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Protection des enfants en mouvement

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Communiqué de presse

L’IFRC annonce la fermeture du Point de service humanitaire en mer et la fin de son partenariat avec SOS MEDITERRANEE

Budapest/Genève, 9 décembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) regrette d’annoncer la fermeture de son opération de soutien aux personnes en mouvement en Méditerranée centrale, menée en partenariat avec SOS MEDITERRANEE à bord du navire de recherche et de sauvetage Ocean Viking.Malgré des efforts considérables, l’IFRC n’a pas pu mobiliser les ressources nécessaires pour poursuivre l’opération au-delà de 2025. En conséquence, le personnel du réseau de l’IFRC ne sera plus présent à bord de l’Ocean Viking, et SOS MEDITERRANEE assumera seule les coûts opérationnels du navire.Cette mission a constitué une bouée de sauvetage pour des milliers de personnes, les arrachant aux eaux périlleuses de la Méditerranée et leur garantissant sécurité, dignité et soins. Au cours des quatre dernières années, les équipes du réseau IFRC présentes à bord de l’Ocean Viking ont contribué à sauver plus de 8 600 personnes, dont 2 200 enfants.« C’est avec une immense douleur et tristesse que nous voyons les contraintes financières impacter directement une opération aussi vitale et salvatrice », a déclaré Maria Alcazar Castilla, Directrice régionale adjointe de l’IFRC pour l’Europe. « Nous sommes reconnaissants envers tous nos partenaires qui ont soutenu cette importante initiative, qu’il s’agisse de financements, de l’envoi de personnel à bord ou de plaidoyer en faveur des migrants ».À bord de l’Ocean Viking, les équipes IFRC ont fourni des services humanitaires post-sauvetage, notamment des soins médicaux, les premiers secours, un soutien psychosocial, de la nourriture et des informations sur les procédures d’asile en Europe. Au fil des années, les équipes IFRC ont participé à 156 opérations de sauvetage, distribué 96 000 repas, apporté 6 500 consultations médicales et transmis 3 200 messages « sain et sauf » aux familles des survivants. Ce travail s’est déroulé dans un environnement de plus en plus restreint et dangereux, rendant la prestation d’une aide humanitaire impartiale toujours plus difficile.« Nous remercions SOS MEDITERRANEE pour leur partenariat au fil des années. Les opérations de recherche et de sauvetage demeurent une nécessité humanitaire, afin que les personnes en détresse en mer puissent être conduites en lieu sûr. Même si notre coopération prend fin, nous souhaitons que leur travail se poursuive aussi longtemps que nécessaire », a ajouté Maria Alcazar Castilla.Si le travail de l’IFRC en mer se termine, notre engagement envers les personnes en mouvement demeure inébranlable. Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continuent d’apporter une assistance humanitaire le long des routes migratoires, depuis le débarquement jusqu’à l’intégration. Cela comprend l’Espagne, l’Italie et la Grèce, où les Sociétés nationales sont présentes sur les littoraux, ainsi que de nombreuses autres à travers l’Europe et au-delà, offrant soins de santé, soutien psychologique, hébergement sûr, nourriture et aide au rétablissement des liens familiaux.À l’échelle mondiale, grâce à plus de 600 points de services humanitaires, les migrants et les personnes déplacées peuvent accéder à des espaces sûrs et neutres pour obtenir un soutien, une protection et des services essentiels à chaque étape de leur parcours.Note aux rédacteurs :La Méditerranée centrale est l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde, avec plus de 25 000 personnes ayant perdu la vie ou disparu au cours des dix dernières années. Chaque jour, de nombreuses personnes risquent leur vie en mer, à bord de bateaux surchargés et non adaptés à la navigation.En juillet 2021, l’IFRC a conclu un partenariat avec SOS MEDITERRANEE – une organisation maritime et humanitaire européenne menant des opérations de recherche et de sauvetage pour sauver des vies en Méditerranée centrale. L’opération est menée depuis le navire de sauvetage Ocean Viking.Depuis 2021, l’IFRC a reçu un soutien financier total de 5,2 millions de francs suisses pour l’opération humanitaire en mer, avec les contributions les plus importantes provenant de la Croix-Rouge suédoise, de la Croix-Rouge islandaise et de la Croix-Rouge néerlandaise, ainsi que de la Ligue islamique mondiale. Un soutien additionnel a été reçu de la Croix-Rouge canadienne, de la Croix-Rouge danoise, de la Croix-Rouge finlandaise, de la Croix-Rouge française, de la Croix-Rouge irlandaise, de la Croix-Rouge japonaise et de la Croix-Rouge monégasque.D’autres partenaires ont soutenu la mission par le déploiement de personnel, notamment la Croix-Rouge américaine, la Croix-Rouge belge, la Croix-Rouge finlandaise, la Croix-Rouge française, la branche de la Croix-Rouge de Hong Kong (de la Société de la Croix-Rouge de Chine), la Croix-Rouge islandaise, la Croix-Rouge italienne, le Croissant-Rouge koweïtien, la Croix-Rouge monégasque, la Croix-Rouge slovaque et la Croix-Rouge suédoise.La Croix-Rouge suédoise, grâce à une généreuse contribution de la loterie Post Code suédoise, continue de soutenir SOS MEDITERRANEE dans l’adoption de technologies avancées visant à renforcer l’efficacité des opérations de recherche et de sauvetage en mer. Ce projet se poursuivra en 2026.· Visuels:Photos et vidéos supplémentaires disponibles ici: LINK· Audio:Une interview sur IFRC News, le podcast d’actualités hebdomadaire de l’IFRCPour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse : [email protected] Budapest:Nora Peter, +36 70 953 7709A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67

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La Plateforme mondiale sur la migration

Notre Plateforme mondiale de l’IFRC sur la migration et les déplacements unit l’action locale et mondiale afin de garantir que les personnes exposées au risque de déplacement, les personnes en mouvement et les communautés qui les accueillent puissent vivre dans la dignité, la sécurité et avec des perspectives d’avenir.

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Mauritanie : une aide vitale pour renforcer la solidarité entre familles hôtes et personnes en déplacement

A Rosso-Mauritanie, sur les rives du fleuve Sénégal, le va-et-vient incessant des pirogues et du ferry rythme le quotidien. Chaque jour, des centaines de personnes traversent le fleuve, reliant la ville mauritanienne à sa jumelle sénégalaise du même nom, de l’autre côté de la rive.Sa position géographique en fait un carrefour économique et migratoire majeur entre la Mauritanie et le Sénégal, agissant comme une porte d'entrée vers le Sénégal et un point de transit pour les migrants subsahariens vers le Maghreb et l’Europe.Depuis plusieurs mois, la ville de Rosso-Mauritanie fait face à un afflux croissant de migrants en transit, souvent épuisés par un long voyage, arrivant avec peu de ressources, sans assez d’eau potable, ni nourriture suffisante, ni abri adéquat.Les Points de services humanitaires: des bouées de sauvetage pendant le transitPour répondre à ces besoins urgents, le Croissant-Rouge mauritanien a mis en place deux Points de Services Humanitaires (PSH), l’un à l’embarcadère de Rosso, l’autre au siège du comité local. Pour de nombreux migrants en transit, ces espaces de répit leur offrent une aide vitale.« Nous leur donnons de la nourriture, de l’eau, des kits d'hygiène, un soutien psychosocial et des services de rétablissement des liens familiaux pour ceux qui cherchent à contacter leurs proches.» explique Mohamed Ould Lemine, responsable des programmes volontariat et migration du CRM. «Mais l’augmentation quotidienne des arrivées a rapidement saturé nos capacités ».Les familles hôtes, premières lignes de solidaritéDerrière cette urgence visible, une autre pression plus silencieuse s’exerçait : celle pesant sur les communautés hôtes de Rosso, elles-mêmes vulnérables et aux ressources limitées. Ces familles sont pourtant les premiers contacts des migrants ou personnes en déplacement, leur offrant un geste de solidarité.Pour soutenir à la fois les migrants et les communautés hôtes, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a mobilisé 375 000 francs suisses via sonFonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF). Cet appui vise à soutenir 4 500 migrants et 600 familles hôtes les plus vulnérables, renforçant ainsi les capacités locales d’entraide et la cohésion sociale.Une réponse plus équitable et inclusiveLoin du tumulte de l’embarcadère, des dizaines de volontaires du Croissant-Rouge mauritanien sont mobilisés dans plusieurs quartiers de Rosso-ville dans une opération de distribution de cash en faveur de 600 familles vulnérables. Ce soutien financier leur permet de répondre à leurs besoins essentiels et de retrouver un peu de stabilité.« Il était temps que les acteurs humanitaires pensent à nous aussi. C’est la première aide que nous recevons. », confie Mohamed Tahet Ould Sidi, le chef du quartier de Haye Nezaha 1, dans la banlieue de Rosso, exprimant un sentiment d’abandon longtemps ressenti.Dans la cour de sa concession, devenue pour un après-midi un point de distribution, l'espoir renaît. Sous un soleil ardent, des femmes, souvent seules à la tête de leur famille, viennent chercher un soutien qui fait la différence.« Avant, on vivait simplement, mais on arrivait à s’en sortir.» confie Salma Hemet, 54 ans, mère de sept enfants avec un mari sans emploi, habitante du quartier de Jadida. «Puis, tout est devenu difficile les prix du riz et du sucre ont augmenté, et nos revenus ont disparu. »Construire une résilience partagéePour l’IFRC et le CRM, cette approche intégrée reflète une vision à long terme qui considère l'aide non pas comme une œuvre caritative, mais comme un investissement dans la résilience commune.« En soutenant à la fois les migrants et les familles hôtes, nous reconnaissons leur rôle crucial », explique Makan Boubacar Sissao, chargé de programme Migration à l’IFRC.« Nous ne nous contentons pas de distribuer de l'aide ; nous renforçons la cohésion sociale et aidons les communautés à renforcer ensemble leur résilience. »

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Déclaration : L’attaque contre l’Ocean Viking est profondément préoccupante, mettant en danger les travailleurs humanitaires et les survivants en Méditerranée

Budapest/Genève, 12 septembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) déplore fermement l’attaque contre le navire de recherche et de sauvetage Ocean Viking le 24 août.Au moment de l’attaque en Méditerranée centrale, 87 personnes secourues se trouvaient à bord, ainsi que cinq membres du personnel de l’IFRC et dix-neuf de SOS MEDITERRANEE.Bien que tout le monde ait pu débarquer sain et sauf, l’attaque a provoqué une forte détresse chez les personnes et causé d’importants dommages à la passerelle du navire ainsi qu’à des équipements de sauvetage essentiels. En conséquence, le navire ne sera pas opérationnel dans un avenir proche.« Cela souligne non seulement les risques croissants pour ceux qui entreprennent des opérations de sauvetage en Méditerranée, mais aussi la dangereuse réalité à laquelle sont confrontés les travailleurs humanitaires dans le monde entier », a déclaré Birgitte Bischoff Ebbesen, directrice régionale de l’IFRC pour l’Europe.« Menacer des personnes secourues et celles qui sauvent des vies est inacceptable. Nous appelons toutes les autorités concernées à garantir que des responsabilités soient établies et à tout mettre en œuvre pour qu’un tel incident ne se reproduise pas. »Chaque année, des milliers de personnes tentent de traverser la Méditerranée centrale, l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde. Les opérations de recherche et de sauvetage restent une nécessité humanitaire, garantissant que les personnes en détresse en mer soient mises en sécurité. Pour que ces opérations soient possibles, les travailleurs humanitaires et les civils ne doivent jamais être pris pour cibles.L’IFRC reste fermement engagée à soutenir les personnes en mouvement à travers ses points de services humanitaires en Méditerranée et au-delà, afin que celles et ceux contraints d’entreprendre des voyages dangereux puissent avoir accès à la sécurité, aux soins et à la dignité, où qu’ils se trouvent.Depuis 2021, le partenariat IFRC–SOS MEDITERRANEE à bord de l’Ocean Viking a permis de mener 156 missions de sauvetage, apportant une assistance immédiate à plus de 8 600 personnes, notamment en nourriture, eau, soins médicaux et soutien psychosocial. Ce travail vital s’inscrit dans un engagement plus large et à long terme visant à protéger et assister les personnes en mouvement sur l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde.Pour plus d'informations, merci de contacter, [email protected] Budapest:Corrie Butler +36 704306506Nora Peter+36 70 265 4020A Genève:Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67

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Déclaration de l’IFRC au sujet de l’incident survenu à bord de l’Ocean Viking

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est profondément préoccupée par l’incident survenu le dimanche après-midi (24 août 2025), lorsque le navire humanitaire de sauvetage Ocean Viking a été touché par plusieurs coups de feu.Heureusement, aucune personne n’a été physiquement blessée. Cependant, cet événement grave a mis en danger la sécurité et le bien-être tant de notre personnel humanitaire que des personnes secourues à bord.L’IFRC travaille activement à soutenir toutes les personnes affectées et à examiner les circonstances entourant cet acte violent.Aujourd’hui, les travailleurs humanitaires évoluent dans des environnements de plus en plus périlleux, mettant souvent leur propre vie en danger pour sauver celle des autres. Leur mission doit être respectée et protégée en tout temps. Les opérations humanitaires doivent toujours être respectées et protégées.

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Les catastrophes liées au climat forcent des millions de personnes à quitter leur foyer en Asie-Pacifique, mais l’action locale apporte de l’espoir.

À travers l’Asie-Pacifique, les catastrophes et les impacts du changement climatique continuent de forcer des millions de personnes à quitter leur foyer. Selon le Centre de surveillance des déplacements internes, rien qu’en 2024, on a recensé 24 millions de déplacements liés aux catastrophes dans la région – soit plus de la moitié du total mondial.Des inondations aux tempêtes surpuissantes, la région Asie-Pacifique est l’une des plus gravement touchées par les déplacements dus aux catastrophes. Cependant, un nouveau rapport de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) met en évidence non seulement l’ampleur de la crise et ses effets sur les communautés de la région, mais aussi le pouvoir de l’action locale pour aider les populations à s’adapter, à se préparer et à renforcer leur résilience.« Pour des millions de personnes à travers l’Asie-Pacifique, ce n’est pas une possibilité lointaine, c’est une réalité quotidienne », déclare Alexander Matheou, directeur régional de l’IFRC pour l’Asie-Pacifique. « Que ce soit sur une minuscule île ou dans une vaste métropole, les histoires sont les mêmes : des catastrophes, provoquées et amplifiées par le changement climatique, bouleversent des vies et effacent ce qui est familier. »Le rapport, Forced to Flee in a Changing Climate, rassemble 39 témoignages issus de 21 Sociétés nationales, qui accompagnent les communautés à chaque étape du déplacement : de la préparation, l’alerte précoce et l’évacuation, jusqu’au relèvement et à la reconstruction.Bien que les impacts soient dévastateurs, il y a de l’espoir.« L’espoir se trouve dans la force des communautés et dans le travail acharné de ceux qui se tiennent à leurs côtés », ajoute Matheou. « Ce rapport est un appel à comprendre ce qui est en jeu – et à reconnaître les possibilités de changement. »Faits marquantsEn 2024, l’Asie-Pacifique a connu plus de déplacements liés aux catastrophes que toute autre région du monde;Les aléas tels que les tempêtes, les inondations, les vagues de chaleur et les sécheresses deviennent de plus en plus intenses et fréquents, et les populations subissent des déplacements répétés;Les personnes sont déplacées pour des périodes plus longues, car les catastrophes se superposent aux conflits, à la pauvreté ainsi qu’à l’insécurité alimentaire, hydrique et en ressources;Les groupes marginalisés – notamment les femmes, les enfants, les personnes âgées et celles vivant dans la pauvreté – sont touchés de manière disproportionnée.Comment faisons-nous face à ces défis ?Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ne se contentent pas d’intervenir après les catastrophes – elles travaillent avec les communautés en amont, avant que les risques ne s’aggravent et que les catastrophes ne frappent, afin d’aider les populations à s’adapter, à se préparer et à rester dans leurs foyers, ou à se déplacer en sécurité et dans la dignité lorsqu’elles choisissent de le faire.« Les impacts du déplacement ne s’arrêtent pas à la décision de partir », souligne Alexander Matheou. « Les risques et les incertitudes suivent les personnes dans de nouveaux lieux – souvent précaires –, mettant à l’épreuve leur capacité à se reconstruire et à retrouver une stabilité. »C’est pourquoi les réponses des personnes et des communautés prennent de multiples formes. Dans de nombreux cas, ce sont celles et ceux qui ont eux-mêmes vécu un déplacement qui prennent l’initiative de la préparation et de la réponse, souvent avec l’appui des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Par ailleurs, de meilleures prévisions, l’action anticipée et des systèmes d’alerte précoce pilotés par les communautés jouent un rôle essentiel, aux côtés d’autres initiatives.Voici juste trois des nombreux exemples cités dans le rapport.Préparation aux cyclones portée par les réfugiés – BangladeshÀ Cox’s Bazar, qui abrite le plus grand camp de réfugiés au monde, la Croix-Rouge du Bangladesh a formé plus de 3 300 volontaires issus des camps pour diffuser des alertes précoces et aider leurs communautés à évacuer avant que les catastrophes ne frappent. Le Programme national de préparation aux cyclones contribue à garantir que l’action anticipée sauve des vies – même dans les contextes les plus fragiles.Soutien anticipé pour les pêcheurs et les agriculteurs afin de réduire les pertes – FidjiÀ travers le premier Cadre d’action anticipée du Pacifique, la Croix-Rouge des Fidji diffuse des messages d’alerte précoce, distribue des kits pour sécuriser les bateaux et fournit du matériel de stockage des récoltes avant l’arrivée des cyclones. En déclenchant une assistance fondée sur les prévisions, elle aide les communautés isolées à protéger leurs moyens de subsistance à l’avance et à réduire les risques de déplacement.Soutien psychosocial pour les communautés d’éleveurs – MongolieLa Mongolie fait face à des hivers rigoureux, avec le dzud – une combinaison de sécheresse estivale et de températures hivernales extrêmes – qui affecte les familles d’éleveurs.Pour renforcer la résilience et soutenir les moyens de subsistance, les déplacements et les modes de vie traditionnels, la Croix-Rouge de Mongolie fournit une aide en espèces et des kits de nutrition pour le bétail, construit des abris pour les animaux et encourage des moyens de subsistance alternatifs.Le message au cœur du rapport est clair : alors que les déplacements liés aux catastrophes et au changement climatique touchent des millions de personnes, les communautés d’Asie-Pacifique ne restent pas inactives. Avec l’appui des équipes des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, elles se préparent, s’adaptent et ouvrent la voie vers un avenir plus sûr et plus résilient.Consultez le rapport complet Forced to flee in a changing climate - Asia Pacific | IFRCEn savoir plus sur les déplacements liés au climat :Rapport de l’IFRC : Force to flee in a changing climateDécouvrez l’approche de l’IFRC en matière de migration et de déplacements

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Journée mondiale des réfugiés 2025 : Apporter de l’espoir aux personnes forcées de fuir la plus grande crise de déplacement au monde

Depuis plus de deux ans, le Croissant-Rouge égyptien représente une bouée de sauvetage essentielle pour des dizaines de milliers de personnes contraintes de fuir le conflit dévastateur au Soudan.Depuis le début de la crise en avril 2023, les volontaires et le personnel du Croissant-Rouge se sont rapidement mobilisés — intervenant en seulement deux jours pour installer des points de services humanitaires aux postes-frontières de Qustul et Arqeen, dans le sud de l’Égypte.Ces points ont offert des premiers secours d’urgence, des dépistages médicaux, un soutien psychosocial, de la nourriture, de l’eau et des produits d’hygiène à des milliers de familles soudanaises arrivant en Égypte avec pour seul bien les vêtements qu’elles portaient.« Nous avons agi immédiatement, » a déclaré la Dre Amal Emam, directrice exécutive du Croissant-Rouge égyptien. « En 48 heures, nous avions mis en place des points de services humanitaires aux principaux postes-frontières — offrant non seulement une aide d’urgence, mais aussi de la dignité et de l’espoir. »Les efforts n’ont pas faibli au cours des deux dernières années, alors que les combats et les déplacements au Soudan ont forcé plus de 12,3 millions de personnes à fuir leur foyer. La majorité a été déplacée à l’intérieur du pays, mais près d’un tiers - soit 4 millions de personnes - sont devenues réfugiées dans des pays voisins tels que le Tchad, l’Égypte et le Soudan du Sud.Pour répondre aux besoins urgents des personnes en détresse cherchant refuge en Égypte, le Croissant-Rouge égyptien a :Fournit des soins médicaux à plus de 139 000 personnes;Distribué une aide en espèces à 5 000 familles;Offert un soutien psychosocial à plus de 10 000 personnes, y compris des enfants;Facilitée 12 940 connexions téléphoniques et internet, locales et internationales, pour aider les personnes à rétablir le contact avec leurs proches;Distribué plus de 210 000 kits d’hygiène, 1,3 million de bouteilles d’eau et 1 million de repas prêts à consommer.Pour renforcer ses efforts, le Croissant-Rouge a activé sa branche d’Assouan et formé des équipes d’intervention dans les régions frontalières — garantissant ainsi la disponibilité des services non seulement aux points de passage, mais aussi dans la ville d’Assouan, à Abou Simbel et dans des centres de transit clés comme la gare ferroviaire d’Assouan.Une attention particulière a également été portée aux personnes en situation de handicap, aux personnes âgées et aux enfants — afin d’assurer un accès inclusif à l’aide et de créer des espaces adaptés aux enfants pour un accompagnement psychologique.Solidarité internationale, action rapide et continueAu-delà des frontières de l’Égypte, le Croissant-Rouge égyptien a étendu sa solidarité à ceux qui se trouvent encore au Soudan. En collaboration avec le gouvernement égyptien, il a affrété trois navires transportant plus de 1 000 tonnes de secours vitaux à destination des communautés soudanaises toujours en difficulté dans le pays.Ces efforts n’auraient pas été possibles sans l’engagement de centaines de volontaires du Croissant-Rouge égyptien, qui ont consacré plus de 340 000 heures de service depuis le début de la crise — faisant preuve de compassion, de courage et de constance face à l’une des urgences humanitaires les plus complexes de la région.La réponse du Croissant-Rouge égyptien face aux déplacements massifs de populations en provenance du Soudan a également été soutenue par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) à travers son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF), qui a alloué 305 832 francs suisses à cette opération. Ce financement a permis au Croissant-Rouge égyptien de fournir une assistance immédiate et vitale.Pour intensifier la réponse et faire face aux besoins humanitaires croissants à la frontière entre le Soudan et l’Égypte, l’IFRC a également lancé un Appel d’urgence, qui vise à mobiliser des ressources supplémentaires pour soutenir le Croissant-Rouge égyptien dans le renforcement de ses opérations.Découvrez comment vous pouvez vous joindre à nous pour faire preuve de solidarité envers les réfugiés à travers le monde.Help support refugees and others displaced by fighting in SudanIFRC’s approach to migration and displacementGlobal Route-Based Migration ProgrammeHumanitarian Service PointsWorld Refugee Day: Syrian refugees in Jordan stitch a new life through skills training and education

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Message de l'IFRC pour la Journée mondiale des réfugiés : « Nous sommes avec vous »

Imaginez avoir 24 ans et être mère de deux enfants. Soudain, un conflit armé éclate dans votre pays, balaie votre ville, et vous êtes contrainte de fuir pour sauver votre vie. Vous partez à pied, avec vos enfants et tout ce que vous pouvez emporter.C’est le sort qu’a connu Munana, 24 ans, obligée de fuir sa maison dans la région du Darfour, au Soudan, avec ses enfants en 2024. En arrivant à Adré, au Tchad, près de la frontière soudanaise, sa famille a immédiatement reçu le soutien de la Croix-Rouge du Tchad.« Le trajet entre le Soudan et ici a été très difficile », raconte-t-elle. « À notre arrivée, la Croix-Rouge nous a accueillis. Ils nous ont donné une tente, des lampes, des articles de toilette et de l’eau. »Ce témoignage n’est qu’une histoire parmi des milliers d’autres dans le monde, de personnes contraintes de fuir simplement pour trouver un lieu sûr pour elles et leur famille. Et c’est un exemple parmi tant d’autres de l’action de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui envoient un message fort à des personnes comme Munana : vous n’êtes pas seules – nous sommes à vos côtés.À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés 2025, célébrée le 20 juin sous le thème de la solidarité, l’IFRC invite les populations du monde entier à exprimer leur solidarité par des actes concrets. Cela signifie : nous aider à renforcer l’empathie et la compréhension autour des réalités vécues par les réfugiés, et soutenir notre travail qui transforme des vies là où les besoins sont les plus pressants.Nous vous appelons à vous tenir aux côtés de personnes comme Abdel, qui supervise les volontaires ayant accueilli Munana au Point de service humanitaire (PSH) de la Croix-Rouge du Tchad à Adré – un dispositif soutenu ici par la Croix-Rouge britannique.Dans des points de service humanitaire comme celui-ci, la Croix-Rouge soutient les réfugiés là où ils se trouvent – le long des routes migratoires, dans les camps, ou au sein des communautés hôtes – en fournissant de la nourriture, un soutien psychosocial, des services de protection pour les plus vulnérables, des abris et un accompagnement à la relocalisation.Dans certaines zones, la Croix-Rouge propose également une aide en espèces, afin que les personnes puissent choisir ce dont elles et leurs familles ont le plus besoin, tout en conservant leur dignité et leur autonomie. Entouré de tant de souffrance, Abdel voit dans cette mission une source de réconfort et de joie. « On me demande souvent : qu’est-ce que le bonheur ? Pour moi, le bonheur, c’est aider les autres », dit-il.Une crise mondialeLa solidarité avec les personnes réfugiées est plus cruciale que jamais, face à l’ampleur des déplacements forcés dus à la violence dans le monde. Même certaines des plus grandes crises humanitaires mondiales ne reçoivent pas toujours l’attention qu’elles méritent.Le Soudan, par exemple, connaît actuellement la plus grande crise de déplacement au monde, avec plus de 12,3 millions de personnes contraintes de fuir leur foyer en raison du conflit civil en cours. La majorité d’entre elles ont été déplacées à l’intérieur du pays, mais près d’un tiers – soit 4 millions de personnes – ont trouvé refuge dans des pays voisins comme le Tchad, l’Égypte ou le Soudan du Sud. Pourtant, cette crise d’une ampleur colossale reste largement absente des projecteurs médiatiques internationaux.Malheureusement, le Soudan n’est pas un cas isolé. D’autres conflits à travers le monde forcent également des millions de personnes à quitter leur maison pour chercher un lieu sûr. Selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 123 millions de personnes sont aujourd’hui déplacées de force à travers le monde.Parmi elles, 36,8 millions sont des réfugiés – c’est-à-dire qu’elles ont fui vers un autre pays que le leur pour chercher la sécurité – et 8,4 millions sont des demandeurs d’asile, en attente d’une reconnaissance officielle de leur besoin de protection internationale.Une réponse à l’échelle mondialeL’ampleur des déplacements de population dans le monde explique pourquoi plus de 165 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge œuvrent pour soutenir les personnes en mouvement – migrants et réfugiés – partout où elles ont besoin d’aide.Parmi elles, 115 Sociétés nationales soutiennent directement les réfugiés et les demandeurs d’asile, à la fois dans le cadre de réponses d’urgence et de programmes à plus long terme. Cet accompagnement s’étend aux contextes de crise et d’urgence, comme au Bangladesh, dans les pays voisins du Soudan, ou encore dans ceux limitrophes de l’Ukraine.Les Sociétés nationales protègent également les migrants et réfugiés empruntant des routes migratoires périlleuses aux quatre coins du globe.Cela inclut les 63 Sociétés nationales participant au Programme mondial de l'IFRC sur les migrations fondées sur les routes migratoires (Global Route-Based Migration Programme), qui vise à sauver des vies et améliorer la sécurité et la dignité de 4,7 millions de personnes en mouvement chaque année – qu’il s’agisse de migrants, de réfugiés, de personnes déplacées ou de communautés hôtes.Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont présentes dans les centres d’appel pour aider à rétablir les liens familiaux. On les retrouve également dans les aéroports, gares routières ou ferroviaires, où elles offrent aux personnes un espace sûr pour se reposer.Le soutien apporté est aussi unique que l’histoire de chaque personne en mouvement : il peut inclure des soins de santé, le rétablissement des liens familiaux, un soutien en santé mentale et psychosocial, des services de protection, de l’information, de la nourriture et d’autres biens essentiels. Il existe même un point de service humanitaire en mer : le navire de sauvetage Ocean Viking effectue régulièrement des opérations de secours auprès d’embarcations de migrants en détresse en mer Méditerranée centrale.Un voyage en coursLa solidarité avec les réfugiés ne s’arrête pas une fois qu’ils arrivent dans une nouvelle communauté ou un nouveau pays. Car bien souvent, une nouvelle vie commence – et avec elle, un parcours semé de nouveaux défis.Si certains réfugiés parviennent à s’intégrer avec succès, nombreux sont ceux qui font face à d’immenses difficultés : la perte de contact avec leurs proches, un accès limité aux services de santé ou de protection sociale, ou encore l’exposition à la discrimination, la traite d’êtres humains, l’exploitation, des obstacles juridiques et culturels, voire à la violence.Et même lorsque tout semble se passer « relativement bien », il n’est pas toujours facile de se sentir chez soi dans un nouveau pays, une nouvelle culture. S’adapter prend du temps. C’est pour cette raison que des Sociétés nationales comme la Société du Croissant-Rouge du Tadjikistan s’efforcent d’aider les personnes réfugiées à s’installer et à se sentir chez elles.Avec le soutien du Partenariat Programmatique, financé par ECHO (protection civile et opérations d’aide humanitaire de l’Union européenne), l’IFRC appuie la Société du Croissant-Rouge du Tadjikistan dans la fourniture d’une aide concrète aux réfugiés : aide en espèces, colis alimentaires, kits d’hygiène, matériel de logement, entre autres. Ce soutien a également permis d’organiser des formations professionnelles dans divers domaines comme la cuisine, la conduite, l’esthétique, ainsi que des cours d’anglais pour les enfants afghans.Changer de mentalitésIl existe de nombreux exemples à travers le monde illustrant ce travail de solidarité mené par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge.Ainsi, de nombreuses Sociétés nationales en Europe offrent un soutien en santé mentale et psychosocial, ainsi que des cours de langue aux réfugiés venant d’Ukraine.D'autres initiatives visent à favoriser une meilleure compréhension des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants. Dans le cadre de son engagement de longue date contre le racisme, la Croix-Rouge finlandaise a par exemple développé l’outil numérique Identify and Act Navigator : une application conçue pour aider les utilisateurs à identifier leurs propres biais et à savoir quand et comment intervenir face à des situations de racisme.En l’espace de trois mois, l’application a été consultée par environ 20 000 personnes, et près de 8 000 d’entre elles ont complété l’ensemble des étapes et des scénarios proposés par le programme.En savoir plus sur la façon dont vous pouvez vous joindre à nous en solidarité avec les réfugiés du monde entierL'approche de l'IFRC en matière de migration et de déplacementProgramme mondial sur les migrations basées sur les itinérairesPoints de services humanitairesEtude de cas : L'équipe mobile de la Croix-Rouge de Boznie-HerzégovineEtude de cas : L'équipe mobile de migration de la Croix-Rouge de ChypreEtude de cas : Section locale de Palilula, Croix-Rouge serbeEtude de cas : Point de service humanitaire de la Croix-Rouge slovèneÉtude de cas : Centre d'accueil de la Croix-Rouge du MonténégroJournée mondiale des réfugiés : Les réfugiés syriens en Jordanie s'ouvrent à une nouvelle vie grâce à la formation professionnelle et à l'éducation | IFRC

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Communiqué de presse

La Croix-Rouge du Burundi répond aux besoins de milliers de personnes fuyant le conflit en République démocratique du Congo

Bujumbura/Kinshasha/Genève, 13 mars -La Croix-Rouge du Burundi a mis en place un point de service humanitaire vital au stade de Rugombo, à quelques kilomètres de la frontière avec la République démocratique du Congo, afin d'offrir un abri à près de 40 000 réfugiés - dont près de 18 000 enfants - fuyant le conflit qui sévit dans ce pays. Une équipe de 500 volontaires de la Croix-Rouge burundaise apporte les premiers secours aux personnes qui arrivent après des jours de voyage traumatisant, en plus d'un soutien en matière de santé mentale, de la pulvérisation de désinfectants pour prévenir les maladies, d'installations sanitaires comprenant des douches, des latrines et des produits d'hygiène, des moustiquaires, une assistance spécifique pour les femmes enceintes et les personnes handicapées, de la literie, de l'eau potable et de la nourriture.Les ambulances de la Croix-Rouge sont en attente et ont déjà évacué plus de 120 personnes nécessitant un traitement médical.Dans cette foule immense, les enfants peuvent être séparés de leurs proches, et une équipe spéciale de la Croix-Rouge sur place a aidé à réunir de nombreuses familles en détresse.Une équipe de nageurs est également postée à la rivière Rusizi, un dangereux point de passage à la frontière de la RDC et du Burundi, afin de réduire le risque de noyade des personnes déplacées qui entreprennent un voyage désespéré pour se mettre à l'abri. Des porte-parole experts sont disponibles sur le terrain au Burundi, en RDC et à Genève.Les photos et la vidéo sont disponibles ici. Pour plus d'informations ou pour organiser un entretien, veuillez nous écrire à l'adresse: [email protected] Nairobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654A Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67 Hannah Copeland, +41 76 236 9109

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L'humanité à travers les Amériques : Comment la Croix-Rouge aide les personnes en déplacement

L'histoire de l'Amérique latine et des Caraïbes est marquée par les migrations. Des milliers de personnes se déplacent chaque jour du nord au sud, du sud au nord, entre les pays des Caraïbes et entre le continent et d'autres régions du monde.Les personnes en déplacement et les communautés qui les accueillent ne sont pas seules. Dans les pays d'origine, de transit et de destination, les équipes locales de la Croix-Rouge leur offrent assistance et protection.Le long des routes migratoires, les Sociétés nationales membres de l'IFRC dans la région gèrent un réseau de points de services humanitaires qui fournissent un soutien sanitaire, nutritionnel et psychosocial essentiel aux personnes en situation de grande vulnérabilité, quels que soient leur âge, leur sexe ou leurs croyances, les raisons qui les ont poussées à quitter leur pays ou la direction dans laquelle elles voyagent.Cela inclut les migrants qui sont renvoyés dans leur pays d'origine par les autorités nationales de l'immigration d'autres pays.Protection et assistance aux rapatriésLe travail effectué par la Croix-Rouge au Honduras en est un exemple.En 2024, près de 47 000 migrants honduriens sont rentrés chez eux, soit plus de 128 personnes par jour, selon l'Organisation internationale pour les migrations. En janvier 2025, 90 migrants honduriens sont rentrés chaque jour, soit un total de 2 700 personnes.En étroite coordination avec les autorités nationales, la Croix-Rouge hondurienne gère deux centres d'hébergement publics qui accueillent les personnes qui n'ont pas pu achever leur voyage vers le nord, y compris les enfants et les adolescents non accompagnés. Dans ces centres, la Croix-Rouge fournit des informations, des conseils juridiques et veille à la santé physique et mentale des personnes. Les migrants de retour ont souvent peur de retourner dans leur communauté. La Croix-Rouge les aide donc à évaluer les risques et à trouver un chemin vers une réintégration sûre et réussie.En 2024, au Centre d'accueil Belén pour les enfants et les familles de migrants, la Croix-Rouge a assisté plus de 14 300 personnes, dont 59 % d'enfants. L'année précédente, en 2023, le centre avait également assisté des milliers de migrants, dont un grand pourcentage d'enfants. Les paroles de la femme qui gère le centre pour la Croix-Rouge hondurienne sont toujours d'actualité.« Tous les cas traités dans le centre sont difficiles à écouter », avait déclaré à l'époque Gabriela Oviedo. « Les gens arrivent frustrés et bouleversés parce qu'ils n'ont pas atteint leur objectif, à savoir arriver à destination.D'autres pays d'Amérique latine connaissent des situations similaires. La Croix-Rouge mexicaine, par exemple, a activé son plan d'urgence national en réponse à l'augmentation possible des déportations et des retours cette année. Ce plan prévoit des soins préhospitaliers, des premiers secours psychologiques, des kits d'hygiène, des kits alimentaires et d'autres articles de secours pour les personnes dans le besoin dans les États de Baja California, Sonora, Chihuahua, Coahuila et Tamaulipas.En Colombie, la Croix-Rouge a déjà fourni une assistance à l'aéroport El Dorado de Bogota, la capitale du pays, à plus de 200 migrants arrivés par les deux premiers vols d'expulsion en provenance des États-Unis. La Croix-Rouge a offert une assistance sanitaire, un soutien psychosocial et des conseils, en accordant une attention particulière aux enfants et aux adolescents.Parallèlement, en Équateur, les équipes de la Croix-Rouge se coordonnent avec les autorités nationales pour fournir une assistance humanitaire aux aéroports de Manta et de Guayaquil à l'arrivée des vols d'expulsion.La Croix-Rouge vénézuélienne a également commencé à fournir une assistance humanitaire aux migrants à leur retour au Venezuela. Ses services se concentrent sur les soins de santé primaires et le soutien psychosocial, en coordination avec les autorités gouvernementales nationales.L'équipe de 40 volontaires multidisciplinaires, médecins et secouristes a également fourni des kits d'hygiène personnelle, des rafraîchissements et des médicaments aux personnes arrivant sur les deux premiers vols de rapatriés atterrissant à l'aéroport international Simón Bolívar de Maiquetía, au Venezuela.L'inclusion sociale est également essentielleLa Colombie et l'Équateur sont également des exemples de pays où les équipes de la Croix-Rouge fournissent un autre service indispensable : le soutien à l'inclusion sociale et économique. En Colombie, par exemple, plus de 2,8 millions de Vénézuéliens se sont installés dans le pays au cours des six dernières années. Parmi eux, 52 % sont des femmes et près de la moitié d'entre elles ont besoin de protection. À Cundinamarca et à Bogota, la Croix-Rouge colombienne renforce la résilience des femmes en leur offrant des refuges, des services spécialisés de santé sexuelle et reproductive, des kits de protection et des formations pour prévenir la violence sexiste. Elle encourage également les initiatives communautaires contre la xénophobie et la discrimination.Cette intervention cible les femmes de tous âges, y compris les femmes et les filles déplacées par la violence, et comprend des évaluations nutritionnelles, l'accès aux médicaments et des espaces sûrs qui favorisent leur bien-être émotionnel. « Nous disposons d'un espace sûr où les enfants peuvent jouer, s'amuser et faire leur deuil pendant que leurs parents suivent des formations sur l'employabilité et des ateliers sur les aptitudes à la vie quotidienne et sociale, afin de leur permettre de repartir à zéro », explique Erika Cardona, directrice des affaires humanitaires de la Croix-Rouge colombienne.Si les femmes migrantes et déplacées décident de rester temporairement ou définitivement dans la communauté, le Centre d'attention et de développement global de la Croix-Rouge colombienne les aide à trouver un emploi et leur offre des espaces pour poursuivre leur scolarité.En Équateur, la Croix-Rouge travaille à l'inclusion sociale des migrants qui ont décidé de s'installer dans le pays, en leur facilitant l'accès aux services de santé, d'éducation et d'emploi. « Pour les personnes qui ont décidé de rester de manière permanente ou temporaire dans le pays, nous avons créé des associations libres et volontaires », explique Roque Fabián Soria Vasco, président de la Croix-Rouge équatorienne. « Grâce à notre banque de l'emploi, ils peuvent accéder à des postes en fonction de leurs compétences, par exemple dans la boulangerie, la couture ou l'esthétique, entre autres.En général, les nouveaux arrivants n'ont pas les moyens d'acheter de la nourriture, des produits de base ou de payer leur loyer. La Croix-Rouge équatorienne leur fournit une aide financière et soutient les petites entreprises des migrants et de la population d'accueil.La Croix-Rouge est toujours làChaque pays est confronté à des défis uniques en matière de flux migratoires. Pour la FICR, la priorité est de soutenir les personnes en situation de vulnérabilité, en fonction de leurs besoins et indépendamment de leur statut migratoire, conformément à nos Principes fondamentaux. Au total, les équipes locales de la Croix-Rouge travaillent dans 22 pays des Amériques pour veiller à ce que la dignité et les droits des migrants soient respectés et protégés. Les services qu'elles offrent sont les suivants :Soins préhospitaliers : Premiers soins, surveillance de la santé et assistance médicale.Soins médicaux de base : Guérison des ampoules, fourniture de sérums d'hydratation et évaluation des signes et symptômes.Fourniture d'aide humanitaire : Livraison de kits alimentaires, de produits d'hygiène personnelle et d'autres fournitures de base.Soutien psychologique de base : Conseils et soutien émotionnel pour faire face à l'impact de l'expulsion.Rétablissement des liens familiaux : Mise à disposition d'outils et de moyens de communication pour favoriser le regroupement familial et le contact avec les proches.Information sur les services disponibles : Des conseils sont donnés sur les ressources et les services disponibles dans les différentes régions pour soutenir la réintégration des personnes expulsées.Pour en savoir plus, consultez notre page sur les programmes de migration.

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Un père écrit un poème de douleur et de perte après qu'un sauvetage se transforme en tragédie

« Sur la rive de la mort, ton voyage a pris fin.Ton petit cœur, encore tendre, n’a pas pu résister.Il était empli d’amour, débordant jusqu’au dernier souffle.Tu es partie, ma belle, ma petite… »Ce sont les mots douloureux d'un père en deuil, écrits dans les heures qui ont suivi l'arrêt cardiaque de sa fille de sept ans, peu après qu'elle ait elle-même été sauvée d'un bateau en détresse au milieu de la mer Méditerranée. Elle s'appelait Rahaf et venait d'être amenée avec sa famille à bord du navire de recherche et de sauvetage Ocean Viking, géré par SOS Méditerranée et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).Peu après le sauvetage, Rahaf, qui souffrait d'une maladie cardiaque sous-jacente, a fait un arrêt cardiaque. Après avoir été réanimée par l'équipe à bord, elle a été héliportée vers un hôpital de Malte. Malheureusement, elle n'a pas survécu au voyage et est décédée dans l'hélicoptère.Plongé dans le chagrin, son père a mis des mots sur sa douleur, qu'il a inscrits au stylo à bille sur une simple feuille de papier blanc. Il a ensuite demandé que ce poème et l'histoire de sa fille soient partagés avec le monde entier, en hommage à sa fille et pour attirer l'attention sur la situation des personnes qui traversent la Méditerranée.Cette famille de quatre personnes faisait partie d'un groupe de 92 migrants sauvés d'un bateau en détresse en Méditerranée centrale, près de Malte. Voici la version intégrale du poème du père :« Sur la rive de la mort, ton voyage a pris fin.Ton petit cœur, encore tendre, n’a pas pu résister.Il était empli d’amour, débordant jusqu’au dernier souffle.Tu es partie, ma belle, ma petite…Ta douce voix s’est éteinte à jamais,Laissant derrière toi un père, une mère et une sœur — perdus, errant entre mer et ciel.Comment ton cœur si aimant a-t-il pu quitter les tiens si soudainement ?Tu as supporté la dureté du voyage, la cruauté des vagues — Pour quoi ?Pour une vie digne. Oui, tu l’as trouvée maintenant, Rahaf. Tu es dans le bonheur éternel.Que ton âme repose en paix, mon amour. »Un océan de souffrance humaineMalheureusement, la mort de Rahaf n'est pas un cas isolé. La Méditerranée est l'une des routes migratoires les plus meurtrières au monde. Rien qu'en 2024, au moins 115 enfants ont perdu la vie en tentant de traverser la Méditerranée.Depuis 2014, plus de 31 000 migrants se sont noyés ou ont été portés disparus au cours de la dangereuse traversée de la mer Méditerranée.Derrière chaque chiffre se cache une personne : un enfant, un père, une sœur, qui risque tout en quête de sécurité.Pour éviter d'autres histoires tragiques et d'autres morts inutiles, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) reste engagée dans les opérations de sauvetage et travaille à bord de l'Ocean Viking pour veiller à ce que les personnes perdues et en détresse dans la vaste Méditerranée reçoivent les soins vitaux dont elles ont besoin, ainsi qu'un soutien psychologique pour les aider à surmonter les tensions qu'elles ont subies.Soutenue par un appel d'urgence permanent pour appuyer ses opérations en Méditerranée, l'IFRC exploite ce qu'elle appelle un "point de service humanitaire" (PSH) à bord de l'Ocean Viking. Ce point de service humanitaire flottant et mobile offre plusieurs services essentiels, notamment des soins médicaux, un soutien psychologique et d'autres types de conseils pour aider les migrants à faire face à ce qu'ils ont vécu et à se préparer à ce qui les attend lorsqu'ils atteindront enfin un port européen et que de nouveaux défis se présenteront à eux.

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Communiqué de presse

L'IFRC est aux côtés de la population syrienne qui continue de faire face à l'une des crises les plus complexes au monde.

Beyrouth/Ankara/Genève, 13 décembre - La Syrie reste l'une des crises les plus graves et les plus complexes au monde. De nombreuses personnes se sont déplacées à la suite du changement de gouvernement, retournant en Syrie ou à l'intérieur du pays, mais des années de conflit ont ravagé des vies, renversé des maisons et détruit des moyens de subsistance. Ce que les gens trouveront à leur retour n'est pas clair. Le tableau complet de l'avenir de la Syrie n'a pas encore émergé, mais ce que nous pouvons dire sans aucun doute, c'est que dans un pays qui a subi un tel traumatisme pendant si longtemps, les gens auront besoin d'une aide vitale dès maintenant, et dans les mois à venir, avant que le chemin vers une quelconque forme de rétablissement puisse commencer. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et son réseau sont aux côtés du peuple syrien et continuent de soutenir le Croissant-Rouge arabe syrien (CRAS), dont les antennes fournissent des soins médicaux d'urgence, de la nourriture, de l'eau potable et des produits de première nécessité à des dizaines de milliers de personnes dans tout le pays. Nous savons que les besoins augmenteront à mesure que les gens commenceront à reconstruire les vies qu'ils ont laissées derrière eux - et nous sommes prêts à accélérer et à étendre notre travail. Les branches du CRAS fournissent des soins de santé d'urgence, un soutien psychosocial, de la nourriture, des fournitures de base et de l'eau potable à des personnes dans toute la Syrie, y compris à celles qui attendent à la prison de Sednaya. Le SARC aide également les personnes qui tentent de retrouver des proches dont elles ont été séparées ou qui ont disparu au fil des ans. Le CRAS continue de diriger la réponse du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en Syrie en tant que coordinateur national, en particulier en cette période d'incertitude politique et de besoins humanitaires.Le Croissant-Rouge turc fournit de la nourriture et des produits de base aux postes frontières pour les nombreuses personnes qui tentent de retourner en Syrie. Il répond également aux besoins humanitaires urgents des Syriens à l'intérieur de la Syrie, en coordination avec le CRAS.Le Croissant-Rouge jordanien aide à transporter des fournitures vitales à travers la frontière et a réussi à envoyer le premier convoi de camions le 11 décembre. Le Croissant-Rouge du Qatar participe également à l'action humanitaire en fournissant des fournitures médicales, de la nourriture et des abris.L'IFRC a alloué 1 million de francs suisses à la Syrie par le biais du Fonds d'urgence de réponse aux catastrophes (DREF) peu après le début de l'escalade dans le nord et a préparé ses entrepôts et ses centres logistiques afin d'augmenter les livraisons d'aide au pays et de soutenir les efforts humanitaires dans le nouveau contexte, au fur et à mesure qu'il évolue. Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: [email protected] Londres: Nichola Jones, +44 7715459956A Ankara: Sevil Erkuş, +90 536 644 9122A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 Hannah Copeland, +41 76 236 9109

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Les échos de la jungle : Histoires humaines inédites de la trouée du Darién

Une crise invisible se déroule dans la jungle du Darién. Sous le feuillage dense de cette forêt tropicale qui relie la Colombie et le Panama, des centaines de milliers de personnes se déplacent, risquant leur vie à la recherche de sécurité et d'opportunités.Ce voyage est l'un des plus dangereux au monde. D'innombrables risques guettent ceux qui le tentent. Et pourtant, des centaines de milliers de personnes le font chaque année. Une nouvelle exposition de photographies et d'histoires, produite par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, avec le soutien financier de l'Union européenne, raconte leur histoire et celle des personnes qui leur apportent un soutien vital.Echos de la jungle présente des photos prises par le photojournaliste Federico Rios, qui a traversé le Darién en 2022 et 2023 dans le cadre d'une mission pour le New York Times, ainsi que des photos prises par le personnel de l'IFRC et de la Croix-Rouge dans la région. Voici une sélection de photos de l'exposition et les histoires qui les sous-tendent.Laisser tout derrière soi et marcher dans la jungleLe Darién est une région isolée, sans route, qui s'étend sur les territoires panaméen et colombien et qui constitue le seul passage terrestre possible entre l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale. S'étendant sur plus de 96 km de marécages, de forêt tropicale dense, de rivières à fort débit et de montagnes, la jungle du Darién est aussi remarquable qu'inhospitalière.Pourquoi traverser la jungle du Darién ?Pourquoi quelqu'un choisirait-il d'entreprendre un voyage aussi périlleux ? L'effondrement économique, l'instabilité politique, la violence et les conflits intenses, la persécution et les voies légales limitées peuvent tous contribuer à cette décision. Souvent, les crises et les défis qui s'ajoutent les uns aux autres obligent les gens à se déplacer.Dangers au cœur de la jungleLa dure réalité de la jungle du Darién apparaît lorsqu'on voit une femme, accablée par le poids de son jeune enfant, se frayer un chemin sur ce terrain impitoyable (voir photo ci-dessus). La chaleur implacable et l'humidité étouffante ne font qu'ajouter à l'épuisement ressenti par les femmes, les enfants et les hommes qui se déplacent.Compter chaque goutteLa traversée du Darién n'est pas une question d'heures. Cela peut prendre des jours, voire des semaines, selon la période de l'année. L'accès à la nourriture et à l'eau devient de plus en plus rare, en particulier pour les personnes voyageant avec un minimum de provisions. Ne pouvant compter sur l'eau des ruisseaux et des rivières en raison de sa contamination, ils doivent transporter leurs propres provisions pour subvenir à leurs besoins tout au long de leur voyage.Faire face à des menaces diversesLa jungle du Darién est pleine de menaces, dont certaines sont mortelles. Des rivières en crue, des serpents venimeux, des chemins marqués uniquement par les traces de ceux qui sont passés par là, et des conditions météorologiques qui peuvent changer à tout moment.Et puis il y a les menaces humaines - vols, contrebande, trafic d'êtres humains, violences physiques et sexuelles - qui sont malheureusement trop fréquentes. Entre 2018 et 2023, 258 personnes sont mortes dans le Darién.Les personnes qui traversent la jungle sont exposées aux piqûres d'insectes, aux infections, à la diarrhée, à la déshydratation, aux fractures ou aux blessures cutanées, sans accès aux premiers soins avant d'atteindre la ville la plus proche. Dans les moments les plus difficiles de leur voyage, leur seule consolation est de se faire confiance et de se soutenir mutuellement.Pluies et rivières en crueLe Darién est caractérisé par de nombreuses rivières, dont beaucoup coulent à travers une forêt tropicale dense et un terrain montagneux. Cependant, elles posent des problèmes considérables aux personnes qui tentent de les traverser, en particulier pendant les périodes de pluies abondantes et fréquentes entre mai et décembre. Les niveaux d'eau augmentent rapidement et les rivières deviennent plus puissantes, ce qui pose un risque important de noyade.A l'orée de la jungle, les mondes se rencontrentSi la plupart des personnes qui traversent cette jungle sont originaires d'Amérique du Sud, ce voyage est également fait par des personnes du monde entier. Ces dernières années, un nombre croissant de migrants sont arrivés de pays bien plus lointains, comme la Chine, l'Inde, le Bangladesh, l'Afghanistan, le Cameroun et l'Angola. Pour ces personnes, les dangers existants du Darién sont renforcés par les barrières culturelles et linguistiques.Des chiffres sans précédentL'ampleur des migrations dans le Darién au cours des dernières décennies est sans précédent. Dans une région où la densité de population est relativement faible, le passage de plus de 500 000 personnes provenant de différentes parties du monde en 2023 a entraîné des défis supplémentaires pour les communautés locales : ce nombre est plus de sept fois supérieur à la population résidente.Le Darién étant une zone isolée et protégée, les ressources et infrastructures de base telles que l'eau potable et les services de collecte des déchets sont rares, ce qui accentue l'impact environnemental sur la région, les communautés locales et les groupes de migrants étant confrontés à ces défis au quotidien.Qui sont les personnes qui traversent le Darién et qui sont celles qui sont là pour les aider ?Les raisons de voyager dans cette jungle sont aussi variées que les personnes elles-mêmes - qu'elles voyagent seules, en famille ou avec des personnes rencontrées en chemin. Voici quelques-unes de leurs histoires.Les nombreux talents de ZidaneD'origine colombienne, Zidane est une personne aux multiples facettes : manager culturel, producteur de courts métrages, compétiteur Red Bull, freestyler, rappeur, coiffeur et boulanger.producteur de courts métrages, compétiteur Red Bull, freestyleur, rappeur, coiffeur et boulanger. MalgréMalgré ses activités artistiques dynamiques, il s'est vu contraint d'émigrer.« Nous avons quitté mon pays parce que les choses n'allaient pas bien, il n'y avait pas d'argent, il n'y avait rien. Ma fondation [de rappeur] avait terminé son cycle et j'ai pensé que c'était une bonne idée de partir, mais comme je n'avais pas de passeport, nous avons décidé de voyager à travers la jungle du Darién.».Le passeport de NavilOn a demandé à Navil* quel était l'objet le plus précieux qu'il portait toujours sur lui. Il a répondu immédiatement : son passeport. Sans lui, il n'aurait pas pu quitter l'Inde, son pays d'origine, pour tenter de rejoindre les États-Unis.*Nom modifié sur demandeLa raison pour laquelle Karen n'abandonne pasLe fils de Karen, Dylan, est sa motivation pour tout ce qu'elle fait dans la vie, la raison pour laquelle elle n'abandonne pas dans les moments difficiles, en particulier aujourd'hui, alors qu'elle a dû faire face à des moments de danger et de douleur lors de la traversée de la jungle.« Traverser le Darién n'est pas facile. Je ne le recommande à personne. Le danger, ce ne sont pas les animaux, c'est d'être confronté à des gens qui vous font du mal, qui vous volent, qui abusent de votre corps et du peu que vous portez sur vous. »Un symbole d'espoirPour les personnes qui traversent le Darién, la Croix-Rouge est un symbole d'espoir dans leur difficile voyage. Au Panama, l'IFRC et la Croix-Rouge panaméenne, avec le soutien de l'Union européenne, de l'Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID) et d'autres partenaires, répondent depuis plusieurs années aux besoins des migrants qui traversent le Darién.Ce qui a été fait jusqu'à présent : La réponse de la Croix-Rouge en chiffresLe soutien que nous avons apporté au cours de l'une de ces années, 2023, donne un aperçu des énormes besoins et de l'aide très concrète apportée par le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge. Cette année-là, la Croix-Rouge a fourni aux migrants plus de 29,7 millions de litres d'eau potable, plus de 20 000 consultations de soins de santé de base, 2 000 services de premiers secours et plus de 24 500 services de soins maternels et infantiles.Ils ont également facilité plus de 33 000 appels internationaux afin que les migrants puissent communiquer avec leurs proches. Le personnel et les bénévoles fournissent également des informations, une connexion internet pour permettre le contact avec les membres de la famille et l'orientation vers des services spécialisés..Des espaces sûrs, accueillants et neutresUne fois qu'elles ont traversé la jungle, les personnes en déplacement peuvent obtenir de l'aide dans les camps, où elles reçoivent des services de protection et des informations fiables afin de poursuivre leur voyage de la manière la plus sûre possible. Elles peuvent également trouver de l'aide dans les points de services humanitaires, gérés par la Croix-Rouge panaméenne avec le soutien de l'IFRC, de l'Union européenne et d'autres partenaires.

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Journée mondiale des réfugiés : L'expérience de l'Europe en matière d'accueil privé de réfugiés ukrainiens offre un nouveau modèle pour soutenir les personnes fuyant les conflits et la violence

Après l'escalade du conflit en Ukraine en février 2022, d'innombrables personnes ont fui le pays. La plupart se sont rendues dans d'autres pays d'Europe et aujourd'hui, quelque 7 millions de personnes vivent encore à l'étranger.Un pourcentage important de ces réfugiés a été soutenu par les communautés d'accueil, notamment par des particuliers et des familles qui les ont accueillis chez eux. Ce vaste élan de solidarité a constitué une bouée de sauvetage essentielle pour de nombreuses personnes originaires d'Ukraine.« Elle [l'hôte] a fait beaucoup pour moi», a déclaré l'un des invités ukrainiens, en parlant des personnes avec lesquelles elle est hébergée en Hongrie. «J'ai trouvé un emploi avec son aide... Et d'une manière ou d'une autre, nous sommes lentement devenus une famille... Et nous avons commencé à prendre soin les uns des autres.»L'expérience a également été enrichissante pour de nombreuses familles d'accueil.« Parfois, nous faisions des courses ensemble ou l'un achetait quelque chose pour l'autre, nous partagions des choses», raconte une Polonaise qui a accueilli une famille ukrainienne. « Ensemble, nous nous sommes soutenus et entraidés ».Cette solidarité n'est pas propre au conflit ukrainien. Les gens accueillent des réfugiés chez eux depuis qu'il y a des guerres, des famines et d'autres calamités. Mais le mouvement de population en provenance d'Ukraine qui a commencé après l'escalade des hostilités en 2022 - et la réponse de nombreux pays européens - marque un moment important dans l'histoire récente.Au lieu de fermer leurs portes aux réfugiés, les communautés européennes les ont largement acceptés. L'expression spontanée de la solidarité à leur égard - par des particuliers et des autorités gouvernementales - a permis aux personnes venant d'Ukraine d'avoir d'autres options d'hébergement que les installations d'accueil habituelles comme les centres collectifs ou les camps (comme c'est souvent le cas lorsqu'un grand nombre de personnes fuient d'un pays à l'autre).Les communautés européennes ont plutôt concentré leur soutien sur l'idée d'héberger les personnes dans des logements privés au sein des communautés d'accueil.Les organisations humanitaires, les agences gouvernementales et les entreprises qui soutiennent les personnes dans le besoin ont collaboré de manière inédite afin de tirer parti de cette solidarité. Ils ont coordonné plusieurs types de soutien, tant pour les réfugiés que pour les personnes et les communautés qui les accueillent.Le programme "Foyers sûrs" en est un bon exemple. Financé par le Fonds Asile, Migration et Intégration de la Commission européenne, ce programme a été mis en œuvre par l'IFRC et les sociétés nationales de la Croix-Rouge dans neuf pays européens : Belgique, France, Irlande, Hongrie, Pays-Bas, Luxembourg, Pologne, Roumanie et Slovaquie.Grâce au dévouement de particuliers, d'organisations et d'autorités nationales, le programme visait à fournir des foyers sûrs aux personnes ayant fui l'Ukraine et à soutenir leur intégration dans les systèmes nationaux.Un nouveau modèleSi cette approche n'est pas nouvelle et que des sociétés nationales et d'autres organisations ont déjà mis en relation des réfugiés avec des familles d'accueil, elle n'a jamais été mise en œuvre à cette échelle. Le programme "Foyers sûrs" a donc contribué aux tâches monumentales que sont la recherche, l'appariement, la protection et l'entretien des relations entre les hôtes et les invités. Il a également aidé les organisations impliquées à réfléchir aux bonnes pratiques et aux enseignements tirés, afin que les communautés, les gouvernements et les communautés d'accueil soient mieux préparés à faire face à des situations similaires à l'avenir.Récemment, le programme a publié un rapport complet intitulé "Safe Homes : Key Lessons From Hosting People Displaced from Ukraine in Private Homes ("Des foyers sûrs : les principaux enseignements de l'accueil de personnes déplacées d'Ukraine dans des maisons privés"), qui sert à bien des égards de schéma directeur ou de modèle pour une collaboration de masse similaire autour de l'accueil privé.« L'objectif est de dresser un tableau complet de la situation de l'hébergement dans ces pays, ce qui permet non seulement de prendre de meilleures décisions à court terme, mais aussi d'élaborer des stratégies pour d'éventuelles initiatives futures», explique Denisse Solis, responsable du programme "Safe Homes" au bureau régional de l'IFRC pour l'Europe.Nouveaux enseignements et nouvelles questionsCela est particulièrement important dans des cas comme celui-ci, où les solutions potentielles sont aussi complexes que les défis à relever. Par exemple, le type de solidarité manifesté à l'égard des réfugiés ukrainiens s'étend également à toutes les personnes qui ont besoin de sécurité,Il convient toutefois de noter que l'hébergement privé n'est pas une nouveauté et qu'il n'est pas non plus réservé à l'Europe et aux réfugiés ukrainiens.L'hébergement privé a été largement soutenu par les Sociétés nationales, les organisations locales et les particuliers de diverses manières dans toutes les régions, tout au long des crises où des mouvements de population ont eu lieu. Le travail de la Croix-Rouge irlandaise, qui aide les réfugiés syriens à trouver des familles d'accueil, n'est qu'un exemple parmi d'autres.Il existe également d'autres complexités au sein des communautés d'accueil. Souvent, elles traversent elles aussi des périodes difficiles de différentes manières. Au moment de l'escalade du conflit en Ukraine, par exemple, le monde était encore aux prises avec les conséquences d'une pandémie mondiale, avec des économies et des chaînes d'approvisionnement sous pression, et des fonds pour les services publics sévèrement sollicités.Une question clé est donc de savoir dans quelle mesure il est juste de trop compter sur l'hébergement privé sans une stratégie appropriée sur ce qui se passera ensuite, car ce type de crise ne se résout généralement pas facilement.«L'État s'est presque entièrement reposé sur la solidarité de ses citoyens », note un représentant des autorités locales belges cité dans le rapport. "C'est un problème parce qu'il n'y avait aucune perspective de solution à long terme. Les familles d'accueil ont été mises à rude épreuve. La pression est alors retombée sur les autorités locales, qui ont dû trouver des solutions".Le rapport du programme "Foyers sûrs" s'articule autour de 15 "leçons apprises". Première leçon : "Les programmes d'accueil doivent être conçus avec des stratégies de sortie claires, mises en place dès le départ, qui permettent aux hôtes de quitter les arrangements d'accueil.Cette leçon est étayée par une citation d'un travailleur social ukrainien de la Croix-Rouge irlandaise. «Au tout début, les gens pensaient qu'ils allaient rester ici pour une courte période. Tout le monde était en mode temporaire», a déclaré l'assistant social. «La plupart des gens étaient assis sur leurs valises et attendaient le jour où ils pourraient rentrer chez eux. Mais aujourd'hui, on peut voir les changements dans la façon de penser des gens. Ils ont enfin commencé à réaliser que cela n'arrivera pas de sitôt.»Tout commence par un foyer sûrDans chaque pays, les Sociétés de la Croix-Rouge ont mis en œuvre le programme " Foyers sûrs " de différentes manières : Études de cas", vous trouverez des informations détaillées sur les différents efforts, les expériences réussies, mais aussi les différents défis. [Voir également les résumés d'une page, spécifiques à chaque pays, des études de cas].« L'un des plus grands défis a été le manque de logements, ce qui est particulièrement frustrant pour les travailleurs sociaux car ils n'ont aucune influence sur cette question», a déclaré un travailleur social de la Croix-Rouge luxembourgeoise cité dans le rapport.« De nombreux hôtes se sentent profondément frustrés parce qu'ils ne veulent pas retourner dans les structures d'accueil, mais ils n'ont pas non plus accès aux logements sociaux».En résumé, les familles d'accueil apportent un soutien essentiel, mais elles ne peuvent pas remplacer le financement public et l'aide au logement. Les familles d'accueil ne peuvent pas non plus se substituer au rôle des travailleurs sociaux et des autorités publiques. En fin de compte, il s'agit de fournir un ensemble complexe d'aides provenant d'une variété d'angles et de partenaires. Mais tout commence par un foyer sûr.« Tout commence par un logement», déclare un travailleur social de la Croix-Rouge slovaque cité dans le rapport. « Les réfugiés nous le répètent sans cesse. S'ils ne savent pas où ils vont rester, ils ne peuvent pas se concentrer sur autre chose, comme inscrire leurs enfants à l'école, trouver un emploi, etc».

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Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge : La Croix-Rouge libanaise offre une aide et une lueur d'espoir aux migrants rescapés d'un naufrage

Chaque année, des centaines de personnes de nationalités libanaise, syrienne et autres quittent les côtes du Liban pour entreprendre des voyages en mer extrêmement périlleux, à la recherche désespérée d'une vie meilleure.Ces voyages se terminent souvent en tragédie : en septembre 2022, un bateau transportant plus de 140 migrants quittant le Liban a coulé au large de Tartus, en Syrie ; de nombreuses personnes se sont noyées, tandis que d'autres sont portées disparues.Dans d'autres cas, les bateaux quittant le Liban ont été repoussés par les autorités des pays de destination.Depuis 2019, le Liban est confronté à une crise humanitaire complexe et en constante évolution, marquée par une forte inflation, le chômage et la détérioration des conditions de vie, qui poussent les gens à quitter le pays.«Les personnes qui prennent généralement la décision de partir nous disent souvent qu'elles n'ont rien à perdre et qu'elles sont donc prêtes à risquer leur vie pour avoir une chance d'avoir une vie meilleure dans un autre pays», explique Alaa Ammar, responsable des migrations et coordinateur de la protection à la Croix-Rouge libanaise.Les migrants qui survivent à une noyade reviennent sur le rivage épuisés et ont besoin d'une assistance médicale. Ils ont souvent un endroit où aller, ou un parent chez qui rester, mais ils n'ont pas d'argent pour le transport ou pour simplement s'en sortir.Des services là où le besoin s'en fait le plus sentirConsciente des besoins des migrants qui subissent les conséquences des refoulements en provenance d'autres pays et des naufrages, la Croix-Rouge libanaise a mis en place des points de services humanitaires (PSH) mobiles couvrant différents sites le long de la côte libanaise.Ces PSH sont des espaces sûrs, accueillants et stratégiquement situés où les migrants et les personnes déplacées peuvent bénéficier d'un soutien fiable de la part des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.« Les points de services humanitaires de la Croix-Rouge libanaise offrent une variété de services en fonction des besoins et de l'urgence de la situation », explique Alaa, qui supervise également un programme de rétablissement des liens familiaux qui aide les migrants à renouer avec les membres de leur famille. Les autres services comprennent l'assistance médicale d'urgence, les abris, l'eau, les services d'hygiène et d'assainissement, les articles de secours, la nourriture, le soutien psychosocial et le transport.Depuis leur création, les PSH mobiles ont été déployés à plus de huit reprises au Liban, notamment à Beyrouth, à Tripoli et à la frontière syrienne.Le naufrage le plus récent s'est produit en décembre 2023, au large de la ville de Tripoli, dans le nord du pays. Les autorités libanaises ont sauvé 51 personnes, qui ont toutes reçu une assistance médicale d'urgence de la part d'un PSH mobile de la Croix-Rouge libanaise.Le facteur critique : la confianceMais pour apporter une assistance vitale, les PSH de la Croix-Rouge libanaise s'appuient souvent sur la confiance des gens, un élément essentiel qui permet au mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge d'opérer dans des contextes locaux partout dans le monde.« La confiance que la Croix-Rouge libanaise a instaurée avec les Libanais au fil des ans est très évidente, comme en témoignent les survivants, qui disent souvent qu'ils sont soulagés lorsqu'ils voient notre emblème », ajoute M. Alaa.Le programme de migration de la Croix-Rouge libanaise, notamment les PSH, a été soutenu par le réseau de migration du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MOAN), un réseau régional qui comprend 15 sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dirigé par le bureau régional de l'IFRC en collaboration avec le CICR et les sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge d'autres régions.« Le réseau Migration du MOAN a été créé pour renforcer et partager l'expertise et les expériences pour travailler avec et pour les migrants, y compris les réfugiés, leurs familles et les communautés d'accueil », explique Yasmin Hakim, responsable des migrations et des déplacements au bureau régional de l'IFRC pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.«Cette année, le réseau prévoit de doter les Sociétés nationales de compétences et de mener des initiatives de formation pour leur personnel et leurs volontaires sur la migration et les PSH afin d'améliorer leur état de préparation et leur capacité à aider les migrants et les personnes déplacées. »--Apprenez en plus sur les migrations et les déplacements en visitant notre page dédiée. Et visitez cette page, pour une vue d'ensemble sur les programmes de migration de l'IFRC.

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Communiqué de presse

L'IFRC appelle à une mise en œuvre humaine du pacte européen sur l'asile et les migrations.

Le Parlement européen a approuvé le Pacte européen sur l'asile et les migrations, il s'agit maintenant de le mettre en œuvre. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) demande à tous les États membres de l'Union européenne (UE) de garantir des conditions humaines aux demandeurs d'asile et aux migrants concernés, sans jamais perdre de vue la dignité humaine et les droits de l'homme. L'IFRC a des inquiétudes. Le pacte met l'accent sur la normalisation de la détention et l'accélération des procédures aux frontières. Ces deux aspects sont inquiétants. La détention porte atteinte aux personnes. Les décisions rapides risquent de renvoyer des personnes qui devraient se voir accorder l'asile. Lors de la mise en œuvre du pacte, les pays de l'UE doivent veiller à éviter à tout prix le recours systématique à la détention et à ce que les personnes soient toujours traitées en tant qu'individus.Une collaboration et une solidarité efficaces entre les États de l'UE seront également essentielles. Le pacte maintient le principe selon lequel les demandeurs d'asile doivent rester dans le pays où leur demande a été enregistrée pour avoir droit à un logement et à d'autres services. Cela n'encouragera pas les autres États membres à contribuer à la relocalisation des demandeurs d'asile et à partager les responsabilités. Selon nous, un régime plus strict ne réduira pas non plus le nombre de migrants arrivant en Europe, comme le suppose le pacte. Alors que l'UE et ses États membres commencent à mettre en œuvre le pacte, il est essentiel que les migrants continuent à bénéficier d'une assistance, d'un soutien et d'une aide humanitaire. Nous devons veiller à ce que le Pacte soit mis en œuvre de manière à préserver le bien-être, les droits et la dignité de tous les migrants. C'est pourquoi il est essentiel que les organisations humanitaires telles que l'IFRC et les sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge participent au dialogue sur la mise en œuvre du Pacte.Lançant un appel à l'Union européenne et à ses États membres, Ezekiel Simperingham, responsable des migrations et des déplacements à l'IFRC, déclare : "L'IFRC demande à l'Union européenne et à ses États membres de ne pas oublier qu'au cœur de ces décisions se trouvent de vraies personnes avec des espoirs et des craintes. Nous devons traiter chacun avec gentillesse et respect, quelle que soit son origine. C'est ainsi que nous pourrons nous assurer que les droits et la dignité de chacun sont protégés".Pour plus d'informations:Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous contacter à l'adresse: [email protected] Bruxelles:Eva Oyon: +3222350922A Genève:Mrinalini Santhanam: +41763815006

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Communiqué de presse

L'IFRC et SOS MEDITERRANEE lancent un appel urgent pour la création d'un port sécurisé plus proche pour les survivants des tragédies méditerranéennes

Marseille, Berlin, Milan, Budapest, Genève: 16 Mars 2024Deux jours après la mort de plus de 60 personnes sur un radeau en Méditerranée centrale, les survivants d'autres sauvetages effectués cette semaine sont toujours dans l'incertitude, loin d'un port sécurisé et agréé.Les équipes à bord de l'Ocean Viking - un navire affrété par SOS MEDITERRANEE et en partenariat avec l'IFRC - ont effectué quatre missions distinctes en l'espace de 48 heures cette semaine, sauvant 361 hommes, femmes et enfants des conditions périlleuses de la mer.L'un des sauvetages concernait 25 survivants d'un radeau sur lequel plus de 60 personnes sont mortes avant l'arrivée des secours. Ces 25 personnes ont désormais été débarquées. Deux ont été évacués médicalement par hélicoptère (malgré tous les efforts, une personne est décédée par la suite). Après des appels urgents pour obtenir l'autorisation d'atterrir au port sécurisé le plus proche, les 23 autres survivants ont été transférés au mouillage au large du port sicilien de Catane pour atterrir pour des soins médicaux d'urgence.Mais 336 survivants des trois autres sauvetages restent à bord de l'Ocean Viking, qui se dirige maintenant vers Ancône, beaucoup plus au nord.« Ces survivants ont besoin de soins urgents, ce qui signifie qu'ils doivent être mis en sécurité le plus rapidement possible », a déclaré Jennifer Vibert, responsable des opérations à l'IFRC. « La moitié des survivants sont très jeunes - des enfants ou des adolescents - et beaucoup ont été trouvés dans un état physique et mental extrêmement fragile. La majorité d'entre eux souffraient de déshydratation sévère et certains avaient dû boire de l'eau de mer. D'autres ont été brûlés par le carburant et l'eau de mer mélangés dans le radeau. Les équipes médicales à bord de l'Ocean Viking ont prodigué des soins urgents et fourni des articles d'hygiène essentiels, de la nourriture et de l'eau. Mais les survivants ont besoin de toute urgence de soins à terre ».Soazic Dupuy, directeur des opérations de SOS MEDITERRANEE a déclaré:« Nous avons le cœur lourd en pensant aux vies perdues et aux souffrances endurées. Il est essentiel de comprendre ce qui s'est passé depuis le départ du bateau jusqu'à la découverte des survivants afin d'éviter qu'une telle tragédie ne se reproduise ».Les tragédies de cette semaine soulignent une fois de plus la gravité de la crise actuelle en Méditerranée centrale, l'itinéraire le plus meurtrier au monde pour les personnes en mouvement. SOS MEDITERRANEE et l'IFRC restent engagés dans leur mission commune de sauvetage en mer. Les besoins humanitaires dans la région dépassent de loin la capacité de réponse existante, et les restrictions d'accès à l'aide vitale vont à l'encontre des principes humanitaires et du droit maritime international.SOS MEDITERRANEE et l'IFRC demandent instamment à tous les États de donner la priorité au sauvetage en mer et de faire respecter le droit maritime et les droits de l'homme le long de la frontière maritime méridionale de l'Europe.Pour plus d'informations ou pour solliciter une interview:IFRC:[email protected] Figanmese: +41 792022033Vusal Safarli: +994 555226716SOS Mediteranee:[email protected] l'international: Alisha Vaya / +33 6 34 10 41 33 /[email protected] France: Jean-Christophe Nougaret / +33 6 11 74 10 11 /[email protected] Italie: Francesco Creazzo / +39 3478151131 /[email protected] Salvati/ +393332091366/[email protected] Suisse: Carine Fauchs / +41783079718 /[email protected] aux éditeurs:Récits/perspectives de survivants :Un homme a raconté à l'un des membres de notre équipe qu'il avait perdu sa femme et son bébé. Le bébé est mort dans les premiers jours, suivi de la mère le quatrième jour. Deux hélicoptères les avaient survolés. Ils leur ont fait des signes, espérant être secourus, mais rien ne s'est passé. De nombreux survivants souffraient de multiples brûlures de carburant qui se sont infectées, présentant un risque important d'infection systémique et de septicémie. Deux survivants ont dû recevoir des antibiotiques par voie intraveineuse, et l'un d'entre eux a présenté des signes avant-coureurs de septicémie, nécessitant une hospitalisation.Les photos du sauvetage sont attribuées à SOSMediteranee sont disponibles ici https://media.sosmediterranee.org/share/66D76275-4E5D-4063-B57CD8FA1AEDD034/?viewType=gridA propos de l'IFRCL'IFRC est le plus grand réseau humanitaire au monde. Son secrétariat soutient l'action locale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans 191 pays, rassemblant plus de 16 millions de volontaires pour le bien de l'humanité. L'IFRC agit avant, pendant et après les catastrophes et les urgences sanitaires pour répondre aux besoins des personnes vulnérables et améliorer leurs conditions de vie.A propos de SOS MEDITERRANEESOS MEDITERRANEE est une organisation maritime et humanitaire de sauvetage de personnes en détresse en mer. Elle a été fondée par des citoyens européens en 2015 et a lancé des opérations de sauvetage en Méditerranée centrale en février 2016. Depuis, l'organisation a porté assistance à plus de 38 000 personnes en mer. Plus de 9000 personnes ont été secourues par l'Ocean Viking depuis qu'il a commencé à opérer en août 2019. L'organisation à but non lucratif, basée en France, en Allemagne, en Italie et en Suisse, est principalement financée par des dons.

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Communiqué de presse

À l'approche de températures plus clémentes, l'IFRC se prépare à une nouvelle année de danger sur la route migratoire de la Méditerranée centrale

Geneva/Rome, March 2024:À l'approche du printemps et de l'été en Europe, l'IFRC anticipe une augmentation du nombre de migrants risquant leur vie sur la dangereuse route de la Méditerranée centrale. Avec le bilan tragique de 2023, l'année la plus meurtrière depuis 2017, l'IFRC craint de nouveaux décès en mer. Tirant parti du partenariat avec les donateurs, l'IFRC s'emploie à atténuer le plus grand nombre possible de tragédies dans les mois à venir.Le bilan de l'année dernière, avec plus de 2 500 morts ou disparus signalés le long de cette route périlleuse - et peut-être beaucoup d'autres cas non signalés -, a suscité de vives inquiétudes quant à la sécurité des migrants. La tendance à l'augmentation des traversées pendant les mois les plus chauds indique que le risque de voyages périlleux persiste.Poussés par le désespoir et l'absence d'alternatives plus sûres, de nombreux migrants embarquent pour ces voyages dangereux dans des navires surchargés et en mauvais état, à la recherche de sécurité ou d'un avenir meilleur. Les données de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) révèlent que près de 23 000 personnes ont perdu la vie ou ont été portées disparues sur cet itinéraire depuis 2014, le total pour l'ensemble de la Méditerranée dépassant les 29 000. Le naufrage survenu au large des côtes grecques le 14 juin dernier, au cours duquel plusieurs centaines de migrants auraient péri lorsque leur bateau de pêche surchargé a chaviré, illustre les risques considérables encourus.Aucune autre optionFermer les yeux sur cette situation n'est tout simplement pas une option, et grâce au soutien de donateurs tels que Muslim World League, l'IFRC est en mesure de prendre la mer à bord du navire de recherche et de sauvetage Ocean Viking pour une année supplémentaire. Depuis 2021, 5 693 personnes ont été secourues grâce à cette opération. En collaboration avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et l'organisation partenaire SOS Méditerranée, l'IFRC continuera de soutenir le plus grand nombre possible de personnes en détresse en leur apportant de la nourriture et de l'eau, des besoins essentiels, des soins médicaux et un soutien psychosocial.Jagan Chapagain, Secrétaire général de l'IFRC, qui s'est rendu en début de semaine à bord de l'Ocean Viking à Syracuse, en Italie, a fait l'éloge des donateurs et des partenaires qui rendent cette opération possible :« L'Ocean Viking s'est avéré être une lueur d'espoir dans une mer vaste et impitoyable. Il s'agit d'une collaboration qui ne se limite pas à sauver des vies; elle reflète également un engagement à défendre les principes de solidarité et d'humanité. J'apprécie grandement notre partenariat avec la Ligue musulmane mondiale et d'autres organisations, qui nous permettent de sauver des vies ensemble.»Une approche coordonnéeL'opération menée à bord de l'Ocean Viking s'inscrit dans le cadre d'un effort plus large du réseau de l'IFRC visant à soutenir les personnes en déplacement dans le monde entier tout au long de leur voyage. En fournissant de la nourriture, de l'eau, des premiers soins et d'autres produits de première nécessité dans les "points de services humanitaires" situés dans les pays le long des routes migratoires les plus fréquentées, les sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge veillent à ce que les gens puissent trouver de l'aide tout au long de leur périple. En gérant un point de services humanitaires à bord de l'Ocean Viking, mais aussi, par exemple, en soutenant les migrants lorsqu'ils débarquent en Europe, nous veillons ensemble à ce que les gens retrouvent un sentiment d'humanité tout au long de leur voyage.« Alors que le paysage mondial continue d'évoluer en raison de la crise climatique, de la multiplication des catastrophes et des crises, de l'instabilité politique, des conflits, des pandémies, des inégalités croissantes, des progrès technologiques et de la transformation des espaces économiques et sociaux, nous constatons que les migrations et les déplacements ont pris de nouvelles dimensions. Les défis existants pour la vie et les moyens de subsistance des personnes sont amplifiés partout dans le monde et aggravent les raisons qui les poussent à migrer», a expliqué M. Chapagain en Italie. « Nous sommes déterminés à faire en sorte que les migrants, les réfugiés et les autres personnes déplacées - quels qu'ils soient et quel que soit leur statut - soient en sécurité, traités avec dignité et que leurs droits soient respectés, y compris le long des routes migratoires dangereuses et meurtrières, sur terre et en mer.»Pour de plus amples informations, du matériel audiovisuel ou pour coordonner une interview, veuillez nous écrire à l'adresse : [email protected] Italie:Julie Enthoven: +36 70 508 5702A Genève:Tommaso Della Longa +41 79 708 4367Mrinalini Santhanam +41 76 381 5006

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Sauver des vies en mer : « Une chose que l'on n'oublie pas facilement».

Lorsque des personnes montent à bord du navire de sauvetage humanitaire Ocean Viking, leur vie ne tient plus qu'à un fil.En tant que Responsable des opérations de l'IFRC à bord de l'Ocean Viking, Sara Mancinelli a pour mission de veiller à ce que les personnes en détresse reçoivent les soins et l'attention dont elles ont besoin une fois à bord.Elle nous donne un aperçu unique de la vie quotidienne à bord de ce point de service humanitaire flottant en mer.Personne ne peut oublier« Je pense que personne ne peut oublier son premier sauvetage à bord de l'Ocean Viking. En fait, sauver la vie des gens, c'est quelque chose que l'on n'oublie pas facilement.«Lorsqu'on aperçoit un bateau en détresse, on sait ce que cela représente pour les personnes à bord. Parfois, ils dérivent en mer depuis des jours, sans nourriture, sans eau potable et sans gilet de sauvetage. La plupart des bateaux sont surchargés et les gens doivent s'accrocher pour survivre. Ils savent que s'ils tombent à l'eau, ce sera probablement la fin. Et que chaque année, des milliers de personnes se noient au cours du même voyage.«Lorsque l'Ocean Viking recueille des personnes dans de telles circonstances, le soulagement est immense. La plupart des gens pleurent lorsqu'ils montent à bord du bateau, ou bien ils embrassent le sol et tombent dans nos bras. D'autres deviennent très, très silencieux, sachant ce à quoi ils viennent d'échapper. La première chose que nous disons toujours aux gens est : "Vous êtes en sécurité".Le premier visage amical depuis longtemps« La plupart des survivants qui montent à bord de l'Ocean Viking ont traversé une période difficile. Pas seulement pendant leur séjour en mer, mais aussi avant. Certains ont connu des difficultés dans leur pays d'origine, surtout lorsqu'ils viennent de zones de conflit.«Et ils ont traversé un voyage dangereux pour atteindre les rives de la Méditerranée. Après un certain temps à bord, les gens commencent à nous raconter leur voyage. Il s'agit d'histoires de traite des êtres humains, de chantage, de violence sexuelle, de torture et parfois même d'esclavage. Beaucoup de gens nous disent : « Vous êtes le premier visage amical que j'ai vu depuis longtemps ».Être présent pour les gens« Pendant leur séjour à bord, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les gens. Tout d'abord, nous leur donnons des vêtements secs, de la nourriture et de l'eau. Nous leur fournissons également une assistance médicale, car de nombreuses personnes se sont blessées pendant leur voyage ou n'ont pas eu accès à des soins médicaux depuis des mois.« Nous faisons en sorte que les gens soient aussi à l'aise que possible. Il y a un abri exclusivement réservé aux femmes et aux enfants, et un autre pour les hommes. Il y a de l'espace pour se détendre, parler, prier et guérir.« Et bien sûr, nous fournissons un soutien psychosocial. Nous constatons que les adultes et les enfants en ont grandement besoin. Certains mineurs voyagent sans leurs parents, d'autres voyagent avec des membres de leur famille qui sont extrêmement traumatisés. Nous les réconfortons autant que possible en jouant à des jeux et en leur offrant des couleurs et des jouets. »Un long voyage en perspective« Pendant leur séjour à bord, la plupart des survivants commencent à réaliser que leur voyage n'est pas terminé. Lorsqu'ils arrivent en Europe, de nouveaux défis les attendent. Nous essayons de préparer les survivants à cette éventualité. Nous leur donnons des informations sur ce qui les attend lorsqu'ils arrivent à terre et sur les endroits où ils peuvent trouver de l'aide. Si les gens ont des besoins spécifiques, par exemple s'ils ont besoin d'une protection ou de soins médicaux, nous les orientons vers des experts et des autorités à terre pour un suivi.« Pour les migrants secourus en mer, le séjour à l'Ocean Viking n'est qu'une petite partie d'un voyage long et difficile. Mais c'est un voyage au cours duquel les gens ne sont souvent pas considérés comme des êtres humains, traités comme un problème, un numéro, voire comme des criminels. C'est pourquoi, pendant ces quelques jours, nous faisons tout ce que nous pouvons pour que les gens se sentent en sécurité, entendus et vus. Parce qu'en fin de compte, nous sommes tous humains.»

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Les migrants ne sont #PasSeuls

Partout dans le monde, les personnes qui migrent ou sont déplacées de leur domicile sont confrontées à des risques inacceptables. Mais les personnes en déplacement ne sont pas seules dans leur périple. Que ce soit sur terre ou en mer, le travail du réseau de l'IFRC vise à sauver des vies, à réduire les risques et à permettre l'accès aux services essentiels.

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Climat de migration : La crise climatique et les conflits poussent de plus en plus de personnes vers Djibouti, pays frappé par la sécheresse

"Gargaar" est un terme somalien utilisé localement à Djibouti pour exprimer la solidarité communautaire. Utilisé dans tout le pays, gargaar signifie que les communautés sont hospitalières et accueillantes, prêtes à héberger et à aider toute personne qu'elles rencontrent. Avec les combats et l'insécurité qui règnent dans les pays voisins, l'Éthiopie et la Somalie notamment, davantage de personnes arrivent à Djibouti et le mot "gargaar" est donc très présent dans de nombreuses communautés du pays. Mais comme la région traverse également l'une des pires séries de sécheresses successives de l'histoire, il est clair qu'il faut faire beaucoup plus pour répondre aux besoins croissants des personnes touchées par les effets combinés des conflits, des migrations et du changement climatique. La plupart d'entre eux parcourent plus de 500 kilomètres à pied, certains continuant jusqu'aux pays du Golfe tels que le Yémen et l'Arabie saoudite, de l'autre côté de la mer Rouge. Ce long et pénible voyage, sous une chaleur accablante, sur un terrain sauvage et sur une mer agitée, fait payer un lourd tribut aux hommes, aux femmes et aux enfants. Beaucoup meurent en cours de route.« » « Par la grâce de Dieu, nous sommes arrivés jusqu'ici», déclare Fatouma, qui est venue d'Éthiopie avec ses deux jeunes enfants à Chekeyti, dans le sud-ouest de Djibouti. Elle est épuisée et son bébé est agité par la fatigue. Ils ont marché plus de 600 kilomètres sous une chaleur inimaginable, dans un paysage peuplé de hyènes et de serpents, et toujours en danger d'être harcelés. « Je n'avais pas le choix, la vie était insupportable à cause des affrontements dans la région Afar-Somali et du manque de nourriture dû à la sécheresse», explique-t-elle. «J'ai entendu dire que la vie était meilleure et plus paisible à Djibouti. Nous avons marché pendant des jours. Certains jours, la soif était insupportable. Mes enfants ont frôlé la mort. Certaines des personnes avec lesquelles nous étions n'ont pas survécu». La communauté de Chekyeti les a accueillis pour qu'ils s'installent et utilisent même l'eau d'un "barkaad" (réservoir d'eau souterrain) situé à proximité. Lorsque le Croissant-Rouge de Djibouti a demandé au chef de la communauté, lors d'une évaluation récente, quels étaient les ménages les plus vulnérables à distribuer en espèces, ils n'ont pas hésité à désigner également les migrants éthiopiens vivant parmi eux. Cela montre à quel point le gargaar est profondément enraciné à Djibouti, bien que les communautés d'accueil soient elles-mêmes à court de ressources telles que la nourriture et l'eau. En raison des sécheresses successives de la dernière décennie, de nombreux éleveurs djiboutiens ont perdu leur bétail et leurs moyens de subsistance et se sont retrouvés déplacés à l'intérieur du pays, appauvris et dépendants de l'aide humanitaire. Mourir en essayant La générosité d'étrangers peut donc constituer une bouée de sauvetage essentielle et le Croissant-Rouge de Djibouti (CRD) joue un rôle crucial en venant en aide aux personnes à des moments critiques de leur voyage, lorsqu'elles sont le plus vulnérables. De jeunes hommes, dont certains n'ont pas plus de treize ans, entreprennent le voyage sans être conscients des dangers qui les attendent. Les membres de la famille restés en Éthiopie investissent toutes leurs économies pour que ces jeunes gens puissent chercher une vie meilleure. Par conséquent, les migrants ne supportent pas de faire demi-tour et d'être considérés comme des ratés. Ils disent souvent qu'ils préfèrent «mourir en essayant». Le Croissant-Rouge de Djibouti s'est donc efforcé de fournir des services par l'intermédiaire d'unités mobiles qui rencontrent un grand nombre de ces jeunes hommes, femmes et enfants sur les routes migratoires. Avec un seul véhicule, un chauffeur et des volontaires, le Croissant-Rouge a aidé plus de 7 000 migrants en sept mois en leur apportant les premiers secours, de l'eau, de l'énergie, de la nourriture sèche, des liens familiaux et un soutien psychosocial. Ces unités mobiles et ces points de services humanitaires ont permis de sauver des vies dans les parties nord et sud de la principale route migratoire de Djibouti. Malheureusement, CRD a dû mettre fin à cette opération en raison d'un manque de ressources. « La situation de la faim due à la sécheresse est alarmante », déclare Amina Houssein, Secrétaire générale du CRD. «Le chômage et les faibles niveaux de protection sociale, ainsi que l'augmentation des prix des denrées alimentaires et les très faibles niveaux de production alimentaire signifient que les familles sont susceptibles de s'en sortir avec juste un repas par jour». «Les inondations, les fortes chaleurs, les sécheresses, ainsi que la prévalence des maladies et des chocs ont frappé les communautés rurales le plus durement», ajoute M. Houssein. «Nos actions prioritaires ont consisté à répondre aux besoins essentiels par une aide financière polyvalente, ainsi qu'à fournir de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène pour la consommation humaine et animale». Grâce à une allocation du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) de l'IFRC en août, le CRD a pu fournir une assistance à 45 000 personnes. Mais les besoins restent énormes. Les projections de la phase de classification intégrée de la sécurité alimentaire indiquent qu'environ 285 000 personnes, soit 24 % de la population totale de Djibouti, seront en situation d'insécurité alimentaire aiguë et qu'environ 100 000 personnes seront en situation d'insécurité alimentaire d'urgence d'ici la fin de l'année. Plus de 30 000 enfants de moins de 5 ans devraient également souffrir de malnutrition aiguë cette année. Besoin urgent de soutien Petite société nationale comptant seulement 37 employés, cinq antennes et quelque 1 000 volontaires, la Croix-Rouge de Djibouti s'est engagée à faire le maximum avec ses ressources incroyablement limitées. Si des fonds sont disponibles, la CRD aimerait relancer ses points de service humanitaire mobile pour aider les migrants, y compris ceux qui sont entrés dans le pays en dehors des voies légales. Ces "migrants irréguliers", comme on les appelle souvent, sont très vulnérables à l'exploitation économique par les passeurs, aux abus, à la violence physique et/ou liée au genre, au risque de transmission de maladies, aux mauvaises conditions humanitaires et à la perte de vies humaines. Mais ce ne sont pas les seuls défis auxquels la Société nationale est confrontée. Les récentes inondations soudaines, principalement dans les hautes terres de l'Éthiopie voisine, ont également déplacé davantage de Djiboutiens et laissé certaines communautés complètement isolées. «Avec le phénomène El-Nino prévu pour la fin de l'année, nous aurons besoin d'une aide supplémentaire pour atténuer les effets des inondations dans cette zone», déclare Mohamed Abass Houmed, gouverneur de la région de Tadjourah, qui est confrontée à un risque élevé d'inondations continues. «Notre plus grand désavantage est la médiocrité des abris et du réseau routier, en particulier dans les communautés isolées. En cas d'inondation, certaines communautés déjà vulnérables seront isolées». Survivre grâce à l'aide financière et au charbon de bois Dans le cadre de sa réponse à la crise de la faim, le Croissant-Rouge de Djibouti a distribué de l'argent liquide à 1 500 ménages ciblés. Dans une localité, il a pu le faire par le biais de transferts d'argent mobile. Pendant ce temps, les familles font tout ce qu'elles peuvent pour survivre. Pour la plupart d'entre elles, les trois séries de distributions d'argent, qu'elles ont principalement utilisées pour acheter de la nourriture et des médicaments, n'ont pas suffi. Pour s'adapter aux conditions météorologiques irrégulières et joindre les deux bouts, la plupart des communautés ont abandonné le pastoralisme et l'agriculture et se sont tournées vers la combustion du charbon de bois. L'abattage des arbres pour le charbon de bois aggrave toutefois involontairement les conditions et augmente le risque climatique. « Demandez à n'importe quelle communauté ici à Djibouti quel est son plus grand besoin - vous obtiendrez un appel retentissant pour l'eau», dit Houssein de DRCS. «Avec les fonds disponibles, DRCS aimerait en outre soutenir les communautés à travers des projets de réhabilitation de l'eau, ainsi que la plantation d'arbres comme mesure d'atténuation des chocs climatiques futurs.»

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5 astuces de la Croix-Rouge pour préserver la santé mentale de ses volontaires de la première heure

Nous savons tous que le bien-être mental est aussi important que la santé physique. Mais à quelle fréquence prenons-nous activement soin de notre santé mentale ? Que pouvons-nous faire pour nous soutenir et soutenir les autres ? Pourquoi ne pas demander à des experts ? Des personnes dont le travail consiste à prendre soin des autres pendant et après les crises et les situations d'urgence. Nous avons décidé d'interroger des volontaires d'une équipe de la Croix-Rouge hondurienne qui fournit des services médicaux et de santé mentale aux migrants dans un point de service humanitaire mobile à Danlí, à 92 km au sud-est de Tegucigalpa. Pour faire leur travail, ils doivent prendre soin d'eux-mêmes. Après tout, comment pouvez-vous aider les autres si vous ne traitez pas vos propres émotions de manière saine et productive ? Voici cinq conseils qui peuvent aider tout le monde - même si vous n'êtes pas volontaire - à prendre soin de votre santé mentale, n'importe où, n'importe quand : 1. Un peu d'aide de la part des proches : Soins individuels et en équipe. Dans les situations émotionnellement intenses, il est important de s'appuyer sur les équipes de travail, les amis et la famille. Il n'est pas nécessaire d'y faire face seul. Le partage d'expériences et la réflexion commune nous aident à gérer l'impact émotionnel du travail quotidien. «Dans les situations émotionnellement intenses, il est important de s'appuyer sur les équipes de travail, les amis et la famille. Il n'est pas nécessaire d'y faire face seul. Le partage d'expériences et la réflexion commune nous aident à gérer l'impact émotionnel du travail quotidien. Parce que nous voyons beaucoup de cas de personnes agressives, sans maîtrise de soi. Dans l'aide à l'enfance, nous pouvons gérer beaucoup de stress, beaucoup d'anxiété, et nous essayons de comprendre, mais aussi de prendre soin de nous-mêmes.» Scarlet Chirinos Croix-Rouge hondurienne Il est nécessaire de s'autoriser à ressentir et à valider toutes les émotions afin de guérir, même si elles vous mettent mal à l'aise. Prendre soin de soi en pratiquant une activité physique et en s'accordant des moments de détente, en se reposant et en passant du temps dans la nature ou avec des personnes que l'on aime, peut également vous aider à surmonter des situations douloureuses. 2. Quelqu'un sur qui s'appuyer : Chercher un soutien professionnel. L'accès à l'information et aux ressources de soutien psychosocial peut sauver des vies. Bien que près d'un milliard de personnes dans le monde souffrent de troubles mentaux, la stigmatisation et les difficultés sociales font qu'il est difficile de demander rapidement de l'aide et des soins de santé mentale. « Nous nous appuyons sur notre propre équipe, nous réfléchissons et partageons les expériences que nous avons vécues, ce qui nous aide à fournir un soutien émotionnel. Mais au-delà de cela, il y a aussi une équipe de professionnels de la santé mentale sur laquelle nous pouvons compter.» Ángel Zelaya Croix-Rouge hondurienne Parler de ses émotions n'est pas un signe de faiblesse, mais de force. Vous luttez peut-être contre ce que vous ressentez comme faisant partie de la condition humaine et il n'y a pas de honte à le faire. Vous êtes simplement une personne qui traverse une période difficile et qui fait de son mieux. Il y aura toujours quelqu'un qui comprendra ce qui vous arrive. Vous pouvez toujours demander de l'aide. 3. Je vous écoute : Pratiquer l'écoute active Tout comme le fait de partager ses sentiments est bénéfique pour la santé mentale. Écouter les autres de manière attentive et respectueuse, en validant leurs expériences et leurs émotions, peut renforcer vos relations et vos liens. Elle peut également apporter un soutien émotionnel précieux, et ce d'autant plus en cas de crise ou d'urgence. « Le temps que j'ai passé en tant que volontaire m'a ouvert les yeux. Le fait d'être proche de différentes réalités et d'apprendre ce que les gens vivent le long de la route migratoire m'a aidée à grandir en tant que professionnelle de la santé mentale.» Scarlet Chirinos Croix-Rouge hondurienne En pratiquant l'écoute active, vous développez l'empathie et vous vous ouvrez à des réalités différentes des vôtres. Lorsque vous voyez qu'une personne souffre et traverse une période difficile, écoutons, validons, soutenons et, si possible, accompagnons-la vers une aide professionnelle. 4. Continuez à apprendre : Recherchez des ressources utiles. La formation est un outil puissant pour comprendre et traiter les problèmes de santé mentale et pour identifier les symptômes et les situations qui peuvent conduire au stress et à l'anxiété. «À la Croix-Rouge, j'ai reçu une formation de base. J'ai appris ce qu'était la Croix-Rouge, les mesures de sécurité pour le travail sur le terrain, la signification de nos uniformes. J'ai également été formée aux premiers secours psychologiques, au rétablissement des liens familiaux et à la protection, au genre et à l'inclusion. Nous savons que sur le terrain, nous avons besoin de ces connaissances pour fournir des soins adéquats et nous protéger, ce qui fait partie de la formation de la Croix-Rouge.» Yaritza Herrera Croix-Rouge hondurienne Ne manquez pas l'occasion de renforcer vos connaissances en matière de santé mentale et d'apprendre à vous aider et à aider les gens qui vous entourent. Consultez notre page sur la santé mentale pour trouver d'autres ressources. 5. Soutenir les autres - se soutenir soi-même : Le service volontaire En aidant les autres dans les moments de crise et d'urgence, vous n'apportez pas seulement un soutien à ceux qui en ont besoin, vous pouvez aussi trouver un sens et une satisfaction dans votre vie. « On voit aux informations ce que vivent les gens qui passent par le Darien, ils arrivent avec leurs complications, il y a même des gens qui sont morts sur le chemin.... Et voir la joie des adultes quand nous nous occupons de leurs enfants, quand ils ont leurs médicaments et la possibilité de soigner leurs blessures, c'est ce qu'il y a de plus précieux. Les gens repartent toujours reconnaissants, en vous donnant des bénédictions». Leonardo Baca Croix-Rouge hondurienne Les conseils et les pratiques partagés par Scarlet, Angel, Yaritza et Leonardo montrent qu'il est essentiel de prendre soin de notre santé mentale pour faire face aux défis de la vie et apporter un soutien efficace à ceux qui en ont besoin. L'accès aux services de santé mentale doit aller de pair avec des actions qui garantissent les besoins fondamentaux de toutes les personnes, quelles qu'elles soient et où qu'elles soient. Il n'y a pas de santé sans santé mentale.

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Communiqué de presse

SOS MEDITERRANEE et l'IFRC alertent sur le fait que la Méditerranée est toujours aussi meurtrière alors que le pape François arrive à Marseille pour commémorer les vies perdues en mer.

Marseille, vendredi 22 septembre - Près de dix ans après le naufrage dévastateur de Lampedusa qui a coûté la vie à plus de 360 hommes, femmes et enfants le 3 octobre 2013, la Méditerranée centrale est toujours aussi meurtrière. Au cours de sa visite à Marseille, le pape François entend une nouvelle fois alerter l'opinion publique mondiale sur la crise humanitaire qui sévit à la frontière sud de l'Europe, en commémorant les disparus en mer. Lors d'une conférence de presse à bord du navire de sauvetage civil Ocean Viking ce matin, SOS MEDITERRANEE et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) ont témoigné de la situation déchirante des personnes qui tentent de traverser la Méditerranée en quête de sécurité. Jérôme, coordonnateur adjoint des opérations de recherche et de sauvetage à bord de l'Ocean Viking, a déclaré : «Le mois dernier, nous avons été les premiers à constater le manque de ressources pour sauver des vies en Méditerranée centrale. Nous avons mené la plus grande opération de sauvetage jamais réalisée à bord de l'Ocean Viking. En 36 heures d'opérations non-stop, nous avons secouru 623 personnes. Il était évident que le nombre de personnes risquant de perdre la vie était supérieur à celui que nous pouvions aider. Le travail que nous faisons est vital, mais nous ne pouvons pas le faire seuls». Les besoins humanitaires en Méditerranée centrale ont été exacerbés par l'insécurité alimentaire croissante en Afrique, les conflits et les catastrophes récentes qui ont frappé la Libye et d'autres pays d'Afrique du Nord ces dernières semaines. Il n'y a aucune raison de croire que les gens cesseront de tenter de traverser la Méditerranée, faute d'alternative pour se mettre à l'abri. L'objectif principal des opérations de recherche et de sauvetage est d'amener les gens dans des lieux sûrs où ils peuvent faire valoir leurs droits. SOS MEDITERRANEE et l'IFRC exhortent tous les États à donner la priorité au sauvetage en mer et à faire respecter le droit maritime et les droits de l'homme le long de la frontière maritime méridionale de l'Europe. Xavier Castellanos, Secrétaire Général adjoint de l'IFRC chargé du développement des sociétés nationales et de la coordination des opérations, a déclaré : «​​​​​​​L'IFRC ne peut pas fermer les yeux. Partout dans le monde, les personnes en déplacement sont confrontées à des risques importants pour leur vie, leur dignité et leurs droits. Il s'agit là d'un impératif humanitaire auquel nous avons tous l'obligation de répondre et c'est pourquoi l'IFRC intervient à la fois sur terre et en mer. Notre travail humanitaire à bord de l'Ocean Viking est un élément essentiel de notre mission de protection et d'atténuation des souffrances humaines.» Sophie Beau, cofondatrice de SOS MEDITERRANEE et Directrice Générale de SOS MEDITERRANEE France, a déclaré : «Le nombre insondable de morts en Méditerranée cette année aurait pu être évité si la volonté politique était là. Les politiques de dissuasion en matière de migration et l'obstruction au sauvetage civil en mer n'ont fait qu'accroître les souffrances humaines. En tant que figure morale et mondiale de premier plan et chef d'État européen, le pape François profitera de sa visite à Marseille pour rappeler l'impératif moral qui sous-tend les lois et les conventions applicables en mer : aucune personne en détresse ne doit être laissée à la merci de la noyade. Dix ans après le naufrage de Lampedusa, nous appelons d'urgence à la mise en place de missions de sauvetage en mer à l'échelle mondiale et à la reconnaissance du soutien précieux des organisations humanitaires de recherche et de sauvetage.» Note aux éditeurs À partir de 2021, l'IFRC s'est associée à SOS MEDITERRANEE à bord de l'Ocean Viking. Ce partenariat s'appuie sur la force des deux organisations : L'expertise de SOS MEDITERRANEE en matière de sauvetage en mer et la longue expérience de l'IFRC en matière de secours, de protection et d'assistance sanitaire aux personnes dans le besoin. Apprenez en plus ici. Pour plus d'informations ou pour arranger une interview, merci de contacter: SOS MEDITERANEE Contact presse: Méryl Sotty Responsable médias – +33 6 11 74 10 11 [email protected] IFRC Contact presse: Edgar Zuniga Délégué à la communication pour l'Europe – +36 20 337 7221 [email protected]

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Article

Sauver des vies en mer : Le navire Ocean Viking réalise son plus grand sauvetage en Méditerranée centrale

« Je veux que les gens comprennent que lorsque quelqu'un entreprend ce genre de voyage, c'est parce qu'il n'a pas d'autre choix»​​​​​​​. Ce sont les mots d'Ahmed Bentalha, le chef de l'équipe de protection de l'IFRC à bord du navire de sauvetage Ocean Viking. Composé d'équipes de SOS Méditerranée et de l'IFRC, le navire patrouille en Méditerranée centrale - l'une des routes migratoires les plus actives et les plus dangereuses au monde - pour secourir et soutenir les personnes qui s'échouent en mer. Entre le 10 et le 12 août, Ahmed et ses collègues de l'Ocean Viking ont mené à bien la plus grande opération de sauvetage jamais réalisée par le navire : en 36 heures, ils ont sauvé 623 personnes d'embarcations dangereuses et les ont aidées à débarquer en toute sécurité en Italie. « ​​​​​​​Le premier sauvetage a commencé vers 8 heures du matin le jeudi 10 août. Le deuxième a eu lieu le lendemain soir à minuit, puis les sauvetages se sont succédé toute la journée. Ces 36 heures ont été très dures et intenses. Nous n'avons pas dormi du tout», explique Ahmed. « Aucun des bateaux sur lesquels nous sommes intervenus n'était en état de naviguer. Les personnes à bord étaient en grande détresse. Ils n'avaient pas de gilets de sauvetage et étaient entassés dans les bateaux sans pouvoir bouger. Certains bateaux avaient commencé à prendre l'eau et les gens se précipitaient pour l'évacuer». Les sauvetages ont été effectués par les équipes de recherche et de sauvetage de SOS Méditerranée à l'aide de canots pneumatiques à coque rigide (RHIB- Rigid Hulled Inflatable Boats) pour ramener les survivants à bord de l'Ocean Viking. « Nous les avons tous fait monter à bord. Il y avait des gens partout. Certains étaient en mer depuis quelques heures, d'autres depuis quatre ou cinq jours. Nous pouvions voir la différence dans leur état de fatigue» raconteAhmed. «Physiquement, la plupart des gens n'étaient pas en trop mauvais état. Mais certains souffraient de brûlures de carburant, qui se produisent lorsque le carburant fuit du moteur et se mélange à l'eau de mer, provoquant une réaction chimique qui brûle la peau.» Une fois à bord, les équipes de l'IFRC fournissent différents services humanitaires aux personnes secourues. L'équipe médicale, composée d'un médecin, d'une infirmière et d'une sage-femme, s'occupe des besoins sanitaires des personnes, tandis qu'un logisticien s'occupe de la fourniture de nourriture et d'articles de première nécessité. L'équipe de protection, dirigée par Ahmed, enregistre les migrants à bord du navire, évalue leur âge et leur situation familiale et les aide à entrer en contact avec leur famille. « La plupart des personnes secourues lors de cette opération étaient originaires du Soudan, mais nous avons également secouru des personnes originaires de Guinée, du Burkina Faso, du Bangladesh, du Pakistan et d'autres pays. Au total, nous avons secouru des personnes de 26 nationalités différentes, principalement des hommes et des femmes, mais aussi plus de 100 enfants et dix bébés,» déclare Ahmed. L'équipe de protection parle également aux survivants de la protection internationale et de leurs droits. Et pour les personnes nécessitant des soins spécialisés, comme les victimes de violences sexuelles ou les mineurs non accompagnés, Ahmed prend contact avec les autorités et d'autres ONG à terre - dans ce cas, en Italie - afin d'organiser un soutien supplémentaire une fois qu'ils sont débarqués. L'été a été éprouvant jusqu'à présent pour Ahmed et l'Ocean Viking. Bien que l'hiver soit une saison plus difficile en termes de conditions météorologiques difficiles, le nombre de personnes ayant besoin d'aide en mer cet été a mis les équipages à rude épreuve. Le mois dernier, la vie de l'équipage a été mise en danger lorsque les garde-côtes libyens ont tiré des coups de feu à proximité d'une équipe de sauvetage - le troisième incident de ce type cette année. « Ils ont commencé à tirer, à la fois près de nous et autour du bateau que nous essayions d'aider. On nous a demandé de quitter les lieux bien que nous nous trouvions dans les eaux internationales. J'ai essayé de communiquer avec eux, mais ils n'ont répondu qu'en tirant, si bien que nous avons dû quitter la zone pour notre propre sécurité. C'était effrayant» raconteAhmed. Malgré les défis et les dangers auxquels sont confrontés les équipages à bord de l'Ocean Viking, Ahmed reste fermement engagé à sauver des vies en mer. « On arrive à un point où l'on sent que l'on n'en peut plus. Mais à chaque fois que vous entendez l'appel "prêt à secourir" depuis la passerelle, vous ressentez une poussée d'adrénaline qui vous pousse à continuer.» « Le meilleur moment est lorsque nous accostons dans un port sûr et que nous pouvons débarquer les gens, car c'est alors que nous pouvons dire que notre sauvetage est terminé - qu'ils sont finalement parvenus à un endroit sûr.» « Lorsque les gens arrivent sur la terre ferme, ils vous regardent dans les yeux et vous remercient. Parfois, ils vous serrent dans leurs bras et pleurent. Certains nous ont dit : "Grâce à vous, je ne suis pas mort aujourd'hui". C'est très émouvant.» «Être un humanitaire, voir des gens en détresse et avoir besoin d'aide. C'est ce qui nous fait avancer.» -- L'IFRC gère un point de service humanitaire à bord de l'Ocean Viking en partenariat avec SOS Méditerranée depuis juillet 2021. Ensemble, nous avons secouru et fourni une assistance humanitaire à plus de 4 000 personnes. SOS Méditerranée se concentre sur le volet recherche et sauvetage de l'opération, tandis que les équipes de l'IFRC à bord fournissent une assistance humanitaire (comme un soutien sanitaire et psychosocial, de la nourriture, de l'eau et des informations) aux personnes secourues. Pour plus d'informations: Cliquez ici pour en savoir plus sur ce travail. En savoir plus sur notre programme mondial de migration fondé sur la route migratoire. Voir d'autres photos de cette opération de sauvetage. Consultez IFRC GO, notre plateforme de données sur les opérations d'urgence, pour consulter en temps réel les données relatives à notre point d'assistance humanitaire en mer.