêmes de l'été s'ajoutent les extrêmes de l'hiver. Pendant la saison des pluies, ces mêmes communautés sont souvent submergées par les inondations, ce qui oblige de nombreuses familles à déménager temporairement dans d'autres quartiers ou régions du pays.« Nous vivons sur les rives du fleuve Paraguay et, à certains moments, il y a beaucoup d'inondations et ma communauté et d'autres à proximité sont complètement sous l'eau », explique Domingo, un habitant de Santa Ana. « De plus, de nombreuses personnes remplissent le terrain de déchets et de couches de terre qui peuvent facilement devenir une source d'incendie ».Même dans l'adversité, ces communautés rêvent d'un avenir où la résilience climatique n'est pas seulement un objectif, mais une façon de comprendre le développement et d'organiser la vie des quartiers, des communautés et des pays entiers.Ce rêve, bien qu'il semble ambitieux, pourrait être possible grâce à des initiatives telles que celle que la Croix-Rouge paraguayenne, l'IFRC et Irish Aid promeuvent au Paraguay. Expanding Early Warning and Early Action est un projet qui vise à renforcer les capacités des communautés à se préparer et à répondre aux catastrophes, en promouvant la résilience climatique à long terme.Mais à quoi ressembleraient Santa Ana et Barcelona II si elles étaient des communautés résilientes à 100 % face au changement climatique ?Dans un avenir idéal, les habitants de ces deux endroits ne seraient pas à l'abri des effets des catastrophes, mais ils disposeraient d'outils pour les anticiper, agir rapidement et sauver leur vie, celle de leurs proches et les biens nécessaires à la poursuite de leurs activités après une catastrophe.« Le système d'alerte précoce modifiera considérablement les capacités des communautés à répondre aux différentes catastrophes : inondations, sécheresses, tempêtes ou épidémies, ce qui est fondamental pour créer des liens d'interaction dans les différentes communautés », explique Hector Guex, directeur des programmes et des opérations de la Croix-Rouge paraguayenne. La route vers cet avenir résilient est déjà en marche. Selon M. Guex, la stratégie proposée par la Croix-Rouge paraguayenne repose sur trois éléments : l'intégration de la technologie, l'éducation et la création d'un climat de confiance par le biais de mécanismes de participation communautaire. Technologie et éducation : Les piliers de la préparationDans une communauté résiliente, l'utilisation d'outils technologiques accessibles permettrait à l'ensemble de la communauté de recevoir des informations en temps réel, par les canaux de son choix. « Pour mettre en place le système d'alerte précoce, nous avons recensé les canaux de communication utilisés par les gens et les sources par lesquelles ils reçoivent ou pourraient recevoir des informations sur les catastrophes météorologiques susceptibles d'affecter l'ensemble de la communauté », explique Jorge Olmedo, volontaire de la Croix-Rouge paraguayenne.« Par exemple, dans le quartier de Divino Niño, il existe une station de radio communautaire qui sert de canal officiel pour alerter la communauté en cas de catastrophe ».L'éducation joue également un rôle central sur la voie de la résilience climatique. Dans l'avenir dont nous rêvons, la formation aux premiers secours et à la prévention des incendies transformerait la population en agent de sa propre sécurité. Confiance et engagement communautairePour atteindre cet objectif, la collaboration entre la Croix-Rouge et les communautés est essentielle pour instaurer la confiance et le partage des responsabilités. « Avec les volontaires de la Croix-Rouge, la première tâche que nous avons accomplie a été d'évaluer l'ensemble de la zone, les familles, l'infrastructure et une réunion avec l'ensemble de la communauté sur les préoccupations et les menaces les plus fréquentes », se souvient Domingo, un voisin et dirigeant de la communauté de Santa Ana. Après avoir recueilli ces informations, la communauté s'organise en comités auxquels la Croix-Rouge donne des conseils sur la manière d'être alertés et préparés à réagir à l'arrivée d'une catastrophe potentielle. Cette cohésion ne permet pas seulement d'agir rapidement, elle favorise également la collaboration et le bien-être général.« Chaque fois qu'il pleut, nous nous racontons tout dans le chat du groupe parce qu'il y a beaucoup de maisons dont les toits ont été arrachés et nous allons ensuite aider la famille à faire face à la tempête. Lorsqu'il pleut, nous sommes déjà en alerte », explique Ruth, une habitante de la communauté de Barcelone II.Rendre possibles les soins de santé et les rêves d'avenirDans les communautés résilientes, les soins de santé seraient une priorité même dans les situations d'urgence, afin de garantir qu'en cas d'inondation, la communauté ait accès aux soins de santé même si elle doit se mobiliser pour se réfugier dans des abris.« Notre principale action serait d'obtenir une clinique mobile pour fournir des soins de santé là où se trouve la communauté, afin qu'elle n'ait pas à se déplacer, car c'est la plus grande difficulté dans les situations d'urgence », déclare Jorge Olmedo, un volontaire de l'antenne d'Asunción.Transformer en réalité les futurs résilients imaginés par les habitants de Santa Ana et de Barcelona II est une tâche qu'aucune communauté, aucune organisation et aucun pays ne peut mener à bien seul.Consciente de cette situation, la Croix-Rouge paraguayenne et plusieurs institutions publiques co-organisent une plateforme nationale de dialogue multisectoriel sur l'alerte et l'action précoces, à laquelle participent des représentants de la société civile, du secteur humanitaire, des universités et de la communauté scientifique, ainsi que d'autres organisations travaillant dans le domaine de la gestion des risques de catastrophes au niveau local ou national.Cet espace favorise la sensibilisation aux risques de catastrophes, la détection, l'observation, la surveillance, l'analyse et la prévision, la diffusion et la communication des alertes et le renforcement des capacités de préparation et de réaction aux situations d'urgence.« La crise climatique marque nos vies et constitue un défi qui transcende les générations », conclut Hector Guex, directeur des programmes et des opérations. « Nous devons nous efforcer de créer de meilleures conditions pour les générations futures ».En savoir plus sur les initiatives d'alerte et d'action précoces de l'IFRC :Alerte précoce et action rapideAlertes précoces pour tousProgramme mondial de résilience climatiqueL'anticipation hub

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Journée de la réduction des risques de catastrophes : Préparer l'avenir dès aujourd'hui

Alors que le conflit au Moyen-Orient s'intensifie, le Liban est au cœur de l'actualité en raison de la dernière crise humanitaire survenue dans une région déjà complexe. La Croix-Rouge libanaise a joué un rôle de premier plan dans l'intervention d'urgence.Cependant, pour ceux dont le travail consiste à sauver des vies en période de crise, il est également essentiel de garder un œil sur ce qui pourrait arriver ensuite. Avec l'arrivée de l'hiver, cela signifie qu'il faudra peut-être faire face à d'autres niveaux de souffrance, alors que les températures chutent et que les populations - dont certaines ont été déplacées par l'escalade des hostilités - sont confrontées à des vagues de froid, voire à des tempêtes de neige.C'est pourquoi les approches proactives telles que « l'action anticipatoire », qui consiste à commencer les efforts de réponse sur la base de prévisions, avant que les événements météorologiques ne se produisent, peuvent s'avérer si cruciales. Elles permettent non seulement de sauver des vies, mais aussi d'aider les intervenants d'urgence à répartir efficacement les ressources entre les besoins humanitaires les plus urgents.Il s'agit d'abord de surveiller les signes avant-coureurs, tels que les prévisions météorologiques ou les signes d'épidémies, afin d'identifier le moment où une crise pourrait survenir. Une fois les signes détectés, les Sociétés nationales élaborent des plans détaillés qui décrivent les mesures à prendre lorsque la crise survient.« Au Liban, l'action anticipée s'est avérée efficace, en particulier lors des tempêtes hivernales », explique Kassem Chaalan, directeur de la réduction des risques de catastrophes à la Croix-Rouge libanaise. « En prévision d'une saison hivernale sévère avec de fortes chutes de neige attendues début 2024, la Croix-Rouge libanaise et ses partenaires ont pris des mesures proactives. » « Nous avons utilisé les prévisions météorologiques pour alerter les communautés, ce qui a permis d'émettre des alertes précoces pour les communautés vulnérables », ajoute-t-il. « En outre, nous avons envoyé des informations et des conseils aux communautés locales sur la manière de se préparer à la tempête, notamment en ce qui concerne la protection des habitations et la sécurité des personnes. »Cette action précoce a permis de réduire considérablement l'impact négatif des tempêtes hivernales, de sauver des vies et de minimiser les pertes économiques. La Croix-Rouge libanaise a adopté une approche similaire lors des périodes de chaleur extrême.La Croix-Rouge libanaise a utilisé une approche similaire pendant les périodes de chaleur extrême. « Cela a également été fait pendant la saison chaude de l'été ; des messages pratiques ont été diffusés pendant les vagues de chaleur en milieu urbain », explique Chaalan.Agir avant les inondations au YémenAu Yémen, les inondations ont été fréquentes ces dernières années, dévastant des vies et des moyens de subsistance et aggravant une situation déjà désastreuse.Afin de réduire les risques d'inondation et de protéger les vies, le Croissant-Rouge du Yémen pilote un programme d'action anticipée dans les gouvernorats de Sanaa et de Hadramout, en coordination avec les autorités météorologiques et de protection civile, ainsi qu'avec les organisations humanitaires concernées aux niveaux national et régional.Le programme comprend un protocole d'action précoce simplifié (SEAP-Simplified Early Action Protocol), qui est le premier à être développé dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MOAN) de l'IFRC. Au Yémen, le protocole d'action précoce simplifié est activé lorsque de fortes pluies sont prévues. Le protocole comprend des plans simplifiés qui permettent au Croissant-Rouge du Yémen d'agir immédiatement et efficacement avant que les inondations ne se produisent, préparant ainsi les communautés aux pires scénarios. Action anticipatoire au Moyen-Orient et en Afrique du NordLe Liban et le Yémen sont deux des nombreux pays de la région MOAN qui présentent des vulnérabilités et des défis uniques. Ces pays sont confrontés à diverses crises, notamment des catastrophes naturelles, les effets du changement climatique tels que les incendies de forêt, les vagues de chaleur et les sécheresses, ainsi que des conflits géopolitiques persistants.Ces facteurs contribuent à des niveaux élevés de besoins humanitaires, de nombreuses communautés étant confrontées au déplacement et à l'instabilité. C'est là que l'action anticipée s'avère utile.C'est pourquoi les Sociétés nationales de la région MOAN se sont réunies récemment à Dubaï à l'occasion de la première plateforme de dialogue MOAN, afin d'établir une feuille de route pour l'action anticipée dans la région.« La plateforme de dialogue MOAN a joué un rôle important dans le renforcement de notre réseau et de notre collaboration », ajoute M. Chaalan. « Elle nous a permis, à la Croix-Rouge libanaise, de nouer des liens précieux avec d'autres organisations humanitaires, des agences gouvernementales et des partenaires internationaux, favorisant ainsi des efforts de collaboration essentiels et l'échange d'informations pour des réponses plus efficaces aux crises.« Nous avons acquis des connaissances cruciales sur les meilleures pratiques et les approches novatrices de toute la région MOAN. Nous avons également défendu et créé des liens entre différentes communautés de pratique, renforçant ainsi la complémentarité et augmentant notre impact collectif. Compte tenu de la fréquence croissante des risques, cette plateforme a souligné l'importance de l'apprentissage continu »En s'attaquant aux vulnérabilités à l'avance, les mesures d'anticipation améliorent la sécurité et le bien-être des communautés, ce qui en fait une stratégie essentielle pour le développement durable et la réduction des risques de catastrophe.En savoir plus sur l'action anticipatoire:Alerte précoce, action rapidePréparation aux catastrophes et aux crisesPilier anticipé du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC

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Nous sommes prêts » : Pour le personnel hospitalier du Sud-Liban, des années de formation sont mises à l'épreuve par l'arrivée du conflit à leur porte.

La crise actuelle au Moyen-Orient, déclenchée par le conflit entre Israël et Gaza, a provoqué une onde de choc dans toute la région, affectant les pays voisins et les communautés bien au-delà de la zone de conflit initiale.Dans la ville de Sidon, dans le gouvernorat du sud du Liban, le personnel et les volontaires de l'hôpital Al-Hamshari de la Société du Croissant-Rouge palestinien se préparent aux pires scénarios, alors que des attentats à la bombe se produisent régulièrement à leur porte et que la région du sud du Liban est de plus en plus touchée par l'escalade des hostilités.Al-Hamshari est l'un des deux hôpitaux du Croissant-Rouge palestinien dans le sud du Liban, au service des réfugiés palestiniens et des personnes de toutes nationalités. C'est également le plus grand des cinq hôpitaux du Croissant-Rouge palestinien au Liban, ce qui signifie qu'il s'agit d'un établissement de santé crucial, en particulier en période de conflit, lorsque ses services sont les plus nécessaires.Cet environnement instable a contraint la Société du Croissant-Rouge palestinien au Liban à se préparer à une augmentation des besoins, à mobiliser des ressources et à se tenir en état d'alerte maximale pour répondre à la crise en cours.« Plus de 300 volontaires et membres du personnel ont suivi des formations dans le cadre de notre plan d'urgence », explique le docteur Ziad El Ainen, Directeur des services d'urgence et d'ambulance de la branche libanaise du Croissant-Rouge palestinien.Une grande partie de cette formation a été dispensée par la Croix-Rouge libanaise, qui a également une grande expérience en matière d'intervention en cas d'événements impliquant un grand nombre de victimes. « Le personnel hospitalier a été bien formé par la Croix-Rouge libanaise pour réagir efficacement en période de conflit », explique M. El Ainen.Pour renforcer sa capacité à répondre efficacement à l'escalade du conflit, l'hôpital Al-Hamshari du Croissant-Rouge palestinien a lancé un programme de formation complet, qui englobe une série de compétences essentielles, notamment les soins de base en réanimation, les soins avancés en réanimation cardiaque, l'échocardiographie d'urgence, le triage des blessés en masse et les techniques avancées de premiers secours. Ces formations ont permis au personnel de l'hôpital d'acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour atténuer l'impact des blessures liées au conflit et garantir une intervention médicale rapide et appropriée.Hossam Sabha, 58 ans, secouriste au Croissant-Rouge palestinien au Liban depuis près de 40 ans, a bénéficié de ces formations et est prêt à se mettre au service de son peuple, en particulier dans le cadre de ce conflit.« En tant qu'unité des services médicaux d'urgence de la Société du Croissant-Rouge palestinien au Liban, nous avons pris toutes les précautions et mesures nécessaires pour répondre à toute situation d'urgence », explique Hossam.« Nous avons suivi des formations et nous sommes prêts à nous mobiliser à tout moment. Nous avons mis en place un plan d'urgence pour le Sud et Beyrouth, et toutes nos équipes sont prêtes à intervenir. Nous n'avons pas peur.»Hossam n'est pas le seul à être animé par un sentiment d'humanité. Sa propre fille, Saja, a hérité de l'intrépidité de son père. Le conflit ne l'empêchera pas de fournir des services vitaux, dit-elle.« Je n'ai pas peur du tout. Je viens à l'hôpital tous les jours parce que je veux aider les autres, y compris mes collègues », déclare Saja, 22 ans, qui fait du bénévolat à l'hôpital Al-Hamshari et étudie pour devenir infirmière. Selon elle, le bénévolat ne ressemble à rien de ce qu'elle a connu.« Quand on fait du bénévolat, on est exposé à tant de gens, on voit ce qui se passe dans le monde réel. Il n'y a rien de tel que l'expression de gratitude et de soulagement sur le visage d'une personne après lui avoir apporté l'aide dont elle avait besoin ».Il n'y a pas de honte à avoir peur, cependant, et les bénévoles et le personnel de l'hôpital sont également formés pour s'aider mutuellement à faire face à leurs réactions émotionnelles face aux événements qui se déroulent autour d'eux. Saja travaille en étroite collaboration avec Nagham Chanaa, 20 ans, la plus jeune interne de l'hôpital Al-Hamshari, qui poursuit son rêve de devenir médecin.Malgré la nature stressante de son travail et la situation turbulente du pays, Nagham parvient à garder le sourire.« Je suis quelqu'un de très anxieux, en fait », dit-elle. « J'ai eu très peur lorsque j'ai entendu une explosion il y a quelques jours - qui s'est avérée être un faux raid aérien - mais tout le monde à l'hôpital est venu me voir et a essayé de me réconforter. Mes collègues m'apportent un grand soutien psychologique. Nous nous soutenons les uns les autres et nous transmettons ce soutien à nos patients également. »Si les professionnels de la santé comme Nagham et Saja sont essentiels pour fournir des soins d'urgence, tout le monde peut apporter sa contribution à la communauté en cas de besoin. Tout ce qu'il faut, c'est un cœur bienveillant et la volonté de faire du volontariat .Ahmad Marwan El Issa, 19 ans, qui prépare un diplôme d'ingénieur en mécanique, en est un excellent exemple. Il travaille comme technicien médical d'urgence pour la Société du Croissant-Rouge palestinien au Liban, tout en étant conscient des risques encourus.« La situation est effrayante en raison de son imprévisibilité », explique-t-il. « Nous ne savons pas quand une attaque aérienne va frapper ni où elle va frapper, mais nous sommes prêts à servir ceux qui sont dans le besoin, quoi qu'il arrive ».

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«Nous serons là pour eux» : dans les communautés les plus vulnérables aux tempêtes, les volontaires relèvent le défi

Dans les camps de Cox's Bazar au Bangladesh, où les cyclones constituent une menace perpétuelle, un groupe remarquable d'individus apparaît comme les héros méconnus de la préparation et de l'intervention en cas de catastrophe.Au nombre d'environ 3 300, ces volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constituent la base de la préparation de la communauté et de l'intervention en cas d'urgence dans les camps.Dil Mohammed, 46 ans, est l'un d'entre eux. « Les gens savent que nous serons là pour eux s'ils ont besoin de nous en cas de catastrophe», explique-t-il.Formés et préparés par la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), Dil Mohammed et ses collègues volontaires jouent un rôle essentiel dans la diffusion d'informations sur les alertes précoces aux cyclones et dans la facilitation des actions d'anticipation visant à réduire les pertes et les dommages sans précédent que les cyclones peuvent provoquer.Les saisons cycloniques au Bangladesh, qui s'étendent d'avril à mai et d'octobre à novembre, sont des périodes de vigilance accrue. Depuis 2018, les volontaires ont reçu une formation sur la préparation aux catastrophes et le système d'alerte précoce du camp, ainsi que des équipements de sécurité et d'alerte précoce.À l'approche du cyclone Mocha en mai 2023, par exemple, ces volontaires se sont précipités dans l'action. Dil Mohammed se souvient de leur réaction rapide : "Lorsque le signal du cyclone 1 a été annoncé, nous avons immédiatement reçu la nouvelle et commencé à envoyer des messages verbaux aux personnes vivant dans mon camp. Après avoir reçu l'annonce du signal de cyclone 4, nous avons hissé le drapeau du signal de cyclone 1 et diffusé l'information à l'aide de mégaphones dans tout le camp".Alors que les volontaires masculins se sont concentrés sur l'information de l'ensemble de la communauté, leurs homologues féminines ont joué un rôle essentiel dans la sensibilisation des femmes de la communauté du camp.«Nous avons fait du porte-à-porte, ce qui a eu un impact considérable sur notre communauté, où 52 % de la population est féminine», explique Dil Kayas, une volontaire du camp 8W.Minara, une autre femme volontaire du camp 7, affirme que «les connaissances acquises m'ont permis de soutenir les membres de ma propre communauté lorsqu'ils sont dans le besoin».Avec d'autres volontaires, Minara aide à animer des sessions de sensibilisation au niveau des blocs, s'assurant que même ceux qui n'ont pas pu assister à des événements de grande envergure reçoivent des informations vitales sur la préparation au cycloneMinara a également utilisé sa formation aux premiers secours pour apporter une aide immédiate à son neveu blessé, illustrant ainsi l'impact réel des initiatives de renforcement des capacités dans les camps.Lorsque la menace du cyclone s'est intensifiée, les volontaires ont redoublé d'efforts. Dil Mohammed explique : « Lorsque nous avons entendu que le signal 8 était annoncé, nous avons hissé trois drapeaux de signalisation et commencé à utiliser les sirènes, les mégaphones, les microphones des mosquées et tous les outils de communication disponibles pour nous assurer que tous les résidents du camp étaient au courant du danger imminent.»Conscients que les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées sont les plus vulnérables en cas de catastrophe, les volontaires ont élaboré un plan pour assurer leur sécurité. Ils ont tenu à jour une liste des foyers comprenant des « personnes extrêmement vulnérables» et, une fois le premier drapeau hissé, ils ont rendu visite à chacun de ces foyers, les rassurant et se tenant prêts à les aider.Dans un cas, une femme enceinte s'est adressée aux volontaires, s'inquiétant de la capacité de son abri fragile à résister au cyclone. Les volontaires, en coordination avec la direction du site, ont organisé son transfert dans un abri familial voisin, en donnant la priorité à sa sécurité et à son bien-être.Dil Kayas et Dil Mohammed ont poursuivi leurs efforts, utilisant des mégaphones pour diffuser des informations. Ils ont conseillé aux membres de la communauté de sécuriser leurs abris et de protéger les documents importants dans des sacs en plastique.Ils ont également souligné la disponibilité d'abris communaux en cas d'urgence. Grâce à leurs messages, la communauté a participé activement à la sécurisation de ses abris, les femmes jouant un rôle proactif.Après le passage du cyclone, elles ont rapidement assumé des responsabilités post-cycloniques, en menant des évaluations pour mesurer l'étendue des dégâts dans leurs camps respectifs et en identifiant les personnes ayant besoin d'une aide d'urgence. Ils se sont également attelés à la tâche difficile de déblayer les routes et les chemins, afin de garantir l'accès et la communication au sein des camps.«Après l'arrivée du cyclone Mocha, nous avons commencé à nettoyer les routes dans les camps», explique Mahabu Alam, un jeune volontaire du camp 1W. «Les arbres étaient déracinés, les débris éparpillés, ce qui entravait l'accessibilité.»Des histoires similaires se déroulent dans d'autres coloniesCox's Bazar n'est pas le seul endroit où les personnes déplacées du Myanmar font la différence dans leurs propres communautés. Dans certains cas, les volontaires sont des personnes dont les familles sont arrivées au Bangladesh depuis le Myanmar dans les années précédentes.Dans le quartier de Basan Char, Jafor Alam, volontaire du Croissant-Rouge du Bangladesh, roule sur un vélo rempli d'outils utilisés pour nettoyer les débris des canaux d'eau. Si ces canaux sont obstrués lors de fortes pluies, il peut en résulter des inondations soudaines.Des volontaires comme Nur Hossain, quant à eux, jouent un rôle important en assurant l'entretien et la fonctionnalité des infrastructures essentielles des abris. Contremaître expérimenté, Hossain a travaillé dans divers endroits de Chittagong, l'une des plus grandes villes du pays.Outre l'entretien des abris, afin de garantir leur solidité et leur sécurité, il organise des séances de sensibilisation et résout les problèmes qui se posent au niveau de la communauté, sous la direction de l'équipe du Croissant-Rouge du Bangladesh.Nombre d'entre eux possèdent également une expertise considérable dans leur domaine. Abdul Hamid, qui vit avec sa femme et ses enfants à Bhasan Char, a rejoint l'opération du Croissant-Rouge du Bangladesh, Bhasan Char en tant que volontaire eau, assainissement et hygiène en 2021.Grâce à son expertise technique et à son expérience des initiatives en matière de biogaz, il est devenu volontaire de soutien à la gestion du site, responsable du maintien des services de biogaz à Bhasan Char.Abdul Hamid joue ainsi un rôle important en assurant la maintenance et la fonctionnalité de l'infrastructure de biogaz essentielle, contribuant de manière significative aux efforts de durabilité de sa communauté.Grâce à leurs actions, tous ces volontaires protègent non seulement leurs concitoyens, mais donnent également à leurs communautés les moyens de faire face aux cyclones et aux risques associés avec résilience et préparation.Article de Farhan Arafin KarimPhotos : Humayra TasnimAvec l'aide de Al-Shahriar Rupam et Rachel Punitha

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Épidémie d'Ebola en Ouganda en 2022 : l'importance d'enterrements sûrs et dignes

Dans tous les pays du monde, les rituels funéraires - qu'ils soient culturels, traditionnels ou religieux - sont un moyen important d'honorer les morts et d'aider les gens à faire leur deuil. Pour de nombreuses communautés, les pratiques funéraires spéciales leur permettent de faire leurs adieux à leurs proches d'une manière respectueuse et significative. La perte d'un être cher n'est jamais facile. Mais que se passe-t-il si l'un de vos proches décède et que l'on vous dit que les traditions funéraires chères à votre communauté peuvent vous mettre tous en danger ?C'est ce qui est arrivé aux habitants de Mubende, en Ouganda, en septembre 2022, lorsque le pays a déclaré sa première épidémie d'Ebola en plus de dix ans. Le gouvernement a interdit aux communautés d'enterrer leurs proches en raison des risques encourus, déclarant que les enterrements devaient être gérés par des équipes formées à l'enterrement dans la sécurité et la dignité.Ebola est une maladie cruelle. Mortelle en l'absence de traitement et très contagieuse, elle se transmet d'une personne à l'autre par contact direct et par les fluides corporels. Lorsqu'une personne est infectée, sa famille et ses amis ne sont pas en mesure de lui prodiguer des soins. Et lorsqu'une personne meurt d'Ebola, son corps reste hautement contagieux jusqu'à sept jours, ce qui signifie que des mesures d'enterrement sûres et dignes doivent être prises pour éviter toute nouvelle infection.Kuteesa Samuel, de Mubende, ne le sait que trop bien. Il a perdu sa femme de 20 ans, Monica, à cause d'Ebola lors de l'épidémie de 2022. Monica était enceinte de sept mois à l'époque, ce qui signifie que Samuel a également perdu son enfant à naître.Dans la culture de Samuel, il est de coutume de laver et d'envelopper le corps du défunt. Et si une femme enceinte meurt dans la communauté, la tradition veut que le fœtus soit enterré dans une tombe séparée. Mais pendant la période d'Ebola, ces pratiques auraient constitué une menace mortelle pour la santé de la population.Sachant cela, la Croix-Rouge ougandaise était prête à intervenir.Locale, connue, et digne de confianceLes employés et les volontaires de la Croix-Rouge ougandaise font partie du tissu social de l'Ouganda. Ils sont issus des communautés qu'ils servent, suivent les mêmes coutumes locales et comprennent parfaitement les besoins et les sensibilités des gens en cas de catastrophe.Ils ont donc compris pourquoi la communauté de Samuel était effrayée, désorientée et réticente à abandonner ses traditions.Mais suite à l'engagement sensible, patient et répété des volontaires locaux de la Croix-Rouge - qui ont travaillé main dans la main avec les autorités sanitaires locales et les dirigeants de la communauté - la communauté de Samuel a accepté un compromis. Le corps de Monica a été laissé intact et enterré en toute sécurité par des équipes de la Croix-Rouge formées à cet effet et respectant des protocoles de santé et de sécurité stricts. Une fleur de bananier a été symboliquement enterrée dans une tombe séparée pour marquer la perte de l'enfant à naître de Samuel. « Après que les agents de santé se soient engagés et nous aient tout expliqué, nous sommes parvenus à un accord. [...] Sans la Croix-Rouge ougandaise, nous ne saurions même pas où les défunts seraient enterrés. Ils nous ont aidés à enterrer les défunts pour nous assurer que nous ne serions pas infectés. Nous apprécions donc beaucoup la Croix-Rouge", explique Samuel.La préparation sauve des viesDepuis la dernière épidémie d'Ebola en 2012, la Croix-Rouge ougandaise avait travaillé dur pour améliorer sa préparation aux futures urgences sanitaires et renforcer son rôle d'auxiliaire soutenant le ministère de la Santé lors des épidémies.Avec le soutien de 'IFRC à travers le Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3) financé par USAID, ainsi que par le biais d'un appel d'urgence pour la préparation à Ebola (2018-2021) et d'une opération du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) (2018-2020), ils ont entrepris de nombreuses activités de préparation à travers différentes parties du pays.La préparation aux situations d'urgence implique de prévoir le pire, et l'une de ces activités consistait donc à créer un groupe de formateurs et d'équipes qualifiés en matière d'inhumations sûres et dignes dans l'ensemble du pays. Ces équipes étaient prêtes à être déployées immédiatement pour soutenir des communautés comme celle de Samuel lorsque l'épidémie d'Ebola de 2022 a commencé. "Le CP3 a joué un rôle déterminant dans cette intervention. Nous n'avons pu réagir à temps que parce que nous nous étions préparés. Nous avions déjà des équipes préparées, ce qui nous a permis de réagir rapidement", explique le Dr Joseph Kasumba, responsable de la préparation aux épidémies et aux pandémies au sein de la Croix-Rouge ougandaise, qui a dirigé l'intervention.L'humanité dans les moments les plus sombresPendant l'épidémie d'Ebola de 2022, les équipes de la Croix-Rouge ougandaise ont procédé à 512 enterrements sûrs et dignes. Ces efforts ont permis de déclarer la fin de l'épidémie en un temps record de quatre mois.Ce qui est plus difficile à quantifier, c'est le soutien émotionnel et les soins significatifs que les équipes de la Croix-Rouge ont apportés aux communautés dans les pires moments de leur vie. Voici quelques témoignages poignants de personnes touchées par Ebola ou impliquées dans la riposte :"Lorsqu'il s'agit de la maladie à virus Ebola, les communautés ont toujours besoin de quelqu'un en qui elles peuvent avoir confiance, avec qui elles peuvent s'identifier. Et le fait que la Croix-Rouge fasse toujours partie de la communauté... nous connaissons les pratiques culturelles en vigueur. Nous savons ce que la communauté veut que nous fassions et elle se sent en confiance en s'identifiant à nous, même dans cette période de deuil et de chagrin". - Dr Joseph Kasumba"Nous remercions vraiment les agents de santé parce qu'ils nous ont appris à nous protéger. Nous sommes toujours reconnaissants de ce qu'ils ont fait. C'était un miracle pour nous. - Janet, habitante de Mubende"Depuis qu'Ebola a commencé à Mubende, c'est la Croix-Rouge qui nous a accompagnés. Chaque communauté connaît la Croix-Rouge ici. Nous vous remercions pour le travail que vous avez accompli. Les habitants de Mubende vous remercient d'avoir offert vos vies pour intervenir et sauver des vies." - Rosemary Byabashaija - Commissaire de district résidente à MubendeSi vous avez trouvé cette histoire intéressante et souhaitez en savoir plus :Visitez le site internet de la Société de la Croix-Rouge ougandaise;Cliquez ici pour en savoir plus sur le Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3);Financé par l'USAID, le CP3 aide les communautés, les sociétés nationales et d'autres partenaires dans sept pays à se préparer, à prévenir, à détecter et à répondre aux menaces de maladies;Abonnez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies.

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Tadjikistan : Des glissements de terrain aux mines terrestres, le partenariat contribue à la sécurité et à la santé des populations

À trois kilomètres de l'école du village de Changal, au Tadjikistan, se trouve un champ de mines. À l'approche des vacances d'été, Saida Meliboeva, professeur de chimie, et d'autres volontaires du Croissant-Rouge du Tadjikistan avertissent les enfants de ne pas s'approcher de la zone dangereuse située à la frontière entre le Tadjikistan et l'Ouzbékistan.Cependant, le bétail pénètre dans le champ de mines et les enfants ainsi que les animaux qui gardent les troupeaux sont en danger. Personne ne sait exactement où se trouvent les mines, car elles ne sont pas indiquées sur la carte. Les informations communiquées par le Croissant-Rouge du Tadjikistan ont permis d'assurer la sécurité des enfants et cela fait 15 ans qu'aucun accident de mine n'est survenu.Ce n'est là qu'une des nombreuses activités essentielles soutenues par un partenariat de trois ans entre l'IFRC et l'UE, qui aide les communautés locales du Tadjikistan à anticiper, répondre et se remettre efficacement de l'impact de multiples chocs et aléas.Les écoliers apprennent également à agir en cas de tremblement de terre, d'autres catastrophes et d'accidents de la vie courante. Lors d'un exercice de préparation organisé par le Croissant-Rouge du Tadjikistan, les élèves ont appris à quitter rapidement les salles de classe et à donner les premiers soins aux blessés.« Notre professeur nous a dit ce qu'il fallait faire en cas de coulée de boue ou de tremblement de terre, ou ce qu'il fallait faire si quelqu'un se cassait un os ou s'il fallait donner les premiers soins », explique Manija, une élève de Panjakent, au Tadjikistan, qui ajoute : « S'il y a un tremblement de terre, nous trouvons un endroit où il n'y a pas de maisons et nous nous asseyons là. Nous devons rester courageux et calmes et sortir sans nous précipiter ».Azambek Dusyorov, volontaire du Croissant-Rouge du Tadjikistan, se souvient encore de l'aspect de la coulée de boue qui s'est approchée de sa maison à Panjakent. Apercevant la masse de terre tombant des montagnes, Azambek a prévenu ses amis et sa famille du danger et a couru se mettre à l'abri en haut de la colline. Heureusement, la maison est restée debout.Depuis, Azambek et d'autres volontaires du Croissant-Rouge ont planté des arbres dans la cour, dont les racines aident à maintenir les masses de terre en place. Une large piste a été creusée à flanc de colline, ce qui permet aux coulées de boue de descendre dans la vallée sans détruire les habitations et les cultures.Lorsque les affrontements se sont intensifiés le long de la frontière entre le Tadjikistan et le Kirghizistan, Abdurahmon Sultan, volontaire du Croissant-Rouge, a commencé à se rendre dans les foyers de la région pour s'assurer que les gens savent comment prendre soin d'eux-mêmes et de leurs voisins en cas de blessure.L'une des maisons qu'il a visitées était celle de Mashkhura Hamroboeva, dans le jamoat de Khistevarz à Khujand. Depuis, les réunions se sont poursuivies et les discussions ont porté sur des sujets de la vie quotidienne. "Nous nous réunissons deux à trois fois par mois. Nous parlons de tout, de la façon de prévenir les engelures en hiver à la façon d'éviter les maladies infectieuses", explique Abdurahmon, 17 ans.Les conseils d'Abdurahmon n'ont pas tardé à s'avérer utiles. Lorsque le fils de Mashkhura, âgé de trois ans, s'est accidentellement renversé une tasse de thé brûlant sur lui, Mashkhura s'est souvenue de ce qu'Abdurahmon lui avait dit. Traditionnellement, une brûlure était traitée avec une pomme de terre coupée, mais cette fois-ci, Mashkhura a trempé la main de l'enfant dans de l'eau fraîche.Ce ne sont là que quelques-unes des actions du Croissant-Rouge du Tadjikistan (soutenues par le partenariat programmatique) qui aident les personnes et les communautés à prévenir de futures catastrophes et à prendre soin d'elles-mêmes pendant les crises qu'elles n'ont pas été en mesure de prévenir.Le partenariat programmatique entre le réseau de l'IFRC et l'Union européenne fournit un financement stratégique, flexible, à long terme et prévisible, afin que les Sociétés nationales puissent agir avant qu'une situation d'urgence ne se produise. Il est mis en œuvre dans 24 pays à travers le monde.

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Stopper une épidémie de rougeole en Sierra Leone

Makuma est un village côtier isolé, niché dans le nord-ouest de la Sierra Leone, à la frontière avec la Guinée. Il n'est accessible que par une piste étroite et cahoteuse. Ses quelque 2 000 habitants se déplacent à pied ou en moto pendant les mois les plus secs. Mais lorsque les eaux montent pendant la saison des pluies, de mai à décembre, la piste devient inutilisable, coupant les habitants du centre de santé le plus proche, situé à une dizaine de kilomètres.Sa situation isolée, associée au risque élevé de maladies infectieuses en Sierra Leone, fait de Makuma un terrain propice aux épidémies, s'il n'y avait pas la présence de la Croix-Rouge sierra-léonaise.Momoh Saio Kamara est le volontaire local de la Croix-Rouge à Makuma. Il a grandi dans le village et jouit d'une grande popularité et d'une grande confiance, grâce au soutien qu'il a apporté aux personnes touchées par l'épidémie d'Ebola en 2014-2015.En 2019, Momoh a été formé à la lutte contre les épidémies et à la surveillance communautaire dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), financé par l'USAID, afin d'acquérir les compétences et les outils nécessaires pour détecter, alerter et répondre rapidement aux épidémies.Ainsi, lorsque, début 2022, les habitants de Makuma ont commencé à remarquer des symptômes étranges d'une maladie mystérieuse qu'ils n'avaient jamais vue auparavant, Momoh savait exactement ce qu'il fallait faire.«Un jour, j'étais dans le village et je faisais des visites à domicile. J'ai rendu visite à un ami qui m'a dit qu'il y avait quelqu'un avec le nez rouge, la bouche rouge, le nez qui coule et qu'en plus de cela, cette personne avait une éruption cutanée. Je suis allé voir et j'ai tout de suite pensé que c'était la rougeole», explique Momoh.Sans hésiter, Momoh a alerté son supérieur, Jobel, grâce à un système de surveillance à base communautaire numérique mis en place dans le cadre du programme CP3. Jobel est arrivé peu après en moto pour enquêter. Constatant lui-même les symptômes, il a intensifié l'alerte dans le système, informant instantanément les autorités sanitaires du district.«Après l'alerte, j'ai appelé l'infirmière locale et j'ai convoqué une réunion de la communauté pour dire aux gens qu'il s'agissait d'une suspicion de rougeole », ajoute Momoh.Infection virale très contagieuse, la rougeole se propage facilement chez les personnes non vaccinées. Il s'agit d'une maladie grave qui peut nécessiter une hospitalisation, entraîner une invalidité permanente, voire tuer si elle n'est pas traitée correctement.Les infirmières locales sont rapidement arrivées et ont commencé à rechercher et à enregistrer les cas suspects, tandis que Momoh et Jobel ont fait du porte-à-porte pour expliquer aux gens comment se protéger.Le lendemain, une équipe d'intervention rapide de l'hôpital du district de Kambia est arrivée pour effectuer des tests, procéder à une vaccination en anneau de près de 800 enfants afin de minimiser la propagation de l'infection, et s'occuper des patients.«La Croix-Rouge et l'équipe de gestion sanitaire du district sont venues. Cela n'a pas pris longtemps. Lorsqu'ils sont arrivés, nous avons de nouveau organisé une réunion, nous avons parlé à la communauté. Nous leur avons dit que ces personnes avaient des médicaments et qu'ils étaient gratuits» explique Momoh.Pour N'Mah, une femme de Makuma dont le jeune fils a attrapé la rougeole, la présence de Momoh à ses côtés a été un immense soulagement.«Mon fils Morlai est tombé malade. Je n'avais aucune idée de ce qu'était la maladie et je me sentais inquiète et agitée. Momoh a organisé une réunion communautaire pour faire savoir qu'il pensait qu'il s'agissait de la rougeole. Il nous a dit ce qu'il savait de la maladie et a demandé aux gens de lui dire s'ils voyaient quelqu'un qui présentait les mêmes symptômes. Il nous a dit de garder notre environnement aussi propre que possible, de nous laver les mains correctement et d'isoler toute personne présentant des signes de la maladie. Je me suis sentie très heureuse parce que les services de santé sont arrivés très rapidement», explique N'Mah.«Je savais que Momoh serait en mesure de nous aider parce qu'il nous avait parlé de sa formation et de la façon dont il pouvait signaler la maladie», ajoute Mahawa.Momoh est l'un des 250 volontaires du district de Kambia formés dans le cadre du programme CP3. Ensemble, ils sont les yeux et les oreilles des communautés difficiles à atteindre et veillent à ce qu'aucun événement sanitaire suspect ne passe inaperçu.Au total, 124 cas de rougeole ont été enregistrés au cours de l'épidémie à Makuma. Ce chiffre aurait pu être beaucoup plus élevé sans l'action précoce de Momoh, la confiance que lui a accordée sa communauté et la réaction rapide des autorités sanitaires locales.«L'intervention réussie, qui a permis d'éviter des décès et des handicaps, est le résultat de la détection et du signalement précoces par les volontaires de la Croix-Rouge, suivis d'une réponse rapide de l'équipe de gestion de la santé du district. Il n'est pas exagéré de dire que ces volontaires contribuent grandement au système de santé du district de Kambia, en particulier à la surveillance de la santé publique», explique Ishmael Rogers, responsable de la surveillance du district de Kambia.Pour Yusif, conseiller du village de Makuma, qui a dirigé sa communauté dans des périodes difficiles telles qu'Ebola et COVID-19 ces dernières années, le soulagement d'avoir le soutien de la Croix-Rouge pour maintenir sa population en bonne santé est palpable.« Je suis heureux que Momoh soit là. Il est toujours disponible pour notre communauté - n'importe quel jour, n'importe quand. Il est très patient. Lorsque nos concitoyens sont malades, il veille à ce qu'ils soient emmenés à l'hôpital. Je pense que ma communauté est en sécurité avec Momoh. Si jamais il y a une autre épidémie, nous savons que Momoh est là pour nous. »--La détection et la réponse rapides aux épidémies dont il est question dans cet article ont été rendues possibles grâce au Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies.Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), ce programme aide les communautés, les sociétés nationales et d'autres partenaires dans sept pays à se préparer, à prévenir, à détecter et à répondre aux menaces de maladies.Si vous avez apprécié cette histoire et souhaitez en savoir plus :Abonnez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies;Suivez la Société de la Croix-Rouge de Sierra Léone sur X, Facebook et LinkedIn;Pour en savoir plus sur les initiatives de surveillance communautaire au sein de l'IFRC, veuillez consulter le site suivant: cbs.ifrc.org

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Communiqué de presse

Un partenariat novateur entre l'IFRC et The Nature Conservancy permet aux communautés des Caraïbes de lutter contre la crise climatique

Genève/Panama, 21 février 2024 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et The Nature Conservancy (TNC) ont réussi à préparer plus de 3 000 personnes en République dominicaine, à la Grenade et en Jamaïque à s'adapter à la crise climatique. En s'appuyant sur les habitats côtiers pour réduire les risques, cette initiative associe la science de la conservation de pointe à la préparation aux catastrophes.Au cœur de ce succès se trouve le projet des îles résilientes, une collaboration IFRC-TNC qui redéfinit la résilience des communautés en utilisant le pouvoir protecteur de la nature contre la crise climatique. Cette approche est essentielle dans les Caraïbes, où la proximité de la côte pour 70 % de la population souligne leur vulnérabilité. À la Grenade, le projet a permis de concevoir une installation de pêche intelligente sur le plan climatique, comprenant vingt-et-un casiers, des capacités de collecte des eaux de pluie et de l'énergie solaire pour la production d'électricité. Parmi les autres avantages, citons une jetée pour faciliter l'accès aux bateaux des pêcheurs et la plantation d'une végétation près des côtes pour améliorer l'habitat proche du rivage, réduire l'érosion et filtrer les eaux de ruissellement. Ces solutions rendent la pêche artisanale plus sûre et plus durable.Eddy Silva, chef de projet à The Nature Conservancy, souligne les implications plus larges:« Les enseignements tirés des îles résilientes permettront de mieux faire connaître la résilience climatique et d'intensifier les efforts aux niveaux local et national dans tous les petits États insulaires en développement des Caraïbes. À une époque où les risques météorologiques et la hausse des températures océaniques deviennent de plus en plus extrêmes et destructeurs, ce programme a démontré que les mangroves, les récifs coralliens et la reforestation peuvent sauver des vies et des moyens de subsistance.»La protection, la gestion et la restauration de ces écosystèmes sont essentielles pour limiter l'exposition et la vulnérabilité des populations aux aléas. L'IFRC et TNC montrent que cela devrait se faire par le biais de lois, de politiques et de plans de développement résilients au climat qui favorisent une prise de décision fondée sur la science, améliorent les systèmes d'alerte précoce et anticipent les catastrophes liées au climat. En Jamaïque, le programme Resilient Islands a amélioré l'indice national de classement de la vulnérabilité en y incluant des indicateurs relatifs aux écosystèmes. Cela permet aux agences de surveiller et de mesurer non seulement les niveaux de vulnérabilité des communautés, mais aussi la capacité des habitats à protéger les personnes et les moyens de subsistance.Les acteurs locaux ont également joué un rôle essentiel en veillant à ce que les solutions au changement climatique répondent aux besoins locaux, soient inclusives et durables. Martha Keays, directrice régionale de l'IFRC pour les Amériques, souligne le rôle indispensable de l'engagement local :« L'un des principaux enseignements tirés du programme "Îles résilientes" est qu'il n'y a pas de résilience sans localisation. Les solutions fondées sur la nature sont des solutions communautaires, et les acteurs locaux, y compris les volontaires de la Croix-Rouge, doivent être au cœur de leur conception et de leur mise en œuvre. Nous avons également appris que le changement est plus probable lorsque des organisations complémentaires travaillent ensemble. L'alliance entre l'IFRC et TNC est un modèle d'innovation, de générosité et de vision dont le monde a besoin pour faire face à la crise climatique, sans doute le plus grand défi de notre temps.»Rob Brumbaugh, directeur exécutif de The Nature Conservancy Caribbean, évoque la synergie unique de ce partenariat :« Le projet est un modèle d'approche permettant de réunir des organisations aux capacités très différentes mais très complémentaires. TNC avec son expertise en science de la conservation de pointe, en données et en techniques de conservation, et l'IFRC, le leader mondial de la planification et de la réponse aux catastrophes.»Le projet des îles résilientes est une initiative quinquennale mise en œuvre en collaboration par l'IFRC et TNC avec le soutien de l'Initiative internationale pour le climat du gouvernement allemand. Le programme s'est officiellement achevé par une cérémonie de clôture et une revue de projet à Panama City le 20 février 2024.Pour toute demande d'interview, ou pour toute information, merci de nous écrire à l'adresse:The Nature Conservancy - Claudia Lievano [email protected] - [email protected]

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Journée mondiale de la radio : Comment la radio contribue à maintenir les communautés en bonne santé et en sécurité

Bien que nous vivions dans un monde de plus en plus numérique, la radio reste une source importante d'information, de divertissement et de connexion dans les pays du monde entier.C'est particulièrement vrai dans les communautés rurales, pour lesquelles la radio est souvent la source d'information la plus fiable, voire la seule, à des kilomètres à la ronde.Imaginez que vous viviez dans l'une de ces communautés, loin du centre de santé le plus proche. Vous remarquez que les gens tombent malades et vous ne savez pas pourquoi. En quête de réponses, vous écoutez votre station de radio locale.Le présentateur parle de la "maladie mystérieuse" d'une manière paniquée, en disant à quel point les symptômes sont horribles, combien de personnes sont mortes et comment il faut éviter à tout prix les personnes infectées. Il a entendu dire que la maladie pourrait être une sorte de malédiction et que, apparemment, boire de l'eau salée peut vous protéger.En entendant ce rapport, et en l'absence d'autres sources vers lesquelles se tourner, vous vous sentiriez probablement effrayé et ne sauriez pas quoi faire.Mais imaginez que vous soyez à l'écoute d'une émission totalement différente. Le présentateur offre calmement des informations pratiques sur la maladie - son nom, ses symptômes, son mode de propagation et les mesures que vous pouvez prendre pour vous protéger. Il interroge un médecin local que vous connaissez et en qui vous avez confiance et qui répond aux questions et aux inquiétudes les plus courantes.Vous seriez rassuré et disposeriez des informations dont vous avez besoin pour assurer votre sécurité et celle de votre famille.Dans plusieurs pays, l'IFRC et ses Sociétés nationales s'associent aux médias locaux pour faire exactement cela : fournir des informations vitales avant, pendant et après les épidémies.Dans le cadre du programme de programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), nous avons collaboré avec l'organisation caritative BBC Media Action pour former des journalistes et des Sociétés de la Croix-Rouge de sept pays à la programmation de lignes de vie : une programmation médiatique spéciale qui fournit des informations précises, pratiques et opportunes en cas de crise sanitaire ou humanitaire.Les Sociétés nationales s'associent régulièrement à des médias pour diffuser des informations utiles qui permettent aux communautés de rester en bonne santé et à l'abri d'un large éventail de maladies. En voici quelques exemples.KenyaDans les comtés de Bomet et de Tharaka Nithi, la Croix-Rouge du Kenya fait équipe avec les stations de radio locales et les services de santé des comtés, atteignant ainsi des centaines de milliers de personnes avec des messages de santé utiles sur la façon de prévenir des maladies telles que l'anthrax, la rage et le choléra. Les informations sont communiquées dans un langage simple. Les auditeurs peuvent poser des questions ou suggérer des sujets de discussion.«Au début, les médias étaient connus pour rapporter deux choses, peut-être : la politique et les mauvaises choses qui se sont produites dans la société. Mais la Croix-Rouge nous a aidés [...] à utiliser les médias pour éduquer les gens sur les maladies », explique Sylvester Rono, un journaliste de Kass FM formé à la programmation Lifeline.«Je suis maintenant fier de dire que cela a vraiment aidé nos communautés. Nos concitoyens comprennent maintenant pourquoi nous devons vacciner nos animaux de compagnie, pourquoi nous devons aller à l'hôpital en cas de morsure, pourquoi nous devons signaler tout incident [sanitaire], et quand vous voyez un signe de maladie, que ce soit la rage, l'anthrax, le choléra [...] l'importance de le signaler plus tôt », ajoute-t-il.CamerounFin 2021, une épidémie de choléra a menacé la vie des populations de la région Nord du Cameroun, une région rurale du pays où les communautés sont très dispersées.Dans le cadre de sa réponse, la Croix-Rouge camerounaise s'est associée à des stations de radio locales pour lancer une série de programmes radiophoniques communautaires afin de partager des informations sur la façon dont les gens peuvent se protéger, sur les symptômes à surveiller et sur les endroits où obtenir de l'aide s'ils tombent malades.Les thèmes des émissions ont été choisis en partenariat avec les dirigeants des communautés. Après la diffusion des émissions, les volontaires de la Croix-Rouge se sont rendus dans leurs communautés pour renforcer les messages diffusés à l'antenne en faisant du porte-à-porte. «Le programme radio est très bon, car il m'a donné des informations pratiques. J'ai eu un cas de choléra dans ma famille, mais grâce aux mesures que j'ai entendues à la radio, j'ai pu sauver l'enfant de ma soeur qui était malade», explique Talaga Joseph, un auditeur qui a appelé FM Bénoué, l'une des stations de radio participantes.République démocratique du Congo (RDC)En RDC, des rumeurs nuisibles et des informations erronées sur le COVID-19 et d'autres maladies se sont répandues dans tout le pays ces dernières années. Par exemple, certaines personnes pensaient que le vaccin COVID-19 était une source de revenus pour le gouvernement et ne présentait aucun avantage pour la société, tandis que d'autres croyaient que le vaccin contre la rougeole était moins efficace que les remèdes traditionnels à base de feuilles de manioc.Pour répondre à ces rumeurs, les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC ont fait du porte-à-porte pour recueillir les réactions de la communauté et enregistrer les mythes et les idées fausses les plus répandus. Après avoir analysé ces informations, le personnel de la Croix-Rouge de la RDC a lancé des émissions radiophoniques interactives afin d'aborder et de démystifier les informations erronées sur la santé et de fournir des conseils fiables.Par exemple, dans la province du Kongo Central, la Croix-Rouge de la RDC s'associe à Radio Bangu pour produire une émission intitulée "L'école de la Croix-Rouge". Les auditeurs appellent pour obtenir des informations sur différentes maladies, poser des questions et découvrir l'aide qu'ils peuvent obtenir de la Croix-Rouge.« La collaboration avec la Croix-Rouge est très bonne et a permis aux auditeurs d'en apprendre davantage sur ses activités et sur la manière dont ils peuvent prévenir différentes maladies et épidémies. Les émissions de la Croix-Rouge sont si populaires qu'elles ont augmenté le nombre total d'auditeurs dans la zone que nous couvrons », déclare Rigobert Malalako, directeur de la station de Radio Bangu.--Les activités avec la radio locale présentées dans cet article ne sont que quelques exemples de partenariats avec les médias développés dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3)Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le CP3 soutient les communautés, les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires dans la prévention, la détection et la réponse aux menaces de maladies.Si vous avez aimé cette histoire et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies. Vous pouvez également accéder aux ressources suivantes :Un guide pour les médias sur la communication dans les urgences de santé publique (disponible en plusieurs langues)Site web de la programmation Lifeline de BBC Media ActionBoîte à outils de lutte contre les épidémies de l'IFRC

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L'IFRC à la COP 28 : les impacts sont là, il faut agir maintenant

Qu'il s'agisse de la montée en puissance des tempêtes, de la prolifération des incendies de forêt, de l'aggravation des vagues de chaleur et des sécheresses - ou du déplacement de communautés entières en raison de tous ces facteurs -, les effets du changement climatique se font sentir depuis un certain temps déjà. C'est pourquoi l'IFRC se rend une nouvelle fois au Sommet mondial sur le climat, la COP28, aux Émirats arabes unis, avec un message urgent : il n'y a plus de temps à perdre. Il est temps d'agir et l'action doit être audacieuse. Tout comme les dirigeants mondiaux doivent s'entendre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre afin d'éviter des conséquences humanitaires encore plus graves, ils doivent considérablement intensifier les mesures d'adaptation au niveau local afin d'atteindre les personnes les plus à risque et les plus touchées, selon l'IFRC. Des gens comme Martha Makaniko, une agricultrice du village de Chiwalo dans la ville de Mulanje au Malawi. Au début de l'année, Makaniko a perdu sa maison et toutes ses récoltes à la suite d'une inondation soudaine provoquée par le cyclone Freddy. Par la suite, les pluies normales n'ont pas été au rendez-vous et le phénomène El Nino menace maintenant d'aggraver la période de soudure qui s'annonce. "Année après année, il est de plus en plus difficile d'obtenir de bons rendements agricoles et de bien gagner sa vie", déclare Makaniko. "Nous ne pouvons plus compter sur des conditions météorologiques régulières. J'avais l'habitude de tirer huit sacs de maïs de mon champ. Aujourd'hui, j'ai de la chance d'en obtenir deux". Ce genre d'histoires est de plus en plus fréquent dans les communautés où le réseau de l'IFRC est enraciné. C'est aussi la raison pour laquelle l'IFRC a intensifié ses propres efforts pour travailler avec les communautés locales et les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge afin d'atténuer les souffrances immédiates - en fournissant de l'argent, de la nourriture, de l'eau, un soutien en matière d'hygiène et de santé - tout en prévenant et en réduisant les risques à l'avenir. C'est également la raison pour laquelle l'IFRC exhorte les dirigeants mondiaux réunis pour le sommet sur le climat COP 28 à prendre les mesures urgentes suivantes : Donner la priorité à l'action locale Augmenter le financement pour aider les communautés à s'adapter Intensifier les actions précoces et les mesures qui aident les communautés à anticiper les risques; Renforcer les systèmes de santé résistants au climat et aider les populations à prévenir, minimiser et traiter les pertes et les dommages dus aux événements climatiques. Pire avant de s'améliorer Il est essentiel d'investir davantage dans tous ces domaines pour aider les communautés à faire face, car la situation risque de s'aggraver avant de s'améliorer. Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) confirme que le changement climatique contribue déjà à l'augmentation du nombre de crises humanitaires (la température moyenne mondiale étant supérieure de 1,15 °C à la moyenne de 1850-1900). Aujourd'hui, la menace d'une nouvelle hausse des températures est bien réelle. Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, les politiques actuelles laissent présager un réchauffement de la planète de 2,8 °C d'ici à 2050. À court terme, le phénomène El Niño de cette année devrait aggraver l'impact du changement climatique induit par l'homme, poussant les températures mondiales vers des territoires inexplorés, selon l'Organisation météorologique mondiale. Les raisons d'espérer Il y a cependant quelques raisons d'espérer. Si des mesures urgentes sont prises, il est possible de ralentir ou d'arrêter de nouvelles hausses de température tout en rendant les communautés beaucoup moins vulnérables aux chocs liés au climat. Dans l'ensemble du réseau de l'IFRC, qui comprend 191 Sociétés nationales, il existe de nombreux exemples de communautés qui travaillent avec l'IFRC et d'autres acteurs pour se rendre plus résilientes afin d'éviter l'insécurité alimentaire, les risques pour la santé et les impacts économiques des catastrophes liées au climat. En Jamaïque, par exemple, la Croix-Rouge a collaboré avec une école pour étudiants sourds dans le cadre d'un projet climato-intelligent visant à renforcer la ferme autosuffisante du campus grâce à un système d'irrigation alimenté par l'énergie solaire. En Somalie, l'IFRC et le Croissant-Rouge de Somalie ont travaillé avec le village de Cuun pour rétablir de petites exploitations agricoles à l'aide d'un nouveau forage d'eau potable et d'un système de pompage, afin de les aider à faire face à de multiples années de sécheresse. "Nous avions du mal à accéder à l'eau potable pour boire, cuisiner, nous laver et assurer notre subsistance", explique Yasiin Maxamed Jamac, l'un des chefs de la communauté. "Cela a eu un impact négatif sur notre santé et notre bien-être, et il nous a été difficile de cultiver des plantes, des fruits et des légumes et d'élever du bétail. Aujourd'hui, plus de 100 ménages possèdent leur propre petite ferme - de 100 mètres sur 100 mètres - où ils cultivent une variété de fruits, de légumes et de récoltes.

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Panama: Communities are the heart of climate-crisis resilience

Au cours des cinquante dernières années, le Panama a connu une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les pluies intenses et prolongées, les tempêtes de vent, les inondations, les sécheresses, les incendies de forêt, les glissements de terrain, les cyclones tropicaux et les effets des phénomènes El Niño et La Niña. Actuellement, le Panama est confronté à une grave sécheresse. Mais ces dernières années ont également été marquées par de violentes tempêtes, telles que les ouragans Eta et Iota. Ces tempêtes ont inondé la majeure partie de Soloy, une zone qui fait partie du territoire indigène Ngäbe, et le district de Tierras Altas à Chiriquí. Cette partie du nord-ouest du Panama est également l'une des principales régions agricoles du pays et l'une des plus touchées par ces ouragans, ce qui a incité la communauté à se préparer à d'éventuels événements similaires. Depuis lors, la gestion des risques de catastrophes est devenue une tâche fondamentale, grâce à la participation active de chefs de communautés indigènes comme Dalia, Eusebio et Wilfredo de Soloy, et à l'engagement de voisins comme Doña María, qui vit à Las Nubes, dans les Tierras Altas. Ces efforts bénéficient du soutien total des acteurs locaux et, en particulier, de la Croix-Rouge panaméenne. À l'occasion du sommet mondial de la Conférence des Parties (COP) sur le changement climatique qui se tient cette semaine, l'IFRC continue d'insister sur le fait que les communautés doivent être au centre de la préparation aux catastrophes et aux crises climatiques. En voici les trois principales raisons : 1. Cela va se reproduire : Se préparer aux catastrophes récurrentes "L'une des situations qui se produisent pendant la saison hivernale est l'inondation des rivières, car nous avons un grand nombre de rivières dans la communauté, et aussi les glissements de terrain, qui laissent des maisons et des routes endommagées", explique Eusebio Bejarano, un dirigeant de la communauté de Soloy. C'est pourquoi la Croix-Rouge panaméenne a travaillé aux côtés de la communauté en préparant une évaluation et en mettant en place des brigades d'intervention communautaires. En outre, elle a commencé à utiliser un outil appelé "Nexus Environmental Assessment Tool", qui permet d'identifier rapidement les problèmes environnementaux avant de concevoir des interventions d'urgence ou de relèvement à plus long terme. Il s'agit d'un outil d'évaluation environnementale qui nous a permis de comprendre le contexte des activités menées par la communauté et, surtout, la manière dont nous pouvons travailler pour protéger les moyens de subsistance de cette communauté, qui est rurale et dépend fortement de l'agriculture de subsistance", explique Daniel González, responsable de la gestion des risques pour la Croix-Rouge panaméenne. Au niveau familial et individuel, des mesures peuvent également être prises pour protéger les habitations de personnes comme Doña María, qui vit près de la rive et a élaboré un plan d'évacuation familial. Elle est désormais prête à agir en cas d'inondation. 2. Ce sont les populations locales qui sont les premières à réagir : Renforcer les capacités de réaction des communautés Une partie du processus de préparation exige que les communautés renforcent leurs capacités d'apprentissage, techniques et de leadership afin de mieux s'adapter aux situations de crise. Cet aspect est essentiel car les organisations communautaires sont les premières à intervenir en cas de catastrophe et ont souvent accès à des zones auxquelles les acteurs internationaux n'ont pas accès. La présence de ces groupes communautaires avant, pendant et après les crises signifie qu'ils peuvent réagir plus facilement tout en favorisant la préparation et le relèvement à long terme. "Nous devons nous préparer aux premiers secours, les autorités doivent être formées, ainsi que le personnel enseignant et la communauté", explique Dalia, responsable de la brigade de soutien psychosocial de Soloy. "La Croix-Rouge a proposé différents types de formation, auxquels les jeunes ont participé, mais il faut que davantage de communautés et de jeunes s'impliquent. La mise en œuvre de projets éducatifs, tels que les écoles bleues, qui intègrent l'apprentissage de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène (WASH), le recyclage et les jardins scolaires, est un exemple des actions menées par les communautés avec le soutien de la Croix-Rouge panaméenne. "Nous avons formé la brigade de lutte contre les incendies et la brigade de premiers secours, mais nous avons également travaillé sur le renforcement de la résilience dans trois écoles à Alto Bonito, Boca de Remedio et Soloy", explique Daniel González, Responsable de la gestion des risques à la Croix-Rouge panaméenne. "En outre, nous leur avons fourni des trousses de premiers secours et des panneaux rigides, ainsi qu'une formation pour les enseignants et la communauté éducative." 3. Les communautés savent ce qui est en jeu: Renforcer la résilience des communautés Les communautés sont au cœur de la préparation aux crises climatiques car elles savent ce qui est en jeu - leur environnement et la survie de leur mode de vie. Face à la crise climatique et à des scénarios de plus en plus incertains, c'est pourquoi la Croix-Rouge travaille avec les communautés pour renforcer la résilience locale aux chocs liés au climat. « Nous avons travaillé main dans la main avec la Croix-Rouge, en organisant et en préparant les situations qui se sont produites avec la crise climatique, en nous concentrant beaucoup sur la communauté, en travaillant avec les dirigeants, en travaillant avec les autorités et en visitant les communautés», déclare Eusebio Bejarano. La résilience communautaire permet aux communautés de se préparer aux catastrophes et de créer un avenir sûr, sain et prospère. Pour ce faire, les communautés doivent enregistrer des informations sur tous les risques pertinents et leurs causes, les menaces sanitaires, les dangers, les conflits, la violence, les crises climatiques et la dégradation de l'environnement. Ce n'est qu'alors qu'elles pourront fixer ensemble des priorités et décider de la meilleure façon d'y faire face. Wilfredo, un autre dirigeant de Soloy, souligne l'importance de promouvoir l'empathie et l'attention collective et insiste sur l'importance de prendre soin de la nature. Il souligne que les montagnes et les rivières sont essentielles à la vie de la communauté. La population indigène Ngäbe a également souligné la nécessité de prendre en compte des éléments culturels tels que la langue lors de la planification des actions de préparation. Une communauté résiliente est une communauté expérimentée, en bonne santé et capable de répondre à ses besoins fondamentaux. C'est une communauté qui dispose d'opportunités économiques, d'infrastructures et de services bien entretenus et accessibles, et qui peut gérer ses atouts naturels en harmonie avec l'environnement. C'est une communauté qui peut se concentrer sur l'avenir et sur les choses qui lui apportent de la joie et du sens, plutôt que de se remettre continuellement des chocs soudains de la crise climatique. Des actions de préparation aux catastrophes et de résilience communautaire sont également menées au Guatemala, au Honduras, au Salvador et en Équateur, grâce au partenariat programmatique entre le réseau de l'IFRC et l'Union européenne, qui fournit un financement stratégique, flexible, à long terme et prévisible, afin que les Sociétés nationales puissent agir avant qu'une situation d'urgence ne se produise. Une communauté résiliente est une communauté expérimentée, en bonne santé et capable de répondre à ses besoins fondamentaux. C'est une communauté qui dispose d'opportunités économiques, d'infrastructures et de services bien entretenus et accessibles, et qui peut gérer ses atouts naturels en harmonie avec l'environnement. C'est une communauté qui peut se concentrer sur l'avenir et sur les choses qui lui apportent de la joie et du sens, plutôt que de se remettre continuellement des chocs soudains de la crise climatique. Des actions de préparation aux catastrophes et de résilience communautaire sont également menées au Guatemala, au Honduras, au Salvador et en Équateur, grâce au partenariat programmatique entre le réseau de l'IFRC et l'Union européenne, qui fournit un financement stratégique, flexible, à long terme et prévisible, afin que les Sociétés nationales puissent agir avant qu'une situation d'urgence ne se produise.

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Un partenariat programmatique pour impliquer encore plus de communautés dans l'année à venir

Un partenariat mondial visant à renforcer la résilience et à fournir une agence à certaines des communautés les plus vulnérables du monde se poursuivra dans sa deuxième année à la suite d'une décision de la Direction générale de la protection civile et des opérations d'aide humanitaire européennes (DG ECHO) et de l'IFRC au début de l'été 2023. Dans le cadre du partenariat programmatique, les fonds de l'Union européenne (UE) financeront jusqu'en 2024 une série de projets novateurs axés en particulier sur l'action locale pour se préparer et répondre aux crises humanitaires et sanitaires. Avec le changement climatique, les pandémies et les mouvements de population qui se multiplient, ces types de partenariats sont essentiels pour renforcer les actions d'anticipation menées au niveau local et, le cas échéant, les interventions en cas de catastrophe. "La localisation implique que les communautés locales soient aux commandes depuis l'identification des besoins en fonction des priorités et des stratégies, jusqu'à la prise de décision et la mise en œuvre", a déclaré Marwan Jilani, directeur général du Croissant-Rouge palestinien (CRP). Jusqu'à présent, le partenariat a touché plus de huit millions de personnes, aidant les communautés à réduire les risques et à réagir rapidement aux crises soudaines. Avec une augmentation de 70 millions d'euros au cours de la deuxième année, le partenariat s'élève à plus de 134 millions d'euros et sera en mesure d'atteindre beaucoup plus de personnes que lors de la première année. Toutes les activités de l'IFRC sont menées en étroite collaboration avec les sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, les communautés locales et les réseaux de volontaires. «Les besoins humanitaires augmentent et si nous voulons préparer les communautés à être plus résilientes, nous devons unir nos forces avec nos sociétés nationales et nos institutions publiques», Nena Stoiljkovic, secrétaire générale adjointe de l'IFRC chargée des relations mondiales, de la diplomatie humanitaire et de la numérisation. «​​​​​​​Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons être plus efficaces et efficients. Ce programme est le meilleur exemple que nous ayons en matière de financement à long terme et multi-pays, et il est une source d'inspiration pour des partenariats similaires à venir.»​​​​​​​ Le partenariat se concentre sur cinq domaines clés : Préparation et réponse aux catastrophes: Préparer les communautés, les sociétés nationales et les institutions de gestion des risques de catastrophes à anticiper efficacement, à réagir et à se remettre de l'impact de chocs et d'aléas évolutifs et multiples. Préparation et réponse aux épidémies et pandémies : aider les communautés à prévenir et à détecter les épidémies et à y réagir. Soutenir les personnes en mouvement: répondre aux besoins humanitaires de base des personnes déplacées; Assistance en espèces : la meilleure façon d'aider les gens est souvent de leur donner une subvention en espèces qu'ils peuvent investir localement, comme ils l'entendent. L'assistance en espèces donne aux personnes dans le besoin de la dignité et de l'autonomie. Communication des risques, engagement communautaire et responsabilité : les personnes que nous soutenons par le biais du partenariat programmatique sont des partenaires de notre travail. Nous les écoutons attentivement et agissons en fonction de leurs opinions et de leurs besoins. Au total, 12 sociétés nationales de la Croix-Rouge de l'UE participent à la mise en œuvre du partenariat programmatique dans 24 pays à travers le monde. Voici quelques exemples d'activités du partenariat : Après les incendies de Cox's Bazar au Bangladesh, le plus grand camp de réfugiés au monde, le Croissant-Rouge du Bangladesh et l'IFRC ont apporté un soutien immédiat aux familles qui avaient perdu leur maison et leur ont fourni des matelas, des couvertures et des lampes de poche. Ils ont également construit 500 abris dans le camp 11. Ces fonds ont été mis en commun avec les ressources de l'IFRC-DREF afin d'apporter une réponse globale à l'incendie. Plus de 300 000 euros provenant du partenariat programmatique ont été alloués et 2 500 personnes ont bénéficié de cette intervention d'urgence.  La Croix-Rouge du Tchad a réagi immédiatement à la crise du Soudan, en fournissant un soutien de base aux personnes fuyant le conflit et traversant la frontière vers l'est du Tchad. La flexibilité de l'instrument de financement du programme a permis d'apporter cette aide rapide et essentielle. Plus de 260 000 euros ont été alloués et 5 883 personnes ont bénéficié de cette action. Après que l'Équateur a été frappé par plusieurs catastrophes simultanées - inondations, glissements de terrain, effondrements de bâtiments, tempêtes de grêle et tremblement de terre - la Croix-Rouge équatorienne a été en mesure d'aider la population touchée en fournissant des kits pour la maison, les outils, la cuisine, l'hygiène et le nettoyage, ainsi que des moustiquaires, des couvertures et l'accès à l'eau potable. Plus de 250 000 euros ont été alloués et 13 020 personnes ont bénéficié de cette intervention. Des volontaires de la République démocratique du Congo, du Honduras, du Guatemala, du Salvador et du Panama ont été formés à l'utilisation de l'outil d'évaluation environnementale Nexus (Nexus Environmental Assessment Tool- NEAT+), afin de mieux évaluer les risques et les besoins après une catastrophe.  Au Guatemala, des volontaires ont été formés à l'utilisation de drones pour la «photogrammétrie» - le moyen moderne d'obtenir des informations fiables sur les objets physiques et l'environnement par le processus d'enregistrement, de mesure et d'interprétation d'images photographiques. Cette formation a considérablement amélioré la capacité des volontaires à évaluer les risques et à se préparer en conséquence.