Mouvement de population

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La Plateforme mondiale sur la migration

Notre Plateforme mondiale de l’IFRC sur la migration et les déplacements unit l’action locale et mondiale afin de garantir que les personnes exposées au risque de déplacement, les personnes en mouvement et les communautés qui les accueillent puissent vivre dans la dignité, la sécurité et avec des perspectives d’avenir.

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Mauritanie : une aide vitale pour renforcer la solidarité entre familles hôtes et personnes en déplacement

A Rosso-Mauritanie, sur les rives du fleuve Sénégal, le va-et-vient incessant des pirogues et du ferry rythme le quotidien. Chaque jour, des centaines de personnes traversent le fleuve, reliant la ville mauritanienne à sa jumelle sénégalaise du même nom, de l’autre côté de la rive.Sa position géographique en fait un carrefour économique et migratoire majeur entre la Mauritanie et le Sénégal, agissant comme une porte d'entrée vers le Sénégal et un point de transit pour les migrants subsahariens vers le Maghreb et l’Europe.Depuis plusieurs mois, la ville de Rosso-Mauritanie fait face à un afflux croissant de migrants en transit, souvent épuisés par un long voyage, arrivant avec peu de ressources, sans assez d’eau potable, ni nourriture suffisante, ni abri adéquat.Les Points de services humanitaires: des bouées de sauvetage pendant le transitPour répondre à ces besoins urgents, le Croissant-Rouge mauritanien a mis en place deux Points de Services Humanitaires (PSH), l’un à l’embarcadère de Rosso, l’autre au siège du comité local. Pour de nombreux migrants en transit, ces espaces de répit leur offrent une aide vitale.« Nous leur donnons de la nourriture, de l’eau, des kits d'hygiène, un soutien psychosocial et des services de rétablissement des liens familiaux pour ceux qui cherchent à contacter leurs proches.» explique Mohamed Ould Lemine, responsable des programmes volontariat et migration du CRM. «Mais l’augmentation quotidienne des arrivées a rapidement saturé nos capacités ».Les familles hôtes, premières lignes de solidaritéDerrière cette urgence visible, une autre pression plus silencieuse s’exerçait : celle pesant sur les communautés hôtes de Rosso, elles-mêmes vulnérables et aux ressources limitées. Ces familles sont pourtant les premiers contacts des migrants ou personnes en déplacement, leur offrant un geste de solidarité.Pour soutenir à la fois les migrants et les communautés hôtes, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a mobilisé 375 000 francs suisses via sonFonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF). Cet appui vise à soutenir 4 500 migrants et 600 familles hôtes les plus vulnérables, renforçant ainsi les capacités locales d’entraide et la cohésion sociale.Une réponse plus équitable et inclusiveLoin du tumulte de l’embarcadère, des dizaines de volontaires du Croissant-Rouge mauritanien sont mobilisés dans plusieurs quartiers de Rosso-ville dans une opération de distribution de cash en faveur de 600 familles vulnérables. Ce soutien financier leur permet de répondre à leurs besoins essentiels et de retrouver un peu de stabilité.« Il était temps que les acteurs humanitaires pensent à nous aussi. C’est la première aide que nous recevons. », confie Mohamed Tahet Ould Sidi, le chef du quartier de Haye Nezaha 1, dans la banlieue de Rosso, exprimant un sentiment d’abandon longtemps ressenti.Dans la cour de sa concession, devenue pour un après-midi un point de distribution, l'espoir renaît. Sous un soleil ardent, des femmes, souvent seules à la tête de leur famille, viennent chercher un soutien qui fait la différence.« Avant, on vivait simplement, mais on arrivait à s’en sortir.» confie Salma Hemet, 54 ans, mère de sept enfants avec un mari sans emploi, habitante du quartier de Jadida. «Puis, tout est devenu difficile les prix du riz et du sucre ont augmenté, et nos revenus ont disparu. »Construire une résilience partagéePour l’IFRC et le CRM, cette approche intégrée reflète une vision à long terme qui considère l'aide non pas comme une œuvre caritative, mais comme un investissement dans la résilience commune.« En soutenant à la fois les migrants et les familles hôtes, nous reconnaissons leur rôle crucial », explique Makan Boubacar Sissao, chargé de programme Migration à l’IFRC.« Nous ne nous contentons pas de distribuer de l'aide ; nous renforçons la cohésion sociale et aidons les communautés à renforcer ensemble leur résilience. »

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Urgence

Somalie: Urgence complexe

La Somalie fait face à une crise humanitaire qui s’aggrave, avec plus de 2,5 millions de personnes dans le Puntland et le Somaliland luttant pour survivre au milieu d’une sécheresse extrême, de systèmes de santé en ruine et de graves pénuries de nourriture et d’eau. Les familles ont perdu leurs moyens de subsistance, les enfants sont menacés de malnutrition et de maladies, et les femmes et les filles sont exposées à des risques accrus de protection alors que les mécanismes communautaires d’adaptation s’effondrent. La Société du Croissant-Rouge somalien est présente sur le terrain, fournissant de l’eau, de la nourriture, des services de santé et une aide en espèces vitale, mais un soutien urgent est nécessaire pour intensifier la réponse et atteindre davantage de familles dans le besoin.Faites un don dès maintenant pour aider le Croissant-Rouge somalien à fournir une assistance vitale.

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Déclaration : L’attaque contre l’Ocean Viking est profondément préoccupante, mettant en danger les travailleurs humanitaires et les survivants en Méditerranée

Budapest/Genève, 12 septembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) déplore fermement l’attaque contre le navire de recherche et de sauvetage Ocean Viking le 24 août.Au moment de l’attaque en Méditerranée centrale, 87 personnes secourues se trouvaient à bord, ainsi que cinq membres du personnel de l’IFRC et dix-neuf de SOS MEDITERRANEE.Bien que tout le monde ait pu débarquer sain et sauf, l’attaque a provoqué une forte détresse chez les personnes et causé d’importants dommages à la passerelle du navire ainsi qu’à des équipements de sauvetage essentiels. En conséquence, le navire ne sera pas opérationnel dans un avenir proche.« Cela souligne non seulement les risques croissants pour ceux qui entreprennent des opérations de sauvetage en Méditerranée, mais aussi la dangereuse réalité à laquelle sont confrontés les travailleurs humanitaires dans le monde entier », a déclaré Birgitte Bischoff Ebbesen, directrice régionale de l’IFRC pour l’Europe.« Menacer des personnes secourues et celles qui sauvent des vies est inacceptable. Nous appelons toutes les autorités concernées à garantir que des responsabilités soient établies et à tout mettre en œuvre pour qu’un tel incident ne se reproduise pas. »Chaque année, des milliers de personnes tentent de traverser la Méditerranée centrale, l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde. Les opérations de recherche et de sauvetage restent une nécessité humanitaire, garantissant que les personnes en détresse en mer soient mises en sécurité. Pour que ces opérations soient possibles, les travailleurs humanitaires et les civils ne doivent jamais être pris pour cibles.L’IFRC reste fermement engagée à soutenir les personnes en mouvement à travers ses points de services humanitaires en Méditerranée et au-delà, afin que celles et ceux contraints d’entreprendre des voyages dangereux puissent avoir accès à la sécurité, aux soins et à la dignité, où qu’ils se trouvent.Depuis 2021, le partenariat IFRC–SOS MEDITERRANEE à bord de l’Ocean Viking a permis de mener 156 missions de sauvetage, apportant une assistance immédiate à plus de 8 600 personnes, notamment en nourriture, eau, soins médicaux et soutien psychosocial. Ce travail vital s’inscrit dans un engagement plus large et à long terme visant à protéger et assister les personnes en mouvement sur l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde.Pour plus d'informations, merci de contacter, [email protected] Budapest:Corrie Butler +36 704306506Nora Peter+36 70 265 4020A Genève:Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67

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Déclaration de l’IFRC au sujet de l’incident survenu à bord de l’Ocean Viking

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est profondément préoccupée par l’incident survenu le dimanche après-midi (24 août 2025), lorsque le navire humanitaire de sauvetage Ocean Viking a été touché par plusieurs coups de feu.Heureusement, aucune personne n’a été physiquement blessée. Cependant, cet événement grave a mis en danger la sécurité et le bien-être tant de notre personnel humanitaire que des personnes secourues à bord.L’IFRC travaille activement à soutenir toutes les personnes affectées et à examiner les circonstances entourant cet acte violent.Aujourd’hui, les travailleurs humanitaires évoluent dans des environnements de plus en plus périlleux, mettant souvent leur propre vie en danger pour sauver celle des autres. Leur mission doit être respectée et protégée en tout temps. Les opérations humanitaires doivent toujours être respectées et protégées.

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Communiqué de presse

L’IFRC appelle à un soutien international accru alors que les mouvements de population afghane en provenance d’Iran s’intensifient

Hérat/Kuala Lumpur/Genève, 30 juin 2025- Depuis janvier 2025, le poste-frontière d’Islam Qala, à l’ouest de l’Afghanistan, a vu plus de 800 000 personnes revenir d’Iran. Rien qu’en juin, plus de 137 000 personnes ont franchi le poste d’Islam Qala, arrivant souvent épuisées et sans disposer de nourriture, d’eau ou d’abri adéquats.Avec la hausse des températures, des ressources limitées et des communautés hôtes qui peinent à faire face, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel urgent pour obtenir un soutien afin de répondre aux besoins des personnes qui arrivent.L’Afghanistan est déjà confronté à de nombreuses difficultés après des décennies de conflit, de problèmes économiques et de catastrophes telles que des tremblements de terre et des inondations. En plus des personnes revenant d’Iran, plus d’un million de personnes sont également revenues du Pakistan depuis la fin de l’année 2023, exerçant une pression supplémentaire sur les services de base et les organisations humanitaires.« Cette situation n’a pas reçu l’attention qu’elle mérite », souligne Alexander Matheou, Directeur régional pour l’Asie-Pacifique à l’IFRC, qui s’est rendu à la frontière ce week-end. « Ces personnes ne sont pas de simples statistiques ; ce sont des mères, des pères, des enfants et des familles qui retournent dans un pays déjà confronté à de lourdes épreuves. Il est essentiel que nous les traitions avec la dignité qu’ils méritent et que nous les soutenions alors qu’ils tentent de reconstruire leur vie. »Un nombre important de rapatriés sont des personnes qui ont passé de longues années — parfois plusieurs décennies — en Iran ou au Pakistan. Leur décision de rentrer est influencée par l’évolution du cadre juridique qui les concerne, la conjoncture économique difficile et l’intensification des tensions régionales qui touchent ces pays.À la frontière, les familles endurent des températures accablantes dépassant souvent les 40 °C, avec pour seuls biens ce qu’elles ont pu emporter. Elles cherchent de l’ombre sous des couvertures, tandis que des signes de malnutrition sont visibles chez les enfants, et de nombreuses mères apparaissent épuisées et anxieuses.La Société du Croissant-Rouge afghan (SCRA) est présente sur place pour apporter une assistance vitale. Elle fournit des soins médicaux, de l’eau potable et de la nourriture aux personnes dans le besoin. Ses cliniques mobiles soignent au moins 500 patients par jour, dont des femmes enceintes, des enfants et des personnes âgées. Les cas graves sont orientés vers les hôpitaux voisins, mais la demande en fournitures médicales dépasse largement les stocks disponibles.« Beaucoup de mères que nous rencontrons sont extrêmement fatiguées et leur priorité est le bien-être de leurs enfants », confie une infirmière de la SCRA.Une fois enregistrées, les familles sont transportées vers la ville d’Hérat. Pourtant, l’incertitude plane sur leur avenir. De nombreux jeunes rentrent dans un pays qu’ils connaissent à peine, tandis que leurs familles doivent faire face au défi de trouver un logement, un moyen de subsistance et un accès à l’éducation.Les femmes et les filles sont confrontées à des vulnérabilités accrues en rentrant dans un pays où leurs droits sont fortement restreints. L’accès aux soins de santé, à l’éducation et à la sécurité reste précaire.« Alors que des centaines de milliers de personnes rentrent sans presque rien — sans logement, sans emploi et sans soutien — il est essentiel que les gouvernements, les donateurs et les organisations humanitaires se mobilisent pour apporter une aide accrue », souligne Matheou.« L’Afghanistan est déjà sous forte pression. Avec un nombre de rapatriés qui augmente chaque jour — et encore plus attendu dans un avenir proche — c’est un moment crucial pour que la communauté internationale s’unisse pour soutenir ces familles.« La Société du Croissant-Rouge afghan et ses partenaires font tout ce qui est en leur pouvoir, mais les besoins sont immenses. Il est urgent de disposer de financements accrus, de fournitures et d’un soutien à long terme pour aider ces familles à reconstruire leur vie avec dignité et espoir. Ensemble, nous pouvons faire une réelle différence dans leur parcours vers un avenir plus sûr et plus prospère. »Des porte-parole en Afghanistan ainsi que du matériel audiovisuel, en plus des éléments ci-dessous, sont disponibles sur demande.Les professionnels des médias peuvent accéder à une collection de supports audiovisuels via ce lien.Pour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à: [email protected]À Kaboul:Nicole van Batenburg, +31 6 38217459A Kuala Lumpur:Afrhill Rances, +60 19 271 3641A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 Hannah Copeland, +41 76 236 9109

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Journée mondiale des réfugiés 2025 : Apporter de l’espoir aux personnes forcées de fuir la plus grande crise de déplacement au monde

Depuis plus de deux ans, le Croissant-Rouge égyptien représente une bouée de sauvetage essentielle pour des dizaines de milliers de personnes contraintes de fuir le conflit dévastateur au Soudan.Depuis le début de la crise en avril 2023, les volontaires et le personnel du Croissant-Rouge se sont rapidement mobilisés — intervenant en seulement deux jours pour installer des points de services humanitaires aux postes-frontières de Qustul et Arqeen, dans le sud de l’Égypte.Ces points ont offert des premiers secours d’urgence, des dépistages médicaux, un soutien psychosocial, de la nourriture, de l’eau et des produits d’hygiène à des milliers de familles soudanaises arrivant en Égypte avec pour seul bien les vêtements qu’elles portaient.« Nous avons agi immédiatement, » a déclaré la Dre Amal Emam, directrice exécutive du Croissant-Rouge égyptien. « En 48 heures, nous avions mis en place des points de services humanitaires aux principaux postes-frontières — offrant non seulement une aide d’urgence, mais aussi de la dignité et de l’espoir. »Les efforts n’ont pas faibli au cours des deux dernières années, alors que les combats et les déplacements au Soudan ont forcé plus de 12,3 millions de personnes à fuir leur foyer. La majorité a été déplacée à l’intérieur du pays, mais près d’un tiers - soit 4 millions de personnes - sont devenues réfugiées dans des pays voisins tels que le Tchad, l’Égypte et le Soudan du Sud.Pour répondre aux besoins urgents des personnes en détresse cherchant refuge en Égypte, le Croissant-Rouge égyptien a :Fournit des soins médicaux à plus de 139 000 personnes;Distribué une aide en espèces à 5 000 familles;Offert un soutien psychosocial à plus de 10 000 personnes, y compris des enfants;Facilitée 12 940 connexions téléphoniques et internet, locales et internationales, pour aider les personnes à rétablir le contact avec leurs proches;Distribué plus de 210 000 kits d’hygiène, 1,3 million de bouteilles d’eau et 1 million de repas prêts à consommer.Pour renforcer ses efforts, le Croissant-Rouge a activé sa branche d’Assouan et formé des équipes d’intervention dans les régions frontalières — garantissant ainsi la disponibilité des services non seulement aux points de passage, mais aussi dans la ville d’Assouan, à Abou Simbel et dans des centres de transit clés comme la gare ferroviaire d’Assouan.Une attention particulière a également été portée aux personnes en situation de handicap, aux personnes âgées et aux enfants — afin d’assurer un accès inclusif à l’aide et de créer des espaces adaptés aux enfants pour un accompagnement psychologique.Solidarité internationale, action rapide et continueAu-delà des frontières de l’Égypte, le Croissant-Rouge égyptien a étendu sa solidarité à ceux qui se trouvent encore au Soudan. En collaboration avec le gouvernement égyptien, il a affrété trois navires transportant plus de 1 000 tonnes de secours vitaux à destination des communautés soudanaises toujours en difficulté dans le pays.Ces efforts n’auraient pas été possibles sans l’engagement de centaines de volontaires du Croissant-Rouge égyptien, qui ont consacré plus de 340 000 heures de service depuis le début de la crise — faisant preuve de compassion, de courage et de constance face à l’une des urgences humanitaires les plus complexes de la région.La réponse du Croissant-Rouge égyptien face aux déplacements massifs de populations en provenance du Soudan a également été soutenue par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) à travers son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF), qui a alloué 305 832 francs suisses à cette opération. Ce financement a permis au Croissant-Rouge égyptien de fournir une assistance immédiate et vitale.Pour intensifier la réponse et faire face aux besoins humanitaires croissants à la frontière entre le Soudan et l’Égypte, l’IFRC a également lancé un Appel d’urgence, qui vise à mobiliser des ressources supplémentaires pour soutenir le Croissant-Rouge égyptien dans le renforcement de ses opérations.Découvrez comment vous pouvez vous joindre à nous pour faire preuve de solidarité envers les réfugiés à travers le monde.Help support refugees and others displaced by fighting in SudanIFRC’s approach to migration and displacementGlobal Route-Based Migration ProgrammeHumanitarian Service PointsWorld Refugee Day: Syrian refugees in Jordan stitch a new life through skills training and education

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Message de l'IFRC pour la Journée mondiale des réfugiés : « Nous sommes avec vous »

Imaginez avoir 24 ans et être mère de deux enfants. Soudain, un conflit armé éclate dans votre pays, balaie votre ville, et vous êtes contrainte de fuir pour sauver votre vie. Vous partez à pied, avec vos enfants et tout ce que vous pouvez emporter.C’est le sort qu’a connu Munana, 24 ans, obligée de fuir sa maison dans la région du Darfour, au Soudan, avec ses enfants en 2024. En arrivant à Adré, au Tchad, près de la frontière soudanaise, sa famille a immédiatement reçu le soutien de la Croix-Rouge du Tchad.« Le trajet entre le Soudan et ici a été très difficile », raconte-t-elle. « À notre arrivée, la Croix-Rouge nous a accueillis. Ils nous ont donné une tente, des lampes, des articles de toilette et de l’eau. »Ce témoignage n’est qu’une histoire parmi des milliers d’autres dans le monde, de personnes contraintes de fuir simplement pour trouver un lieu sûr pour elles et leur famille. Et c’est un exemple parmi tant d’autres de l’action de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui envoient un message fort à des personnes comme Munana : vous n’êtes pas seules – nous sommes à vos côtés.À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés 2025, célébrée le 20 juin sous le thème de la solidarité, l’IFRC invite les populations du monde entier à exprimer leur solidarité par des actes concrets. Cela signifie : nous aider à renforcer l’empathie et la compréhension autour des réalités vécues par les réfugiés, et soutenir notre travail qui transforme des vies là où les besoins sont les plus pressants.Nous vous appelons à vous tenir aux côtés de personnes comme Abdel, qui supervise les volontaires ayant accueilli Munana au Point de service humanitaire (PSH) de la Croix-Rouge du Tchad à Adré – un dispositif soutenu ici par la Croix-Rouge britannique.Dans des points de service humanitaire comme celui-ci, la Croix-Rouge soutient les réfugiés là où ils se trouvent – le long des routes migratoires, dans les camps, ou au sein des communautés hôtes – en fournissant de la nourriture, un soutien psychosocial, des services de protection pour les plus vulnérables, des abris et un accompagnement à la relocalisation.Dans certaines zones, la Croix-Rouge propose également une aide en espèces, afin que les personnes puissent choisir ce dont elles et leurs familles ont le plus besoin, tout en conservant leur dignité et leur autonomie. Entouré de tant de souffrance, Abdel voit dans cette mission une source de réconfort et de joie. « On me demande souvent : qu’est-ce que le bonheur ? Pour moi, le bonheur, c’est aider les autres », dit-il.Une crise mondialeLa solidarité avec les personnes réfugiées est plus cruciale que jamais, face à l’ampleur des déplacements forcés dus à la violence dans le monde. Même certaines des plus grandes crises humanitaires mondiales ne reçoivent pas toujours l’attention qu’elles méritent.Le Soudan, par exemple, connaît actuellement la plus grande crise de déplacement au monde, avec plus de 12,3 millions de personnes contraintes de fuir leur foyer en raison du conflit civil en cours. La majorité d’entre elles ont été déplacées à l’intérieur du pays, mais près d’un tiers – soit 4 millions de personnes – ont trouvé refuge dans des pays voisins comme le Tchad, l’Égypte ou le Soudan du Sud. Pourtant, cette crise d’une ampleur colossale reste largement absente des projecteurs médiatiques internationaux.Malheureusement, le Soudan n’est pas un cas isolé. D’autres conflits à travers le monde forcent également des millions de personnes à quitter leur maison pour chercher un lieu sûr. Selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 123 millions de personnes sont aujourd’hui déplacées de force à travers le monde.Parmi elles, 36,8 millions sont des réfugiés – c’est-à-dire qu’elles ont fui vers un autre pays que le leur pour chercher la sécurité – et 8,4 millions sont des demandeurs d’asile, en attente d’une reconnaissance officielle de leur besoin de protection internationale.Une réponse à l’échelle mondialeL’ampleur des déplacements de population dans le monde explique pourquoi plus de 165 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge œuvrent pour soutenir les personnes en mouvement – migrants et réfugiés – partout où elles ont besoin d’aide.Parmi elles, 115 Sociétés nationales soutiennent directement les réfugiés et les demandeurs d’asile, à la fois dans le cadre de réponses d’urgence et de programmes à plus long terme. Cet accompagnement s’étend aux contextes de crise et d’urgence, comme au Bangladesh, dans les pays voisins du Soudan, ou encore dans ceux limitrophes de l’Ukraine.Les Sociétés nationales protègent également les migrants et réfugiés empruntant des routes migratoires périlleuses aux quatre coins du globe.Cela inclut les 63 Sociétés nationales participant au Programme mondial de l'IFRC sur les migrations fondées sur les routes migratoires (Global Route-Based Migration Programme), qui vise à sauver des vies et améliorer la sécurité et la dignité de 4,7 millions de personnes en mouvement chaque année – qu’il s’agisse de migrants, de réfugiés, de personnes déplacées ou de communautés hôtes.Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont présentes dans les centres d’appel pour aider à rétablir les liens familiaux. On les retrouve également dans les aéroports, gares routières ou ferroviaires, où elles offrent aux personnes un espace sûr pour se reposer.Le soutien apporté est aussi unique que l’histoire de chaque personne en mouvement : il peut inclure des soins de santé, le rétablissement des liens familiaux, un soutien en santé mentale et psychosocial, des services de protection, de l’information, de la nourriture et d’autres biens essentiels. Il existe même un point de service humanitaire en mer : le navire de sauvetage Ocean Viking effectue régulièrement des opérations de secours auprès d’embarcations de migrants en détresse en mer Méditerranée centrale.Un voyage en coursLa solidarité avec les réfugiés ne s’arrête pas une fois qu’ils arrivent dans une nouvelle communauté ou un nouveau pays. Car bien souvent, une nouvelle vie commence – et avec elle, un parcours semé de nouveaux défis.Si certains réfugiés parviennent à s’intégrer avec succès, nombreux sont ceux qui font face à d’immenses difficultés : la perte de contact avec leurs proches, un accès limité aux services de santé ou de protection sociale, ou encore l’exposition à la discrimination, la traite d’êtres humains, l’exploitation, des obstacles juridiques et culturels, voire à la violence.Et même lorsque tout semble se passer « relativement bien », il n’est pas toujours facile de se sentir chez soi dans un nouveau pays, une nouvelle culture. S’adapter prend du temps. C’est pour cette raison que des Sociétés nationales comme la Société du Croissant-Rouge du Tadjikistan s’efforcent d’aider les personnes réfugiées à s’installer et à se sentir chez elles.Avec le soutien du Partenariat Programmatique, financé par ECHO (protection civile et opérations d’aide humanitaire de l’Union européenne), l’IFRC appuie la Société du Croissant-Rouge du Tadjikistan dans la fourniture d’une aide concrète aux réfugiés : aide en espèces, colis alimentaires, kits d’hygiène, matériel de logement, entre autres. Ce soutien a également permis d’organiser des formations professionnelles dans divers domaines comme la cuisine, la conduite, l’esthétique, ainsi que des cours d’anglais pour les enfants afghans.Changer de mentalitésIl existe de nombreux exemples à travers le monde illustrant ce travail de solidarité mené par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge.Ainsi, de nombreuses Sociétés nationales en Europe offrent un soutien en santé mentale et psychosocial, ainsi que des cours de langue aux réfugiés venant d’Ukraine.D'autres initiatives visent à favoriser une meilleure compréhension des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants. Dans le cadre de son engagement de longue date contre le racisme, la Croix-Rouge finlandaise a par exemple développé l’outil numérique Identify and Act Navigator : une application conçue pour aider les utilisateurs à identifier leurs propres biais et à savoir quand et comment intervenir face à des situations de racisme.En l’espace de trois mois, l’application a été consultée par environ 20 000 personnes, et près de 8 000 d’entre elles ont complété l’ensemble des étapes et des scénarios proposés par le programme.En savoir plus sur la façon dont vous pouvez vous joindre à nous en solidarité avec les réfugiés du monde entierL'approche de l'IFRC en matière de migration et de déplacementProgramme mondial sur les migrations basées sur les itinérairesPoints de services humanitairesEtude de cas : L'équipe mobile de la Croix-Rouge de Boznie-HerzégovineEtude de cas : L'équipe mobile de migration de la Croix-Rouge de ChypreEtude de cas : Section locale de Palilula, Croix-Rouge serbeEtude de cas : Point de service humanitaire de la Croix-Rouge slovèneÉtude de cas : Centre d'accueil de la Croix-Rouge du MonténégroJournée mondiale des réfugiés : Les réfugiés syriens en Jordanie s'ouvrent à une nouvelle vie grâce à la formation professionnelle et à l'éducation | IFRC

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Communiqué de presse

L'appel d'urgence de l'IFRC est lancé alors que la crise des rapatriés afghans s'aggrave

Kaboul/Kuala Lumpur/Genève, 2 mai 2025 - Près d'un million d'Afghans ont entrepris le difficile voyage de retour en Afghanistan depuis le Pakistan au cours des 18 derniers mois, avec près de 145 000 personnes rentrant rien que ce mois-ci, soit huit fois plus qu'en février.À leur retour, nombre de ces personnes sont confrontées à des conditions désastreuses, notamment à des abris temporaires surpeuplés pouvant accueillir jusqu'à quatre familles dans une seule tente. L'augmentation sans précédent du nombre de personnes rentrant en peu de temps (on estime que 4 à 6 000 personnes franchissent les frontières chaque jour) met à rude épreuve le système de santé, les services essentiels et les stocks de nourriture déjà fragiles de l'Afghanistan.Dans un premier temps, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a alloué 750 000 francs suisses de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) afin d'aider le Croissant-Rouge afghan à fournir des abris, des soins de santé d'urgence, de la nourriture et de l'eau, autant de ressources de base qui font actuellement défaut.Compte tenu de l'ampleur et de la gravité de cette crise qui ne cesse de s'intensifier, l'IFRC lance aujourd'hui un appel d'urgence global visant à recueillir 25 millions de francs suisses afin de fournir une aide vitale au cours des deux prochaines années, couvrant le soutien au relèvement et à la réintégration, y compris les activités génératrices de revenus, la formation professionnelle et les possibilités de travail rémunéré en espèces.Les fonds de l'appel seront acheminés vers les rapatriés les plus à risque et les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes, les enfants non accompagnés, les personnes âgées, les personnes handicapées et les familles sans abri. L'objectif est d'atténuer les menaces telles que la violence sexiste, la malnutrition et la marginalisation sociale, et de veiller à ce que l'aide vitale parvienne à ceux qui en ont le plus besoin.Les défis humanitaires auxquels sont confrontés les rapatriés sont profonds et déchirants. Nombreux sont ceux qui ont sacrifié leurs moyens de subsistance, leurs biens et leur stabilité au Pakistan, pour se retrouver confrontés à d'énormes difficultés à leur retour en Afghanistan. Les enfants, déjà plus exposés, souffrent de malnutrition et ont besoin de toute urgence de soins spécialisés et d'un soutien nutritionnel. Dans de nombreux cas, les familles ont été déchirées au cours de leur périple migratoire, laissant les individus bloqués et désespérés de renouer des liens.Salima*, une mère qui a donné naissance à son bébé au point de passage de Spin Boldak à Kandahar alors qu'elle était en déplacement, a déclaré :« Mes enfants sont nés au Pakistan et n'ont aucune pièce d'identité. Je ne sais pas comment ni où obtenir des cartes d'identité pour eux. Leur éducation a déjà pris beaucoup de retard et je ne sais pas comment les inscrire dans les écoles ici en Afghanistan. Nous n'avons pas d'abri à Kaboul ou à Baghlan. Nous ne savons pas où aller ni comment subvenir à nos besoins quotidiens.»Au-delà de l'aide immédiate, nous devons agir de manière décisive pour apporter un soutien à long terme qui permette aux populations de reconstruire leur vie, d'accéder à l'éducation, de s'assurer des moyens de subsistance et de réintégrer leurs communautés en Afghanistan.Mawlawi Sheikh Shahabuddin Delawar, président par intérim de la Société du Croissant-Rouge afghan, lance un appel vibrant en faveur d'une action rapide :« Les rapatriés sont confrontés à des difficultés insurmontables : beaucoup ont perdu leur maison, leurs moyens de subsistance et leurs proches au cours de leur périple. Les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées sont particulièrement vulnérables, et notre priorité absolue est d'assurer leur sécurité et leur dignité. Grâce à cette réponse d'urgence, nous nous engageons à fournir une aide vitale dès maintenant et à apporter un soutien durable qui respecte leur dignité alors qu'ils s'efforcent de reconstruire leur vie ».Ahmed Suliman, chef intérimaire de la délégation de l'IFRC en Afghanistan, a souligné l'urgence de la situation :Voici la traduction en français :« Cette crise évolue à un rythme alarmant et son impact se fera ressentir auprès de millions de personnes déjà vulnérables. Notre priorité immédiate est de fournir une aide essentielle, nourriture, soins de santé et abris, à ceux qui en ont désespérément besoin. Parallèlement, nous nous engageons à collaborer étroitement avec le Croissant-Rouge afghan, les partenaires du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi qu’avec d’autres parties prenantes, afin de mettre en place des solutions durables permettant aux rapatriés de reconstruire leur vie et de se relever de cette crise. »Ahmed Suliman, chef intérimaire de la délégation de l'IFRC en Afghanistan, a souligné l'urgence de la situation : L'IFRC lance un appel pressant à la communauté internationale, aux partenaires et aux donateurs pour qu'ils s'unissent afin de soutenir les Afghans en cette période critique. Votre contribution à l'appel d'urgence peut changer la donne et permettre aux personnes qui rentrent chez elles ou qui sont déplacées de reconstruire leur vie dans la sécurité et la dignité.*Le nom a été modifié pour protéger l'identité.Pour plus d'informations ou pour solliciter une interview: [email protected]   Des photos et du matériel audiovisuel sont disponibles ici.En Afghanistan:  Sayed Eshaq Muqbel: +93 70 733 6040 A Kuala Lumpur: Afrhill Rances: +60 19 271 3641 A Genève: Hannah Copeland: +41 76 236 91 09

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Urgence

Afghanistan : Mouvements de population (rapatriés)

Afghanistan : Mouvements de population (rapatriés)Depuis septembre 2023, près d'un million d'Afghans, dont plus de 118 400 pour le seul mois d'avril 2025, sont rentrés du Pakistan à la suite de la mise en œuvre du plan de rapatriement des étrangers en situation irrégulière. On estime que 1,5 million de personnes supplémentaires seront affectées ou menacées dans les mois à venir. Alors qu'elles arrivent dans des communautés déjà éprouvées par la pauvreté, l'insécurité alimentaire et des soins de santé limités, un soutien urgent est nécessaire pour les aider à reconstruire leur vie en toute sécurité et dans la dignité. Votre don aidera le Croissant-Rouge afghan à fournir une aide vitale aux rapatriés et aux communautés qui les accueillent.

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La présidente de l'IFRC, Kate Forbes, à Rafah : « La lutte ne consiste plus seulement à survivre, mais à s'accrocher à notre humanité. »

Par Kate Forbes, Présidente de l'IFRCLa route qui mène à Rafah traverse l'histoire, les déchirements et la résilience de ceux qui vivent à ses abords. Depuis que je suis devenu président de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), c'est la deuxième fois que je me rends à Rafah, un point de passage clé entre l'Égypte et la bande de Gaza.Ma première visite a eu lieu en février de l'année dernière, alors que la crise avait déjà atteint des niveaux insupportables. J'espérais trouver une situation différente à mon retour. Mais à notre arrivée, la réalité nous était douloureusement familière.Lors de ma première visite, la première chose que j'ai remarquée a été la file de camions remplis de fournitures dont la population de Gaza avait désespérément besoin, mais qu'elle ne pouvait recevoir qu'au compte-gouttes.Cette fois-ci, un an plus tard, il y avait moins de camions bloqués à la frontière car, pendant les premiers jours du cessez-le-feu, le Croissant-Rouge égyptien avait réussi à acheminer davantage d'aide à Gaza.Cette aide était encore bien insuffisante pour répondre aux énormes besoins, mais elle a permis au Croissant-Rouge palestinien d'acheminer des fournitures et des services essentiels. Malheureusement, le 2 mars, le poste frontière a de nouveau été fermé aux livraisons d'aide.Détermination silencieuse, espoir qui s'effrite.La deuxième chose dont j'ai été témoin au poste frontière de Rafah est la détermination silencieuse du personnel et des volontaires du Croissant-Rouge égyptien, qui travaillent sans relâche pour trier, coordonner et acheminer autant d'aide que possible.Leur travail est invisible pour beaucoup, mais sans eux, la chaîne humanitaire s'effondrerait. Ils sont les mains silencieuses qui tentent de recoller les morceaux de vies brisées.Il y a douze mois, la situation humanitaire à Gaza était déjà désastreuse. Les déplacements y étaient limités, il y avait des barrages, des violences récurrentes qui éclataient et reculaient, laissant à chaque fois des cicatrices plus profondes. Mais il y avait encore un semblant d'espoir, la conviction que les choses pouvaient changer.Cette conviction s'est érodée. Aujourd'hui, les habitants de Gaza sont piégés, non seulement par des frontières physiques, mais aussi par des contraintes politiques et géopolitiques. L'escalade récente du conflit n'a pas seulement remodelé le paysage de la destruction, mais a fondamentalement modifié les vies dans toute la région.Au Sud-Liban, la tension est montée d'un cran, transformant la vie quotidienne en une existence précaire où la prochaine escalade peut survenir à tout moment.En Égypte, la ville frontalière de Rafah est devenue le témoin involontaire de l'un des blocus humanitaires les plus longs de notre époque. En outre, l'Égypte est devenue un havre de sécurité pour ceux qui fuient les conflits, la violence et d'autres crises humanitaires. Aujourd'hui, elle accueille des centaines de milliers de personnes contraintes de fuir leur foyer en quête de sécurité et de dignité - des Palestiniens de Gaza, des Soudanais fuyant un conflit armé dévastateur et des Syriens déplacés par plus d'une décennie de conflit.Pour les habitants de Gaza, la lutte n'est plus seulement une question de survie : il s'agit de s'accrocher à son humanité dans un monde qui semble souvent l'avoir oubliée.Qu'est-ce qui a changé en 12 mois ? L'ampleur des souffrances s'est accrue. Les espoirs de paix se sont encore affaiblis. L'accès à l'aide humanitaire est devenu encore plus difficile.Servir l'humanité contre vents et maréesCe qui n'a pas changé, c'est la résilience de nos équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Face à ces crises humanitaires multiples qui se chevauchent, nos volontaires et notre personnel continuent, contre vents et marées, à servir et à se tenir aux portes de la crise, refusant de tourner le dos à ceux qui sont dans le besoin. Ils continuent à faire preuve d'un courage, d'un professionnalisme et d'une humanité extraordinaires.Au Sud-Liban, le personnel de la Croix-Rouge libanaise continue de répondre aux besoins croissants des communautés touchées par la montée des tensions, en fournissant des services médicaux d'urgence et un soutien aux personnes déplacées.Dans les territoires palestiniens occupés (TPO), les équipes du Croissant-Rouge palestinien continuent de travailler dans des conditions inimaginables, apportant des soins et un soutien vitaux à des communautés brisées par la violence et les pertes.De l'autre côté de la frontière, le Croissant-Rouge égyptien joue un rôle essentiel dans la poursuite de l'action humanitaire. Les équipes dévouées de la Société nationale coordonnent l'acheminement de l'aide, soutiennent les personnes déplacées et veillent à ce que l'espoir continue d'affluer à Gaza, même lorsque les frontières sont fermées.Mais nos Sociétés nationales ne sont pas restées seules. Le réseau de l'IFRC a toujours été à leurs côtés. Depuis le début de l'escalade des hostilités, l'IFRC a fourni des fonds d'urgence et des fournitures médicales, déployé une expertise technique, coordonné la logistique et veillé à ce que la diplomatie humanitaire amplifie les besoins des personnes en situation de vulnérabilité.Aujourd'hui, nous sommes confrontés au défi non seulement de répondre aux besoins immédiats, mais aussi de maintenir notre soutien dans le temps tout en assurant la sécurité de nos équipes à Gaza. La fatigue humanitaire est réelle. Les ressources sont limitées. Les crises se multiplient. Pourtant, les besoins augmentent de jour en jour.Au retour de ces voyages, je pense toujours aux mots d'un membre du personnel du Croissant-Rouge égyptien : « Nous n'avons pas de stratégie de sortie. Nous sommes issus de ces communautés et nous restons aux côtés de leurs habitants aussi longtemps qu'ils ont besoin de nous ».C'est l'essence et l'esprit de nos sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge - quelque chose que je constate dans toutes mes visites, quelque chose qui rend notre réseau de l'IFRC si unique et si profondément humain.

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Communiqué de presse

La Croix-Rouge demande un financement urgent pour répondre aux besoins humanitaires croissants en RDC

Kinshasa/Nairobi/Genève, 27 février - La crise humanitaire en République démocratique du Congo (RDC) continue de s'aggraver, de nombreuses personnes étant confrontées au déplacement, à l'insécurité alimentaire et à des risques sanitaires. Plus de 21 millions de personnes ont désormais besoin d'une assistance humanitaire dans le pays, selon le Plan d'intervention humanitaire 2025 du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et la Société de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (Croix-Rouge de la RDC) appellent à un soutien international urgent pour répondre à ces besoins humanitaires croissants.L'appel d'urgence de 50 millions de francs suisses lancé par l'IFRC pour venir en aide à 500 000 personnes dans le Nord et le Sud-Kivu est maintenant élargi pour fournir une assistance immédiate et vitale aux réfugiés congolais récemment déplacés au Burundi. Alors que les combats continuent de forcer les gens à quitter leurs maisons à un rythme alarmant dans l'est de la RDC, près de 300 000 personnes ont fui les camps de déplacés autour du Nord-Kivu et se sont réfugiées au Burundi. La fermeture des aéroports de Goma et de Kavumu rend également l'accès humanitaire plus difficile.Il y a un besoin urgent de nourriture, d'eau potable, d'abris et d'autres besoins de base. Les volontaires de la Croix-Rouge ont également été mobilisés pour aider à protéger le public contre les risques sanitaires graves posés par les corps non enterrés dans les zones de conflit et pour assurer des enterrements dignes à ceux qui ont perdu la vie.« Au cours des 12 derniers mois, la Croix-Rouge de la RDC, avec le soutien de l'IFRC a apporté une assistance alimentaire vitale à plus de 100 000 personnes déplacées et à leurs communautés d'accueil, tandis que plus de 370 000 personnes ont reçu des articles ménagers essentiels et un soutien psychosocial. Nous sommes reconnaissants à nos volontaires qui n'ont pas dormi depuis des semaines pour leur engagement à mettre fin à la souffrance dans le Nord et le Sud-Kivu. Pourtant, la situation humanitaire reste désastreuse », a déclaré Grégoire Mateso Mbuta, président de la Croix-Rouge de la RDC. « Nous avons besoin d'un soutien urgent pour intensifier notre réponse et fournir une aide vitale à ceux qui en ont besoin ».Mercy Laker, chef de la délégation de l'IFRC à Kinshasa, a déclaré : « La crise humanitaire en République démocratique du Congo atteint un point de rupture et l'appel d'urgence de l'IFRC reste gravement sous-financé. Des millions de personnes ont désespérément besoin de nourriture, d'abris et d'aide médicale. Un financement urgent est nécessaire pour éviter que la situation ne s'aggrave. Nous exhortons les donateurs à agir maintenant - chaque seconde, chaque minute, chaque heure compte ». L'IFRC appelle toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire, en garantissant un accès sûr aux travailleurs humanitaires et la protection des civils. Les travailleurs humanitaires doivent pouvoir accéder en toute sécurité aux populations touchées pour leur apporter une aide essentielle.L'IFRC exhorte les gouvernements, les donateurs et les partenaires internationaux à agir rapidement pour financer l'appel d'urgence afin d'éviter une nouvelle catastrophe humanitaire.Notes aux éditeurs:De plus amples détails sur le nombre de personnes atteintes par la Croix-Rouge de la RDC sont disponibles dans la dernière mise à jour.Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: [email protected] Nairobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654A Dakar: Moustapha Diallo, +221 774501004A Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67, Scott Craig: +41 76 370 35 75  

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L'humanité à travers les Amériques : Comment la Croix-Rouge aide les personnes en déplacement

L'histoire de l'Amérique latine et des Caraïbes est marquée par les migrations. Des milliers de personnes se déplacent chaque jour du nord au sud, du sud au nord, entre les pays des Caraïbes et entre le continent et d'autres régions du monde.Les personnes en déplacement et les communautés qui les accueillent ne sont pas seules. Dans les pays d'origine, de transit et de destination, les équipes locales de la Croix-Rouge leur offrent assistance et protection.Le long des routes migratoires, les Sociétés nationales membres de l'IFRC dans la région gèrent un réseau de points de services humanitaires qui fournissent un soutien sanitaire, nutritionnel et psychosocial essentiel aux personnes en situation de grande vulnérabilité, quels que soient leur âge, leur sexe ou leurs croyances, les raisons qui les ont poussées à quitter leur pays ou la direction dans laquelle elles voyagent.Cela inclut les migrants qui sont renvoyés dans leur pays d'origine par les autorités nationales de l'immigration d'autres pays.Protection et assistance aux rapatriésLe travail effectué par la Croix-Rouge au Honduras en est un exemple.En 2024, près de 47 000 migrants honduriens sont rentrés chez eux, soit plus de 128 personnes par jour, selon l'Organisation internationale pour les migrations. En janvier 2025, 90 migrants honduriens sont rentrés chaque jour, soit un total de 2 700 personnes.En étroite coordination avec les autorités nationales, la Croix-Rouge hondurienne gère deux centres d'hébergement publics qui accueillent les personnes qui n'ont pas pu achever leur voyage vers le nord, y compris les enfants et les adolescents non accompagnés. Dans ces centres, la Croix-Rouge fournit des informations, des conseils juridiques et veille à la santé physique et mentale des personnes. Les migrants de retour ont souvent peur de retourner dans leur communauté. La Croix-Rouge les aide donc à évaluer les risques et à trouver un chemin vers une réintégration sûre et réussie.En 2024, au Centre d'accueil Belén pour les enfants et les familles de migrants, la Croix-Rouge a assisté plus de 14 300 personnes, dont 59 % d'enfants. L'année précédente, en 2023, le centre avait également assisté des milliers de migrants, dont un grand pourcentage d'enfants. Les paroles de la femme qui gère le centre pour la Croix-Rouge hondurienne sont toujours d'actualité.« Tous les cas traités dans le centre sont difficiles à écouter », avait déclaré à l'époque Gabriela Oviedo. « Les gens arrivent frustrés et bouleversés parce qu'ils n'ont pas atteint leur objectif, à savoir arriver à destination.D'autres pays d'Amérique latine connaissent des situations similaires. La Croix-Rouge mexicaine, par exemple, a activé son plan d'urgence national en réponse à l'augmentation possible des déportations et des retours cette année. Ce plan prévoit des soins préhospitaliers, des premiers secours psychologiques, des kits d'hygiène, des kits alimentaires et d'autres articles de secours pour les personnes dans le besoin dans les États de Baja California, Sonora, Chihuahua, Coahuila et Tamaulipas.En Colombie, la Croix-Rouge a déjà fourni une assistance à l'aéroport El Dorado de Bogota, la capitale du pays, à plus de 200 migrants arrivés par les deux premiers vols d'expulsion en provenance des États-Unis. La Croix-Rouge a offert une assistance sanitaire, un soutien psychosocial et des conseils, en accordant une attention particulière aux enfants et aux adolescents.Parallèlement, en Équateur, les équipes de la Croix-Rouge se coordonnent avec les autorités nationales pour fournir une assistance humanitaire aux aéroports de Manta et de Guayaquil à l'arrivée des vols d'expulsion.La Croix-Rouge vénézuélienne a également commencé à fournir une assistance humanitaire aux migrants à leur retour au Venezuela. Ses services se concentrent sur les soins de santé primaires et le soutien psychosocial, en coordination avec les autorités gouvernementales nationales.L'équipe de 40 volontaires multidisciplinaires, médecins et secouristes a également fourni des kits d'hygiène personnelle, des rafraîchissements et des médicaments aux personnes arrivant sur les deux premiers vols de rapatriés atterrissant à l'aéroport international Simón Bolívar de Maiquetía, au Venezuela.L'inclusion sociale est également essentielleLa Colombie et l'Équateur sont également des exemples de pays où les équipes de la Croix-Rouge fournissent un autre service indispensable : le soutien à l'inclusion sociale et économique. En Colombie, par exemple, plus de 2,8 millions de Vénézuéliens se sont installés dans le pays au cours des six dernières années. Parmi eux, 52 % sont des femmes et près de la moitié d'entre elles ont besoin de protection. À Cundinamarca et à Bogota, la Croix-Rouge colombienne renforce la résilience des femmes en leur offrant des refuges, des services spécialisés de santé sexuelle et reproductive, des kits de protection et des formations pour prévenir la violence sexiste. Elle encourage également les initiatives communautaires contre la xénophobie et la discrimination.Cette intervention cible les femmes de tous âges, y compris les femmes et les filles déplacées par la violence, et comprend des évaluations nutritionnelles, l'accès aux médicaments et des espaces sûrs qui favorisent leur bien-être émotionnel. « Nous disposons d'un espace sûr où les enfants peuvent jouer, s'amuser et faire leur deuil pendant que leurs parents suivent des formations sur l'employabilité et des ateliers sur les aptitudes à la vie quotidienne et sociale, afin de leur permettre de repartir à zéro », explique Erika Cardona, directrice des affaires humanitaires de la Croix-Rouge colombienne.Si les femmes migrantes et déplacées décident de rester temporairement ou définitivement dans la communauté, le Centre d'attention et de développement global de la Croix-Rouge colombienne les aide à trouver un emploi et leur offre des espaces pour poursuivre leur scolarité.En Équateur, la Croix-Rouge travaille à l'inclusion sociale des migrants qui ont décidé de s'installer dans le pays, en leur facilitant l'accès aux services de santé, d'éducation et d'emploi. « Pour les personnes qui ont décidé de rester de manière permanente ou temporaire dans le pays, nous avons créé des associations libres et volontaires », explique Roque Fabián Soria Vasco, président de la Croix-Rouge équatorienne. « Grâce à notre banque de l'emploi, ils peuvent accéder à des postes en fonction de leurs compétences, par exemple dans la boulangerie, la couture ou l'esthétique, entre autres.En général, les nouveaux arrivants n'ont pas les moyens d'acheter de la nourriture, des produits de base ou de payer leur loyer. La Croix-Rouge équatorienne leur fournit une aide financière et soutient les petites entreprises des migrants et de la population d'accueil.La Croix-Rouge est toujours làChaque pays est confronté à des défis uniques en matière de flux migratoires. Pour la FICR, la priorité est de soutenir les personnes en situation de vulnérabilité, en fonction de leurs besoins et indépendamment de leur statut migratoire, conformément à nos Principes fondamentaux. Au total, les équipes locales de la Croix-Rouge travaillent dans 22 pays des Amériques pour veiller à ce que la dignité et les droits des migrants soient respectés et protégés. Les services qu'elles offrent sont les suivants :Soins préhospitaliers : Premiers soins, surveillance de la santé et assistance médicale.Soins médicaux de base : Guérison des ampoules, fourniture de sérums d'hydratation et évaluation des signes et symptômes.Fourniture d'aide humanitaire : Livraison de kits alimentaires, de produits d'hygiène personnelle et d'autres fournitures de base.Soutien psychologique de base : Conseils et soutien émotionnel pour faire face à l'impact de l'expulsion.Rétablissement des liens familiaux : Mise à disposition d'outils et de moyens de communication pour favoriser le regroupement familial et le contact avec les proches.Information sur les services disponibles : Des conseils sont donnés sur les ressources et les services disponibles dans les différentes régions pour soutenir la réintégration des personnes expulsées.Pour en savoir plus, consultez notre page sur les programmes de migration.

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Communiqué de presse

« À un point critique » : Les difficultés des Ukrainiens à l'étranger

Kiev, Budapest, Genève, 14 février 2025 - Un nouveau rapport de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) souligne que les difficultés financières poussent de plus en plus d'Ukrainiens déplacés à rentrer chez eux, même dans les zones de la ligne de front où la dévastation et la menace de violence restent élevées.Le rapport brosse un tableau sombre de personnes poussées à bout, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Ukraine. Pour ceux qui se trouvent à l'étranger, les systèmes de soutien sont affaiblis et le coût de la vie continue d'augmenter. Pour beaucoup, en particulier les personnes âgées, les dettes s'accumulent, les soins de santé sont inaccessibles et les difficultés quotidiennes deviennent insurmontables.« Les gens atteignent un point de basculement entre les difficultés du déplacement et l'incertitude d'un retour dans des zones potentiellement dangereuses. Qu'ils restent ou qu'ils partent, leurs besoins augmentent et nécessitent un soutien durable », a déclaré Birgitte Bischoff Ebbesen, directrice régionale de l'iFRC pour l'Europe.« Une fois rentrés en Ukraine, les besoins humanitaires sont considérables, allant de la nourriture et des produits de première nécessité à l'aide à la recherche d'un emploi. Pourtant, nombreux sont ceux qui reviennent pour contribuer aux efforts de reconstruction de l'Ukraine, malgré les immenses défis qui les attendent. »Principales conclusions du rapport:Les tensions économiques poussent les gens à rentrer : Plus de la moitié des personnes qui retournent en Ukraine le font en raison de pressions économiques, 23 % d'entre elles réduisant leur consommation de nourriture par manque de ressources.Retour dans des zones à haut risque : 27 % des rapatriés s'installent dans des zones proches des lignes de front, malgré de graves risques pour la sécurité. Il est choquant de constater que 79 % des personnes qui retournent dans les zones de front font état de besoins humanitaires urgents non satisfaits.Endettement : un réfugié de retour sur trois est actuellement endetté, et 12 % d'entre eux sont confrontés à une dette écrasante qu'ils sont incapables de rembourser.Les populations âgées sont gravement menacées : 54 % des Ukrainiens âgés déplacés dépendent de l'aide gouvernementale, qui est souvent insuffisante. 32 % d'entre elles vivent seules, ce qui accroît leur vulnérabilité.Diminution de l'aide : La baisse de l'aide internationale prévue pour 2025 met en péril des programmes humanitaires essentiels. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est actuellement confrontée à un déficit de financement de 280 millions de francs suisses pour maintenir les services essentiels aux personnes touchées.Alors que des millions d'Ukrainiens sont confrontés à une aggravation de leur situation tant dans leur pays d'origine que dans les pays d'accueil, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) exhorte les gouvernements, les donateurs et les partenaires humanitaires à intensifier leur soutien aux populations déplacées.« Sans financement urgent et sans action politique, nous poussons les gens à faire un choix impossible : la pauvreté à l'étranger ou l'insécurité à la maison. Nous devons faire mieux », a déclaré M. Ebbesen.Le réseau de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) continue de fournir une aide cruciale, notamment une aide financière d'urgence, un soutien en matière de santé mentale et des fournitures essentielles pour l'hiver aux populations vulnérables en Ukraine et dans les pays d'accueil du monde entier. Avec l'une des plus importantes interventions humanitaires de l'histoire, 60 Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge soutiennent les personnes touchées par le conflit armé international entre la Russie et l'Ukraine dans le monde entier. Cependant, un financement durable et des engagements politiques sont essentiels pour garantir que les Ukrainiens déplacés puissent reconstruire leur vie dans la dignité.*Cette analyse est basée sur des données recueillies auprès de 5 400 Ukrainiens déplacés, rapatriés et membres de communautés touchées par la crise à l'intérieur et à l'extérieur de l'Ukraine. Elle couvre six pays d'Europe ainsi que l'Ukraine.Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] Kiev: Anastasiia Shvets, +380 99 408 5860A Budapest:Corrie Butler, +36 70 430 6506; Nora Peter, +36 70 265 4020A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367; Hannah Copeland, +41 76 236 9109

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Un père écrit un poème de douleur et de perte après qu'un sauvetage se transforme en tragédie

« Sur la rive de la mort, ton voyage a pris fin.Ton petit cœur, encore tendre, n’a pas pu résister.Il était empli d’amour, débordant jusqu’au dernier souffle.Tu es partie, ma belle, ma petite… »Ce sont les mots douloureux d'un père en deuil, écrits dans les heures qui ont suivi l'arrêt cardiaque de sa fille de sept ans, peu après qu'elle ait elle-même été sauvée d'un bateau en détresse au milieu de la mer Méditerranée. Elle s'appelait Rahaf et venait d'être amenée avec sa famille à bord du navire de recherche et de sauvetage Ocean Viking, géré par SOS Méditerranée et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).Peu après le sauvetage, Rahaf, qui souffrait d'une maladie cardiaque sous-jacente, a fait un arrêt cardiaque. Après avoir été réanimée par l'équipe à bord, elle a été héliportée vers un hôpital de Malte. Malheureusement, elle n'a pas survécu au voyage et est décédée dans l'hélicoptère.Plongé dans le chagrin, son père a mis des mots sur sa douleur, qu'il a inscrits au stylo à bille sur une simple feuille de papier blanc. Il a ensuite demandé que ce poème et l'histoire de sa fille soient partagés avec le monde entier, en hommage à sa fille et pour attirer l'attention sur la situation des personnes qui traversent la Méditerranée.Cette famille de quatre personnes faisait partie d'un groupe de 92 migrants sauvés d'un bateau en détresse en Méditerranée centrale, près de Malte. Voici la version intégrale du poème du père :« Sur la rive de la mort, ton voyage a pris fin.Ton petit cœur, encore tendre, n’a pas pu résister.Il était empli d’amour, débordant jusqu’au dernier souffle.Tu es partie, ma belle, ma petite…Ta douce voix s’est éteinte à jamais,Laissant derrière toi un père, une mère et une sœur — perdus, errant entre mer et ciel.Comment ton cœur si aimant a-t-il pu quitter les tiens si soudainement ?Tu as supporté la dureté du voyage, la cruauté des vagues — Pour quoi ?Pour une vie digne. Oui, tu l’as trouvée maintenant, Rahaf. Tu es dans le bonheur éternel.Que ton âme repose en paix, mon amour. »Un océan de souffrance humaineMalheureusement, la mort de Rahaf n'est pas un cas isolé. La Méditerranée est l'une des routes migratoires les plus meurtrières au monde. Rien qu'en 2024, au moins 115 enfants ont perdu la vie en tentant de traverser la Méditerranée.Depuis 2014, plus de 31 000 migrants se sont noyés ou ont été portés disparus au cours de la dangereuse traversée de la mer Méditerranée.Derrière chaque chiffre se cache une personne : un enfant, un père, une sœur, qui risque tout en quête de sécurité.Pour éviter d'autres histoires tragiques et d'autres morts inutiles, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) reste engagée dans les opérations de sauvetage et travaille à bord de l'Ocean Viking pour veiller à ce que les personnes perdues et en détresse dans la vaste Méditerranée reçoivent les soins vitaux dont elles ont besoin, ainsi qu'un soutien psychologique pour les aider à surmonter les tensions qu'elles ont subies.Soutenue par un appel d'urgence permanent pour appuyer ses opérations en Méditerranée, l'IFRC exploite ce qu'elle appelle un "point de service humanitaire" (PSH) à bord de l'Ocean Viking. Ce point de service humanitaire flottant et mobile offre plusieurs services essentiels, notamment des soins médicaux, un soutien psychologique et d'autres types de conseils pour aider les migrants à faire face à ce qu'ils ont vécu et à se préparer à ce qui les attend lorsqu'ils atteindront enfin un port européen et que de nouveaux défis se présenteront à eux.

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Urgence

Syrie : Une situation d'urgence complexe

La crise humanitaire en Syrie s'est fortement aggravée suite à l'intensification des hostilités depuis fin novembre 2024, entraînant des déplacements massifs de population, la destruction des infrastructures et de graves pénuries de services de base. Les dons à cet appel d'urgence permettront au Croissant-Rouge arabe syrien de fournir une assistance vitale, notamment de la nourriture, des abris, des services de santé et de protection à 5 millions de personnes à travers la Syrie.

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Article

Mauritanie : Un soutien accru est nécessaire pour faire face aux besoins croissants des réfugiés maliens

Par Fatma Lô (Croissant-Rouge mauritanien) et Moustapha Diallo (IFRC)Le village d’Aghor, situé à Bassikounoudans la région de Hold El Chargui, au sud-est de la Mauritanie, est un lieu où des milliers de personnes ayant fui le conflit au Mali voisin, ont trouvé refuge depuis plus de onze mois.Dans un camp de fortune, se trouvent des femmes, des enfants, des personnes âgées et des familles entières, qui tentent de reconstruire leur vie malgré les difficultés et les incertitudes qu’ils rencontrent au quotidien, loin de leurs localités d’origine.Les conditions de vie y sont déplorables et l’accès aux services de base y est très limité, exposant les réfugiés à l’insécurité alimentaire et aux risques sanitaires.Dans cette communauté en quête de stabilité et de sécurité, le Croissant-Rouge mauritanien, a été l’une des premières organisations humanitaires à intervenir, à travers notamment la distribution de cash et d’articles ménagers essentiels.L’histoire poignante d’une réfugiéeRencontrée sur place, Marieme Mint Hamdinou, 40 ans et mère de quatre enfants, nous plonge dans ses souvenirs, le regard lointain.« Nous sommes arrivés ici en novembre 2023. Nous avons quitté notre village (Tombouctou au Mali) emportant seulement ce que nous pouvions porter» dit-elle.Pour Marième et sa famille, la route vers la Mauritanie fut longue et périlleuse, mais face à l’intensification de l’insécurité et des affrontements armés, elles n’ont eu d’autre choixque de partir.«Lorsque nous sommes arrivés à Fassala, un des points d’entrée en Mauritanie, nous étions épuisés, affamés et terrifiés» souligne Marieme.Sans argent, ni de famille d’accueil, Marieme et sa famille n’ont dû leur salut, qu’à la générosité de travailleurs humanitaires et des autorités mauritaniennes qui les ont accueillis, avant de les installer à Aghor, car le camp de Mbera établi depuis 2012 pour accueillir les réfugiés maliens a atteint son niveau de saturation.«Les premières semaines dans le camp ont été particulièrement difficiles. Je me sentais impuissante face à certains besoins vitaux de ma famille, comme manger, boire, se laver, se loger correctement etc.» explique Marieme. Pour survivre, elle était obligée de quémander et de s’endetter.Soutien du Croissant-Rouge Mauritanien et constante croissance des besoins.L'histoire de Marieme et ses enfants est similaire à celle de nombreuses femmes et familles réfugiées à Aghor. Grâce à une opération de distribution de cash du Croissant-Rouge mauritanien, financée par l'IFRC, bon nombre d’entre elles ont pu relever la tête, ne serait-ce que temporairement.«Avec l’argent reçu, j’ai pu payer mes dettes et acheter certains aliments pour nourrir ma famille mais il y a tellement de besoins non couverts et de nombreuses familles n’ont pas encore reçu d’aide, sans compter celles qui continuent à arriver» dit Marieme.La Mauritanie assiste depuis l’année dernière à un nouvel afflux massif de réfugiés maliens qui fuient l’intensification du conflit et des affrontements armés dans leur pays. Au 30 septembre 2024, on dénombrait quelque 260,000 réfugiés maliens et plus de 12,000 retournés.La région du Hodh El Chargui, dont les ressources sont très limitées, accueille la plupart d’entre eux. Environ 152,000 réfugiés vivent en dehors des camps officiels, sans abri adéquat et sans accès aux autres services de base, comme l’eau, l’assainissement, les soins de santé, à l’image du camp de fortune d’Aghor.La réponse du Croissant-Rouge mauritanien a permis depuis le mois de mai de fournir du cash à un millier de ménages et de distribuer des kits d’abris, des nattes et des moustiquaires aux ménages déplacés les plus vulnérables, mais cela est loin d’être suffisant car les besoins humanitaires sont importants.Face à l'arrivée continue de réfugiés et à leurs besoins croissants, l'IFRC a lancé un appel d'urgence de 4 millions de francs suisses afin d’aider le Croissant-Rouge mauritanien à intensifier sa réponse.Les fonds collectés serviront à soutenir 61 750 personnes par le biais d’une réponse holistique, comprenant la distribution d’abris d’urgence et d’articles ménagers essentiels, la distribution de cash, la fourniture d’eau, de services de santé et la mise en œuvre de stratégies de protection.Les fonds permettront également la création de points de services humanitaires (PSH) où les personnes peuvent accéder à un large éventail de services, tels que l’eau potable, le soutien nutritionnel, les soins de santé d’urgence et les premiers secours, les services de soutien psychologique (SSP), quel que soit leur statut.L'IFRC a également lancé un appel d'urgence distinct pour soutenir la Croix-Rouge malienne dans ses efforts d'assistance aux personnes déplacées par la violence et les graves inondations.

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Urgence

Mali: Une situation d'urgence complexe

Le Mali est confronté à une grave crise humanitaire en raison d'inondations sans précédent et d'un conflit armé permanent qui ont entraîné le déplacement de milliers de personnes, la destruction d'habitations et la dévastation de l'économie agricole. Alors que le pays est aux prises avec cette situation d'urgence complexe, des millions de personnes sont privées de produits de première nécessité tels que la nourriture et l'eau potable. Votre don nous aide à faire une différence significative pour les 200 000 personnes soutenues par la Croix-Rouge malienne dans le cadre de cette réponse.

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Urgence

Mauritanie: Mouvements de population

Le conflit interne au Mali s'est intensifié tout au long de l'année 2024, augmentant les déplacements de civils vers la Mauritanie. Au 30 septembre de cette année, 262 000 réfugiés avaient franchi la frontière avec la Mauritanie et environ 12 400 civils mauritaniens étaient rentrés du Mali. Les services dans les camps sont déjà limités en raison de la surpopulation et du manque de services humanitaires, et ceux qui vivent en dehors des camps ont un accès extrêmement limité aux services de base, tels que les abris, l'eau, l'assainissement, la nourriture, les soins de santé, la protection et l'éducation. Votre don aidera l'IFRC à faire une différence significative pour les 61 760 personnes soutenues par le Croissant-Rouge mauritanien dans le cadre de cette intervention.

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Les échos de la jungle : Histoires humaines inédites de la trouée du Darién

Une crise invisible se déroule dans la jungle du Darién. Sous le feuillage dense de cette forêt tropicale qui relie la Colombie et le Panama, des centaines de milliers de personnes se déplacent, risquant leur vie à la recherche de sécurité et d'opportunités.Ce voyage est l'un des plus dangereux au monde. D'innombrables risques guettent ceux qui le tentent. Et pourtant, des centaines de milliers de personnes le font chaque année. Une nouvelle exposition de photographies et d'histoires, produite par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, avec le soutien financier de l'Union européenne, raconte leur histoire et celle des personnes qui leur apportent un soutien vital.Echos de la jungle présente des photos prises par le photojournaliste Federico Rios, qui a traversé le Darién en 2022 et 2023 dans le cadre d'une mission pour le New York Times, ainsi que des photos prises par le personnel de l'IFRC et de la Croix-Rouge dans la région. Voici une sélection de photos de l'exposition et les histoires qui les sous-tendent.Laisser tout derrière soi et marcher dans la jungleLe Darién est une région isolée, sans route, qui s'étend sur les territoires panaméen et colombien et qui constitue le seul passage terrestre possible entre l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale. S'étendant sur plus de 96 km de marécages, de forêt tropicale dense, de rivières à fort débit et de montagnes, la jungle du Darién est aussi remarquable qu'inhospitalière.Pourquoi traverser la jungle du Darién ?Pourquoi quelqu'un choisirait-il d'entreprendre un voyage aussi périlleux ? L'effondrement économique, l'instabilité politique, la violence et les conflits intenses, la persécution et les voies légales limitées peuvent tous contribuer à cette décision. Souvent, les crises et les défis qui s'ajoutent les uns aux autres obligent les gens à se déplacer.Dangers au cœur de la jungleLa dure réalité de la jungle du Darién apparaît lorsqu'on voit une femme, accablée par le poids de son jeune enfant, se frayer un chemin sur ce terrain impitoyable (voir photo ci-dessus). La chaleur implacable et l'humidité étouffante ne font qu'ajouter à l'épuisement ressenti par les femmes, les enfants et les hommes qui se déplacent.Compter chaque goutteLa traversée du Darién n'est pas une question d'heures. Cela peut prendre des jours, voire des semaines, selon la période de l'année. L'accès à la nourriture et à l'eau devient de plus en plus rare, en particulier pour les personnes voyageant avec un minimum de provisions. Ne pouvant compter sur l'eau des ruisseaux et des rivières en raison de sa contamination, ils doivent transporter leurs propres provisions pour subvenir à leurs besoins tout au long de leur voyage.Faire face à des menaces diversesLa jungle du Darién est pleine de menaces, dont certaines sont mortelles. Des rivières en crue, des serpents venimeux, des chemins marqués uniquement par les traces de ceux qui sont passés par là, et des conditions météorologiques qui peuvent changer à tout moment.Et puis il y a les menaces humaines - vols, contrebande, trafic d'êtres humains, violences physiques et sexuelles - qui sont malheureusement trop fréquentes. Entre 2018 et 2023, 258 personnes sont mortes dans le Darién.Les personnes qui traversent la jungle sont exposées aux piqûres d'insectes, aux infections, à la diarrhée, à la déshydratation, aux fractures ou aux blessures cutanées, sans accès aux premiers soins avant d'atteindre la ville la plus proche. Dans les moments les plus difficiles de leur voyage, leur seule consolation est de se faire confiance et de se soutenir mutuellement.Pluies et rivières en crueLe Darién est caractérisé par de nombreuses rivières, dont beaucoup coulent à travers une forêt tropicale dense et un terrain montagneux. Cependant, elles posent des problèmes considérables aux personnes qui tentent de les traverser, en particulier pendant les périodes de pluies abondantes et fréquentes entre mai et décembre. Les niveaux d'eau augmentent rapidement et les rivières deviennent plus puissantes, ce qui pose un risque important de noyade.A l'orée de la jungle, les mondes se rencontrentSi la plupart des personnes qui traversent cette jungle sont originaires d'Amérique du Sud, ce voyage est également fait par des personnes du monde entier. Ces dernières années, un nombre croissant de migrants sont arrivés de pays bien plus lointains, comme la Chine, l'Inde, le Bangladesh, l'Afghanistan, le Cameroun et l'Angola. Pour ces personnes, les dangers existants du Darién sont renforcés par les barrières culturelles et linguistiques.Des chiffres sans précédentL'ampleur des migrations dans le Darién au cours des dernières décennies est sans précédent. Dans une région où la densité de population est relativement faible, le passage de plus de 500 000 personnes provenant de différentes parties du monde en 2023 a entraîné des défis supplémentaires pour les communautés locales : ce nombre est plus de sept fois supérieur à la population résidente.Le Darién étant une zone isolée et protégée, les ressources et infrastructures de base telles que l'eau potable et les services de collecte des déchets sont rares, ce qui accentue l'impact environnemental sur la région, les communautés locales et les groupes de migrants étant confrontés à ces défis au quotidien.Qui sont les personnes qui traversent le Darién et qui sont celles qui sont là pour les aider ?Les raisons de voyager dans cette jungle sont aussi variées que les personnes elles-mêmes - qu'elles voyagent seules, en famille ou avec des personnes rencontrées en chemin. Voici quelques-unes de leurs histoires.Les nombreux talents de ZidaneD'origine colombienne, Zidane est une personne aux multiples facettes : manager culturel, producteur de courts métrages, compétiteur Red Bull, freestyler, rappeur, coiffeur et boulanger.producteur de courts métrages, compétiteur Red Bull, freestyleur, rappeur, coiffeur et boulanger. MalgréMalgré ses activités artistiques dynamiques, il s'est vu contraint d'émigrer.« Nous avons quitté mon pays parce que les choses n'allaient pas bien, il n'y avait pas d'argent, il n'y avait rien. Ma fondation [de rappeur] avait terminé son cycle et j'ai pensé que c'était une bonne idée de partir, mais comme je n'avais pas de passeport, nous avons décidé de voyager à travers la jungle du Darién.».Le passeport de NavilOn a demandé à Navil* quel était l'objet le plus précieux qu'il portait toujours sur lui. Il a répondu immédiatement : son passeport. Sans lui, il n'aurait pas pu quitter l'Inde, son pays d'origine, pour tenter de rejoindre les États-Unis.*Nom modifié sur demandeLa raison pour laquelle Karen n'abandonne pasLe fils de Karen, Dylan, est sa motivation pour tout ce qu'elle fait dans la vie, la raison pour laquelle elle n'abandonne pas dans les moments difficiles, en particulier aujourd'hui, alors qu'elle a dû faire face à des moments de danger et de douleur lors de la traversée de la jungle.« Traverser le Darién n'est pas facile. Je ne le recommande à personne. Le danger, ce ne sont pas les animaux, c'est d'être confronté à des gens qui vous font du mal, qui vous volent, qui abusent de votre corps et du peu que vous portez sur vous. »Un symbole d'espoirPour les personnes qui traversent le Darién, la Croix-Rouge est un symbole d'espoir dans leur difficile voyage. Au Panama, l'IFRC et la Croix-Rouge panaméenne, avec le soutien de l'Union européenne, de l'Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID) et d'autres partenaires, répondent depuis plusieurs années aux besoins des migrants qui traversent le Darién.Ce qui a été fait jusqu'à présent : La réponse de la Croix-Rouge en chiffresLe soutien que nous avons apporté au cours de l'une de ces années, 2023, donne un aperçu des énormes besoins et de l'aide très concrète apportée par le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge. Cette année-là, la Croix-Rouge a fourni aux migrants plus de 29,7 millions de litres d'eau potable, plus de 20 000 consultations de soins de santé de base, 2 000 services de premiers secours et plus de 24 500 services de soins maternels et infantiles.Ils ont également facilité plus de 33 000 appels internationaux afin que les migrants puissent communiquer avec leurs proches. Le personnel et les bénévoles fournissent également des informations, une connexion internet pour permettre le contact avec les membres de la famille et l'orientation vers des services spécialisés..Des espaces sûrs, accueillants et neutresUne fois qu'elles ont traversé la jungle, les personnes en déplacement peuvent obtenir de l'aide dans les camps, où elles reçoivent des services de protection et des informations fiables afin de poursuivre leur voyage de la manière la plus sûre possible. Elles peuvent également trouver de l'aide dans les points de services humanitaires, gérés par la Croix-Rouge panaméenne avec le soutien de l'IFRC, de l'Union européenne et d'autres partenaires.

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L'IFRC est attristée par la mort d'un volontaire du Croissant-Rouge soudanais dans l'État du Darfour oriental (Soudan)

L'IFRC est profondément attristée d'annoncer la perte tragique de M. Sabeil Ibrahim Adam, volontaire du Croissant-Rouge soudanais (SRCS), le 26 août 2024. Sabeil a perdu la vie alors qu'il fournissait des services de premiers secours dans la ville d'Eldein, dans l'État du Darfour oriental. Il faisait partie des volontaires dévoués qui soutenaient l'hôpital universitaire d'El-Daein. Depuis le début du conflit au Soudan à la mi-avril de l'année dernière, huit volontaires du Croissant-Rouge soudanais ont tragiquement perdu la vie. L'IFRC présente ses sincères condoléances à la famille, au Croissant-Rouge soudanais, aux amis et aux collègues de Sabeil Ibrahim Adam. La protection des travailleurs humanitaires est une obligation fondamentale. Nous réitérons notre appel à la protection des travailleurs humanitaires et implorons toutes les parties de respecter le droit international humanitaire. La perte de notre personnel et de nos volontaires souligne les risques encourus par ceux qui apportent une aide humanitaire vitale dans les zones de conflit. 

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«Nous serons là pour eux» : dans les communautés les plus vulnérables aux tempêtes, les volontaires relèvent le défi

Dans les camps de Cox's Bazar au Bangladesh, où les cyclones constituent une menace perpétuelle, un groupe remarquable d'individus apparaît comme les héros méconnus de la préparation et de l'intervention en cas de catastrophe.Au nombre d'environ 3 300, ces volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constituent la base de la préparation de la communauté et de l'intervention en cas d'urgence dans les camps.Dil Mohammed, 46 ans, est l'un d'entre eux. « Les gens savent que nous serons là pour eux s'ils ont besoin de nous en cas de catastrophe», explique-t-il.Formés et préparés par la Société du Croissant-Rouge du Bangladesh et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), Dil Mohammed et ses collègues volontaires jouent un rôle essentiel dans la diffusion d'informations sur les alertes précoces aux cyclones et dans la facilitation des actions d'anticipation visant à réduire les pertes et les dommages sans précédent que les cyclones peuvent provoquer.Les saisons cycloniques au Bangladesh, qui s'étendent d'avril à mai et d'octobre à novembre, sont des périodes de vigilance accrue. Depuis 2018, les volontaires ont reçu une formation sur la préparation aux catastrophes et le système d'alerte précoce du camp, ainsi que des équipements de sécurité et d'alerte précoce.À l'approche du cyclone Mocha en mai 2023, par exemple, ces volontaires se sont précipités dans l'action. Dil Mohammed se souvient de leur réaction rapide : "Lorsque le signal du cyclone 1 a été annoncé, nous avons immédiatement reçu la nouvelle et commencé à envoyer des messages verbaux aux personnes vivant dans mon camp. Après avoir reçu l'annonce du signal de cyclone 4, nous avons hissé le drapeau du signal de cyclone 1 et diffusé l'information à l'aide de mégaphones dans tout le camp".Alors que les volontaires masculins se sont concentrés sur l'information de l'ensemble de la communauté, leurs homologues féminines ont joué un rôle essentiel dans la sensibilisation des femmes de la communauté du camp.«Nous avons fait du porte-à-porte, ce qui a eu un impact considérable sur notre communauté, où 52 % de la population est féminine», explique Dil Kayas, une volontaire du camp 8W.Minara, une autre femme volontaire du camp 7, affirme que «les connaissances acquises m'ont permis de soutenir les membres de ma propre communauté lorsqu'ils sont dans le besoin».Avec d'autres volontaires, Minara aide à animer des sessions de sensibilisation au niveau des blocs, s'assurant que même ceux qui n'ont pas pu assister à des événements de grande envergure reçoivent des informations vitales sur la préparation au cycloneMinara a également utilisé sa formation aux premiers secours pour apporter une aide immédiate à son neveu blessé, illustrant ainsi l'impact réel des initiatives de renforcement des capacités dans les camps.Lorsque la menace du cyclone s'est intensifiée, les volontaires ont redoublé d'efforts. Dil Mohammed explique : « Lorsque nous avons entendu que le signal 8 était annoncé, nous avons hissé trois drapeaux de signalisation et commencé à utiliser les sirènes, les mégaphones, les microphones des mosquées et tous les outils de communication disponibles pour nous assurer que tous les résidents du camp étaient au courant du danger imminent.»Conscients que les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées sont les plus vulnérables en cas de catastrophe, les volontaires ont élaboré un plan pour assurer leur sécurité. Ils ont tenu à jour une liste des foyers comprenant des « personnes extrêmement vulnérables» et, une fois le premier drapeau hissé, ils ont rendu visite à chacun de ces foyers, les rassurant et se tenant prêts à les aider.Dans un cas, une femme enceinte s'est adressée aux volontaires, s'inquiétant de la capacité de son abri fragile à résister au cyclone. Les volontaires, en coordination avec la direction du site, ont organisé son transfert dans un abri familial voisin, en donnant la priorité à sa sécurité et à son bien-être.Dil Kayas et Dil Mohammed ont poursuivi leurs efforts, utilisant des mégaphones pour diffuser des informations. Ils ont conseillé aux membres de la communauté de sécuriser leurs abris et de protéger les documents importants dans des sacs en plastique.Ils ont également souligné la disponibilité d'abris communaux en cas d'urgence. Grâce à leurs messages, la communauté a participé activement à la sécurisation de ses abris, les femmes jouant un rôle proactif.Après le passage du cyclone, elles ont rapidement assumé des responsabilités post-cycloniques, en menant des évaluations pour mesurer l'étendue des dégâts dans leurs camps respectifs et en identifiant les personnes ayant besoin d'une aide d'urgence. Ils se sont également attelés à la tâche difficile de déblayer les routes et les chemins, afin de garantir l'accès et la communication au sein des camps.«Après l'arrivée du cyclone Mocha, nous avons commencé à nettoyer les routes dans les camps», explique Mahabu Alam, un jeune volontaire du camp 1W. «Les arbres étaient déracinés, les débris éparpillés, ce qui entravait l'accessibilité.»Des histoires similaires se déroulent dans d'autres coloniesCox's Bazar n'est pas le seul endroit où les personnes déplacées du Myanmar font la différence dans leurs propres communautés. Dans certains cas, les volontaires sont des personnes dont les familles sont arrivées au Bangladesh depuis le Myanmar dans les années précédentes.Dans le quartier de Basan Char, Jafor Alam, volontaire du Croissant-Rouge du Bangladesh, roule sur un vélo rempli d'outils utilisés pour nettoyer les débris des canaux d'eau. Si ces canaux sont obstrués lors de fortes pluies, il peut en résulter des inondations soudaines.Des volontaires comme Nur Hossain, quant à eux, jouent un rôle important en assurant l'entretien et la fonctionnalité des infrastructures essentielles des abris. Contremaître expérimenté, Hossain a travaillé dans divers endroits de Chittagong, l'une des plus grandes villes du pays.Outre l'entretien des abris, afin de garantir leur solidité et leur sécurité, il organise des séances de sensibilisation et résout les problèmes qui se posent au niveau de la communauté, sous la direction de l'équipe du Croissant-Rouge du Bangladesh.Nombre d'entre eux possèdent également une expertise considérable dans leur domaine. Abdul Hamid, qui vit avec sa femme et ses enfants à Bhasan Char, a rejoint l'opération du Croissant-Rouge du Bangladesh, Bhasan Char en tant que volontaire eau, assainissement et hygiène en 2021.Grâce à son expertise technique et à son expérience des initiatives en matière de biogaz, il est devenu volontaire de soutien à la gestion du site, responsable du maintien des services de biogaz à Bhasan Char.Abdul Hamid joue ainsi un rôle important en assurant la maintenance et la fonctionnalité de l'infrastructure de biogaz essentielle, contribuant de manière significative aux efforts de durabilité de sa communauté.Grâce à leurs actions, tous ces volontaires protègent non seulement leurs concitoyens, mais donnent également à leurs communautés les moyens de faire face aux cyclones et aux risques associés avec résilience et préparation.Article de Farhan Arafin KarimPhotos : Humayra TasnimAvec l'aide de Al-Shahriar Rupam et Rachel Punitha

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Journée mondiale des réfugiés : Les réfugiés syriens en Jordanie s'ouvrent à une nouvelle vie grâce à la formation professionnelle et à l'éducation

Par Joe Baaklini, IFRC Communications OfficerLorsque Faten a fui la Syrie déchirée par la guerre en 2012, elle s'est retrouvée réfugiée dans un camp de fortune dans la ville d'Al-Lubban, en Jordanie. Elle vivait dans une tente avec son mari - qui était le seul à subvenir aux besoins de la famille - et ses enfants.La situation de la famille a empiré lorsque le mari de Faten est tombé malade et n'a plus pu subvenir aux besoins de la famille. C'est à ce moment-là que Faten a compris qu'elle devait agir rapidement pour subvenir aux besoins de son mari et de ses enfants. Grâce à ses amis, Faten a entendu parler d'une série de formations professionnelles organisées par le Croissant-Rouge jordanien. Elle y a vu une opportunité de carrière et l'a saisie.«Je n'avais jamais travaillé auparavant, j'ai donc dû acquérir de nouvelles compétences», explique Faten, qui participe à ces ateliers et travaille depuis 2013.«J'ai participé à des ateliers de couture et de crochet, qui m'ont été très bénéfiques. Grâce à ces formations, je gagne maintenant suffisamment d'argent pour subvenir aux besoins de mon mari et de mes enfants. Mais ce n'est pas seulement l'argent qui compte, c'est aussi le sentiment d'être capable et autonome.»Une bouée de sauvetage pour les moyens de subsistance et la dignitéLes ateliers du Croissant-Rouge jordanien offrent une bouée de sauvetage aux réfugiés du camp d'Al-Lubban, en leur permettant d'acquérir des compétences précieuses en matière de cuisine, de pâtisserie, de fabrication de savon, de couture et de crochet.En apprenant de nouveaux métiers ou en redécouvrant des talents oubliés, les réfugiés acquièrent la confiance et la capacité de générer des revenus. Cela leur permet non seulement de subvenir à leurs besoins de base, mais aussi de retrouver un sentiment de dignité et d'utilité.« La plupart des réfugiés qui suivent ces formations veulent améliorer leur vie», explique Nawal Sadeq, formatrice professionnelle pour le Croissant-Rouge jordanien, qui a suivi des ateliers similaires il y a plusieurs années et a fini par créer sa propre entreprise.« Elles veulent une source de revenus et un avenir meilleur. Grâce à nos formations, ces femmes créent leur propre entreprise et/ou trouvent des emplois qui leur permettent de subvenir à leurs besoins. »Le programme du Croissant-Rouge jordanien ne se limite pas à des ateliers. « Mais le soutien du Croissant-Rouge ne s'est pas arrêté là, puisqu'il m'a offert un four, m'aidant ainsi à lancer ma propre affaire de cuisine, » affirme Fatima,également réfugiée syrienne à Al-Lubban. « Je suis très reconnaissante et très fière de moi. Je paie mon loyer et je subviens aux besoins de mes deux filles maintenant.»Un nouveau départ sainLe Croissant-Rouge jordanien inclut également des interventions sanitaires dans son programme de soutien. La Société nationale organise des visites médicales périodiques tout au long de l'année, assurant ainsi le bien-être physique et mental des réfugiés.« Dans le cadre de nos efforts pour protéger les populations vulnérables et leur dignité, nous organisons des visites sanitaires dans les camps de fortune, comme celui d'Al-Lubban, où nous mettons régulièrement en place des cliniques mobiles qui fournissent des traitements et des médicaments aux réfugiés» explique Mahmoud Al-Eswid, responsable de la distribution des secours au Croissant-Rouge jordanien.Selon Mahmoud, l'éducation et les possibilités d'apprentissage sont tout aussi importantes que les examens de santé réguliers. Il ajoute :« L'éducation est la plus importante de toutes et c'est ce sur quoi nous essayons de nous concentrer avec les réfugiés ici dans le camp d'Al-Lubban ; leur apprendre à lire et à écrire, les former à de nouvelles compétences, tout cela est crucial pour leur intégration dans leur nouvelle communauté. Cela leur permet de se construire un avenir meilleur, tant pour eux que pour la communauté».Découvrez comment le réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge veille à ce que les migrants ne soient #PasSeuls.

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Journée mondiale des réfugiés : L'expérience de l'Europe en matière d'accueil privé de réfugiés ukrainiens offre un nouveau modèle pour soutenir les personnes fuyant les conflits et la violence

Après l'escalade du conflit en Ukraine en février 2022, d'innombrables personnes ont fui le pays. La plupart se sont rendues dans d'autres pays d'Europe et aujourd'hui, quelque 7 millions de personnes vivent encore à l'étranger.Un pourcentage important de ces réfugiés a été soutenu par les communautés d'accueil, notamment par des particuliers et des familles qui les ont accueillis chez eux. Ce vaste élan de solidarité a constitué une bouée de sauvetage essentielle pour de nombreuses personnes originaires d'Ukraine.« Elle [l'hôte] a fait beaucoup pour moi», a déclaré l'un des invités ukrainiens, en parlant des personnes avec lesquelles elle est hébergée en Hongrie. «J'ai trouvé un emploi avec son aide... Et d'une manière ou d'une autre, nous sommes lentement devenus une famille... Et nous avons commencé à prendre soin les uns des autres.»L'expérience a également été enrichissante pour de nombreuses familles d'accueil.« Parfois, nous faisions des courses ensemble ou l'un achetait quelque chose pour l'autre, nous partagions des choses», raconte une Polonaise qui a accueilli une famille ukrainienne. « Ensemble, nous nous sommes soutenus et entraidés ».Cette solidarité n'est pas propre au conflit ukrainien. Les gens accueillent des réfugiés chez eux depuis qu'il y a des guerres, des famines et d'autres calamités. Mais le mouvement de population en provenance d'Ukraine qui a commencé après l'escalade des hostilités en 2022 - et la réponse de nombreux pays européens - marque un moment important dans l'histoire récente.Au lieu de fermer leurs portes aux réfugiés, les communautés européennes les ont largement acceptés. L'expression spontanée de la solidarité à leur égard - par des particuliers et des autorités gouvernementales - a permis aux personnes venant d'Ukraine d'avoir d'autres options d'hébergement que les installations d'accueil habituelles comme les centres collectifs ou les camps (comme c'est souvent le cas lorsqu'un grand nombre de personnes fuient d'un pays à l'autre).Les communautés européennes ont plutôt concentré leur soutien sur l'idée d'héberger les personnes dans des logements privés au sein des communautés d'accueil.Les organisations humanitaires, les agences gouvernementales et les entreprises qui soutiennent les personnes dans le besoin ont collaboré de manière inédite afin de tirer parti de cette solidarité. Ils ont coordonné plusieurs types de soutien, tant pour les réfugiés que pour les personnes et les communautés qui les accueillent.Le programme "Foyers sûrs" en est un bon exemple. Financé par le Fonds Asile, Migration et Intégration de la Commission européenne, ce programme a été mis en œuvre par l'IFRC et les sociétés nationales de la Croix-Rouge dans neuf pays européens : Belgique, France, Irlande, Hongrie, Pays-Bas, Luxembourg, Pologne, Roumanie et Slovaquie.Grâce au dévouement de particuliers, d'organisations et d'autorités nationales, le programme visait à fournir des foyers sûrs aux personnes ayant fui l'Ukraine et à soutenir leur intégration dans les systèmes nationaux.Un nouveau modèleSi cette approche n'est pas nouvelle et que des sociétés nationales et d'autres organisations ont déjà mis en relation des réfugiés avec des familles d'accueil, elle n'a jamais été mise en œuvre à cette échelle. Le programme "Foyers sûrs" a donc contribué aux tâches monumentales que sont la recherche, l'appariement, la protection et l'entretien des relations entre les hôtes et les invités. Il a également aidé les organisations impliquées à réfléchir aux bonnes pratiques et aux enseignements tirés, afin que les communautés, les gouvernements et les communautés d'accueil soient mieux préparés à faire face à des situations similaires à l'avenir.Récemment, le programme a publié un rapport complet intitulé "Safe Homes : Key Lessons From Hosting People Displaced from Ukraine in Private Homes ("Des foyers sûrs : les principaux enseignements de l'accueil de personnes déplacées d'Ukraine dans des maisons privés"), qui sert à bien des égards de schéma directeur ou de modèle pour une collaboration de masse similaire autour de l'accueil privé.« L'objectif est de dresser un tableau complet de la situation de l'hébergement dans ces pays, ce qui permet non seulement de prendre de meilleures décisions à court terme, mais aussi d'élaborer des stratégies pour d'éventuelles initiatives futures», explique Denisse Solis, responsable du programme "Safe Homes" au bureau régional de l'IFRC pour l'Europe.Nouveaux enseignements et nouvelles questionsCela est particulièrement important dans des cas comme celui-ci, où les solutions potentielles sont aussi complexes que les défis à relever. Par exemple, le type de solidarité manifesté à l'égard des réfugiés ukrainiens s'étend également à toutes les personnes qui ont besoin de sécurité,Il convient toutefois de noter que l'hébergement privé n'est pas une nouveauté et qu'il n'est pas non plus réservé à l'Europe et aux réfugiés ukrainiens.L'hébergement privé a été largement soutenu par les Sociétés nationales, les organisations locales et les particuliers de diverses manières dans toutes les régions, tout au long des crises où des mouvements de population ont eu lieu. Le travail de la Croix-Rouge irlandaise, qui aide les réfugiés syriens à trouver des familles d'accueil, n'est qu'un exemple parmi d'autres.Il existe également d'autres complexités au sein des communautés d'accueil. Souvent, elles traversent elles aussi des périodes difficiles de différentes manières. Au moment de l'escalade du conflit en Ukraine, par exemple, le monde était encore aux prises avec les conséquences d'une pandémie mondiale, avec des économies et des chaînes d'approvisionnement sous pression, et des fonds pour les services publics sévèrement sollicités.Une question clé est donc de savoir dans quelle mesure il est juste de trop compter sur l'hébergement privé sans une stratégie appropriée sur ce qui se passera ensuite, car ce type de crise ne se résout généralement pas facilement.«L'État s'est presque entièrement reposé sur la solidarité de ses citoyens », note un représentant des autorités locales belges cité dans le rapport. "C'est un problème parce qu'il n'y avait aucune perspective de solution à long terme. Les familles d'accueil ont été mises à rude épreuve. La pression est alors retombée sur les autorités locales, qui ont dû trouver des solutions".Le rapport du programme "Foyers sûrs" s'articule autour de 15 "leçons apprises". Première leçon : "Les programmes d'accueil doivent être conçus avec des stratégies de sortie claires, mises en place dès le départ, qui permettent aux hôtes de quitter les arrangements d'accueil.Cette leçon est étayée par une citation d'un travailleur social ukrainien de la Croix-Rouge irlandaise. «Au tout début, les gens pensaient qu'ils allaient rester ici pour une courte période. Tout le monde était en mode temporaire», a déclaré l'assistant social. «La plupart des gens étaient assis sur leurs valises et attendaient le jour où ils pourraient rentrer chez eux. Mais aujourd'hui, on peut voir les changements dans la façon de penser des gens. Ils ont enfin commencé à réaliser que cela n'arrivera pas de sitôt.»Tout commence par un foyer sûrDans chaque pays, les Sociétés de la Croix-Rouge ont mis en œuvre le programme " Foyers sûrs " de différentes manières : Études de cas", vous trouverez des informations détaillées sur les différents efforts, les expériences réussies, mais aussi les différents défis. [Voir également les résumés d'une page, spécifiques à chaque pays, des études de cas].« L'un des plus grands défis a été le manque de logements, ce qui est particulièrement frustrant pour les travailleurs sociaux car ils n'ont aucune influence sur cette question», a déclaré un travailleur social de la Croix-Rouge luxembourgeoise cité dans le rapport.« De nombreux hôtes se sentent profondément frustrés parce qu'ils ne veulent pas retourner dans les structures d'accueil, mais ils n'ont pas non plus accès aux logements sociaux».En résumé, les familles d'accueil apportent un soutien essentiel, mais elles ne peuvent pas remplacer le financement public et l'aide au logement. Les familles d'accueil ne peuvent pas non plus se substituer au rôle des travailleurs sociaux et des autorités publiques. En fin de compte, il s'agit de fournir un ensemble complexe d'aides provenant d'une variété d'angles et de partenaires. Mais tout commence par un foyer sûr.« Tout commence par un logement», déclare un travailleur social de la Croix-Rouge slovaque cité dans le rapport. « Les réfugiés nous le répètent sans cesse. S'ils ne savent pas où ils vont rester, ils ne peuvent pas se concentrer sur autre chose, comme inscrire leurs enfants à l'école, trouver un emploi, etc».

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Communiqué de presse

L'IFRC lance un appel pour un accès sécurisé afin de répondre aux besoins croissants des réfugiés soudanais à la frontière entre l'Éthiopie et le Soudan

Addis-Abeba/Nairobi/Genève, 12 juin 2024 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et la Société de la Croix-Rouge éthiopienne lancent un appel urgent en faveur d'un accès humanitaire sûr et sans entrave à des milliers de réfugiés soudanais vulnérables près du point d'entrée de Metema, en Éthiopie.Depuis la fin avril 2023, les points d'entrée de Metema et de Kumruk accueillent des personnes, y compris des rapatriés éthiopiens, qui cherchent à fuir la crise qui sévit au Soudan. Depuis le début du conflit, la Croix-Rouge éthiopienne a joué un rôle de premier plan dans la fourniture de l'aide humanitaire, en apportant des premiers secours psychologiques, des services médicaux d'urgence, de l'eau, des biscuits à haute teneur énergétique et des initiatives de promotion de la santé. Cependant, des problèmes opérationnels, de sécurité et de ressources entravent considérablement ces efforts."Malgré nos efforts concertés, des problèmes majeurs persistent, notamment des menaces à la sécurité, des problèmes d'accès aux transports et des approvisionnements insuffisants en nourriture, en eau et en matériel d'assainissement", a déclaré Mohamed Mukhier, Directeur régional de l'IFRC pour l'Afrique. "Ces difficultés nous empêchent de fournir le soutien nécessaire aux communautés touchées. Notre personnel et nos volontaires sont prêts à fournir une assistance, mais nous avons besoin d'un accès humanitaire sûr et sans entrave pour mener à bien notre travail de sauvetage".L'Éthiopie accueille aujourd'hui plus d'un million de réfugiés, ce qui en fait le deuxième pays d'accueil en Afrique. Beaucoup d'entre eux ont fui des conflits brutaux, laissant tout derrière eux, et sont extrêmement traumatisés. Un soutien accru est nécessaire pour répondre aux besoins croissants des réfugiés, notamment en matière d'eau potable, de nourriture, d'articles non alimentaires et d'installations de santé et de bien-être aux points d'entrée et à l'intérieur des camps. En outre, un soutien est nécessaire pour répondre aux préoccupations de ceux qui protestent pour des conditions meilleures et plus humaines dans les camps.Paula Fitzgerald, chef de la délégation du cluster de l'IFRC pour l'Éthiopie et Djibouti, a souligné la gravité de la situation en déclarant : "Sans un soutien immédiat et durable, leur situation va empirer. Nous avons un besoin urgent de ressources pour améliorer les conditions de vie des personnes déplacées jusqu'à ce qu'une solution durable soit trouvée. Nous appelons toutes les parties à s'unir dans l'intérêt de l'humanité et nous demandons instamment au monde entier de soutenir nos appels d'urgence afin d'aider les communautés touchées à faire face à cette crise".La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) renouvelle son appel au soutien financier, car le conflit soudanais reste l'une des opérations les plus sous-financées au monde. L'appel d'urgence lancé pour soutenir la Société du Croissant-Rouge du Soudan est sous-financé, avec seulement 18 % des fonds requis. De même, l'appel aux mouvements de population régionaux visant à aider les Sociétés nationales d'Égypte, du Tchad, du Sud-Soudan, de la République centrafricaine, d'Éthiopie et de Libye à venir en aide aux personnes déplacées du Soudan n'est financé qu'à hauteur de 12 %.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Nairobi: Susan Nzisa Mbalu, +254 733 827 654A Genève: Mrinalini Santhanam, +41 76 381 50 06