Eau et assainissement

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Le pouvoir des femmes et de l’eau : rapport spécial pour la Journée mondiale de l’eau sur la manière dont les femmes du Togo rural rendent leur communauté plus sûre grâce à un accès facile à une eau propre et potable.

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Journée mondiale du lavage des mains 2025 : Des mains propres sauvent des vies

Alors que le monde célèbre la Journée mondiale du lavage des mains, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge met en lumière l’importance du lavage des mains au savon, qui protège des millions de personnes contre des maladies mortelles et renforce les communautés à travers le monde.Le lavage des mains au savon est l’un des moyens les plus efficaces et les plus abordables de prévenir les maladies, mais trop de personnes n’y ont toujours pas accès, les exposant ainsi à des infections entièrement évitables.« Des mains propres ne sont pas un luxe – c’est un droit humain fondamental », a déclaré Alexandra Machado, responsable principale de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène en santé publique à l’IFRC. « Lorsque nous investissons dans le lavage des mains, nous investissons dans des enfants en meilleure santé, des économies plus fortes et des communautés plus résilientes. »Des évidences clairesLes preuves sont claires : une bonne hygiène des mains, grâce au lavage au savon ou à la friction hydroalcoolique, peut réduire considérablement la transmission de maladies qui coûtent chaque année la vie à des millions de personnes. (Voir comment le lavage des mains permet de réduire les cas de diarrhée et d’infections respiratoires).Au-delà de la prévention des maladies, l’hygiène des mains apporte de nombreux autres bénéfices. Des études montrent qu’elle réduit l’absentéisme scolaire et améliore le bien-être, la dignité et la productivité — créant ainsi des effets positifs en chaîne qui renforcent l’ensemble des communautés.Société du Croissant-Rouge du Bangladesh: Promouvoir de saines habitudes dans les camps de réfugiésDans le camp 13 de Cox’s Bazar, Sayedul Amin et son épouse Setara Begum ont transformé leur abri en un véritable modèle de vie saine. Leur maison est propre et bien organisée, avec un petit jardin où poussent des légumes frais.Leurs deux fils ont appris à se laver les mains régulièrement, une habitude que leurs parents pratiquent et enseignent chaque jour.La famille a appris les bonnes pratiques d’hygiène grâce à Marijan, une volontaire de santé de la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh qui a rendu visite à leur communauté.Sayedul a commencé à nettoyer régulièrement les alentours de leur abri et s’est assuré que son épouse et ses enfants suivent de bonnes routines d’hygiène. Lorsqu’une épidémie de gale a frappé le camp 13, leur foyer est resté épargné — un résultat évident de leur assiduité au lavage des mains et à leurs pratiques d’hygiène.Sayedul est devenu un modèle pour les autres membres de sa communauté. Son histoire inspire ceux qui peinent encore à s’adapter à la vie dans le camp.« Je leur dis — regardez-moi. J’étais autrefois malade et sans espoir. Mais quelqu’un a cru en moi, et j’ai décidé de changer », confie-t-il.Société de la Croix-Rouge du Népal : Stopper le choléra dans son élanDans la province de Madhesh, au Népal, une grave sécheresse a provoqué une épidémie de choléra en raison du manque d’eau potable et d’eau pour l’hygiène.Depuis juillet 2025, les volontaires de la Croix-Rouge du Népal travaillent dans huit districts touchés pour aider les populations à rester en sécurité et en bonne santé. Les volontaires enseignent aux familles les techniques adéquates de lavage des mains à travers des démonstrations à domicile. Cela est particulièrement important, car le lavage des mains au savon peut réduire les maladies diarrhéiques comme le choléra de 30 %.Ils fournissent également de l’eau potable grâce à des camions-citernes et à l’installation de réservoirs d’eau, distribuent du savon et des comprimés de traitement de l’eau, installent des latrines d’urgence et font du porte-à-porte pour diffuser des messages de santé. Jusqu’à présent, la Croix-Rouge du Népal a sensibilisé plus de 1 300 personnes à l’hygiène et distribué de l’eau potable à des milliers d’autres dans les districts touchés.Société de la Croix-Rouge de l’Ouganda : Protéger les élèves lors des épidémiesEn mars 2025, les volontaires de la Société de la Croix-Rouge de l’Ouganda, dans le district de Wakiso, au centre du pays, ont livré plus de 60 dispositifs de lavage des mains aux écoles et aux bureaux du district, dans le contexte des épidémies persistantes de Mpox et d’Ebola.Les volontaires ont sensibilisé les élèves aux techniques appropriées de lavage des mains et leur ont expliqué les signes d’alerte des deux maladies, les encourageant à informer immédiatement leurs parents ou leurs enseignants s’ils constatent des symptômes.Dans les établissements de santé, une bonne hygiène des mains protège contre les infections et contribue à lutter contre la menace croissante de la résistance aux antimicrobiens. Elle participe également à la réduction des maladies tropicales négligées.Croissant-Rouge arabe syrien : Apprendre aux élèves à rester en bonne santéÀ Hama, les équipes de sensibilisation à la santé du Croissant-Rouge arabe syrien enseignent aux élèves les maladies liées à l’eau et à l’hygiène.Dans le cadre d’une campagne de deux mois soutenue par la Croix-Rouge norvégienne, les volontaires ont sensibilisé plus de 21 500 élèves dans 34 écoles.Les équipes ont travaillé avec des élèves du primaire, de la 1re à la 6e année, en utilisant des leçons adaptées à chaque groupe d’âge. Les volontaires ont animé des séances interactives sur la propagation et la prévention des maladies diarrhéiques, ainsi que sur les étapes correctes du lavage des mains, tout en déconstruisant les idées reçues sur l’hygiène personnelle.Croix-Rouge équatorienne : Intégrer le lavage des mains aux campagnes de vaccinationLorsque les volontaires de la Croix-Rouge équatorienne se sont rendus en mars 2025 dans des communautés difficiles d’accès du district de Mastrantral, sur la côte de l’Équateur, pour administrer des vaccins, ils ont également mené des démonstrations de lavage des mains et souligné l’importance d’avoir les mains propres.Ce travail s’inscrit dans le cadre du Partenariat programmatique entre l’IFRC, les Sociétés nationales et l’Union européenne.« Certains endroits sont difficiles à atteindre, mais nous faisons de notre mieux pour rejoindre ces communautés qui en ont besoin », explique Lisette Pinargote Villón, volontaire à la Croix-Rouge équatorienne. « Nous avons appris à la communauté l’importance du lavage des mains et la nécessité de se protéger contre les maladies courantes ici, comme la dengue. »En intégrant la promotion du lavage des mains aux activités de vaccination, la Croix-Rouge veille à ce que les familles bénéficient d’un soutien sanitaire complet.Cette approche combinée aide les communautés à rester en bonne santé non seulement grâce à la vaccination, mais aussi grâce aux gestes quotidiens qui préviennent la propagation des maladies.Un appel à l’action : devenez un héros du lavage des mainsÀ l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge appelle chacun à reconnaître le lavage des mains comme un élément essentiel de la santé et de la dignité dans chaque communauté.Chacun peut devenir un héros du lavage des mains. Les enseignants peuvent en faire une habitude quotidienne dans les salles de classe. Les agents de santé et les responsables peuvent s’assurer que les établissements disposent de savon et d’eau pour les patients et le personnel.Les leaders communautaires peuvent promouvoir l’installation de points de lavage des mains dans les espaces publics et lors des situations d’urgence. Les décideurs politiques peuvent veiller à ce que des installations de lavage des mains soient prévues dans chaque école, centre de santé et plan communautaire.En cette Journée mondiale du lavage des mains – et chaque jour – unissons nos efforts pour que chacun, partout, ait accès au savon et à l’eau nécessaires pour rester en bonne santé et en sécurité.En savoir plus sur le travail de l’IFRC dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène.

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Bangladesh : Après la tempête, l'espoir renaît grâce à l'aide apportée pour les moyens de subsistance et les abris.

Professeur particulier de profession, Shanjeet a toujours compté sur ses élèves pour joindre les deux bouts, et il a constamment peiné à couvrir ses besoins essentiels avec ses revenus limités.Et cela, c’était avant que le cyclone ne détruise presque tout ce qu’il possédait et dont il dépendait pour vivre. Comme beaucoup d’autres, Shanjeet a tout perdu lorsque le cyclone Remal a frappé son village en mai 2024. Sa maison, ses arbres, ses livres, son puits tubulaire et ses latrines ont tous été emportés.« Ce fut une nuit horrible, sans sommeil », se souvient-il. « J’étais au refuge contre le cyclone. Quand je suis rentré le lendemain matin, j’ai trouvé de l’eau jusqu’aux genoux tout autour. Ma maison était détruite. Mes livres préférés flottaient dans l’eau boueuse. Le vieux manguier de ma cour, sous lequel j’enseignais à mes élèves, était tombé directement sur ma maison. »Mais aujourd’hui, autour de lui, une nouvelle lueur d’espoir prend racine. Pendant que Shanjeet prononçait ces mots, un volontaire de la Jeunesse du Croissant-Rouge plantait un nouveau manguier exactement à l’endroit où se dressait l’ancien.C’est un symbole puissant de renouveau et d’espoir, rendu possible grâce à l’Initiative de relèvement après le cyclone Remal de l'IFRC mise en œuvre par la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh. Avec le soutien de cette initiative, Shanjeet a pu reconstruire entièrement un nouvel abri et des latrines, ainsi qu’améliorer ses moyens de subsistance.Comme il vit de l’enseignement, Shanjeet a utilisé l’aide pour ses moyens de subsistance afin d’acheter des fournitures scolaires comme des cahiers, des stylos et d’autres articles.« Je n’ai eu aucun revenu pendant des mois après le cyclone. Aujourd’hui, mes élèves sont de retour et j’ai une petite boutique soutenue par le Croissant-Rouge, où je gagne un peu plus en leur vendant des fournitures scolaires », explique-t-il.« Je m’engage peu à peu dans une nouvelle vie que je n’aurais jamais imaginée. J’aime passer du temps avec mes élèves, qui sont pour la plupart des enfants. En même temps, j’essaie de rester fort, car on ne sait jamais quand le prochain cyclone ou désastre surviendra. Mais cette fois, je veux être mieux préparé. »Reconstruire des foyers et la dignité : l’histoire de Khalil et TaslimaDans le village de Saudkhali, dans le sous-district d’Indurkani, une histoire similaire est en train de s’écrire. Khalil, âgé de 60 ans, et son épouse Taslima font partie des nombreuses personnes qui participent également au projet de relèvement.Leur village est situé au bord de la rivière Bageshwari, qui se jette dans la baie du Bengale. La communauté a été durement touchée par le cyclone Remal, qui a détruit des centaines d’abris, d’installations sanitaires et de moyens de subsistance.Khalil est en situation de handicap, et la famille dépend du revenu de son épouse, qui travaille comme employée domestique dans différentes maisons du village. Ses gains sont bien inférieurs à un salaire décent, et ils ont toujours eu du mal à couvrir leurs besoins essentiels. Leur petite maison a été détruite et emportée lors du passage du cyclone.Lorsque Khalil a évoqué sa situation actuelle devant sa nouvelle maison, construite grâce à l’initiative de la Fédération internationale, le bonheur et le sourire qui illuminaient son visage étaient inestimables.« Je suis très heureux ! » dit-il en souriant. « J’ai reçu du bétail, des poules, des canards, une nouvelle maison et des latrines. Je ne sais pas comment décrire la paix que nous ressentons aujourd’hui. »« Nous n’avons pas encore commencé à gagner de l’argent car les poules ne pondent pas encore, mais pour la première fois de ma vie, je vais pouvoir percevoir un revenu. »Histoires de relèvement à travers les zones touchées par le cycloneAvec le soutien de l’opération de relèvement post-cyclone menée par la Fédération internationale et la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh, des histoires comme celles-ci se répètent dans toutes les zones touchées par le cyclone. Des personnes et des familles ont reçu une aide financière leur permettant de répondre à leurs besoins spécifiques dans différentes catégories.Dans le cadre de cette initiative, par exemple, les familles ont reçu 85 000 takas bangladais (environ 695 USD) pour le logement, 25 000 BDT (205 USD) pour construire ou réparer des latrines, et 35 000 BDT (286 USD) pour reconstruire leurs moyens de subsistance.Pour bénéficier du soutien destiné aux activités génératrices de revenus, chaque famille a soumis une demande écrite précisant l’option de soutien qu’elle préférait, en fonction de son savoir-faire, de sa localisation, de sa situation, du temps disponible et des besoins familiaux.À la date de cette publication :192 familles ont reçu du bétail (vaches et chèvres),12 familles ont reçu un appui pour l’élevage de volailles,23 familles ont été soutenues pour démarrer de petites entreprises (boutiques, couture, etc.),36 familles ont reçu des bateaux et du matériel de pêche,17 familles ont reçu des charrettes-vans.Dans les districts de Pirojpur et de Khulna, deux zones particulièrement touchées, un total de 535 familles ont été aidées pour la construction ou la réparation de latrines, dans le cadre de l’appui en eau, assainissement et hygiène, ainsi que pour la reconstruction d’abris. En complément du soutien apporté aux ménages, les efforts de relèvement ont inclus l’installation de nouveaux puits tubulaires.Rédigé par Shameul Islam Shovon, révisé par Raqibul AlamDécouvrez d’autres témoignages sur les actions de relèvement menées par la Fédération internationale et le Croissant-Rouge du Bangladesh après le cyclone Remal :Bangladesh : Un an après le cyclone, une nouvelle maison et un nouveau chariot à jus redonnent espoir à la famille

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Choléra en Côte d’Ivoire : Dans une communauté vivante au bord de l’eau, la Croix-Rouge s’engage contre la maladie

Lorsque sept personnes sont décédées en l’espace de quelques jours à Vridi Ako en mai 2025, personne ne soupçonnait le choléra.Beaucoup pensaient que ces décès étaient le résultat d’une malédiction ou de pratiques fétichistes, croyances encore profondément ancrées dans ce village côtier de la municipalité de Port-Bouet en Côte d'Ivoire, perché entre la lagune Ebrié et l’Océan Atlantique. « Nous ne comprenions pas », explique N'Sranna Sagou Hervé, le chef du village. « Beaucoup d’entre nous pensaient que c’était spirituel. »Cependant, un détail troublant reliait tous ces décès : les victimes avaient tous souffert de diarrhées, de vomissements et de douleurs abdominales. Ces symptômes étaient suffisamment alarmants pour que les autorités sanitaires lancent une enquête. Les tests en laboratoire ont confirmé ce que peu de gens avaient imaginé : le choléra, une maladie d’origine hydrique qui n’avait pas été observée en Côte d'Ivoire depuis 15 ans, était de retour.Et il s’est répandu dans plusieurs localités du pays.Au 3 août, 491 cas de choléra et 20 décès avaient été signalés dans tout le pays. A lui seul, le village de Vridi Ako comptait 198 cas et 7 décès. L’épidémie s’est depuis propagée à d’autres localités, notamment Yopougon Est, Sa Sandra (San Pedro) et Jacqueville.A Vridi Ako, la plupart des habitants vivent dans des habitations de fortune, avec un accès très limité à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates. C’est aussi un village cosmopolite de plus de 19 000 personnes en provenance de toute l’Afrique de l’Ouest, notamment du Ghana, du Liberia, du Mali, de la Sierra Leone, de la Guinée et du Sénégal.Toutes les conditions sont réunies pour favoriser la propagation rapide de la maladie à une plus grande échelle.Une réponse rapide et coordonnéeLa Croix-Rouge de Côte d’Ivoire, soutenue par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et d’autres partenaires du Mouvement, a été parmi les premiers à intervenir. En étroite collaboration avec le ministère de la Santé, l'OMS et l'UNICEF, la Croix-Rouge a lancé une opération d’urgence rapide et multisectorielle visant à contenir l’épidémie.Les principales mesures prises ont consisté à mobiliser et à former plus de 125 volontaires, à sensibiliser les communautés, à désinfecter les zones à haut risque, à installer des dispositifs de lavage des mains, à identifier les cas suspects et à les orienter vers les centres de santé pour qu’ils y soient traités.L’engagement communautaire est au cœur de la réponse. Les volontaires de la Croix-Rouge font du porte-à-porte, s’expriment dans les langues locales, et expliquent aux populations, ce qu'est le choléra et comment il se propage, et surtout, comment le prévenir.« Au début, cela n’était pas facile. Les gens avaient peur », explique Aichatou Souley, l’une des volontaires formés. « Ils avaient entendu parler du choléra, mais ne savaient pas comment se protéger. Nous devions leur offrir plus que des informations, nous devions instaurer un climat de confiance. »A Vridi Ako, des dispositifs de lavage des mains ont été installés dans les principaux lieux publics, notamment sur le très animé quai où des bateaux transportent chaque jour des centaines de passagers à travers la lagune d'Ebrié. Le risque de contamination y est élevé, mais le niveau de vigilance l’est tout autant.Chaque jour, Konan Coulibaly et une équipe de volontaires s’assurent que tous les passagers se lavent les mains avant d’embarquer ou de débarquer. A quelques mètres de là, Amadou Tembaly, un autre volontaire désinfecte, méthodiquement les bateaux avec une solution chlorée.« C’est un travail à priori simple, mais qui fait vraiment la différence », explique Amadou. « Chaque bateau ou moto-taxi que nous nettoyons réduit les risques de propagation de la maladie.»Pour soutenir cette intervention, l’IFRC a alloué 159 915 francs suisses provenant de sonFonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF). La maladie se propageant à de nouvelles zones, l’IFRC travaille actuellement à tripler ce financement afin d’aider la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire à intensifier ses opérations et de répondre aux besoins croissants.

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Journée mondiale de la faim : La sécheresse provoque la faim et le désespoir dans la Corne de l'Afrique

Par Timothy Maina, IFRC, responsable de la communicationMama Mako Rooble Mataan, 45 ans, est la seule à subvenir aux besoins de sa famille de dix personnes. Ses chèvres, qui constituaient autrefois une source fiable de subsistance, peinent aujourd'hui à trouver un endroit où il y a suffisamment d'herbe à brouter.Debout près du puits presque complètement asséché, sa voix est pleine d'inquiétude.« Le temps est devenu tellement imprévisible », explique-t-elle, son regard balayant le lit d'une rivière asséchée.Aux côtés de Mama Mako se trouvait une équipe du Croissant-Rouge de Somalie (CRS), venue évaluer sur le terrain les conséquences d'une sécheresse prolongée dans la région, notamment dans le village de Mama Mako, appelé Il-Hagar, dans la région d'Awdal, au Somaliland.Trois années consécutives de pluies insuffisantes ont poussé la Corne de l'Afrique au bord de la catastrophe. Les prévisions saisonnières du Centre de prévision climatique de l'Autorité intergouvernementale pour le développement indiquent que les pluies de 2025 (avril-juin) pourraient être inférieures de 55 % à la moyenne, menaçant ainsi l'accès à l'eau et la production alimentaire. Plus de 3,8 millions de personnes sont aujourd'hui confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.La terre craquelée et les togs (lits des rivières saisonnières) asséchés racontent l'histoire. Des collines et des montagnes broussailleuses et déchiquetées se dressent au-dessus de plaines brûlées par le soleil après l'échec des pluies du Deyr (octobre-novembre), suivies d'une rude saison sèche du Jilal (décembre-mars).Conscient de l'aggravation de la catastrophe, le Croissant-Rouge de Somalie a activé ses protocoles d'action précoce (EAP) pour la sécheresse, déclenchant des évaluations rapides et des distributions préventives d'aide et d'allocations en espèces à 1 330 ménages pour répondre à des besoins alimentaires et médicaux urgents. Depuis, la crise a déclenché une allocation de 984 393 francs suisses du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), afin d'apporter un soutien vital pendant six mois à 5 800 familles (environ 34 800 personnes) au Somaliland et au Puntland.L'intervention renforcée maintient des services intégrés d'aide financière, de santé, d'assainissement de l'eau et d'hygiène (EHA), par le biais d'opérations d'urgence coordonnées, en donnant la priorité aux groupes vulnérables tout en renforçant la résilience des communautés face aux conditions de sécheresse actuelles, grâce à des secours immédiats et à des mesures de préparation.Les équipes de santé, par le biais de cliniques fixes et mobiles, ont fourni des services de nutrition et d'éducation à l'hygiène, tandis que les programmes WASH ont réhabilité des sources d'eau pour 30 000 personnes.Pour les 300 familles qui vivent à Il-Hagar, l'existence dépend du bétail. Alors que les puits s'assèchent et que les pâturages disparaissent, chaque jour qui passe resserre l'étau de la sécheresse.Plus loin dans le district de Lughaya, à Gargaara-Baki, la sécheresse implacable a entraîné la mort du bétail, la destruction des moyens de subsistance et la famine des familles. La fermeture de l'unique clinique de santé maternelle et infantile (SMI) en raison de coupes budgétaires a aggravé la catastrophe, laissant la communauté sans soins médicaux alors que les familles déplacées par le climat y cherchent refuge.Le manque de pâturages a rendu le bétail malade et mourant, tandis que les maladies mineures représentent désormais un risque mortel en raison de l'absence de clinique locale. Face à cette crise, Mama Xalimo Abdilahi Mohamed, mère de sept enfants et propriétaire d'une petite entreprise, est à la tête d'un groupe de femmes solidaires.« Nous avons tout perdu, sauf les uns les autres », dit-elle. « Ensemble, nous mettons en commun le peu que nous avons - céréales, salaires, espoir - pour maintenir nos enfants en vie. C'est notre façon de rester forts ».Entre-temps, de plus en plus de personnes viennent au village parce qu'elles ne peuvent plus survivre seules dans des régions plus éloignées. Abdinassir Hassan Haji, chef du village et père de onze enfants, porte le double fardeau de sa famille et des personnes déplacées.« Nous devons subvenir aux besoins d'un si grand nombre de personnes maintenant », dit-il, les sourcils froncés. « Leur arrivée vient s'ajouter à nos difficultés.Malgré les défisLe manque d'infrastructures fonctionnelles joue également un rôle dans certaines régions.Dans le district voisin de Garbo Dadar, dans la région d'Awdal, par exemple, une source d'eau autrefois fiable, construite après le passage du cyclone Sagar en 2018, est tombée en panne, laissant 3 500 ménages en situation de crise.Le maire Jamaal Muumin Caare explique que des années de sécheresse et de conditions météorologiques irrégulières ont asséché la pompe, obligeant les habitants à parcourir de longues distances pour s'approvisionner en eau, ce qui aggrave leurs difficultés quotidiennes.Malgré les difficultés, cette communauté résiliente a créé un hôpital local et un centre d'enseignement et de formation techniques et professionnels afin d'améliorer les moyens de subsistance.Le centre d'enseignement et de formation techniques et professionnels propose une formation pratique aux métiers et à l'entrepreneuriat, tandis que le centre médical offre des services de santé et des possibilités d'emploi.Cependant, le Dr Ahmed Saeed, médecin-chef de l'hôpital, insiste sur l'urgence de moderniser le système médical : « Nous manquons d'une salle d'opération, de fournitures essentielles et de personnel », explique-t-il. « Sans cela, des vies sont en danger.Un long chemin vers l'eauL'histoire est similaire dans la région de Sahil. Dans le village de Robo Robo, dans le district de Sheekh, Aadan Ali Nur, un agropastoraliste âgé, évoque les longues distances à parcourir pour trouver de l'eau.« Parfois, nous nous cotisons tous pour payer le transport de l'eau par camion, mais cela coûte tellement cher. »Dans le village voisin, Ximan, Muse Hayan Elmi regarde avec inquiétude le seul réservoir d'eau (berked) qui reste.« Pour conserver le peu d'eau dont nous disposons, nous emmenons nos chameaux vers des sources d'eau éloignées, tout en permettant aux chèvres et aux veaux de s'abreuver plus près de chez eux », explique-t-il.Dans de nombreux cas, les habitants ont été contraints de quitter complètement leur village en raison du manque d'eau pour l'usage quotidien, le bétail ou l'agriculture. Le camp de personnes déplacées de Geed Abokor à Burco, dans la région de Togdheer, au Somaliland, abrite environ 1 000 ménages déplacés, principalement des éleveurs, contraints de quitter leurs terres en raison de la sécheresse récurrente et des conditions climatiques insupportables.En l'absence d'un centre de santé fonctionnel, les habitants doivent soit attendre les missions médicales humanitaires, soit parcourir plus de 20 kilomètres jusqu'à la ville de Burco pour obtenir des soins.La crise la plus immédiate, cependant, est la pénurie d'eau. L'unique berked (réservoir d'eau traditionnel) du camp est à sec depuis des mois, ce qui rend les familles dépendantes du coûteux transport de l'eau par camion.Chaque ménage doit puiser dans ses maigres ressources pour financer les livraisons hebdomadaires, une solution insoutenable pour des personnes déjà privées de leurs moyens de subsistance.Abdikadir Osman, le chef du camp, ajoute : « Le réservoir est à sec depuis des mois. Maintenant, tout le monde paie pour avoir de l'eau par camion, alors qu'ils ont à peine les moyens de s'en procurer ».Outre l'eau, le camp est confronté à des latrines inadéquates, à de mauvaises conditions sanitaires et à l'absence de gestion du camp, ce qui exacerbe les risques sanitaires.Dahir Noor, mère de six enfants, décrit le désespoir : « Nous attendons les camions-citernes. S'ils ne viennent pas, nous nous rendons dans les zones rurales, collectons l'eau que nous pouvons et la ramenons à dos d'âne pour la partager équitablement. Nous ne pouvons pas surcharger les villes voisines, car leurs ressources sont également limitées.

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Communiqué de presse

L'IFRC soutient les communautés touchées par une marée noire et des inondations en Équateur

Quito/Panama City/Genève, 25 mars - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence de 4 millions de francs suisses afin de protéger la santé et les moyens de subsistance des communautés équatoriennes touchées par les inondations en cours et la marée noire dévastatrice qui s'est produite le 13 mars. L'accumulation de ces catastrophes a touché plus de 500 000 personnes dans les provinces d'El Oro, Esmeraldas, Guayas et Manabi. L'IFRC a également alloué 497 000 CHF de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF) sur les 4 millions de CHF nécessaires pour que l'aide parvienne immédiatement aux communautés.A Esmeraldas, la marée noire a contaminé le fleuve Esmeraldas, plusieurs de ses affluents et la côte nord du pays, obligeant le gouvernement à déclarer l'état d'urgence. Depuis le premier jour, les volontaires de la Croix-Rouge équatorienne sont sur le terrain pour distribuer des réserves d'eau d'urgence, prodiguer les premiers soins et évaluer l'impact de la marée noire. L'atténuation des risques liés à la présence de traces d'hydrocarbures dans l'eau potable est une priorité. La marée noire a contraint les autorités locales à suspendre l'approvisionnement en eau courante et à activer la distribution par camions-citernes. Trois stations de purification d'eau de la Croix-Rouge ont été installées et ont produit 152 000 litres d'eau propre en deux jours, ce qui est suffisant pour répondre aux besoins de base de 10 000 personnes.« La marée noire à Esmeraldas est une catastrophe environnementale et humanitaire qui a un impact profond sur les communautés locales. La Croix-Rouge équatorienne a déployé toutes ses ressources pour apporter une aide immédiate, mais le soutien international est essentiel pour aider un plus grand nombre de personnes, garantir une réponse plus efficace et accélérer le rétablissement à long terme. Ce n'est qu'en travaillant ensemble que nous pourrons assurer un avenir plus sûr aux communautés touchées et à notre environnement », a déclaré le Dr Roque Soria, président de la Croix-Rouge équatorienne.L'appel d'urgence de l'IFRC permettra à la Croix-Rouge équatorienne d'élargir sa réponse aux deux crises, dans le but d'assister plus de 175 000 personnes au cours des 12 prochains mois. L'opération se concentrera sur la fourniture d'eau potable et de soins médicaux, y compris un soutien à la santé mentale. Les volontaires de la Croix-Rouge fourniront également des abris aux personnes dont les maisons ont été endommagées, des articles d'hygiène et ménagers de première nécessité, ainsi que des transferts d'argent aux familles les plus touchées. « Le pays est confronté à une urgence de santé publique. L'exposition aux produits toxiques, la contamination de l'eau, la prolifération des maladies et l'insécurité alimentaire causées par les inondations et la marée noire menacent des communautés entières, et si nous n'agissons pas maintenant, les effets à long terme seront dévastateurs. Nous avons besoin d'une action urgente et coordonnée pour protéger la santé des populations, garantir l'accès à l'eau potable et prévenir d'autres dommages », a déclaré Loyce Pace, directeur régional de l'IFRC pour les Amériques.La Croix-Rouge concentrera sa réponse aux deux catastrophes dans les zones les plus durement touchées, en répondant aux besoins des familles déplacées dans des abris temporaires, en particulier les familles monoparentales avec de jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées. La Croix-Rouge soutiendra également les communautés rurales et riveraines, y compris les populations indigènes confrontées à des risques environnementaux et à la perte de leurs moyens de subsistance traditionnels.Pour plus d'informations et pour organiser un entretien, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Panama - Susana Arroyo Barrantes +50769993199A Genève – Tommaso Della Longa +41797084367 Hannah Copeland +41762369109

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Journée mondiale de l'eau 2025 : La Croix-Rouge angolaise et l'IFRC apportent de l'eau potable ainsi que des messages sur l'hygiène aux communautés durement touchées par le choléra

Depuis qu'une épidémie de choléra a été confirmée en Angola le 7 janvier 2025, les volontaires de la Croix-Rouge angolaise ont été en première ligne pour aider les gens à éviter d'être exposés à cette maladie d'origine hydrique souvent mortelle. Parfois, ils ont même apporté de l'eau dans les communautés dans des seaux, en équilibre sur leur tête, pour préparer des solutions d'hydratation orale ou fournir aux populations de l'eau potable.L'épidémie s'est déclarée à Cacuaco, une banlieue de la province de Luanda, qui abrite la capitale du pays et environ 1,2 million d'habitants. Depuis, la maladie s'est propagée à 14 provinces et 57 municipalités, Luanda signalant le plus grand nombre de cas (3 788).« Le vaccin oral contre le choléra est un outil important dans la lutte contre le choléra et c'est la première fois qu'il est utilisé en Angola, mais nous devons toujours le combiner avec d'autres mesures préventives telles que le traitement de l'eau, le lavage des mains avec du savon et l'assainissement.Catarina Laurinda, coordonnatrice de la réponse de la Croix-Rouge angolaise à l'épidémie de choléraL'épidémie continue de s'aggraver en raison des mauvaises conditions sanitaires, de l'accès limité à l'eau potable et de la forte densité de population. Dans la province de Cuanza Norte, la maladie fait des victimes à un rythme alarmant. Depuis le début de l'épidémie, la Croix-Rouge angolaise a formé 478 volontaires dans six provinces (Luanda, Bengo, Cuanza Norte, Cuanza Sul, Uige et Zaire) afin d'aider le ministère de la santé à sensibiliser la population.Les volontaires ont diffusé des informations sur les causes et les symptômes du choléra, les mesures de prévention et la promotion de l'hygiène par le biais du porte-à-porte et de la communication de masse dans les écoles, les marchés et d'autres lieux publics.« Nos volontaires se rendent dans les foyers situés dans les points chauds du choléra, aident le ministère de la santé à mettre en place des installations de lavage des mains dans les endroits clés et fournissent de l'eau salubre et traitée ainsi que des solutions de nettoyage aux ménages », explique Catarina Laurinda, qui coordonne la réponse au choléra pour la Croix-Rouge angolaise.« Dans le cadre des efforts de désinfection de l'eau, ils ont distribué plus de 20 000 comprimés de traitement de l'eau dans les communautés touchées.Les volontaires de la Croix-Rouge angolaise suivent également les voies de transmission du choléra et veillent à ce que les populations aient accès à un approvisionnement en eau salubre et à des services d'assainissement et d'hygiène. Les équipes traitent les personnes au niveau communautaire en administrant une thérapie de réhydratation orale aux personnes atteintes de choléra et orientent les cas les plus graves vers les hôpitaux.« Lorsque l'épidémie de choléra a éclaté à Cacuacuo, nous avons commencé par distribuer des comprimés de traitement de l'eau pour que la population ait accès à de l'eau potable », explique Joana Manuel Joao, volontaire de la Croix-Rouge angolaise.« De cette façon, les malades pouvaient préparer les sels de réhydratation orale. Nous avons ensuite montré comment utiliser les comprimés et comment stocker correctement l'eau afin qu'elle ne soit pas contaminée. »L'une des principales façons dont les volontaires soutiennent la campagne de vaccination contre le choléra est d'instaurer la confiance et de s'engager auprès des communautés. Les volontaires s'adressent aux chefs traditionnels des communautés et diffusent des informations sur le vaccin contre le choléra et sur les bonnes pratiques en matière d'hygiène et d'assainissement.« Le vaccin oral contre le choléra est un outil important dans la lutte contre le choléra et c'est la première fois qu'il est utilisé en Angola », ajoute Catarina Laurina, “mais nous devons toujours le combiner avec d'autres mesures préventives telles que le traitement de l'eau, le lavage des mains avec du savon et l'assainissement”.Le défi le plus important, cependant, est de s'assurer que les futures épidémies peuvent être évitées.« Avec les outils dont nous disposons aujourd'hui et les connaissances que nous avons depuis plus d'un siècle, le choléra ne devrait pas être un problème de santé publique », déclare Alexandra Machado, actuellement en Angola en tant que coordinatrice de la santé publique de l'IFRC. « Ces dernières années, les épidémies de choléra sont devenues un phénomène annuel dans cette région ».« C'est pourquoi l'IFRC aide les Sociétés nationales et les communautés à mieux se préparer, afin qu'elles soient en mesure de prévenir le choléra et d'autres épidémies au niveau communautaire. » Ce travail de préparation et de développement est un élément clé du Plan d'éradication du choléra de la FICR, qui souligne que les services d'eau et d'assainissement doivent être accessibles à tous - et pas seulement en réponse à des épidémies ou à des situations d'urgence.« Si nous voulons vraiment mettre fin au choléra, nous devons en reconnaître les causes profondes », explique Naemi Heita, qui dirige le bureau du groupe sectoriel de l'IFRC à Maputo et en Angola. « Les gouvernements, les ONG et le secteur privé doivent se mobiliser et augmenter les investissements dans les infrastructures d'eau, d'assainissement et d'hygiène, ainsi que dans les systèmes sanitaires et sociaux, afin qu'ils puissent résister aux retombées des catastrophes, des conflits et du changement climatique. »En savoir plus sur l'approche de l'IFRC en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène :Page internet de l'IFRC sur l'eau, l'assainissement et l'hygièneRessources de l'IFRC sur l'eau et l'assainissement pour les praticiens WASHL'IFRC et la Journée mondiale de l'eauAutres articles sur la Journée mondiale de l'eau 2025Journée mondiale de l'eau 2025 : Des glaciers à l'évier de cuisine, une histoire d'eau et de résilience dans deux villages de montagne au TadjikistanJournée mondiale de l'eau 2025 : L'eau propre, c'est la sécurité, la santé et bien plus encore

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World Water Day 2025: From glaciers to the kitchen sink, a story of water and resilience from two mountain villages in Tajikistan

"The situation was particularly challenging ... We had to bring water from glacial melt water in the mountains, located 3,000 meters above sea level and 10 kilometres away from the village."Dr. Saadi Izatov, Head of the Health Department at the Red Crescent Society of TajikistanIn the shadow of Tajikistan's towering mountains, a daily struggle plays out for the people who call these remote villages home. Families with sufficient economic status, purchase water for their needs.Other families, for whom the economic burden does not allow for permanent water storage, are forced to trek for hours across rugged terrain to collect water from distant glacial streams and springs. It’s an exhausting routine that defines life in communities like Sangchashma and Nilu.This reality reflects a startling paradox: while Tajikistan holds 60 per cent of Central Asia's water resources, it faces the region's most severe challenges to water access – with nearly half its population lacking safely managed water.The villagers had either to collect water from the mountains or pay for the water brought by water tankers, which was a big financial burden for low-income families in these remote villages of the Hisor district. The 7-to-10-kilometer journey to collect water wasn’t just inconvenient - it was a fundamental barrier to development.Children missed school, productivity suffered, and waterborne diseases threatened public health.“Often, when we ran out of water, my sons had to get water from a spring, which is very far away,”explains Ms. Adolat Sharifova, a resident of Sangchashma village. “Because of this, they could not go to school on such days. Buying water is an impossible burden for our family.”From glacier to villageThese are some of the reasons the Red Crescent Society of Tajikistan (RCST), with support from the Japanese Red Cross Society and the IFRC, embarked on an ambitious project to change this reality.The project aimed not just to provide water infrastructure to Sangchashma, but to build community resilience and ensure access to clean water would be sustainable over the long term.For Sangchashma village, this meant laying an extensive network of heavy-duty water pipes across steep mountain terrain in order to reach the water’s source: high altitidue mountain glaciers."The situation was particularly challenging in Sangchashma village," explains Dr. Saadi Izatov, Head of Health Department at RCST. "We had to bring water from glacial melt water in the mountains, located at 3,000 meters above sea level and 10 kilometres away from the village."Rugged terrain was not the only challenge. In May 2024, unexpected mudflows rushed down local gullies and streams, severely damaged the initial construction work, requiring repairs. The mudflows highlighted another ongoing challenge: the impacts of climate change as warm weather melts glaciers at a more rapid pace, making soil less stable and susceptible to rapid erosion. This degradation of the terrain can lead to occasisonal, suddentorrents of mud and water.Despite the technical challenges, the project has transformed life for over 3,400 residents. In Sangchashma village, 300 households now have access to clean water, and importantly, the local primary school with 520 students and the village mosque are now connected to the water supply.In Nilu village, 225 households benefit from a new water system that brings spring water from 7 kilometres away. In addition, 25 water-distribution points were installed across the two villages, with special consideration for households with disabled family members.“Now the situation has changed,”says Adolat Sharifova. “We have water all day around. What you have done is you have given water to the people, and I cannot express words of my gratitude.”Locally led, community drivenProject managers say its success lies in its community-driven approach. Local authorities and community members contributed their labor and resources, covering up to 30 per cent of the construction costs.The local water department in Hisor district played a crucial role by providing technical expertise in the design of the water piping systems.Meanwhile, 44 volunteers were trained in hygiene promotion and disease prevention, and local water committees were established in both villages to maintain the water structures together with the local water department.The IFRC’s approach to WASHSimilar stories are unfolding around the world as the IFRC network and its partners engage with communities to find locally driven solutions that are participatory and community-led."Access to clean water is fundamental to health, dignity, and development," explains Oyungerel Amgaa, the Regional Health and Care Manager for the IFRC, based in Bishkek, Kyrgyzstan. "That's why our National Societies work closely with communities to build systems that last long after project completion, with local water committees ensuring sustainable management."The IFRC approach focuses on four key principles: dignity, access, participation, and safety. This means ensuring that:Everyone has reliable access to clean water they can use for drinking, cooking, and hygieneWater and sanitation systems are designed to withstand environmental challenges and climate impactsCommunities are actively involved in decisions about their water and sanitation infrastructureSpecial attention is given to the most vulnerable community members, including those with disabilitiesAs climate change continues to impact water and sanitation services globally, the IFRC has renewed its commitment to innovative, community-led solutions.Learn more about the IFRC’s work in water, sanitation and hygiene:IFRC water, sanitation and hygiene webpageRead more IFRC World Water Day 2025 stories:World Water Day 2025: Angola Red Cross and IFRC bring safe, treated water and hygiene messages to communities hard hit by cholera | IFRCWorld Water Day: After the quake, Red Cross brings life-changing water to Vanuatu’s hidden communitiesWorld Water Day 2025: Clean water is about safety, health and so much more

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Journée mondiale de l'eau 2025 : De l'eau propre, c'est la sécurité, la santé et bien plus encore

Pour la petite Alif Aqabat, élève de première année dans la ville yéménite de Dhamar, l'école aurait dû être un lieu d'apprentissage et d'épanouissement. Au lieu de cela, elle est devenue un combat quotidien.« Je ne pouvais pas utiliser les toilettes ni boire de l'eau », se souvient-elle. « J'ai dit à ma mère que je ne pouvais pas rester parce que ce n'était pas propre.Alif n'était pas la seule. L'école pour filles Asmaa de Dhamar était confrontée à une grave crise de l'hygiène. Les toilettes sont en mauvais état et l'eau potable n'est pas sûre. Les enseignants, comme Afrah Al-Ashwal, qui y enseigne depuis 15 ans, ont pu constater de visu l'impact de cette situation sur les enfants.« Nous avions beaucoup de problèmes, en particulier des élèves qui attrapaient des maladies », a-t-elle expliqué.Mais les choses allaient changer. Grâce à un projet dédié à l'eau et à l'assainissement lancé par le Croissant-Rouge du Yémen, l'école a fait l'objet de rénovations indispensables. De nouveaux robinets ont été installés et une plomberie adéquate a été mise en place dans les salles de bains.Ces travaux s'inscrivent dans le cadre de plusieurs initiatives du Croissant-Rouge du Yémen visant à améliorer ou à installer de nouveaux services d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement dans les communautés où les besoins sont les plus pressants. Ces travaux sont soutenus par une initiative conjointe de l'Union européenne et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, connue sous le nom de « Partenariat programmatique ».À l'école pour filles Asmaa, la transformation a été immédiate.« Le projet a permis de résoudre de nombreux problèmes dans l'école, notamment en ce qui concerne la santé des élèves », a déclaré la directrice Ghada El Shazmi. « Il a permis de créer un environnement attrayant et sain pour l'apprentissage.Pour Alif, ce changement ne signifiait qu'une chose : elle pouvait enfin retourner à l'école.« Un jour, j'ai appris qu'ils avaient installé des robinets d'eau potable et réparé les toilettes », raconte-t-elle. « Alors j'ai dit à ma mère que je voulais retourner à l'école.Aujourd'hui, Alif est de retour à l'école, elle apprend, grandit et rêve d'un avenir radieux. Un simple changement - de l'eau propre - a fait toute la différence.De la sécheresse à l'espoir : apporter de l'eau potable à Al Souq Al Jadid au YémenDans une autre communauté yéménite, une histoire similaire se déroule.Pendant des années, les femmes d'Al Souq Al Jadid, dans le district de Kharif au Yémen, ont suivi une routine quotidienne à la fois épuisante et frustrante. Avec des récipients d'eau en équilibre sur la tête, elles marchaient de longues distances jusqu'aux puits, pour finalement les trouver à sec. Parfois, elles devaient marcher encore plus loin à la recherche d'une autre source d'eau, mais leurs efforts étaient souvent déçus.Laver le linge était un autre défi. Les femmes portaient de lourds paquets de linge jusqu'aux puits, dans l'espoir de nettoyer les vêtements de leur famille, avant de découvrir qu'il n'y avait pas d'eau. Dans ce cas, leur seule option était de se rendre à près d'un kilomètre de là, vers trois bassins d'eau de pluie.Là, ils passaient la moitié de la journée à laver les couvertures, les ustensiles et les vêtements, une tâche ardue rendue encore plus difficile par la distance et le temps à parcourir.L'eau est une nécessité, non seulement pour boire, mais aussi pour tous les aspects de la vie: nettoyer la maison, faire la vaisselle, laver le linge et même hydrater les animaux.Pourtant, l'accès à l'eau potable n'est jamais garanti. Dans l'après-midi, les réserves d'eau sont souvent épuisées, ce qui oblige à se rendre une nouvelle fois au puits. L'autre solution consistait à boire dans un réservoir d'eau contaminé par la rouille, ce qui faisait de chaque gorgée un risque pour la santé.Les conséquences de la consommation d'eau contaminée peuvent être graves, voire mortelles. Au Yémen, les sources d'eau contaminées ont entraîné des épidémies de maladies telles que le choléra et d'autres problèmes de santé tels que des troubles rénaux et d'autres infections bactériennes.C'est l'une des raisons pour lesquelles le Croissant-Rouge du Yémen et le Partenariat programmatique se sont lancés dans un projet ambitieux visant à améliorer la situation à Al Souq Al Jadid.Pendant cinq mois, le Croissant-Rouge du Yémen a supervisé l'installation d'un système de distribution d'eau fiable qui apporte désormais de l'eau propre directement aux foyers. Aujourd'hui, plus de 8 000 personnes - 1 200 familles réparties dans 900 foyers - bénéficient du projet.L'époque où l'on attendait les camions-citernes, sans savoir quand la prochaine livraison arriverait, est révolue. Désormais, l'eau est pompée jusqu'à un réservoir de collecte à Al-Birr, puis distribuée directement aux foyers d'Al Souq Al Jadid.Pour la communauté, ce projet a changé la vie. Les difficultés liées à la collecte de l'eau à partir de puits situés dans des lieux éloignés sont terminées. Les femmes ne passent plus des heures sur la route ou près des bassins d'eau de pluie. Et surtout, les familles disposent désormais d'une eau propre et salubre à boire.« Nous sommes reconnaissants de ne plus aller aux puits », a déclaré un habitant. « Aujourd'hui, nous buvons de l'eau propre et tout le monde sait qu'elle est bien meilleure que celle que nous avions auparavant.Ce qui était autrefois une épreuve quotidienne n'est plus qu'un lointain souvenir. L'eau propre n'a pas seulement étanché la soif dans cette communauté, elle a transformé des vies.Apprenez-en plus sur:La journée mondiale de l'eau et l'approche de l'IFRC en matière d'eau d'hygiène et d'assainissement;Le partenariat programmatique.

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Zambie : Changer des vies et lutter contre le choléra, une goutte d'eau propre à la fois

Le choléra se développe dans les environnements où les inégalités persistent. En Zambie, où de nombreuses personnes dépendent de puits peu profonds et de latrines à fosse, les eaux souterraines contaminées et les mauvaises conditions d'hygiène créent les conditions idéales pour l'apparition de maladies. La situation s'est aggravée avec l'arrivée d'El Niño, qui a exacerbé les vulnérabilités existantes. La sécheresse a réduit les réserves d'eau potable, rendant l'accès encore plus difficile et exposant les eaux souterraines à un risque accru de contamination.Consciente de cette situation, la Croix-Rouge de Zambie a lancé une réponse à multiples facettes (soutenue par un appel d'urgence mondial lancé par l'IFRC en janvier 2024) afin non seulement de faire face à la crise sanitaire immédiate, mais aussi de s'attaquer à ses causes profondes.À l'école primaire Chimwemwe de Lusaka, par exemple, la situation était désastreuse. Avec plus de 5 800 élèves dépendant de six latrines à fosse vieillissantes, le manque d'installations d'hygiène de base mettait les élèves en danger permanent. Le choléra constituait une menace constante.La Croix-Rouge zambienne a également construit une nouvelle installation comprenant 15 toilettes à eau et des espaces dédiés à la gestion de l'hygiène menstruelle. Pour Nixon Chanda, directeur adjoint de l'école primaire de Chimwemwe, ce projet change la vie : « Ces toilettes amélioreront leur santé et renforceront l'autonomie des élèves, en particulier des petites filles, en leur offrant un environnement sûr et digne, ce qui leur permettra de se concentrer sur leur éducation et leur avenir. Nous sommes profondément reconnaissants du soutien apporté à ce problème crucial, qui aura un impact durable sur leur vie ».La transformation ne se limite pas à Chimwemwe. À l'école primaire de Balmoral, un projet similaire remplace les latrines à fosse obsolètes pour plus de 300 élèves. Dans le même temps, à l'école secondaire de Kafue, la Croix-Rouge zambienne augmente la capacité en eau en installant un réservoir d'eau et des stations de lavage des mains, garantissant ainsi aux élèves un accès fiable à l'eau potable.L'histoire se poursuit au poste de santé de Luongo, à Kitwe, où plus de 1 800 ménages dépendent de latrines à fosse partagées qui posent de sérieux risques sanitaires. Ici, la Croix-Rouge zambienne construit un bloc sanitaire moderne avec des toilettes à chasse d'eau et des stations de lavage des mains, ce qui améliore considérablement l'hygiène pour les patients et le personnel.Dans le poste de santé voisin de Chilobwe, une pompe à eau mécanisée à énergie solaire est en cours d'installation pour résoudre la crise de l'eau persistante qui frappe la communauté depuis 2019. « L'eau est un problème pour l'établissement de santé et l'ensemble de la communauté depuis des années », explique un habitant, Davies Chama. « Grâce à la Croix-Rouge de Zambie, nous avons désormais l'espoir d'un avenir plus sain. »Construire une base pour le changementL'impact des efforts de la Croix-Rouge zambienne va au-delà de l'aide immédiate. En construisant des blocs sanitaires, en réhabilitant les systèmes d'approvisionnement en eau et en améliorant l'accès à l'eau, ZRCS jette les bases d'une résilience à long terme. Avec plus de 3,2 millions de personnes ciblées d'ici à la fin 2024, l'organisation prouve que la prévention du choléra ne se limite pas aux interventions d'urgence - il s'agit de créer un avenir où l'eau potable et l'assainissement sont considérés comme un droit, et non comme un privilège.« Le choléra met en évidence les vulnérabilités de nos systèmes. En travaillant main dans la main avec les communautés, les écoles et les établissements de santé, nous comblons ces lacunes pour de bon », déclare le Dr Jack Bbabi, directeur des programmes de la Croix-Rouge zambienne. « Il ne s'agit pas seulement d'enrayer le choléra, mais d'empêcher qu'il ne revienne.Le travail de la Croix-Rouge zambienne et de l'IFRC reflète le pouvoir de l'action collective. Avec un appel d'urgence qui a dépassé son objectif, la réponse démontre ce qui est possible lorsque les ressources sont dirigées vers un changement significatif. Ces efforts ont été rendus possibles grâce au soutien généreux du Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement, de la Croix-Rouge néerlandaise, de l'IFRC et d'autres partenaires qui ont fait preuve de solidarité dans la lutte contre le choléra.

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L'initiative REACH : comment un acte simple peut avoir un impact révolutionnaire sur la santé des familles

Chaque matin, Aisha part à pied chercher de l'eau à la rivière et ramène de lourds seaux à la maison, sachant que chaque goutte est précieuse. La vie d'Aisha tourne autour de la prise en charge de ses trois jeunes enfants, mais malgré tous ses efforts pour subvenir aux besoins de sa famille, la maladie semble inévitable.Son plus jeune enfant, Musa, a souvent souffert de douloureux maux d'estomac. Les fréquents déplacements à la clinique devenaient un fardeau pour la famille. Comme beaucoup d'habitants de son village, Aisha a toujours pensé que la maladie faisait partie de la vie et qu'il fallait l'endurer.Les choses ont commencé à changer lorsque des volontaires de la Croix-Rouge nigériane sont arrivés dans son village. Ils sont venus dans le cadre de l'initiative REACH (Resilient and Empowered African Community Health), un programme de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et du Centre africain de contrôle des maladies (Africa CDC) visant à améliorer les pratiques en matière de santé et d'hygiène dans les communautés mal desservies.Les volontaires et les villageois se sont réunis à l'ombre d'un grand arbre et, avec chaleur et patience, les volontaires ont expliqué comment le lavage régulier des mains avec de l'eau et du savon peut, en fait, sauver des vies.Aisha et ses voisins ont écouté attentivement les volontaires expliquer comment le fait de se laver les mains avec du savon, en particulier avant de manger et après être allé aux toilettes, pouvait prévenir des maladies comme le choléra et la diarrhée.Pour de nombreuses personnes présentes, il s'agissait d'une révélation. Dans de nombreux villages, le savon est un luxe rare, souvent réservé à la lessive ou au bain, et rares sont ceux qui ont pensé à s'en servir pour se laver les mains. Les volontaires ont fait la démonstration d'une bonne technique de lavage des mains, montrant aux membres de la communauté comment se frotter soigneusement les mains, en atteignant chaque recoin pour éliminer les germes invisibles.Intriguée, Aisha a décidé d'essayer. Elle a installé un simple poste de lavage des mains à l'extérieur de sa maison, en utilisant un jerrican, un petit pain de savon et une corde pour faciliter le processus. Elle a enseigné cette nouvelle routine à ses enfants, qui l'ont regardée, les yeux écarquillés, lui expliquer que ce petit geste pouvait les mettre en sécurité.Au cours des semaines suivantes, quelque chose d'extraordinaire s'est produit. Musa, qui était souvent malade, est resté en bonne santé. Les inquiétudes constantes concernant les maux d'estomac et les fièvres ont diminué, et Aisha a réalisé que ce petit changement avait un effet profond sur sa famille.Il n'a pas fallu longtemps pour que ses voisins s'en aperçoivent à leur tour. L'une après l'autre, d'autres familles du village ont commencé à installer des stations de lavage des mains. Pour la première fois, la communauté découvrait un sentiment de contrôle sur sa santé.L'impact était visible. Les enfants allaient plus régulièrement à l'école, débarrassés des maladies récurrentes qui avaient autrefois perturbé leurs études. Les parents se rendaient moins souvent à la clinique, ce qui allégeait à la fois leur emploi du temps et leur charge financière. Aisha est devenue une championne discrète du mouvement pour le lavage des mains, montrant fièrement aux autres son installation et partageant les connaissances qu'elle a acquises.Dans le cadre de l'initiative REACH, les volontaires de la Croix-Rouge nigériane ont fait du porte-à-porte, rassemblant les gens en petits groupes dans les villages, les écoles et les marchés, pour leur enseigner le lavage des mains et l'hygiène.Halima, mère de quatre enfants, évoque les changements survenus dans son foyer : « Mes enfants étaient tout le temps malades - toux, maux d'estomac. Depuis que nous nous lavons les mains, ils sont en meilleure santé. Maintenant, c'est la première chose que nous faisons quand nous revenons du marché ou de la ferme.Pour le jeune Sani, étudiant, c'est une nouvelle habitude qu'il est impatient de partager. « À l'école, on nous a appris à nous laver les mains correctement. Je l'ai montré à ma famille et maintenant nous le faisons tous. Je suis fier parce que je sais que je contribue à leur sécurité. »Lilian Adeogba, responsable de programme de l'IFRC pour l'initiative Reach, note que si le lavage des mains peut sembler simple, il s'agit d'un outil puissant dans la lutte contre les maladies infectieuses. « Les maladies comme le choléra, la diarrhée et les infections respiratoires se propagent rapidement et, faute d'hygiène, les familles, en particulier les jeunes enfants, tombent souvent malades », explique-t-elle.« Dans une région comme l'Adamawa, où les ressources en matière de santé sont limitées, apprendre aux gens à se laver les mains n'est pas seulement une question de propreté, c'est aussi une question de sauver des vies. »

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Journée mondiale des toilettes 2024 : Tout le monde, partout, mérite d'avoir accès à des toilettes qu'il peut utiliser en toute sécurité et avec dignité.

En 2024, 3,5 milliards de personnes ne disposent toujours pas d'un système d'assainissement géré en toute sécurité. C'est près de la moitié de l'humanité qui n'a pas accès à l'un des besoins humains les plus fondamentaux : des toilettes sûres et privées. Plus inquiétant encore, on estime que 419 millions de personnes pratiquent encore la défécation à l'air libre, ce qui non seulement accroît le risque de maladies infectieuses, mais place aussi les gens - en particulier les femmes et les filles - dans des situations dangereuses et vulnérables. Pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, garantir l'accès à un assainissement sûr et digne ne consiste pas seulement à construire des toilettes, mais aussi à comprendre et à répondre aux divers besoins de tous les membres de la communauté en matière d'eau, d'hygiène et d'assainissement (EHA).« L'accès équitable aux services et installations EHA est un droit de l'homme », déclare Alexandra Machado, responsable du programme EHA dans le domaine de la santé publique à l'IFRC. « L'eau, l'assainissement et l'hygiène sont essentiels à la vie, à la dignité, à la santé et au bien-être de chacun, quels que soient son âge, son handicap, son statut social, son identité de genre, son appartenance ethnique ou son orientation sexuelle.Les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier s'emploient à faire en sorte que les installations sanitaires soient accessibles, sûres et adaptées à chacun. À l'occasion de la Journée mondiale des toilettes, examinons quelques exemples.Faire la différence : L'assainissement communautaire dans les zones reculées et mal desservies de Colombie La Croix-Rouge colombienne a joué un rôle actif dans la promotion de l'amélioration de l'assainissement par les communautés, en particulier dans les zones reculées et mal desservies telles que Tumaco, Buenaventura, Condoto et Timbiqui. Ces projets comprennent l'installation et la modernisation d'unités sanitaires dans les écoles, les maisons et les centres communautaires, bénéficiant directement aux enfants et aux familles dans les zones urbaines et rurales. Grâce à des ateliers et à des campagnes d'hygiène, ils ont incité les membres de la communauté à construire et à entretenir des latrines, ce qui a permis de réduire considérablement le risque de maladies liées à l'eau et à l'assainissement. Cet effort est une approche collaborative qui implique à la fois les autorités locales et les représentants de la communauté, ce qui renforce l'appropriation et la durabilité.Par exemple, à l'école primaire de Santa Rita, les améliorations apportées aux installations sanitaires desservent désormais 140 élèves, ce qui favorise une meilleure hygiène à l'école et peut servir de catalyseur au changement dans l'ensemble de la communauté.Kenya : « Ensemble, nous pouvons mettre fin à la défécation en plein air ».Dans tout le Kenya, la Croix-Rouge du Kenya aide les communautés à adopter des comportements sains en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène, notamment en construisant et en utilisant des latrines, afin d'améliorer leur hygiène et de réduire les risques de maladies infectieuses.Dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), les équipes de la Croix-Rouge travaillent en partenariat avec le gouvernement kenyan et des organisations caritatives actives dans le domaine de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène, telles que Dig Deep, dans le but de mettre fin à la défécation à l'air libre. Des volontaires de la Croix-Rouge formés à cet effet se rendent régulièrement dans leurs communautés pour expliquer aux gens pourquoi ils devraient utiliser des latrines, comment ils peuvent construire chez eux des latrines à fosse simples, et l'importance du lavage des mains et d'autres pratiques d'hygiène pour rester en bonne santé.L'engagement constant des volontaires commence déjà à porter ses fruits, avec une utilisation généralisée des latrines et un changement positif des comportements en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène observé dans de nombreuses communautés couvertes par la CP3.« Nous avions l'habitude d'avoir des maladies diarrhéiques de temps en temps. Et même le choléra, qui est lié aux matières fécales. Mais lorsque la Croix-Rouge a introduit le programme CP3, il nous a vraiment aidés dans l'éducation à la santé et même dans la lutte contre ces maladies », explique Lucina Bett, responsable de la santé publique dans le comté de Bomet, au Kenya.Pour en savoir plus, visionnez cette vidéo :L'approche de l'IFRC en matière d'eau, d'hygiène et d'assainissement.Les programmes EHA réussis sont participatifs et dirigés par la communauté. Notre approche se concentre sur quatre principes clés : la dignité, l'accès, la participation et la sécurité. Cela signifie qu'il faut s'assurer queTout le monde a accès à des installations sanitaires qu'il peut utiliser avec dignité;Les installations sont conçues et construites de manière à ce que tout le monde puisse les utiliser;Les communautés sont activement impliquées dans les décisions concernant leurs installations sanitaires;Les gens se sentent en sécurité et à l'aise dans les toilettes, de jour comme de nuit.« La vulnérabilité à la violence est accrue par le manque d'infrastructures sanitaires sûres », explique Peter Mamburi, coordonnateur régional EHA de l'IFRC pour l'Afrique. « C'est pourquoi nos Sociétés nationales travaillent en étroite collaboration avec les communautés pour s'assurer que les installations sont bien éclairées, privées et situées dans des zones sûres. »À l'occasion de la Journée mondiale des toilettes, nous renouvelons notre engagement à ne laisser personne de côté en matière d'assainissement. Parce que tout le monde, partout, mérite d'avoir accès à des toilettes qu'il peut utiliser en toute sécurité et avec dignité.--Vous souhaitez en savoir plus sur les activités de l'IFRC dans le domaine de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène ? Visitez le site https://wash.ifrc.org ou contactez nous à l'adresse [email protected]

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Urgence

Liban : Une situation d'urgence complexe

La frontière sud du Liban est le théâtre d'un conflit continu depuis le 8 octobre 2023, avec une augmentation massive des frappes aériennes et des attaques, qui ont fait plus de 2 710 morts et 12 592 blessés au 28 octobre 2024. Par le biais de cet appel d'urgence, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et ses membres entendent répondre aux besoins urgents de 600 000 personnes en intervervenant dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire et des abris, ainsi qu'en apportant un soutien en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène. Cet appel permettra également de renforcer les capacités de recherche et de sauvetage de la Croix-Rouge Libanaise.

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La saison des inondations : « C’était terrifiant », mais les volontaires du Croissant-Rouge ont tout risqué pour sauver des vies et aider les gens à se relever

Le village de Devipur, dans le district de Noakhali, dans le sud du Bangladesh, a été l'une des zones les plus touchées par les inondations fin août. Le village entier a disparu sous les eaux et des milliers de personnes ont été confrontées à la terrible réalité de la noyade.L'unité du Croissant-Rouge de Noakhali est immédiatement passée à l'action.« Une fois que nous avons activé la hotline, les appels n'ont jamais cessé. Nous avons reçu 10 à 12 appels par minute, principalement pour des secours », a raconté Nusrat Jahan Nishi, une jeune volontaire. Son équipe a travaillé sans relâche, secourant des centaines de personnes et les mettant en sécurité à l'école primaire de Devipur, qui avait été transformée en refuge.La vie dans le refuge était loin d'être confortable. Les familles, des personnes âgées aux petits enfants, étaient serrées les unes contre les autres, dormant souvent sur les bancs de l'école et cuisinant dans des conditions dangereuses.De l'eau partout, rien à boireSans eau potable ni toilettes, il était devenu difficile de rester en bonne santé. De nombreuses familles ne trouvaient pas assez de nourriture, en particulier pour les enfants et les personnes âgées, et les déchets commençaient à s'accumuler, créant un environnement dangereux.Pour soulager leurs souffrances, les volontaires du Croissant-Rouge ont distribué des aliments secs et cuits ainsi que de l'eau potable. Des équipes médicales ont également été envoyées pour prodiguer des soins et réduire les risques sanitaires croissants.« En fait, les personnes ayant des fils ou des maris peuvent gérer plus facilement la nourriture ici », a expliqué Tahera, soulignant les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées pour vivre et se procurer de la nourriture dans le refuge.Tout a commencé le 20 août 2024, à la suite de pluies torrentielles en Inde. En 24 heures, les zones basses des districts de Feni, Noakhali, Cumilla et Lakshmipur, dans l'est et le sud-est du Bangladesh, étaient sous les eaux.Le lendemain, 90 % des îles Feni et Noakhali étaient submergées et la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh à Noakhali a rapidement mis en place une salle de contrôle et une ligne d’assistance téléphonique pour organiser les efforts de sauvetage.Au départ, le plan consistait à secourir les volontaires touchés par les inondations et leurs familles, mais la situation était bien pire que prévu. Des volontaires et d’anciens membres de la jeunesse de tout le district se sont joints à l’équipe, déterminés à apporter leur aide.« Prendre des décisions dans ces premières heures a été la partie la plus difficile », se souvient Farhana Haider Meem, chef de la jeunesse de l’unité de Noakhali. « Nous n’avions aucune idée de la façon de gérer une urgence aussi massive aussi rapidement. »Zobaer Hosen, l’un des premiers jeunes membres de l’équipe de secours de Noakhali, a déclaré qu’ils étaient confrontés à d’énormes défis. « Nous n’avions pas assez d’équipement, de bateaux ou de quoi que ce soit d’autre. J’ai passé trois ou quatre nuits sans dormir », a déclaré Zobaer. « Nous sommes restés au bureau de l’unité, mais chaque fois que je m’assoupissais, je me réveillais en pensant que le téléphone sonnait. »Malgré les nuits blanches et le manque de ressources, Zobaer et son équipe n’ont pas arrêté.« C’était terrifiant »L’unité de Feni a connu une période encore plus difficile. Elle savait que de nombreuses familles étaient prises au piège dans les eaux dangereuses et qu’elle n’avait pas le matériel de sauvetage adéquat. Elle est donc intervenue pour aider malgré tout, mais malheureusement, elle a gravement sous-estimé la situation et s’est retrouvée elle aussi piégée.Pendant 36 heures, elle est restée sans nourriture ni eau. Finalement, alors que les eaux se retiraient légèrement, elle a réussi à nager jusqu’à un endroit sûr en utilisant des bâtons de bambou. Heureusement, les 23 volontaires sont sains et saufs.« Nous avons passé toute la journée sur le toit d’une maison à un étage, en utilisant nos casques pour récupérer de l’eau pour boire. C’était terrifiant », a déclaré Labib, un jeune du Croissant-Rouge de l’unité de Feni. « Après avoir enduré cette journée, nous avons finalement réussi à retourner au marché voisin, où j’ai retrouvé mon père, qui s’était tellement inquiété pour moi. »Une ampleur inattendueLes volontaires de Feni ont rencontré deux défis majeurs. Tout d’abord, il n’y avait pas beaucoup de coordination entre toutes les organisations de secours dans cette zone particulière, car personne ici n’avait connu d’inondations de cette ampleur.Un autre problème était le manque d’équipement de sauvetage approprié. L’unité de Feni a été le premier groupe de sauveteurs à arriver pour aider dans les zones les plus touchées. Malheureusement, il n’y avait pas encore de bateaux de sauvetage disponibles.Là encore, comme aucun des districts touchés n’avait connu d’inondations de cette ampleur depuis des décennies, il n’y avait pas d’équipement ou de bateaux pré-approvisionnés pour une intervention immédiate en cas de catastrophe.De nombreux volontaires des districts touchés ont souligné qu’en raison de ces inondations, ces défis devaient être résolus maintenant afin qu’ils puissent mieux se préparer aux catastrophes futures.Les inondations ont également touché les habitants des collines reculées de Khagrachari, loin des zones basses où les inondations se sont concentrées, comme Natun Kumar Chakma, un agriculteur qui a également été touché par les effets dévastateurs des inondations.« Mes champs sont toujours sous l'eau et toutes les récoltes sont perdues », a-t-il déclaré.Des volontaires du Croissant-Rouge se sont rendus dans ces zones reculées et montagneuses, où vivent certaines des minorités ethniques de la région, pour fournir des vivres d'urgence et une aide.Des mains secourablesUne fois les eaux de crue retirées, les équipes du Croissant-Rouge du Bangladesh se sont rendues avec un membre de l’équipe nationale d’intervention en cas de catastrophe dans le village submergé de Suborno Char, à Noakhali, où elles ont désinfecté des puits tubulaires pour fournir de l’eau potable à la communauté.L’un des puits tubulaires qu’elles ont désinfectés appartenait à Halima. Elle et ses trois enfants sont restés dans leur maison inondée pendant que l’eau faisait rage dehors.« Je n’ai pas d’aide – pas de parents, pas de frères et sœurs – alors j’ai pensé qu’il valait mieux rester plutôt que d’aller au refuge », a-t-elle expliqué. Son mari, un ouvrier journalier, était au chômage à cause de l’inondation. Pendant près d’une semaine, la famille a survécu grâce à de la nourriture sèche. Grâce au Croissant-Rouge, ils ont maintenant de l’eau potable et la famille de Halima recevra un soutien supplémentaire pour reconstruire sa vie.Le Croissant-Rouge du Bangladesh a déployé des équipes médicales de l’hôpital Holy Family (un hôpital du Croissant-Rouge du Bangladesh) à Feni, comprenant des médecins, des ambulanciers et des fournitures d’urgence.« Les gens sont arrivés avec toutes sortes de problèmes de santé : éruptions cutanées, infections, rhumes et diarrhées », explique Fatema Akter, membre de l’équipe de jeunes du Croissant-Rouge de Feni. Ces équipes médicales ont joué un rôle crucial dans la prévention de la propagation des maladies au lendemain de la catastrophe.Les inondations n’ont pas seulement affecté la santé physique. Le traumatisme de la perte de leur maison, de leurs moyens de subsistance et de leur sécurité a également eu des répercussions psychologiques. Des bénévoles, formés aux premiers secours psychologiques, ont écouté et réconforté les personnes qui naviguaient dans la peur et l’incertitude.Adrita Tabassum Ome, une jeune volontaire de la Croix-Rouge de Feni, a travaillé pendant cinq jours pour offrir un soutien en matière de santé mentale. « Je me suis concentrée sur l'écoute des femmes, des dames âgées et des enfants, tandis que mon coéquipier masculin soutenait les hommes », a-t-elle déclaré. Ces volontaires ont joué un rôle crucial en aidant les gens à gérer leur stress et leur anxiété pendant la catastrophe.Plus de 14 millions de personnes ont été touchées par les inondations qui ont frappé le Bangladesh dans les régions du nord, du nord-est et du sud-est depuis juin, déplaçant des millions de personnes et causant des dégâts considérables. En septembre, l'IFRC a lancé un appel d'urgence pour recueillir 7,5 millions de francs suisses afin de soutenir les efforts de relèvement du Croissant-Rouge du Bangladesh.Alors que les opérations se poursuivent, le Croissant-Rouge cible et donne la priorité aux communautés les plus touchées, dans le but d'atteindre 400 000 personnes en leur fournissant un abri sûr, une sécurité alimentaire, un rétablissement des moyens de subsistance, des services de santé, ainsi qu'un soutien en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène.Ce reportage a été rédigé par Nahidul Islam et Al-Shahriar Rupam et édité par Rachel Punitha, chargée de communication à l'IFRC. Photos par Al-Shahriar Rupam et Mustakim Billah Muhit.Découvrez d'autres photos et histoires captivantes sur les inondations à Feni et Noakhali.Consultez l'appel d'urgence de l'IFRC pour recueillir des dons afin de contribuer au relèvement du Bangladesh.

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Semaine mondiale de l'eau : Les Sociétés de la Croix-Rouge d'Amérique centrale unissent leurs forces pour apporter de l'eau potable aux communautés durement touchées par les catastrophes liées au climat

L'Amérique centrale est une région où l'accès à l'eau est de plus en plus difficile : en 2023, le Panama a connu la plus longue sécheresse de son histoire récente ; le corridor sec du Guatemala souffre de pénuries d'eau persistantes ; et les catastrophes météorologiques, telles que les ouragans, provoquent souvent des inondations qui perturbent les services d'approvisionnement en eau.En 2020, les ouragans Eta et Iota ont laissé plus de sept millions et demi de personnes dans le besoin d'aide humanitaire et notre réseau mondial a été contraint de fournir une assistance dans sept pays simultanément.Dans tous ces pays, l'accès à l'eau potable, à des installations sanitaires sûres et dignes et à des informations sur les bonnes pratiques d'hygiène était essentiel.L'ampleur des impacts des tempêtes a été telle que notre réseau mondial a activé ses mécanismes de soutien internationaux. La Croix-Rouge allemande, par exemple, a mobilisé son unité d'urgence spécialisée dans la fourniture d'eau potable pour renforcer la capacité de réaction de la Croix-Rouge hondurienne.Entre-temps, les équipes locales du Honduras ont également joué leur rôle en étendant leurs services, allant jusqu'à réhabiliter des stations de traitement de l'eau qui étaient utilisées depuis l'ouragan Mitch il y a 22 ans.Conscients de la puissance d'une action coordonnée et de la forte probabilité que des catastrophes majeures comme Eta et Iota se reproduisent, la Croix-Rouge costaricienne, guatémaltèque, hondurienne, panaméenne et salvadorienne et l'IFRC ont décidé de créer un centre qui leur permettrait de multiplier leur capacité à fournir des services d'eau, d'hygiène et d'assainissement (souvent appelés « WASH- Water Sanitation and Hygiène » ou "EHA" en abrégé) au niveau régional.Bienvenue au « Wash Hub »C'est ainsi qu'est né le « WASH Hub », un centre de connaissances et d'équipements pour la gestion des programmes et la réponse aux urgences, aux catastrophes et aux crises. Ce centre a été créé dans le cadre de la Déclaration du Guatemala pour le renforcement et la coopération dans le domaine de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement (EHA).Signée en avril 2023, cette déclaration vise à identifier et à utiliser les ressources humaines, les équipements, les méthodologies et les connaissances que les pays d'Amérique centrale peuvent s'offrir mutuellement.« L'initiative vise à unir les efforts des volontaires et des membres de l'équipe afin que, lorsqu'un événement défavorable ou une catastrophe survient, nous puissions unir nos forces en tant que Sociétés nationales et soutenir un pays voisin qui a besoin d'aide dans le domaine de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène », explique Danny Escoto Lagos, point focal national EHA de la Croix-Rouge hondurienne.Le travail du WASH Hub repose sur cinq piliers stratégiques : le renforcement des capacités, l'équipement et la maintenance, la planification et le plaidoyer, l'activation et le déploiement, et la durabilité.Les équipes logistiques sont basées au Honduras, où la Croix-Rouge dispose d'installations de stockage adéquates pour les maintenir en bon état et prêtes à être déployées dans différents pays. Avec son stock actuel de ressources, ce centre a la capacité de produire 114 mètres cubes d'eau salubre par heure. Cela lui permettrait de desservir environ 182 400 personnes par jour.« Avec l'impact d'Eta et d'Iota ici en Amérique centrale, il a été reconnu que les Sociétés nationales de cette région ont le talent et la capacité de répondre aux besoins WASH dans n'importe quel pays voisin », ajoute Lagos, le point focal WASH de la Croix-Rouge hondurienne.Une réponse régionale rapideMais Eta et Iota ont également contribué à reconnaître que les effectifs étaient inadéquats et devaient être beaucoup plus professionnels. Ainsi, de décembre 2023 à aujourd'hui, le Hub a soutenu plusieurs initiatives de formation technique, y compris des ateliers de base, des écoles de terrain et des formations de haut niveau.A ce jour, près de 200 personnes de la région ont participé aux formations du WASH Hub Amérique centrale, y compris des participants des Sociétés nationales de Colombie, d'Equateur et d'Argentine.« Le WASH Hub permettra une mobilisation plus opportune et plus rapide vers un pays voisin d'Amérique centrale, ou éventuellement d'Amérique du Sud, pour déployer une équipe WASH », ajoute Lagos, de la Croix-Rouge hondurienne.Au cours des trois premières années, le WASH Hub se concentrera sur la professionnalisation du personnel et l'équipement des unités d'intervention d'urgence WASH, avec le soutien technique et financier de la Croix-Rouge allemande et dans le cadre du partenariat programmatique entre l'IFRC et l'Union européenne.La force du WASH Hub ne réside pas seulement dans le fait que nous pourrons atteindre plus de personnes, mais aussi dans le fait que nous renforcerons notre réseau, un mouvement de personnes ayant des expériences et des connaissances diverses, qui, une fois réunies, peuvent répondre aux besoins des personnes touchées par les catastrophes, quand elles en ont besoin et où elles en ont besoin.

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L'eau : Un élément clé pour la stabilité et la santé des communautés confrontées à un monde incertain et changeant

Depuis plus d'une décennie, la population du Soudan du Sud est confrontée à d'énormes difficultés causées par un conflit interne permanent, des déplacements massifs et une série de catastrophes liées au climat qui ont paradoxalement entraîné à la fois des sécheresses prolongées et des précipitations intenses. « En 2019, un tiers du pays était sous l'eau, avec toutes les conséquences que cela implique », explique Bonface Okotch, expert en eau et en assainissement pour la Croix-Rouge néerlandaise au Sud-Soudan. Depuis lors, des communautés réparties sur de vastes étendues du pays ont périodiquement été complètement inondées et déplacées, leurs récoltes et leurs moyens de subsistance ruinés.Le comté d'Aweil South, dans le nord du Sud-Soudan, est une région fortement touchée par les inondations et les violences cycliques, ainsi que par l'afflux de réfugiés fuyant les violences à la frontière septentrionale du pays avec le Soudan.Dans le même temps, la couverture en matière d'eau et d'assainissement est faible dans le pays : moins de 10 % des habitants ont accès à des installations sanitaires améliorées et 42 % n'ont pas accès à des sources d'eau fiables, sûres et durables.Non seulement la population est vulnérable aux maladies infectieuses, mais elle passe un temps fou à aller chercher de l'eau à des sources éloignées. Cela les empêche de se consacrer à d'autres tâches essentielles telles que l'éducation, les moyens de subsistance et la production alimentaire, qui apportent santé et stabilité aux familles et aux communautés.Un avenir paisible et durableUn projet en cours s'attaque à cette dynamique. En partenariat avec l'Union européenne (UE), l'IFRC, la Croix-Rouge du Sud-Soudan et la Croix-Rouge néerlandaise ont pu réduire l'impact des inondations et des sécheresses, tout en renforçant la résilience des populations afin qu'elles puissent continuer à se remettre des difficultés à venir.Dans le cadre du projet, connu sous le nom de partenariat programmatique, la Croix-Rouge du Sud-Soudan a joué un rôle central dans la réhabilitation des installations d'eau, tout en construisant de nouvelles installations conçues pour être durables à long terme, explique Abdallah Bennet, expert en eau,hygiène et assainissement (EHA) pour la Croix-Rouge du Sud-Soudan.« Dans certaines régions, les communautés sont confrontées à des difficultés liées à l'accès limité à l'eau potable, en particulier lors des inondations », explique-t-il. « La modernisation des pompes manuelles par des systèmes solaires est un aspect essentiel de notre travail. Grâce au projet de partenariat programmatique, nous relevons ces défis avec des solutions durables.« Nous responsabilisons les communautés locales en formant des mécaniciens de pompes et des comités d'utilisation de l'eau, afin qu'elles puissent gérer et entretenir elles-mêmes les points d'eau de manière efficace », explique-t-il. « L'eau, c'est la vie. Elle est fondamentale pour la vie elle-même. Sans elle, rien ne va plus ».La Croix-Rouge du Sud-Soudan a également formé des volontaires à la promotion de l'hygiène (lavage des mains, manipulation sans danger de l'eau et des aliments, construction et utilisation de toilettes, techniques de communication, entre autres) afin qu'ils puissent effectuer des visites de promotion de l'hygiène de maison en maison.Mais ce n'est pas tout. « Les membres des communautés sont formés à l'évaluation des risques météorologiques, à la surveillance des niveaux d'eau et à la prise de mesures rapides si la communauté est menacée », explique Mme Bonface. « En cas d'urgence, ils renforcent les digues, dégagent les canaux de drainage et viennent en aide aux groupes vulnérables.Le travail effectué à Aweil n'est qu'un exemple de la manière dont l'accès à l'eau potable - ainsi que d'autres efforts coordonnés visant à minimiser les risques - joue un rôle essentiel dans la stabilisation de la santé des communautés confrontées à de multiples menaces.Alors que le monde humanitaire célèbre la Semaine mondiale de l'eau qui, cette année, a pour thème « Bridging Borders : L'eau pour un avenir pacifique et durable, ce projet offre un exemple des efforts de collaboration nécessaires pour que les communautés vulnérables puissent jouir d'un avenir pacifique et durable.Selon la Croix-Rouge du Sud-Soudan, l'installation de systèmes d'approvisionnement en eau à South Aweil a permis d'améliorer considérablement le bien-être et la santé de la communauté.« Je suis très heureux que la Croix-Rouge ait installé la station d'épuration dans notre communauté », déclare Abu Adub, un habitant du village de Gakrol à Aweil Sud. « Les gens l'utilisent beaucoup. Près de la pompe manuelle, il y a toujours beaucoup de monde. Cela a entraîné une diminution des maladies telles que la diarrhée, en particulier chez les enfants et les personnes âgées. »La proximité de sources d'eau potable permet de consacrer plus de temps à d'autres tâches ménagères, comme les soins aux enfants.« Avant, quand nous n'avions pas de cour d'eau, nous buvions dans le puits et ce n'était pas bon pour notre santé », poursuit Abu. « Lorsque nous n'avions pas d'eau, nos enfants prenaient un bain (dans le puits) tard dans la nuit. Nous allions chercher de l'eau au puits là-bas, ainsi qu'à la rivière. Cela prenait beaucoup de temps pour aller chercher l'eau. Au moins deux heures.« Depuis que la Croix-Rouge nous a fourni une pompe à main, les enfants peuvent prendre un bain plus tôt et rentrer chez eux.Adut Wek, qui vit à Gakrol, dans la région d'Aweil, a partagé une histoire similaire. « Avant, lorsque nous buvions l'eau de la rivière, nous avions des maux d'estomac », explique Adut. « Depuis que nous avons le parc à eau, nous n'avons plus de maladies d'origine hydrique. Le principal problème aujourd'hui est que certaines personnes vivent loin et n'ont toujours pas d'eau. » Plus d'informations sur le partenariat programmatique et le travail de l'IFRC en matière d'approvisionnement en eau potable :Le soutien à la santé, à l'eau, l'hygiène et à l'assainissement (EHA) disponible à Aweil est soutenu par le partenariat programmatique entre le réseau de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et l'Union européenne. Ce partenariat fournit un financement stratégique, flexible, à long terme et prévisible, afin que les Sociétés nationales puissent agir avant qu'une crise ou une urgence sanitaire ne se produise. Il est mis en œuvre dans 24 pays à travers le monde. Programme d'eau, d'hygiène et assainissement de l'IFRCJournée mondiale de l'eau

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Chaud et sec : La Grenade, une île des Caraïbes, est confrontée à la sécheresse, aux vagues de chaleur et aux incendies.

La Grenade, une île située à l'est de la mer des Caraïbes, traverse la crise de l'eau la plus grave de ces 14 dernières années.Alarmé par la baisse sans précédent des niveaux d'eau dans les réservoirs, le gouvernement de la Grenade a officiellement déclaré une crise de l'eau le 10 mai 2024, entraînant un rationnement important de l'eau, avec des restrictions strictes sur l'utilisation de l'eau pour les activités non essentielles.« Au cours des derniers mois, depuis le début de la vague de chaleur, nos barrages, qui constituent la principale source d'eau, se sont considérablement asséchés », explique Noreen Cox, une bénévole de longue date de la Croix-Rouge de la Grenade qui gère un large éventail de problèmes liés à la préparation et à la réponse aux catastrophes. «En fin de compte, cela a conduit à des conditions de sécheresse importantes et à une grave pénurie d'eau.«La compagnie des eaux a commencé à utiliser l'eau de sa source de secours (le lac Grand Etang), mais au fil du temps, cette source s'est également épuisée car l'eau n'était pas renouvelée.»En plus de la crise de l'eau, la Grenade connaît actuellement une importante vague de chaleur, la plus récente remontant au 6 mai 2024, où les températures ont constamment dépassé les 31,7 degrés Celsius pendant plusieurs jours consécutifs.Risque croissant d'incendieCette vague de chaleur a exacerbé la pénurie d'eau, augmentant la pression sur les ressources en eau déjà limitées et aggravant les difficultés rencontrées par la population.«En outre, la vague de chaleur a entraîné une augmentation des feux de brousse sur l'ensemble de l'île. La Grenade étant une île volcanique, la chaleur intense et la présence de soufre provoquent des incendies naturels qui se propagent parfois rapidement sous l'effet du vent».Les habitants s'inquiètent du fait que la gravité de la sécheresse actuelle et les défis structurels suggèrent que la crise de l'eau pourrait persister au moins jusqu'au pic de la prochaine saison des pluies, qui survient généralement vers le mois d'août ou le mois de septembre. Les communautés du sud et de l'est de l'île (St. Andrew, St. David et St. George) ont été les plus touchées.Les pluies récentes ont contribué à remplir les réservoirs, mais les réserves d'eau ne sont toujours pas suffisantes pour répondre aux besoins en raison de la sécheresse qui sévit depuis longtemps, et les méthodes de conservation sont toujours encouragées.« Les personnes qui vivent de l'agriculture sont également confrontées à de graves difficultés, car le sol est extrêmement sec et l'eau manque », ajoute M. Cox. « La plupart des cultures ne peuvent donc pas résister aux conditions difficiles et meurent, ce qui a conduit à une pénurie de certains fruits et légumes cultivés localement ».Des solutions à long terme impliquant l'amélioration des infrastructures, de meilleures pratiques de gestion de l'eau et des efforts accrus de conservation seront cruciales pour atténuer les impacts et prévenir de futures crises.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge soutient l'action de la Croix-Rouge de Grenade. Grâce au Fonds d'urgence pour les interventions lors de catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), la Croix-Rouge de Grenade entend aider au moins 1 000 familles (5 000 personnes) en leur apportant un soutien en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène, ainsi que de petites subventions polyvalentes en espèces.« Des camions-citernes se rendent dans différentes communautés à des heures variables pour distribuer de l'eau à la population », explique M. Cox, ajoutant que les gens utilisent des seaux d'eau pour se laver et même pour arroser les plantes.La Croix-Rouge de Grenade s'est également associée à la National Water and Sewerage Authority (NAWASA) pour distribuer des jerrycans, des filtres à eau, des bidons d'eau et d'autres fournitures aux membres de la communauté qui venaient chercher de l'eau auprès des camions-citernes.Ces outils permettent aux habitants de disposer d'options de stockage supplémentaires pour l'eau potable. Pendant ce temps, les volontaires de la Croix-Rouge éduquent le public sur la façon d'utiliser ces outils de manière à promouvoir au mieux la conservation de l'eau.Stress thermiqueLa Croix-Rouge de Grenade fait également tout son possible pour remédier au stress et à l'anxiété constants liés à la nécessité d'assurer les besoins quotidiens en eau. La perte des moyens de subsistance due aux pénuries d'eau exacerbe ces niveaux de stress. La Société nationale s'efforce de sensibiliser aux problèmes de santé mentale et d'offrir un soutien aux personnes touchées.Pour répondre aux besoins immédiats en matière de moyens de subsistance, GRCS mènera une étude de faisabilité afin de vérifier la fonctionnalité des marchés pour les transferts d'argent liquide à usages multiples aux ménages vulnérables dans les districts touchés.La Croix-Rouge de Grenade envisagera d'autres options telles que l'achat et la distribution d'aliments de secours (aide en nature). Bien que des mesures immédiates soient prises pour faire face à la crise, la situation à la Grenade devrait rester critique dans un avenir prévisible.Des efforts soutenus et une aide humanitaire seront essentiels pour traverser cette période difficile et renforcer la résilience face aux futures pénuries d'eau.

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Journée de l'hygiène menstruelle : Après qu'un tremblement de terre ai détruit leur village, elles ont commencé à coudre leurs propres solutions. Ce n'est qu'une des nombreuses histoires de notre travail en cours sur la santé menstruelle.

Par Joe Baaklini, chargé de communication à la FICRLorsqu'une catastrophe survient, les personnes sont touchées de différentes manières. Si un abri, de la nourriture et de l'eau sont des besoins essentiels pour presque tout le monde en cas d'urgence, les femmes et les filles se retrouvent souvent dans une situation particulièrement vulnérable.Souvent, elles n'ont pas accès à des produits essentiels à leur santé et à leur bien-être : les produits d'hygiène menstruelle.C'est la situation dans laquelle se sont retrouvées les femmes et les jeunes filles au Maroc lorsqu'un tremblement de terre de magnitude 6,8 a laissé une traînée de destruction dans son sillage le 8 septembre 2023.Dans le village marocain d'Ait Youssef, par exemple, les serviettes hygiéniques jetables commençaient à manquer, et compter uniquement sur la chaîne d'approvisionnement déjà mise à rude épreuve n'était pas une solution durable.Pour comprendre la situation et adapter la réponse aux besoins spécifiques de la communauté, le Croissant-Rouge marocain (MRCS), soutenu par la FICR, a décidé de parler aux femmes d'Ait Youssef.Ensemble pour un monde respectueux des règlesC'est un exemple parfait du type de travail communautaire célébré lors de la Journée mondiale de la santé menstruelle, qui porte cette année le thème Ensemble pour un monde #PeriodFriendly. Deux des principaux objectifs sont de briser les stigmates et les tabous qui existent autour des questions de santé menstruelle et de veiller à ce que les femmes aient accès aux produits dont elles ont besoin.Grâce à des discussions de groupe, les volontaires du Croissant-Rouge ont découvert que la plupart des femmes du village utilisaient les serviettes hygiéniques distribuées par la MRCS, mais que certaines avaient recours à de vieux draps de coton lorsque les stocks s'amenuisaient.C'est ainsi qu'est né un projet novateur : l'introduction de serviettes hygiéniques réutilisables et lavables, une solution durable, écologique et rentable pour la gestion de l'hygiène menstruelle.Cependant, la production de ces serviettes réutilisables n'a pas été une mince affaire, car trouver les bons matériaux s'est avéré difficile. En parcourant des centaines de kilomètres à la recherche de tissus appropriés, les équipes de la MRCS ont fini par se procurer l'essentiel : des draps en coton pour le confort, des matériaux absorbants pour retenir le flux et du tissu imperméable pour éviter les fuites.Les équipes ont même dû faire preuve d'un peu de créativité : le tissu imperméable qu'elles ont trouvé au départ était généralement utilisé pour recouvrir les canapés, il était donc un peu trop épais et rigide. Ils ont donc trouvé et obtenu des variantes plus fines et plus confortables.Aiguilles, fils, ciseaux et épingles en main, le personnel et les volontaires de la FICR et de la MRCS ont réuni les femmes d'Ait Youssef pour une séance de couture. Les femmes, fortes de leur expérience, de leurs compétences et de leurs connaissances, ont appris rapidement. En l'espace de deux heures, un lot de serviettes réutilisables a été confectionné."L'introduction de serviettes hygiéniques réutilisables a fourni aux femmes une solution durable et rentable en matière d'hygiène menstruelle", a déclaré Rihab Abou Kalfouni, déléguée à la promotion de l'hygiène de la FICR, qui a travaillé en étroite collaboration avec les femmes dans le cadre du projet.«Nous avons reçu des commentaires positifs de la part de quelques femmes qui ont utilisé les serviettes hygiéniques. "Elles ont fait état d'un confort accru, d'une amélioration du bien-être général et d'une réduction de la quantité de déchets générés par les serviettes jetables.»«Nous espérons pouvoir étendre ce projet à l'avenir et inclure davantage de femmes dans différentes communautés.»Ensemble pour un monde respectueux des règlesLa collaboration entre le Croissant-Rouge marocain, la FICR et les femmes d'Ait Youssef témoigne du pouvoir de la localisation et des solutions communautaires. C'est aussi un exemple fort de la façon dont le thème de la Journée mondiale de l'hygiène menstruelle 2024 - Ensemble pour un monde #PeriodFriendly- est réalisé au quotidien par les communautés, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires. Dans un monde #PeriodFriendly, la stigmatisation et le tabou entourant les menstruations sont de l'histoire ancienne et chacun peut accéder aux produits, à l'éducation et à l'infrastructure dont il a besoin.«Maintenant, je me sens libre... je peux aller à l'école.»Au Sud-Soudan, par exemple, la Croix-Rouge du Sud-Soudan (avec le soutien de la Croix-Rouge suédoise) contribue à améliorer l'accès aux fournitures sanitaires, à réduire les stigmates et les tabous liés à la menstruation et à fournir un accès à de l'eau propre pour se laver et pour d'autres usages domestiques.Une question qui ne concerne pas que les femmesÀ Madagascar, Valisoa Liesse Razafisalama, une volontaire de la Croix-Rouge âgée de 23 ans, a pris la tête d'une initiative visant à remettre en question les normes sociétales relatives à la menstruation. Dans de nombreuses situations de post-catastrophe, la peur de parler de la menstruation ou d'autres problèmes de santé peut signifier que les femmes ne reçoivent pas l'attention, les soins et les fournitures dont elles ont besoin pour rester en bonne santé. Valisoa a organisé des séances de sensibilisation pour les hommes et les femmes, en mettant l'accent sur les aspects naturels et normaux de la menstruation."Nous encourageons l'inclusion équitable des femmes dans le processus décisionnel de la communauté, rompant ainsi avec la tendance qui consiste à donner la priorité aux hommes", explique-t-elle. "Nous persistons dans nos efforts parce qu'en tant que femmes volontaires, nous contribuons de manière significative au bien-être des communautés dans lesquelles nous opérons.Garantir l'intimité et la dignitéLa santé menstruelle est également cruciale dans les situations où les gens vivent dans des camps ou des abris temporaires où l'accès aux installations sanitaires - salles de bains publiques et aires de lavage - n'est souvent pas suffisamment privé ou protégé pour les femmes et les filles.Dans l'immense Cox's Bazar au Bangladesh, où plus d'un million de personnes vivent dans des abris de fortune sans eau courante ni électricité, le Croissant-Rouge du Bangladesh (BDRCS) fournit de l'eau et des services d'assainissement à des milliers de personnes.Pour que ces lieux soient aussi intimes, sûrs et confortables que possible pour les femmes, les équipes du Croissant-Rouge du Bangladesh chargées de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement rencontrent régulièrement les communautés et écoutent les préoccupations des femmes. Récemment, elles ont construit des murs d'intimité supplémentaires autour des toilettes afin d'améliorer l'intimité et le confort des femmes et des jeunes filles.Avec le soutien de la Croix-Rouge suédoise, le BDRCS distribue aussi régulièrement des serviettes hygiéniques aux femmes volontaires qui passent de longues heures à travailler dans le camp, où l'accès aux produits d'hygiène féminine est très limité.En savoir plus sur l'hygiène menstruelle et la réponse du réseau de la FICR à travers le monde :Découvrez encore plus d'études de cas sur les activités de nos Sociétés nationales en matière d'hygiène menstruelle dans cette collection.Explorez notre richesse de conseils pratiques, d'outils et de ressources de plaidoyer sur l'hygiène menstruelle sur notre site dédié WASH ici.Visitez la page dédiée à WASH sur le site de la FICRVisitez la page de la campagne mondiale de la Journée de l'hygiène menstruelle pour plus d'informations sur le thème de cette année.Pour toute question relative à la gestion de l'hygiène menstruelle, veuillez contacter Alexandra Machado, responsable du programme WASH dans le domaine de la santé publique : [email protected]*Nous reconnaissons que toutes les personnes qui ont leurs règles ne s'identifient pas comme des femmes et que toutes les femmes n'ont pas leurs règles.

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Soudan : « l'année la plus difficile » après le déclenchement du conflit

Un an après la flambée de violence au Soudan qui a tué des milliers de personnes et en a déplacé 8,6 millions d'autres, les volontaires et le personnel du Croissant-Rouge soudanais (CRS) continuent de travailler 24 heures sur 24 avec des ressources limitées pour répondre aux besoins humanitaires massifs.Wajdan Hassan Ahmed est volontaire au sein de sa Société nationale depuis 16 ans. Elle décrit les 12 mois qui ont suivi le 15 avril 2023 - lorsque les habitants de la capitale Khartoum se sont réveillés au son terrifiant des tirs et des explosions - comme l'année la plus difficile de sa vie.« Les histoires que j'ai vécues au début de la guerre - les évacuations de personnes défigurées par les éclats de bombes, les histoires de pères qui avaient perdu leurs filles, de mères qui avaient perdu leurs enfants, de parents qui avaient perdu toute leur famille... toutes ces histoires sont restées en moi, et je ne peux pas les oublier», a-t-elle déclaré.Soutien psychosocialWajdan et ses collègues du Croissant-Rouge ont non seulement aidé à évacuer les gens et à les mettre en sécurité loin des combats, mais ils ont également apporté un soutien psychosocial indispensable, ainsi que de la nourriture, de l'eau et des informations.De nombreuses familles ont été séparées dans la panique provoquée par les violences, et les déplacements qui en ont résulté à l'intérieur et à l'extérieur du Soudan ont éloigné les gens de leurs proches. Le service de rétablissement des liens familiaux du Croissant-Rouge soudanais continue d'aider à les relier et à les réunir.« Nous travaillons d'arrache-pied pour réunir les familles qui ont été séparées de leurs enfants », explique M. Wajdan. "Certains sont âgés de sept à dix ans, d'autres ont des âges différents.Cliniques médicalesLes équipes du Croissant-Rouge soudanais ont également mis en place des dispensaires fixes et mobiles afin d'aider les personnes à risque à obtenir les soins dont elles ont besoin, où qu'elles se trouvent. On estime que 80 % des établissements de santé du Soudan ont cessé de fonctionner depuis le début de la crise, ce qui exerce une forte pression sur les services de santé communautaires du Croissant-Rouge.En tant qu'organisation neutre et impartiale bénéficiant de la confiance de milliers de volontaires hautement qualifiés et d'une présence permanente dans les communautés des 18 États, le Croissant-Rouge du Soudan a été en première ligne de la réponse apportée au cours de l'année écoulée. Environ 4 000 volontaires ont été directement impliqués dans la réponse à l'urgence.L'IFRC travaillait en étroite collaboration avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le CICR bien avant le début du conflit et continuera à le faire tant que des personnes seront dans le besoin. De nombreuses sociétés nationales partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont également apporté leur soutien, leurs ressources et leur personnel pour renforcer les opérations de réponse. Il s'agit notamment des Sociétés nationales du Danemark, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Norvège, du Qatar, de l'Espagne, de la Suède, de la Suisse et de la Turquie.Insuffisance de financementL'IFRC a lancé un appel d'urgence pour soutenir le Croissant-Rouge du Soudan, mais cet appel reste sous-financé.Un appel régional pour les mouvements de population a également été lancé pour aider les Sociétés nationales d'Égypte, du Tchad, du Sud-Soudan, de la République centrafricaine, d'Éthiopie et de Libye à venir en aide aux personnes déplacées du Soudan.Ces deux appels sont essentiels pour fournir de l'aide et des secours aux personnes touchées par la crise actuelle au Soudan et dans les régions avoisinantes. Des fonds supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins urgents de ces populations vulnérables.L'appel à actionL'IFRC et le Croissant-Rouge soudanais appellent toutes les parties en présence au Soudan à réfléchir aux défis humanitaires posés par le conflit. Malgré l'aide mobilisée - environ 10 pour cent du total requis - rien ne pourra combler ces lacunes si l'on ne s'attaque pas aux causes profondes.Le réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge appelle toutes les parties à s'unir dans l'intérêt de l'humanité et des personnes, y compris les enfants, qui souffrent de ce conflit. Il invite les populations du monde entier à soutenir les appels d'urgence qui nous aideront à faire en sorte que les communautés et les familles touchées puissent surmonter cette crise, qui entre maintenant dans sa deuxième année.

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Qu'il s'agisse d'une inondation, d'un tremblement de terre ou d'une autre crise, les catastrophes ont un impact immédiat et durable sur l'accès à l'eau potable.

Les catastrophes se présentent sous de nombreuses formes, de la violence des tremblements de terre à l'inondation incessante des crues. Au milieu du chaos et de la destruction, un besoin essentiel transcende les spécificités de la catastrophe : l'accès à l'eau potable. Les populations du Maroc et de la Libye ont été confrontées à cette réalité après qu'un tremblement de terre de magnitude 6,8 a frappé le Maroc le 8 septembre 2023 et que des inondations dévastatrices ont submergé certaines parties de l'est de la Libye quelques jours plus tard, à la suite d'une tempête massive.Immédiatement après ces deux catastrophes, la déshydratation est devenue une menace, particulièrement grave pour les populations vulnérables telles que les enfants et les personnes âgées. Cependant, les dangers vont bien au-delà de la soif.« L'eau contaminée, conséquence d'une infrastructure perturbée ou des inondations qui répandent les eaux usées, devient un terrain propice aux maladies d'origine hydrique comme le choléra et la dysenterie», explique Jamilee Doueihy, responsable eau, assainissement et hygiène (WASH) pour l'IFRC dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. « Ces maladies peuvent rapidement submerger des ressources médicales déjà mises à rude épreuve, ajoutant une nouvelle couche de souffrance à une communauté déjà dévastée.»Un équilibre fragile rompuLes catastrophes perturbent l'équilibre délicat de l'infrastructure de l'eau. Les tremblements de terre peuvent rompre les canalisations et endommager les stations d'épuration, tandis que les inondations peuvent les submerger et les rendre inutilisables. La perte d'accès à un approvisionnement en eau propre et fiable se répercute sur l'assainissement, l'hygiène et la capacité à préparer des aliments en toute sécurité.Au lendemain d'une catastrophe majeure telle que l'inondation massive et soudaine en Libye, la présence de cadavres à proximité ou dans les sources d'approvisionnement en eau peut également entraîner de graves problèmes de santé.L'impact va toutefois au-delà des préoccupations sanitaires immédiates. Sans eau pour répondre aux besoins de base, les gens ont du mal à maintenir une bonne hygiène, ce qui augmente le risque d'infection. Les communautés déplacées confrontées à la pénurie d'eau ont souvent recours à des solutions dangereuses, ce qui met encore plus en péril leur santé. La pénurie d'eau peut également ralentir les efforts de relèvement, car les gens sont obligés de passer du temps à chercher de l'eau au lieu de reconstruire leur vie.La bonne nouvelle, c'est que l'approvisionnement en eau potable est un moyen d'intervention efficace en cas de catastrophe. «Au Maroc comme en Libye, l'eau a été un élément essentiel des opérations de secours au cours de la phase initiale des deux situations d'urgence », explique M. Doueihy.Dans de nombreux campements temporaires, qui ont surgi lorsque les gens ont quitté leurs maisons dangereuses, l'eau courante et l'eau potable n'étaient tout simplement pas disponibles. Les gens n'avaient pas non plus accès à des toilettes et à des installations sanitaires.Le Croissant-Rouge marocain, l'IFRC et d'autres Sociétés nationales partenaires ont donc distribué des kits d'hygiène et installé des installations WASH temporaires (toilettes, douches, points d'eau et incinérateurs) pour les personnes vivant dans des installations temporaires, en plus des premiers secours, des tentes d'urgence et d'autres fournitures essentielles.En Libye, le Croissant-Rouge libyen et ses partenaires du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont répondu aux besoins immédiats en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène en distribuant, entre autres, plus de 240 000 bouteilles d'eau et environ 6 000 kits d'hygiène.D'autres sociétés nationales ont soutenu ces efforts. La Croix-Rouge allemande, par exemple, a soutenu l'installation de deux stations de traitement de l'eau, qui ont ensuite été remplacées par des systèmes de filtration qui répondent mieux à l'évolution des besoins. À ce jour, cinq usines de désalinisation simples ont été installées, en plus de l'entretien des puits d'eau souterraine, entre autres.Selon M. Doueihy, le prochain grand défi consistera à aider les communautés à élaborer des solutions à plus long terme.« Nous avons fourni de l'eau potable à la population touchée, mais le passage progressif de la phase d'urgence à une phase de relèvement à long terme signifie que des solutions durables - telles que la réparation des infrastructures endommagées - sont nécessaires pour rétablir la sécurité de l'eau et la capacité des communautés à accéder à de l'eau propre. »La sécurité de l'eau n'est pas un luxe face à une catastrophe, c'est une bouée de sauvetage. En donnant la priorité à l'accès à l'eau potable dans les interventions à court et à long terme en cas de catastrophe, nous pouvons sauver des vies, prévenir les épidémies et donner aux communautés les moyens de se reconstruire. -Soutenez les populations du Maroc et de la Libye sur la voie du relèvement en faisant un don aux deux appels d'urgence : Maroc : Tremblement de terre et Libye : Tempête Daniel.

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Journée mondiale de l'eau

L'accès à l'eau potable est un droit humain fondamental et un élément essentiel au maintien de notre santé et de notre bien-être. Pourtant, des centaines de millions de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'eau potable. À l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, nous nous associons à l'appel de ceux qui, dans le monde entier, œuvrent pour que tous aient facilement accès à cet ingrédient essentiel d'une vie sûre, saine et paisible.

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Déclaration conjointe : Des millions de personnes menacées par le choléra en raison du manque d'eau potable, de savon et de toilettes, et de la pénurie de vaccins contre le choléra

Genève/New York, 20 Mars 2024 – Selon le groupe international de coordination (GIC) pour la fourniture de vaccins, des mesures immédiates sont nécessaires pour endiguer la recrudescence pluriannuelle sans précédent des cas de choléra dans le monde. Il faut notamment investir dans l'accès à l'eau potable, l'assainissement et l'hygiène, tester et détecter rapidement les épidémies, améliorer la qualité des soins de santé et l'accès à ces derniers, et accélérer la production de doses supplémentaires de vaccin oral contre le choléra (VOC) à un prix abordable afin de mieux prévenir les cas de choléra.Le GIC gère le stock mondial de vaccins contre le choléra. Le groupe comprend la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Médecins Sans Frontières, l'UNICEF et l'OMS. Gavi, l'Alliance du vaccin, finance la réserve de vaccins et la distribution du vaccin anticholérique. Les membres du GIC appellent les gouvernements, les donateurs, les fabricants de vaccins, les partenaires et les communautés à se joindre à un effort urgent pour stopper et inverser la progression du choléra.Depuis 2021, le choléra connaît une recrudescence à l'échelle mondiale, les 473 000 cas signalés à l'OMS en 2022 ayant plus que doublé par rapport à 2021. Les données préliminaires pour 2023 révèlent de nouvelles augmentations, avec plus de 700 000 cas signalés. Plusieurs de ces flambées présentent des taux de létalité élevés, dépassant le seuil de 1 % utilisé comme indicateur d'un traitement précoce et adéquat des patients atteints de choléra. Ces tendances sont tragiques étant donné que le choléra est une maladie évitable et traitable et que les cas avaient diminué au cours des années précédentes. Le choléra est une infection intestinale aiguë qui se propage par le biais d'aliments et d'eau contaminés par des matières fécales contenant la bactérie Vibrio cholerae. L'augmentation du nombre de cas de choléra est due à des lacunes persistantes dans l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Bien que des efforts soient faits pour combler ces lacunes dans certains endroits, dans beaucoup d'autres, ces lacunes s'aggravent en raison de facteurs liés au climat, à l'insécurité économique, aux conflits et aux déplacements de population. L'eau potable et l'assainissement sont des conditions préalables à l'arrêt de la transmission du choléra.Actuellement, les pays les plus gravement touchés sont la République démocratique du Congo, l'Éthiopie, Haïti, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Zambie et le Zimbabwe.Aujourd'hui plus que jamais, les pays doivent adopter une réponse multisectorielle pour lutter contre le choléra. Les membres du GIC appellent les pays actuellement touchés ou susceptibles de l'être à prendre des mesures urgentes pour que leurs populations aient accès à de l'eau propre, à des services d'hygiène et d'assainissement, ainsi qu'aux informations essentielles pour prévenir la propagation du choléra. La mise en place de ces services nécessite une volonté politique et des investissements au niveau national. Il s'agit notamment de créer des capacités de détection et de réponse précoces, d'améliorer la détection des maladies, d'assurer un accès rapide au traitement et aux soins, et de travailler en étroite collaboration avec les communautés, notamment en ce qui concerne la communication sur les risques et l'engagement communautaire. L'écart important entre le nombre de doses de vaccins disponibles et le niveau des besoins actuels exerce une pression sans précédent sur le stock mondial de vaccins. Entre 2021 et 2023, le nombre de doses demandées pour la riposte aux épidémies a été supérieur à celui de toute la décennie précédente.En octobre 2022, la pénurie de vaccins en cours a obligé le GIC à recommander une seule dose de vaccin, alors qu'il recommandait depuis longtemps un traitement à deux doses. Environ 36 millions de doses ont été produites l'année dernière, tandis que 14 pays touchés ont déclaré avoir besoin de 72 millions de doses dans le cadre d'une stratégie réactive à une dose. Ces demandes sous-estiment les besoins réels. Les campagnes de vaccination préventive ont dû être retardées afin de conserver des doses pour les efforts de lutte contre les épidémies, ce qui a créé un cercle vicieux. Le changement de stratégie a permis aux vaccins disponibles de protéger un plus grand nombre de personnes et de répondre à un plus grand nombre de flambées de choléra malgré la pénurie actuelle, mais un retour à un schéma à deux doses et une reprise de la vaccination préventive offriraient une protection plus longue.La capacité de production mondiale en 2024 devrait être de 37 à 50 millions de doses, mais elle restera probablement insuffisante pour répondre aux besoins des millions de personnes directement touchées par le choléra. Un seul fabricant, EuBiologics, produit actuellement le vaccin ; bien que l'entreprise fasse tout son possible pour maximiser la production, davantage de doses sont nécessaires. Actuellement, on ne s'attend pas à ce que de nouveaux fabricants arrivent sur le marché avant 2025 ; il faut donc accélérer les choses. La même urgence et la même innovation que pour le COVID-19 doivent être appliquées au choléra.Les autres fabricants qui prévoient d'entrer sur le marché doivent accélérer leurs efforts et mettre les doses à disposition à des prix abordables.Nous appelons les fabricants de vaccins, les gouvernements, les donateurs et les partenaires à donner la priorité à une augmentation urgente de la production de vaccins et à investir dans tous les efforts nécessaires pour prévenir et contrôler le choléra.À propos du GIC Communiqué de presse sur la stratégie de dosageGroupe de travail mondial sur la lutte contre le choléraL'IFRC sur le choléraUNICEF : le choléra met les enfants en danger dans le monde entierL'OMS sur la recrudescence du choléra, y compris les rapports de situation mensuelsContacts médiasIFRC Email: [email protected]: Lukas Nef,Mobile: +41792400790Email: [email protected]: Sarah Al Hattab, UNICEF in New YorkTelephone: +1 917-957-6536Email: [email protected] média de l'OMSEmail: [email protected]

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Des volontaires parcourent de longues distances pour apporter de l'eau et des soins de santé dans des villages de montagne népalais isolés.

Première partie d'une série d'articles consacrés à la Journée mondiale de l'eau : vendredi 22 mars.Par Shriluna Shrestha et Rachel PunithaPour Muna, volontaire de la Croix-Rouge népalaise, les chemins escarpés et sinueux du Népal rural sont devenus une sorte de trajet régulier. Elle se rend dans des régions reculées pour sensibiliser les communautés, en particulier les femmes et les enfants, aux pratiques d'hygiène et d'assainissement qui les protègent des maladies transmissibles. « »« Même s'il me faut quatre à cinq heures de marche pour atteindre l'école située en haut de la colline, cela ne me dérange pas », dit-elle. « Toute ma lassitude s'évanouit lorsque je rencontre enfin les enfants et la communauté ».Les séances de santé et d'hygiène organisées par Muna pour les écoliers, les adolescents et les groupes de mères sont axées sur le lavage des mains, l'hygiène personnelle et menstruelle et l'assainissement de la communauté.Elle étend son action en formant des femmes volontaires pour la santé communautaire, nommées par le gouvernement, qui jouent ensuite un rôle crucial en organisant des séances sur la santé et l'hygiène dans leurs propres communautés.Indira est l'une de ces femmes volontaires pour la santé communautaire.« Au cours de la session, nous informons les mères sur les pratiques de santé et d'hygiène et nous discutons en profondeur de leurs problèmes de santé », explique Indira. « Elles sont curieuses et mettent en pratique ce qu'elles ont appris.« La formation m'a permis d'améliorer mes compétences et j'ai appris à animer la session auprès de différents groupes », ajoute-t-elle.Au début du projet, Muna et l'équipe de la Croix-Rouge népalaise ont dû faire face à des défis importants. Il a fallu beaucoup de travail pour convaincre la population locale de modifier ses pratiques en matière d'hygiène et d'assainissement.Mais l'équipe de la Croix-Rouge a déployé des efforts constants pour instaurer la confiance. Elle a enrôlé les autorités locales, formé des comités communautaires et organisé des activités pour faire participer les gens et obtenir leur avis.Leurs efforts ont donné des résultats positifs. Les communautés autrefois réticentes sont devenues des partisans enthousiastes.« J'aime participer aux sessions communautaires et sanitaires organisées dans le cadre de cette initiative », déclare Nirmaya, l'une des participantes. « Ces réunions rassemblent les femmes et offrent une plateforme pour le partage d'expériences et l'apprentissage mutuel.« Pour nous, ces sessions sont comme un répit par rapport aux responsabilités domestiques. Elles nous permettent d'engager des discussions perspicaces sur divers sujets liés à la santé et à l'hygiène.« Un simple changement d'habitudes peut mener à une vie saine. C'est le principal enseignement que j'ai tiré de ces sessions.»Une maison, un robinetAlors que Muna et son équipe se concentrent sur l'hygiène et les changements de comportement, l'équipe Eau, Hygiène et Assainissement (EHA) de la Croix-Rouge népalaise s'occupe d'un autre élément essentiel du programme : garantir l'accès à l'eau potable à tous les foyers du district.Dans le cadre de la campagne gouvernementale "Ek dhara, ek ghar" - qui se traduit par "une maison, un robinet" - la Croix-Rouge népalaise, l'IFRC, la Croix-Rouge britannique, la Croix-Rouge finlandaise et la Croix-Rouge de Hong Kong jouent chacune un rôle dans le soutien de l'initiative.En bref, voici comment cela fonctionne. La Croix-Rouge népalaise travaille avec les autorités locales et la communauté dans le cadre d'une approche de cofinancement. L'IFRC contribue à hauteur de 60 % à l'investissement en matériaux tels que les canalisations, les robinets et le ciment, et offre une assistance technique et des formations afin d'améliorer les compétences nécessaires pour mener à bien le projet.Les 20 % restants du soutien financier proviennent des autorités locales, tandis que les 20 % restants sont fournis par les communautés sous la forme de contributions en main-d'œuvre et d'efforts d'entretien.À ce jour, plus de 250 ménages du district d'Okhaldhunga ont accès à des robinets extérieurs, ce qui évite aux femmes et aux enfants d'effectuer de longues marches pour aller chercher de l'eau.Un impact croissantCes projets d'eau, hygiène et assainissement au Népal ont été mis en œuvre dans trois districts - Okhaldhunga, Ramechhap et Sindhuli - dans l'est du pays. Voici les résultats obtenus à ce jour :Plus de 9 000 personnes dans les districts bénéficient de séances de santé et d'hygiène;Plus de 700 ménages ont désormais accès à l'eau potable;Six écoles, deux postes de santé et un bureau des autorités locales disposent de stations d'eau dans leurs locaux;37 personnes, dont huit femmes, ont reçu une formation en plomberie et en entretien.« L'accès facile à l'eau a amélioré notre vie quotidienne, nous évitant de passer du temps à aller chercher de l'eau », explique Jeena, un membre de la communauté qui a construit l'un des robinets avec l'aide de la Croix-Rouge népalaise. «Maintenant, nous pouvons utiliser l'eau de manière efficace pour cultiver des légumes dans notre jardin et maintenir un environnement plus propre et une meilleure hygiène».

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Le pouvoir de la jeunesse : Au Vanuatu, de jeunes volontaires font couler l'eau

Jean Philipe Clément, 58 ans, se tient debout jusqu'à la cheville dans la rivière qui lui cause, ainsi qu'à sa communauté, de nombreuses nuits blanches.Alors qu'il se fraye un chemin parmi les débris laissés par les récentes inondations, il éprouve un sentiment d'amertume en pensant à la prochaine pluie, sachant qu'elle arrivera tôt ou tard, entraînant probablement d'autres inondations dans sa communauté.Il tient d'une main le manche de sa fidèle canne à couteau et de l'autre la tige d'une branche d'arbre. Lorsqu'il fait pivoter la lame métallique tranchante à la base de la branche, on entend un craquement lorsque la branche se détache de l'arbre. C'est le seul moment où le bruit des moustiques est étouffé.« Nous abattons une partie de la cime des arbres pour que la lumière du soleil puisse passer et assécher l'eau qui reste après les inondations", explique-t-il.« La principale cause des inondations est l'élimination inappropriée des déchets. Les gens ne jettent pas leurs déchets au bon endroit et c'est leur négligence qui bloque le drainage et provoque les inondations".« L'eau stagnante a également favorisé la prolifération des moustiques.»‘Pas d'autre option’Bien que l'eau se soit retirée avec le temps, ce n'est rien comparé à l'expérience terrifiante de l'eau se déversant dans les portes de Solwe, une communauté de 900 personnes située à Luganville sur l'île de Santo - à 45 minutes de vol de la capitale du Vanuatu, Port Vila.« Lorsqu'il pleut, l'eau vient des collines et des plantations. Elle se réunit ensuite au milieu, là où se trouve Solwe. Les débris qui obstruent la rivière ont perturbé l'écoulement de l'eau".« Il n'y a pas d'exutoire pour l'eau et, par conséquent, l'eau n'a nulle part où aller et les niveaux commencent à monter et à se frayer un chemin vers l'intérieur des terres, jusqu'aux maisons."Une fois que les inondations ont atteint les maisons, les enfants ne peuvent plus se rendre à l'école car les routes sont sous l'eau.« La plupart du temps, le niveau de l'eau atteint les fenêtres des maisons. Les gens doivent entrer et sortir de chez eux en utilisant des planches de bois", explique Philipe.« Ils n'ont pas d'autre choix. »Les jeunes passent à l'actionAlors que ses espoirs de trouver une solution aux fréquentes inondations s'amenuisaient, les volontaires de la Croix-Rouge de Vanuatu ont décidé de passer à l'action.Les jeunes volontaires de la Croix-Rouge de Vanuatu à Solwe ont suivi une formation intitulée "Y-Adapt", un programme destiné aux jeunes et composé de jeux et d'activités conçus pour les aider à comprendre le changement climatique et à prendre des mesures pratiques pour s'adapter à l'évolution du climat au sein de leur communauté.Ils ont ensuite pris l'initiative d'aider des personnes comme Philipe à se préparer aux prochaines pluies en enlevant les débris de la rivière et en coupant les cimes des arbres pour permettre à la lumière du soleil d'assécher l'eau stagnante.Grâce au soutien de l'IFRC et de la Croix-Rouge japonaise, les volontaires ont achevé la formation du programme Y-Adapt et ont pu acheter une débroussailleuse, une tronçonneuse, des râteaux, une brouette et des gants pour les aider dans leur campagne de nettoyage.« Si nous continuons à nettoyer les débris qui perturbent l'écoulement de l'eau et à créer de nouvelles canalisations, l'eau s'écoulera vers la rivière et non plus directement dans les maisons », explique Tiffanie Boihilan, 27 ans, l'une des volontaires de la Croix-Rouge vivant à Solwe.Y-Adapt encourage les jeunes à se concentrer sur des interventions peu coûteuses dont la mise en œuvre ne nécessite pas d'investissements ou de technologies à grande échelle, mais qui peuvent néanmoins réduire l'impact des phénomènes météorologiques extrêmes.Si nous avons de la chanceDans la station voisine de Mango, une histoire similaire se déroule, mais dans des conditions très différentes. Ici, le ciel est bleu et le sol est sec. Les têtes se tournent vers le ciel pour voir la moindre trace d'un nuage sombre qui pourrait apporter la pluie.Ces jours-là, les potagers sont malmenés par la chaleur du soleil de midi.Les animaux cherchent l'ombre partout où ils le peuvent. Des seaux vides dans chaque main, les membres de la communauté s'engagent sur le terrain sec et poussiéreux en direction du ruisseau le plus proche, à une heure de route.Eric Tangarasi, 51 ans, est le chef de la station de Mango. Marié et père de six enfants, il espère qu'il pleuvra bientôt. La pluie permettra de réapprovisionner l'unique réservoir d'eau desservant plus de 900 personnes.La station de Mango dépend de l'approvisionnement public en eau, mais celui-ci n'est pas régulier. Certains jours, il n'y a pas d'eau du tout. La rivière la plus proche se trouvant à une heure de marche sur un terrain accidenté, l'eau de pluie est l'option la meilleure et la plus sûre pour cette communauté.«Dans la communauté, il y a un grand défi pour l'eau", dit Eric. "Parfois, il n'y a pas d'eau pendant 2 ou 3 jours. Parfois, cela peut durer jusqu'à un mois".«Si nous avons de la chance, l'eau est disponible entre minuit et deux heures du matin. C'est à ce moment-là que chaque ménage stocke suffisamment d'eau pour cuisiner et boire.«Actuellement, nous n'avons qu'un seul réservoir d'eau pour la communauté, et avec plus de 900 personnes vivant ici, nous devons utiliser le réservoir avec parcimonie, en veillant à en laisser suffisamment pour les autres".Une fois de plus, les jeunes volontaires de la Croix-Rouge de Vanuatu sont passés à l'action.Dans le cadre de leurs activités Y-Adapt (et toujours avec le soutien de l'IFRC et de la Croix-Rouge japonaise), les jeunes volontaires de la Croix-Rouge de Mango ont commencé à s'attaquer aux problèmes de pénurie d'eau au niveau de la communauté.« Il y a 17 personnes handicapées et c'est difficile pour elles quand l'eau vient à manquer », explique Pascalina Moltau, 26 ans, volontaire de la Croix-Rouge de Vanuatu, qui vit dans la communauté de Mango et participe à ce projet depuis le début. « Ils ne peuvent pas se rendre à la crique voisine, car l'accessibilité est très difficile, et ce n'est pas sûr pour eux.« Nous devons également penser aux personnes âgées. Elles ne sont pas assez fortes pour supporter les difficultés du terrain afin de se rendre à la crique voisine et de porter de l'eau sur le chemin du retour.Après des discussions au sein de la communauté pour trouver le meilleur plan d'action, ils ont acheté un réservoir d'eau supplémentaire de 10 000 litres pour compléter le réservoir d'eau existant de 6 000 litres. Les volontaires, en collaboration avec la communauté, ont commencé leur plan de mise en œuvre de Y-Adapt en construisant les fondations du réservoir d'eau.« Ce réservoir de 10 000 litres aidera la communauté à faire face à la demande croissante d'eau », explique Eric. « Nous n'avons plus besoin d'attendre minuit pour stocker de l'eau et nous pouvons mieux gérer l'eau ».

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Communiqué de presse

L'IFRC intensifie sa réponse face à la montée en puissance de l'épidémie de choléra au Zimbabwe : un appel d'urgence est lancé.

Harare/Nairobi/Genève, le 17 novembre 2023-La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence de 3 millions de francs suisses pour soutenir la Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe. Les besoins sanitaires dépassent les ressources disponibles, ce qui signifie qu'une action immédiate est nécessaire pour atténuer l'impact sur les communautés touchées. Le Zimbabwe est actuellement confronté à une grave épidémie de choléra, qui met à rude épreuve les systèmes de santé et nécessite une action coordonnée. L'épidémie a entraîné une augmentation des taux de morbidité et de mortalité, ce qui constitue une menace importante pour la santé publique et exige une attention immédiate. L'IFRC avait déjà alloué 464 595 francs suisses de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) pour soutenir les efforts de secours. L'appel d'urgence se concentre sur des domaines critiques, notamment la prévention et le contrôle de la propagation du choléra, l'amélioration de la gestion des cas et l'amélioration des installations d'eau et d'assainissement. L'appel souligne également l'importance de l'engagement communautaire, de la responsabilité et de l'inclusion pour apporter une réponse globale aux divers besoins des communautés touchées. John Roche, chef de la délégation de l'IFRC pour le Zimbabwe, la Zambie et le Malawi, a déclaré : "L'accès à l'eau potable et à l'eau portable reste l'un des besoins les plus urgents de la communauté. Nous sommes profondément préoccupés par l'évolution de la situation, car avant les pluies, les cas se sont multipliés. L'IFRC et la Croix-Rouge du Zimbabwe recherchent des ressources par le biais de l'appel qui soutient les activités qui peuvent contribuer à arrêter la propagation et la transmission du choléra, ce qui permettra de désamorcer les tendances inquiétantes." Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge du Zimbabwe ont été mobilisés et continuent de répondre à l'épidémie en renforçant la sensibilisation aux pratiques en matière d'eau, d'hygiène etd'assainissement (EHA), en soulignant l'importance de l'éducation en EHA pour des communautés plus saines. Ce début d'éducation à la santé publique se fait en collaboration avec le ministère zimbabwéen de la santé. À l'heure actuelle, les nouveaux cas signalés sont en forte augmentation et se multiplient à un rythme accéléré. Il est donc urgent de renforcer les mesures d'atténuation afin de freiner la propagation et de réduire la transmission transfrontalière. Plus d'informations Pour plus d'informations sur notre réponse à l'épidémie de choléra au Zimbabwe, consultez le site Internet Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe ou la page d'appel de l'IFRC. Pour demander une interview, veuillez contacter : [email protected] A Harare: (Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe) Kim Stambuli, +263 71 251 7264,[email protected] A Nairobi: Rita WANJIRU NYAGA, +254110837154, [email protected] A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367, [email protected]