Changement climatique

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Journée d’action contre la chaleur 2026 : Faire face aux dangers de la chaleur à l’intérieur des habitations

Dans une école de l’île d’Unguja, qui fait partie de l’archipel tanzanien connu sous le nom de Zanzibar, des volontaires de la Société de la Croix-Rouge de Tanzanie expliquent à une salle de classe remplie d’élèves comment se protéger des dangers de la chaleur extrême.Les efforts des volontaires s’inscrivaient dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation aux vagues de chaleur menée début 2026 par la Croix-Rouge de Tanzanie, qui a déjà touché plus de 4 000 personnes dans des écoles, des madrasas, des marchés et des communautés à travers l’île.Il ne s’agit là que d’un des nombreux moyens par lesquels les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde œuvrent régulièrement pour protéger les populations contre les dangers de la chaleur extrême, notamment les risques très spécifiques liés à la chaleur à l’intérieur des bâtiments.Pourquoi se concentrer sur la chaleur à l’intérieur des bâtiments ?Lorsqu’on pense aux vagues de chaleur ou que l’on s’y prépare, on imagine souvent des journées étouffantes sous un soleil brûlant à l’extérieur. Pourtant, les personnes qui vivent ou travaillent à l’intérieur, dans des espaces non climatisés ou mal ventilés, peuvent parfois être exposées à un risque encore plus élevé d’insolation, de déshydratation et d’autres problèmes liés à la chaleur.Les personnes les plus sensibles à l’augmentation de la température corporelle — notamment les enfants et les personnes âgées — sont particulièrement vulnérables et doivent souvent passer de longues périodes de la journée à l’intérieur.C’est l’une des raisons pour lesquelles la Journée d’action contre la chaleur 2026 met l’accent sur la « chaleur intérieure », en attirant l’attention sur les risques sanitaires auxquels les populations sont confrontées à l’intérieur de leurs habitations, écoles, lieux de travail, centres de soins, pôles de transport, prisons et même dans les transports publics tels que les bus et les taxis. (Pour en savoir plus sur la manière de lutter contre la chaleur et de participer à la Journée d’action contre la chaleur 2026.)Cette menace n’a rien de nouveau pour les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui vont souvent de porte en porte pendant les vagues de chaleur afin de rendre visite aux personnes vivant dans des quartiers urbains densément peuplés, travaillant dans des zones industrielles mal isolées ou vivant dans des camps accueillant des personnes déplacées par des situations d’urgence.Très souvent, ces installations ou abris temporaires manquent d’isolation ou d’accès à des sources d’énergie et d’eau permettant de maintenir des températures supportables. Les matériaux de construction, les caractéristiques des bâtiments ainsi que les îlots de chaleur urbains jouent tous un rôle dans la détermination des températures à l’intérieur des bâtiments.Des risques croissantsSans répit ni accès à des moyens de rafraîchissement, des températures intérieures élevées le jour comme la nuit représentent des risques importants pour la santé, en particulier pour les personnes âgées et celles souffrant de maladies préexistantes. Au-delà des coups de chaleur, les températures élevées peuvent avoir de nombreux autres effets sur la santé.Selon une étude réalisée en 2020, les températures élevées à l’intérieur des bâtiments affectent plusieurs aspects de la santé humaine, avec des effets particulièrement marqués sur la santé respiratoire, la gestion du diabète ainsi que les principaux symptômes de la schizophrénie et de la démence.D’autres études montrent également qu’une exposition prolongée à des températures intérieures élevées est responsable de troubles du sommeil, d’une diminution des capacités cognitives chez les travailleurs, d’une réduction de l’apprentissage chez les élèves ainsi que d’une augmentation des violences domestiques.Davantage de recherches doivent toutefois être menées afin de permettre aux décideurs politiques, urbanistes et architectes de mieux comprendre comment réduire la chaleur extrême en milieu urbain. Parallèlement, les normes de construction et les politiques relatives à la chaleur intérieure doivent être mises à jour de toute urgence. Dans de nombreux endroits, les normes relatives à la chaleur intérieure n’existent pas ou ne prennent pas en compte les populations vulnérables ni les projections climatiques.La bonne nouvelle est qu’il est possible d’améliorer la manière dont les bâtiments et les espaces publics sont conçus et construits afin de mieux protéger les personnes vivant et travaillant à l’intérieur. Dans le même temps, de plus en plus de gouvernements, d’organisations et de communautés prennent des mesures. Par exemple : peindre les toits en blanc, garder les fenêtres couvertes pendant les heures les plus chaudes de la journée et utiliser le refroidissement passif pendant la nuit lorsque les températures extérieures baissent.Il existe également de nombreuses mesures peu coûteuses permettant de rafraîchir le corps : prendre une douche fraîche, plonger les pieds dans de l’eau fraîche, s’asperger d’eau, utiliser un refroidisseur par évaporation ou un ventilateur brumisateur, boire de l’eau froide, porter des vêtements fabriqués à partir de fibres naturelles et dormir avec un drap humide, entre autres.Dans le cadre des activités menées pour la Journée d’action contre la chaleur 2026, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge encourage également les populations à apporter un soutien actif aux personnes âgées et aux personnes atteintes de maladies chroniques pendant les périodes de chaleur extrême, en particulier celles ayant une mobilité réduite et pouvant avoir besoin d’aide pour accéder à un endroit plus frais.Comment pouvez-vous participer à la Journée d’action contre la chaleur ?En tant qu’organisation à l’origine de la Journée d’action contre la chaleur, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge encourage chaque année davantage d’activités afin de sensibiliser les populations et de les inciter à prendre des mesures concrètes pour prévenir les maladies et les décès liés à la chaleur.Qu’il s’agisse de partager des conseils pouvant sauver des vies sur les réseaux sociaux ou d’organiser un événement communautaire, il existe de nombreuses façons de s’impliquer et d’aider à #BattreLaChaleur. Découvrez-en davantage ici, inscrivez-vous pour participer et créez votre propre activité ou événement dans le cadre de la Journée d’action contre la chaleur.

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Sommet sur l’action climatique

Les catastrophes climatiques s’accélèrent — mais les solutions les plus efficaces sont souvent portées au niveau local. Le Sommet sur l’Action Climatique, organisé par l’IFRC et le Centre Climat de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, réunira des dirigeants mondiaux, des voix communautaires et des acteurs de l’innovation climatique afin d’explorer comment des actions menées localement peuvent aider le monde à mieux anticiper les catastrophes climatiques. En tant que plus grand réseau humanitaire au monde, l’IFRC agit chaque jour au sein de communautés confrontées aux impacts du climat. Ce sommet mettra en lumière les solutions déjà émergentes à l’échelle locale ainsi que les partenariats nécessaires pour les déployer à l’échelle mondiale.

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Communiqué de presse

Kenya : IFRC lance un appel d’urgence de 15 millions de francs suisses alors que les extrêmes climatiques poussent des millions de personnes au bord du gouffre.

Nairobi, Genève, 4 novembre 2025 — Le Kenya est confronté à une crise climatique et humanitaire qui ne cesse de s’aggraver. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence de 15 millions de francs suisses pour aider la Croix-Rouge du Kenya (KRCS) à fournir une assistance vitale à 300 000 personnes touchées par l’aggravation de la faim, les pénuries d’eau, la hausse de la malnutrition et les épidémies dans les comtés frappés par la sécheresse et les inondations.Naemi Heita, Cheffe de la Délégation de l’IFRC, Cluster de Nairobi pour le Kenya et la Somalie, a déclaré :« Il s’agit d’une urgence complexe qui va bien au-delà de la sécheresse. Les familles sont confrontées à la faim, au manque d’eau, aux risques sanitaires et au déplacement. Les volontaires de la Croix-Rouge du Kenya sont en première ligne chaque jour, apportant une aide vitale dans certaines des zones les plus durement touchées. À travers cet appel, nous visons à mobiliser des ressources qui non seulement répondent aux besoins immédiats, mais renforcent également la résilience des communautés face aux futurs chocs climatiques. »Aggravation des besoins humanitairesDans les zones arides et semi-arides du Kenya, qui abritent 16 millions de personnes, les familles parcourent chaque jour des heures à pied pour trouver de l’eau, tandis que les rivières et les points d’eau s’assèchent. Les cultures ont échoué, le bétail meurt, et les taux de malnutrition grimpent en flèche parmi les enfants et les femmes enceintes. Dans certains comtés, des pluies intenses provoquent désormais des crues soudaines qui détruisent ce qu’il reste encore, y compris des glissements de terrain, tandis que des épidémies telles que le choléra, le paludisme et la fièvre de la vallée du Rift continuent de se propager.Les prévisions annoncent des pluies inférieures à la moyenne dans 23 comtés touchés par la sécheresse, et des pluies supérieures à la moyenne dans certaines parties du Turkana et du bassin du lac, ce qui risque d’accentuer les déplacements et la contamination des rares sources d’eau disponibles. Les problèmes de protection, notamment les violences basées sur le genre et les mariages précoces, augmentent également à mesure que les familles adoptent des stratégies de survie désespérées. Face à des financements humanitaires limités, les structures de santé dans les zones reculées peinent à fournir des soins de base, des services de vaccination et de santé maternelle.Réponse de l’IFRC et de la Croix-Rouge du KenyaLa Croix-Rouge du Kenya compte plus de 262 000 volontaires et 700 membres de personnel répartis dans ses 47 branches. Elle fournit une aide alimentaire, une assistance financière, de l’eau potable et des soins de santé d’urgence aux personnes les plus touchées. L’appel de l’IFRC renforcera ces efforts, permettant à l’organisation d’étendre la distribution d’eau par camions-citernes, de réparer et de solariser les forages, de traiter la malnutrition aiguë et de déployer des équipes mobiles de santé et de nutrition dans les zones difficiles d’accès. Il soutiendra également l’agriculture intelligente face au climat, la protection du bétail et le relèvement des moyens de subsistance afin d’aider les familles à se reconstruire.Le 31 octobre 2025, de fortes pluies ont provoqué des glissements de terrain meurtriers dans les villages de Moror et Chesongoch, dans le district de Marakwet East, comté d’Elgeyo Marakwet, entraînant la mort de 26 personnes, faisant 26 blessés et 25 disparus, selon les chiffres officiels. Les glissements de terrain ont déplacé 151 ménages et détruit des habitations ainsi que des infrastructures essentielles. Malgré des difficultés d’accès, la Croix-Rouge du Kenya, en coordination avec les autorités du comté et d’autres membres de l’équipe de réponse multisectorielle, a évacué les blessés et apporté une aide d’urgence aux familles touchées. Les autorités ont depuis mis en garde contre de nouveaux glissements de terrain en raison de la poursuite des pluies, aggravant une situation humanitaire déjà critique dans l’ensemble du pays.La Croix-Rouge du Kenya accorde également une priorité à la protection et à l’inclusion, en veillant à ce que les femmes, les enfants et les groupes marginalisés aient un accès sûr et équitable à l’assistance, et à ce que les retours des communautés orientent les efforts de réponse en cours.Dr Ahmed Idris, Secrétaire général de la Croix-Rouge du Kenya, a déclaré : « Les communautés dans les zones arides et semi-arides du Kenya font face à des crises qui se chevauchent : une sécheresse prolongée, une insécurité alimentaire aiguë, une hausse de la malnutrition et des risques de protection, tandis que des flambées de maladies telles que le choléra et la fièvre de la vallée du Rift viennent aggraver la situation. Dans certaines zones, les inondations ajoutent une pression supplémentaire. Les volontaires de la Croix-Rouge du Kenya continuent d’atteindre les populations les plus vulnérables et les zones les plus difficiles d’accès, afin de garantir que l’assistance vitale parvienne là où elle est le plus nécessaire. Cet appel nous permettra d’intensifier le soutien vital et de renforcer la résilience face à ces chocs multiples. »Un appel à l’action collectiveL’IFRC et la Croix-Rouge du Kenya exhortent les gouvernements, les bailleurs de fonds, les agences humanitaires et le secteur privé à intensifier immédiatement leur soutien. Chaque retard aggrave la crise et met davantage de familles en danger. Cet appel vise à garantir qu’aucun Kenyan ne souffre de la faim, de la soif ou ne soit privé de soins de santé alors que les extrêmes climatiques s’intensifient.Note aux éditeurs : Le matériel audiovisuel de la réponse d'urgence est disponible pour téléchargement ici.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci d'écrire à l'adresse: [email protected] NaïrobiTimothy Maina, +254 110 848 161Susan Mbalu, +254 733 827 654A GenèveTommaso Della Longa: +41 79 708 43 67  Scott Craig: +41 76 370 35 75   

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Communiqué de presse

En prélude à la COP30, l’IFRC met en garde contre le ralentissement de l’action climatique dans un contexte de crises mondiales multiples.

Genève, le 6 novembre 2025 – À l’approche de la COP30, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) avertit que, face à de multiples crises mondiales qui se chevauchent, le monde ne peut se permettre de perdre de vue l’urgence climatique, alors que les besoins humanitaires liés au climat ne cessent d’augmenter.Partout dans le monde, le réseau de l’IFRC répond à des inondations, sécheresses, tempêtes, vagues de chaleur et feux de forêt de plus en plus fréquents et violents. Ces besoins humanitaires liés au climat augmentent et menacent la santé, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, les vies et les moyens de subsistance. Sans action urgente pour réduire les émissions et renforcer la résilience locale, ces besoins ne feront que continuer à croître.L’investissement dans l’anticipation et la préparation aux catastrophes liées au climat est essentiel pour sauver des vies – comme l’a démontré récemment l’ouragan Melissa, où les mesures de préparation et d’anticipation ont permis aux équipes sur le terrain de disposer d’un temps précieux pour construire des abris, évacuer les populations, prépositionner l’aide et aider les communautés à se préparer à affronter cet ouragan sans précédent de catégorie 5.« L’ouragan Melissa rappelle une nouvelle fois que les conséquences humanitaires du changement climatique sont de plus en plus évidentes. Il montre également qu’être préparé avant qu’une catastrophe liée au climat ne frappe peut sauver de nombreuses vies. À la COP30, nous avons besoin d’actions et d’investissements qui renforcent la résilience des communautés face aux extrêmes climatiques, car si nous échouons, les besoins humanitaires entraînés par le changement climatique ne cesseront de croître », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC.À la COP30, l’IFRC appellera à une action climatique urgente, axée sur trois priorités :Santé et bien-être : Protéger les populations des impacts sanitaires du changement climatique en construisant des villes et des systèmes de santé résilients face au climat. La chaleur extrême, la pénurie d’eau et les maladies liées au climat touchent déjà des millions de personnes, et les risques sanitaires liés au climat devraient augmenter fortement si l’action est retardée.Investissement dans les personnes et les communautés : Renforcer l’action climatique menée localement et garantir que les financements climatiques atteignent les communautés qui en ont le plus besoin. On estime que moins de 10 % des financements climatiques mondiaux parviennent au niveau local, laissant de nombreuses communautés parmi les plus touchées sans les ressources nécessaires pour s’adapter. Un objectif plus ambitieux en matière de financement de l’adaptation permettrait de garantir que les ressources atteignent en priorité les communautés les plus vulnérables, en particulier dans les contextes fragiles et affectés par des crises.Temps d’anticipation : Agir avant que les catastrophes ne frappent. Investir dans la préparation, les systèmes d’alerte précoce et les actions anticipées afin de sauver des vies et des moyens de subsistance avant la survenue de catastrophes climatiques. L’IFRC continue de mener les efforts mondiaux pour garantir que chacun puisse bénéficier d’alertes précoces et agir pour réduire les pertes et les dommages.Les populations sont déjà confrontées aux limites de l’adaptation et subissent des pertes et des dommages liés aux impacts du climat. Certaines zones deviennent trop chaudes pour permettre des moyens de subsistance, tandis que l’élévation du niveau de la mer détruit les terres agricoles et les réserves d’eau douce.L’IFRC appelle à un soutien prévisible et accessible pour les communautés les plus touchées, en particulier celles qui ont le moins contribué à la crise climatique et disposent du moins de ressources pour se relever.À la COP30, l’IFRC travaillera avec un large éventail de partenaires, de gouvernements et de bailleurs afin de garantir que les voix des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que les besoins des communautés les plus à risque, soient au centre de l’agenda climatique mondial et que les engagements visant à protéger les personnes les plus vulnérables soient tenus.Plus d’informations sur les programmes climatiques de l’IFRC – y compris des données, rapports et témoignages – sont disponibles ici.For more information or to request an interview, please contact: [email protected] Panama:Susana Arroyo Barrantes, +507 6999-3199María Victoria Langman, +507 6550-1090A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Scott Craig, +41 76 370 3575

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Communiqué de presse

Les dirigeants des Sociétés nationales du Croissant-Rouge et de la Croix-Rouge du Pacifique se réunissent aux Fidji pour renforcer la réponse humanitaire régionale.

Suva, Fidji, le 17 octobre 2025 – Alors que le Pacifique fait face à des risques climatiques de plus en plus intenses, à une diminution du financement humanitaire et à une hausse des déplacements dus aux catastrophes, les dirigeants des Sociétés nationales de la Croix-Rouge de la région se sont réunis à Suva pour renforcer la préparation aux catastrophes, la résilience climatique et l’action humanitaire dirigée localement.Kate Forbes, présidente de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) – en visite officielle pour la première fois dans le Pacifique – a pris part à la rencontre, soulignant l’engagement profond de l’IFRC à amplifier les voix du Pacifique et à faire en sorte que les défis uniques de la région soient représentés parmi les priorités humanitaires mondiales.« Le Pacifique est peut-être en première ligne de la crise climatique, mais il est aussi à l’avant-garde de la résilience, de l’innovation et de l’espoir », a déclaré Mme Forbes dans son discours d’ouverture. « Le véritable leadership humanitaire repose sur les réalités locales, s’inspire de la sagesse culturelle et se nourrit de la compassion – pas seulement des capacités. »L’un des axes majeurs de la réunion porte sur le rôle essentiel des jeunes dans la construction de l’avenir de l’action humanitaire. Mme Forbes a réaffirmé l’engagement de la Croix-Rouge non seulement à inclure les jeunes dans la prise de décision, mais aussi à les autonomiser en tant que leaders de l’engagement communautaire, de l’action climatique et de l’innovation numérique.« Nous devons créer des espaces permettant aux jeunes d’orienter leur énergie et leur créativité vers la recherche de solutions pour leurs communautés », a-t-elle déclaré. La participation active des jeunes de la Croix-Rouge à cette rencontre illustre l’engagement du Mouvement à former la prochaine génération de leaders humanitaires.Forte de plus de quarante années d’expérience au sein du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Kate Forbes est une défenseure de longue date de la transparence, de l’équité et de l’impact porté par les volontaires. En tant qu’ancienne présidente de la Commission d’audit et des risques de l’IFRC, elle a joué un rôle déterminant dans le renforcement de la redevabilité et dans la garantie que les ressources humanitaires parviennent rapidement et de manière responsable aux communautés.Au cours de sa visite, Mme Forbes rencontrera des volontaires et des partenaires, et participera à une activité communautaire dans le village de Moala le 18 octobre. Elle pourra ainsi constater de visu comment les initiatives locales de la Croix-Rouge contribuent à renforcer la résilience des communautés face à des crises multiples et interconnectées.Cette rencontre intervient à un moment charnière pour la région, alors que les communautés du Pacifique continuent de faire face à des urgences climatiques de plus en plus fréquentes et graves, tout en disposant de ressources limitées et en subissant une concurrence internationale accrue pour l’accès aux financements.Comme l’a souligné Mme Forbes, « la durabilité n’est pas un luxe ; c’est une nécessité pour la crédibilité et la continuité de nos efforts». La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) demeure engagée à soutenir les Sociétés nationales du Pacifique dans la construction de bases solides et durables, capables de relever les défis d’aujourd’hui et les incertitudes de demain.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected]À Suva: Seci Burese, +679 9923937À Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641

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Africa Zéro Faim : le parcours inspirant des agricultrices de Mtakuja

Dans le paysage calme et aride du village de Mtakuja, dans le comté de Taita Taveta, au Kenya, l’agriculture a toujours représenté un défi majeur. La chaleur est souvent extrême, le sol sec et les pluies se font attendre pendant des mois. Pourtant, au milieu de ces difficultés, un esprit de résilience s’épanouit.Au cœur de cette transformation se trouvent des femmes comme Margaret, agricultrice et mère, dont la voix posée et tranquille porte le poids de longues années de dur labeur. Il n’y a pas si longtemps, chaque jour était synonyme d’inquiétude. Acheter de la nourriture signifiait souvent emprunter de l’argent qu’elle ne pouvait pas rembourser, et les échecs répétés des récoltes rendaient ses efforts vains.Le tournant est survenu lorsqu’elle et un groupe local de femmes, le Friends Women Group dont elle fait partie, ont bénéficié du soutien du Projet intégré de sécurité alimentaire, mis en place par la Croix-Rouge du Kenya.Le projet accompagne plus de 1 000 agriculteurs, qui reçoivent des formations et un appui dans divers domaines agricoles — notamment l’élevage de chèvres gala, la volaille, l’apiculture, l’horticulture, le tournesol et les légumes.Dans le cas du groupe de Margaret, le programme a offert à chacune des huit membres une chèvre femelle, tandis que le groupe partageait un bouc pour la reproduction. Ce qui paraissait être un don modeste est devenu le socle d’un moyen de subsistance plus résilient.« Faire partie du Friends Women Group m’a vraiment aidée. Cela m’a donné un sentiment d’appartenance et de soutien », dit-elle. « Je peux partager des idées avec mes camarades, et je me sens toujours encouragée à persévérer, même quand les difficultés surviennent. »En faisant reproduire ses chèvres, Margaret est rapidement devenue l’heureuse propriétaire de huit animaux en bonne santé. Grâce à ce troupeau, elle fournit désormais du lait frais à sa famille et en vend occasionnellement une partie pour acheter du sucre ou du savon. « Je savoure mon lait de chèvre à chaque tasse de thé que je bois », dit-elle avec un sourire, sa fierté étant indéniable.Du parcours difficile à la gestion économeLe Projet intégré de sécurité alimentaire est l’une des nombreuses initiatives soutenues par la campagne Africa Zéro Faim, récemment lancée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).Cette campagne promeut des solutions durables menées par les communautés et appelle à un investissement urgent dans des programmes durables qui s’appuient sur la résilience locale pour s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité alimentaire sur le continent.Dans ce cas précis, les dons à la campagne Africa Zéro Faim permettraient à la Croix-Rouge du Kenya d’élargir le projet afin de toucher davantage d’agriculteurs et d’étendre son impact à d’autres zones touchées par la sécheresse, transformant ainsi une solution éprouvée en un mouvement plus large pour la sécurité alimentaire.Des projets comme celui-ci fonctionnent d’autant mieux lorsqu’ils sont associés à d’autres initiatives microéconomiques communautaires qui autonomisent les agriculteurs locaux. Dans le cas de Margaret, par exemple, elle a rejoint une Association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC/VSLA), où elle a appris à épargner, contracter de petits prêts et investir judicieusement. Avec ses revenus, elle a commencé à cultiver du chou kale dans sa cour. Grâce aux techniques de conservation de l’eau acquises dans le cadre du programme, son petit jardin reste vert même lorsque l’eau est rare.« En utilisant des semences améliorées de chou kale, combinées à la formation que j’ai suivie, j’ai acquis les connaissances et les compétences nécessaires pour mieux prendre soin de mes cultures. Ces pratiques ont rendu mon agriculture plus productive », explique-t-elle.Une résilience éprouvée à chaque étapePlus tôt cette année, Margaret a connu un revers douloureux lorsque des éléphants ont envahi Mtakuja et détruit tout son jardin de chou kale en une seule nuit. Cette perte a été un rappel brutal du conflit persistant entre l’homme et la faune sauvage dans la région. Pourtant, elle a refusé d’être découragée. Déterminée, elle s’est fixée pour objectif de replanter et de reconstruire avec encore plus de détermination.Aujourd’hui, la maison de Margaret respire l’espoir. Des rangées de chou kale bordent à nouveau sa cour, tandis que le doux bêlement des chèvres emplit l’air. Un petit seau de lait repose souvent à côté de légumes fraîchement récoltés. Chaque scène raconte une histoire d’effort, de persévérance et de renouveau.Cet esprit de changement se répand à travers Mtakuja. Grâce au modèle des AVEC (Associations villageoises d’épargne et de crédit – VSLA) et à la solidarité au sein du Friends Women Group, de plus en plus de femmes épargnent, investissent et assurent un avenir meilleur à leurs familles.Désormais, le Projet intégré de sécurité alimentaire touche environ 1 500 agriculteurs au total. Parmi eux, quelque 350 élèvent des chèvres, tandis que les aviculteurs ont été formés à l’utilisation d’incubateurs solaires pour accroître la production d’œufs et produire des aliments pour volailles durables, destinés à la consommation comme à la vente.Les producteurs de tournesol, dont beaucoup travaillent dans des zones dépendantes de la pluie, s’apprêtent à bénéficier d’une nouvelle unité de transformation d’huile de tournesol, qui valorisera leurs récoltes et augmentera leurs revenus.Margaret ne vit plus sous la menace de l’insécurité alimentaire. Ses enfants, désormais adultes, l’ont rejointe dans l’agriculture, prenant soin des chèvres et des cultures, transformant l’agriculture en une force familiale partagée. Les femmes d’ici ne sont plus seulement des agricultrices. Elles sont devenues des piliers de résilience et de progrès dans leur communauté.Histoire et Photos de Gidraph Mbugua GitemaImpliquez-vous et faites la différence:Rejoignez la campagne Zéro Faim et aidez les communautés vulnérables à emprunter la voie de la résilience

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Communiqué de presse

Croix-Rouge au Kiribati et au Vanuatu lancent une nouvelle initiative de résilience climatique

Suva, Kuala Lumpur, Genève, 15 septembre 2025 – Nulle part les impacts du changement climatique ne sont plus tangibles que dans le Pacifique — et nulle part le besoin d’une action urgente, menée localement, n’est plus crucial. Au Kiribati et au Vanuatu, le changement climatique n’est pas une menace lointaine : on peut le voir partout.La montée des eaux, l’intrusion d’eau salée et les phénomènes météorologiques extrêmes perturbent déjà la vie, les moyens de subsistance et les modes de vie des populations. Ces nations insulaires ne représentent que 0,02 % des émissions mondiales — et pourtant, elles font face à certaines des conséquences les plus dévastatrices.C’est pourquoi la Croix-Rouge du Vanuatu et la Croix-Rouge du Kiribati, en collaboration avec la Fédération internationale, ont lancé un nouveau projet de résilience climatique, financé par la DG Clima de l’Union européenne, afin de renforcer l’adaptation locale aux changements climatiques.Le projet est fondé sur l’analyse des risques, afin de s’assurer que toutes les interventions répondent aux défis identifiés.Le Secrétaire général de la Croix-Rouge du Vanuatu, Dickinson Tevi, a déclaré :« Le processus d’évaluation des risques nous guidera vers l’identification de solutions éclairées par les risques aux défis auxquels nous faisons face. »En s’appuyant sur l’expertise et les capacités locales existantes, le projet soutient des interventions menées localement pour répondre aux risques croissants auxquels font face les plus vulnérables — les populations qui ont le moins contribué à cette crise mais qui en subissent chaque jour les conséquences les plus dures.« Inclure le contexte et les savoirs traditionnels dans des programmes menés localement garantira que les programmes de la Croix-Rouge mettent l’accent sur la durabilité, tout en respectant la culture, les populations et les lieux », a déclaré M. Tevi.Les programmes visant à répondre au changement climatique sont essentiels dans le Pacifique.« De tels programmes, qui prennent en compte l’adaptation fondée sur les écosystèmes et d’autres mesures pour répondre aux effets du changement climatique, sont cruciaux afin de réduire ces effets et d’assurer la sécurité des communautés, de leur environnement et de leurs habitants », a affirmé Tiina Tetabea, du ministère kiribatien de l’Environnement, des Terres et du Développement agricole, lors de la session de consultation des parties prenantes organisée dans le cadre de l’atelier de lancement à Tarawa, Kiribati.Le projet prévoit également une extension au Belize et au Guyana, dans les Caraïbes, afin de soutenir les communautés affectées par le climat dans plusieurs régions.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Suva: Nete Logavatu Tamanitoakula, [email protected] Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 35 75

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Les catastrophes liées au climat forcent des millions de personnes à quitter leur foyer en Asie-Pacifique, mais l’action locale apporte de l’espoir.

À travers l’Asie-Pacifique, les catastrophes et les impacts du changement climatique continuent de forcer des millions de personnes à quitter leur foyer. Selon le Centre de surveillance des déplacements internes, rien qu’en 2024, on a recensé 24 millions de déplacements liés aux catastrophes dans la région – soit plus de la moitié du total mondial.Des inondations aux tempêtes surpuissantes, la région Asie-Pacifique est l’une des plus gravement touchées par les déplacements dus aux catastrophes. Cependant, un nouveau rapport de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) met en évidence non seulement l’ampleur de la crise et ses effets sur les communautés de la région, mais aussi le pouvoir de l’action locale pour aider les populations à s’adapter, à se préparer et à renforcer leur résilience.« Pour des millions de personnes à travers l’Asie-Pacifique, ce n’est pas une possibilité lointaine, c’est une réalité quotidienne », déclare Alexander Matheou, directeur régional de l’IFRC pour l’Asie-Pacifique. « Que ce soit sur une minuscule île ou dans une vaste métropole, les histoires sont les mêmes : des catastrophes, provoquées et amplifiées par le changement climatique, bouleversent des vies et effacent ce qui est familier. »Le rapport, Forced to Flee in a Changing Climate, rassemble 39 témoignages issus de 21 Sociétés nationales, qui accompagnent les communautés à chaque étape du déplacement : de la préparation, l’alerte précoce et l’évacuation, jusqu’au relèvement et à la reconstruction.Bien que les impacts soient dévastateurs, il y a de l’espoir.« L’espoir se trouve dans la force des communautés et dans le travail acharné de ceux qui se tiennent à leurs côtés », ajoute Matheou. « Ce rapport est un appel à comprendre ce qui est en jeu – et à reconnaître les possibilités de changement. »Faits marquantsEn 2024, l’Asie-Pacifique a connu plus de déplacements liés aux catastrophes que toute autre région du monde;Les aléas tels que les tempêtes, les inondations, les vagues de chaleur et les sécheresses deviennent de plus en plus intenses et fréquents, et les populations subissent des déplacements répétés;Les personnes sont déplacées pour des périodes plus longues, car les catastrophes se superposent aux conflits, à la pauvreté ainsi qu’à l’insécurité alimentaire, hydrique et en ressources;Les groupes marginalisés – notamment les femmes, les enfants, les personnes âgées et celles vivant dans la pauvreté – sont touchés de manière disproportionnée.Comment faisons-nous face à ces défis ?Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ne se contentent pas d’intervenir après les catastrophes – elles travaillent avec les communautés en amont, avant que les risques ne s’aggravent et que les catastrophes ne frappent, afin d’aider les populations à s’adapter, à se préparer et à rester dans leurs foyers, ou à se déplacer en sécurité et dans la dignité lorsqu’elles choisissent de le faire.« Les impacts du déplacement ne s’arrêtent pas à la décision de partir », souligne Alexander Matheou. « Les risques et les incertitudes suivent les personnes dans de nouveaux lieux – souvent précaires –, mettant à l’épreuve leur capacité à se reconstruire et à retrouver une stabilité. »C’est pourquoi les réponses des personnes et des communautés prennent de multiples formes. Dans de nombreux cas, ce sont celles et ceux qui ont eux-mêmes vécu un déplacement qui prennent l’initiative de la préparation et de la réponse, souvent avec l’appui des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Par ailleurs, de meilleures prévisions, l’action anticipée et des systèmes d’alerte précoce pilotés par les communautés jouent un rôle essentiel, aux côtés d’autres initiatives.Voici juste trois des nombreux exemples cités dans le rapport.Préparation aux cyclones portée par les réfugiés – BangladeshÀ Cox’s Bazar, qui abrite le plus grand camp de réfugiés au monde, la Croix-Rouge du Bangladesh a formé plus de 3 300 volontaires issus des camps pour diffuser des alertes précoces et aider leurs communautés à évacuer avant que les catastrophes ne frappent. Le Programme national de préparation aux cyclones contribue à garantir que l’action anticipée sauve des vies – même dans les contextes les plus fragiles.Soutien anticipé pour les pêcheurs et les agriculteurs afin de réduire les pertes – FidjiÀ travers le premier Cadre d’action anticipée du Pacifique, la Croix-Rouge des Fidji diffuse des messages d’alerte précoce, distribue des kits pour sécuriser les bateaux et fournit du matériel de stockage des récoltes avant l’arrivée des cyclones. En déclenchant une assistance fondée sur les prévisions, elle aide les communautés isolées à protéger leurs moyens de subsistance à l’avance et à réduire les risques de déplacement.Soutien psychosocial pour les communautés d’éleveurs – MongolieLa Mongolie fait face à des hivers rigoureux, avec le dzud – une combinaison de sécheresse estivale et de températures hivernales extrêmes – qui affecte les familles d’éleveurs.Pour renforcer la résilience et soutenir les moyens de subsistance, les déplacements et les modes de vie traditionnels, la Croix-Rouge de Mongolie fournit une aide en espèces et des kits de nutrition pour le bétail, construit des abris pour les animaux et encourage des moyens de subsistance alternatifs.Le message au cœur du rapport est clair : alors que les déplacements liés aux catastrophes et au changement climatique touchent des millions de personnes, les communautés d’Asie-Pacifique ne restent pas inactives. Avec l’appui des équipes des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, elles se préparent, s’adaptent et ouvrent la voie vers un avenir plus sûr et plus résilient.Consultez le rapport complet Forced to flee in a changing climate - Asia Pacific | IFRCEn savoir plus sur les déplacements liés au climat :Rapport de l’IFRC : Force to flee in a changing climateDécouvrez l’approche de l’IFRC en matière de migration et de déplacements

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Hurricanes in sight: the Red Cross scales up training and preparedness

With the Americas region now well into the 2025 hurricane season, Red Cross teams in the region have been busy working alongside communities to prepare for what forecasters say will be yet another above-normal storm season.But even an average hurricane season can have devastating consequences for the people, as all it takes is one storm to affect entire towns and cities. That is why Red Cross preparedness work was already well underway even before this year’s forecast.The National Societies of Honduras, Guatemala and El Salvador are among the most vulnerable to these extreme events due to their geographical location. The scale of the preparedness work now going on across the Americas is largely due to the experience with extremely devastating storms in the past – in particular Hurricane Mitch in 1998.Hurricane Mitch’s devastating passage left more than 11,000 people dead and millions affected, marking a turning point in the way National Societies in the region prepare for such extreme events. For people involved in emergency response and risk reduction, the storm was a game changer.Two decades later, in 2020, hurricanes Eta and Iota affected more than seven million people, most of them — more than four million — in Honduras, Nicaragua, and Guatemala, the countries that had also been hardest hit by Mitch.But the results were different. In the time between one tragedy and another, the region and humanitarian organizations prepared in advance with response plans, training, drills, and institutional strengthening to reduce the impact of these disasters. This allowed the number of fatalities from Eta and Iota to be much lower than that of Mitch.From Mexico to South America, many National Societies have transformed the terrible experience of Hurricane Mitch into concrete action. Their mission: to be better prepared each year to respond more quickly and effectively to the arrival of potential hurricanes.Here are just a few of the many ways Red Cross National Societies in the region are working to get ahead of the storms and help communities prepare.Salvadoran Red Cross: Pre-positioning of humanitarian aid and access to weather forecastsThe Salvadoran Red Cross has contingency and response plans, which allow for more agile responses to extreme rainfall and landslides caused by tropical storms and hurricanes. According to Omar Ayala, Head of Crisis and Disasters at the Salvadoran Red Cross, the National Society has pre-positioned materials for humanitarian aid in its branches, guided by the nationalHazards Observatory’s forecasts.“This strategy has significantly reduced response times: what could previously take up to two days, is now done in just two hours,” assures Omar. Furthermore, in the context of monitoring and early warning, the Salvadoran Red Cross has recently signed a letter of understanding with the Hazards Observatory: “This agreement allows us to access weather forecasts early to be better prepared for the eventual arrival of a hurricane,” says Omar.In preparation for this and the coming hurricane seasons, the National Society wants to promote the preventive outreach of populations in at-risk areas even more, so they know what to do before, during and after a hurricane strikes.Honduran Red Cross: Early Warning Systems and strategic alliancesIn Honduras, Red Cross teams has invested in technical training for volunteers and staff in topics such as water rescue, pre-hospital care, cash transfer systems, water, sanitation and hygiene, and unmanned aerial systems.The Honduran Red Cross also highlights its investment inEarly Warning Systems (EWS) (specific measures guided by early warnings or forecasts to protect people before a disaster strikes), implemented in watersheds such as Chamelecón and Aguán."The experience withTropical Storm Sara, the last of the 2024 hurricane season, which affected more than 300,000 people in Honduras, showed the value of communities taking ownership of these early warning systems to ensure that the vulnerable populations receive the necessary information in time. That preparedness saved lives," says Manuel Isaula, risk and disaster manager for the Honduran Red Cross..Another good practice in the face of tropical Storm Sara was establishing strategic alliances with national and international actors: “Effective coordination between government, non-government, and community organizations to ensure the appropriation of knowledge, risk analysis, monitoring, and response capacity was and will always be key in our preparedness and response plans,” Isaula concludes.Guatemalan Red Cross: Development of Anticipatory Actions and Contingency PlansTeresa Marroquín, Director of Risk and Disaster Management at the Guatemalan Red Cross, says the National Society has strengthened its hurricane response capacity through several key actions –In particular the development of “early-action plans” that lay out key steps to take before the storms make landfall.“Early Action Plans (EAPs) funded by the IFRC have been developed to respond to flooding caused by extreme storms,”Marroquin says. “One successful example was the activation of Early Actions Plans duringTropical Storm Julia in October 2022, which helped us to provide a better response to those who needed it most.”Close coordination with official weather forecasting sources is key to improving the effectiveness and efficiency of humanitarian operations during the hurricane season. Teresa also stresses the importance of developing contingency plans, providing training, and equipping volunteers for pre-hospital care and search and rescue in floods, especially in high-risk areas.'A key tool for understanding'Another key element to prepare for the hurricane season within the Red Cross world is the continuous learning and training of National Society staff and volunteers.In 2024, with support from theReference Centre for Institutional Disaster Preparedness (CREPD) in the Americas, more than 6,000 people were trained, both online and in person, through courses and practical training at the regional level, with the aim of strengthening their knowledge in search and rescue, health, humanitarian assistance, and logistics coordination.According to Edgardo Barahona, CREPD Coordinator, these training sessions, based on practical exercises and emergency simulations, not only strengthen the technical capacities of National Societies, but also promote comprehensive preparedness in line with IFRC global standards:"They are a key tool for understanding the usefulness of response, contingency, and anticipation plans,”he says.“Through experiential methodologies and simulated scenarios, teams can directly experience the challenges of an emergency, allowing for better operational coordination." says Barahona.According to the CREPD Coordinator, preparing teams at the local level allows National Societies to lead high-quality, timely responses, tailored to address the demands of each specific context, especially in the face of events such as hurricanes or other frequent disasters in the region.This type of preparedness is critical because the hurricane season threatens not only countries like Guatemala, Honduras, and El Salvador, but also more than 30 territories in the Americas, which face increasing risks due to extreme weather events aggravated by climate change.That said, the experiences in Central America confirm a vital lesson: preparedness is not optional, it is key to save lives. It requires sustained investment, strong partnerships, and the strengthening of National Society capacities to deal with crises and disasters – all of which are core elements of the IFRC’s regional approach to helping communities prepare for every coming storm season.Learn more about the IFRC’s approach to:Climate-smart disaster risk reductionDisaster and crisis preparednessEarly warning, early action

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Journée mondiale de la faim : La sécheresse provoque la faim et le désespoir dans la Corne de l'Afrique

Par Timothy Maina, IFRC, responsable de la communicationMama Mako Rooble Mataan, 45 ans, est la seule à subvenir aux besoins de sa famille de dix personnes. Ses chèvres, qui constituaient autrefois une source fiable de subsistance, peinent aujourd'hui à trouver un endroit où il y a suffisamment d'herbe à brouter.Debout près du puits presque complètement asséché, sa voix est pleine d'inquiétude.« Le temps est devenu tellement imprévisible », explique-t-elle, son regard balayant le lit d'une rivière asséchée.Aux côtés de Mama Mako se trouvait une équipe du Croissant-Rouge de Somalie (CRS), venue évaluer sur le terrain les conséquences d'une sécheresse prolongée dans la région, notamment dans le village de Mama Mako, appelé Il-Hagar, dans la région d'Awdal, au Somaliland.Trois années consécutives de pluies insuffisantes ont poussé la Corne de l'Afrique au bord de la catastrophe. Les prévisions saisonnières du Centre de prévision climatique de l'Autorité intergouvernementale pour le développement indiquent que les pluies de 2025 (avril-juin) pourraient être inférieures de 55 % à la moyenne, menaçant ainsi l'accès à l'eau et la production alimentaire. Plus de 3,8 millions de personnes sont aujourd'hui confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.La terre craquelée et les togs (lits des rivières saisonnières) asséchés racontent l'histoire. Des collines et des montagnes broussailleuses et déchiquetées se dressent au-dessus de plaines brûlées par le soleil après l'échec des pluies du Deyr (octobre-novembre), suivies d'une rude saison sèche du Jilal (décembre-mars).Conscient de l'aggravation de la catastrophe, le Croissant-Rouge de Somalie a activé ses protocoles d'action précoce (EAP) pour la sécheresse, déclenchant des évaluations rapides et des distributions préventives d'aide et d'allocations en espèces à 1 330 ménages pour répondre à des besoins alimentaires et médicaux urgents. Depuis, la crise a déclenché une allocation de 984 393 francs suisses du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), afin d'apporter un soutien vital pendant six mois à 5 800 familles (environ 34 800 personnes) au Somaliland et au Puntland.L'intervention renforcée maintient des services intégrés d'aide financière, de santé, d'assainissement de l'eau et d'hygiène (EHA), par le biais d'opérations d'urgence coordonnées, en donnant la priorité aux groupes vulnérables tout en renforçant la résilience des communautés face aux conditions de sécheresse actuelles, grâce à des secours immédiats et à des mesures de préparation.Les équipes de santé, par le biais de cliniques fixes et mobiles, ont fourni des services de nutrition et d'éducation à l'hygiène, tandis que les programmes WASH ont réhabilité des sources d'eau pour 30 000 personnes.Pour les 300 familles qui vivent à Il-Hagar, l'existence dépend du bétail. Alors que les puits s'assèchent et que les pâturages disparaissent, chaque jour qui passe resserre l'étau de la sécheresse.Plus loin dans le district de Lughaya, à Gargaara-Baki, la sécheresse implacable a entraîné la mort du bétail, la destruction des moyens de subsistance et la famine des familles. La fermeture de l'unique clinique de santé maternelle et infantile (SMI) en raison de coupes budgétaires a aggravé la catastrophe, laissant la communauté sans soins médicaux alors que les familles déplacées par le climat y cherchent refuge.Le manque de pâturages a rendu le bétail malade et mourant, tandis que les maladies mineures représentent désormais un risque mortel en raison de l'absence de clinique locale. Face à cette crise, Mama Xalimo Abdilahi Mohamed, mère de sept enfants et propriétaire d'une petite entreprise, est à la tête d'un groupe de femmes solidaires.« Nous avons tout perdu, sauf les uns les autres », dit-elle. « Ensemble, nous mettons en commun le peu que nous avons - céréales, salaires, espoir - pour maintenir nos enfants en vie. C'est notre façon de rester forts ».Entre-temps, de plus en plus de personnes viennent au village parce qu'elles ne peuvent plus survivre seules dans des régions plus éloignées. Abdinassir Hassan Haji, chef du village et père de onze enfants, porte le double fardeau de sa famille et des personnes déplacées.« Nous devons subvenir aux besoins d'un si grand nombre de personnes maintenant », dit-il, les sourcils froncés. « Leur arrivée vient s'ajouter à nos difficultés.Malgré les défisLe manque d'infrastructures fonctionnelles joue également un rôle dans certaines régions.Dans le district voisin de Garbo Dadar, dans la région d'Awdal, par exemple, une source d'eau autrefois fiable, construite après le passage du cyclone Sagar en 2018, est tombée en panne, laissant 3 500 ménages en situation de crise.Le maire Jamaal Muumin Caare explique que des années de sécheresse et de conditions météorologiques irrégulières ont asséché la pompe, obligeant les habitants à parcourir de longues distances pour s'approvisionner en eau, ce qui aggrave leurs difficultés quotidiennes.Malgré les difficultés, cette communauté résiliente a créé un hôpital local et un centre d'enseignement et de formation techniques et professionnels afin d'améliorer les moyens de subsistance.Le centre d'enseignement et de formation techniques et professionnels propose une formation pratique aux métiers et à l'entrepreneuriat, tandis que le centre médical offre des services de santé et des possibilités d'emploi.Cependant, le Dr Ahmed Saeed, médecin-chef de l'hôpital, insiste sur l'urgence de moderniser le système médical : « Nous manquons d'une salle d'opération, de fournitures essentielles et de personnel », explique-t-il. « Sans cela, des vies sont en danger.Un long chemin vers l'eauL'histoire est similaire dans la région de Sahil. Dans le village de Robo Robo, dans le district de Sheekh, Aadan Ali Nur, un agropastoraliste âgé, évoque les longues distances à parcourir pour trouver de l'eau.« Parfois, nous nous cotisons tous pour payer le transport de l'eau par camion, mais cela coûte tellement cher. »Dans le village voisin, Ximan, Muse Hayan Elmi regarde avec inquiétude le seul réservoir d'eau (berked) qui reste.« Pour conserver le peu d'eau dont nous disposons, nous emmenons nos chameaux vers des sources d'eau éloignées, tout en permettant aux chèvres et aux veaux de s'abreuver plus près de chez eux », explique-t-il.Dans de nombreux cas, les habitants ont été contraints de quitter complètement leur village en raison du manque d'eau pour l'usage quotidien, le bétail ou l'agriculture. Le camp de personnes déplacées de Geed Abokor à Burco, dans la région de Togdheer, au Somaliland, abrite environ 1 000 ménages déplacés, principalement des éleveurs, contraints de quitter leurs terres en raison de la sécheresse récurrente et des conditions climatiques insupportables.En l'absence d'un centre de santé fonctionnel, les habitants doivent soit attendre les missions médicales humanitaires, soit parcourir plus de 20 kilomètres jusqu'à la ville de Burco pour obtenir des soins.La crise la plus immédiate, cependant, est la pénurie d'eau. L'unique berked (réservoir d'eau traditionnel) du camp est à sec depuis des mois, ce qui rend les familles dépendantes du coûteux transport de l'eau par camion.Chaque ménage doit puiser dans ses maigres ressources pour financer les livraisons hebdomadaires, une solution insoutenable pour des personnes déjà privées de leurs moyens de subsistance.Abdikadir Osman, le chef du camp, ajoute : « Le réservoir est à sec depuis des mois. Maintenant, tout le monde paie pour avoir de l'eau par camion, alors qu'ils ont à peine les moyens de s'en procurer ».Outre l'eau, le camp est confronté à des latrines inadéquates, à de mauvaises conditions sanitaires et à l'absence de gestion du camp, ce qui exacerbe les risques sanitaires.Dahir Noor, mère de six enfants, décrit le désespoir : « Nous attendons les camions-citernes. S'ils ne viennent pas, nous nous rendons dans les zones rurales, collectons l'eau que nous pouvons et la ramenons à dos d'âne pour la partager équitablement. Nous ne pouvons pas surcharger les villes voisines, car leurs ressources sont également limitées.

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Assistance en espèces au Costa Rica et au Panama: L'histoire de deux villes portant le même nom et d'une histoire commune de résilience, de redressement et de solidarité

Ana Grace Solís et Leonel Rodríguez vivent à plus de 800 kilomètres l'un de l'autre et ne se sont jamais rencontrés. Mais ils ont quelques points communs intéressants.Tout d'abord, ils vivent tous deux dans des villes appelées Bebedero, qui, comme leur nom l'indique, sont situées sur les rives d'un fleuve. (En espagnol, bebedero signifie généralement un endroit où les gens peuvent avoir accès à l'eau - une fontaine, un puits ou même une rivière).Deuxièmement, elles ont toutes deux subi les graves conséquences des fortes pluies provoquées par la tempête tropicale Sara en novembre 2024, ainsi que par plusieurs autres systèmes de basse pression qui ont récemment provoqué des inondations historiques en Amérique centrale.Bien que les villes soient éloignées l'une de l'autre - l'une dans la région du Pacifique Nord du Costa Rica et l'autre dans la province de Los Santos, au Panama - elles ont toutes deux été durement touchées.Ce mois-là, plus de 1,1 million de personnes ont été mises en danger par des inondations, des débordements de rivières et des glissements de terrain provoqués par des phénomènes météorologiques extrêmes.C'était une période très effrayante.« On ne sait pas à quelle hauteur l'eau va monter », a déclaré Ana Grace, qui vit à Bebedero, au Costa Rica. "Nous avions l'habitude de regarder l'eau monter et de soulever les objets à une certaine hauteur. Maintenant, chaque fois qu'il y a une inondation, on perd des choses.Le long de la côte pacifique - de Guanacaste et Puntarenas au Costa Rica à Veraguas, Panama Este et la comarca Ngäbe-Buglé au Panama - des communautés entières ont été évacuées, coupées des communications et ont subi de graves pertes économiques.Heureusement, les deux villes ont un autre point commun important : elles ont toutes deux reçu le soutien des équipes locales de la Croix-Rouge avant, pendant et après l'urgence.« Nous leur sommes reconnaissants de leur soutien, car ils ont réussi à se rendre là où nous étions bloqués et à nous apporter l'aide dont nous avions besoin », déclare Leonel, d'El Bebedero, au Panama.Deux opérations, un fonds : IFRC-DREF Ce soutien provenait en grande partie du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF), une ressource qui finance des interventions d'urgence rapides en utilisant des fonds déjà fournis par les donateurs en cas d'urgence.Face à cette crise multi-pays, la Croix-Rouge costaricienne et la Croix-Rouge panaméenne, avec le soutien de l'IFRC-DREF, ont mis en œuvre deux opérations humanitaires, une dans chaque pays.Leur réponse comprenait des soins de santé, l'accès à l'eau potable, la protection des plus vulnérables et un outil de plus en plus apprécié pour son impact positif : les transferts d'argent liquide.La Croix-Rouge costaricienne avait pour objectif d'aider 7 500 personnes, en se concentrant sur les provinces de Guanacaste et de Puntarenas. Parmi elles, 4 000 ont reçu des transferts d'argent, une stratégie qui a permis aux personnes touchées par les catastrophes d'établir des priorités et de prendre des décisions concernant leurs propres besoins.Après avoir recensé les ménages les plus vulnérables, la Croix-Rouge costaricienne a organisé la distribution des cartes de débit dans des lieux sûrs et accessibles, tout en respectant la dignité et l'intimité des familles.« Le fait de leur fournir une aide financière permet également aux familles de gérer leurs propres besoins de manière plus indépendante et autonome, mais aussi plus adaptée à leur propre contexte », explique Abigail Lopez, coordinatrice des urgences de l'IFRC-DREF au Costa Rica.Pour Fidel Espinoza, un patient sous dialyse qui a été évacué pendant l'urgence, l'argent lui a permis de remplacer au moins une partie de ce qu'il avait perdu. "J'ai perdu la machine à laver, les chaises, la table et la cuisine. Il ne me reste plus qu'à acheter une machine à laver, car la dame qui m'aide fait la lessive à la main", a-t-il déclaré.La réponse humanitaire de la Croix-Rouge comprend également des foires sanitaires destinées à promouvoir l'hygiène, la gestion des déchets après les inondations et la prévention des maladies. Des kits de nettoyage, des jerrycans pour l'eau potable et des répulsifs ont également été distribués afin de renforcer la capacité des communautés à prévenir de nouvelles crises sanitaires.La Croix-Rouge panaméenne a pu venir en aide à 2 500 personnes grâce à une opération structurée de la même manière que celle de la Croix-Rouge costaricienne.Le processus de distribution de l'aide monétaire a été participatif : des évaluations socio-économiques ont été réalisées, les données des ménages ont été validées, des journées de distribution de cartes de débit ont été organisées et des conseils ont été donnés sur l'utilisation sûre de l'argent. Pendant la distribution, les enfants ont participé à des activités de santé mentale.Les familles ont ensuite investi dans ce qu'elles jugeaient nécessaire : nourriture, médicaments, outils de reconstruction ou fournitures scolaires.« La Croix-Rouge a apporté une aide précieuse à la communauté de Flores, y compris sur le plan émotionnel », a déclaré Marisin Pimentel, qui a été touchée par les inondations. "La Croix-Rouge nous a guidés sur des questions que nous ne connaissions pas au moment des inondations, et nous la remercions du fond du cœur. S'il y a une autre inondation, nous savons déjà ce qu'il faut faire".En savoir plus sur l'aide en espèces et en bons d'achat: Un outil clé de l'action humanitaire moderne qui permet une réponse rapide et flexible, donne aux gens les moyens de prendre leurs propres décisions et stimule les économies locales.En savoir plus sur l'aide en espèces et en bons d'achatDignité, diversité et désirs : L'argent liquide et les bons d'achat en tant qu'aide humanitaire pour les migrantsBelize : Après une saison de sécheresse et d'incendies qui a anéanti les terres agricoles, la Croix-Rouge aide les agriculteurs à semer les graines de la reprise.

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Communiqué de presse

L'IFRC et le CIDCA lancent le premier projet commun en Asie pour renforcer la résilience climatique en Mongolie

Beijing/Kuala Lumpur/Genève, 27 mars 2025 - Dans le cadre d'une initiative stratégique visant à relever les défis liés au climat en Asie, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et l'Agence chinoise de coopération internationale au développement (CIDCA-China International Development Cooperation Agency) ont signé aujourd'hui un accord important pour aider à faire face à l'escalade des risques climatiques en Mongolie.Cet accord essentiel, qui vise à renforcer la résilience et la capacité d'adaptation des communautés touchées par le changement climatique en Mongolie, a été signé à l'occasion de la visite de Xavier Castellanos, secrétaire général adjoint de l'IFRC, en Chine, pour assister à la conférence annuelle 2025 du Forum de Boao pour l'Asie.Il s'agit du premier programme conjoint entre l'IFRC et le CIDCA en Asie, qui approfondit leur coopération et renforce leur engagement commun en faveur de programmes d'adaptation au changement climatique à long terme.Au cours des deux prochaines années, elle aidera les communautés à être moins vulnérables aux risques climatiques en mettant en place des systèmes d'action précoce au niveau local, en soutenant la modification des pratiques d'alimentation du bétail afin de mieux résister aux catastrophes climatiques, en aidant les communautés à avoir des revenus plus diversifiés grâce à la formation professionnelle et en renforçant la capacité institutionnelle de la Société de la Croix-Rouge de Mongolie. Lors de la cérémonie de signature, Xavier Castellanos, secrétaire général adjoint de l'IFRC, a souligné l'importance stratégique de cette initiative :« La crise climatique est une menace mondiale et une réalité actuelle. Notre partenariat avec CIDCA témoigne de la solidarité mondiale, en tirant parti de l'expertise de la Chine en matière d'aide au développement et des réseaux de première ligne de l'IFRC pour renforcer la résilience des communautés dans le besoin. »Alignée sur la Stratégie 2030 de l'IFRC, qui donne la priorité à l'adaptation au changement climatique et à la réduction des risques de catastrophe, cette initiative vise à avoir un impact positif sur la vie de plus de 20 000 personnes dans quatre provinces à haut risque de Mongolie. Ces régions sont vulnérables aux aléas liés au changement climatique, notamment les Dzud (vagues de froid), les sécheresses, les inondations, les tempêtes et les incendies de steppe et de forêt, qui posent tous des problèmes importants pour les moyens de subsistance et le développement durable. L'IFRC s'est engagée à relever ces défis de manière collaborative et efficace.Faisant suite au protocole d'accord entre la CIDCA et l'IFRC signé en juillet 2024, cet accord constitue un autre engagement commun en faveur de l'élargissement de la coopération multilatérale en matière d'aide humanitaire et de développement. Pour plus d'informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse: [email protected]À Pékin: Kexuan TONG, +86 13147812269  À Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641  À Genève: Scott Craig, +41 76 370 35 75

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Papouasie-Nouvelle-Guinée : comment une formation aux premiers secours a permis à une mère locale de sauver un petit garçon d'un an

C'est au cours d'une marée haute, début janvier, qu'un incident tragique s'est produit sur les rives de l'île de Mualim, située dans les îles Duke of York, dans la partie orientale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.Un enfant d'un an et demi jouait sur la plage avec d'autres enfants lorsque les vagues ont pris de l'ampleur et l'ont emporté dans la mer. Une femme qui marchait sur le rivage a vu l'enfant flotter dans l'eau et a lancé un appel à l'aide désespéré.La mère de l'enfant s'est précipitée dans l'eau et a sorti le bébé dans une tentative désespérée de sauver la vie du garçon. Dans un moment de panique, elle a remis le bébé à un homme qui se trouvait à proximité et qui a tenu l'enfant la tête en bas pour tenter d'expulser l'eau du corps de l'enfant - une idée fausse courante mais dangereuse sur l'île.Heureusement, non loin de là, Elizabeth Hensel était chez elle lorsqu'elle a entendu les cris et les hurlements. Elle a couru aussi vite qu'elle le pouvait jusqu'au lieu de l'accident.« J'ai dit à l'homme de coucher le bébé, j'ai rapidement pris son pouls et j'ai commencé la réanimation cardio-pulmonaire », se souvient Elizabeth. « Après deux séries de compressions thoraciques, le bébé a repris conscience et a recraché toute l'eau.« J'ai conseillé à la mère d'emmener l'enfant au centre de santé pour l'observer. Aujourd'hui, le bébé est en vie et se porte bien.La formation à l'épreuve des faitsMère de six enfants, Elizabeth a récemment participé à une formation sur la santé et les premiers secours communautaires (CBHFA-Health and Community-Based First Aid) organisée par la Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée (Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée).Ces formations s'inscrivent dans le cadre d'un projet axé sur l'adaptation au changement climatique au niveau local et sur l'inclusion et la protection de tous les membres de la communauté. Le projet est financé par la Croix-Rouge japonaise par l'intermédiaire du bureau de la mission de l'IFRC en Papouasie-Nouvelle-Guinée.Cette formation n'a pas seulement permis à Elizabeth d'acquérir des compétences, elle lui a donné les moyens de sauver des vies et de promouvoir la santé et la sécurité dans son village insulaire. Elizabeth est l'une des 37 personnes qui ont récemment participé à la formation.Le changement climatique : une menace croissanteL'histoire d'Elizabeth est aussi un rappel brutal des défis auxquels sa communauté est confrontée. L'élévation du niveau de la mer engloutit leur île, centimètre par centimètre.« La mer se déplace vers l'intérieur et l'île devient plus petite », explique Elizabeth. « Mais notre population augmente, donc la densité s'accroît. Nous n'avons nulle part où aller, car il s'agit de notre terre coutumière ».C'est l'une des raisons pour lesquelles la Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, mène le projet d'action locale pour le climat de Papouasie de Nouvelle Guinée dans cinq provinces de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce projet vise à lutter contre le changement climatique et à promouvoir la réduction des risques de catastrophes au niveau local. Il se concentre également sur l'autonomisation des femmes et des jeunes par le biais d'activités qui encouragent l'égalité des sexes, la sécurité alimentaire et la durabilité de l'environnement.Les effets du changement climatique se font sentir quotidiennement. Les familles de l'île paient désormais 10 kin (2,15 francs suisses) par mois pour louer un terrain sur l'île principale afin d'y faire du jardinage, car leur propre terrain se rétrécit, ne laissant plus d'espace pour planter des cultures vivrières.Les enfants risquent leur vie en se rendant à l'école en canoë sur les îles voisines, luttant contre la montée des marées et le temps imprévisible. « Lorsque le niveau de la mer monte, il devient plus difficile et plus risqué pour nos enfants de faire la navette », explique Elizabeth. « Nous sommes coincés entre la mer et le ciel.Promouvoir la santé et la sécurité de la communautéLes compétences d'Elizabeth en matière de santé et de premiers secours ont fait d'elle une avocate dans sa communauté insulaire, motivée par les luttes du passé. Elle sensibilise désormais d'autres mères à l'importance de ne jamais laisser les enfants sans surveillance.« Avant de recevoir cette formation, nous avons perdu trois bébés en essayant de les emmener à l'hôpital le plus proche », raconte-t-elle. « Il faut 45 minutes en canot pneumatique ou 1 à 2 heures en pirogue. Maintenant, nous pouvons sauver des vies immédiatement. Nous regrettons de ne pas avoir eu ces connaissances plus tôt ».La formation a également porté sur l'accouchement, une compétence essentielle dans une communauté où 2 à 3 bébés naissent chaque mois. « Avant, les mères avaient du mal à accoucher car le centre de santé le plus proche se trouve sur une autre île », explique Elizabeth. « Maintenant, nous avons les connaissances nécessaires pour accoucher en toute sécurité ici, si nous ne pouvons pas nous rendre au centre de santé à temps.L'histoire d'Elizabeth nous rappelle avec force l'importance de l'adaptation au climat menée au niveau local et du renforcement de la résilience dans les communautés isolées. « Nous aimerions suivre des formations similaires à l'avenir, en particulier sur le changement climatique et la protection, le genre et l'inclusion», dit-elle. « Des formations de remise à niveau nous aideraient également à retenir et à développer ce que nous avons appris.Article et photo de Bradley Asa, responsable de la communication et de la diffusion pour la Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée.En savoir plus sur les premiers secours dans le réseau de l'IFRCEn savoir plus sur l'approche de l'IFRC en matière de santé communautaire

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Bénin et Togo : Brûler moins, planter plus et lutter contre le changement climatique un repas à la fois - bienvenue au « Club des mères ».

Dans les coins les plus reculés du Bénin et du Togo, une transformation est en train de s'opérer.Avec le soutien des Sociétés de la Croix-Rouge du Bénin et du Togo, des groupes de mères ont uni leurs forces pour mettre en œuvre des interventions qui changent la vie et atténuent les effets du changement climatique, luttent contre la déforestation, améliorent la nutrition et la santé des populations.Bienvenue dans les clubs de mères du Bénin et du Togo, où des femmes s'associent à des volontaires locaux, à de jeunes étudiants, à des enseignants et à d'autres personnes pour réduire la consommation de carburant, planter des arbres et cultiver des plantes adaptées à des saisons de croissance plus courtes,L'un des principaux projets concerne la façon dont les aliments sont préparés dans de nombreuses communautés rurales.Les femmes des clubs de mères, par exemple, sont formées à la fabrication et à l'utilisation de fourneaux améliorés, qui réduisent la consommation de bois de chauffage et les fumées nocives. Cette innovation ne facilite pas seulement leurs efforts quotidiens, mais freine également la déforestation et la pollution de l'air.« Auparavant, nous utilisions des poêles en pierre qui nous causaient beaucoup de problèmes », explique Dgniri Ouseni, un membre de la communauté de Kara, au Togo. « Ces poêles consommaient beaucoup de bois de chauffage, qui se faisait de plus en plus rare.« Avec ces nouveaux poêles à haut rendement énergétique, un seul morceau de bois suffit pour faire cuire un repas. Nos difficultés ont été réduites.Au-delà des fourneaux améliorés, la formation à la préparation aux catastrophes, à la culture de semences à cycle court et au reboisement a permis aux communautés de s'attaquer de front aux défis climatiques.Les clubs de mères ne sont pas uniques au Togo et au Bénin. Créés par des femmes au sein des communautés locales avec le soutien de la Croix-Rouge, ils répondent aux défis particuliers auxquels leurs communautés sont confrontées.Au Nigeria, les clubs de mères s'attaquent à la malnutrition aiguë en enseignant aux nouvelles mères l'importance de l'allaitement maternel et de meilleures façons d'utiliser les céréales locales. Les membres des clubs de mères deviennent également des volontaires de la Croix-Rouge et ont généralement un coordinateur de la Croix-Rouge qui soutient leurs activités.Au Bénin, elles ont également soutenu les efforts visant à planter plus de 21 000 arbres dans les écoles, les villages et les zones communales. Ces arbres sont de véritables multitâches : Ils luttent contre l'érosion des sols, apportent des avantages nutritionnels et économiques et sont des symboles d'espoir.« Ils ont accueilli l'initiative avec enthousiasme. Le jour où nous avons commencé à planter les arbres, nous n'avons pas pu gérer l'affluence, tout le monde voulait participer, y compris les enseignants », se souvient Fagnihou Kokouvi, directeur adjoint du CEG d'Abomey.Les avantages des arbres ne se limitent pas au présent.« L'impact sur les générations futures est évident », note Frabrice Soutin, président local de la Croix-Rouge à Abomey. « Dans deux ou trois ans, les enfants qui se trouvent sur ce terrain bénéficieront de l'ombre de ces arbres qui les protégeront du soleil».Dans les deux pays, les volontaires et les dirigeants communautaires ont reçu une formation sur la préparation aux catastrophes, la résilience climatique et la gestion des ressources naturelles.Au Togo, la Croix-Rouge togolaise a soutenu 920 membres de clubs de mères et de comités d'hommes, les sensibilisant à l'environnement et aux pratiques durables.« Les clubs de mères ont été formés aux techniques de fabrication de foyers améliorés et à la manière d'éviter d'abattre des arbres inutilement », explique Addom Aklesso, responsable du projet pour la Croix-Rouge togolaise. « Elles ont également appris à surveiller les indicateurs locaux qui signalent les inondations, afin de pouvoir préparer leurs villages ».Outre ces interventions axées sur le climat, les ménages déplacés et les familles vulnérables du nord du Bénin ont reçu une aide vitale, notamment des kits alimentaires, des ustensiles de cuisine et des moustiquaires.La formation aux semences à cycle court comme le maïs et les tomates - qui produisent des fruits relativement rapidement - a renforcé la sécurité alimentaire malgré des conditions météorologiques de plus en plus imprévisibles qui ont raccourci la saison de croissance habituelle.Financés par le Bureau des affaires humanitaires de l'USAID et soutenus par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ces projets ont touché des milliers de personnes, qu'il s'agisse de volontaires, de clubs de mères, d'écoliers ou de familles déplacées.Pour Aklesso Quentin Adom, qui dirige le projet pour la Croix-Rouge togolaise dans le nord du Togo, les progrès réalisés jusqu'à présent lui donnent de l'espoir.« Si toutes ces plantes sont entretenues et qu'elles arrivent à maturité, cela nous permettra d'avoir une bonne pluviométrie dans la localité, dans la région », explique-t-il. « En outre, les communautés seront plus résilientes, la pauvreté sera réduite parce qu'au niveau des clubs de mères et des comités d'hommes, nous identifierons les activités génératrices de revenus des membres pour leur permettre de participer aux besoins du ménage. C'est l'impact à long terme que toutes ces interventions auront sur les communautés locales ».

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États-Unis : les volontaires de la Croix-Rouge apportent de l'espoir après les incendies de forêt en Californie du Sud

Originaire de Colombie, Kennis Eduardo Díaz a perdu sa maison et tous ses biens dans les incendies. N’ayant nulle part où aller, il a trouvé refuge dans un abri temporaire nouvellement créé et géré par la Croix-Rouge américaine.Dans ce cas, l'abri est une section du Centre des congrès de Pasadena. Habituellement utilisé pour les grands rassemblements d’affaires et les salons professionnels, les immenses salles du centre ont été transformées en abri temporaire pour des centaines de personnes évacuées.Ici, Kennis a reçu plus que de simples repas et un endroit sûr où dormir. Il a également trouvé le chemin de la guérison grâce au soutien des bénévoles locaux de la Croix-Rouge.« Ils m’apportent l’aide que je n’avais pas », a partagé Kennis.L'une de ces volontaires est Gracie Castro, de la section de San Bernardino de la Croix-Rouge américaine et membre d'une équipe qui aide les évacués comme Kennis à s'attaquer aux tâches administratives, à trouver une aide financière et à obtenir des références vers des services qui aident les propriétaires et les locataires à trouver des logements à plus long terme. soins à long terme, solutions de logement à terme, entre autres.« Mon rôle est de voir comment nous pouvons l’amener là où il veut aller », a déclaré Gracie.Des histoires de résilience et de gentillesseL’histoire de Blanca Pérez est un autre témoignage du pouvoir de la communauté et de la compassion.Accompagnée de son mari Antonio, de sa fille et du petit ami de celle-ci, Blanca a dû évacuer leur appartement d'Altadena avec leurs animaux de compagnie, laissant derrière eux leur maison et la boutique de vêtements bien-aimée de Blanca.Quelques jours plus tard, ils apprirent que leur maison et leur boutique de vêtements avaient été détruites par les flammes.Malgré cette perte profonde, Blanca a trouvé du réconfort dans le soutien apporté par la Croix-Rouge. Lorsqu’elle a appris le décès de son oncle à cause des incendies, une bénévole lui a offert un soutien émotionnel immédiat, l’accompagnant dans son deuil et la mettant en contact avec des services de soins spirituels.« Je me suis fait de nouveaux amis au refuge et les volontaires de la Croix-Rouge ont fait preuve d’une grande gentillesse et d’un réel intérêt pour notre bien-être », a partagé Blanca. De petits gestes, comme recevoir du matériel de tricot pour occuper ses mains, ont apporté des moments de paix au milieu du chaos.Ce ne sont là que deux des nombreuses histoires qui se déroulent dans les refuges de la Croix-Rouge de la région métropolitaine de Los Angeles. Au total, environ 580 personnes séjournent dans les abris d’urgence de la Croix-Rouge et chaque personne a des besoins uniques. Jusqu’à présent, la Croix-Rouge a fourni plus de 11 300 nuitées et plus de 102 000 repas et collations avec le soutien de ses partenaires.Des volontaires de tout le paysLa réponse de la Croix-Rouge aux incendies de forêt du sud de la Californie n’aurait pas été possible sans le soutien de volontaires de tout le pays. Fernando Fernández, un volontaire des services de secours de la section Texas Gulf Coast, s’est rendu en Californie pour offrir un soutien spirituel aux personnes qui ont été forcées d’évacuer.Volontaire depuis 15 ans et vétéran de la Garde côtière américaine, Fernando comprend l’importance d’être une présence réconfortante. « La plupart des personnes que j’ai aidées ont juste besoin de quelqu’un pour les écouter », a-t-il déclaré. Plus de 60 % des personnes qu’il a aidées dans cette crise étaient hispaniques, dit-il, soulignant le rôle vital des soins culturellement sensibles dans la réponse aux catastrophes.Au-delà de l’abri : là pour le long termeL’aide de la Croix-Rouge ne se limite pas à l’hébergement immédiat. Des programmes d’aide financière sont désormais en cours pour les résidents de nombreuses municipalités gravement touchées par les incendies. Cette aide financière permet aux personnes évacuées de couvrir leurs besoins de base, du remplacement des produits d’hygiène à l’achat de vêtements appropriés.Tous les services sont accessibles aux personnes sans distinction de nationalité, de race, de sexe ou de statut de citoyenneté, réaffirmant ainsi l’engagement de l’organisation en faveur de l’inclusion.« Si vous avez besoin d’aide, n’ayez pas peur de demander à la Croix-Rouge », a exhorté Fernando, le volontaire de la section Texas Gulf Coast, faisant écho à un sentiment partagé par de nombreux bénévoles et survivants.Alors que les communautés commencent à se reconstruire après les incendies de forêt, la Croix-Rouge reste fidèle à sa mission qui consiste à apporter espoir, sécurité et ressources aux personnes dans le besoin. En effet, ces besoins sont immenses et ne devraient pas diminuer même si les incendies sont maîtrisés.Plus de 16 000 habitations ont été détruites par les incendies, de sorte que les gens auront besoin d'abris temporaires pendant un certain temps. En attendant, les pluies prévues laissent entrevoir de nouvelles menaces : crues soudaines et glissements de terrain dans les zones dévastées par les incendies.Quoi qu'il en soit, la Croix-Rouge restera aux côtés des personnes dans le besoin. Quelque 580 intervenants de la Croix-Rouge veillent à ce que les personnes ne soient pas seules.Alors que les communautés rouvrent, les membres de la Croix-Rouge sont également là pour apporter leur soutien, notamment des produits de nettoyage, des lampes de poche, des masques, des gants, de l'eau et d'autres produits essentiels. Près de 22 000 articles de secours ont été fournis à la fin janvier.

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La Croix-Rouge répond à la plus grande épidémie de dengue en Amérique centrale par l’éducation et la prévention.

La dengue constitue une menace majeure pour la santé publique en Amérique latine depuis des décennies, avec des épidémies survenant de manière cyclique tous les trois à cinq ans. Transmis par les moustiques femelles Aedes aegypti, le virus touche des millions de personnes chaque année, mais jamais autant qu’aujourd’hui.Depuis le début de cette année, plus de 12,7 millions de cas suspects de dengue ont été signalés dans la région des Amériques, un chiffre record dans l’histoire de cette maladie.En Amérique centrale et au Mexique, plus de 17 000 nouveaux cas suspects de dengue ont été signalés rien que lors de la dernière semaine de novembre. Cela équivaut à 100 cas par heure, soit une augmentation de 198 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.Cette augmentation de la propagation de la dengue représente un défi pour les systèmes de santé dans une région confrontée à des conditions climatiques et sanitaires complexes.Les effets de la crise climatique, des températures extrêmes et des phénomènes météorologiques plus intenses – tels que les ouragans Eta et Iota en 2020, les vagues de chaleur historiques plus tôt cette année ou la récente tempête tropicale Sara – modifient les habitudes de milliers de familles d’Amérique centrale vivant dans des conditions de risque et de vulnérabilité.La pauvreté et les inégalités croissantes, combinées à des services d’eau et d’assainissement insuffisants et inadéquats, obligent les populations à stocker la petite quantité d’eau à laquelle elles ont accès. Cependant, cette eau est souvent mal stockée, en raison d’un manque d’information ou de moyens adéquats pour la conserver en toute sécurité.Ces pratiques, ainsi que d’autres, comme une mauvaise gestion des déchets solides, peuvent favoriser la création de gîtes larvaires pour les moustiques dans des objets tels que des récipients d’eau non couverts, des pneus, des pots de fleurs, des amas de déchets ou des gouttières.Face à ce défi multifactoriel, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge de toute la région de l’Amérique centrale ont mis en place une réponse globale, englobant diverses stratégies axées sur la prévention et l’éducation.En 2023 et 2024, les équipes locales de la Croix-Rouge ont mené six opérations de réponse à la dengue en Amérique centrale, avec le soutien du Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF).Cette année, les efforts de réponse à la dengue ont également été intégrés dans des opérations en réaction à un incendie d’hôpital à Roatán, au Honduras, et à des inondations survenues en juin au Salvador.Grâce à ces huit opérations financées par l’IFRC-DREF, les Sociétés nationales de la région pourront atteindre plus de 182 000 personnes au Guatemala, au Honduras, au Salvador, au Costa Rica et au Panama, non seulement par des actions de réponse, mais aussi par des mesures de prévention pour limiter les futures épidémies.Prévention à base communautaireL’une des principales initiatives de la Croix-Rouge consiste à sensibiliser les communautés aux dangers de la dengue et à l’importance d’éliminer les gîtes larvaires des moustiques.Les volontaires travaillent directement au sein des communautés, en coordination avec les autorités sanitaires, pour mener des activités de prévention communautaire et de lutte contre les vecteurs.Les principales activités incluent des sessions éducatives, l’identification et l’élimination des gîtes larvaires, l’application de larvicide dans les réservoirs et contenants d’eau, des campagnes de fumigation et de nettoyage, ainsi que des visites à domicile.Ces actions enseignent aux populations comment éviter l’eau stagnante, où les moustiques préfèrent pondre leurs œufs, et promeuvent des mesures pratiques et efficaces, telles que retourner les contenants et nettoyer régulièrement les systèmes de drainage.Grâce à son approche globale axée sur l’éducation et la prévention, la Croix-Rouge a joué un rôle clé dans la lutte contre la dengue en Amérique centrale, une région particulièrement vulnérable en raison de facteurs climatiques, sociaux et sanitaires.Les actions menées par les volontaires et le personnel formé ont permis non seulement de répondre aux urgences, mais également de préparer les communautés à faire face à de futures épidémies.Qu’il s’agisse d’éliminer les gîtes larvaires, de distribuer des fournitures, de dispenser des formations en gestion clinique ou de promouvoir des stratégies durables de lutte contre les vecteurs, ces interventions ont renforcé la résilience des communautés. Dans certaines localités, les actions des Sociétés nationales de la Croix-Rouge, en appui aux ministères de la santé de la région, ont contribué à une diminution des cas de dengue.Au Panama, par exemple, une réduction des cas de dengue a été observée ces dernières semaines, ce qui pourrait être lié aux efforts conjoints de plusieurs acteurs, dont le ministère de la Santé, la Croix-Rouge panaméenne, d’autres agences internationales et les communautés elles-mêmes.Certaines petites communautés ont également partagé des témoignages anecdotiques suggérant que les efforts d’éducation et d’éradication de la dengue portent leurs fruits.Malgré ces progrès, la dengue demeure un défi, soulignant l’importance de continuer à adapter les stratégies de réponse aux changements climatiques et sociaux qui affectent la santé publique dans la région.

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Une bouée de sauvetage au milieu de la sécheresse : Comment la Croix-Rouge de Zambie apporte de l'espoir aux familles en première ligne de la crise climatique

Les conséquences sont visibles partout. Les champs autrefois verdoyants sont aujourd'hui des étendues brunes et poussiéreuses de tiges flétries. Les commerces et les restaurants ont fermé leurs portes. Le bétail semble faible et émacié.Ce ne sont là que quelques-uns des effets visibles de la sécheresse prolongée qui bouleverse la vie de millions de Zambiens, confrontés à de graves problèmes de pénurie alimentaire, de perte de bétail et de récoltes, et à des difficultés économiques croissantes.En réponse à la crise croissante, la Croix-Rouge zambienne a lancé le programme d'aide financière en cas de sécheresse dans le district de Chikankata en novembre 2024, une initiative cruciale visant à aider les familles à survivre à la grave sécheresse.Grâce à ce programme, 5 864 familles reçoivent 600 kwacha zambiens (environ 20 dollars américains) par mois pendant quatre mois, ce qui leur permet de répondre à des besoins immédiats tels que la nourriture et l'eau.À une époque où l'inflation a fait grimper le coût des produits de base, cette aide est plus qu'un coup de pouce financier : c'est une source de soulagement et de résilience pour les familles qui luttent pour s'en sortir au jour le jour.L'impact s'étend au-delà de Chikankata. Dans le district de Sinazongwe, où les ravages de la sécheresse sont particulièrement graves, la Croix-Rouge de Zambie a lancé un programme de transferts monétaires polyvalents, accompagné d'une aide aux agriculteurs pour leurs cultures d'hiver.Depuis le mois d'août 2024, plus de 5 200 ménages ont bénéficié d'un accès à des produits agricoles essentiels - maïs, semences de gombo et engrais - qui leur permettent de retrouver des moyens de subsistance. Cette initiative permet aux agriculteurs locaux de redonner vie à leurs terres, leur donnant ainsi une chance de reconstruire et de restaurer leurs communautés.Soutenue par l'IFRC, le projet de partenariat programmatique ECHO de l'Union européenne et l'aide bilatérale de la République tchèque, cette action s'inscrit dans le cadre d'une réponse plus large de la Croix-Rouge zambienne dans cinq districts touchés par la sécheresse.Avec environ 1,5 million de francs suisses mobilisés, plus de 11 000 ménages en Zambie reçoivent une assistance critique, couvrant la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance, la santé et l'eau, l'assainissement et l'hygiène (WASH).Une bouée d'espoir et de surviePour les familles de ces régions, cette aide en espèces est plus qu'une simple aide financière : c'est une voie vers la survie et la stabilité. Musambo Sianjonkoma, 90 ans, incapable de chercher de la nourriture par ses propres moyens, affirme que cette aide a eu un impact profond.« À mon âge, je ne peux pas sortir et chercher de la nourriture », dit Musambo. « Ce soutien m'aidera à manger.Pour elle et des milliers d'autres personnes, le programme n'apporte pas seulement de la nourriture, mais aussi de la dignité et de la tranquillité d'esprit.À Sinazongwe, l'agriculteur Wisdom Lubinda a reçu des semences de maïs et de gombo ainsi que d'autres aides pour les cultures d'hiver.« Les semences qu'ils ont fournies étaient comme un espoir dans un paquet », dit Wisdom, ajoutant que la chance d'une récolte réussie offre la promesse de financer l'éducation de ses frères et sœurs et d'assurer l'avenir de sa famille.Pour Anita Maalila, 27 ans, originaire de Upper Kaleya, la sécheresse a signifié la fin de son petit restaurant, seule source de revenus pour elle et ses deux enfants après le départ de son mari.Déclarée catastrophe nationale, la crise a décimé l'agriculture et Anita a dû se battre pour survivre en pratiquant une agriculture à petite échelle. L'espoir est arrivé grâce au programme d'aide financière d'urgence. Avec 600 kwacha par mois, Anita prévoit de cultiver des pommes de terre et du maïs pour retrouver ses moyens de subsistance.« Cette aide est une bénédiction », dit-elle, la voix remplie d'une détermination renouvelée.Un appel pour sauver des viesPour soutenir le travail essentiel de la Croix-Rouge zambienne pendant cette grave sécheresse, l'IFRC a lancé un appel d'urgence afin d'intensifier la réponse. Le soutien apporté par cet appel est essentiel pour assurer les transferts d'argent et le soutien aux cultures, qui permettent de protéger le peu qu'il reste aux populations tout en offrant une base sur laquelle reconstruire.Selon Cosmas Sakala, secrétaire général de la Croix-Rouge de Zambie, il est urgent de mettre en place ces mesures de sauvetage.« Nous sommes confrontés à une double menace dévastatrice en Zambie : une sécheresse paralysante a fait perdre aux agriculteurs 80 % de leurs récoltes et une épidémie de choléra fait peser une énorme pression sur les familles », note M. Sakala. « J'ai vu l'inquiétude sur les visages des gens et j'ai entendu leur angoisse, car ils ne savent pas d'où viendra leur prochain repas.

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L'IFRC à la COP29 : tout le monde mérite d'être prévenu suffisamment à l'avance avant qu'une catastrophe ne se produise

Bakou, Azerbaïdjan (13 novembre 2024) - Alors que des inondations, des tempêtes et des vagues de chaleur sans précédent frappent de plus en plus durement les communautés du monde entier, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) s'est jointe aux principales agences climatiques de l'ONU pour tirer la sonnette d'alarme sur un moyen de défense de première ligne essentiel, mais trop souvent négligé, contre la crise climatique : l'alerte et l'action précoces.Cet appel a été lancé lors d'un événement de haut niveau organisé dans le cadre de la COP29, qui visait à faire le point sur les progrès réalisés jusqu'à présent par l'initiative Alerte précoce pour tous (Early Warnings for All, EW4All), lancée par les Nations unies. Cette initiative vise à renforcer l'alerte et l'action précoces dans les pays les plus touchés par les situations d'urgence liées au climat.En tant que chef de file mondial pour le pilier 4 de l'initiative - « Préparation à répondre aux alertes » - l'IFRC travaille avec les Nations Unies et un large éventail d'autres partenaires EW4All pour s'assurer que tous les habitants de la planète sont protégés par des systèmes d'alerte précoce d'ici à 2027.La réunion de haut niveau a rassemblé les co-responsables des quatre piliers, notamment l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), l'Union internationale des télécommunications (UIT) et l'IFRC, ainsi que des représentants de gouvernements, des organisations humanitaires et environnementales, des groupes de financement privés et d'autres partenaires et partisans clés.S'adressant à l'assemblée, Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC, a déclaré que le monde devait non seulement augmenter le financement de l'alerte précoce, mais aussi veiller à ce que les investissements atteignent le niveau local, afin que les communautés les plus touchées par les crises climatiques reçoivent le soutien dont elles ont besoin.« Des satellites aux sacs de sable, nous construisons une ligne de défense sans faille contre les risques climatiques », a déclaré M. Chapagain à l'assemblée. « La technologie nous apporte des alertes précoces depuis le ciel, mais ce sont les communautés sur le terrain - qui remplissent les sacs de sable et renforcent la résilience - qui font véritablement fonctionner ces systèmes. »Les organisations représentées à la réunion ont noté que la campagne progresse, mais elles ont convenu que les gouvernements et les organisations financières réunis à la COP29 doivent fixer de nouveaux objectifs en matière de financement du climat afin de garantir que les pays et les communautés les plus vulnérables au climat bénéficient d'un soutien adéquat.Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui a convoqué l'événement, a noté que si la crise climatique touche tout le monde, de nombreux pays en subissent des conséquences disproportionnées. L'intensité croissante des vagues de chaleur en est un exemple.« Cette année est en passe de devenir l'année la plus chaude de l'histoire », a déclaré M. Guterres. « Elle a brûlé des pays et des communautés avec des températures qui repoussent les limites de l'endurance humaine. Dans le monde entier, nous avons assisté à des pluies et des ouragans records, à des incendies historiques et à des sécheresses meurtrières ».« À l'heure des catastrophes climatiques, les systèmes d'alerte précoce et la protection contre les chaleurs extrêmes ne sont pas un luxe, mais une nécessité. Ce sont des nécessités.En outre, il a fait remarquer qu'il s'agissait d'un investissement judicieux, dont le rendement était presque décuplé, les mesures standard de sécurité au travail en cas de chaleur extrême permettant d'économiser un montant potentiel de 360 milliards de dollars par an. Ce sentiment a été partagé par le président de la COP29, Mukhtar Babayev, qui a cité des estimations selon lesquelles l'investissement dans les alertes précoces pourrait permettre d'éviter des pertes allant jusqu'à 16 milliards de dollars par an.Situation mondiale des systèmes d'alerte précoce multirisquesLa bonne nouvelle est que, selon le rapport de cette année sur l'état mondial des systèmes d'alerte précoce multirisques (SMAP), le monde a atteint ses plus hauts niveaux de couverture en matière d'alerte précoce depuis 2015.En revanche, les catastrophes continuent d'avoir un impact disproportionné sur différents pays. Le rapport montre que les pays dotés de SMAP moins complets ont un taux de mortalité lié aux catastrophes près de six fois supérieur à celui des pays bénéficiant d'une couverture « substantielle » à « complète », et près de quatre fois plus de personnes touchées par les catastrophes.« Les progrès restent inégaux. La moitié des pays d'Afrique et seulement 40 % des pays des Amériques et des Caraïbes ont signalé l'existence de systèmes d'alerte précoce multirisques », indique le rapport. « Mais même parmi les pays dotés de tels systèmes, nombreux sont ceux qui présentent encore des lacunes dans un ou plusieurs des quatre piliers : connaissance des risques, prévision et détection, diffusion de l'alerte et action précoce. »Trente pays étaient initialement prioritaires pour une action accélérée de l'EW4ALL, mais cette liste a été élargie. En même temps, de nouveaux partenaires, y compris le secteur privé, ont été recrutés pour assurer une plus grande portée et un plus grand impact.Le besoin est urgent. Des estimations modélisées montrent qu'entre 2000 et 2019, environ 489 000 décès liés à la chaleur sont survenus chaque année, dont 45 % en Asie et 36 % en Europe. Dans le monde entier, il est reconnu que les diagnostics officiels et les rapports sur les maladies, les blessures et les décès liés à la chaleur sont sous-estimés.L'OMS et l'OMM estiment que la mise en place à l'échelle mondiale de systèmes d'alerte sanitaire en cas de chaleur dans 57 pays pourrait permettre de sauver 98 314 vies par an.IFRC: investir dans les communautés les plus touchéesÀ quoi ressemble cet investissement dans la prévention sur le terrain? Pour l'IFRC, qui dirige le pilier « préparation » de l'initiative, la clé du succès réside dans l'adéquation entre les investissements dans l'alerte précoce et la capacité des organisations locales à donner suite à ces alertes. Cela signifie qu'il faut investir dans le renforcement des systèmes locaux, des capacités et de la préparation des communautés afin d'élargir la couverture de l'action précoce et anticipée.En réponse à ce besoin d'investissement, M. Chapagain a également donné un aperçu de l'ambition quinquennale de l'IFRC en matière de chaleur extrême par le biais de la Plateforme mondiale de résilience climatique, qui vise à atteindre 100 millions de personnes dans 100 villes, en mobilisant 500 millions de francs suisses.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle également à un investissement plus important dans des actions locales multisectorielles pour les villes et les communautés afin de réduire les risques liés à la chaleur. Il s'agit notamment de plans d'action contre la chaleur, de systèmes de protection sociale adaptés aux chocs et de solutions basées sur la nature qui aident les communautés à mieux s'adapter et à réduire les risques. Tous les partenaires concernés doivent également travailler ensemble pour définir les déclencheurs, mettre à jour les réglementations et sensibiliser la population.L'IFRC et son réseau de 191 sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont bien placés pour jouer un rôle clé dans le programme EW4ALL. « Notre mission avec les alertes précoces pour tous est de relier les ressources mondiales à l'action locale », a conclu M. Chapagain, “afin que chaque communauté, aussi éloignée soit-elle, soit préparée à ce qui l'attend”.

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L'IFRC à la COP29 : Investir quand et où cela compte le plus - dès le début, dans la santé des personnes les plus durement touchées

Chaleur extrême et vagues de chaleur prolongées.Des inondations et des tempêtes sans précédent aux quatre coins du globe.Des périodes de sécheresse et des tempêtes qui défient toute attente.Ce sont là quelques-unes des conséquences profondes et parfois dévastatrices du changement climatique sur la santé des populations et des communautés du monde entier. Alors que les dirigeants du monde entier se réunissent à Bakou (Azerbaïdjan) du 11 au 22 novembre pour le sommet sur le climat COP29, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) met une fois de plus en lumière ce qu'elle voit tous les jours à travers ses interventions d'urgence en cas d'inondations soudaines, de vagues de chaleur extrême, de sécheresse prolongée, de crise économique et de famine. Non seulement les gens meurent, perdent leurs maisons et leurs moyens de subsistance, mais la crise climatique a des répercussions durables sur la santé et le bien-être des populations. Les vagues de chaleur extrême, les inondations et les tempêtes exposent de plus en plus de personnes aux risques de maladies infectieuses et de malnutrition, tout en réduisant leur accès aux soins.« Les impacts de la crise climatique ont un effet massif sur la santé des populations », a déclaré Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC, au cours de la première journée de la Conférence COP29. « Nous devons donc nous attaquer aux effets sur la santé d'une manière très globale ».Il ajoute que la manière et le moment où ces questions sont abordées sont tout aussi importants. Les financements et les investissements en faveur de la santé et de la préparation des communautés ne doivent pas seulement être accrus, ils doivent être dirigés vers les communautés locales qui en ont le plus besoin.« L'investissement doit se situer au bon niveau et atteindre le bon endroit », a déclaré M. Chapagain. « Pour l'instant, il n'y a pas assez d'investissements et ceux-ci n'atteignent pas les communautés. Moins de dix pour cent des financements destinés à la lutte contre le changement climatique atteignent le niveau communautaire ».« Nous devons soutenir l'action communautaire sur le terrain, là où les gens vivent et font face aux conséquences chaque jour ».Cet investissement ne peut pas attendre qu'une catastrophe survienne. « Le moment et la manière de réaliser cet investissement sont également importants », a-t-il ajouté. « Si l'on investit tôt - avec des systèmes d'alerte précoce ou des mesures anticapillaires - on sauve des vies, des moyens de subsistance et de l'argent ».Cet investissement ne peut pas attendre qu'une catastrophe survienne. « Le moment et la manière de réaliser cet investissement sont également importants », a-t-il ajouté. « Si l'on investit tôt - avec des systèmes d'alerte précoce ou des mesures anticapillaires - on sauve des vies, des moyens de subsistance et de l'argent ».Cet investissement ne peut pas attendre qu'une catastrophe survienne. « Le moment et la manière de réaliser cet investissement sont également importants », a-t-il ajouté. « Si l'on investit tôt - avec des systèmes d'alerte précoce ou des actions anticipatoires- on sauve des vies, des moyens de subsistance et de l'argent ».Une question brûlanteLa menace croissante des chaleurs extrêmes en est un bon exemple. Ces dernières années, les records de température mondiale sont battus mois après mois, alors que le changement climatique rend les vagues de chaleur - un tueur déjà silencieux et mortel - plus extrêmes. Chaque année, la chaleur tue près d'un demi-million de personnes dans le monde.Pourtant, seulement 0,5 % des fonds multilatéraux destinés à l'adaptation au changement climatique sont consacrés à des mesures sanitaires qui pourraient réduire considérablement ce nombre. Ces mesures sanitaires pourraient également améliorer le bien-être des populations et permettre de réaliser des économies à long terme. D'ici à 2030, les experts prévoient des coûts de santé supplémentaires de deux à quatre milliards d'USD si aucune mesure d'adaptation n'est prise aujourd'hui.Les solutions impliquent une série d'actions, allant de la construction de villes résilientes et de systèmes de santé résistants au climat à l'élaboration de plans nationaux d'action contre la chaleur et de protocoles d'alerte précoce. D'autres actions permettraient de s'assurer que les systèmes de protection sociale et de santé sont adaptés aux chocs liés au climat, tandis que les solutions basées sur la nature pourraient exploiter le pouvoir protecteur naturel des écosystèmes pour protéger les communautés contre les chaleurs extrêmes ou les ondes de tempête.« Alors que les effets du climat s'intensifient, les systèmes de santé doivent s'adapter pour protéger les plus vulnérables », a déclaré Petra Khoury, directrice du département Santé et soins de l'IFRC, lors d'un événement spécial de la COP29 organisé par l'Alliance pour une action transformatrice sur le climat et la santé (ATACH), un programme hébergé par l'OMS.« Le réseau de l'IFRC est en première ligne pour mettre en place des systèmes de santé résistants au climat grâce à la mobilisation des communautés », a-t-elle déclaré. « Les solutions au triple problème de la santé, du climat et de la migration doivent être centrées sur les communautés ».« Il est essentiel d'associer les communautés d'accueil et les communautés déplacées au processus de prise de décision et à la recherche de solutions pour atténuer l'impact de ce triptyque. »L'IFRC s'efforce notamment d'intensifier la surveillance des maladies liées au climat au niveau communautaire, d'approfondir ses efforts d'engagement communautaire et d'élargir la portée de son travail en adoptant une approche "une seule santé".L'approche « une seule santé » est une manière plus holistique d'améliorer la santé humaine en examinant la santé de l'environnement dans lequel les gens vivent. Par exemple, si le bétail est rendu vulnérable aux maladies par la chaleur, le manque de nourriture ou d'eau, cela se répercute sur la santé humaine. Jusqu'à 75 % des maladies infectieuses émergentes qui touchent les êtres humains se déclarent chez les animaux.L'IFRC est également très impliquée dans la surveillance rue par rue, maison par maison, de maladies telles que la dengue, le paludisme et le choléra, et bien d'autres encore, mais le changement climatique exige des efforts accrus en matière d'engagement communautaire dans le suivi, la prévention et la réponse aux maladies.Pour ce faire, des investissements doivent être réalisés à tous les niveaux - à partir des budgets des gouvernements nationaux, mais aussi des banques multilatérales de développement, des fonds multilatéraux pour le climat, des institutions de financement de la santé, des agences bilatérales de développement et des acteurs du secteur privé.La mise en œuvre de ces mesures implique également d'intégrer les actions en faveur de la santé et de la chaleur dans le cadre d'une approche globale des mesures d'adaptation dans les plans nationaux de lutte contre le changement climatique, ainsi que de renforcer la coordination entre les pouvoirs publics, les autorités locales, les acteurs et les communautés.Des signes de progrès ont déjà été observés. Lors de la COP28, le cadre des Émirats arabes unis pour la résilience climatique mondiale a renforcé les mesures d'adaptation, tandis que 151 pays ont signé la toute première déclaration de la COP sur le climat et la santé. De plus, la prise de conscience de l'urgence de s'attaquer aux effets des vagues de chaleur sur la santé est de plus en plus forte. L'IFRC a continué à tirer la sonnette d'alarme en accueillant le premier Sommet mondial sur la chaleur extrême et en organisant la Journée d'action contre la chaleur le 2 juin.Les récents ouragans violents - parfois qualifiés de « tempêtes monstres » - ainsi qu'une série d'inondations graves dans de grandes parties de l'Europe, de l'Afrique de l'Ouest et centrale, des Amériques, de l'Asie du Sud-Est et d'Oceana démontrent également le besoin urgent de ce type d'investissement local.Ces inondations déplacent des millions de personnes, qui n'ont plus accès à l'eau potable et à l'assainissement. Souvent, les communautés les plus durement touchées doivent déjà faire face à un accès limité à l'eau potable, à l'assainissement, à la nutrition, aux soins de santé et à l'éducation.Le succès de la COP29 dépendra des engagements pris pour inverser ces réalités grâce à des investissements réels dans la santé, la préparation et l'alerte précoce au niveau local. « Si nous parvenons à progresser dans ces domaines lors de la COP29, je considérerais cette conférence comme un succès », a conclu M. Chapagain.Pour plus d'informations:Approche de l'IFRC en santé et soinL'approche de l'IFRC à la crise climatiqueInitiative « Alertes précoces pour tous » de l'Organisation météorologique mondialePage de l'IFRC sur les alertes précoces pour tous

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Communiqué de presse

Les systèmes d'alerte précoce : une réponse essentielle face à l'augmentation sans précédent des typhons aux Philippines

Manille/ Kuala Lumpur/ Genève, 18 novembre :Six typhons tropicaux ont frappé les Philippines en l'espace d'un mois, ce qui constitue un phénomène météorologique extrême sans précédent depuis que l'on a commencé à enregistrer les données dans le bassin du Pacifique en 1951. Alors que l'impact global du dernier super typhon Man-Yi (nom local Pepito) est encore en cours d'évaluation, les cinq typhons précédents - Trami (Kristine), Kong-Rey (Leon), Yin-Xing (Marce), Toraji (Nika) et Usagi (Ofel) - ont déjà causé d'importantes destructions dans la région, provoquant des pluies torrentielles, des glissements de terrain, des inondations généralisées et des dommages aux infrastructures et aux moyens de subsistance, sollicitant au maximum les ressources locales. Plus de 1,4 million de personnes déplacées ont un accès limité à l'eau, à l'assainissement, à la nutrition et aux soins de santé.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel urgent à une aide supplémentaire, portant à 9 millions de francs suisses l'appel d'urgence initial de 7,5 millions de francs suisses lancé pour le typhon Trami, afin de permettre à la Croix-Rouge philippine d'élargir son champ d'assistance à plus de 86 000 personnes dans les 12 provinces les plus touchées par l'ensemble des six typhons.Gwendolyn Pang, Secrétaire Générale de la Croix-Rouge philippine (CRP), a déclaré : « Tout en apportant une aide vitale, nous avons lancé des actions précoces pour aider les communautés à risque à réduire les dégâts. Mais personne ne peut être bien préparé à un nombre sans précédent de tempêtes en si peu de temps. Nous avons besoin d'aide pour réduire l'impact humanitaire de ces typhons ». Elle a également souligné que la Croix-Rouge philippine répondait aux catastrophes depuis le début, aux côtés des autorités locales, pour répondre aux besoins immédiats des communautés les plus vulnérables. Gopal Mukherjee, coordinateur de programme et chef de délégation par intérim de l'IFRC pour les Philippines, a souligné le besoin urgent d'une aide supplémentaire, car les ressources locales, y compris celles de la Croix-Rouge philippine, sont limitées :« Le rétablissement des communautés touchées est déjà interrompu par ces typhons et leurs effets cumulés. La situation humanitaire s'aggrave à mesure que le super typhon Man-Yi fait sentir ses effets », a-t-il ajouté.Pour plus d'information ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse : [email protected] A Kuala Lumpur: Lili Chin: +60 162340872A Genève: Hannah Copeland, +41 76 236 91 09

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La saison des inondations : Quand l'eau ne signifie plus la vie

Depuis plusieurs mois, les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale subissent des inondations sans précédent qui ont détruit des maisons, dévasté des cultures, emporté du bétail et entraîné des pertes humaines.Les volontaires de la Croix-Rouge sont en première ligne, aidant les communautés touchées avec le soutien de l'IFRC et de ses partenaires, qui intensifient leur réponse d'urgence.À ce jour, l'IFRC et ses Sociétés nationales membres ont lancé des appels d'urgence au Cameroun, au Tchad, au Niger, au Nigéria et au Soudan du Sud pour étendre le soutien à de nombreuses autres personnes. Cependant, les besoins sont immenses, et des ressources supplémentaires sont urgemment nécessaires pour soutenir les communautés vulnérables.Les inondations successives rappellent les effets du changement climatique en Afrique. Au-delà de la réponse d'urgence immédiate, il est impératif de mettre en place des mesures de résilience climatique pour protéger les communautés vulnérables, notamment par des actions anticipatoires face aux inondations pour renforcer la préparation aux catastrophes.Cameroun et Tchad : « Nous n'avons pas dormi depuis dix jours »Au Cameroun, des inondations sans précédent depuis août 2024 ont touché plus de 455 000 personnes. Elles ont submergé 85 000 hectares de terres et entraîné la perte de moyens de subsistance pour des milliers de familles.« Nous n'avons pas dormi depuis dix jours », explique Asta Waziri, leader d'une coopérative féminine de producteurs de maïs. « Mon magasin et une partie de ma maison ont été détruits, emportant avec eux notre stock de grains et de nombreux biens précieux. »En réponse à cette crise, la Croix-Rouge camerounaise a immédiatement déployé des équipes de volontaires pour secourir les personnes affectées et organiser des évacuations vers des zones non inondées.Grâce à des allocations d'urgence du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), la Croix-Rouge camerounaise a fourni une assistance en espèces à plus de 4 800 personnes, leur permettant de répondre à des besoins urgents en nourriture, vêtements et abris temporaires.La Société nationale a également renforcé ses efforts en matière de santé et de salubrité, sensibilisant les communautés aux pratiques de prévention des maladies hydriques comme le choléra et distribuant des kits d'hygiène et de sanitation.« Avec l'aide en espèces de la Croix-Rouge, je prévois de renvoyer deux ou trois enfants à l'école et de construire au moins une pièce avec des matériaux durables », explique Asta. « Pour le moment, nous sommes tous entassés dans une hutte. »Surtout, dit-elle, elle achètera des céréales qu'elle pourra stocker et qui nourriront sa famille avec le temps.Au Tchad, plus de 1,9 million de personnes sont affectées, et la Croix-Rouge tchadienne est mobilisée pour fournir un abri, de la nourriture et des articles essentiels. Cependant, les infrastructures sont insuffisantes pour répondre aux besoins : 217 779 maisons ont été détruites, 432 203 hectares de terres arables ravagés et plus de 72 000 têtes de bétail perdues.Nigeria : « Ma famille et moi avons couru pour sauver nos vies »Au Nigéria, les inondations ont atteint des niveaux critiques entre juillet et septembre 2024. Trente-trois des 36 États ont été touchés, principalement en raison de fortes pluies et de l'effondrement du barrage d'Alau dans l'État de Borno.Plus de trois millions de personnes ont été touchées, entraînant 311 décès, plus de 3 000 blessés et le déplacement de 390 000 individus.« Nous avons tous dû fuir. Ma famille et moi avons couru pour sauver nos vies. Ce fut le moment le plus horrible de ma vie », raconte Hadjara Habu, mère de cinq enfants dont la maison a été détruite par les eaux.Les inondations ont également détruit plus de 649 hectares de terres agricoles, mettant en péril la sécurité alimentaire dans les mois à venir. Les volontaires de la Croix-Rouge nigériane, soutenus par l'IFRC-DREF, fournissent des abris, de la nourriture, de l'eau potable et des articles d'hygiène.Les volontaires de la Croix-Rouge ont donné à des personnes comme Hajara des bons en espèces pour les aider dans les jours à venir.« Ce n'est pas beaucoup d'argent, mais cela nous aidera de plusieurs façons. Nous avons perdu tous nos vivres à cause des inondations ; cela aidera ma famille et moi à acheter de la nourriture. »Cependant, le nombre croissant de personnes touchées nécessite des ressources supplémentaires.Niger : Une crise aggravée par le changement climatiqueAu Niger, plus de 1,3 million de personnes ont été touchées par les inondations dans les huit régions du pays. Les chiffres officiels indiquent la destruction de plus de 146 000 maisons, des pertes humaines et la dévastation de plus de 22 000 hectares de cultures.Ces événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents soulignent la nécessité urgente de renforcer les infrastructures, les systèmes d'alerte précoce et d'adopter des stratégies d'adaptation climatique pour réduire les risques de catastrophes à venir.En réponse, la Croix-Rouge du Niger déploie une intervention complète comprenant une assistance d'urgence, des services de santé, de la prévention et de la sensibilisation aux risques climatiques. La Croix-Rouge fournit également des kits d'abris, distribue de petites subventions en espèces et met en œuvre des mesures de prévention contre les maladies d'origine hydrique pour aider à atténuer les impacts à court et à long terme.En savoir plus sur les six appels d'urgence liés aux inondations en Afrique de l'IFRC :CamerounTchadÉthiopieNigériaNigerSoudan du SudEn savoir plus sur les inondations sans précédent de 2024 dans d'autres régions :Saison des inondations : Les jeunes aux Fidji aident leurs communautés à prévenir les dégâts causés par le changement climatiqueDans les coulisses : « La nouvelle normalité » signifie que le travail de préparation aux catastrophes ne s'arrête jamaisSaison des inondations : « C'était terrifiant », mais les volontaires du Croissant-Rouge ont néanmoins risqué tout pour sauver des vies et aider les gens à se rétablir.

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Urgence

Sud Soudan: Inondations

Depuis mai 2024, le Sud-Soudan connaît d'importantes inondations, causées par de fortes pluies et la rupture des berges du Nil. Ces inondations ont touché plus de 700 000 personnes, causé d'importants dégâts aux habitations et dévasté le bétail et les récoltes. Par cet appel d'urgence, l'IFRC et ses membres entendent répondre aux besoins urgents de 300 000 personnes par des interventions dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement (EHA), des abris et des moyens de subsistance.

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Technologie, éducation et confiance : trois clés pour renforcer la résilience des communautés aujourd'hui et demain

Le Paraguay est un pays connu pour sa chaleur. En été, les températures peuvent atteindre jusqu'à 45°C, mais avec la crise climatique, les thermomètres peuvent atteindre des niveaux inimaginables.Au cours des 40 dernières années, les vagues de chaleur ont été multipliées par trois dans le pays et dans des communautés telles que Santa Ana et Barcelona II dans la ville d'Asunción. Cela se traduit par une augmentation des sécheresses et des incendies qui menacent le bien-être des habitants. Aux extrêmes de l'été s'ajoutent les extrêmes de l'hiver. Pendant la saison des pluies, ces mêmes communautés sont souvent submergées par les inondations, ce qui oblige de nombreuses familles à déménager temporairement dans d'autres quartiers ou régions du pays.« Nous vivons sur les rives du fleuve Paraguay et, à certains moments, il y a beaucoup d'inondations et ma communauté et d'autres à proximité sont complètement sous l'eau », explique Domingo, un habitant de Santa Ana. « De plus, de nombreuses personnes remplissent le terrain de déchets et de couches de terre qui peuvent facilement devenir une source d'incendie ».Même dans l'adversité, ces communautés rêvent d'un avenir où la résilience climatique n'est pas seulement un objectif, mais une façon de comprendre le développement et d'organiser la vie des quartiers, des communautés et des pays entiers.Ce rêve, bien qu'il semble ambitieux, pourrait être possible grâce à des initiatives telles que celle que la Croix-Rouge paraguayenne, l'IFRC et Irish Aid promeuvent au Paraguay. Expanding Early Warning and Early Action est un projet qui vise à renforcer les capacités des communautés à se préparer et à répondre aux catastrophes, en promouvant la résilience climatique à long terme.Mais à quoi ressembleraient Santa Ana et Barcelona II si elles étaient des communautés résilientes à 100 % face au changement climatique ?Dans un avenir idéal, les habitants de ces deux endroits ne seraient pas à l'abri des effets des catastrophes, mais ils disposeraient d'outils pour les anticiper, agir rapidement et sauver leur vie, celle de leurs proches et les biens nécessaires à la poursuite de leurs activités après une catastrophe.« Le système d'alerte précoce modifiera considérablement les capacités des communautés à répondre aux différentes catastrophes : inondations, sécheresses, tempêtes ou épidémies, ce qui est fondamental pour créer des liens d'interaction dans les différentes communautés », explique Hector Guex, directeur des programmes et des opérations de la Croix-Rouge paraguayenne. La route vers cet avenir résilient est déjà en marche. Selon M. Guex, la stratégie proposée par la Croix-Rouge paraguayenne repose sur trois éléments : l'intégration de la technologie, l'éducation et la création d'un climat de confiance par le biais de mécanismes de participation communautaire. Technologie et éducation : Les piliers de la préparationDans une communauté résiliente, l'utilisation d'outils technologiques accessibles permettrait à l'ensemble de la communauté de recevoir des informations en temps réel, par les canaux de son choix. « Pour mettre en place le système d'alerte précoce, nous avons recensé les canaux de communication utilisés par les gens et les sources par lesquelles ils reçoivent ou pourraient recevoir des informations sur les catastrophes météorologiques susceptibles d'affecter l'ensemble de la communauté », explique Jorge Olmedo, volontaire de la Croix-Rouge paraguayenne.« Par exemple, dans le quartier de Divino Niño, il existe une station de radio communautaire qui sert de canal officiel pour alerter la communauté en cas de catastrophe ».L'éducation joue également un rôle central sur la voie de la résilience climatique. Dans l'avenir dont nous rêvons, la formation aux premiers secours et à la prévention des incendies transformerait la population en agent de sa propre sécurité. Confiance et engagement communautairePour atteindre cet objectif, la collaboration entre la Croix-Rouge et les communautés est essentielle pour instaurer la confiance et le partage des responsabilités. « Avec les volontaires de la Croix-Rouge, la première tâche que nous avons accomplie a été d'évaluer l'ensemble de la zone, les familles, l'infrastructure et une réunion avec l'ensemble de la communauté sur les préoccupations et les menaces les plus fréquentes », se souvient Domingo, un voisin et dirigeant de la communauté de Santa Ana. Après avoir recueilli ces informations, la communauté s'organise en comités auxquels la Croix-Rouge donne des conseils sur la manière d'être alertés et préparés à réagir à l'arrivée d'une catastrophe potentielle. Cette cohésion ne permet pas seulement d'agir rapidement, elle favorise également la collaboration et le bien-être général.« Chaque fois qu'il pleut, nous nous racontons tout dans le chat du groupe parce qu'il y a beaucoup de maisons dont les toits ont été arrachés et nous allons ensuite aider la famille à faire face à la tempête. Lorsqu'il pleut, nous sommes déjà en alerte », explique Ruth, une habitante de la communauté de Barcelone II.Rendre possibles les soins de santé et les rêves d'avenirDans les communautés résilientes, les soins de santé seraient une priorité même dans les situations d'urgence, afin de garantir qu'en cas d'inondation, la communauté ait accès aux soins de santé même si elle doit se mobiliser pour se réfugier dans des abris.« Notre principale action serait d'obtenir une clinique mobile pour fournir des soins de santé là où se trouve la communauté, afin qu'elle n'ait pas à se déplacer, car c'est la plus grande difficulté dans les situations d'urgence », déclare Jorge Olmedo, un volontaire de l'antenne d'Asunción.Transformer en réalité les futurs résilients imaginés par les habitants de Santa Ana et de Barcelona II est une tâche qu'aucune communauté, aucune organisation et aucun pays ne peut mener à bien seul.Consciente de cette situation, la Croix-Rouge paraguayenne et plusieurs institutions publiques co-organisent une plateforme nationale de dialogue multisectoriel sur l'alerte et l'action précoces, à laquelle participent des représentants de la société civile, du secteur humanitaire, des universités et de la communauté scientifique, ainsi que d'autres organisations travaillant dans le domaine de la gestion des risques de catastrophes au niveau local ou national.Cet espace favorise la sensibilisation aux risques de catastrophes, la détection, l'observation, la surveillance, l'analyse et la prévision, la diffusion et la communication des alertes et le renforcement des capacités de préparation et de réaction aux situations d'urgence.« La crise climatique marque nos vies et constitue un défi qui transcende les générations », conclut Hector Guex, directeur des programmes et des opérations. « Nous devons nous efforcer de créer de meilleures conditions pour les générations futures ».En savoir plus sur les initiatives d'alerte et d'action précoces de l'IFRC :Alerte précoce et action rapideAlertes précoces pour tousProgramme mondial de résilience climatiqueL'anticipation hub

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La saison des inondations : « C’était terrifiant », mais les volontaires du Croissant-Rouge ont tout risqué pour sauver des vies et aider les gens à se relever

Le village de Devipur, dans le district de Noakhali, dans le sud du Bangladesh, a été l'une des zones les plus touchées par les inondations fin août. Le village entier a disparu sous les eaux et des milliers de personnes ont été confrontées à la terrible réalité de la noyade.L'unité du Croissant-Rouge de Noakhali est immédiatement passée à l'action.« Une fois que nous avons activé la hotline, les appels n'ont jamais cessé. Nous avons reçu 10 à 12 appels par minute, principalement pour des secours », a raconté Nusrat Jahan Nishi, une jeune volontaire. Son équipe a travaillé sans relâche, secourant des centaines de personnes et les mettant en sécurité à l'école primaire de Devipur, qui avait été transformée en refuge.La vie dans le refuge était loin d'être confortable. Les familles, des personnes âgées aux petits enfants, étaient serrées les unes contre les autres, dormant souvent sur les bancs de l'école et cuisinant dans des conditions dangereuses.De l'eau partout, rien à boireSans eau potable ni toilettes, il était devenu difficile de rester en bonne santé. De nombreuses familles ne trouvaient pas assez de nourriture, en particulier pour les enfants et les personnes âgées, et les déchets commençaient à s'accumuler, créant un environnement dangereux.Pour soulager leurs souffrances, les volontaires du Croissant-Rouge ont distribué des aliments secs et cuits ainsi que de l'eau potable. Des équipes médicales ont également été envoyées pour prodiguer des soins et réduire les risques sanitaires croissants.« En fait, les personnes ayant des fils ou des maris peuvent gérer plus facilement la nourriture ici », a expliqué Tahera, soulignant les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées pour vivre et se procurer de la nourriture dans le refuge.Tout a commencé le 20 août 2024, à la suite de pluies torrentielles en Inde. En 24 heures, les zones basses des districts de Feni, Noakhali, Cumilla et Lakshmipur, dans l'est et le sud-est du Bangladesh, étaient sous les eaux.Le lendemain, 90 % des îles Feni et Noakhali étaient submergées et la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh à Noakhali a rapidement mis en place une salle de contrôle et une ligne d’assistance téléphonique pour organiser les efforts de sauvetage.Au départ, le plan consistait à secourir les volontaires touchés par les inondations et leurs familles, mais la situation était bien pire que prévu. Des volontaires et d’anciens membres de la jeunesse de tout le district se sont joints à l’équipe, déterminés à apporter leur aide.« Prendre des décisions dans ces premières heures a été la partie la plus difficile », se souvient Farhana Haider Meem, chef de la jeunesse de l’unité de Noakhali. « Nous n’avions aucune idée de la façon de gérer une urgence aussi massive aussi rapidement. »Zobaer Hosen, l’un des premiers jeunes membres de l’équipe de secours de Noakhali, a déclaré qu’ils étaient confrontés à d’énormes défis. « Nous n’avions pas assez d’équipement, de bateaux ou de quoi que ce soit d’autre. J’ai passé trois ou quatre nuits sans dormir », a déclaré Zobaer. « Nous sommes restés au bureau de l’unité, mais chaque fois que je m’assoupissais, je me réveillais en pensant que le téléphone sonnait. »Malgré les nuits blanches et le manque de ressources, Zobaer et son équipe n’ont pas arrêté.« C’était terrifiant »L’unité de Feni a connu une période encore plus difficile. Elle savait que de nombreuses familles étaient prises au piège dans les eaux dangereuses et qu’elle n’avait pas le matériel de sauvetage adéquat. Elle est donc intervenue pour aider malgré tout, mais malheureusement, elle a gravement sous-estimé la situation et s’est retrouvée elle aussi piégée.Pendant 36 heures, elle est restée sans nourriture ni eau. Finalement, alors que les eaux se retiraient légèrement, elle a réussi à nager jusqu’à un endroit sûr en utilisant des bâtons de bambou. Heureusement, les 23 volontaires sont sains et saufs.« Nous avons passé toute la journée sur le toit d’une maison à un étage, en utilisant nos casques pour récupérer de l’eau pour boire. C’était terrifiant », a déclaré Labib, un jeune du Croissant-Rouge de l’unité de Feni. « Après avoir enduré cette journée, nous avons finalement réussi à retourner au marché voisin, où j’ai retrouvé mon père, qui s’était tellement inquiété pour moi. »Une ampleur inattendueLes volontaires de Feni ont rencontré deux défis majeurs. Tout d’abord, il n’y avait pas beaucoup de coordination entre toutes les organisations de secours dans cette zone particulière, car personne ici n’avait connu d’inondations de cette ampleur.Un autre problème était le manque d’équipement de sauvetage approprié. L’unité de Feni a été le premier groupe de sauveteurs à arriver pour aider dans les zones les plus touchées. Malheureusement, il n’y avait pas encore de bateaux de sauvetage disponibles.Là encore, comme aucun des districts touchés n’avait connu d’inondations de cette ampleur depuis des décennies, il n’y avait pas d’équipement ou de bateaux pré-approvisionnés pour une intervention immédiate en cas de catastrophe.De nombreux volontaires des districts touchés ont souligné qu’en raison de ces inondations, ces défis devaient être résolus maintenant afin qu’ils puissent mieux se préparer aux catastrophes futures.Les inondations ont également touché les habitants des collines reculées de Khagrachari, loin des zones basses où les inondations se sont concentrées, comme Natun Kumar Chakma, un agriculteur qui a également été touché par les effets dévastateurs des inondations.« Mes champs sont toujours sous l'eau et toutes les récoltes sont perdues », a-t-il déclaré.Des volontaires du Croissant-Rouge se sont rendus dans ces zones reculées et montagneuses, où vivent certaines des minorités ethniques de la région, pour fournir des vivres d'urgence et une aide.Des mains secourablesUne fois les eaux de crue retirées, les équipes du Croissant-Rouge du Bangladesh se sont rendues avec un membre de l’équipe nationale d’intervention en cas de catastrophe dans le village submergé de Suborno Char, à Noakhali, où elles ont désinfecté des puits tubulaires pour fournir de l’eau potable à la communauté.L’un des puits tubulaires qu’elles ont désinfectés appartenait à Halima. Elle et ses trois enfants sont restés dans leur maison inondée pendant que l’eau faisait rage dehors.« Je n’ai pas d’aide – pas de parents, pas de frères et sœurs – alors j’ai pensé qu’il valait mieux rester plutôt que d’aller au refuge », a-t-elle expliqué. Son mari, un ouvrier journalier, était au chômage à cause de l’inondation. Pendant près d’une semaine, la famille a survécu grâce à de la nourriture sèche. Grâce au Croissant-Rouge, ils ont maintenant de l’eau potable et la famille de Halima recevra un soutien supplémentaire pour reconstruire sa vie.Le Croissant-Rouge du Bangladesh a déployé des équipes médicales de l’hôpital Holy Family (un hôpital du Croissant-Rouge du Bangladesh) à Feni, comprenant des médecins, des ambulanciers et des fournitures d’urgence.« Les gens sont arrivés avec toutes sortes de problèmes de santé : éruptions cutanées, infections, rhumes et diarrhées », explique Fatema Akter, membre de l’équipe de jeunes du Croissant-Rouge de Feni. Ces équipes médicales ont joué un rôle crucial dans la prévention de la propagation des maladies au lendemain de la catastrophe.Les inondations n’ont pas seulement affecté la santé physique. Le traumatisme de la perte de leur maison, de leurs moyens de subsistance et de leur sécurité a également eu des répercussions psychologiques. Des bénévoles, formés aux premiers secours psychologiques, ont écouté et réconforté les personnes qui naviguaient dans la peur et l’incertitude.Adrita Tabassum Ome, une jeune volontaire de la Croix-Rouge de Feni, a travaillé pendant cinq jours pour offrir un soutien en matière de santé mentale. « Je me suis concentrée sur l'écoute des femmes, des dames âgées et des enfants, tandis que mon coéquipier masculin soutenait les hommes », a-t-elle déclaré. Ces volontaires ont joué un rôle crucial en aidant les gens à gérer leur stress et leur anxiété pendant la catastrophe.Plus de 14 millions de personnes ont été touchées par les inondations qui ont frappé le Bangladesh dans les régions du nord, du nord-est et du sud-est depuis juin, déplaçant des millions de personnes et causant des dégâts considérables. En septembre, l'IFRC a lancé un appel d'urgence pour recueillir 7,5 millions de francs suisses afin de soutenir les efforts de relèvement du Croissant-Rouge du Bangladesh.Alors que les opérations se poursuivent, le Croissant-Rouge cible et donne la priorité aux communautés les plus touchées, dans le but d'atteindre 400 000 personnes en leur fournissant un abri sûr, une sécurité alimentaire, un rétablissement des moyens de subsistance, des services de santé, ainsi qu'un soutien en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène.Ce reportage a été rédigé par Nahidul Islam et Al-Shahriar Rupam et édité par Rachel Punitha, chargée de communication à l'IFRC. Photos par Al-Shahriar Rupam et Mustakim Billah Muhit.Découvrez d'autres photos et histoires captivantes sur les inondations à Feni et Noakhali.Consultez l'appel d'urgence de l'IFRC pour recueillir des dons afin de contribuer au relèvement du Bangladesh.

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Urgence

Niger: Inondations

Les pluies abondantes et persistantes qui se sont abattues sur le pays depuis juillet ont coûté la vie à plus de 300 personnes, détruit plus de 95 000 habitations et anéanti des milliers d'hectares de cultures et de bétail. Les conditions socio-économiques précaires du pays exacerbent également la vulnérabilité de sa population, en particulier celle qui vit dans les camps de réfugiés, les quartiers périphériques, les zones exposées aux inondations et les zones urbaines densément peuplées. Par cet appel d'urgence, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et ses membres entendent répondre aux besoins urgents de 250 000 personnes dans cinq régions par des interventions dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'assainissement, de l'hygiène, des abris et de la sécurité alimentaire.