République Démocratique du Congo

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Communiqué de presse

Le Mouvement international de la Croix-Rouge préoccupé par l’attaque contre les volontaires de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (RDC) à Bunia

Kinshasa/Nairobi/Genève, 3 juin 2026 –La Croix-Rouge de laRDC,La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et le Comité International de la Croix-Rouge sont profondément choqués par l’attaque contre des volontaires de la Croix-Rouge, qui menaient une opération d’enterrement digne et sécurisé à Bunia le 1er juin 2026, dans le cadre de la réponse à l’épidémie de maladie à virus Ebola.Il s’agit du septième incident violent lié à la résistance de la communauté aux actions mises en œuvre dans le cadre de la riposte à la maladie à virus Ebola, recensé sur les différentes provinces affectées depuis le début de cette 17èmeépidémie. Nous condamnons cet acte inacceptable et exprimons notre solidarité et notre soutien aux volontaires touchés et à leurs familles.Les communautés à travers la RDC font face à d’immenses défis alors que l’épidémie d’Ebola continue de se propager. Nous reconnaissons la peur, l’incertitude et la frustration ressenties par de nombreuses personnes. Renforcer la confiance et maintenir le dialogue avec les communautés à travers l’engagement communautaire, restent essentiels pour maîtriser l’épidémie.Les volontaires de la Croix-Rouge sont membres des communautés qu’ils servent. Chaque jour, ils travaillent aux côtés des familles et des leaders locaux pour contribuer à prévenir la propagation d’Ebola, fournir des informations fiables et soutenir les personnes affectées par l’épidémie. Il n’y a aucune justification à ce que les volontaires soient la cible d’attaques aussi bien que le personnel humanitaire ou les moyens et infrastructures qui concourent à la riposte contre cette épidémie.Les enterrements dignes et sécurisés constituent un élément essentiel de la riposte contre Ebola. Les corps des personnes décédées d’Ebola restent hautement infectieux et, s’ils ne sont pas manipulés correctement, contribuent à la transmission de la maladie. Nous comprenons que les procédures actuelles constituent un défi pour les communautés qui souhaitent maintenir leurs rites mortuaires et nous nous efforçons de concilier l’impératif de santé publique indispensable pour endiguer la propagation de l’épidémie au respect des coutumes.La désinformation et les rumeurs suscitent la peur, sapent les efforts de santé publique et mettent en danger les communautés ainsi que les acteurs humanitaires. Un engagement continu avec les communautés et une communication transparente sont essentiels pour répondre aux préoccupations et renforcer la confiance.Le Mouvement de la Croix-Rouge appelle au respect, à l’acceptation et au soutien des volontaires de la Croix-Rouge, engagés au sein des communautés pour mener des activités humanitaires vitales. Les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge doivent être respectés et protégés en tout temps afin de pouvoir poursuivre leur travail en toute sécurité et atteindre les personnes dans le besoin.Malgré les défis, la Croix-Rouge reste engagée à travailler aux côtés des communautés pour contribuer à stopper l’épidémie et soutenir les personnes affectées.Note aux éditeursLe Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est le plus grand réseau humanitaire au monde. Neutre et indépendant, il est composé de trois grandes composantes complémentaires à savoir les Sociétés nationales ou les Croix-Rouge de chaque pays, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le réseau a pour mission de protéger la vie, la dignité et la santé des personnes victimes de conflits armés, de catastrophes naturelles et d’autres situations d’urgence.Pour plus d'informations, contactez :Croix-Rouge de la RDC (CRRDC):A Kinshasa:Kally Maluku,+24381 89 66243Fédération Internationale de la Croix-Rouge (FICR) :À Kinshasa:Cate Kamatu,+254 728 815 266À Nairobi:SusanMbalu, +254 733 827 654À Génève:Tommaso Della Longa +41 79 708 4367| Paolo Cravero +41 79 894 8396Comité international de la Croix-RougeEléonore Asomani,[email protected]+221 78 186 46 87

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Communiqué de presse

l'IFRC achemine des fournitures essentielles dans l'est de la RDC face à l'épidémie d'Ebola

Kinshasa/Nairobi/Genève, le 4 juin 2026 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a livré le 3 juin un important chargement de kits d'enterrements dignes et sécurisés et de sacs mortuaires à Bunia, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où l'épidémie d'Ebola continue de faire des victimes et de mettre à rude épreuve un système de santé déjà fragile.Ce chargement a été transporté par avion de Dubaï à Entebbe (Ouganda), puis par la route jusqu'à Bunia le 29 mai 2026. Il contenait 13 de kits d'enterrements dignes et sécurisés, permettant d'assurer environ 300 enterrements dignes et sécurisées. Le trajet terrestre d'Entebbe à Bunia prend environ sept jours, ce qui souligne la complexité logistique de l'accès aux populations touchées dans cette région reculée du pays.Un deuxième chargement, prépositionné à Kinshasa, devrait arriver à Bunia par avion dans la semaine. Grâce à la réouverture de l'aéroport, les livraisons de matériel opérationnel peuvent être effectuées plus rapidement. Ce chargement comprend 10 kits d'enterrements sans danger et 300 sacs mortuaires.Ces livraisons, qui s'inscrivent dans le cadre d'un effort d'approvisionnement plus vaste de 2,2 millions de francs suisses, fourniront aux équipes de la Croix-Rouge l'équipement opérationnel nécessaire pour continuer à assurer des inhumations sûres et dignes, un des outils les plus essentiels pour contenir la propagation d'Ebola.« Chaque kit d'inhumation qui arrive, et chaque inhumation réalisée dans le respect des règles sanitaires, contribue à rompre une chaîne de transmission potentielle. Nos volontaires travaillent dans des conditions extrêmement difficiles et ont besoin de tout le soutien possible, y compris ces fournitures, dès maintenant », a déclaré Bruno Michon, responsable des opérations de riposte à Ebola de l'IFRC en République démocratique du Congo.Les inhumations sûres et dignes ne sont pas qu'une simple tâche logistique: elles constituent une intervention de santé publique de première ligne et un acte de respect envers les familles dans leurs moments les plus douloureux. L'acheminement de ces fournitures à nos équipes dans l'est de la RDC est une course contre la montre face au virus.L'IFRC appelle la communauté internationale, les donateurs et les partenaires à soutenir l'appel d'urgence régional afin de garantir que les populations de la RDC et de toute la région reçoivent l'aide vitale dont elles ont un besoin urgent.Lien vers les photos: https://shared.ifrc.org/collections/~2e8af4bc27Pour plus d'informations ou pour organiser une interview, veuillez contacter: [email protected]À Kinshasa: Catherine Kamatu, +254 728 815 266À Nairobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654À Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 | Paolo Cravero, +41 79 894 8396

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Article

Déclaration: L'IFRC attristée par le décès de trois volontaires de la Croix-Rouge de la RDC dans la province d’Ituri

Kinshasa/Nairobi/Genève, le 23 mai 2026 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est profondément attristée par le décès de trois volontaires de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (CRRDC) de la section de Mongbwalu, dans le territoire de Djugu, province d’Ituri.Nous adressons nos sincères condoléances à leurs familles, à leurs proches, à leurs collègues. Nous sommes solidaires de la Croix-Rouge de la RDC en cette période difficile.Les volontaires, Alikana Udumusi Augustin, Sezabo Katanabo et Ajiko Chandiru Viviane, auraient contracté le virus Ebola dans l’exercice de leurs fonctions, alors qu’ils effectuaient des activités de gestion des dépouilles le 27 mars dans le cadre d’une mission humanitaire sans rapport avec l’épidémie d’Ebola. Au moment de l’intervention, la communauté n’avait pas connaissance de cette épidémie, et celle-ci n’avait pas encore été identifiée. Ils comptent parmi les premières victimes connues.Les dates de décès sont les suivantes :Ajiko Chandiru Viviane – 5 maiSezabo Katanabo – 15 maiAlikana Udumusi Augustin – 16 maiCes volontaires ont perdu la vie alors qu’ils servaient leur communauté avec courage et humanité.Leur engagement reflète le dévouement extraordinaire dont font preuve chaque jour les volontaires de la Croix-Rouge qui travaillent dans des environnements complexes et à hauts risques pour venir en aide aux personnes vulnérables.L'IFRC, la Croix-Rouge de la RDC, et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) restent déterminés à soutenir les communautés touchées et à intensifier leurs efforts pour faire face à cette épidémie d’Ebola. Pour plus d'informations, veuillez contacter : [email protected] À Nairobi:    Susan Mbalu +254 733 827 654À Genève:Tommaso Della Longa +41 79 708 4367 | Paolo Cravero +41 79 894 8396

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Communiqué de presse

Ebola : l’IFRC renforce sa réponse dans l’est de la RDC alors que les risques régionaux augmentent.

Kinshasa/Nairobi/Genève, 21 mai 2026 — La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) intensifie les efforts de réponse à Ebola en République démocratique du Congo, en Ouganda et dans les pays voisins, et a lancé un appel d’urgence régional de 29 millions de francs suisses.La Croix-Rouge de la République démocratique du Congo, avec le soutien de l’IFRC, a déployé 200 volontaires dans les zones de santé de Bunia et Rwampara pour soutenir l’engagement communautaire et les activités de santé publique en première ligne.Les volontaires de la Croix-Rouge effectuent déjà des visites porte-à-porte dans les communautés touchées afin d’aider les familles à comprendre comment Ebola se propage, de lutter contre la désinformation et d’encourager une prise en charge précoce dès l’apparition des symptômes. Une émission radio de la Croix-Rouge renforce également ces messages à plus grande échelle.Les familles sont également sensibilisées à ne pas toucher ni laver les corps des personnes suspectées d’être décédées d’Ebola, cette pratique restant l’un des modes de transmission les plus fréquents lors des flambées épidémiques. Dès le premier jour des activités, les volontaires de la Croix-Rouge ont atteint 645 familles.Ariel Kestens, chef de délégation de l’IFRC à Kinshasa, a déclaré : « La souche Bundibugyo est particulièrement préoccupante, car les preuves concernant l’efficacité des traitements et des vaccins développés pour la souche Zaïre restent limitées. L’épidémie se propage rapidement dans des zones où les systèmes de santé sont déjà fragiles et où les mouvements transfrontaliers de population sont fréquents. La priorité est désormais d’agir rapidement et de travailler étroitement avec les communautés, car les prochains jours seront décisifs. Nous appelons la communauté internationale à faire preuve de solidarité et à soutenir la réponse vitale du Mouvement Croix-Rouge Croissant-Rouge. »Gregoire Mateso, Président national et Secrétaire général de la Croix-Rouge de la RDC à Kinshasa, a déclaré : « Les populations ont peur, mais lorsque les volontaires de la Croix-Rouge fournissent des informations claires et un soutien concret, les communautés sont davantage enclines à consulter rapidement et à suivre les mesures de prévention. Cela démontre clairement que nos volontaires ont gagné la confiance des communautés qu’ils servent, et cette confiance est essentielle pour stopper la propagation du virus Ebola Bundibugyo. »L’épidémie se propage dans des zones déjà affectées par l’insécurité, la faiblesse des systèmes de santé et les mouvements constants de population, compliquant davantage les efforts de riposte.Les craintes d’une propagation régionale plus large augmentent également. L’Ouganda a déjà confirmé des cas d’Ebola Bundibugyo liés à l’épidémie en cours, tandis que les pays voisins, notamment le Burundi, le Rwanda et le Soudan du Sud, renforcent leurs dispositifs de préparation dans les zones frontalières à haut risque.Robert Kwesiga, Secrétaire général de la Croix-Rouge ougandaise à Kampala, a déclaré : « Nous avons placé nos équipes et nos volontaires en état d’alerte maximale et renforçons leur préparation pour un déploiement rapide en soutien à la réponse nationale contre Ebola. En tant que Croix-Rouge ougandaise, notre rôle ne se limite pas à soutenir les interventions sanitaires d’urgence ; nous sommes également aux côtés des communautés pour renforcer la sensibilisation, instaurer la confiance et contribuer à prévenir une propagation supplémentaire de la maladie. Nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et nos partenaires afin de garantir que les communautés des zones à haut risque reçoivent un soutien rapide, des informations fiables et une assistance humanitaire vitale. »Les précédentes flambées d’Ebola ont montré que la chaîne de transmission peut être interrompue plus rapidement lorsque les communautés font confiance à la réponse, recherchent rapidement des soins et ont accès à des informations fiables ainsi qu’à un soutien adapté.Un financement urgent est nécessaire pour étendre la surveillance, déployer des équipes supplémentaires d’inhumation sécurisée, fournir des équipements de protection et intensifier les efforts de réponse de première ligne dans les communautés touchées et les zones frontalières à haut risque.Pour plus d'information ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Kinshasa: Jean-Michel Ntalemwa, +243 808 804 037A Naïrobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654  A Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 4367Paolo Cravero +41 79 894 8396

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Urgence

Afrique: Epidémie de la maladie à virus Ebola 2026

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) s’aggrave rapidement, avec une augmentation continue du nombre de cas et de décès alors que le virus se propage dans plusieurs provinces et jusqu’en Ouganda voisin. Les familles et les communautés ont un besoin urgent d’accéder à des informations sanitaires fiables, au dépistage précoce, à des enterrements sécurisés et à un soutien vital en santé publique afin de prévenir de nouvelles transmissions et de protéger des systèmes de santé déjà débordés. Faites un don aujourd’hui pour aider les Sociétés de la Croix-Rouge de la RDC et de l’Ouganda à fournir une assistance vitale.

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Communiqué de presse

Alors que l'épidémie d'Ebola en RDC est déclarée terminée, l'IFRC appelle à investir dans la surveillance communautaire

Kinshasa/Nairobi/Genève – 5 décembre 2025 — À la suite de la déclaration du ministère de la Santé annonçant la fin officielle de la 16e épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle à un renforcement urgent de la surveillance communautaire, à une prévention et un contrôle plus efficaces des infections, ainsi qu'à des investissements à long terme dans les systèmes de santé locaux afin d'éviter une résurgence.L'IFRC avertit que la période qui suit immédiatement l'épidémie reste critique, en particulier dans les communautés déjà fragilisées par le choléra, la variole du singe et la précarité des infrastructures sanitaires. Afin de réduire le risque de flambées, la Croix-Rouge de la RDC, avec le soutien de l'IFRC et d'autres Sociétés nationales, se concentre sur le renforcement de la surveillance communautaire afin d'identifier et de signaler rapidement les maladies ou les décès inhabituels.Ariel Kestens, chef de la délégation nationale de l'IFRC à Kinshasa, déclare :« Contenir une épidémie d'Ebola est une étape cruciale, mais le véritable défi commence maintenant. Les communautés ont besoin d'un soutien continu pour détecter rapidement les menaces sanitaires. Investir dès aujourd'hui dans la surveillance communautaire, les agents de santé locaux et le renforcement des systèmes est la meilleure protection contre d'éventuelles épidémies. »Les communautés restent essentielles pour empêcher de nouvelles flambéesLes volontaires de la Croix-Rouge de la RDC ont joué un rôle déterminant dans la maîtrise de l'épidémie et resteront en première ligne pendant la phase post-épidémique. Leur travail actuel comprend la détection précoce, la coordination étroite avec les dirigeants locaux, la promotion de l'hygiène et la lutte contre la désinformation, une approche communautaire particulièrement vitale dans les zones reculées où les services de santé officiels sont limités.Gregoire Mateso, président national de la Croix-Rouge de la RDC, déclare :« Les communautés de première ligne et les volontaires de la Croix-Rouge ont une fois de plus démontré ce que l'action précoce peut accomplir. Cependant, le cycle des épidémies se poursuivra s'il n'y a pas d'investissement à long terme. Il est temps d'arrêter de reculer et de renforcer notre état de préparation en nous appuyant sur les leçons apprises. »Pendant l'épidémie, la Croix-Rouge de la RDC a procédé à 118 inhumations sûres et dignes et a déployé plus de 500 volontaires formés à la lutte contre les épidémies. Les activités de communication sur les risques et d'engagement communautaire ont touché plus de 236 000 personnes, et la promotion de l'hygiène et le soutien à la décontamination ont bénéficié à plus de 78 000 personnes. La Croix-Rouge a également fourni un soutien psychosocial à 2 500 personnes, tandis que les efforts nationaux de vaccination ont permis d'immuniser plus de 47 500 personnes, démontrant ainsi l'impact crucial de l'action locale dans la protection des communautés.Nécessité d'une meilleure préparationMalgré une maîtrise rapide, l'épidémie a mis en évidence les faiblesses des systèmes de santé locaux, notamment la capacité d'isolement limitée, la pénurie d'équipements de protection et les lacunes en matière de prévention et de contrôle des infections. Les épidémies simultanées de choléra et de Mpox ont encore grevé les ressources, tandis que les groupes vulnérables, en particulier les femmes, les enfants et les familles déplacées, ont été exposés à des risques accrus.Ces lacunes soulignent l'urgence d'une résilience à long terme et d'une meilleure préparation au niveau communautaire. L'IFRC appelle ses partenaires et les donateurs à unir leurs efforts pour renforcer la surveillance communautaire, améliorer la prévention et le contrôle des infections, renforcer les systèmes d'approvisionnement en eau, d'assainissement et d'hygiène, soutenir et former les volontaires locaux, qui sont les premiers intervenants dans les zones reculées, et développer les services psychosociaux et de protection.Pour plus d'informationsPour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Kinshasa:Jean-Michel Ntalemwa: +243 999 842 933A Naïrobi:Susan Mbalu: +254 733 827 654A Genève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67Scott Craig: +41 76 370 35 75

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Communiqué de presse

L'IFRC lance un appel de 20 millions de francs suisses pour stopper l’épidémie mortelle d’Ebola dans la province du Kasaï, en République démocratique du Congo.

Kinshasa/Nairobi/Genève – 22 septembre 2025 — La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel de 20 millions de francs suisses pour aider à contenir la première épidémie d’Ebola qui frappe la province du Kasaï, en République démocratique du Congo, depuis 2008, avant qu’elle ne s’étende et n’aggrave une crise déjà meurtrière.Ariel Kestens, chef de délégation de l’IFRC à Kinshasa, déclare :« Nous venons de recevoir des informations urgentes de nos volontaires et membres du personnel à Bulape, l’épicentre de cette épidémie. Les structures de santé sont débordées, les fournitures essentielles manquent et la zone est privée d’électricité. Les familles sont profondément inquiètes, d’autant que le virus touche de manière disproportionnée les personnes vulnérables. La situation exige une action immédiate, chaque heure compte dans notre effort pour protéger des vies et empêcher la propagation. »Selon le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC), au 18 septembre 2025, le bilan provisoire s’élève à 37 cas confirmés et 19 décès, dont quatre agents de santé. L’épidémie est concentrée dans les zones de santé de Bulape et de Mweka, où il faut jusqu’à trois jours de route pour atteindre les communautés depuis Kinshasa. Les structures sanitaires sont très limitées, le principal centre d’isolement ne disposant que de très peu de places pour accueillir les patients.La zone de santé de Bulape enregistre le plus grand nombre de cas et de décès, la majorité des personnes touchées étant âgées de 15 ans et plus. Les structures de santé sont saturées et dépourvues de ressources pour assurer les soins, le seul centre de traitement fonctionnel affichant déjà un taux d’occupation de 119 %.Les volontaires soutiennent activement les familles à Bulape et Mweka, où les besoins humanitaires demeurent aigus. Les agents de santé travaillent sous une pression intense, tandis que les ressources essentielles, telles que l’eau potable et les équipements de protection, s’épuisent rapidement. En réponse, des efforts pour renforcer l’assistance sont en cours. Toutefois, des ressources supplémentaires sont urgemment nécessaires pour contenir l’épidémie et protéger les communautés affectées.La RDC fait face simultanément à des flambées de Mpox, de choléra et de rougeole, tout en traversant une crise économique et politique. Ces défis qui se chevauchent mettent à rude épreuve les ressources nationales et limitent la capacité de réponse. Sans ressources d’urgence, cette résurgence d’Ebola pourrait rapidement se propager au sein de communautés déjà fragilisées.L’épidémie touche de manière disproportionnée les femmes, les enfants et les groupes vulnérables. Dans les districts affectés, les écoles ont fermé, privant plus de 44 000 enfants de classe. Les pratiques funéraires traditionnelles, la stigmatisation et la multiplication des crises alimentent les risques de propagation, de déplacements et de violences basées sur le genre. Les agents de santé (AS) comptent parmi les plus affectés : au moins cinq ont déjà été infectés et quatre sont décédés. Cependant, la vaccination des travailleurs de première ligne a commencé.Grégoire Mateso, président de la Croix-Rouge de la RDC, déclare :« Protéger les agents de santé, c’est protéger les communautés. La RDC a besoin d’un soutien urgent, notamment dans les zones reculées et sous-dotées. Il ne s’agit pas seulement du Kasaï – il s’agit d’empêcher une nouvelle crise sanitaire régionale. »La Croix-Rouge est déjà engagée dans la réponse mais l’opération doit d’urgence monter en puissance. Les volontaires ont mené des enterrements dignes et sécurisés pour limiter la propagation, atteint des centaines de personnes avec des informations fiables grâce aux leaders religieux et aux visites à domicile. Face aux structures de santé débordées et aux agents de première ligne déjà infectés, un appui urgent est nécessaire pour renforcer la vaccination, l’accès aux équipements de protection, les mesures d’hygiène et le soutien psychosocial aux familles.L’appel d’urgence de l’IFRC, d’un montant de 20 millions de francs suisses, soutiendra la Croix-Rouge de la RDC dans l’intensification de sa riposte contre Ebola, avec l’objectif d’atteindre 965 000 personnes grâce à une assistance urgente. Ce financement permettra de renforcer des activités essentielles telles que les enterrements dignes et sécurisés, la protection des agents de santé, la communication sur les risques et l’engagement communautaire, la promotion de l’hygiène, la surveillance et le soutien psychosocial. À ce jour, la Croix-Rouge de la RDC a déjà sensibilisé plus de 7 000 personnes.L’IFRC et la Croix-Rouge de la RDC appellent la communauté internationale à mobiliser d’urgence des ressources et un appui afin d’empêcher l’épidémie de s’aggraver davantage.Note aux éditeurs:Vous pouvez télécharger le matériel audio visuel de la réponse ici.Pour plus d'informations ou pour demander une interview: [email protected] RDCJean-Michel Ntalemwa: +243 999 842 933A Naïrobi: Susan Mbalu: +254 733 827 654A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Scott Craig: +41 76 370 35 75  

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Urgence

République démocratique du Congo: épidémie d’Ebola 2025

Le 4 septembre 2025, le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola (MVE) dans la province du Kasaï. L’épidémie s’est propagée aux zones de santé de Bulape, Mweka, Mushenge et Kakenge. La majorité des personnes touchées sont âgées de 15 ans et plus. Avec 680 000 personnes exposées à un risque immédiat et plus de 2 millions à risque étendu, la Croix-Rouge de la RDC est sur le terrain pour fournir une assistance d’urgence. Grâce à votre don, les volontaires mèneront des activités vitales, notamment dans les domaines de la santé et des soins, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (EAH), des enterrements sûrs et dignes (ESD), ainsi que du soutien en santé mentale et psychosocial (SMPS). Votre soutien peut faire la différence. Faites un don dès aujourd’hui pour aider la Croix-Rouge de la RDC à protéger des vies et à apporter un soulagement aux communautés en crise.

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République Démocratique du Congo: Epidémies d'Ebola

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De l’aide d’urgence à la résilience durable : Lancement de l’initiative « Afrique Zéro Faim »

Le 19 août 2025, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a officiellement lancé la campagne « Afrique Zéro Faim: Unis pour des solutions durables » — un vaste mouvement panafricain audacieux visant à transformer notre manière de répondre à l’insécurité alimentaire.Animé par la journaliste primée Victoria Rubadiri, le lancement virtuel a réuni des décideurs politiques, des responsables humanitaires, des innovateurs de terrain et des partenaires partageant une vision commune : un avenir où les communautés les plus durement touchées par l’insécurité alimentaire deviennent elles-mêmes actrices de la solution. Cliquez ici pour regarder le lancement officiel de la campagne Afrique Zéro Faim et découvrir les échanges d’experts sur ce que signifient, concrètement, des solutions durables menées par les communautés.Pourquoi maintenant?Les chiffres sont saisissants. Plus de 282 millions de personnes souffrent de sous-alimentation en Afrique subsaharienne, soit près d’un tiers de la population mondiale en insécurité alimentaire. Rien qu’en 2024, 173 millions de personnes ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë ou pire, les femmes et les enfants étant touchés de manière disproportionnée.Cette situation n’est pas simplement le résultat de mauvaises récoltes ou de crises passagères. Elle découle de défis structurels profonds : chocs climatiques, conflits violents, déplacements, systèmes alimentaires et de protection sociale fragiles.Mais cette crise représente aussi une opportunité : celle de réinventer l’approche humanitaire. Les modèles d’aide traditionnels peinent à avoir un impact durable, pourtant à travers l’Afrique, des communautés conçoivent, dirigent et développent déjà des solutions efficaces. La campagne Zéro Faim vise à accélérer et à répliquer ces efforts.Regardez cette vidéo pour en savoir plus sur la crise alimentaire qui se déroule actuellement à travers l’Afrique.Qu'est ce qui rend cette campagne différente?L’IFRC et son réseau de 191 Sociétés nationales, comprenant plus de 16 millions de volontaires dans le monde, occupent une position unique pour faire le lien entre les connaissances locales et un impact à grande échelle.« C’est un tournant », a déclaré Pierre Kremer, Directeur régional adjoint de l’IFRC Afrique. « Nous passons de l’aide alimentaire de courte durée à un changement durable, porté par les communautés. Pour l’Afrique, c’est un appel à l’unité pour mettre fin à la faim, en s’appuyant sur l’ingéniosité locale, les pratiques climato-intelligentes et des moyens de subsistance durables. »Des clubs de mères au Nigéria qui réduisent la malnutrition à une fraction du coût des programmes d’aide traditionnels, aux initiatives intégrées de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance au Kenya qui associent agriculture climato-intelligente, épargne et programmes de santé — la preuve est déjà sur le terrain.Le lancement de la campagne Zéro Faim n’est que la première étape. Dans les mois à venir, nous publierons une newsletter régulière qui vous apportera :Des mises à jour sur les progrès réalisés dans les six pays de lancement : Kenya, Éthiopie, RDC, Mali, Nigéria et ZimbabweDes portraits d’innovateurs locaux — des agricultrices aux jeunes activistes climatiques, en passant par les volontaires sur le terrainDes données probantes et des témoignages d’impact, montrant comment des solutions durables transforment des viesDes opportunités pour vous impliquerInscrivez-vous à la newsletter en cliquant ici.Notre objectif ? Atteindre 60 millions de personnes vulnérables dans 15 pays d’ici 2030 et démontrer que des solutions durables, menées localement, peuvent être mises à l’échelle de manière pérenne.C’est le moment pour l’Afrique de montrer la voie, mais un changement durable exige une action collective des gouvernements, bailleurs, investisseurs du secteur privé, société civile, médias et diaspora africaine.Rejoignez-nous. Partagez la vision. Investissez dans des solutions durables.Visitez le site de la campagne pour en savoir plus, découvrir des témoignages et vous engager.

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Communiqué de presse

La Croix-Rouge du Burundi répond aux besoins de milliers de personnes fuyant le conflit en République démocratique du Congo

Bujumbura/Kinshasha/Genève, 13 mars -La Croix-Rouge du Burundi a mis en place un point de service humanitaire vital au stade de Rugombo, à quelques kilomètres de la frontière avec la République démocratique du Congo, afin d'offrir un abri à près de 40 000 réfugiés - dont près de 18 000 enfants - fuyant le conflit qui sévit dans ce pays. Une équipe de 500 volontaires de la Croix-Rouge burundaise apporte les premiers secours aux personnes qui arrivent après des jours de voyage traumatisant, en plus d'un soutien en matière de santé mentale, de la pulvérisation de désinfectants pour prévenir les maladies, d'installations sanitaires comprenant des douches, des latrines et des produits d'hygiène, des moustiquaires, une assistance spécifique pour les femmes enceintes et les personnes handicapées, de la literie, de l'eau potable et de la nourriture.Les ambulances de la Croix-Rouge sont en attente et ont déjà évacué plus de 120 personnes nécessitant un traitement médical.Dans cette foule immense, les enfants peuvent être séparés de leurs proches, et une équipe spéciale de la Croix-Rouge sur place a aidé à réunir de nombreuses familles en détresse.Une équipe de nageurs est également postée à la rivière Rusizi, un dangereux point de passage à la frontière de la RDC et du Burundi, afin de réduire le risque de noyade des personnes déplacées qui entreprennent un voyage désespéré pour se mettre à l'abri. Des porte-parole experts sont disponibles sur le terrain au Burundi, en RDC et à Genève.Les photos et la vidéo sont disponibles ici. Pour plus d'informations ou pour organiser un entretien, veuillez nous écrire à l'adresse: [email protected] Nairobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654A Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67 Hannah Copeland, +41 76 236 9109

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Communiqué de presse

La Croix-Rouge demande un financement urgent pour répondre aux besoins humanitaires croissants en RDC

Kinshasa/Nairobi/Genève, 27 février - La crise humanitaire en République démocratique du Congo (RDC) continue de s'aggraver, de nombreuses personnes étant confrontées au déplacement, à l'insécurité alimentaire et à des risques sanitaires. Plus de 21 millions de personnes ont désormais besoin d'une assistance humanitaire dans le pays, selon le Plan d'intervention humanitaire 2025 du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et la Société de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (Croix-Rouge de la RDC) appellent à un soutien international urgent pour répondre à ces besoins humanitaires croissants.L'appel d'urgence de 50 millions de francs suisses lancé par l'IFRC pour venir en aide à 500 000 personnes dans le Nord et le Sud-Kivu est maintenant élargi pour fournir une assistance immédiate et vitale aux réfugiés congolais récemment déplacés au Burundi. Alors que les combats continuent de forcer les gens à quitter leurs maisons à un rythme alarmant dans l'est de la RDC, près de 300 000 personnes ont fui les camps de déplacés autour du Nord-Kivu et se sont réfugiées au Burundi. La fermeture des aéroports de Goma et de Kavumu rend également l'accès humanitaire plus difficile.Il y a un besoin urgent de nourriture, d'eau potable, d'abris et d'autres besoins de base. Les volontaires de la Croix-Rouge ont également été mobilisés pour aider à protéger le public contre les risques sanitaires graves posés par les corps non enterrés dans les zones de conflit et pour assurer des enterrements dignes à ceux qui ont perdu la vie.« Au cours des 12 derniers mois, la Croix-Rouge de la RDC, avec le soutien de l'IFRC a apporté une assistance alimentaire vitale à plus de 100 000 personnes déplacées et à leurs communautés d'accueil, tandis que plus de 370 000 personnes ont reçu des articles ménagers essentiels et un soutien psychosocial. Nous sommes reconnaissants à nos volontaires qui n'ont pas dormi depuis des semaines pour leur engagement à mettre fin à la souffrance dans le Nord et le Sud-Kivu. Pourtant, la situation humanitaire reste désastreuse », a déclaré Grégoire Mateso Mbuta, président de la Croix-Rouge de la RDC. « Nous avons besoin d'un soutien urgent pour intensifier notre réponse et fournir une aide vitale à ceux qui en ont besoin ».Mercy Laker, chef de la délégation de l'IFRC à Kinshasa, a déclaré : « La crise humanitaire en République démocratique du Congo atteint un point de rupture et l'appel d'urgence de l'IFRC reste gravement sous-financé. Des millions de personnes ont désespérément besoin de nourriture, d'abris et d'aide médicale. Un financement urgent est nécessaire pour éviter que la situation ne s'aggrave. Nous exhortons les donateurs à agir maintenant - chaque seconde, chaque minute, chaque heure compte ». L'IFRC appelle toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire, en garantissant un accès sûr aux travailleurs humanitaires et la protection des civils. Les travailleurs humanitaires doivent pouvoir accéder en toute sécurité aux populations touchées pour leur apporter une aide essentielle.L'IFRC exhorte les gouvernements, les donateurs et les partenaires internationaux à agir rapidement pour financer l'appel d'urgence afin d'éviter une nouvelle catastrophe humanitaire.Notes aux éditeurs:De plus amples détails sur le nombre de personnes atteintes par la Croix-Rouge de la RDC sont disponibles dans la dernière mise à jour.Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: [email protected] Nairobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654A Dakar: Moustapha Diallo, +221 774501004A Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67, Scott Craig: +41 76 370 35 75  

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Communiqué de presse

République démocratique du Congo : La crise humanitaire de trop au Nord et au Sud-Kivu

Kinshasa/Goma, 17 février - La Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (Croix-Rouge RDC), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) sont gravement préoccupés par l'aggravation de la crise humanitaire dans la région du Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), en particulier dans la ville de Goma. Des milliers de civils, dont des femmes, des enfants, des blessés et des malades, subissent de plein fouet les conséquences du conflit.Les derniers affrontements dans et autour de Goma, la capitale du Nord-Kivu, ont forcé des centaines de milliers d'habitants de la ville à fuir, laissant tout derrière eux. En outre, près de 300 000 personnes qui s'étaient réfugiées dans des camps de déplacés à la périphérie de Goma ont également dû fuir les combats, qui ont laissé des centaines de corps joncher les rues. Le CICR aide la Croix-Rouge de la RDC à récupérer les corps à Goma en toute sécurité et dans le respect de la dignité.« Nous sommes très inquiets. Nombre de ces personnes se trouvaient déjà dans une situation très vulnérable, ayant été chassées de chez elles ailleurs dans le Nord et le Sud-Kivu, parfois à plusieurs reprises », a déclaré Grégoire Mateso Mbuta, président de la Croix-Rouge de la RDC. « La situation humanitaire est désastreuse à Bukavu et à Goma. À Goma, les morgues et les hôpitaux sont débordés. Environ 190 volontaires de la Croix-Rouge de la RDC et une équipe de coordinateurs travaillent sans relâche pour récupérer les corps abandonnés dans les rues, prendre des mesures pour prévenir les épidémies et enterrer les victimes dans la dignité. Face à l'ampleur des besoins, il est urgent d'apporter une aide supplémentaire ».Les volontaires du Nord et du Sud Kivu sont déjà à pied d'œuvre pour apporter cette aide. Parallèlement, les représentants régionaux de la Croix-Rouge de la RDC se réunissent pour décider, planifier et coordonner leurs activités en collaboration avec leurs partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi qu'avec les autorités politiques et administratives et d'autres organisations.De nombreuses personnes ont été blessées par les combats et les tirs d'artillerie lourde dans une région aussi densément peuplée. En janvier 2025, les structures médicales soutenues par le CICR dans le Nord et le Sud-Kivu ont soigné environ 1 400 blessés, soit dix fois plus qu'en décembre 2024. La plupart d'entre eux étaient des civils, dont un grand nombre de femmes et d'enfants.« Les lignes électriques ont été endommagées, ce qui a privé Goma d'eau et d'électricité. Il est impératif que les parties au conflit respectent le droit international humanitaire et épargnent les civils et les biens de caractère civil. Les services de santé doivent être respectés et protégés. En particulier, l'emplacement des laboratoires, des centres de santé et des hôpitaux importants doit être pris en compte dans la planification et la conduite des hostilités », a déclaré François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC.De nombreuses familles ont été séparées dans le chaos de la fuite et attendent avec impatience des nouvelles de leurs proches qu'elles ont perdus de vue. Le CICR et les volontaires locaux de la Croix-Rouge travaillent ensemble pour aider ces personnes à reprendre contact et à savoir où elles se trouvent et si elles vont bien.La reprise du conflit armé en octobre 2023 a entraîné une crise humanitaire complexe et sans précédent. La dernière escalade, à la fin de l'année dernière, a donné lieu à des combats extrêmement violents, causant des souffrances insupportables à des milliers de personnes, qui ont un besoin urgent d'une aide vitale.Depuis février 2024, l'IFRC soutient les opérations d'urgence de la Croix-Rouge de la RDC visant à fournir aux personnes déplacées dans l'est de la RDC des abris, des articles ménagers essentiels, des aides en espèces, des soins de santé, un accès à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène, ainsi que d'autres services humanitaires. L'IFRC soutient également le programme d'aide alimentaire de la Société nationale qui, depuis janvier 2025, a déjà aidé près de 95 000 personnes déplacées et familles d'accueil dans le Nord-Kivu. Cependant, l'insécurité alimentaire déjà chronique risque de s'aggraver avec l'intensification du conflit.« Il y a déjà tant de gens qui luttent pour satisfaire leurs besoins les plus élémentaires. Plus les combats se prolongent et s'étendent, plus le nombre de personnes touchées augmente et plus la situation est difficile pour elles. La Croix-Rouge de la RDC, le CICR et l'IFRC continueront à fournir une aide vitale aux personnes touchées, que ce soit dans les zones urbaines ou rurales. Mais pour ce faire, nous devons veiller à ce que nos équipes puissent travailler en toute sécurité. Les autres organisations humanitaires devraient elles aussi pouvoir accéder en toute sécurité aux zones sinistrées, afin de fournir l'aide essentielle dont les populations ont désespérément besoin ».En plus d'aider la Croix-Rouge de la RDC à récupérer les corps des victimes à Goma et à Bukavu en toute sécurité, dans les règles de l'art et dans le respect de la dignité, le CICR contribue également à rétablir les services essentiels, tels que l'eau et l'électricité, qui ont été interrompus en raison des combats. Les personnes qui ont perdu le contact avec leurs proches peuvent également passer des appels téléphoniques gratuits par l'intermédiaire du CICR. Les Croix-Rouges espagnole, française et Luxembourgeoise sont également présentes à Goma et dans d'autres régions du Nord et du Sud-Kivu.Plus d'information: [email protected]: Francine Kongolo, +243 (0) 81 992 23 28,[email protected] de la RDC: Kally Maluku, +243818966 243,[email protected] (Africa): Susan Mbalu, +254 733 827 654Moustapha Diallo, +221 77 450 10 04

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Mpox en RDC : Comment la préparation aux épidémies permet une réponse plus efficace

« Le premier symptôme a été la fièvre. Le lendemain, j'ai remarqué l'apparition de taches. Elles brûlaient comme une éruption cutanée. Elles se sont répandues sur tout mon corps. J'ai pensé : quel genre de maladie est-ce là ? »Basele, originaire de Mbandaka, dans la province de l'Équateur, est l'une des plus de 8 000 personnes dont on a confirmé qu'elles avaient contracté la mpox en RDC cette année, lors d'une augmentation alarmante du nombre de cas. Heureusement, Basele a été rapidement orientée par la Croix-Rouge de la RDC afin d'obtenir le soutien dont elle avait besoin pour se rétablir et limiter la propagation de la maladie.« Les volontaires de la Croix-Rouge sont venus chez moi. Ils m'ont dit que la maladie était contagieuse, que si un membre de ma famille tombait malade, nous pourrions tous être infectés dans notre maison. Nous devons donc nous lever et nous rendre à l'hôpital dès le début de la maladie », explique Basele.La mpox est la dernière d'une longue série d'épidémies à frapper la RDC, qui a connu ces dernières années des flambées récurrentes de choléra, d'Ebola et de rougeole - entre autres maladies.La Croix-Rouge de la RDC a tiré de nombreux enseignements de ces crises sanitaires. Grâce au Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), financé par l'USAID et bénéficiant du soutien technique de l’IFRC, la Société nationale a beaucoup travaillé ces dernières années pour préparer ses volontaires, ainsi que les communautés et des partenaires clé à passer à l'action contre la mpox.Détection précoce, action précoce, des communautés en bonne santéGrâce au programme CP3, plus de 300 volontaires de la Croix-Rouge en Équateur avaient déjà été formés à la lutte contre les épidémies et à la surveillance à base communautaire (SBC). Ils ont ainsi acquis les connaissances, les compétences et les outils nécessaires pour détecter et signaler rapidement les cas potentiels de mpox. Depuis l'aggravation de l'épidémie, ces formations ont été étendues et dispensées à plus de 700 volontaires additionnels dans la province.Ces volontaires jouent un rôle essentiel dans leurs communautés en repérant les personnes présentant les symptômes de la mpox, en alertant les autorités sanitaires locales par le biais d'un système de SBC et en encourageant la population à chercher de l'aide dans les centres de traitement de mpox.« En ce qui concerne le programme CP3, nous travaillons en étroite collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge. Ils vont dans la communauté, cherchent des malades, les amènent au centre de santé... nous les soignons ici, dans notre site mpox », explique Monique Itala Mulo, infirmière en chef au centre de santé de référence Mama Elikya, à Mbandaka.En détectant et en signalant rapidement les cas potentiels de mpox et en encourageant les gens à se faire soigner, on réduit le risque de propagation de la maladie. La Société nationale et les autorités sanitaires locales utilisent également les données SBC pour informer leurs activités de réponse.La confiance gagnée au fil du temps permet une grande portée et un large accèsEn tant que membres des communautés qu'ils servent, les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC sont connus de la population locale en l'Équateur et leur fait confiance. Avant la recrudescence actuelle des cas de mpox, les volontaires étaient déjà très présents dans les communautés pour sensibiliser la population à la maladie et lui expliquer comment se protéger.« Nous faisons du porte-à-porte pour parler aux gens chez eux. Nous allons dans les écoles, dans les églises, dans les endroits sensibles - les marchés, les ports, les points d'entrée, les points de contrôle - tous les endroits où nous pouvons interagir avec la communauté. La communauté commence à lancer elle-même des alertes [mpox]. En d'autres termes, l'impact est déjà positif », déclare le docteur Leblanc Monzeba, chef de la division santé de la branche de la Croix-Rouge de la RDC dans la province de l'Équateur.Ayant déjà établi des relations profondes et de confiance avec les communautés, les volontaires sont en mesure de lutter efficacement contre la stigmatisation et les rumeurs liées à la mpox, qui peuvent empêcher les gens de chercher de l'aide, et de les convaincre d'adopter des comportements sains, tels que de bonnes pratiques d'hygiène.Selon le Dr Leblanc, les changements de comportement observés dans la communauté des guérisseurs traditionnels sont particulièrement remarquables.« Nous avons organisé des séances de sensibilisation avec les guérisseurs traditionnels pour leur expliquer qu'il était important de signaler aux autorités sanitaires les personnes présentant des signes de mpox. Auparavant, les guérisseurs traditionnels gardaient le patient à la maison. Aujourd'hui, ils commencent à transmettre l'information et, lorsqu'ils voient des patients présentant des signes de mpox, ils les envoient directement au centre de santé le plus proche », explique-t-il.Des partenariats solides posent les bases d'une réponse efficaceAvant la recrudescence actuelle des cas de mpox, la Croix-Rouge de la RDC avait déjà établi de solides relations de travail avec les autorités gouvernementales et diverses parties prenantes afin de se préparer aux épidémies et aux pandémies.« La Croix-Rouge est notre partenaire privilégié pendant les épidémies, tout comme nous travaillons ensemble en dehors des épidémies. Nous collaborons toujours », déclare le docteur Elaba Bibiche, médecin-chef de la zone de santé de Mbandaka.Grâce à sa préparation préalable et à son rôle d'auxiliaire des autorités sanitaires, la Croix-Rouge de la RDC a été en mesure de s'intégrer parfaitement dans le plan de riposte du gouvernement et d'intervenir dans des domaines clairement définis.Les relations préexistantes avec divers médias permettent également à la Croix-Rouge de la RDC d'atteindre des dizaines de milliers de personnes dans toute la province en leur communiquant des informations sanitaires vitales.« Je travaille en partenariat avec la Croix-Rouge depuis six ans. Nous avons une très bonne relation de travail. Elle a été la première organisation à sensibiliser la communauté à la mpox. Nous organisons des programmes avec leur personnel et leurs volontaires, des émissions où les gens téléphonent pour poser des questions sur la mpox et obtenir les réponses dont ils ont besoin », explique Trésor Ikonda, directeur général de Radio Evangile Eternel en Équateur.Alors que la réponse à la mpox se poursuit, et bien que des défis importants subsistent, le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC sont convaincus que leurs efforts de préparation portent leurs fruits alors qu'ils s'efforcent de réduire l'impact de l'épidémie sur les communautés.« La branche de la Croix-Rouge de la RDC en Équateur a la capacité de gérer les épidémies grâce à l’IFRC. Depuis 2018, nous avons fait face à une série de grandes épidémies en Équateur. C'est à partir de l'expérience de la gestion d'autres épidémies et de la mise en œuvre du programme CP3 - ce qui signifie que nous avions déjà des volontaires formés sur le terrain travaillant dans les différentes zones de santé - que nous avons eu la capacité de répondre à la mpox », explique Colomban Mampunya, président de la branche de la Croix-Rouge de la RDC dans la province de l'Équateur.--Les activités présentées dans cet article font partie du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3).  Financé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), le programme CP3 aide les communautés, les Sociétés nationales et d'autres partenaires à se préparer, à prévenir, à détecter et à répondre aux menaces de maladies. Le Bureau de la santé mondiale de l'USAID a également apporté un soutien supplémentaire à l’IFRC et à la Croix-Rouge de la RDC pour les activités de lutte contre la mpox.Si vous avez apprécié cet article et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous au bulletin d'information de l’IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies ou visitez le site web de la Croix-Rouge de la RDC.

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Journée internationale des volontaires : Chaque jour, des volontaires comme Ange apportent « une première réponse qui sauve des vies ».

Dans l'est de la République démocratique du Congo, Ange Mulanga et une équipe de volontaires de la section de la Croix-Rouge du Nord-Kivu apportent presque quotidiennement une réponse rapide à toute une série de crises.Quelle que soit l'urgence, ils sont là. Ils viennent fournir les premiers soins, de l'eau et des abris, comme ils l'ont fait pour les personnes déplacées par une éruption volcanique, comme cela s'est produit en 2021. Ou pour aider à stopper la propagation de la Mpox, du Covid-19 ou d'autres maladies infectieuses, comme ils l'ont fait à plusieurs reprises ces dernières années.Aujourd'hui, Ange et son équipe apportent le plus souvent une aide essentielle à près de 1,7 million de personnes déplacées dans sa région en raison du conflit interne en cours.« Après être allés dans les communautés pour faire une évaluation, nous travaillons rapidement pour apporter une première réponse qui permette de sauver des vies », explique Mulanga, volontaire pour la branche Nord-Kivu de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (CRDC).« En général, il s'agit d'articles de première nécessité. Des articles ménagers, de la literie et des médicaments pour les centres de santé, qui sont en train d'accueillir les personnes déplacées. »Mais ce travail est rarement facile.Dans la région où travaille Ange, les combats entre le gouvernement et les groupes armés sont incessants, tout comme les tensions ethniques et tribales. Les endroits où les gens sont le plus dans le besoin sont souvent ceux où la violence entre ces groupes éclate. Les travailleurs humanitaires et les autres civils sont souvent pris entre deux feux.Pour apporter des services humanitaires aux personnes vivant dans ces zones, les équipes de la Croix-Rouge sont en contact avec les autorités gouvernementales et les groupes armés afin de garantir un passage sûr, et elles communiquent avec les dirigeants locaux afin que chacun comprenne que la mission de la Croix-Rouge est purement humanitaire, indépendante et neutre.« Cela devient un peu compliqué », explique Ange.« Non seulement parce qu'il faut préparer la réponse très rapidement avec les autorisations (du gouvernement et des groupes armés), mais aussi parce qu'il faut maintenir une relation positive avec les chefs et les groupes communautaires qui peuvent soit faciliter, soit entraver les efforts de secours.« Parfois, nous avons l'impression de passer d'un pays à l'autre », ajoute-t-elle, en faisant référence au travail d'obtention des autorisations pour passer les barrages routiers et entrer dans les zones contrôlées par différents groupes.Une parmi tant d'autresAnge n'est pas seule. Elle n'est qu'une des nombreuses volontaires dévouées en RDC - et dans le monde entier - qui assument des tâches critiques en aidant des personnes dans des situations très difficiles. Alors que le monde humanitaire célèbre la Journée internationale des volontaires le 5 décembre, l'IFRC rend hommage aux volontaires tels qu'Ange, qui font preuve d'un professionnalisme, d'une persévérance et d'une compassion incroyables pour apporter de l'humanité à des personnes en situation d'extrême vulnérabilité.Dans le cas du Nord-Kivu, la région est depuis longtemps affectée par des crises humanitaires, y compris la violence, au Rwanda et au Burundi voisins.En février 2024, l'IFRC a lancé un appel d'urgence suite à un nombre croissant d'attaques dans l'est de la RDC qui ont conduit à une nouvelle série de déplacements à grande échelle. L'appel vise à obtenir 50 millions de francs suisses pour aider la Croix-Rouge de la RDC à fournir une assistance alimentaire, des services de santé, de l'eau, des installations sanitaires et des services de protection à 500 000 personnes déplacées et à leurs communautés d'accueil dans le Nord et le Sud-Kivu.Les combats dans cette région ont gravement entravé la capacité des populations à accéder aux terres cultivées et à les cultiver, à s'approvisionner et à livrer des marchandises. L'inflation a été aggravée par la dépréciation du franc congolais, ce qui a entraîné des augmentations substantielles des prix des denrées alimentaires.Les camps surpeuplés pour les personnes déplacées ont laissé les gens dans des conditions extrêmement désespérées. Les femmes représentent environ 60 % de la population déplacée et les enfants de moins de 5 ans environ 18 %.Malheureusement, les volontaires tels qu'Ange ne reçoivent pas toujours le soutien dont ils ont besoin pour mener à bien leur travail. L'appel d'urgence reste largement sous-financé, ce qui compromet une grande partie de l'intervention d'urgence prévue, tandis que divers facteurs continuent d'entraver le travail des volontaires. Grâce à la réputation de la Croix-Rouge, au pouvoir de la marque Croix-Rouge et au dévouement de personnes comme Ange, les volontaires de la section parviennent à intervenir.« Mais ce n'est pas toujours facile car malheureusement, sur le terrain, il y a des gens qui ne comprennent pas que nous sommes là uniquement pour aider les personnes déplacées », note Ange. Dans une situation où presque tout le monde est d'un côté ou de l'autre, il est difficile pour beaucoup de croire qu'il existe des personnes qui restent indépendantes, impartiales et neutres.Parfois, on nous demande : « Êtes-vous vraiment neutres ?» poursuit Ange.« Nous ne pouvions pas toucher les enfants »En plus de négocier le passage des barrages routiers, d'effectuer le dur travail de livraison des fournitures de secours, d'installer des stations d'eau ou de diffuser des messages sanitaires, ils doivent également lutter en permanence contre le flux constant de désinformation.La pandémie de Covid-19 en est un bon exemple. « Dans ma région, les gens pensaient que le COVID-19 était arrivé à cause des Occidentaux », explique Ange. « Ainsi, lorsque nous sommes allés dans les villages pour parler du COVID-19 et des moyens de l'éviter, et que les gens ont vu nos voitures, ils ont pensé que nous leur apportions le COVID.Cette perception est quelque peu compréhensible. Chaque fois qu'une épidémie se déclare, des agents sanitaires et humanitaires arrivent, souvent dans de robustes véhicules utilitaires blancs arborant des logos (dont celui de la Croix-Rouge), pour fournir des vaccins, des services d'hygiène et d'autres interventions.Ange se souvient que lorsque les équipes de la Croix-Rouge se sont rendues dans une communauté pour lutter contre la malnutrition, certains parents se sont méfiés des travailleurs de la Croix-Rouge.« Nous ne pouvions pas toucher les enfants », se souvient Ange. « Même les enfants se sont mis à pleurer. Nous avons compris que pour eux, le fait de toucher les enfants signifiait que nous apportions le COVID et d'autres maladies, y compris Ebola. Car même lorsque l'Ebola a frappé, nous faisions partie des organisations très actives dans la lutte contre l'épidémie ».Il n'est pas facile de relever ce défi. Une grande partie des actions de la Croix-Rouge et de l'IFRC dans des situations comme celle-ci relève de ce que l'on appelle l'engagement communautaire et redevabilité (Community Engagement and Accountability, ou CEA), dans le cadre duquel les volontaires sont à l'écoute des préoccupations des communautés et mettent en place des mécanismes de retour d'information réguliers pour montrer aux gens que leurs préoccupations sont entendues et prises en compte.Les volontaires prennent également le temps nécessaire pour expliquer à la population, par le biais de visites de porte à porte, de rassemblements communautaires et de programmes radio, ce qu'est la Croix-Rouge.« La communication est essentielle », explique Ange. « Mais comme il n'y a ni téléphone portable ni Internet dans de nombreuses régions du Nord-Kivu, il est difficile de faire passer le message.Face à ces difficultés et à d'autres défis auxquels les volontaires sont confrontés chaque jour, il est essentiel qu'ils bénéficient du soutien, du respect et de la protection dont ils ont besoin et qu'ils méritent.Pour en savoir plus sur le volontariat au sein du réseau de l'IFRC et sur les efforts que nous déployons pour garantir le respect d'un travail humanitaire impartial et neutre, veuillez consulter les liens suivants :#ProtégerLHumanitéEn mémoire: La liste des volontaires tués dans l'exercice de leur fonctionJournée internationale des volontaires

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Journée mondiale Une Seule Santé 2024 : Protéger les êtres humains, les animaux et l'environnement pour un monde plus sain pour tous

Jusqu'à 75 % des maladies infectieuses émergentes qui affectent les êtres humains commencent chez les animaux. Ces maladies, appelées « zoonoses », peuvent se transmettre à l'homme par contact direct avec des animaux infectés ou par l'intermédiaire de la nourriture, de l'eau ou de l'environnement. Parmi les maladies récentes les plus connues qui se sont propagées de l'animal à l'homme, on peut citer le COVID-19, l'Ebola et le mpox.Et lorsque notre environnement est pollué ou mal entretenu, il peut provoquer des problèmes de santé chez les animaux et les humains. Par exemple, il est prouvé que le réchauffement climatique crée des conditions plus favorables à la reproduction et au développement d'un type spécifique de moustique porteur du virus de la dengue, et qu'il les pousse même vers de nouvelles régions et de nouveaux pays qui n'ont jamais connu la dengue auparavant.Adopter une approche « One Health » (une seule santé)Une seule santé est une approche des soins de santé qui reconnaît les liens étroits entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale, et qui tient compte de la manière dont elles s'influencent mutuellement.Elle implique que les gouvernements et les organisations travaillant dans ces différents domaines se réunissent pour mieux se préparer et répondre aux défis sanitaires, tels que les épidémies et les pandémies.Dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), de nombreuses Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge adoptent une approche « Une seule santé » pour aider les communautés à se préparer, à prévenir les épidémies et à y faire face. Elles soutiennent également les départements gouvernementaux de la santé, de l'agriculture et de l'environnement, ainsi que les principaux partenaires, dans leur collaboration à l'aide d'une approche « Une seule santé ».Prenons quelques exemples.Former la nouvelle génération d'infirmières de la RDC à la surveillance des maladies zoonotiquesEn République démocratique du Congo (RDC), la Croix-Rouge de la RDC gère des écoles d'infirmières dans tout le pays, dont les étudiants travaillent ensuite dans le système de santé public et privé du pays. Grâce au programme CP3, la Croix-Rouge de la RDC a développé un module d'apprentissage spécial « Une seule santé », qu'elle a piloté dans deux écoles à Kinshasa et à Maluku.Les étudiants en dernière année d'infirmerie qui ont participé au projet pilote ont tout appris sur l'intersection entre la santé humaine, animale et environnementale. Ils ont appris à définir les différents types de zoonoses - de la rage au chikungunya - et à sensibiliser efficacement leurs communautés aux risques et aux mesures de prévention de chaque maladie. Ils ont également appris les principes de la surveillance à base communautaire, qui leur permet de tirer rapidement la sonnette d'alarme en cas d'événements sanitaires inhabituels.Le gouvernement de la RDC a été tellement impressionné par le projet pilote qu'il a l'intention d'étendre la formation à toutes les écoles d'infirmières du pays, estimant que plus tôt les infirmières apprendront à connaître le programme « Une seule santé » et à travailler efficacement avec leurs homologues des secteurs animal et environnemental, mieux cela vaudra pour la sécurité sanitaire du pays.La connaissance, c'est le pouvoir : sensibiliser la communauté aux risques pour l'environnement et la santé animaleIl existe de nombreuses mesures simples que les communautés peuvent prendre pour réduire les risques de maladies liées aux animaux et à l'environnement. Grâce au programme CP3, les Sociétés nationales incitent les communautés à agir et les encouragent à le faire.Au Kenya, par exemple, les volontaires de la Croix-Rouge apprennent à reconnaître les signes de l'anthrax, une maladie infectieuse grave et potentiellement mortelle qui peut se transmettre de l'animal, généralement du bétail, à l'homme. Ils encouragent les communautés à éviter de manipuler les animaux qui meurent dans des circonstances inhabituelles, à signaler immédiatement tout cas aux volontaires ou aux autorités chargées de la santé animale, et à désinfecter soigneusement les zones contaminées. Ils soutiennent également les efforts de vaccination pour s'assurer que les gens savent quand, où et pourquoi vacciner leurs animaux, réalisant ainsi des percées même dans les communautés isolées et réticentes à la vaccination. En Indonésie, la Croix-Rouge indonésienne organise régulièrement des opérations de nettoyage pour aider les communautés à réduire les risques de dengue dans leur environnement local. Les gens se rassemblent pour inspecter et drainer les réservoirs d'eau stagnante, couvrir et sceller correctement les réserves d'eau potable et balayer les détritus et les débris. Ces mesures permettent de réduire au minimum les sites de reproduction potentiels des moustiques. Associées à des mesures de protection individuelle, telles que le port d'un répulsif anti-moustiques et l'utilisation de moustiquaires, ces mesures simples peuvent réduire considérablement le risque d'attraper la dengue et aider les familles à rester en bonne santé.Rassembler le gouvernement pour une action « Une seule santé » en GuinéeDans le cadre du programme CP3, la Croix-Rouge de Guinée a aidé le gouvernement au niveau national, régional et communautaire à adopter une approche « Une seule santé » afin de renforcer le système de santé du pays.Elle a organisé des réunions régulières avec les agences gouvernementales et les parties prenantes travaillant dans le domaine de la santé humaine, animale et environnementale afin de discuter des menaces existantes et émergentes, de planifier des campagnes de vaccination pour les populations humaines et animales, et de collaborer à la gestion de l'environnement. En ce qui concerne les zoonoses prioritaires, comme la rage en particulier, la Croix-Rouge de Guinée a joué un rôle essentiel dans l'information et la protection des communautés, ainsi que dans l'alerte rapide des autorités sanitaires humaines et animales en cas de morsure.Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d'autres de la manière dont l'approche « Une seule santé » peut conduire à un monde plus sain. En travaillant ensemble pour préserver la santé des animaux et de notre environnement commun, nous pouvons aider les humains à être plus sains et plus sûrs.---Les activités présentées dans cet article font partie du Programme de préparation communautaire aux épidémies et aux pandémies (CP3), qui s'étend sur plusieurs pays. Financé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), le CP3 soutient depuis 2018 les communautés, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires dans sept pays pour se préparer aux menaces de maladies, les prévenir, les détecter et y répondre. En octobre 2024, le programme s'étend à six nouveaux pays - le Burundi, la Côte d'Ivoire, le Malawi, le Tadjikistan, la Thaïlande et la Zambie - où il continuera à mettre en œuvre une approche One Health entre les Sociétés nationales, les partenaires et les gouvernements.Si vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous à la lettre d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies.

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Mpox : Sauver des vies en transmettant le message mpox directement aux gens

Connue par certains dans sa communauté sous le nom de « Mama Eyenga », Eyenga Bamboko est l'une des nombreuses volontaires de la République démocratique du Congo qui mènent la lutte contre le mpox dans leurs communautés locales.Interviewée en langue lingala dans sa ville natale de Mbandaka, elle parle du travail que font les volontaires pour protéger les gens contre l'infection et prévenir les décès inutiles parmi ceux qui tombent malades.« Je m'appelle Eyenga Bamboko et je suis secouriste et je fais partie du mouvement de la Croix-Rouge depuis près de deux ans.Des collègues de Kinshasa sont venus nous former dans le cadre du CP3 (Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies) pour que nous puissions aller sur le terrain et sensibiliser les populations sur le mpox, avant même que la maladie ne se propage. Nous avons été formés intensivement sur la maladie avant même qu’elle n’existe dans la région.Et puis le mpox est arrivé. Nous avons observé quelques cas. Nous avons signalé ces cas suspects aux autorités sanitaires provinciales. Nous leur avons dit que nous avions observé des cas car nous avions été formés. Ils les ont emmenés à l’hôpital.Mais le problème, c'est qu'au début, nous avons perdu beaucoup de gens. Beaucoup de gens ne voulaient pas croire à cette maladie. Certains pensaient que c'était de la sorcellerie, d'autres que c'était une malédiction ou une maladie traditionnelle.Beaucoup de gens sont morts parce qu'ils n'étaient pas allés à l'hôpital, mais parce qu'ils allaient voir des guérisseurs. Quand ils arrivaient à l'hôpital, il était souvent trop tard. Nous avons constaté que ceux qui allaient à l'hôpital tout de suite étaient guéris. Mais ceux qui arrivaient tard étaient ceux qui succombaient à la maladie.»« Je vais le dire à Mama Eyenga »« Nous avons essayé d'aider les plus forts à se rétablir et nous avons commencé à sensibiliser la communauté. Maintenant, beaucoup de gens ont commencé à aller à l'hôpital. Ils viennent nous voir pour nous dire : « Maman Eyenga, ce que tu as dit l'autre jour [à propos de la mpox], nous l'avons vu. » Parfois, nous y allons et nous constatons que c'est exactement cela [un cas suspect de mpox].Nous demandons aux gens d'aller à l'hôpital en leur disant qu'ils seront pris en charge gratuitement, afin que nous puissions protéger le reste de la famille à la maison avant qu'ils ne soient eux aussi infectés. Ils commencent vraiment à comprendre.Nous rencontrons beaucoup de difficultés sur le terrain. Beaucoup de gens ne veulent toujours pas croire à cette maladie. Et vous pouvez voir que beaucoup d'hôpitaux sont débordés en ce moment. Mais nous n'allons pas arrêter de sensibiliser.Chez moi, j’ai vu un vrai changement. Surtout en ce qui concerne le lavage des mains. Quand mes petits-enfants veulent jouer ou manger, ils sensibilisent leurs frères et sœurs et leur disent « si tu ne te laves pas les mains, je vais le dire à Mama Eyenga ». Même à l’école, ils sensibilisent aussi leurs amis et camarades de classe.Au début, mon mari et mes enfants n’étaient pas d’accord que je sois volontaire. Ils pensaient que je travaillais trop et que je risquais de tomber malade. Mais maintenant, ils ne posent plus de questions car ils ont compris que j’aide la communauté.»Pour en savoir plus sur mpox et la réponse du réseau de l'IFRC:Qu'est ce que la mpox? Les réponses à vos questionsL'appel régional de l'IFRC sur la mpoxRéponse mpox de la Croix-Rouge à la COVID-19 en République du CongoProfil d'Hélène, volontaire de la Croix-Rouge : « Je n'ai pas d'autre choix que d'aller essayer de sauver des vies. »

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Qu'est ce que la mpox? Les réponses à vos questions

Selon les responsables de la santé publique, la mpox n'est pas la prochaine pandémie mondiale comme le COVID-19. Cependant, la propagation du virus mpox inquiète les experts de la santé, car il s'étend à d'autres pays d'Afrique de l'Est. L'épidémie de mpox doit être traitée rapidement et efficacement afin d'éviter une propagation mondiale plus importante.Avec plus de 17 000 cas suspectés ou confirmés et plus de 500 décès dans au moins 12 pays d'Afrique, l'épidémie a déjà dépassé les flambées de mpox des années précédentes. Mais la mpox peut être endiguée grâce à une combinaison d'éducation, de mesures de protection, de soins médicaux rapides et d'une action coordonnée des organisations locales, nationales et internationales. Voici quelques réponses aux questions les plus courantes sur la variole.Qu'est-ce que la mpox et comment se transmet-il ?La mpox est une maladie virale causée par le virus mpox, une espèce du genre Orthopoxvirus, qui est apparentée au mpox mais moins grave. Auparavant connue sous le nom de « variole du singe “, elle a été rebaptisée ” mpox » par l'OMS à la fin de l'année 2022 en raison de la stigmatisation associée à son ancien nom.La Mpox n'est pas un phénomène nouveau. Le premier cas chez l'homme a été enregistré en 1970 et la maladie est considérée comme endémique en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale. Historiquement, il existe deux grandes variations ou « clades » du mpox :Clade 1 : la forme la plus ancienne du virus, cette variante provoque généralement des maladies plus graves et la mort et est endémique en Afrique centrale. Elle se transmet par contact avec des animaux sauvages infectés et par contact humain étroit. Les enfants semblent être les plus exposés.Clade 2 : ce clade est à l'origine d'une épidémie mondiale de mpox en 2022. Les infections ont tendance à être moins graves. Les cas signalés depuis 2022 concernent principalement, mais pas exclusivement, les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et leurs contacts étroits. Ce clade est endémique en Afrique de l'Ouest. En septembre 2023, un nouveau clade est apparu, le clade 1b, qui s'est rapidement propagé chez les adultes par contact sexuel et chez les enfants par contact domestique. Il est l'une des principales raisons pour lesquelles la mpox a été déclarée urgence de santé publique de portée internationale.Le clade 1b s'est déjà propagé dans des pays où aucun cas de mpox n'avait été signalé auparavant : Burundi, Kenya, Rwanda et Ouganda. Un grand nombre de cas de clade 1b en RDC et au Burundi concernent des enfants, ce qui prouve que la maladie ne se propage pas uniquement par contact sexuel.Quels sont les symptômes du mpox ?Les symptômes cliniques les plus courants sont les suivants : éruption cutanée, malaise, mal de gorge, fièvre, gonflement des ganglions lymphatiques, lésions cutanées et manque d'appétit.De nombreux patients ont présenté une lésion unique dans la bouche ou sur les organes génitaux, qui peut être confondue avec l'herpès, la syphilis, une infection à staphylocoque ou l'acné.Alors que l'éruption cutanée de mpox se concentre généralement sur le visage, le tronc, la paume des mains et la plante des pieds, des lésions de la bouche ou des muqueuses buccales sont observées dans près de 70 % des cas.Quel est le niveau de dangerosité du mpox ?« La plupart des gens se rétablissent complètement du Mpox, mais certains tombent très malades », explique Gwen Eamer, responsable de la santé publique dans les situations d'urgence à l'IFRC« Les personnes qui présentent des symptômes devraient consulter un médecin, car les soins médicaux et le traitement peuvent réduire considérablement la gravité de l'infection. »« La mpox peut être une maladie stigmatisante en raison de son apparence physique, mais nous devrions rester calmes et faire partie de la solution en travaillant ensemble pour obtenir les ressources et l'aide nécessaires pour les personnes qui en ont le plus besoin. »Quelles sont les personnes les plus exposées au risque de maladie grave due au mpox ?Les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les enfants, les jeunes adultes qui n'ont pas été vaccinés contre la mpox et les femmes enceintes sont les plus exposés au risque de maladie grave due au mpox.Comment puis-je me protéger contre la mpox ?Pour réduire les risques, restez informé et tenez-vous au courant des signes et symptômes du mpox, de son mode de propagation et de ce qu'il faut faire si vous tombez malade. Vous devez également surveiller le niveau de risque dans votre région.La mpox peut être évitée en évitant les contacts étroits, y compris les contacts sexuels, avec les personnes et les animaux infectés.Si vous pensez être atteint du mpox, consultez un médecin dès que possible.S'il est confirmé que vous avez la mpox :Suivre les conseils médicaux, y compris la prise des médicaments prescritsInformez les personnes avec lesquelles vous avez été en contact ou suivez les recommandations des autorités sanitaires de votre pays en matière de recherche des contacts.Restez chez vous et évitez tout contact physique avec d'autres personnes jusqu'à ce que toutes les croûtes tombent et qu'une nouvelle peau se forme en dessous.Couvrez les lésions et portez un masque bien ajusté lorsque vous êtes en contact avec d'autres personnes.Quelle est la gravité de cette épidémie de mpox ?À la mi-août, l'OMS a estimé que la recrudescence de mpox en République démocratique du Congo (RDC) et dans un nombre croissant de pays d'Afrique constituait une « urgence de santé publique de portée internationale », nécessitant une réponse internationale coordonnée.« Cela ne signifie pas qu'il s'agira d'une pandémie comme celle du COVID-19 », ajoute M. Eamer. « Mais il s'agit d'un appel à l'action pour que nous consacrions les ressources dont nous disposons dans le monde entier afin d'arrêter la maladie là où elle se trouve.La situation est alarmante en raison de la propagation rapide parmi les nouvelles populations à risque et dans des régions et des pays qui n'ont jamais connu la mpox auparavant. Le taux de létalité est également plus élevé que lors de la pandémie de 2022 et pourrait augmenter si davantage d'enfants et d'autres populations à haut risque sont infectés, mais il diminue avec un accès rapide à un traitement de soutien et à la vaccination.Que fait l' IFRC en réponse à l'épidémie de mpox ?L'IFRC intensifie ses efforts de réponse à la recrudescence des cas de mpox en Afrique. L'IFRC a une grande expérience de la gestion des épidémies précédentes, telles qu'Ebola et COVID-19.Avec un vaste réseau de plus de 4 millions de volontaires et 14 000 employés à travers le continent, le réseau des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de l'IFRC apporte un soutien essentiel aux gouvernements, notamment en matière de surveillance communautaire, de communication sur les risques et d'engagement communautaire, ainsi que de services de santé mentale. L'IFRC a également lancé un appel d'urgence régional de 40 millions de francs suisses pour renforcer la préparation et la réponse au virus mpox dans toute l'Afrique, avec 5 millions de francs suisses fournis par le Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF) sous forme de prêt à cet appel d'urgence régional. Ce financement nous aidera à atteindre 30 millions de personnes dans les pays où une épidémie est active, notamment en RDC et dans les pays voisins où le risque de propagation du virus est élevé.En République démocratique du Congo, le pays qui enregistre le plus grand nombre de cas de mpox, comment la Croix-Rouge de la RDC réagit-elle ? En République démocratique du Congo, la Croix-Rouge a soutenu la réponse du gouvernement en partageant avec les communautés des informations fiables et précises sur la santé, en menant une surveillance communautaire pour détecter et signaler les cas suspects, en apportant un soutien psychosocial aux personnes affectées et en soutenant les mesures de promotion de la santé et de l'hygiène au niveau communautaire.Grâce au Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3) et au Partenariat programmatique, la Croix-Rouge de la RDC (avec le soutien technique de l'IFRC et de la Croix-Rouge française) renforce depuis de nombreuses années la résilience sanitaire des communautés à travers le pays, en les dotant des connaissances et des outils nécessaires pour détecter, prévenir et répondre rapidement aux épidémies de maladies. L'USAID a également fourni des fonds supplémentaires depuis avril pour soutenir la réponse de la Croix-Rouge de la RDC au mpox.Que font les Sociétés de la Croix-Rouge des pays voisins de la RDC pour lutter contre l'épidémie ?Les Sociétés nationales des pays voisins réagissent actuellement aux premiers cas de mpox et renforcent rapidement leur soutien aux communautés. Elles s'efforcent de détecter les nouveaux cas et d'y répondre afin de réduire le nombre de malades et de décès et de limiter la propagation du virus.La Croix-Rouge du Burundi aide le ministère de la Santé à faire face à l'augmentation rapide du nombre de cas de mpox, avec le soutien du Fonds d'urgence pour les interventions lors de catastrophes (DREF) de l'IFRC.Je suis membre d'une Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge. Quelles ressources mpox puis-je utiliser au sein de ma communauté ou de mon pays ?Le kit de lutte contre les épidémies de l'IFRC fournit des conseils sur les méthodes fondées sur des données probantes pour prévenir et contrôler la propagation des épidémies au niveau communautaire, ainsi que des conseils sur l'orientation appropriée et les soins de base à apporter aux malades.Des conseils sur la mpox à l'intention des volontaires communautaires et des responsables de la réponse ont été récemment mis à jour et sont disponibles dans plusieurs langues.En outre, voici d'autres ressources utiles :IFRC : Ressources sur la surveillance communautaireOMS : Prise en charge clinique et contrôle de la prévention des infections pour la variole (Lignes directrices provisoires, juin 2022)Centres de contrôle des maladies (CDC) : Réduire la stigmatisation dans la communication sur la mpox et l'engagement communautaireIFRC : Boîte à outils pour l'engagement et la redevabilité des communautés (ERC)

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L'IFRC et la Croix-Rouge de la RDC déplorent la noyade d'un volontaire travaillant à la lutte contre le mpox.

L'IFRC et la Croix-Rouge de la RDC confirment avec tristesse le décès tragique de Jean Florent Mosebi le 23 août 2024, dans la province de l'Équateur, en République démocratique du Congo (RDC), à la suite du chavirement de son embarcation. Jean était un volontaire dévoué de la Croix-Rouge impliqué dans la réponse au mpox dans la province de l'Équateur. Il se serait noyé alors qu'il était en mission, traversant d'une zone de santé à l'autre. En tant que point focal de la surveillance à base communautaire (CBS) pour la zone de santé de Wangata, il avait été temporairement déployé dans la zone de santé de Lukolela pour soutenir la réponse au mpox. L'IFRC et la Croix-Rouge de la RDC présentent leurs sincères condoléances à la famille, aux amis et aux collègues de Jean Florent Mosebi à la Croix-Rouge de la RDC.Depuis le début de l'année, le réseau de l'IFRC a perdu 30 volontaires et employés dans l'exercice de leurs fonctions - 27 à cause de la violence, 3 dans des accidents. La perte de notre personnel et de nos volontaires met en évidence les risques importants auxquels nous sommes confrontés en fournissant une assistance humanitaire essentielle dans les zones difficiles d'accès.

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Urgence

Afrique | Epidémie de mpox

En 2024, une augmentation inquiétante des cas de variole et du nombre de décès est observée en Afrique, avec plus de 17 000 cas et 500 décès dans au moins 12 pays, ce qui représente une augmentation de 160 % et de 19 % des cas et des décès, respectivement, par rapport à la même période en 2023. La République démocratique du Congo (RDC) est l'épicentre de cette épidémie, avec 92 % du nombre total de cas dans la région Afrique. Le nombre de cas a été signalé dans l'ensemble des 26 provinces de la RDC. La transmission transfrontalière depuis les provinces orientales du Nord et du Sud-Kivu vers des pays non endémiques est en augmentation, en particulier vers le Burundi, mais aussi vers le Rwanda, l'Ouganda et le Kenya.Les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du continent sont en contact avec leurs ministères respectifs afin de soutenir leurs plans de préparation et d'intervention. Faites un don maintenant et rejoignez-nous pour faire une différence significative pour les 30 millions de personnes soutenues par les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans le cadre de cette réponse.

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Communiqué de presse

L'IFRC intensifie sa réponse au mpox en Afrique alors qu'une urgence sanitaire mondiale a été déclarée

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) intensifie ses efforts de réponse face à la recrudescence des cas de mpox en Afrique. Ces trois derniers jours, l'OMS et Africa CDC ont déclaré que l'épidémie constituait une urgence de santé publique de portée internationale et continentale. Avec plus de 17 000 cas suspectés ou confirmés et un bilan dévastateur de 500 morts dans au moins 12 pays, l'épidémie a dépassé l'ampleur des années précédentes. Le taux de létalité est de 3,2 %. La situation est alarmante en raison de la propagation rapide parmi les populations nouvellement exposées et de la propagation internationale dans des régions qui n'ont jamais connu la variole. Mohammed Omer Mukhier, directeur régional de l'IFRC, déclare :« La forte augmentation du nombre de cas de mpox en Afrique est très préoccupante et constitue un grave problème de santé publique. Il ne s'agit pas seulement d'un problème local, mais d'une menace continentale qui exige une action immédiate et coordonnée. En RDC, depuis l'année dernière, avec les équipes de la Croix-Rouge de la RDC, nous soutenons les communautés touchées, mais il reste encore beaucoup à faire, en liaison étroite avec les ministères de la santé mobilisés, car la situation évolue et s'étend rapidement à toute l'Afrique. »La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré 92 % des cas de cette épidémie croissante, mais la propagation rapide dans d'autres pays met en danger de nouvelles communautés. Une nouvelle variante du clade 1b, que nous ne connaissons pas encore, est apparue en RDC et se propage maintenant aux pays voisins, notamment le Burundi, le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda. D'autres pays africains signalent des cas suspects ainsi que la résurgence d'épidémies antérieures de mpox. Contrairement aux épidémies précédentes, les épidémies associées aux types nouveaux et préexistants du virus du mpox se développent et touchent de nouvelles communautés. La nouvelle variante, bien que liée aux contacts sexuels, touche des personnes de tous âges et de tous milieux.Bronwyn Nichol, responsable de la santé publique dans les situations d'urgence à l'IFRC, explique :« L'épidémie de mpox nous rappelle brutalement que les virus ne connaissent pas de frontières. La pénurie de tests, de traitements et de vaccins exige une réponse mondiale coordonnée, y compris un accès accru aux stocks de vaccins en Afrique. Un effort unifié est essentiel pour protéger les populations vulnérables et éviter des souffrances et des morts inutiles.» En RDC, la Croix-Rouge de RDC a soutenu la réponse du gouvernement en partageant avec les communautés des informations fiables et précises sur la santé, en menant une surveillance à base communautaire pour détecter et signaler les cas suspects, en apportant un soutien psychosocial aux personnes touchées et en soutenant des mesures de promotion de l'hygiène au niveau de la communauté. Une approche communautaire aidera les victimes à lutter contre la stigmatisation. Les personnes présentant des signes et des symptômes bénéficient d'un soutien précoce avant que la transmission ne s'aggrave.Grégoire Mateso, président de la Croix-Rouge de la RDC, déclare :« L'année écoulée a été difficile. L'émergence d'une nouvelle variante du virus mpox, potentiellement plus transmissible, comme le Clade 1b, affecte gravement l'endiguement. Nous avons pu constater de visu que la pénurie de tests, de vaccins et de kits de traitement peut entraver les efforts d'endiguement de la maladie. Il est également nécessaire de sensibiliser davantage le public à la gestion de la stigmatisation, à la détection précoce et à l'isolement des cas.»La Croix-Rouge de la RDC étend sa réponse à l'épidémie de mpox. en s'appuyant sur de nombreuses années de travail de préparation aux épidémies au niveau communautaire. Grâce au programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3) et au partenariat programmatique, la Croix-Rouge de la RDC, avec le soutien technique de l'IFRC et de la Croix-Rouge française, a renforcé la résilience sanitaire des communautés à travers le pays, en les dotant des connaissances et des outils nécessaires pour détecter rapidement les épidémies, les prévenir et y faire face. Les Sociétés de la Croix-Rouge des pays voisins qui font face à leurs premiers cas de mpox renforcent rapidement leur soutien aux communautés pour les aider à détecter les nouveaux cas et à y faire face, afin de réduire le nombre de malades et de décès et de limiter la propagation du virus. La Croix-Rouge du Burundi aide le ministère de la santé à faire face à l'augmentation rapide du nombre de cas de mpox grâce au Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF). L'IFRC est en première ligne de la réponse à l'épidémie de mpox en Afrique, avec une grande expérience de la gestion des épidémies précédentes, telles qu'Ebola et COVID-19. Avec un vaste réseau de plus de 4 millions de volontaires et 14 000 employés à travers le continent, le réseau de l'IFRC fournit un soutien essentiel aux gouvernements, notamment en matière de surveillance à base communautaire, de communication sur les risques et d'engagement des communautés, ainsi que de services de santé mentale. Alors que l'épidémie de mpox continue de se propager, l'IFRC appelle à un soutien mondial accru pour contenir la crise en améliorant l'accès aux tests, aux traitements et aux vaccins pour les populations à risque à travers le continent, ainsi qu'à une action communautaire soutenue, qui améliore l'efficacité des actions de réponse à l'épidémie.Plus d'informationsPour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected]  A Genève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Andrew Thomas: +41 76 367 65 87 A Naïrobi: Susan Nzisa Mbalu: +254 733 827 654

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La mpox en RDC : « Je n'ai pas d'autre choix que d'aller tenter de sauver des vies », explique un volontaire de la Croix-Rouge

«Je m'appelle Hélène Mula. Je suis volontaire depuis 2018. Je connaissais la Croix-Rouge depuis un certain temps, mais j'avais peur de m'engager au début parce que je ne connaissais rien d'autre que son travail d'organisation d'enterrements [pendant Ebola]. Je pensais que c'était tout ce qu'ils faisaient. J'avais donc peur.Mais quand je suis arrivée à Mbandaka, un ami de mon fils est venu lui rendre visite. Il portait un T-shirt de la Croix-Rouge. Je lui ai posé quelques questions à ce sujet, lui disant que j'aimais la Croix-Rouge mais que j'avais peur. Il m'a mis à l'aise. Chaque jour, je consacre environ quatre heures à la sensibilisation aux questions de santé. Je le fais dans la communauté où je vis, avec des membres de ma communauté et de ma famille. Ils me connaissent très bien. Lorsqu'ils me voient, ils me disent : "Oh, maman Croix-Rouge, comment allez-vous ? Je vais alors leur parler. C'est un travail que nous faisons avec le cœur. S'il se passe quelque chose, ils m'en parlent. La mpox est là. C'est la Croix-Rouge qui m'a appris qu'il y avait une épidémie de mpox. Je ne connaissais pas la maladie auparavant. J'ai reçu une formation sur la mpox dans le cadre du CP3 (programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies). Maintenant, je suis capable de parler de la maladie au sein de la communauté. J'explique quels sont les symptômes, comment elle se propage, comment l'éviter et comment les gens peuvent se protéger et protéger la communauté. Au début, j'avais peur d'aller dans les communautés pour parler de la mpox et des risques. Parce que je sais qu'elle peut se propager d'une personne à l'autre. Mais c'est normal d'avoir peur. Je suis volontaire, je n'ai pas d'autre choix que d'y aller et d'essayer de sauver des vies.Cela a été difficile parce qu'avant que nous ne commencions à sensibiliser la communauté, certaines personnes ne croyaient pas à la mpox. D'autres croyaient en son existence, mais pensaient qu'il s'agissait d'une sorte de malédiction. Certains pensaient que le ministère de la santé avait jeté un sort pour venir demander de l'argent à la communauté. Mais au fil du temps, lorsqu'ils ont commencé à voir de plus en plus de gens mourir, ils ont commencé à nous appeler pour nous dire "venez, venez, il y a un problème ici". J'appelais mon superviseur et nous faisions le suivi pour voir s'il y avait des cas. Le fait que les gens m'appellent maintenant me rassure, je fais du bon travail.Dans mon quartier, les gens ont commencé à protéger leurs enfants, à se laver les mains régulièrement et à limiter les contacts avec les personnes malades ou suspectées de l'être. Ils emmènent maintenant les personnes qui présentent des symptômes à l'hôpital. Auparavant, ils gardaient les personnes malades à la maison. Mais aujourd'hui, lorsqu'ils voient des symptômes, ils comprennent qu'ils ne peuvent pas les laisser chez eux, qu'il y a un risque de propagation de la maladie. »--Hélène Mula est une volontaire de la Croix-Rouge de la RDC basée à Mbandaka, dans l'Équateur, l'une des provinces les plus durement touchées par l'épidémie de mpox. Ce témoignage a été recueilli à la mi-juillet 2024.Hélène fait partie du programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), un programme multinational financé par l'USAID qui aide les communautés, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires à se préparer, à prévenir, à détecter et à répondre aux menaces de maladies. Le programme CP3 est actif en RDC depuis 2018.Apprenez en plus ici.

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Épidémie de mpox : Le réseau de l'IFRC renforce la préparation et la réponse dans toute l'Afrique

Déclaration de Mohammed Omer Mukhier, directeur de l'IFRC pour la région AfriqueLa Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) se joint au Centre africain de contrôle et de prévention des maladies pour exprimer sa profonde inquiétude face à l'évolution récente de l'épidémie de mpox sur le continent africain. Avec plus de 17 000 cas suspects et 500 décès dans 13 pays en 2024, l'épidémie actuelle représente une forte augmentation - 160 % - du nombre de cas par rapport à la même période en 2023, et l'on s'attend à un nombre élevé de cas non signalés. Le taux de létalité de 3,2 % est également alarmant en Afrique, par rapport aux épidémies mondiales précédentes.La République démocratique du Congo (RDC) représente 92 % des cas recensés cette année. Cependant, la transmission soutenue du nouveau clade 1b a maintenant franchi les frontières du Burundi, du Kenya, du Rwanda et de l'Ouganda. D'autres pays d'Afrique ont également signalé des cas suspects et des flambées ré-émergentes. Cette nouvelle variante touche un large éventail de groupes démographiques, avec une transmission communautaire continue sans exposition zoonotique, contrairement aux flambées précédentes de 2022 et 2023. Alors que les gouvernements de toute l'Afrique prennent des mesures pour contrôler les flambées potentielles ou en cours, l'IFRC réaffirme son engagement inébranlable à soutenir les efforts de préparation et de réponse contre le mpox dans le cadre des plans gouvernementaux.En RDC, la Croix-Rouge de la RDC soutient déjà la réponse du gouvernement dans la province de l'Équateur par la communication sur les risques et l'engagement communautaire, la surveillance à basecommunautaire et le soutien psychosocial aux familles touchées. Compte tenu du profil de risque élevé du clade 1b dans l'est de la RDC et les pays voisins, l'IFRC et la Croix-Rouge de la RDC sont en train de finaliser un plan d'intensification dans ces régions.Le réseau de l'IFRC, avec ses 49 Sociétés nationales, ses 18 000 sections, ses 14 000 employés et ses 4 millions de volontaires communautaires à travers l'Afrique, tirera parti de sa portée inégalée pour soutenir les gouvernements en tant que partenaire auxiliaire. Cela comprend la surveillance à base communautaire, la communication sur les risques et l'engagement communautaire, la prévention et le contrôle des infections, la promotion de l'assainissement de l'eau et de l'hygiène, la santé mentale et le soutien psychosocial, ainsi que le plaidoyer et l'implication directe dans les programmes de vaccination. Grâce à l'acceptation et à l'accès de la communauté, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge peuvent jouer un rôle crucial dans l'endiguement de la propagation de la maladie, même dans les zones difficiles d'accès où les besoins sont les plus importants. Nous félicitons Africa CDC pour son partenariat opportun en vue de garantir la disponibilité des vaccins et nous plaidons en faveur de leur utilisation. Nous appelons tous les partenaires à soutenir une augmentation soutenue et rapide des ressources nécessaires pour endiguer cette épidémie préoccupante à l'échelle du continent.

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République démocratique du Congo : Mouvement de la population

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Déclaration conjointe : Des millions de personnes menacées par le choléra en raison du manque d'eau potable, de savon et de toilettes, et de la pénurie de vaccins contre le choléra

Genève/New York, 20 Mars 2024 – Selon le groupe international de coordination (GIC) pour la fourniture de vaccins, des mesures immédiates sont nécessaires pour endiguer la recrudescence pluriannuelle sans précédent des cas de choléra dans le monde. Il faut notamment investir dans l'accès à l'eau potable, l'assainissement et l'hygiène, tester et détecter rapidement les épidémies, améliorer la qualité des soins de santé et l'accès à ces derniers, et accélérer la production de doses supplémentaires de vaccin oral contre le choléra (VOC) à un prix abordable afin de mieux prévenir les cas de choléra.Le GIC gère le stock mondial de vaccins contre le choléra. Le groupe comprend la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Médecins Sans Frontières, l'UNICEF et l'OMS. Gavi, l'Alliance du vaccin, finance la réserve de vaccins et la distribution du vaccin anticholérique. Les membres du GIC appellent les gouvernements, les donateurs, les fabricants de vaccins, les partenaires et les communautés à se joindre à un effort urgent pour stopper et inverser la progression du choléra.Depuis 2021, le choléra connaît une recrudescence à l'échelle mondiale, les 473 000 cas signalés à l'OMS en 2022 ayant plus que doublé par rapport à 2021. Les données préliminaires pour 2023 révèlent de nouvelles augmentations, avec plus de 700 000 cas signalés. Plusieurs de ces flambées présentent des taux de létalité élevés, dépassant le seuil de 1 % utilisé comme indicateur d'un traitement précoce et adéquat des patients atteints de choléra. Ces tendances sont tragiques étant donné que le choléra est une maladie évitable et traitable et que les cas avaient diminué au cours des années précédentes. Le choléra est une infection intestinale aiguë qui se propage par le biais d'aliments et d'eau contaminés par des matières fécales contenant la bactérie Vibrio cholerae. L'augmentation du nombre de cas de choléra est due à des lacunes persistantes dans l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Bien que des efforts soient faits pour combler ces lacunes dans certains endroits, dans beaucoup d'autres, ces lacunes s'aggravent en raison de facteurs liés au climat, à l'insécurité économique, aux conflits et aux déplacements de population. L'eau potable et l'assainissement sont des conditions préalables à l'arrêt de la transmission du choléra.Actuellement, les pays les plus gravement touchés sont la République démocratique du Congo, l'Éthiopie, Haïti, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Zambie et le Zimbabwe.Aujourd'hui plus que jamais, les pays doivent adopter une réponse multisectorielle pour lutter contre le choléra. Les membres du GIC appellent les pays actuellement touchés ou susceptibles de l'être à prendre des mesures urgentes pour que leurs populations aient accès à de l'eau propre, à des services d'hygiène et d'assainissement, ainsi qu'aux informations essentielles pour prévenir la propagation du choléra. La mise en place de ces services nécessite une volonté politique et des investissements au niveau national. Il s'agit notamment de créer des capacités de détection et de réponse précoces, d'améliorer la détection des maladies, d'assurer un accès rapide au traitement et aux soins, et de travailler en étroite collaboration avec les communautés, notamment en ce qui concerne la communication sur les risques et l'engagement communautaire. L'écart important entre le nombre de doses de vaccins disponibles et le niveau des besoins actuels exerce une pression sans précédent sur le stock mondial de vaccins. Entre 2021 et 2023, le nombre de doses demandées pour la riposte aux épidémies a été supérieur à celui de toute la décennie précédente.En octobre 2022, la pénurie de vaccins en cours a obligé le GIC à recommander une seule dose de vaccin, alors qu'il recommandait depuis longtemps un traitement à deux doses. Environ 36 millions de doses ont été produites l'année dernière, tandis que 14 pays touchés ont déclaré avoir besoin de 72 millions de doses dans le cadre d'une stratégie réactive à une dose. Ces demandes sous-estiment les besoins réels. Les campagnes de vaccination préventive ont dû être retardées afin de conserver des doses pour les efforts de lutte contre les épidémies, ce qui a créé un cercle vicieux. Le changement de stratégie a permis aux vaccins disponibles de protéger un plus grand nombre de personnes et de répondre à un plus grand nombre de flambées de choléra malgré la pénurie actuelle, mais un retour à un schéma à deux doses et une reprise de la vaccination préventive offriraient une protection plus longue.La capacité de production mondiale en 2024 devrait être de 37 à 50 millions de doses, mais elle restera probablement insuffisante pour répondre aux besoins des millions de personnes directement touchées par le choléra. Un seul fabricant, EuBiologics, produit actuellement le vaccin ; bien que l'entreprise fasse tout son possible pour maximiser la production, davantage de doses sont nécessaires. Actuellement, on ne s'attend pas à ce que de nouveaux fabricants arrivent sur le marché avant 2025 ; il faut donc accélérer les choses. La même urgence et la même innovation que pour le COVID-19 doivent être appliquées au choléra.Les autres fabricants qui prévoient d'entrer sur le marché doivent accélérer leurs efforts et mettre les doses à disposition à des prix abordables.Nous appelons les fabricants de vaccins, les gouvernements, les donateurs et les partenaires à donner la priorité à une augmentation urgente de la production de vaccins et à investir dans tous les efforts nécessaires pour prévenir et contrôler le choléra.À propos du GIC Communiqué de presse sur la stratégie de dosageGroupe de travail mondial sur la lutte contre le choléraL'IFRC sur le choléraUNICEF : le choléra met les enfants en danger dans le monde entierL'OMS sur la recrudescence du choléra, y compris les rapports de situation mensuelsContacts médiasIFRC Email: [email protected]: Lukas Nef,Mobile: +41792400790Email: [email protected]: Sarah Al Hattab, UNICEF in New YorkTelephone: +1 917-957-6536Email: [email protected] média de l'OMSEmail: [email protected]